Dimanche - 24 Février 2013 - (55/2013) - Je n'aurais pas dû baisser ma garde
Bien contente que Jess ne soit pas là, et d’avoir eu la bonne idée de prendre les clefs sur moi, je me suis faufilée dans l’appartement du rez. La chance a voulu que la porte entre les 2 apparts soit entre-ouverte. Je n’avais pas le culot de grimper coller mon oreille et mes yeux là-haut, alors je me suis planquée sous les escaliers. J’entendais assez bien. Pascal semblait ennuyé que Caroline soit revenue. En tous cas, c’est l’impression que ça donnait.

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Tu ne peux pas rester ici. Tu n’aurais pas dû revenir. Si Jane retourne sur ses pas et te retrouve ici! Non sérieux, rentre chez toi.
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Arrête de faire ton trouillard. Pourquoi Jane serait fâchée? Elle n’est pas jalouse, puis, pourquoi est-ce qu’elle ferait demi-tour? C’est elle qui voulait rentrer!
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Rhhh… Elle fait un peu la gueule à cause du week-end passé tu sais. Je n’aurai pas dû t’écouter, j’aurai dû l’appeler.
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Et tu n’aurais fait que penser à elle! Et tu lui aurais dit quoi? De venir nous rejoindre? Qu’on voulait passer le week-end rien que les deux? Tu ne lui as rien dit, parce que tu ne voulais pas qu’elle vienne, c’est ce que je crois.
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Pas du tout…
Caroline a continué à l’astiquer sur le ton de la plaisanterie. Je ne pouvais pas les voir, mais je devinais la tête que faisait Pascal. Caro lui a fait remarqué que c’était samedi soir, qu’il était encore tôt, mais que j’avais voulu partir. Elle ne pensait pas qu’il avait envie de rester tout seul, un samedi soir.
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D’ailleurs, j’aimerai bien que tu t’en aille pour pouvoir l’appeler et la supplier à genoux, jusqu’à ce qu’elle me prenne en pitié et qu’elle revienne.
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Donc, si elle ne veut pas revenir, alors je pourrais rester? Cool.
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C’est mieux pas Caro.
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Trouillard… Si elle, elle veut pas, alors... Peut-être que si tu lui dit que je suis là, peut-être qu’elle reviendra? Ce serait dommage de ne pas en profiter, non?
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Jane va me dévisser la tête si elle savait que t'es là... Sérieux, rentre chez toi.
Là, clairement, elle se moquait de lui. Caroline s’est mise à insister pour qu’il m’appelle. Elle comptait sur le fait que je ne veuille pas, pour rester avec lui. Pascal rechignait à appeler tant qu’elle se trouvait là. Il ne pensait pas que j’apprécierais de savoir qu’elle était encore chez lui. Mais, après ce qui c’était passé, il ne pensait pas non plus que, me mentir serait une bonne idée. Donc, pour ne pas avoir à parler d’elle, il voulait qu’elle s’en aille.
Caroline n’avait pas l’intention de bouger d’un pouce…
J’ai donc filer en attendant son coup de fils. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire, mais la laisser profiter de la situation ne me plaisait pas. Pourtant, je ne voulais pas courir là-bas, sous prétexte qu’elle y était. Ça montrerait ma faiblesse, c’est sûr. Je n’aurai pas pu lui parler en étant dans la maison. Je me gelais le cul dehors depuis presque 10mn, pourtant, je ne voulais pas capituler. Je voulais que ce soit lui qui m’appelle, et pas le contraire.
J’aurai voulu qu’il reste tout seul et qu’il ressente ce que j’avais ressenti, quant il m’a laissée tout un week-end toute seule.
Enfin, j’ai vu Caroline sortir. J’ai cru qu’elle rentrerait, et je m’apprêtais à me planquer. Mais non, elle est restée devant la porte. En rigolant, elle lui faisait signe à travers la fenêtre. J’ai dû courir plus loin, pour répondre à son appel. Je ne pouvais plus rien voir.
Pascal m’a suppliée, insisté avec une voix de gamin qui cherchait à ce qu’on lui offre un cadeau, à se faire pardonner. Le coeur serré, je l’ai quand même trouvé amusant, et j’ai rigolé. Je lui ai dit que j’étais arrêtée, et que j’étais en train de me tâter pour savoir si je devais oui ou non lui pardonner aussi facilement. Pascal a promis que ça n’arrivera plus jamais.
En lui parlant, j’ai réalisé que ce n’était pas une bonne idée de lui faciliter les choses.
Pascal m’a alors dit que Caro était revenue, qu’elle était d’ailleurs devant sa porte à faire des grimaces. Il souriait, je pouvais l’entendre dans sa voix. Il devait la trouver amusante. Grrh, ça me mettait hors de moi. J’en avais la chair de poule, mais, j’ai alors décidé de ne pas aller dormir chez lui. Je ne veux pas laisser la jalousie régenter mes actions. Sans détours, je lui ai dis que je serais très déçue si, au lieu de rester tout seul, il en profitait pour passer la nuit avec elle.
Rhhh, j’ai regretté aussitôt d’avoir dit ça. Je l’ai rappelé aussitôt pour lui dire que je ne pensais pas ce que j’ai dit. Que oui, j’aurai préféré qu’il s’emmerde tout seul, comme moi le week-end passé. Mais, je n’avais pas à lui donner d’ordre. Qu’il fasse comme il veut. Pascal a voulu savoir si je serais fâchée si Caro restait. J’ai promis que non. Déçue, mais pas fâchée.
Puis, j’ai fait demi-tour pour voir ce qu’il allait faire.
Pascal et Caro discutait sur le pas de sa porte, puis il l’a fait entrer. Ils ne pouvaient pas discuter dehors, on ne sait jamais. Je me suis glissée à nouveau en bas pour les écouter. Caroline voulait rester, et ne comprenait pas qu’il veuille qu’elle le laisse tout seul, alors que je n’avais apparemment pas envie d’être avec lui. Pascal lui a dit que je n’étais pas la seule qui risque de le prendre mal, et lui a rappelé que sa femme lui avait presque arraché la tête, alors c’était mieux qu’elle rentre sagement chez elle. Qu’il n’allait pas mourir de passer un week-end tout seul.
J’avais l’impression qu’il était bien décidé à la voir partir, alors je me suis éclipsée pour attendre dehors, pour la voir partir.
10mn plus tard, ils se sont fait la bise à la porte et Caro a pris le chemin de sa maison. J’étais aux anges, ravie. Il ne m’avait pas déçue. Après qu’il se soit renseigner pour savoir si je serais fâchée si elle restait, j’étais persuadée qu’elle dormirait chez lui. Ouais, j’étais assez contente. Je n’avais plus de raisons de lui faire la tête ou de rentrer dormir toute seule, alors que je pouvais dormir dans ses bras.
Je ne voulais pas me précipiter… alors j’ai attendu. Déjà aussi, pour être sûre qu’elle ne reviendrait pas, ou qu’elle n’était pas en train de l’espionner. Même gelée, Caroline surveillait ses fenêtres depuis le bout du jardin.
Pascal a rappelé, mais je n’ai pas remarqué, vu que on natel était sur silence. 15mn plus tard, j’étais gelée, alors j’ai préféré aller me réchauffer dans ma voiture et faire un tour. C’est là que j’ai vu son appel. Puis, il m’a laissé un message pour dire, qu’il se sentait seul et que je lui manquais.
Seul? Puis alors, moi aussi je l’avais été! Je n’avais pas pitié.
J’ai répondu à son message et il a appelé. Ça m’a fait rire. Apparemment, il n’arrivait pas à trouver le sommeil. L’empêche, ça me faisait un peu plaisir qu’il insiste autant. Mais, je n’arrivais pas à oublier le long week-end de silence. Pourtant, je devais faire un petit effort pour ne pas perdre face à Caro. Alors je me suis laissée convaincre.
10mn après, bien réchauffée, je suis montée frapper à sa porte. Je savais que Caro était toujours là, à le surveiller. Ça me faisait plaisir d’imaginer sa déception de me voir revenir.
On a dormi tard. Traîné en prenant le petit déjeuner. Caroline était déjà passée, avait sonné, mais on a pas répondu à la porte. Elle avait laissé des croissants et autres devant la porte. Inutile de dire que tout était gelé. Pascal a voulu lui envoyé un mot. Il l’a dit bien fort, et s’attendait probablement à ce que je refuse. Je n’ai rien dit. Ça m’a carrément énervée…
Caroline a appelé direct après avoir reçu son message. Et il a répondu. C’en était trop. J’ai aussitôt ramassée mes affaires, enfilé ma veste, et en passant, j’ai pris l’appel pour dire à Caro que je partais, si elle voulait venir, elle était la bienvenu. Et tout ça, avec le sourire. Personne aurait pu deviner que j’étais à cran. Sauf que, Pascal me connait.
Il a aussitôt bouclé avec Caro pour essayer de me rattraper. Trop tard. Il ne pouvait rien faire pour me faire rester ou changer d’avis.
J’avais déjà fait marche arrière, quant il s’est lancé dans les escaliers extérieurs, pour tenter de m’empêcher de filer. Il avait dû précipitamment enfiler un jean et une veste, sans prendre le temps de mettre une chemise ou un pull. Je l’ai vu du coin de l’oeil, mais j’ai fait l’aveugle. J’avais la rage. Et, j’avais peut-être tord, alors en attendant, c’était mieux d’éviter la confrontation. Je risquais de dire des choses que je regretterais ensuite. Pas question de lui faire une scène.
J’ai ensuite fait la sourde oreille à tous ses appels, et effacé ses messages à réception. Je ne voulais pas lui parler. Ni le voir non plus. Je fulminais de rage. Je regrettais aussi d’avoir été trop gentille en dormant chez lui hier soir. Grrrh.
Akemi-sama (Visiteur)
Coucou Jane !
Je pense que tes écrits parle d'eux-même : "j'aurais passé un sale moment"
Sauf que tu dis => je préfère qu'il me le cache
Alors qu'au tout fond de toi je suis certaine que tu penses => je préfèrerais qu'il ne le fasse pas.
Je me trompe ? Au final, tout le monde est pareil sur ce point, personne n'aime être trompé, trahi ou que les personnes qu'on adore fasse des choses qu'on n'aime pas derrière notre dos (pour deux raisons : parce qu'on ne les aime pas, et parce que c'est derrière notre dos, et non pas juste parce que c'est derrière notre dos).
Il serait peut être temps que tu réalises qu'au fond de toi tu n'aimes pas vraiment ça non ?
Allez, je t'embrasse fort.
Coucou Akemi-sama,
Tu sais quoi? Tu as raison Akemi-Sama! Pourtant, je ne suis pas d’un tempérament jaloux, alors je ne comprends pas pourquoi je ressens toutes ces choses contradictoires. Je voudrais qu’il se sente libre, qu’il fasse ce que bon lui semble, mais :( je voudrais rester le no.1 dans son coeur. J’ai toujours peur de perdre cette place là. Un triangle amoureux me convient, enfin, me conviendrait avec n’importe lequel… sauf lui?! Rhhh, comme tu vois, je n’arrive pas à me déterminer. C'est vrai, j'aurai préféré qu'il ne le fasse pas, je l'avoue!
J’ai toujours préféré sortir avec un mec qui a déjà quelqu’un dans sa vie! Ça me permettait d’avoir mon temps à moi, faire ce que je veux. Je n’avais à faire d’efforts que 1 ou 2 fois par semaine, grand max. Et ça me convenait parfaitement bien.
C’est le cas avec Pascal, alors pourquoi ça me chatouille autant? C’est dingue, mais ça me bouffe de l’intérieur, m’épuise, me fait perdre la tête. Ça me rend folle d’être aussi raide dingue de lui. Ça me retourne le cerveau, je n’arrive plus à fonctionner comme avant. Et ces temps, j’ai l’impression de flancher, de couler dans la déprime totale. La grosse déprime. Le pire, c’est qu’il me manque tout le temps, pourtant, je sais que je ne voudrais pas qu’on vive ensemble! Et je ne peux pas lui donner d’enfants. Ierk, je n’en veux pas.
Voilà, rien que d’en parler, j’ai les larmes aux yeux… Je n’arrive même plus à savoir ce que je veux… Je pense à lui tout le temps. 24h sur 24h! Pfff, c’est nul. Et être jalouse, c’est nul. Y a des trucs que je préfèrerais pas savoir, alors pourquoi je cherche toujours les réponses? Quant je sais que ça va me faire souffrir? Qu’est-ce qui joue pas chez moi???
D’habitude, c’est ma tête qui est en contrôle et qui dirige ma vie, mes relations amoureuses, mais là, c’est le coeur… Et comme toujours, c’est la cata! Ce n’est pas ma manière de fonctionner. Quant je perds le contrôle, y a rien qui va plus. J'essayais seulement de vivre comme j'en avais l'habitude, sans trop m'investir... Hélas, cette fois, ça ne marche pas, je suis tombée pour lui... Je suis foutue... Oui, je suis jalouse! Quelle horreur...
Merci pour ton petit mot, sans quoi, je ne crois pas que j'aurai eu le courage de le confronter. Parce que je crois que, je suis tellement dedans, que je ne vois rien. Et comme j'ai personne à qui parler... Je ne me rend même pas compte des fois, qu'il me traîte mal. C'est dire! De toute façon, ils en auront vite marre! Je me répète, je tourne en rond, je vais à contre sens... Bref, je nage!
Si tu ne m'avais pas fait remarquer, je n'aurai probablement pas remarqué à quel point c'était moche. Mais tu vois, je suis faible, j'ai à nouveau baisser ma garde et je me suis faite avoir!!!
Je te fais de gros bisous aussi ma chérie ;)