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159/2013 - Des imprévus...

Publié le par JaneDo


Samedi, 8 juin 2013  - 159/2013 - Des imprévus...

Rien ne s’est passé comme prévu aujourd’hui. D’abord, je ne voulais pas participer à l’anniversaire de Carmine. J’avais pensé éviter tout ça. Mais, mon père était là, et j’avais pitié de ma nièce, seule avec toute cette bande de viocques, alors que ma frangine était encore au boulot.

En y allant, je me suis promise de ne faire qu’un tour en attendant le départ de mon père. Il avait dit qu’il ne resterait qu’une heure ou deux. Tu parles! A 18h, papa et Marlène étaient encore là. La poisse. Je n’en pouvais plus. Après son départ, je n’ai pas osé partir tout de suite. L’orage grondait et j’ai voulu donné un coup de main pour laver les grosses assiettes à Pizza qui n’entraient pas dans le lave-vaisselle. Finalement, je me suis éclipsée lâchement vers 21h. J’étais hyper naze, mal aux épaules et tout.

Et merde, j’espérais quand même avoir des nouvelles de Pascal. Dire qu’il avait dit qu’il continuerait jusqu’à ce que je me décide à lui parler!!! Homme sans parole va! Zut, j’avais drôlement envie de le voir. C’était dur de tenir 2 week-end de suite sans le voir.

D’un autre côté, j’étais un peu moins angoissée de savoir que sa femme était dans les parages. J’ai pensé qu’Elodie ne pourrait pas le voir non plus. Et cette idée me réjouissait et me rassurait!! J’ai quand même été à deux doigts de lui envoyer un message pour dire qu’il me manquait et que j’avais envie de le voir. L’idée de ne pas recevoir de réponses de Pascal m’a retenue!

L’empêche s’il tenait à moi tant que ça, Jess ou pas, il aurait cherché mieux que ça, le moyen de me voir…


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158/2013 - Rester invisible...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 7 juin 2013  - 158/2013 - Rester invisible

Bon d’accord, je ne suis pas facile à vivre. D’accord aussi que je l’ai plaqué par stupidité, donc, il n’a plus de compte à me rendre. Mais quand même. Mais aussi, je dois arrêter mes conneries, Pascal en a peut-être un peu marre. Pourtant, j’avais décidé de rester invisible ce week-end.

De toute façon, j’étais crevée après des semaines de déménagements, maintenant, j’avais besoin d’un peu de repos. Et prendre du recul.

La semaine prochaine, j’aviserai… Puis, ce week-end, j’avais un anniversaire. Oups, bientôt ce sera celui de Thomas, et là, je vais être obligée d’y aller. C’était peut-être pour ça que la femme à Pascal, Jess, était rentrée pour l’anniversaire de son frère? Mais, je croyais qu’il était fâché avec ses parents et Jess?

Alors pourquoi la laissait-il se coller à lui comme s’il ne s’était rien passé?

Pascal et sa femme sortaient manger ensemble ce soir. Est-ce qu’il ne lui en voulait plus pour toute la charade qu’elle lui avait fait vivre? Ensuite, d’après ce que je sais, ils n’avaient pas envie de sortir plus que ça et rentraient après avoir dîner. Connaissant Jess, elle voudra sûrement sortir faire la fête.

J’avais d’abord imaginé que, Pascal ne voulait pas sortir à cause de moi, avant de réaliser que, ce n’était peut-être pas pour moi, mais pour Elodie. Peut-être qu’il voulait éviter de croiser Elodie, pour pas qu’elle soit triste de le voir avec sa femme. Ou peut-être qu’elle ne savait rien à propos de sa femme???


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157/2013 - Un petit effort?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 6 juin 2013 - 157/2013 - Un petit effort?

Pourquoi? Pourquoi est-ce que je fini par toujours faire ce que je ne voulais pas? Je suis nulle. Je voulais me donner une journée de congé. Rien faire. Tout le monde est au boulot, je pouvais me détendre et profiter d’un peu de repos.

Mais non. J’ai fini par courir faire les courses pour ma frangine, aller chercher ma puce après l’école. J’ai cuit dans la voiture. Il faisait une de ces chaleurs! Après des jours et des jours de pluies, de froids, voilà qu’il fait mortellement chaud, du jour au lendemain. Rhhh.

J’ai fini par lire les messages de Pascal. Et zut, j’aurai dû le faire hier soir…

Pascal avait appris que j’étais sortie avec Thomas, qu’on avait même été manger ensemble à midi, alors que je l’évitais, sans même lui donner d’explications. Et hier soir, Pascal me demandait des comptes et je n’ai pas vu ses messages. Moche.

Pascal me disait qu’il en avait marre de mes silences, que je pourrais au moins lui parler, même si c’était pour se prendre la tête. Tout valait mieux que ce long silence sans fin. Et je n’ai pas répondu. Du coup, tard dans la nuit, il m’a envoyé un dernier message, pour dire qu’il allait arrêter de m’emmerder. Que si je voulais lui parler enfin, je savais où le trouver.

Aïiiiiie! Je devrais, mais je ne saurais par quoi commencer. Et, le pire, c’est que je ne me rappelais pas vraiment pourquoi je lui faisais la tête! Ah oui, il m’avait planté le week-end passé, le samedi, alors qu’il avait passé la soirée d’avant avec Caro. Et il n’avait même pas pris la peine de m’avertir…!!! Rien que de me rappeler me foutait encore en rage. Même si je l’aime toujours, je ne sais pas comment lui expliquer ce que j’ai ressenti…

Comment lui expliquer que je voudrais qu’il n’y ait personne d’autre qui puisse lui faire oublier l’heure, personne qui passe avant moi, même pas son basket! Iak, j’aurai l’air d’une emmerdeuse. Autant me taire et garder ça pour moi.

Le pire c’était, de n’avoir même pas répondu à son dernier message, au moins pour lui dire qu’il ne m’emmerdait pas. Que je n’avais fait que manger avec Thomas un jour à midi. C’était entre 2 courses de la journée, rien de spécial. C’était seulement un copain. Il a juste appelé au bon moment, et je passais tout prêt, rien de plus. Ce n’était pas ce qu’il imaginais.

Ce soir, perdue dans mes pensées, mes pas m’ont conduites devant chez lui… Il était à la maison…

J’avais d’abord cru qu’il était tout seul, et mon coeur s’est gonflé d’amour. Puis, j’ai vu Jess lui apporter une tasse et l’entourer de ses bras. Jess était rentrée? Je ne le savais pas? Quant? C’était peut-être pour ça qu’il mettait un terme à ses messages? C’était juste une excuse! Furieuse, j’ai fait demi-tour. Le coeur contrit, je ne l’aimais plus autant que la minute d’avant.

Dire qu’il me demandait de faire un petit effort! Je n’avais plus tellement envie de lui parler. Pourquoi ne m’avoir pas dit que Jess était en Suisse? Il m’énerve. C’est à lui de faire un effort pour me comprendre.


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156/2013 - Quant les choses vont mal...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 5 juin 2013 - 156/2013 - Quant les choses vont mal!

J'ai été cherché ma puce après l'école, comme presque tous les mercredi. On a passé l'après-midi ensemble. Elle avait ses leçons à faire, mais elle a proposé qu'on aille courir. Iak, pas trop envie moi! Ma soeur est rentrée tôt du boulot, alors on a papoté longtemps. Ensuite, je devais passer chez mon papa pour lui donner les clés de mon (ex) appart, pour mon (ex) beau-frère. Mais avant, je voulais faire une sieste, j'étais crevée.

Dans tout le fouilli du déménagement, j'ai perdu un natel que Pascal m'avait offert. J'ai pensé l'avoir laissé dans un sac à main à Cugy. Alors, avant d'aller chez paps, j'ai couru vérifié à Cugy. Faux espoir. La journée avait mal commencé, j'avais oublié un truc ici, alors courir, puis oublié encore autre chose en partant, donc retour sur mes pas après. Bref, l'horreur.

J'ai donc été chez papa lui remettre les clés. En repassant par Cugy, j'ai pu vérifié que ma réfection de l'appart avait pris. Hihihi, mon (ex) beau-frère aura la surprise de sa vie. Ca pue en plus, pire que dans les chiottes publiques! Bien fait pour sa tête.

Voilà... Fini. Je n'ai plus à courir d'un endroit à l'autre. Enfin mis un point à ce foutu déménagement.

Cela faisait plus de 20ans que j'habitais la commune de Cugy. J'ai vécu les pires et les meilleurs moments de ma vie là-bas. Maintenant, j'entame un nouveau départ. Je crois que je me réjouis. Là-bas, j'ai vu mourir mes 2 adorables chiens... Derrière moi, je laisse les rivières de larmes, les coups au coeur, les chagrins...

Ca me donne envie de dire; le Roi est mort, Vive le Roi! Maintenant, vive les voyages, les plaisirs de la vie, gâter ceux que j'aime... Je ne mettrais plus d'argent de côté, n'économiserais plus 1 centime. Je dépenserais tout pour moi et les miens. Mais, moi d'abord...

J'étais tellement raide en rentrant, que je n'ai même pas pris le temps de lire les messages de Pascal...


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154/2013 - Pascal continue..

Publié le par JaneDo


Lundi, 3 juin 2013 - 154/2013 - Rien que le stress!

J'ai encore passé ma journée à naviguer entre Moudon et Lausanne. Tchoy m'a demandé s'il pouvait emporter ma machine à laver le linge, alors je l'ai retrouvé sur place. J'ai également donné le lave-vaiselle. Après tout, je ne sais pas où stocker ces trucs, puis pourquoi pas racheter du neuf. Nouveau départ, nouveau matos.

Bien sûr, je suis tombée sur Maria. Elle m'a offert un café, puis on a convenu que je passerai demain, pour l'aider avec son album photos famille sur internet. On est à 96 pages!

Donc, mardi, j'ai passé l'après-midi avec elle, à faire son album. Je devais de toute façon aller là-bas, Culligan passait reprendre la fontaine d'eau, que je louais chez eux depuis bientôt 6ans. J'aimais bien. Ca m'évitait de devoir transporter des tonnes de bouteilles d'eau! Et les gamins adoraient jouer avec et se servir à boire directement de la fontaine. Ce qui fait, qu'ils buvaient beaucoup plus que si j'avais dû leur préparer à boire. Je suis rentrée sur les rotules.

Seul point réconfortant de la journée, c'était les messages de Pascal. Pascal continuait à me bombarder de sms. J'espère qu'il en prendra l'habitude après!!! Ouais, là, je crois que je rêve un peu trop grand!!!

J'ai eu Thomas en ligne. Il m'a dit que Pascal semblait beaucoup moins à cran que les jours précédent. Alors, il a voulu savoir si quelque chose avait changé, si on s'était vu ou parlé. J'ai répondu que non. Je ne voulais pas lui dire que j'avais fini par répondre à Pascal. Légèrement tendue à attendre sa réponse, je lui ai dit que les choses se passaient probablement bien avec sa Elodie! C'était une blague, j'espérais le contraire de tout mon coeur!

Thomas a d'abord rigolé en approuvant. Ca m'a foutu le moral dans les pompes direct. Donc, Pascal continuait à voir Elodie? Je ne sais pas, mais j'avais imaginé le contraire. Je pensais sincèrement qu'ils avaient cessé de se voir! Sinon, pourquoi continuait-il à me pourchasser? Ca ne tenait pas debout. Puis, le ton de Thomas a changé. Sceptique, Thomas a fait la remarque, que Pascal n'était pas sorti ces derniers temps. Il ne croyait pas que Pascal ait revu Elodie.

A une occasion, alors que Pascal était chez lui, Elodie l'avait appelé. Il a entendu Pascal inventer des excuses pour ne pas la voir. Même sur le moment, il avait trouvé ça étrange et lui avait posé des questions. Pascal lui a seulement dit qu'il était crevé, qu'il voulait rester tranquille, mais on ne peut pas dire ça à une fille, sans que ça tourne en prise de tête.

Hahhh, comme je me suis sentie soulagée!

Contente d'apprendre ça, en début de soirée, j'ai répondu à un des messages de Pascal par un petit bisous. Je lui ai avoué qu'il me manquait. Là dessus, il a essayé de m'appeler. Aïïïïeee, je n'étais pas encore prête à lui parler. J'avais peur de moi-même. Si je le vois, je sais que je passerai sur tout, que je lui pardonnerai instantanément.

Mais après tout, pourquoi pas? Il me manquait et je ne pensais qu'à lui à longueur de journée. En conduisant, en prenant un virage, en entrant dans un magasin, je me surprends parfois à soupirer son prénom. Pourquoi ne pas avoir le courage de le voir? Ca rimait à quoi de lire ses sms sans répondre? Je vais où là? A quoi je pensais?

Mouais... Je ne devais pas être aussi courageuse que je le pensais. Ou, peut-être que j'espèrais que Pascal fasse une erreur pour que je puisse le détester et trouve enfin le courage de le quitter pour de bon? Ouai, je dis ça, mais je l'aime tellement que je suis sûre que je lui trouverais des excuses! J'avais envie de retrouver ses bras, sa chaleur, sa tendresse.


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153/2013 - Avec Pascal par sms...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 2 juin 2013  -  153/2013  - Avec Pascal par sms…

J’ai fait la morte tout le dimanche. J’étais crevée, j’avais eu froid hier soir plantée dans le noir, sous la pluie à espionner Pascal. J’ai parlé avec Caroline, c’était la seule qui a réussi à me joindre de la journée. Puis, plus tard, elle m’a dit que Pascal avait été à côté d’elle pendant toute notre conversation. C’était lui qui avait insisté pour que Caroline m’appelle.

Grrrh, la honte, je lui avais dit que je l’aimais même si je lui en voulais pour le week-end passé. Pfff, nul. Sans le vouloir, j’avais dû lui remonter le moral et vachement le rassurer… Parce que même si je ne voulais pas lui parler, j’étais toujours croque dingue de lui!

Comme un vrai scout, Pascal continuait avec ses messages. Rien que pour ça, je l’aime ! Certains étaient vraiment mignons. Je notais que depuis qu’il avait entendu notre conversation, le ton désespéré avait disparu, pour faire place à plus d’assurance. C’était des messages qu’aurait envoyé un petit ami, et pas un qui ne savait pas où il en était.

Pour finir, j’ai répondu. Je lui ai dit que, même si je ne lui répondais pas, j’appréciais le fait qu’il soit si constant et continue malgré tout à m’écrire. Que j’appréciais d’autant plus que je savais que les sms, ce n’était vraiment pas son truc. Et que je me sentais quelque peu coupable de ne pas savoir trouver les mots pour exprimer ce que je ressentais.

Pascal a répondu que ce n’était pas grave, il continuerait jusqu’à ce que j’accepte enfin de lui parler, face à face. Parce qu’il préférait nettement mieux que les sms.

Je n’ai pas répondu à ça. Il m’a quand même raconté qu’il avait passé la journée à la maison. Thomas avait, comme souvent, des copains à la maison. Que c’était sympa pour une fois de passer le dimanche entre mecs. A la fin, il a rajouté que je lui manquais, et me souhaitait une bonne nuit. Là non plus, je n’ai pas répliqué.

Ça m’a fait plaisir de savoir qu’il n’avait pas passé la journée avec l’autre grognasse!


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152/2013 - Je n'ai rien à lui dire...

Publié le par JaneDo


Samedi, 1er Juin, 2013152/2013  - Je n’ai rien à lui dire...

Parce que je pensais que Pascal allait rester chez Caroline, j’ai appelé Thomas pour savoir si je pouvais passer chez lui. Il était de sortie, comme de bien entendu, mais il m’a dit qu’il partait aussitôt. Peut-être parce qu’il sentait que j’avais besoin de lui?

Couple Naruto 20Je ne sais pas si c’était j’avais raison de faire ça… Mais, je n’avais pas envie d’être seule à me torturer la tête à penser à Pascal et Caroline. Était-ce par vengeance? Je ne sais pas!

J’ai tourné en rond en attendant. J'attendais que Thomas me fasse signe pour dire qu’il était arrivé chez lui.

Glups ! Pascal était tout seul chez lui. Il jouait de la guitare. Ciel, donc, il était rentré? Il n’était donc pas resté avec Caro? Wahhh, alors, ce n’était peut-être pas une bonne idée d’aller chez Thomas, alors que je ne voulais pas parler à Pascal. Mince, j’allais encore le vexer! Mais, c’était trop tard pour faire marche arrière maintenant.

Pascal a dû m’entendre arriver, il est sorti sur sa terrasse. Quelle poisse. Je lui ai fait signe et je suis passée en coup de vent. Thomas m’attendait lui aussi sur le pas de sa porte.

  • Tu es sûre que tu ne veux pas lui parler?
  • Oui, je suis sûre.
  • C’est un peu vache quand même. Tu sais, quant il a su qu’on allait au ciné ensemble, il a voulu venir, juste pour te parler. Tu ne penses pas que tu devrais au moins lui accorder une petite minute.
  • Ecoute… Je ne sais pas quoi lui dire. En plus, j’ai mes tords moi aussi.

Thomas m’a prise contre lui. D’un geste tendre, il replaçait une mèche derrière mon oreille, tout en me regardant avec un drôle de sourire.

  • Maintenant que vous n’êtes plus ensemble, et ça fait quand même un moment, je me demande si j’ai le droit de… tu sais…

J’ai souri. Quoi dire? C’est vrai que je n’étais plus avec Pascal, mais j’avais plus besoin d’un ami que d’un amant!  Mais je l’adore. J’étais étonnée qu’il soit rentré juste pour moi. Ou est-ce que c’était pour le plaisir d’avoir le dessus sur Pascal? Ça, j’aimerai moins, parce que ce serait humiliant pour Pascal.

Après une dizaine de minute, Pascal est monté. Il voulait que je descende pour qu’on discute. Je ne voulais pas.

  • Alors, Thomas, tu peux lui parler, tu ne l’évite pas, mais moi, tu n’as rien à me dire et tu ne veux pas me voir?
  • Thomas est un copain, et je n’ai pas de problème avec lui!
  • Ben... J’aimerai bien savoir ce qu’on a comme problème, et même ça, tu ne veux pas me le dire… Je ne comprends pas. Ben, écoute, je t’attends en bas. Si tu ne descends pas, c’est qu’on n’a rien à se dire.

Et Pascal est parti, sans me laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit. C’était préférable que je m’en aille tout simplement. Je ne pourrais pas rester chez Thomas sans aller lui parler. Là, il ne me le pardonnerait pas. Dans le cas contraire, ça me ferait péter un câble grave.

Dire que Thomas avait flingué sa soirée pour moi, et me voilà qui repart… Mais, il a dit qu’il comprenait. Thomas m’a proposé qu’on se retrouve quelque part. Qu’il partirait me rejoindre dans un petit 1/4h pour que Pascal ne se doute de rien.

Je trouvais minable d’agir comme ça, dans son dos. C’était tout aussi moche que ce qu’il avait fait avec son Elodie. Comment le lui reprocher si je faisais pareil? Je suis rentrée me cacher au studio à Moudon.

Avant de faire toute la route, j’ai quand même passé plus d’une demi-heure à lorgner Pascal. Il a discuté avec Thomas. Probablement de mon départ précipité. Ensuite, il a essayé de m’appeler, puis messages sur message. Je ne trouvais pas la force de lui répondre. Dans un de ses messages, il me disait que ça le rendait dingue de savoir que je peux trouver le temps de voir Thomas, mais que je n'étais pas foutue de lui donner 5mn. Que si je cherchais à le rendre jaloux, c'était fait.

Meg 70Je ne pouvais pas continuer comme ça, je le savais bien, Pascal allait finir par se fatiguer de mes crises !!!

Donc, pour le calmer, j’ai promis par sms de l’appeler plus tard ou demain. J’ai été contente de voir qu’il passait la soirée tout seul chez lui. Ça me faisait aussi très mal au cœur.

J’avais envie de courir prendre Pascal dans mes bras et lui dire de ne pas se faire de soucis, je l’aimais toujours autant, même si je réagissais mal après le week-end où il m’avait laissé lâchement tomber. Mais, je l’aimais. J’aurai voulu le rassurer, mais… j’avais peur que ça se retourne contre moi en fin de compte.

J’ai dormi tard ce samedi, c’était le calme total. Bon, faut dire que j’étais crevée. Raide. Une fois debout, j’ai été retrouver Tchoy, on avait des trucs à terminer à Cugy. Puis, on a été manger. Il avait mal côté droite, je crois que c’est une crise de foie. Je suis rentrée vers 17h.

Samedi, en début de soirée, j’ai été manger avec Thomas. Cette fois, il n’a rien dit à Pascal. Il voulait éviter de me voir prendre la fuite comme au ciné. Je n’ai pas voulu parler de mes histoires concernant Pascal. En fait, je préférais éviter de parler de Pascal.

Thomas a ensuite été retrouver ses potes et moi, je suis rentrée. Je n’ai pas voulu sortir avec lui. Je ne voulais pas croiser Pascal. Il m’a assuré que Pascal n’était pas avec eux ce soir. Je me suis demandé ce qu’il avait voulu dire; que Pascal était avec Elodie ou chez lui tout seul?

Je crois qu’il a voulu sous-entendre que Pascal était avec Elodie… Alors, je suis allée vérifier. Pascal n’était pas chez lui. Ça m’a foutu les boules. Caroline est le meilleur service de renseignement que je connaisse, alors je l’ai appelée. Je suis tombée des nues, Caro ne savait pas où il était. Ça, c’était nouveau!

Loin d’être rassurée, je suis quand même rentrée. Je n’avais pas besoin de courir pour le trouver, Caroline s’en chargerait. Demain, je saurais où il traînait par elle.


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151/2013 - Rencontre imprévue...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 31 mai 2013  151/2013  - Rencontre imprévue...

Ben, je dois dire que Pascal ne me déçoit pas, question persévérance. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi tenace. Malgré la manière que je l'ai traîté hier soir, il n'a pas cessé de m'envoyer messages sur messages, même s'il se doutait maintenant, que je l'évitais et que je ne voulais pas répondre à ses appels.

Ce qui me fait me poser des questions tout de même; si je veux que les choses s'arrangent, ne faudrait-il pas que je lui parle? Ou au moins, répondre à ses appels ou, au minimum à ses appels? Parce que, ça ne nous avancera à rien de ne pas se parler! Mais voilà, pour dire quoi? Lui prendre la tête avec mes déceptions? Lui faire une bonne vieille scène? Pfff, oui, il faudrait que j'arrête de fuir et lui faire face. Mais pas aujourd'hui, j'ai encore besoin de temps pour me calmer.

Pascal me manquait, mais je n'avais pas envie de le voir... Va comprendre!

Disons que je me connais, et je finirais vite par lui lancer des vacheries à la tête. Pas qu'il ne les mérite pas, mais, c'est pas comme ça qu'on fait quant on veut que les choses évoluent dans le bon sens.

Thomas m'avait invitée à aller au ciné avec lui ce soir. Je sais bien qu'il espérait m'attirer après en soirée. Mais, je ne suis pas encore prête à re-croiser Pascal. Et l'idée qu'il se balade encore avec Elodie me met dans tous mes états. Je passe de la déprime, à la folie, en passant par une rage aveugle. Ca me donne envie de lui cracher à la gueule. J'ai envie de lui, mais en même temps, je pense à lui et Elodie, et ça me dégoûte d'en avoir envie. Et je le déteste encore plus. Ca me tourne l'estomac et me donne envie de faire des choses qui le rendrait furax.

J'ai accepté d'aller au ciné avec Thomas, mais en arrivant sur les lieux, en retard bien sûr, j'ai vu que Pascal était là aussi. Ils étaient tous les deux debout à l'entrée et m'attendait. Thomas semblait calme et Pascal faisait des aller retour nerveux. Alors, Thomas aurait organisé le ciné pour qu'on se voit? Je me suis sentie trahie. J'ai fait demi tour et je suis partie sans demander mon reste. Désolée Pascal, ce ne sera pas pour ce soir!

Cachée dans mon coin, j'ai envoyé un message à Thomas. Je devais lui dire que j'avais vu qu'il avait emmené Pascal avec lui, alors je rentrais. Je n'étais pas encore prête pour ça, et que j'aurai préféré qu'il me consulte avant. Hihihi, je l'ai vu sourire à moitié. J'ai su après qu'il avait été content de savoir que je n'avais pas accepté son invitation, seulement pour revoir Pascal. Donc, c'était pour être avec lui, et ça, ça lui avait fait plaisir.

Pascal par contre a semblé s'effondrer... Il pensait que sa seule présence aurait suffit à me faire sortir du bois? Gonflé!

J'aurai peut-être dû rajouter dans mon message qu'il n'avait qu'à retourner roucouler dans le cou de sa Elodie! Non, non. S'il n'y pensait pas, j'allais pas encore lui donner de mauvaises idées. Je me suis demandée ce qu'il allait faire ce soir? Alors, j'ai décidé d'essayer de le suivre discrètement. Mais, ça me posait un gros problème, il connaissait ma voiture! Et ce soir, je n'avais pas l'aide de Caroline.

Il ne m'a pas fallu 5mn pour le perdre dans la circulation. Peut-être que je faisait trop attention? Peut-être que j'avais trop peur que Thomas passe et reconnaisse lui aussi ma voiture. J'ai failli abandonner. J'ai pensé aller voir et attendre chez Elodie, mais j'ai bien fait de passer par le bleu d'abord. Je n'ai pas osé sortir de ma voiture, ni trop approcher.

J'ai alors pensé appeler Caro, après lui avoir envoyé un message. Elle était bien là-bas, et elle m'a dit que Pascal venait d'arriver. Un peu moins réjouissant était d'apprendre qu'Elodie, toute pimpante était là aussi. J'en voulais à mort à Pascal de l'avoir imposée à toute l'équipe. C'était ma place, pas la sienne.

J'ai fait demi tour pour rentrer. Il ne valait pas la peine que je verse une seule goutte de larmes pour lui...

Mais bon, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. Les yeux remplis de larmes, la gorge serrée, je pleurais comme une madeleine en rentrant. J'avais trop mal au coeur en pensant qu'il allait vite oublier sa déconvenue de tout à l'heure et aussi vite se consoler dans les bras de l'autre pouffe. Je l'imaginais déjà... Riant à gorge déployé, alors que j'avais de la peine à respirer et voir la route, regardant l'autre miss avec des étoiles pleins les yeux... Je le haïssais de me faire autant de peine, de m'oublier aussi vite.

Je n'ai presque pas entendu mon natel sonner. Caro m'apprenait que Pascal était passé en coup de vent. Elodie lui avait proposé d'aller chez elle, ou de rentrer avec lui. Pascal avait prétendu être crevé. Caroline avait alors pensé pouvoir se faire inviter à sa place, mais Pascal avait aussi décliné, et il avait filé après être passé à peine 10mn sur place.

Les larmes ont cessés... Ah oui? Pourquoi? Est-ce que par hasard je lui manquais?

Caro allait encore passer chez lui. Elle voulait tenté encore sa chance. Je l'ai prévenue que j'irai voir, mais ça ne l'a pas gênée, ça l'a plutôt fait rigoler. J'ai foncé à mon tour sur place. Caro était déjà là. Etonnament, Pascal ne l'a pas fait entrer. Il pleuvait à verse, mais ils restaient sur le pas de la porte. J'étais aussi en train de me prendre une bonne douche. Puis, Elodie est arrivée.

Oh là, mon sang n'a fait qu'un tour! Pascal avait certainement été au Pub pour la voir et ils se sont donné rendez-vous chez lui. Le rat. J'avais envie de foncer dans le tas. De le mordre, de lui lancer des tas d'insultes à la gueule. De la gifler, la pousser par terre dans la pluie. Puis non. Ce serait le pire des comportements.

Apparemment, la présence de Caro a jeté un froid. Le coeur écrasé par les battements brouillon de mon sang dans mes oreilles, j'attendais, tendue. Si Pascal la faisait entrer, c'est qu'ils avaient bidulé ce rendez-vous. Il avait intérêt de ne pas me décevoir. Les minutes qu'ils ont passés sur le pas de la porte tous les 3 m'ont semblés durer un siècle.

Puis, Elodie est remontée en voiture et est partie sur les chapeaux de roues. Puis, c'était au tour de Caroline. Je l'ai attendue. Je voulais savoir ce qu'ils se sont dit. D'ici qu'elle arrive en courant dans ma direction, j'ai décidé de ne rien demander. Si elle voulait me raconter, elle le fera d'elle même, j'en étais sûre.

Chez elle, on s'est séché, puis on s'est installé à même le sol devant un chocolat chaud. On tremblait de froid. J'étais trempe jusqu'à l'os. Tétanisée aussi. Peut-être qu'on aurait dû attendre encore un peu, Elodie reviendrait peut-être. Elle n'était partie que pour donner le change? Puis zut, je préférais ne pas le savoir. Ca ne ferait que me faire souffrir.

Ca faisait une petite demi heure qu'on papotait toutes les 2 quant Pascal s'est pointé... Glups!

Le temps avait passé si vite... M'enfuir du cinéma, tourner en rond avec l'espoir d'apercevoir Pascal, parler au téléphone avec Caro, poiroter sous la pluie, et c'était déjà passé minuit! Et voilà que Pascal se tenait sur le pas de la porte chez Caroline!

Mince, attend... Pascal était venu chez Caroline? Au lieu de chercher à me trouver? Après avoir laissé partir Elodie? Il avait décidé ça comme ça? Pourquoi Caroline? Quelque chose m'échappait grace!

  • Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais sûr de te trouver ici...

Pascal s'adressait à moi. Il avait l'air satisfait de sa trouvaille. Je me sentais prise au piège. Un peu bête aussi. Il a demandé à Caroline si elle pouvait nous laisser discuter 2mn. Ca c'était bizarre. Ou voulait-il qu'elle aille? En plus, elle était chez elle. Gentille, Caro s'est retirée dans sa chambre. Mais, je savais qu'elle écouterait à la porte. Et moi, j'avais envie de fuir.

  • Pace, je n'ai aucune envie de parler... Pas ce soir. Je...
  • Pas ce soir, pas demain? Alors quand? Je peux savoir pendant combien de temps tu penses encore me faire la gueule?
  • Waouh, exactement le genre de sujet que je préfère éviter.

Je me suis levée pour ramasser mes affaires et me diriger vers la porte. Tant pis, j'enverrai un message à Caro pour m'excuser d'être partie comme ça. Mais, Pascal m'a retenue.

  • Tu ne va pas t'enfuir encore. On va tirer ces malentendus au clair tout de suite. J'étais sûr que si j'avais le malheur de ne pas être sagement chez moi, tu allais me faire la tête au carré. J'ai pensé que c'était un piège quant Caro s'est pointée chez moi. Et bizarrement, elle n'a pas autant insisté que les autres fois!

Moi contre lui? Lui faire la tête au carré? Rien que ça? Il rigole?

  • Ce n'était pas du tout un piège. Rien n'était prévu entre Caro et moi.
  • Tu parles! Alors comment ça se fait que je te retrouve ici, alors que tu as passé la semaine à me fuit comme la peste?
  • Je l'ai appelée, et je savais qu'elle allait chez toi, quant elle m'a dit qu'elle rentrait, je suis venue. J'avais envie de la voir.
  • Mouais à d'autres!
  • Pascal, je n'ai pas envie de te parler... J'ai besoin de temps. Laisse moi partir.
  • Mais bordel Jane, tu ne pourrais pas juste balancer ce que tu as à me dire, m'insulter si ça te soulage, mais parle bon dieu. A quoi ça sert de traîner des grudge pendant des semaines. Tu ne penses pas qu'on pourrait pour une fois parler et régler les choses?
  • Laisse-moi! Mais... C'est vrai que j'aurai été très déçue que tu traînes avec une nana à faire la fête, alors que tu m'as laissé aussi facilement tomber le week-end passé. Puis, je suis sûre que c'est ce que tu as fait de toute façon, alors pour l'instant, rien que de te voir me fout des boutons.

Wahhh, j'ai regratté d'avoir dit ça en voyant son visage se décomposer. Non, je l'aimais tellement, mais parfois, quant je ne les contrôle pas, les mots s'échappent de ma bouche souvent, sans que je puisse les retenir.

  • Pfff, je ne sais pas ce que je dis... Tu vois, c'est juste pas le moment, je suis trop fatiguée, trop tout pour faire face à tout ça, même pour en parler. Je ne sais pas encore ce que j'en pense. Je n'ai pas eu le temps d'y penser (rhohhh le gros mensonge!). Tout ce qui sortirait de ma bouche ne serait que des trucs en l'air, juste parce que je ne veux pas en parler. Alors, par pitié, laisse-moi.

Je serrais ma veste contre moi comme bouclier. J'avais reculé jusqu'à la porte sans m'en rendre compte. Je ne pouvais vraiment pas lui parler pour l'instant. Il me fallait y réfléchir calmement avant et m'y préparer. Comme ça, ça va pas. Je risquerais de dire des choses que je regretterais ensuite.

Pascal a encore tenté de me retenir par le bras. Je le lui ai arraché et j'ai regretté aussitôt mon geste brusque. Je ne voulais pas qu'il pense qu'il me dégoûtait. Même si quelque part, c'était le cas, mais je l'aimais aussi tout autant. Et c'est ce qui me perturbe.

  • Viens au moins à la maison... On pourra parler ou non... Comme tu veux... Tu pourrais prendre tout ton temps, mais ne pars pas, s'il-te-plaît?

J'ai fait non de la tête et j'ai pris mes jambes à mon cou, comme si tous les diables de l'enfer étaient à mes trousses. J'ai jeté un dernier coup d'oeil en arrière, et je l'ai vu debout dans l'embrasure de la porte. Il semblait si seul, ça m'a fait mal au coeur. C'était idiot, parce que je suis sûre qu'il se fera consoler par Caroline!

Caroline qui se fera un plaisir de me remplacer, de lui remonter le moral et l'aider à m'oublier. Mais, il avait l'air si seul...


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