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134/2012 - Quelle Garce!

Publié le par JaneDo

Dimanche, 13 mai, 2012  -  (134/2012)  -  Quelle Garce!

J’aurai voulu pouvoir dormir aussitôt rentrée, mais d’avoir revu Pascal me torturait. J’avais envie de le voir encore, d’être à ses côtés, d’être tout simplement avec lui. Thomas avait dit qu’il était grinche ces temps, pourtant, quant je l’ai vu, il n’avait pas l’air malheureux, bien au contraire.

Lire me faisait voyager ailleurs, ça m’évitait de penser à autre chose, et j’avais le nez planté dans me mangas quant on a sonné chez moi. Qui? Pascal? C’était un peu plus de 5h du matin, c’était la folie, personne d’autre n’aurait le culot de venir sonner chez moi à une heure pareille. C’était bien Pascal, je m’y attendais, non… faux… Je l’espérais très fort. S’il n’était pas passé, je crois que j’aurai été très déçue.

J’ai quand même hésité à lui répondre, mais j’ai ouvert, parce que de toute façon, il m’avait vu regarder dans l’œil de bœuf !

Afff, j’avoue que de l’avoir en face, j’avais juste envie de me jeter dans ses bras, de lui faire l’amour et rien d’autre. Mais ce ne sont pas des choses qui se font, alors j’ai caché ce que je ressentais sous un air fâché, et je l’ai laissé me tirer les vers du nez.

Je ne voulais pas parler, j’avais déjà tout discuté dans ma tête, mais il ne semblait pas vouloir avouer qu’il savait pourquoi j’étais en rogne contre lui. J’ai été obligée de lui dire que ça n’avait rien à voir avec l’attitude de sa femme envers moi, ni parce qu’il était rentré avec elle, mais un peu avec le fait qu’il n’ait pas pu se libérer le vendredi soir, parce que d’après ce qu’il m’avait dit, il n’osait pas la laisser seule, pour ensuite le lendemain, courir chez Caroline et passer la nuit là-bas. Donc, il pouvait se libérer quant il le voulait mais apparemment pas pour moi.

  • Samedi soir? Mais non, bordel, je ne suis pas sorti, j’étais à la maison… Je n’ai certainement pas dormi chez Caro!
  • T’es gonflé ! Samedi soir, tu n’as pas été chez Caro ?
  • Mais non! Je suis passé la voir en fin d’après-midi, je crois que ce devait être aux alentours de 17h. Elle était malade. Je t’assure que je ne suis resté que 5mn! C’est quoi cette histoire!

C’était très bizarre, Pascal avait l’air tout à fait sincère. S’il ne l’était pas, alors j’étais bluffée, il était très fort. J’avais beau scruter son regard, il ne se détournait pas, il me regardait avec l’air complètement paumé. Ce soir-là, Pascal n’avait pas reçu mes messages. J’ai fini par lui dire que je lui avais envoyé quelques messages en quittant la salle où se déroulait la fête pour ma sœur, et Jess m’a appelé pour me dire qu’il ne rentrerait pas, qu’il passait la soirée et la nuit chez Caro, alors je devais arrêter avec mes messages, il n’avait pas pris son natel avec lui.

Pascal était bouche bée, il ne le savait pas. Jess ne lui avait pas parlé de son appel, et encore plus surprenant, c’est qu’il était à la maison, alors il n’arrivait pas à comprendre comment elle avait pu m’appeler sans qu’il s’en aperçoive. Jess avait dû effacer mes sms, parce qu’il n’avait vu aucun de mes messages. Il ne comprenait pas comment cela avait pu arriver. Ils avaient passé la soirée tranquillement à la maison.

Petite garce, peste immonde, et moi, stupide cloche, j’avais marché à fond. Elle m’avait dit tout ça pour que j’arrête de lui envoyer des messages, pour que je ne l’appelle pas, pour qu’il reste à la maison avec elle. Garce.

Si c’était vers 2h du matin, Pascal a dit qu’ils se préparaient à se coucher, il devait être sous la douche ou un truc du genre, sinon il aurait remarqué quelque chose. Mince, est-ce que je lui avais fait la tête sans raison? Ce serait vraiment horrible, je me sentais super stupide. Non, je ne devais pas le laisser m’embrouiller aussi facilement, impossible que Jess ait pu faire un truc aussi barge. Mais, en même temps, si je me souviens du coup de la vidéo… Elle en était totalement capable…

Pascal m’a dit qu’il n’allait nulle part sans son natel, d’ailleurs Jess lui avait envoyé déjà plusieurs messages, elle le cherchait et lui demandait de rentrer à la maison. Donc, elle ne dormait pas encore, alors Pascal voulait qu’on aille chez lui, lui demander des explications.

Je n’en avais pas envie... Ça pouvait bien attendre demain… Eventuellement…

On avait passé des heures à parler, c’était presque 8h du matin… Puisque je m’étais complètement trompée, puisqu’il était là, je n’avais qu’une envie, c’est d’être bercée dans ses bras. Je voulais ses bras, ses bisous, sentir la chaleur de sa peau, c’était la seule chose dont j’avais envie, et rien d’autre.

Gênée, me sentait légèrement coupable, je me suis levée pour aller me lover dans ses bras. Pascal n’a rien dit, il a compris que je ne voulais plus en parler, il savait aussi que je me sentais mal de lui avoir fait la tête sans raison. J’aurai peut-être dû penser que je l’avais fait souffrir sans raison et qu’il en avait surement gros sur la patate, mais il n’a rien laissé paraître. Je l’ai embrassé et la tristesse qui voilait son regard a disparu aussitôt. Mince, qu’est-ce que je l’aime lui!

Aïe, j’ai encore mal partout, Pascal était en manque, ça faisait presque une semaine qu’on ne s’était pas touché. C’était midi quant il m’a laissé dormir. Il avait proposé de me préparer le petit déjeuner, mais j’étais cassée, je n’avais pas faim. Au chaud dans ses bras sécurisant, j’étais si heureuse de le savoir là, d’avoir ma joue posée sur son torse, de sentir ses doigts me caresser le visage, jouer avec mes cheveux, il était là, tout allait bien, mon cœur allait bien. En sécurité, rassurée, amoureuse à mort, je me suis endormie comme un bébé, le cœur en paix.

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133/2012 - Un petit tour et je m'en vais...

Publié le par JaneDo

Samedi, 12 mai, 2012  -  (133/2012)  -  Un petit tout et je m'en vais...

Arfff, après que Thomas ait insisté lourdement, j'ai accepté de faire un petit passage vers lui. J'avais le coeur dans les baskets, je savais que Pascal serait là, et je n'étais pas encore préparée à le croiser. J'ai décidé de faire comme de rien, de dire bonjour à Pascal et de m'éclipser au plus vite. D'avance, je savais que ça allait être galère!

J'ai tenté de faire en sorte que Thomas accepte qu'on aille prendre un verre dans l'après-midi pour éviter d'avoir à sortir ce soir... enfin... surtout avoir à croiser Pascal. Jeeez, c'est fou, mais je suis encore toute retournée et carrément en colère quant je pense qu'il avait réussi à trouver le moyen de laisser sa femme pour aller voir Caro quant il avait même pas pu le faire pour moi le soir d'avant. Pfff, ouais, j'suis encore vénère!

Mais hors de question que je me montre jalouse...

J’avais lu le message que Pascal m’a envoyé après avoir reçu mon sms tôt ce matin, et j’avoue que j’en avais gros sur la patate. C’est drôle, mais il avait l’air sincère, au point où je me suis demandée si ma réaction n’était pas un peu exagérée;

"Tu ne veux pas me voir c’est ça? Pourquoi? STP explique-moi d’accord? Est-ce que c’est parce que je suis rentré l’autre soir quant Jess t’a sauté à la gorge? Tu aurais voulu que je reste? Ou parce que le lendemain soir on n’a pas pu se voir? Je t’en prie explique-moi, parce que là franchement, je ne comprends pas. Je ne sais pas ce qui se passe! Quelqu’un t’as raconté des trucs et tu ne veux pas m’en parler? En tous cas, quoi qu’on t’ai raconté, c’est faux. STP Babe, rappelle moi, parle-moi, ne me laisse pas comme ça…"

Je suis arrivée au bar vers 1h du matin après que Thomas m’ait relancé pour être sûr que je venais. Aoutch, même avant d’entrer, j’avais repéré Pascal. Près du bar du fond, entouré de ses potes, il discutait, assis sur le bord d’une des tables. Jess, habillée d’une robe super flashy, dans les tons ocre arborait un décolleté plongeant devant et derrière. Impossible de la rater. Ses longs cheveux noirs étaient ramenés sur le devant de son épaule. Elle était de profil et absolument magnifique. Pas besoin d’être un expert pour remarquer qu’elle surveillait Pascal de près ce soir.

J’ai été directement vers Thomas, en saluant ceux que je connaissais à mesure. Je suis restée un petit moment vers Thomas à discuter, rhhh, j’aurai préféré ne pas avoir à aller dire bonjour à Pascal. Pascal m’avait vu arriver et nos regards se sont croisés l’espace d’une ½ secondes, j’ai détourné le regard. Mince, son expression disant ; "Ha, te voilà enfin", et j’avais juste envie d’aller vers lui. Catastrophe, mon cœur sautait dans tous les sens dans ma poitrine, c’était un gros effort de continuer à sourire et surtout de lui tourner le dos. C’était vraiment dur. Puis, j’ai résolu d’aller lui dire bonjour. Entre temps, Jess s’était rapprochée et lui avait passé le bras autour des épaules. Mince, si j’avais pu, je serais repartie en courant. Je me demandais si elle allait encore faire un truc barge, j’avais un peu peur de sa réaction, mais je n’allais pas me risquer à lui faire la bise à elle, elle me repousserait surement.

Pascal s’est levé quant je suis arrivée à sa hauteur pour se tourner vers moi, donc du coup, Jess se retrouvait derrière lui, et Pascal était entre nous. Elle avait été obligée de le lâcher. Jess n’a rien pu faire, Pascal lui barrait le passage. Il m’a demandé si j’allais bien, et ce que je buvais. Pour couper court à la gêne que j’éprouvais, j’ai dit que Thomas m’avait déjà commandé quelque chose, donc je retournais là-bas. J’ai aussitôt fait marche arrière pour retourner m’asseoir vers Thomas, qui se trouvait à 2 pas.

Je me suis dépêchée d’avaler mon verre pour prendre la fuite. Je ne pouvais pas rester, c’était trop dur de ne pas regarder en direction de Pascal, et chaque fois qu’il parlait avec une fille, mon cœur faisait une chute libre dans mes pompes. Caro était là elle aussi, et elle est venue me faire la bise. J’étais tellement stressée que je ne l’avais même pas vue. Faut dire aussi qu’elle était de l’autre côté, après Jess, donc voilà, même si j’avais voulu, je n’aurai pas pris le risque de passer devant Jess pour aller lui faire la bise.

J’ai fait croire à Thomas que j’allais au Baroque, et j’ai fichu le camp comme si j’avais tous les diables de l’enfer à mes trousses.

Pascal m’avait vu filer et il m’a rattrapée dehors. On était en pleine vue, ce qui me permettait de surveiller les faits et gestes de sa femme. Si d’aventure elle s’aventurait dehors, je prenais mes jambes à mon cou et point final. Je n’avais pas envie de me disputer avec elle devant tout ce monde.

Pascal voulait que je reste encore un peu pour qu’on puisse discuter, j’ai prétendu qu’on m’attendait. Pascal voulait me suivre, il ne voulait pas me laisser lui échapper sans qu’on puisse s’expliquer. Jess allait certainement penser qu’on faisait exprès de se donner en spectacle devant la boîte pour l’humilier, et si Pascal partait avec moi, ce serait pire et encore plus humiliant. Alors là, je lui ai dis que je n’avais aucune envie de parler, que je n’étais venue que parce que Thomas avait insisté, et que j’étais pressée.

Pascal m’a demandé de ne pas partir, pas comme ça, ça ferait penser que j’avais peur de sa femme ou qu’à cause de ce qui s’était passé je prenais la fuite. Ça ne ferait qu’encourager Jess à recommencer, elle aurait l’impression de me faire peur. Pascal avait sans doute raison, mais je lui ai dit que ça n’avait rien à voir avec ce que Jess avait fait. Il ne comprenait rien, il voulait que je lui explique ou lui donne au moins un indice, que ce n’était pas normal qu’on ne puisse pas arriver à se parler et régler les malentendus.

Par moment, Pascal pouvait se montrer assez tétu, il était aussi assez sensible, et là, il s’est senti rejeté, alors il m’a laissé partir.

Piouhhh, je suis rentrée ventre à terre pour pleurer derrière mes portes closes. Ça m’avait fait mal de le repousser, d’avoir été si froide quant on discutait dehors. Je n’étais plus aussi joyeuse et souriante comme quant j’ai été le saluer. Me rappeler l’expression de son visage quant je l’avais pratiquement envoyé promener me faisait mal. J’avais beau le vouloir, je n’étais pas encore prête à renoncer à lui, je l’aimais toujours. Et je me détestais de le faire souffrir… même s’il m’en avait fait autant.

Thomas a essayé de m’appeler, il voulait me parler, savoir ce qu’il y avait eu, ce qui se passait… mais je n’ai pas répondu.

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132/2012 - Encore une scouateuse... marre...

Publié le par JaneDo

Vendredi, 11 mai, 2012  -  (132/2012)  -  Encore une scouateuse

Oui, je sais que parfois, je suis une super peste, je n’ai rien à envier à Jess ou même Caroline. Tout en est-il que Pascal n’a pas arrêté d’essayer de me joindre au téléphone, mais j’ai zappé tous ses appels. Et ses messages? Ben, je les effaçais sans les lire. Inutile de fondre comme une mauviette pour quelques mots jeter à la va-vite dans un texto. Si Pascal me manquait? Je ne sais pas, mais je ne pense pas. Je crois que ma colère me tenait chaud et m’empêchait de sombrer dans les dédales du chagrin, donc, tout allait bien.

Ce soir, je suis sortie prendre un verre avec 2 copines. Je n’en avais absolument pas envie, j’aurai préféré rester tranquillos, peinard chez moi, mais si je voulais éviter d’avoir Pascal derrière la porte et finalement lui ouvrir, parce que ça m’aurait fait trop de peine de le laisser frapper et le planter comme un idiot devant une porte fermée, j’avais meilleur temps de sortir et ne rentrer que tard.

De plus, grosse déveine, Béa m’a appelé pour me supplier de la laisser venir scouater Ca encore quelques temps chez moi, et ne sachant plus quoi inventer comme excuses, et franchement, je n’avais pas le cœur de la laisser dans la rue. Me voilà une fois de plus avec une personne indésirable dans les pattes, mon terrier violé encore. Pfffiouh, j’espère que je tiendrais le coup! Franchement, ça me faisait hyper chier, mais j’ai pas pu refuser. Quant est-ce que tout le monde comprendra que si j’ai un 3 pièces, c’est pour moi et mes affaires de peinture et pas pour les scouateurs!

D’un côté, ça refroidirait Pascal direct. Enfin, j’espère…

Bon, j’avais l’intention de traîner dehors jusque vers les 1h du matin pour être sûr que si Pascal passait chez moi, ben il en aurait eu marre d’attendre, mais je n’ai pas tenu plus d’1h au bistrot. On ne peut pas fumer, et je me faisais chier de ne pas être tranquillement installée sur mon canapé avec mes cafés, coca, mes bouquins, la télé qui tourne pour les fantômes, mon vieux training troué avec par-dessus mon vieux pull en laine mité que je ne peux plus porter qu’à la maison et mes grosses chaussettes. Donc, après une excuse bidon, j’ai planté mes copines pour courir me jeter sur mon canapé avec l’espoir de pouvoir profiter un peu de ma tranquillité avant que Béa ne se ramène.

Chance phénoménale, elle traînait à Morges. Elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle pensait être là vers 23h et si ça jouait pour moi. Elle m’avait déjà dit qu’elle serait là vers 18h. J’ai commencé à préparer une réponse pour dire qu’il n’y avait pas de problème, mais avant de l’envoyer, j’ai changé d’avis. Je lui ai finalement répondu que j’étais aussi de sortie, que je ne savais pas quant je rentrerais, avec dans l’idée de lui dire que j’étais là vers minuit, ou peut-être même 1h. Mais c’est elle qui m’a tendu la perche vers 22h30 en me disant qu’elle pensait dormir sur Morges, que ce serait plus pratique pour aller bosser le lendemain.

Youpiiiiii, je pouvais me larver à fond la caisse et jusqu’à pas d’heure. Du coup, j’ai zappé la petite sieste que je m’étais programmée, et j’ai prolongé mon état végétatif jusqu’à 6h du matin. J’avais trop envie d’avoir un week-end entier tranquille, je cherchais comment me débrouiller pour que Béa ne vienne pas avant lundi.

Avant de me coucher, j’ai effacé les messages de Pascal, par contre, j’ai eu la mauvaise idée de lire les 2 messages de Thomas, qui avait aussi essayé de me joindre, mais comme mon natel était sur silence, je n’avais rien entendu et heureusement. Thomas me demandait de le rappeler, que Pascal lui avait demandé de me demander de le rappeler. Niet. Je n’ai donc pas répondu, ni rappelé Thomas.

J’ai eu de la peine à dormir après. Pascal devait se sentir un peu ridicule ou humilié de devoir passer par Thomas, et ça, ça me faisait un peu de la peine. Tant que ce n’était qu’entre lui et moi ça allait, mais que quelqu’un d’autre soit au courant me gênait beaucoup. Je ne voulais pas qu’il ait l’air idiot devant qui que ce soit malgré ce qu’il avait fait. Nos histoires ne regardaient personne. Mais, je n’arrivais toujours pas malgré tout à me résoudre à entrer en contact avec lui…

Non, je n’avais pas envie de le voir, ni de l’entendre, rien que d’y songer me mettait en colère! Pour lui transmettre un peu de ma rage, comme c’était 6h du matin, je lui ai envoyé un bref message ; « ha ! vu ton message, on s’appelle ok. ». Pas de bisous, ni quant, ni rien, c’était tout ce que je pouvais faire, fallait pas m’en demander plus. J’imagine qu’il allait se demander ce que je foutais jusqu’à 6h du matin et s’imaginerait pleins de choses.

Tant mieux, ça lui fera les pieds. A Thomas j’ai mis aussi que j’avais vu son mot et que c’était un peu tard, mais j’avais vite envoyé un petit mot à Pascal. A lui, j’ai pu lui mettre des bisous.

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131/2012 - Ce n'est pas ma faute...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 10 mai, 2012  -  (131/2012)  -  Ce n'est pas ma faute...

Hafff, je suis crevée, mon rendez-vous avec Thomas était éprouvant. On a pratiquement fait que de parler de Pascal en fait. Je ne m’y attendais pas.

Apparemment, Pascal était taciturne, agressif, de mauvais poil presque tout le temps depuis jeudi passé. Thomas a pensé qu’on s’était peut-être disputé à cause de ça et avait cherché à me tirer les vers du nez. Hum, je ne pouvais quand même pas lui dire qu’en fait, cela n’avait pas grand-chose à voir avec ça, mais plutôt du fait qu’il m’avait posé un lapin le vendredi soir pour ensuite trouver la possibilité de se libérer miraculeusement le samedi soir pour voir Caro, non?

J’ai fait celle qui ne comprenait pas, mais en fait, c’était ça, je ne comprenais pas. Pourquoi Thomas pensait que j’avais quelque chose à voir là-dedans? Perso, je pensais qu’il s’était passé quelque chose de l’autre côté de la barrière, du côté qui ne me concernait pas. Peut-être s’était-il disputé avec sa femme? Ou peut-être avec Caro? Ou Jess lui avait peut-être demandé de ne plus voir Caro et qu’il était contrarié?

Thomas a essayé de me faire sortir, de m’encourager à l’accompagner ce soir, mais j’en avais aucune envie. Je tomberais sur Pascal et la blessure est encore trop fraiche pour que je prenne le risque de la voir se rouvrir. En plus, je ne savais pas quoi lui dire, ni si j’avais même envie de lui parler, mais si d’aventure il ne tentait rien, je savais que ça me ferait mal. Thomas avait essayé de faire parler Pascal, mais Pascal l’avait envoyé promener, il ne voulait pas parler. J’ai dit à Thomas que ça n’avait rien à voir avec moi, mais il a réussi à semer le doute dans mon esprit.

A la maison, j’ai vu que Pascal m’avait laissé des messages et j’ai eu bien du mal cette fois à me décider à les effacer sans les lires.

Afff, je n’aurai pas dû les regarder, parce qu’après ça, je me suis torturée la tête à me poser des milliers de questions. Pascal me disait qu’il espérait me voir ce soir, si vers 23h je n’étais toujours pas là, c’est que je ne sortais pas, alors il rentrerait, qu’il espérait toujours que je lui donne des nouvelles. Si je ne lui faisais pas signe, alors il en déduirait que je lui faisais vraiment la tête.

Après 23h, il n’allait certainement pas venir jusque chez moi, pas un jeudi soir, alors j'étais tranquille. Puis, il n’oserait pas vis-à-vis de sa femme, pour Caro surement, mais pas pour moi. Puis soyons sérieux, je ne lui ouvrirai pas.

Ben oui, je lui faisais la tête, je n’avais pas envie de le voir, ni de l’entendre, ses explications ne m’intéressaient pas.


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130/2012 - « Jusqu’à Ce Que La Mort Nous Sépare »

Publié le par JaneDo

Mercredi, 9 mai, 2012  -  (130/2012)  -  « Jusqu’à Ce Que La Mort Nous Sépare »

J’ai passé toute l’après-midi avec ma puce. Après avoir fait la raïsia à la FNAC, on est rentré avec une vingtaine de mangas pour s’installer sur les canapés du salon et lire. C’était cool. Mais dès que ma sœur est rentrée, c’était finito. Jeeez, quelle casse-pieds dès fois la frangine! Fini la tranquillité.

Forcément, elle n’aime pas lire et étant plutôt égoïste, elle s’arrange pour priver ceux qui aiment la lecture de leur plaisir. Elle n’a pas arrêté de demande à la puce de faire ceci, puis cela. Pour finir, je lui ai demandé pourquoi autant d’acharnement, on voulait juste terminer le paragraphe, et elle m’a rétorqué qu’elle ne voyait pas l’intérêt de la lecture. Elle estimait que si la petite avait du temps pour lire, c’est qu’elle était désœuvrée. Ma frangine ne pouvait pas comprendre que quelqu’un puisse préférer avoir le nez dans des bouquins plutôt que la télé.

Mouais… c’est vrai que sa lecture se bornait à feuilleter des magazines en diagonale!!!

Waouh, j’adooooore vivre seule, ciel. Le bonheur parfait c’est de me larver avec mes bouquins et la télé en musique de fond. J’ai des périodes où je fais l’effort, je me force à sortir avec mes amis prendre un verre, quelques fois j’accepte même d’aller sillonner les boutiques, mais je ne rêve que du moment où je vais pouvoir enfin rentrer chez moi, seule. C’est mon moment favori, le pied total.

Donc, dès que j’ai pu poliment partir, j’ai foncé me larver sur mon canapé et continuer à lire mes mangas. J’en ai lus 15 d’affilés, trop passionnant, je ne pouvais pas m’arrêter avant d’avoir terminé toute la série.

Je n’arrêtais pas de bailler vers la fin et j’ai avalé café sur café pour tenir. Impossible de me raisonner à aller me coucher sans connaitre la fin de l’histoire. Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre la publication de la suite… Quelle barbe! Lundi, je prêterai les 15 volumes de la série «Jusqu’à Ce Que La Mort Nous Sépare» à ma puce. Maintenant, j’attaque la suite de « Ikigami » hihihihi… J'avais déjà lu les 3 premiers volumes, et j'ai acheté la suite. Le pied géant.


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129/2012 - Il ne m'aurai pas aussi facilement...

Publié le par JaneDo

Mardi, 8 mai, 2012  (129/2012)  -  Il ne m’aura pas aussi facilement!

Afff, fait chier, j’ai toujours mal au doigt de pieds. Suivant comment je négocie mon pas, kriiiish, ouiiih, ça me fait hyper mal, comme si l’ongle du pied s'était incrusté dans la peau. Pfff, vivement que ça passe.

Toujours des tonnes d’appels et de messages de Pascal, mais je continuais à les ignorer, j’avais vraiment la rage, je ne voulais pas le voir. Puis, Pascal m’a eue par surprise en me faisant livrer des petits gâteaux (cup cakes) d’une de mes confiseries préférées, avec un petit mot. Petit malin!!! Si ça avait été des fleurs, j’aurai pensé que ça pouvait venir de lui, mais les petits gâteaux? Non. Je n’ai pas fait attention, j’étais si agréablement surprise que j’ai voulu voir qui m’avait fait ce petit cadeau.

Le petit mot était de sa main… Il a une si belle écriture, toute penchée en avant, droite, fine, légère…

Pascal me demandait pourquoi je ne le rappelais pas, je semblais l’éviter. Est-ce que je lui faisais la tête? Mais pourquoi? Qu’est-ce qu’il avait fait pour mériter ça? (pfff, culot lui !) Il ne comprenait pas. Ou peut-être que j’avais des imprévus? Est-ce qu’il se passait quelque chose de grave? Si oui, sa place était à mes côtés, mais si je ne voulais pas ou que je préférais être seule, alors je pouvais au moins lui envoyé un petit sms, question qu’il arrête de s’inquiéter…

C’était mignon, j’ai presque failli oublier que j’avais été verte de rage, pas question de le laisser s’en tirer à si bon compte. L’empêche qu’il avait l’art de savoir comment m’atteindre, me surprendre, et il semblait si sincère dans son mot, alors je ne voulais pas oublier qu’il me mentait comme un arracheur de dents.

Il n’avait qu’à retourner vers sa Caroline, moi, je me portais plutôt bien. Ça me va de rester à distance; loin des yeux, loin du cœur, qu’il aille se faire voir chez les papous.

Tard dans la soirée, Thomas m’a appelée pour m’inviter à manger avec lui demain soir. J’ai trouvé une excuse bidon, je voulais rester le plus loin possible de Pascal, et voir Thomas ne me ferait que penser à Pascal, et avec tous les petits chagrins qui vont avec. Mais Thomas ne s’est pas laissé démonter par mon refus, il a continué à insister, pour finir, j’ai accepté de le voir jeudi soir en début de soirée. S’il pensait m’attirer après au bar de l’équipe, il rêve, après moi, je rentre.

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128/2012 - Je vais bien, tout va bien...

Publié le par JaneDo

Lundi, 7 mai, 2012  -  (128/2012)  -  Tout va bien...

Ha la la, le week-end m’avait achevé, j’étais naze, heureusement que j’avais trop de boulot pour penser à autre chose. Bizarrement, j’avais la tête remplie d’idée, et en fin de soirée, j’étais assez contente du résultat qui semblait se profiler.

J’avais aussi un peu peur de rester chez moi, Pascal m’avait envoyé une tonne de messages, mais je n'étais pas encore prête à les regarder, il avait aussi ssayé de m’appeler à plusieurs reprises, et j’avais peur qu’il finisse par se pointer devant ma porte, parce que je ne savais vraiment pas quelle attitude adopter.

Donc, en fin de journée, j’étais sortie prendre un verre avec une copine, et je ne suis rentrée que vers 21h sur la pointe des pieds en vérifiant que Pascal n’était pas dans les parages. Après m’être changée en vitesses, je suis ressortie pour aller traîner avec une copine au Happy Days.

Je ne suis rentrée que vers 23h, et j’ai passé la soirée à bosser sur mes modèles, ensuite, je me suis plongée dans la lecture de mes mangas. J’allais bien, je ne pensais pas trop à Pascal, en tous cas, je n’étais plus aussi mal que l’autre jour.

Pour l’instant, je préfère me dérober, je n’avais ni envie de lui parler, ni de l’entendre ou d’entendre ses explications bidons, ni envie de le voir. J'allais plutôt bien, et je voulais que ça continue comme ça.


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127/2012 - Pascal n'avait qu'à rester avec sa Caro

Publié le par JaneDo

Dimanche, 6 mai 2012  -  (127/2012)  -  Pascal n’avait qu’à rester avec sa Caro

J’avais passé toute la nuit à pleurer, je n’arrivais même pas à m’évader dans le sommeil pour ne pas penser, pour que les images de Pascal et de Caro ne défilent pas inlassablement dans ma tête. J’avais fini par m’endormir la tête lourde et engourdie.

Je me suis réveillée tard et j’ai vu que Pascal avait déjà essayé de m’appeler 2 fois. J’avais évacué tout mon chagrin dans des rivières de larmes, j’allais mieux. Je n’ai pas rappelé, ni pris la peine de lire ses messages. Je les ai effacés sans les lire. Je ne voulais ni le voir, ni l’entendre, ça ne ferait que m’énerver ou je risquais de fondre comme une idiote, il n’avait qu’à rester avec sa chère Caroline.

Je savais que le mieux serait de ne rien dire, de faire semblant de rien, et je ne pourrais certainement pas me retenir de lui poser des questions. Je sais que je voudrais comprendre.

Pascal m’avait dit qu’il avait parlé avec Caro, qu’il avait décidé qu’ils ne seront rien d’autre que des amis, alors que se passait-il? Pourquoi allait-il vers elle à tout bout de champs? Pourquoi dormir chez elle? Pourquoi se débrouiller pour la voir au risque d’avoir des problèmes à la maison et pas moi? Est-ce que le fait qu’elle semblait avoir disparu de son champ de vision l’avait affecté ou fait regretter sa décision? Peut-être que Caro lui manquait?

Afff, je ne voulais plus y penser, je ne voulais juste pas le voir pour l’instant. Je savais que je ne pourrais pas me retenir de l’envoyer sur les roses, peut-être même de lui faire une scène.

Pascal risquait de passer chez moi, alors il fallait que je passe la journée ailleurs, peut-être même la soirée. J’ai essayé de joindre Vania, je ne l’avais pas revue depuis des lustres, mais elle n’était pas disponible, et je ne pouvais pas me retourner vers Thomas encore, ce serait vraiment lamentable. Je n’avais ni envie de voir Tchoy, ni Dol, alors j’ai fini par appeler Layne.

Layne est trop chou, il n’a pas posé de questions et m’a tout de suite invitée à me dépêcher d’arriver. Il était en training et n’avait pas envi de bouger de la maison. J’avais pris de la lecture, mais on a regardé des films en bavardant. Evidemment, on a fini par parler de Pascal et j’ai bien remarqué son petit sourire quant j’ai mentionné Caro et que je lui ai raconté ce qui s’était passé avec Jess. Après avoir réussi à me faire rire de tout ça, Layne a tout fait pour me changer les idées, et on a passé une super journée et une chouette soirée à traîner devant la télé, à rigoler de ses dernières frasques.

Au moins, je n’ai plus pensé à Pascal de toute la soirée et je me sentais bien. Dire que j’avais repris quelques kilos pour Pascal, mais apparemment pas assez, parce que dès que j’avais le dos tourné il court vers Caroline…

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126/2012 - Anniversaire... et des larmes de déception...

Publié le par JaneDo

Samedi, 5 mai 2012  -  (126/2012)  -  Anniversaire et… des rivières de larmes de déception…

J’avais essayé de ne pas me coucher trop tard parce qu’aujourd’hui, j’avais des tonnes de trucs à faire, et ça n’a pas manqué. J’avais pensé et même programmé qu’il y ait des imprévus, mais j’avais quand même pensé que je pourrais passer une journée plus ou moins tranquille en attendant l’heure du rendez-vous à la salle où se passait la fête, mais j’avais révé.

Le matin, vers 10h, Lilice m’envoyait un message pour me rappeler le rendez-vous avec le photographe, et celle-là, je ne m’y attendais pas. Je croyais que c’était annulé. Donc, j’ai passé le reste de la matinée au téléphone pour m’assurer que les sœurs et frère seraient tous là. Je devais être de retour chez moi vers 18h pour attendre mon papa pour les emmener à la salle à Denges, donc, je devais être prête aussi.

J’avais quelques courses à faire, donc j’ai vite expédié tout ça, puis je suis rentrée me préparer pour aller à la séance photos. Je n’avais pas beaucoup de temps, 20mn à tout casser. Je suis arrivée en retard, j’ai eu la bonne idée d’appeler pour savoir où ils étaient, et tant mieux que je n’étais pas en avance, parce que j’aurai dû poiroter 1h au salon avant d’aller chez le photographe et ça m’aurait énervé.

On a eu fini vers 17h15, et Lilice m’a demandé de la conduire à Denges. C’était pas génial parce que mon père allait se retrouver derrière la porte, parce que comme il y avait la Fête du Soleil à Lausanne, il y avait des bouchons partout. On est arrivé à Denges vers 18h15! Bon, il y avait une bonne chose, c’est que maintenant, je savais où était la salle. Hier soir, j’avais cherché sur internet, mais niet, je n’ai pas réussi à voir où ça se trouvait. J'avais râté mon papa!!!

Je devais aussi passer chercher Cindy, l’ex à Marco, donc je ne suis arrivée qu’à 20h20… au lieu de 19h...

L’actuelle et future ex à Marco s’est immédiatement collée à Cindy, comme si elle appliquait l’adage qui dit de garder ses amis proches, mais ses ennemies encore plus proches. Il y avait aussi la famille à Gillou, et presque tout le monde en fait, on est arrivée pratiquement les dernières. Vers 22h30-23h, j’ai été ramené Cindy.

C’était sympa, on a passé une soirée super agréable, pourtant, j’étais crevée et j’avais envie de rentrer. Je n’avais pas prévu de rester trop longtemps, en plus, il s’était mis à pleuvoir. J’ai voulu m’éclipser discrètement, et j’étais sur le chemin de la maison quant j’ai réalisé qu’il était presque minuit, donc le réel anniversaire de ma sœur, alors j’ai fait demi-tour. Je ne pouvais pas rentrer avant de l’avoir embrassée pour son anniversaire.

Mon frère avait déjà fichu le camp, l’autre sœur n’était pas encore arrivée, donc je me sentais obligée d’être là et de rester encore un peu. Pourtant, j’avais déjà dit à ma frangine que je rentrais. J’ai encore dansé et chanter, fait la conversation avec tout un tas de gens que je ne fréquentais pas, question d’être là pour ma sœur, elle le méritait bien et ses enfants s’étaient donné un mal fou pour organiser la soirée.

Enfin vers 2h du mat, j’ai enfin pu partir le cœur tranquille.

J’avais follement envie de voir Pascal, je ne supportais pas l’idée de ne pas le voir, de ne pas pouvoir dormir dans ses bras, de ne pas savoir ce qu’il faisait, de ne pas savoir où le joindre. C’est clair, c’était 2h du mat, mais bon, on était quand même samedi, donc je pouvais quand même tenter ma chance; je lui ai envoyé un message, puis un 2ème, puis un 3ème... C'était un peu frénétique...

Quant mon natel a sonné, j’étais toute contente; il était toujours debout et il avait vu mon message. Je me suis donc arrêtée sur le côté pour lire. Au cas où je devais le rejoindre quelque part, inutile de rentrer jusqu’à chez moi. Mon natel s’est mis à sonner, et c’était Pascal. Enfin, c’était ce que je pensais, mais ce n’était pas lui, mais Jess, sa femme. Elle utilisait son natel?

Jess m’a dit que c’était inutile de continuer à lui envoyer des messages, il n’avait pas son natel avec lui, qu’il était sorti hier soir pour aller chez Caro et qu’il ne rentrait pas de la nuit, donc inutile à ce que j’espère un appel de sa part ce soir.

Glups! Je suis restée tout con au téléphone, je ne savais pas quoi dire. Je me suis entendu dire « merci » avant de raccrocher. Carrément nulle. L’appel terminé, je suis restée tétanisée pendant au moins 10mn sans savoir à quoi je pensais. C’était comme si j’avais la tête vide. Puis, j’ai commencé à comprendre ce que Jess venait de dire et à comprendre la signification.

Pascal était donc avec Caroline? Ha bon? Comment? Pourquoi? Hier soir, il n’avait pas osé la laisser toute seule pour me voir, alors pourquoi ce soir, alors qu’il savait que j’avais quelque chose, pourquoi "osé" pour elle, pour Caro? Alors, c’est qu’il tenait plus à elle qu’à moi? Merde, ça me faisait hyper mal, j’enviais Caro et j’étais super en rage contre lui.

En fait, j’étais follement, rageusement jalouse. Jalouse qu’il ait pu se libérer pour elle et pas pour moi, jalouse de penser qu’il était en train de lui sourire, de lui faire des câlins, furax de ne pas pouvoir empêcher le défilé d’image dans mon stupide cerveau. Je le voyais lui passer les mains dans les cheveux en lui faisant de petits bisous dans le cou, de la serrer contre lui, etc, etc, et ça me rendait encore plus malade de jalousie.

S’il voulait continuer à nous voir toutes les 2, il allait devoir s’arranger pour qu’on ait un traitement équitable...

Mouais, c’était une pensé furtive, parce qu’après, j’ai réalisé que je le voyais souvent, que j’avais un traitement de faveur, alors pourquoi ça me faisait encore si mal? Avec le recul, je sais que j’étais de mauvaise foi, je le savais bien, et c’était peut-être parce que quant je voulais le voir, je voulais qu’il soit disponible… Zut, j’étais pas net moi! Ça allait mal dans ma tête, je savais que je n’avais pas de raison d’être aussi ravagée de douleur, mais je n’y pouvais rien, je pleurais comme une madeleine, ça me faisait trop mal de le savoir avec elle et pas avec moi, de ne pas pouvoir le voir parce qu’il était avec elle. Je n’arrivais plus à respirer, je suffoquais de douleur. C’est dingue ce que ça pouvait être douloureux.

Ça m’a calmée quelques secondes de me dire que je n’avais qu’à aller le chercher chez Caroline?

Oui mais, j’aurai l’air stupide! Et sous quel prétexte? Qu’est-ce que je pourrais dire, une fois sur place? Et aller là-bas juste pour voir un appart plongé dans le noir, ça me servait à quoi? Ce serait pire, parce que je savais que je n’aurai pas le courage d’aller sonner, ni même d’intervenir. Trop bête. Je n’avais plus qu’à rentrer chez moi.

J’avais la tête en vrac, le cœur dans les pompes, des larmes pleins les yeux et je ne pouvais même pas retenir mes pleurs… Ridicule. En plus, d’aller me pointer là-bas si d’aventure j’osais aller jusqu’à sonner, quelle spectacle lamentable je lui offrirais; le visage bouffis et les yeux rouges? Ouais, super sexy!

J’avais meilleur temps de rentrer pleurer de tout mon soul chez moi, lécher mes plaies derrières des portes fermées aux yeux des autres. Personne n’avait besoin de savoir que je souffrais le martyre, ni que je pleurais de toute mon âme parce que l’homme que j’aimais de tout mon cœur était avec une autre femme. C’est une honte que j’avais meilleur temps de garder pour moi toute seule, et je ne voulais pas que Jess puisse se réjouir de ma peine. Mince, j'avais tellement envie de le voir que ça me faisait mal, ça me rongeait de l'intérieur.

L’empêche que s’il arrivait maintenant, même après tout ça, je lui pardonnerai, je fermerais les yeux sur tout.

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125/2012 - Plans à l'eau... Déception!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 4 mai 2012  -  (125/2012)  -  Plans à l’eau... Déception!

Pascal a dit qu’il appellerait, alors j’attendais son appel. Je crevais d’envie de l’appeler moi, mais je ne voulais pas avoir l’air trop impatiente ou trop curieuse, pourtant, j’espère qu’il avait passé un savon à Jess, elle n’avait pas à m’agresser. Et j’avoue que j’avais peur que notre week-end tombe à l’eau. Les heures passaient lentement et mon natel ne sonnait toujours pas… Pfff. Pour ne pas trop y penser, je me suis noyée dans le travail.

Hier soir, dès que Michael m’a déposé, j’ai sauté dans ma voiture pour aller chez Pascal, j'avais besoin de savoir ce qui se passait.

Ils s’engueulaient surement et je voulais voir comment Pascal réagissait. C’était un peu bête, je ne sais pas ce que j’espérais voir, ils avaient pris l’habitude de fermer les rideaux. C’était un déplacement inutile, ils semblaient être déjà couchés, s’était éteint.

Dans ma tête, j’ai commencé à calculer le temps qu’il m’a fallu pour arriver après avoir attendu 20mn avant de quitter le bar, le chemin jusque chez moi avec Michael et tout, ils n’auraient pas dû être déjà couché! En tous cas, l’engueulade ne semblait pas avoir duré longtemps!!! Je trouvais ça étrange.

Puis, la mauvaise nouvelle est arrivée en milieu d’après-midi, Pascal ne pourrait probablement pas se libérer… J’étais verte.

Soi-disant qu’il avait vachement envi de me voir, qu’il hésitait à venir me voir quand même, mais en même temps, il n’osait pas lui faire ça à Jess. Elle saurait immédiatement que c’était pour me rejoindre, et il n’avait pas le cœur de lui faire ça, ça lui ferait trop de mal. Pfff, ça m’a énervé.

Je croyais que les choses étaient clair entre eux, qu’il n’en avait rien à cirer de ce qu’elle pouvait penser ou dire et voilà qu’il me resservait la même vieille sauce. Afff, j’étais plus que verte, mais au téléphone, j’ai gardé le sourire, j’ai dit que je comprenais, mais dès que j’ai raccroché, j’ai laissé éclater ma rage.

Une fois calmée, j’ai réalisé que Pascal faisait pour le mieux et qu’on ne pouvait pas toujours faire ce qu’on voulait. Je l’adore alors je devais lui faire confiance. De plus, ça m’arrangeait aussi d’avoir la soirée pour me reposer, et m’organiser pour l’anniversaire de ma sœur demain soir.

Ce qui me rendait triste, c’est que si on ne pouvait pas se voir ce soir, demain ce n’était pas possible, alors il ne restait plus que dimanche, et on ne pourrait que passer quelques heures ensemble, et même pas la nuit.

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