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33/2013 - Bonne Surprise!

Publié le par JaneDo


Samedi - 02 Février 2013 - (33/2013) - Bonne surprise!

Vers 2h du matin, voilà qu’on sonne à ma porte. C’était Pascal. J’ai tout de suite remarqué les marques de griffures sur son cou et sa mâchoire. Il s’était disputé avec sa femme, et ras le bol, il avait détalé.

Leurs disputes portaient sur la rose qu’elle avait vu. Jess avait pensé qu’il le lui offrirait, puis elle a cru le voir essayer de la dissimuler. Peut-être pour lui faire une surprise. Mais non.

Elle n’avait pas voulu en parler, pensant qu'il voulait peut-être lui faire une surprise, et qu'elle la retrouverait posé sur son lit, ou le matin dans un verre sur le bar de la cuisine. Après que Pascal soit monté soi-disant se coucher, ça l’avait travaillé. Quant elle n’a pas vu la rose sur son lit, elle avait été voir dans la voiture. Elle ne l’a pas trouvée.

Puis, elle est montée avec l’intention d’aller frapper à sa porte et dormir avec lui… Et... elle nous a entendu.

Jess a tout de suite compris pour qui il avait acheté la rose. Comme ma voiture n’était pas parquée devant la maison, elle avait pensé que j’étais partie. Jess était persuadée de trouver Pascal tout seul. Pascal avait été adorable avec elle tout la soirée, alors elle avait pensé que ça lui ferait plaisir, un peu de compagnie.

Jess n’avait pas voulu qu’il sache qu’elle était montée, qu’elle s’était sentie blessée, qu’elle nous avait entendu. Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle avait voulu l’espionner.

Ce soir, ça l’avait rendue agressive qu’il soit aussi gentil, mais qu’en fin de compte, il faisait du cinéma. Elle a fini par craquer. Par lui lancer des piques d’abord. De le voir ignorer ses petites remarques, son ton narquois, son agressivité, de ne pas relever le fait qu’elle était de mauvaise humeur, qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, elle a compris qu’il s’en foutait. Dès qu’ils sont rentré, elle a explosé.

Pascal a tenté de la calmer. Il lui avait même proposé de rester avec elle ce soir. Il a dit; “Jess était super en rogne”. Impossible de l’apaiser. Pour éviter le clash, il a préféré partir.

Je ne sais pas pourquoi, mais, je me suis mise à la place de Jess; qu’il soit venu chez moi, ne lui plairait pas du tout. L’horreur! Ils se sont disputé justement, à cause d’une nana, chez qui il court juste après? C’était pas top. Je me suis sentie coupable. En même temps, ça me faisait hyper plaisir de le voir. Dualité. D’apprendre qu’il était venu chez moi, ne pourrait que la blesser d’avantage.

Ça m’énervait d’avoir pensé à elle. Je voulais être égoïste, et ne penser qu’à moi.

Pascal pensait juste rester une, voir 2h, question de laisser le temps à Jess de se calmer. Pour une fois, je ne voulais pas penser aux autres, mais rien qu’à moi. Pascal n’avait pas l’air de vouloir rentrer. Plus le temps passait, plus sa résistance s’amenuisait. Alors, je ne l’ai pas encouragé à partir.

Le matin, on a réalisé qu’il était risqué de rester chez moi. Si on voulait passer le week-end ensemble, il fallait soit, qu’on aille ailleurs, ou chez lui. Mais après sa dispute avec sa femme, je trouvais ça horriblement sans coeur d’aller me pointer là-bas. Mais, Pascal a réussi à me convaincre. C’était mieux ça, que disparaître tout le week-end.

Pascal a décidé de rentrer. Il était prêt a subir les conséquences de ses actes.

  Jess avait les yeux rouges, gonflés. Elle avait passé le reste de la nuit à pleurer, jusqu’à ce qu’elle trouve refuge dans le sommeil. Il a fondu en la voyant dans cet état. Se sentait coupable d’avoir découché, de lui avoir fait de la peine. Il a voulu me dire de ne pas venir, mais je n’avais pas répondu à mon natel. J’ai préféré ignoré ce que je présentais dans sa voix.

J’avais passé ma journée à peindre. J’avais retrouvé ma joie de vivre, mon entrain. J’ai entamé 2 nouvelles toiles. Pendant que la peinture séchait un peu. J’ai lu. Puis, il me manquait 1 ou 2 petites choses, alors j’ai été faire quelques courses de dernières minutes, avant la fermeture des magasins. En fin de journée, j’ai fait une sieste, après un long bain, en lisant.

Vers 22h, sachant que Thomas serait encore là, je suis passée par en haut. Pascal était au rez avec sa femme.

Quelques copains à Thomas sont passés le chercher et prendre un verre avant de sortir. Comme j’avais parqué ailleurs, et que Pascal pouvait ignorer que j’étais là, je l’ai prévenu par sms. Puis, après le départ de Thomas, je me suis installée et j’ai lu.

Pascal n’a pas répondu à mon message. Je pense qu’il n’a pas osé. Je ne savais même pas s’il l’avait vu. Il a passé la soirée avec sa femme. Puis, enfin, vers 1h du matin, il est monté. Embarrassé, il m’a demandé de ne pas lui en vouloir, mais qu’il allait rester avec elle encore un peu. Qu’il monterait dès qu’elle s’endormirait. Ça ne me gênait pas, tant qu’il viendrait après.

J’avais juste un peu peur qu’il finisse par s’endormir en bas. Mais non. Vers 3h du matin, Pascal est enfin monté. Jess venait de s’endormir. Pascal a verrouillé la porte entre les 2 appartements. Je pense qu’il ne voulait pas prendre le risque que Jess découvre que j’étais là.

Dès le moment où il a passé la porte, j’ai ressenti un grand soulagement. J'ai pu apprécier une bonne soirée à lire au coin du feu, avec la télé en toile de fond. Tranquille. J’ai filé vers 6h du matin. Je voulais aussi éviter de faire plus de peine à Jess.


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32/2013 - Pas toutes des lesbiennes!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 01 Février 2013 - (32/2013) - Pas toutes des lesbiennes!

C’est vendredi, mais, je savais que je ne verrais pas Pascal ce soir. Un dîner en famille, je crois. Donc, j’avais prévu de sortir avec Vania, et j’avais proposé à Caro de venir avec nous. Ce qu’elle a accepté avec enthousiasme. Je suis passée chercher Caro et on a rejoint Vania et ses copines directement au resto.

Clairement, les histoires de “lesbiennes”, c’est pas vraiment notre truc. Malgré tout, on a bien rit, et on s’est bien amusée. Ce qui nous a aussi beaucoup amusée, c’est que la plupart des filles pensaient que Caro et moi, on était “des leurs, ensemble, des lesbiennes quoi.

Ça m’a fait penser que la plupart de ces filles, ne savent pas reconnaître la frontière entre l’amitié, et l’amour. Elles mélangent tout avec le sexe. En fait, c’est assez perturbant.

Elles ont voulu aller ensuite dans un bar homo, on a suivi. Mais, pas en boîte. Pour Caroline, comme pour moi, on se serait sentie bizarre dans la boîte, avec les filles qui se roulent des pèles, qui se pelotes. Ou encore plus angoissant, qui essayeraient de nous “allumer”. Évidemment, on a tout entendu; on peut pas savoir si on n’essaie pas, que si on est pas pour et qu’on ne comprend pas, c’est qu’on fait semblant. Bref, d’après une d’entre elles, plus agressive, on est lesbienne, mais, on n’a pas le courage d’accepter nos véritables penchants. Ça nous a fait assez sourire, aussi bien Caro que moi.

Malgré notre triangle amoureux et sexuel, on sait très bien qu’on est pas lesbienne!
Je suis rentrée vers 1h30 du matin, après avoir déposé Caro et pris un dernier café… Crevée.

Si j’avais été plus en forme, et pas aussi naze, je serais resté pour regarder un film avec elle. Mais, j’étais vraiment trop fatiguée. J’avais passé la moitié de la journée dans un bain à lire. Le reste, j’ai foncé en ville pour faire quelques courses, alors j’étais sur les rotules. Je n’avais accepté de sortir avec Vania que parce que, je ne l’avais pas beaucoup vu. Je l’avais un peu négligée, perdue dans mes histoires avec Pascal.


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31/2013 - Retour chez Pascal...

Publié le par JaneDo


Jeudi - 31 Janvier 2013 - (31/2013) - Retour chez Pascal!

Depuis que la femme à Pascal m’avait laisser un message hurlant sur ma boîte vocale, je n’ai pas remis les pieds chez Pascal. Je ne sais pas très bien, si c’est à cause de ça que je me sens si déprimée.

Ce soir, Pascal avait un truc en début de soirée. Je crois que c’est avec le basket. Pascal m’a demandé de passer chez lui après. J’avais un peu les boules, Jess risquait de ne pas le prendre très bien. Pascal m’a dit de ne pas m’inquiéter pour ça, il s’occuperait d’elle. Glups. Je n’avais pas trop le courage de faire ça. Déjà que j’étais d’une humeur de chiotte, je n’avais pas envie, en plus, de me prendre la tête avec elle.

L’air de rien, je la comprenais. J’ai toujours trouvé la situation gênante. Plus que gênante.

La dernière fois que j’avais presque passé tout le week-end avec Pascal, on avait beaucoup discuté. J’avais décidé qu’il était préférable que je reste à l’écart de son couple. Je ne voulais pas embarrasser Jess. Je voulais me comporter, comme j’aurai aimé que la maîtresse de mon mari se comporte. “Ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse”, c’était la devise que je voulais adopter.

Je ne me rappelle plus si Thomas m’avait donné une clé, et si oui, je ne sais plus où je l’ai mise. Passer à travers l’appartement du rez, anciennement chez Pascal, alors que sa femme m’avait interdit de remettre les pieds chez elle, c’était pas top. J’ai donc, préféré que Pascal m’appelle sur le chemin du retour.

Thomas et Pascal étaient tous les 2 en trainings et traînaient sur le canapé à siroter du coca. Thomas n’a pas pu s’empêcher de faire une petite réflexion. Il avait pensé qu’on s’était disputé. Ce qui était plus ou moins vrai. Il a donc fait une petite remarque à Pascal, disant que grâce au ciel, il allait retrouver sa bonne humeur. Pascal a juste rigolé. Puis, un peu embarrassé, Pascal lui a raconté m'avoir fait une scène, parce que j’avais été avec Layne au Gala de Bienfaisance à Genève.

Thomas s’est moqué de lui. J’ai remarqué que la porte entre les 2 appartements étaient ouvertes. Donc, Jess pouvait monter à tout moment. Après avoir été déposer mon sac dans la chambre à Pascal, je me suis sagement assise dans un des fauteuils. Pascal a froncé les sourcils, ne comprenant pas. Je me répétais sans cesse, que; "je devais agir comme j’aimerais qu’on agisse à ma place…". J’allais me tenir tranquille désormais et ne plus me laisser emporter par mes émotions.

Jess est montée toute habillée, prête à sortir, et voulait savoir qui l’accompagnait. De petites flammes dansaient dans ses yeux quant elle m’a vue. Mais, grande dame, elle m’a fait la bise. Seul son sourire était un peu coincé. Thomas a tout de suite été sur ses pieds, prêt à aller se changer. Jess a fait la grimace, elle n’avait pas envie de sortir avec son frère!

Peut-être parce que j’étais là, elle a commencé à astiquer Pascal, pour qu’il l’accompagne. Il n’avait pas du tout envie sortir. Pascal n’a jamais vraiment aimé traîner dans les bars, mais je pense que ma présence n’arrangeait pas les choses. Jess devait l’avoir oublié pour penser qu’il restait, pour rester avec moi. Gênant.

En souriant, j’ai fait mine de vouloir m’en aller. Encore pire. Pascal m’a demandé de rester. Je ne voulais pas que Jess se fâche contre moi, et pas non plus qu’elle pense que, c’était de ma faute s’il ne sortait pas avec elle. Apparemment, il lui avait déjà dit qu’il ne sortait pas. Et d’après les regards qu’elle me lançait, elle pensait savoir pourquoi.

J’ai dit que je restais s’il sortait comme prévu avec Jess. Hum, ça les a surpris tous les deux. Que j’avais pris mes bouquins, et que j’avais pensé passer une petite soirée tranquille au coin du feu.

  • Tu vois… Apparemment, Jane pense aussi que tu ne t’occupes pas assez de moi!

Tsshi! C’est pas du tout ce que je voulais dire!!! Pour que personne ne puisse voir la tête que je faisais, ni se rendre compte que je faisais des efforts, j’ai été me préparer un café.

  • C’était quoi ça?
  • Ben rien. Jess n’a pas envie de sortir toute seule, et je suis sûre que quelque part, tu aimerais lui faire plaisir, non? Alors vas-y Pascal. Je t’assure que je ne m’ennuierais pas de passer une soirée à la maison à lire. Puis en chuchotant, je lui ai dit que je l’attendrais à la maison.

Pascal, perplexe, me demandait des explications? Glups. Et sa femme nous observait et pouvait tout entendre. Alors, j’avais soigneusement choisi mes mots. Et aussi, mince, je ne voulais pas qu’il ait l’air de me demander la permission. A sa tête, ça ne l’enchantait pas du tout de sortir.

Thomas m’a remontré comment fonctionnait la télécommande de tout son système audio et satellite. Inutile de dire que, je n’y comprends toujours rien. Je crois que je me contenterais des chaînes standards. Quand même, Jess aurait pu au moins me remercier? Puis, non, je vois pas pourquoi.

Une fois qu’ils étaient partis, je me suis larvée dans le canapé. J’adore lire. J'en étais au volume 5 de CHERUB. Donc, j’étais en très bonne compagnie. Vers minuit, je me suis forcée à aller me coucher. Comme d’hab., je n’ai pas réussi à éteindre la télé. Je ne voulais pas risquer de croiser Jess, si jamais. Pascal allait certainement bientôt rentrer. J’ai encore lu au lit, jusqu’à ce que j’entende sa voiture se placer devant le garage.

D’après les voix, Jess était rentrée aussi. Waouh, des heures à se préparer pour juste passer une petite heure en ville? C’était nul. Mais bon, chacun son truc. Moi, ça me ferait chier. Si je passe des heures à me préparer, faut que ça en vaille la peine.

Dix minutes plus tard, mon petit cœur passait la tête par la porte, avec son petit sourire super craquant, pour dire qu’il allait se changer en bas, qu’il serait de retour dans moins de cinq minutes. Je palpitais de joie. Au moins, je n’étais pas venue pour rien. Se changer a pris un peu plus de vingts minutes. Pour s’excuser, il m’a offert une rose blanche, qu’il a caché dans son dos en entrant dans notre chambre. Trop mignon ce mec! Il avait dû l'acheter à un de ses vendeur, qui sillonne les bars et les boîtes avec les restes des fleuristes. C'était gentil comme tout. Ça voulait dire que même si je n'étais pas avec lui, il avait pensé à moi. J'étais trop contente.

Il n’avait pas besoin de s’excuser, je pouvais bien l’attendre jusqu’à la fin des temps, juste pour avoir la chance de dormir, ne serait-ce qu’une nuit dans ses bras… Je l’ai dans la peau, c’est sûr!

Malgré l’heure tardive, il a pris la peine de me faire l’amour, avec autant de passion que d’habitude, de me dire que je lui avais manqué. Encore une fois, il s’est excusé pour sa réaction samedi soir, et m’a assuré qu’il m’aimait toujours à la folie. Moi aussi. C’est le délire total de poser mes mains sur sa peau, sur son visage, d’embrasser ses lèvres, de sentir sa chaleur.

Même encore aujourd’hui, je me pince encore. Je n’arrive toujours pas à croire à la chance que j’ai, d’être avec un mec comme lui.

J’avais juste pas remarqué que Jess m’avait envoyé un message, alors qu’ils étaient en ville, pour me demander si elle n’avait pas été assez clair? Je l’ai vu une fois de retour chez moi. Aucune idée quoi répondre à ça! Et je ne pouvais certainement pas en parler à Pascal.


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29/2013 - Marre de la vie

Publié le par JaneDo


Mardi - 29 Janvier 2013 - (29/2013) - No parachute! Marre de la vie!

Waouh! Je suis tellement déprimée!!!! J’ai même de la peine à respirer. Je me sens plus bas que terre. Le moral? Je ne sais même pas ce que ça veut dire. Pourtant, j’ai parfois trop tendance à partir au quart de tour, à imaginer mon pire cauchemar. Au lieu de prendre les choses comme elles viennent et de rester positive.

Après la manière que Pascal m’a envoyé sur les roses, ou creuser des tranchées dans le Boukukstan (invention de ma part, hihihi. Ça remplace Tombouctou), je n’avais plus aucune envie de l’appeler. Heureusement, c’est Pascal qui a appelé, sans attendre le déluge. Probablement conscient que je me rongeais les sangs.

Pascal s’est excusé, me demandant de lui pardonner d’avoir si mal réagi. Il comprenait que le hasard m’avait conduit à cette soirée. Il aurait bien voulu m’interdire de fréquenter Layne, mais il n’en avait pas le droit. Il essayait d’accepter le fait qu’on soit amis. Il était vraiment désolé de s’être montré atrocement jaloux.

Pfouhhh, j’étais sous le choc. Je m’attendais à devoir me justifier, à même m’aplatir comme une crêpe pour qu’il me pardonne. Mais, c’est vrai, je ne savais pas qu’il serait à cette soirée, n’ayant aucune idée où il allait. Ce n’était pas de ma faute. Et c’est vrai aussi qu’il s’était montré jaloux. Au lieu que ça me rende furieuse, je l’ai trouvé adorable. Adorable de l’avouer, de le reconnaître, et adorable qu’il m’aime à ce point.

Je l’ai rassuré; rien de grave, je ne lui en voulais pas du tout. C’est vrai que je le trouvais hyper courageux d’avoir le courage de s’excuser. Il fallait être un vrai mec pour ça. Et contrairement à ce qu’il pouvait sans doute imaginer, je l’admirais encore plus. Et l’aimait encore plus fort.

On a encore discuté une petite heure au téléphone, puis il a essayé de me convaincre de sortir manger un truc avec lui ce soir après son entraînement. Mais, je ne pouvais pas. J’avais mon souper de famille. J’avais pensé l’annuler toute la journée, mais après les appels de mes neveux, Kachouka en tête, j’ai réalisé que ça n’allait pas être possible. Donc, souper il y aura!

Pascal a proposé que je passe après, mais je préférais rester sur une bonne note. Malgré tout, la boule qui me ronge l’estomac, est toujours là. Impossible de m’en défaire. Je ne comprenais pas! J’étais pourtant soulagée? rassurée? Pascal n’était plus fâché, on s’était rabiboché, alors pourquoi je me ronge de l’intérieur?

Mince… Je crois que c’est parce que j’en avais marre de la vie! Marre des chagrins, marre d’avoir peur, marre de flipper pour tout et rien, marre de me faire avoir par mes proches, marre de tout…

Je suis rentrée tard de chez ma frangine. Dans la voiture, j’ai versé quelques larmes en me rendant compte à quel point la vie m’était devenue insupportable. Je crevais d’envie de prendre un cocktail molotof pour ne plus penser à rien et pouvoir dormir d’une traite pendant plusieurs jours.

Mercredi, j’étais un véritable légume. Pas envie de peindre, ni de bosser, ni rien. Je n’ai fait que lire. C’est la seule chose qui me transporte ailleurs. J’avais coupé tout contact avec l’extérieur; natel, téléphone, et touti quanti. Je ne voulais entendre personne. Je suis crevée.


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28/2013 - Hello déprime!

Publié le par JaneDo


Lundi - 28 Janvier 2013 - (28/2013) - Hello déprime!

Ok! Je n'ai pas tenu le coup. Peu avant 23h, j'ai envoyé un premier message à Pascal. Rien. Pas de réponses. Il était peut-être déjà couché? 10mn plus tard, j'essayais encore. Zut. Je n'arrivais pas à croire qu'il dormait déjà. Grrrh. Après 20mn d'hésitation, j'ai tenté ma chance. Je l'ai appelé.

  • Coucou?

Gros soupir à l'autre bout du fils. Pascal m'a demandé d'attendre une seconde. Je l'ai entendu se déplacer. Certainement pour s'isoler dans un coin. Impossible de deviner son humeur. Je pense qu'il était à l'étage, chez Thomas. Son nouveau chez lui.

  • Écoute... C'est gentil d'avoir appelé, mais... J'ai vraiment pas envie de te voir ou de te parler en ce moment.
  • Oh! Je vois...

Douche froide et gros silence de part et d'autre. Je n'avais pas envie de raccrocher, mais je ne pouvais pas faire autrement. C'était... ridicule de rester en ligne. D'autant plus que, je ne savais pas quoi dire. Je regrettais amèrement de l'avoir appelé. Si c'était pour entendre ça, j'aurai préféré m'abstenir.

  • C'est à cause d'hier soir?
  • Je ne veux pas parler de ça. Bon...

Alors, à cours de paroles, je lui ai souhaité, bonne nuit, lui aussi et j'ai dû raccrocher. Waouh! L'empêche, c'était la 2ème fois qu'il me parlais comme ça. Je n'avais pas l'habitude de le sentir si froid.

C'était nul. J'ai mal dormi, et j'ai passé tout le lundi avec le moral dans les chaussettes. Je passais en boucle dans ma tête, le ton de sa voix, ses paroles. Mais, je n'étais pas plus avancée. Pascal avait eu l'air calme, pas énervé, mais imperméable. Je n'arrivais pas à croire qu'il puisse vraiment me faire la tête pour un truc pareil.

D'ailleurs, je n'ai pas fait grand chose de la journée, à part me laisser drainer par le cafard. Ça y est, je suis à nouveau complètement déprimée. J'avais de la peine à dormir, j'ai passé de longues heures à hésiter à m’enfiler quelques somnifères. Mais, j'ai résisté.


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