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178/2013 - Elodie passe avant moi?!?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 27 juin 2013  - 178/2013 - Elodie passe avant moi?!?

Quant il s’agit de Pascal, je ne peux pas me faire confiance. Ni à mon intelligence, ni à mon jugement. Je perds mes repères, mes principes et quelques fois, totalement ma fierté. Je me laisse aussi souvent emporté par mon côté impulsif et je fonce sans réfléchir. Pourtant, ce n’est pas ma façon. Pas mon caractère. Avec Pascal, je nage dans le gris, hors, d’habitude, c’est ou blanc, ou noir. Il n’y avait jamais eu d’entre deux.

Pascal m’a appelé aujourd’hui aussi. Trois fois. Hier deux, aujourd’hui trois? Demain ce sera quatre??? Hihihi, je ne pense pas.

Il m’invitait à manger. Il rentrait ensuite, étant donné qu’il était fatigué, donc pas de sortie pour aller boire un verre avec les quelques copains qui sortaient ce soir. Il faisait bon ce soir, alors on s’est baladé au bord du lac, main dans la main. J’adore quant il me tient par la main. C’est agréable et drôlement rassurant. J’ai eu l’impression que c’était un geste naturel, comme si on était à nouveau ensemble.

Mais, je me faisais des illusions… J'avais tout faux...

Il avait été bavard, adorable, câlin toute le temps qu’on a passé ensemble. Puis, est arrivé le moment de se séparer. J’ai eu l’impression qu’il n’avait pas envi de me laisser partir. Ça m’a fait sourire. C’était chou. Après une tonne de bisous, et un gros déchirement de devoir se séparer, je suis partie le coeur léger. Heureuse. Puis, les doutes sont venus me tarauder. Ou était-ce juste l’envie de l’apercevoir encore un peu.

J’ai fait demi-tour sur le chemin, et je suis allée chez lui. Je pensais le voir planté dans le canapé à regarder la télé, ou peut-être en train de lire ou autre. Mais, à ma surprise, il n’était pas chez lui. J’ai attendu 10mn. Il s’était peut-être arrêté pour des clopes ou quelque chose. Mes mains me piquaient d’envie de l’appeler. Mais, je n’osais pas. Après 10mn, mon coeur à commencer à saigner à l’idée qu’il ait pu aller ailleurs.

J’ai été vérifier chez Caroline. Il n’y était pas. Je suis revenue chez lui. Pascal n’était toujours pas rentré.

Non??? Pascal ne pouvait pas avoir été chez… Elodie! Pas après la soirée adorable qu’on avait passé ensemble tout de même? Comment les hommes arrivent à faire ça????? Non. Pascal était peut-être passé chez un pote. Pourtant, il avait dit qu’il était crevé! Toutes ces questions me trottaient dans la tête en allant voir chez Elodie, alors que je tremblais et que j’avais les mains moites, accrochée à mon volant.

J’espérais de tout mon coeur qu’il ne soit pas chez elle. Il n’y était pas. Pffffouh. Je me suis sentie tout de suite mieux. Il n’y avait pas de lumière chez elle, et pas la voiture à Pascal. Elle dormait probablement déjà. Rassurée. Puis, je me suis demandée s’ils n’étaient pas quelque part ailleurs? Avec nos copains peut-être? En train de prendre un verre? Avec elle? Ils avaient peut-être rendez-vous? Avant de commencer à fabuler, j’ai voulu vérifier si Caroline savait quelque chose.

Caro ne savait rien. En plus, elle semblait plutôt déprimée. Elle s’est lancée dans de longues plaintes, à me dire qu’elle ne le voyait plus beaucoup. Elle était au pub avec certains de nos potes, et personne n’avait pu lui dire si Pascal viendrait. Elle s’emmerdait à cent à l’heure et a voulu que j’aille la rejoindre. Ou venir avec moi pour le rechercher. Je lui ai raconté qu’on avait mangé ensemble et que Pascal avait dit qu’il était crevé, donc il était probablement rentré.

Pour en avoir le coeur net, je suis retournée voir chez Pascal. J’ai dû mettre de l’essence. Tous ces trajets, de longs en larges finissaient par me coûter cher! Je suis retournée chez Elodie. Cette fois, je ne bougerais pas de là. J’attendrais de la voir rentrer. Et je priais pour qu’elle soit seule. Ensuite, j’irai vérifier chez Pascal.

Si lui aussi était rentré, c’est qu’ils étaient ensemble. La prochaine fois, après avoir mangé avec lui, je m’arrangerai pour ne pas le lâcher, si on se quittait aussi tôt que ce soir. Je me sentais flouée, ridiculement naïve, blessée aussi.

Je crois que je lui en voulais un peu. Ma tête me faisait mal tellement que je me creusais la cervelle pour comprendre. Et est-ce que j’avais seulement le droit de lui en vouloir?

Après tout, il avait passé un moment avec moi? Est-ce que je ne lui avais pas dit de faire ce qu’il voulait pour autant que je me doutais de rien? Alors pourquoi est-ce que je tremble autant? Pourquoi je sens cette morsure au niveau du coeur? Pourquoi est-ce que je le suis comme ça? Est-ce que je ne serais pas un peu maso? Je me sentais si triste, si déçue aussi.

Ça commence à m’inquiéter qu’il ait été encore voir Elodie! Ça m’inquiète qu’il la voit autant! Aussi qu’il délaisse Caro dans le mix! Sa femme disait donc peut-être la vérité? Mince, ce que ça peut faire mal...


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177/2013 - Pourquoi court-il quant je l appelle?

Publié le par JaneDo

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Mercredi, 26 juin 2013 - 177/2013 - Pourquoi court-il quant je l’appelle?

Assise dans ma voiture à regarder Jess circuler dans la maison, j’étais nerveuse. J’avais un peu la trouille que Pascal s’énerve. Mais non, Pascal n’était pas fâché. Au contraire, il semblait nerveux. Il me fixait d’un air incertain, cherchant à deviner ce que je savais.

Pascal n’a pas cherché à me prendre dans ses bras comme il le faisait d’habitude. On aurait dit qu’il craignait que je le repousse. Depuis qu’elle avait entendu sa voiture, Jess nous épiait de la fenêtre de la cuisine.

Toujours très nerveux, Pascal s’est lancé dans son histoire, comme quoi il était chez un copain, qu’il n’avait pas tout de suite vu mon message, etc. Il cherchait à me convaincre de son histoire, en me racontant qu’il avait déjà accepté l’invite de son pote, avant mon appel.

Je n’étais pas dupe, mais j’appréciais l’effort qu’il faisait pour me cacher la vérité. J’ai hésité à lui couper l’herbe sous les pieds, en lui demandant d’arrêter de me raconter des histoires. Mais, je préférais son histoire à la réalité. A la fin, il m’a prise dans ses bras.

On a été chez lui. Je ne voulais pas aller chez Thomas, comme on aurait pu le faire. Puis, Pascal estimait que Jess savait très bien où ils en étaient, il n’avait pas besoin de faire semblant. De toute façon, elle n’avait pas à venir chez lui, c’est ce qu’ils avaient convenu. Elle s’était quand même installé là, elle savait à quoi elle s’exposait. D’ailleurs, elle n’a pas dit un mot de protestation. Rien.

Poliment, je lui ai fais la bise et on a même échanger quelques mots, en attendant le retour de Pascal. Il avait été se changer pour se mettre en training. Jess m’a demandé si on avait passé la soirée ensemble. J’ai pensé d’abord lui mentir, mais j’ai choisi de lui dire la vérité, sans prononcer le nom d’Elodie.

J’ai simplement prétendu l’avoir croisé. Que j’avais tenté de le suivre, mais que je l’avais perdu en route, alors je l’avais appelé pour le voir. Elle a compris pourquoi j’avais attendu son arrivée, assise dans la voiture. Bon, peut-être que je n’aurai pas dû, parce que j’étais sûre qu’elle en parlerait à Pascal. Mais bon, il ne saura pas que j’avais été voir chez Elodie. Ce sera pour la prochaine fois.

On est resté un moment au salon à papoter avec Jess et écouter de la musique. Jess s’est très vite retirée dans sa chambre, dès que Pascal a montré des signes de rapprochement. Il m’a serré contre lui et me faisait de petits bisous dans la nuque. J’imagine que ça l’agaçait et qu’elle ne voulait pas assister à ça.

Pascal m’a demandé si je voulais dormir là, et j’ai dit oui.

Je partirais dans la nuit, dès qu’il se sera endormi. Je n’avais pas de quoi me changer. Même s’il y avait toujours ma brosse à dents, ça me dégoûtait de l’utiliser depuis que Jess est là. Elle l’avait probablement utilisé pour nettoyer les coins de la salle de bains. En tous cas, c’est ce que j’aurai fait.

Une fois Jess hors de vue, Pascal m’a prise dans ses bras. Mince, si je ne l’avais pas vu chez Elodie, j’aurai presque cru qu’il était aux anges que je sois là. Ses yeux brillaient… d’amour… et ses baisers étaient brulants de désirs. Comment lui faire confiance après ça? Il cachait trop bien son jeu!!! Quant il m’a entraîné dans son lit, je n’ai pas résisté.

Hum, il avait pris une douche en allant se changer. Il n’avait pas voulu risquer que je renifle le parfum d’Elodie.

J’ai filé en douce vers les 3h du matin. Quant je pense que je lui en voulais l’autre fois, à l’hôtel, d’être parti pendant que je dormais!!! Je suis nulle. Pascal avait raison, je faisais souvent ça moi!

Wahhh, j’étais raide crevée. J’ai dormi jusque vers midi, puis j’ai été chercher ma puce et on est rentré à Moudon. On s’est planté dans nos mangas un moment, puis on a fait une sieste. Au retour de ma frangine, on dormait toutes les 2. Ma puce voulait préparer ses cartons pour le déménagement après le souper.

Je n’avais pas le courage de rentrer chez Brian, alors je suis restée dormir à Moudon. Pascal aurait voulu qu’on se voit ce soir encore. Hum! Surprenant. Il m’a appelée 2 fois aujourd’hui. Ça m’a fait plaisir, mais je me suis aussi demandée si ça ne cachait pas quelque chose de louche! Il voulait être sûre que je ne le suis pas ce soir???

L’empêche, hier soir, il n’avait pas à se sentir coupable, il ne me devait rien. Ni explication, ni rien. Alors, pourquoi a-t-il couru comme ça??? Pourquoi me cacher où il se trouvait? Je sais que si ça avait été Caro, il le lui aurait franchement dit! Pourquoi tenait-il tant à cacher sa liaison avec Elodie? Pourquoi cherche-t-il autant à me ménager? Est-ce de l’amour?


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176/2013 - Trouble fête, ou plutôt... Trouble galipettes!

Publié le par JaneDo


Mardi, 25 juin 2013  - 176/2013 - Trouble fête, ou, trouble galipettes!!

Pascal avait dit qu’il avait déjà quelque chose. Mais je n’avais pas envie de rester seule ce soir. Pascal n’avait pas l’entraînement, alors qui pouvait avoir su avant moi? Son équipe ne l’avait su qu’hier!

Je suis perdue dans le labyrinthe de ma tête. Pascal me dit toujours que je réfléchi trop, qu’il aimerait bien savoir ce que je concocte dans ma tête. Ce serait amusant de faire ce que Akemi-sama m’a dit. En même temps, je ne voudrais pas trop que Pascal se sente coupable.

Je m’explique; J’aimerai voir sa réaction après un message qui lui demande s’il pense vraiment à moi alors qu’il est en train de sauter une autre nana.
Mais, et c’est là où ça bogue un peu dans ma tête: Je ne veux pas l'empêcher de s’amuser. Il peut voir d’autres filles s’il en a envi. Je ne veux pas l’en empêcher.

Je dois juste travailler sur le flippe qui me traverse à chaque fois, sur mes incertitudes, sur la peur qui me grignote de l’intérieur. Je devrais arrêter de le suivre, de chercher à savoir. Mais c’est fou, une fois qu’on commence cette connerie, on n’arrête plus. Je dois travailler sur moi-même pour être plus ouverte, plus forte.

Le hic, c’est que je crois que je suis jalouse… de lui! Jalouse de Pascal. De la chance qu’il a de pouvoir avoir les filles qu’il veut, sans effort. Ouais, je l’envie. Je voudrais être à sa place, ou dans sa tête. Je ne voudrais juste pas qu’il ne tombe amoureux de l’une d’elles. Je crois que ça me dévasterais. Je voudrais être certaine de toujours être la seule et unique qu’il aime vraiment.

En plus, on ne sort même plus ensemble, donc de quel droit j’aurai à lui imposer quoi que ce soit.

C’est la peur qui me fait le suivre, l’épier! Traduire chaque sourire qu’il leur renvoi, chaque geste, chaque regard. Est-ce que c’est le même qu’avec moi? Est-ce qu’il n’a pas l’air d’être trop intéressé par cel le-là? Est-ce qu’il est captivé? Est-ce qu’il ne serait pas en train de tomber amoureux de celle-là? Ou celle-ci?

Jeeez, je suis vraiment à la masse moi!

Bref, mardi soir, j’avais la folle envie de le voir. De voir Pascal. Je devenais dingue de savoir qu’il n’avait pas l’entraînement et que je n’avais aucune idée de ce qu’il faisait. Avec qui était-il? Est-ce qu’il s’amuse mieux qu’avec moi? Est-ce qu’il m’oublie? J’étais ravagée à l’idée qu’il puisse avoir envi de passer tout ce temps libre avec quelqu’un d’autre que moi!!! Ouais, je suis cinglée!

Je me torture moi-même avec mon imagination débordante. Au lieu de m’occuper comme j’avais l’habitude de le faire; peindre, dessiner, lire, etc, je ne faisais plus rien. Je ne faisais rien d’autre que penser à lui. Ouais, ravagée!

J’ai tenté de joindre Pascal avant qu’il ne quitte le bureau. Pfff, il était déjà parti. Cela n’a fait que faire grimper mon stress intérieur d’un cran. Complètement ridicule, je lui ai envoyé un message pour lui dire que j’avais envie de le voir. Pascal n’a pas répondu dans l’heure, alors ça m’a rendu folle. Evidemment, j’ai commencé à m’imaginer plein de choses, comme par exemple, qu’il ne voulait pas me répondre.

Même si ça me donnait l’air d’une gourde finie, je lui ai renvoyé un message, me répétant. J’ai eu l’impression d’être une mendiante. Je mendiais son attenti
on. Pas très flatteur. Après, prise de remord, je n’osais plus lui récrire. Pascal avait dû voir mon message, donc, s’il ne répondait pas, c’est qu’il n’en avait pas envi.

J’ai même pensé lui dire que j’allais l’attendre chez lui. Le seul problème, c’est que je devais me taper Jess en attendant. Et s’il continuait à ignorer mon message? Et si Jess me fichait tout bonnement à la porte? Boh, je pouvais toujours aller chez Thomas? Ouais, pas top pour Thomas. Non, je pouvais pas. Alors, chez Caro? Wah, non. Trop nul. Si Pascal répondait, elle finirait par être dans mes pattes. Rhhhh, je ne savais pas quoi faire, mais j’avais vraiment, vraiment envie de voir Pascal.

Finalement, j’ai décidé d’aller voir partout où il pouvait être. Ça m’embêtait presque d’y aller toute seule, avoir de la compagnie, par exemple Caro, ce serait super. On pourrait discuter pendant les trajets à faire la tournée? Et s’il fallait attendre, la tension est moins lourde quant on est 2. En général, il y en a une qui tombe au fond du gouffre, et l’autre qui fait tout pour se montrer forte, sinon, c’est le désastre.

Caroline a été d’accord tout de suite. Je crois que je l’avais appelée pour d’abord être sur que Pascal n’était pas juste chez elle. On a pris la voiture à son cousin. Et on a été directement chez Elodie. Il n'y avait personne. Ensuite, on a fait un tour aux endroits où l’on pensait le trouver. Rien, personne.

Faut dire qu’on ne savait pas où regarder exactement. On ne connaissait pas les endroits qu’Elodie aimait fréquenter. On est même entrer dans son immeuble pour voir à quel étage elle habitait. C’était une idée à Caroline. Dire que je n’avais pas penser chercher. Elle est vraiment maligne. De dehors, on a repéré ses fenêtres. Aucune idée de la voiture qu’elle pouvait bien conduire, donc on ne savait pas si sa voiture était quelque part dans le coin. Encore des détails à fouiller.

On est reparti faire un tour dans les alentours, voir vers les restaurants du coin. Puis, on a pensé faire un tour vers les bars, pubs, restos au bord du lac, entre chez Elodie et les endroits qu’on fréquentait d’habitude. On a pensé qu’ils ne pouvait être que dans ces zones là. Rien. Alors, on est retourné faire un tour vers chez Elodie.

Il était maintenant, près de 23h, et choc; il y avait de la lumière aux fenêtres d'Elodie…

Ça fiche un sacré coup! On avait raté le retour d’Elodie, donc on ne savait pas si elle était avec Pascal ou non. On a commencé à faire le tour des voitures parquées, et j’avoue, pour ma part, en espérant ne pas voir celle de Pascal. Je ne voulais pas voir sa voiture parquée chez Elodie. Ça me déchirerait l’estomac.

Mais paf, sa voiture était bien là. Pascal était bien là. C’était bien sa voiture. Et elle n’était pas dans le coin lors de notre dernier passage. C’est terriblement destructeur de voir un bout de carrosserie parquée négligemment le long d’un trottoir, quant on sait ce que cela implique. Parquée à un endroit où l'on n’espérait ne pas la voir. Le choc était grand, et je suis restée un moment interdite. Dévastée.

J’ai donc pensé jouer les troubles fêtes, comme me l’avait suggéré Akemi-sama. Après tout, je n’avais rien à perdre. J’ai encore la boule à l’estomac, plusieurs jours après, en écrivant ces quelques mots. Je me rappelle très exactement ce que je ressentais à regarder sa bagnole.

C’est là que j’ai remarqué que Pascal avait répondu à mon dernier message, où je lui disais qu’il me manquait très fort, et je lui avais posé la question de savoir si je lui manquais un peu. Pascal me disait qu’il était désolé de n’avoir pas pu me voir, et que je lui manquais aussi.

Hhoh, hoh, manquait plus que ça! Je n’avais pas vu son message, parce que j’avais laissé mon natel sur silencieux. Sinon, j’aurai peut-être pu l’empêcher d’aller se balader ailleurs. Zut et re-zut. Trop tard. Il m’a fallu plus de 20mn pour composer mon message, avec le concours de Caroline.

“Je te manque??? Vraiment??? Que fais-tu? Si je te manque, alors j’imagine que tu n’es pas avec Elodie? Sinon, ce serait un gros mensonge, hein? Ou et comment est-ce que je te manque? Tu penses à moi? Là? Maintenant? J’imagine à quel point tu penses à moi, dans le lit d’Elodie? C’était ça le truc que tu avais déjà?"

J’étais assez contente de mon message. Je le lui l’ai envoyé en 13 exemplaires. Pas une, parce qu’il aurait pu ne pas entendre son natel. Non, plusieurs fois, pour être sûre qu’au bout d’un moment, quoi qu’il fasse, il serait bien obligé de regarder pourquoi son natel sonnait autant. Entre 2, je l’ai appelé. Juste pour que son natel sonne, au cas où il n’avait pas fait attention aux sonneries.

Au 13ème message, Pascal a aussitôt essayé de m’appeler. J’ai répondu. Il y avait du stress dans sa voix. Pascal semblait nerveux, tendu. Il a essayé de savoir pourquoi je lui avais écrit ça. Donc, à savoir si je savais positivement qu’il était chez Elodie, ou si c’était de la spéculation. J’ai prétendu que je le cherchais, que j’avais envie de le voir, alors j’étais en route pour aller chez lui.

Depuis en bas, on l’a vu aller sur le balcon pour me parler. Mort de rire. Pascal a eu l’impression que je ne savais pas où il était, alors il a dit qu’il était chez un copain, qu’il était sur le point de partir. Que c’était mieux que je n’aille pas chez lui. Puis, il a changé d’avis. Il m’a dit qu’il se mettait en route, que je devais l’attendre devant la maison. Ok. No blême.

J’étais contente de voir qu’il se précipitait pour me voir. Le petit moment de joie passé, j’ai réalisé qu’il m’avait menti, et que peut-être, qu’il se précipitait pour éviter que je ne me pointe chez Elodie! Mais bon, comme qui dirait; il n’y a que le résultat qui compte, non?

Aussi nu-nuche que moi, Caroline était contente pour moi. Elle pensait, comme je l’avais pensé en premier lieu, c’était parce qu’il tenait à moi. Ensuite, je l’ai faite atterrir en lui parlant de mon petit doute. Ce n’était pas parce que je comptais pour lui, mais juste pour éviter du grabuge chez sa précieuse Elodie.

Caroline s’est montrée sceptique, au point où je me suis demandée si elle n’était pas un peu naïve!


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175/2013 - Réponse à une amie; Akemi-sama ;)

Publié le par JaneDo


Lundi, 24 juin 2013  (suite) - 175/2013 - Réponse à Akemi-sama

Akemi-sama

Coucou !!! Comment vas tu ? Je voulais te mettre un commentaire, mais il est peut être un peu trop direct, donc je t'envoie plutot un MP (ce qui veut dire tout retaper, je dois vraiment t'aimer beaucoup lol) :

Bon déjà, je voulais te dire que je ne te trouve pas assez trouble fête. Tu devrais apprendre à Pascal à se méfier du pouvoir des mots, ainsi tu pourras le culpabiliser et t'en servir contre lui sans même qu'il ne puisse te reprocher quoique ce soit, je m'explique : personne ne l'a obligé à te dire qu'il a pensé à toi toute la semaine.
Et pourtant tu l'as trouvé chez Elodie juste après t'avoir vu. Tu aurais du lui envoyer un message du genre "Tu dois bien penser à moi depuis le lit d'Elodie." Quelque chose du genre. Il ne pourrait même pas te reprocher d'avoir vérifié chez elle, lui-même le fait parfois (tu lui dirais : tu me manquais alors je t'ai cherché).

J'en ai juste tellement assez de le voir se moquer de toi, je suis sure qu'il t'aime, mais se moque quand même de toi assez souvent. Agis comme il te semble bon. Tu dois en avoir marre de te disputer avec lui, mais avec un homme qui agit comme il le fait, on ne peut pas ne pas. Franchement, je te connais depuis que tu as démarré ce blog.
Toutes ces années après lui, que t'ont-elles apportées? Où t'ont t'elles emmenée? Toujours au même point qu'avant. Sauf que plus ça va, plus il collectionne les femmes, tu peux constater: d'abord 2, puis 3, puis 4. Et Nina? (est-ce fini? j'en doute, ça ferait donc 5). Jusqu'où vas tu avaler des couleuvres?

Alors tu me diras "on est polygames", mais nous sommes des humains, pas des bonobos, nous sommes dotés d'une conscience profonde, et je remets sévèrement en cause la sienne, je pense qu'il n'est rien de moins qu'égoiste avec une mauvaise tendance au narcissisme (c'est pour ça que tu vas plus vers Thomas que vers Pascal, mais que tu es amoureuse de Pascal : Pascal cultive un peu le culte de lui-même auprès de son entourage avec son harem donc il a quelque chose de fascinant, mais Thomas qui est plus altruiste humainement parlant te met plus à l'aise).

En plus, je sais que tu n'es toujours pas bien, après ta rupture tu as basculé et tu dois te dire que sans lui tout est fini, parce que tu en as fais ton centre : tu ne nous parles même plus de ton travail ! Il est pourtant vital que tu trouves un autre but dans la vie que Pascal. Thomas serait beaucoup plus sain pour toi, il a tout pour lui, il t'adore et tu te sens bien avec lui. Mais je peux comprendre que tu ne sois pas amoureuse de lui et que tu préfères faire partie des maitresses de Pascal (car il ne s'arrêtera pas là... je t'avais dis que si tu revenais vers lui après votre rupture tu en baverais...). Il est inaceptable que Pascal fasse une crise parce que tu as dormi une fois avec Layne, et qu'en même temps il couche tous les soirs avec une maitresse différente.

J'aimerais pouvoir t'aider plus, mais je sais que ce que tu ne veux pas toi même n'est pas possible.

Courage, mais stp, ne te détruis pas avec lui, tu ne te rends pas compte, mais à tout accepter, ton amour propre et ton égo se réduisent en miettes, alors même qu'ils sont essentiels à la survie (morale) !

Groooos bisous !!!! :)


**  REPONSE A AKEMI-SAMA  **

Coucou Akemi-sama, Mdr, moi aussi je t’aime beaucoup beaucoup Akemi-sama, et j’aime bien ta manière directe de dire les choses. Et sache que ça ne me gêne pas si tu le mets en commentaire. (la preuve, je te réponds dans un post.)

Pas assez trouble fête… J’adore! Même brillant! Bon, je manque un peu de pratique et de courage, mais, je n’y avais même pas pensé. Pourtant, Caroline et Jess savent assez lui faire le coup. Pourquoi pas moi! Mince, je n’y avais pas pensé!!! Au lieu de désespérer dans mon coin, c’est vrai que c’est pas mal de lui faire savoir que je sais et le lui reprocher sans vraiment le lui reprocher! Brillant! Merci Akemi-sama. Wah, je suis impatiente de mettre en pratique! L’empêche, malgré le côté lamentable de mon comportement, j’ai ris à mort et je crois que je vais utiliser la même phrase… Tu dois bien penser à moi depuis le lit d’Elodie!!. Hihihihi. Si seulement je pouvais être une mouche pour voir sa tête. Il ne s’attend pas à ce genre de chose de ma part.

Pour les couleuvre, la aussi tu as raison. Je me trouve assez lamentablement stupide. Ça ne me ressemble tellement pas. Mais, j’avoue que je n’arrive pas à me contrôler. Ne pas le voir me rendrait quasi folle. Je n’arrive même pas à l’envisager!!! Bien sûr que ça me fait flipper de le voir fréquenter d’autres femmes!

Et oui, je viens d’une famille de polygames, donc je devrais pouvoir supporter. Mais pour ça, je voudrais... non, il faudrait que je sois certaine qu’il ne me laissera pas tomber pour une autre! Comme c’est pas dans nos traditions européennes, ici, on plante l’ancienne pour la nouvelle. Chez moi, on les garde toutes! Je dois avouer que je trouve ça plus correcte, plus normale, que de plaquer une fille avec qui on a partagé tellement de choses, juste pour un sourire différent ou une nouvelle paire de fesses!

Peut-être que Pascal cultive son image auprès de son entourage. C’est probablement fascinant. Probablement. Et avec toutes les filles qui lui tournent autour… C’est clair que ces copains l’encouragent à sauter le pas, sans compter que pour certaines de ces nanas, c’est un challenge de réussir à le chopper. Pffff, c’est pénible à supporter.

Tu avais raison, je n’aurai pas dû lui courir après et attendre que ce soit lui qui vienne… J’en bave! Et c’est pas peu dire!!! Mais, je n’ai pas supporté d’attendre… Il mettait bien trop long à revenir. Ne pas le voir me détruisait. Maintenant à savoir si c’est plus que de supporter tout ça… je ne sais pas, mais j’ai besoin de le voir, d’avoir une place dans son coeur et dans sa vie.

En tous cas, aimer quelqu’un c’est une sacré vacherie! Je savais que ce n’était pas une sinécure, c’est pour ça que j’avais toujours fait très attention de ne jamais aimer quelqu’un plus que moi-même! Ça avait toujours été moi d’abord, jusqu’à ce que je tombe sur… Pascal. Totalement imprévu et inattendu! Au début, c’est… Le pieds! Et après, c’est… L’enfer!

Oh, tu m’aides plus que tu ne penses Akemi-sama… Et pas qu’un peu!


Mardi, 25 juin 2013 - 176/2013 - Journée de course, mais le soir...

Mardi matin, j’ai accompagné ma frangine au boulot. Sa voiture est au garage. Je suis allée les rechercher, elle et ma puce, vers 17h. Ensuite hélas, mes nerfs et mon besoin d’être rassurée ont pris le dessus… Si on peut appeler ça, être rassurée! Le soir, j'ai décidé d'envoyer pêtre ma fierté!


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175/2013 - Je le veux, alors j'accepte!

Publié le par JaneDo


Lundi, 24 juin 2013 - 175/2013  - Je le veux lui, alors j’accepte le prix à payer...

Peut-être que Pascal se moque de moi, mais en attendant, on continuait à se voir. Alors même si parfois, il me fait pleurer, me pose des lapins, ne m’appelle pas, je l’aime. J’accepte la situation, même si ça veut dire qu’il fréquente d’autres femmes. Si c’est le prix à payer, je prends. Tant que je peux le voir, ça me va.

Je sais bien que ça a l’air bébête, mais ça doit être ça l’amour… Et je n’ai pas le contrôle de mes sentiments pour lui.

Surprenant, mais aujourd’hui, Pascal m’a appelé deux fois. C’était juste pour me faire un coucou, savoir comment j’allais et m’entendre. Il n’imagine même pas comme ça m’a fait plaisir. J’ai aussi eu Thomas en ligne. Demain soir, ils n’ont pas l’entraînement, et Thomas voulait m’inviter à manger.

J’ai accepté, parce que je savais que Thomas voulait me parler. Aussi, j’avais loupé  le jour de son anniversaire, alors je me sentais dans l’obligation de lui donner une explication, et en quelque sorte, me rattraper. Mais, j’ai repoussé à mercredi. Comme Pascal n’avait pas l’entraînement lui non plus, j’espérais en profiter pour le voir.

Donc, en fin de journée, avant qu’il quitte le bureau, je lui ai demandé par sms de me réserver sa soirée de demain. Il m’a répondu dans la minute, pour dire qu’hélas, il avait déjà quelque chose. Dire que j’étais déçue, c’est peu dire. Comment pouvait-il déjà avoir quelque chose? J’ai bien pensé le supplier, mais mon orgueil a repris ses droits. J’ai baissé les bras. C’était bon là, je ne voulais pas m’humilier d’avantage. Mais, peut-être que je reviendrais à la charge demain.

Comme tous les lundis, dîner en famille. J’étais naze, et j’aurai bien aimé courber pour une fois. Mais pas le choix, les gamins m’ont appelés, et j’avais dû aller chercher ma puce. Donc, j’étais sur place. J’avais aussi promis à Tchoy de passer vers lui, mais j’ai pas eu le courage après le souper. J’avais trop mangé, et je me sentais comme une baleine échouée sur le bord de la banquise après un festin.


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174/2013 - Petit tour au ''Time-Out'' avec Pascal

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 23 juin 2013  -  174/2013  -  Petit tour au ''Time-Out'' avec Pascal

Samedi matin, après avoir quitté l’hôtel, j’ai regretté de n’être pas resté pour profiter de la vue. J’aurai dû prendre de quoi lire, et j’aurai pu me faire dorloter un peu. Après tout, c’était payé, alors je n’avais rien de précis à faire. J’avais seulement oublié mes affaires et de prendre un bouquin, pour pouvoir vraiment apprécier le séjour.

Je suis rentrée dormir un peu. J’étais crevée et je crois que je n’avais pas envie de trop penser, ça ne m’amène jamais nul part, à part imaginer le pire. D’ailleurs, ma tête était en fusion, et des images de Pascal et Elodie passaient en boucle. Un truc à rendre dingue. Dormir me ferait oublier, ne pas penser. Juste sombrer dans le néant. Vers 18h, mon natel m’a réveillé. C’était Pascal.

  • Jane, t'es où?
  • Quoi? Comment j’suis où?
  • Je pensais te retrouver à l’hôtel… T’es où?
  • Je suis rentrée.
  • Mais… Pourquoi? Je pensais qu’on passait la soirée les 2? Non? T’avais prévu autre chose?
  • Et toi, t’étais où?
  • Avec Varios, j’avais une répète.
  • Une répète? Tiens donc!
  • C’est vrai. Tu ne me crois pas?
  • Pas vraiment.


J’avais l’impression qu’il ne mentait pas. Du coup, je me sentais un peu stupide d’avoir laissé mon imagination faire des siennes.

  • Bah, je m’en fou. J’ai pas aimé que tu me plante comme ça. D’habitude, tu me dis quant tu as une répète, j’aurai peut-être aimé venir avec toi. Mais bon, tu le savais hier soir et tu ne m’as rien dit. Je me suis sentie bête, plantée dans la chambre au réveil. C’était…
  • Wahhh, tu dormais si bien, toute enroulée comme un bébé, j’ai pas voulu te réveiller. Et pour te demander de venir m’écouter. Non, j’ai préféré te laisser dormir.
  • Tu sais, si tu m’avais avertie, j’aurai pris de quoi lire, et quelques affaires. Au lieu de quoi, je n’avais que ce que je portais hier soir et la robe de chambre de l’hôtel… Pas top.
  • J’ai compris. Mais, à part ça, on ne va pas en faire toute une histoire. C’était un peu imprévu, je pensais qu’on allait chez toi hier soir… On fait la paix?


Pascal avait beau être désolé, le répéter encore et encore, je n'étais pas convaincue qu'il comprenait ce que j'avais ressenti. Pascal voulait passer me chercher, mais j’ai prétendu avoir quelques trucs à faire. C’était faux bien sûr, mais j’étais encore un peu énervée et je voulais qu’il se retrouve seul à poireauter à son tour.

  • Je ne suis pas fâchée! J’étais juste désagréablement surprise de me retrouver seule ce matin c’est tout.


J’espère qu’il s’emmerde à fond. Mais, Pascal m’a tout de suite dit qu’il devait faire un saut chez lui, qu’il me retrouverait plus tard, vers les 20h. Grrrh. Puis, avant de raccrocher, Pascal ma taquinée, me rappelant le nombre de fois où il s’était réveillé et que j’avais disparu, parfois sans même laisser un mot.

C’est vrai, j’avais eu une mauvaise réaction. J'avais pété un câble sans raison. C’était stupide de ma part. Mais, ces temps-ci, je suis un peu sur là brèche, je ne sais pas vraiment où on en ait, et ça me perturbe. J’ai voulu être sûre qu’on passait le dimanche ensemble avant de boucler.

Je me suis donc préparée pour aller le retrouver à l’hôtel. En retard bien évidemment. Hélas, il n’était pas encore là, ce qui n’a fait que me plonger dans les abîmes du doute encore. Pascal est arrivé avec une bonne heure de retard. Il ne voulait pas sortir. Pourtant, je savais que les copains se retrouvaient au même bar qu’hier soir, au Time-Out.

Ce qui m’a fait penser qu’il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble. Donc, j’ai insisté pour sortir. C’était enfantin de ma part, mais j’avais besoin d’être rassurée. Etre sûre qu’il ne me cachait pas.

C’était agréable de retrouver tout le monde, d’avoir Pascal qui me tenait par la main. Pourtant, j’ai vu la petite grimace qu’a eu Thomas en fixant nos mains. Pascal était adorable, et j’ai réalisé qu’en fait, c’était tout dans ma tête. J’ai donc demandé à Pascal si on pouvait rentrer. Je n’avais pas envie d’être là, avec tout ce monde. Et je crois que je voulais éviter de croiser Caro ou même Jess. Elles n’étaient pas encore là.

On venait d’arriver, alors Pascal a proposé qu’on prenne juste un verre et après, on file. Mais, en voyant mon petit air coquin, on a laissé tombé l’idée du verre.

J’avais juste envie d’être enroulée dans ses bras, l’écouter me raconter sa journée, même sa musique. N’importe quoi, juste l’entendre, écouter sa voix, sentir sa main se promener dans mon dos, le regarder encore et encore. L’avoir pour moi toute seule, et profiter de chaque minute, chaque seconde.

Et c’est ce qu’on a fait. Tout le dimanche consacré à l’amour, de petite promenade au bord du lac, même s’il ne faisait pas si beau. Je l’ai collé comme une limace géante. Collant à ses pas, l’entourant de mes bras, même quant il nous préparait le café. Clairement Pascal était heureux. Il me l’a dit. Ça faisait longtemps que je ne n’avais pas été aussi collante, et il aimait bien ça. Pascal m’a confié que ça lui avait manqué, qu’il avait pensé à moi toute la semaine.

Hum… Vraiment? Alors que faisait-il avec Élodie vendredi???

Puis, il a fallu se séparer comme d’habitude. J’aurai aimé qu’il propose qu’on reste encore une nuit, mais il ne l’a pas fait. Une fois rentrée, je me suis sentie horriblement triste et seule. Il me manquait. Et ça me rendait folle de le savoir loin de moi.

Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai eu envie d’aller faire un tour chez Pascal. Sa voiture n’était pas devant la maison. Elle aurait pu être dans le garage. J’ai donc été voir du côté du parc. Jess était seule. Les poils au garde à vous, j’ai eu la terrible pensée qu’il était peut-être chez Élodie. Je crois que j’espérais plutôt qu’il soit avec Caro à la place. Alors, j’ai filé voir chez Caro. Elle ne semblait pas être à la maison.

C’est bête, mais je me suis sentie rassurée. Ils étaient certainement ensemble. Tout de même en rentrant, par acquis de conscience, ou pour être complètement rassurée, je suis passée vers chez Elodie. Et là, mon coeur a failli lâcher en voyant sa bagnole parquée discrètement dans l’allée.

Non. Je ne voulais pas le croire; Pascal était là. Chez Elodie. C'était de la folie! Voir sa voiture me faisait l’effet du bombe. Ça me faisait hyper mal. Voilà pourquoi Pascal a voulu rentrer tôt!?!? C’était pour voir Elodie?!

J’avais trop peur de rester là à attendre de le voir sortir. S’il sortait! Je crois que je ne voulais pas savoir s’il dormait chez elle. Je voulais bien être une autruche, garder mes illusions et imaginer qu’il n’était passé que pour lui dire bonjour, ou pour accompagner un copain et qu’il allait gentiment rentrer chez lui dans 5mn. La petite remarque de sa femme me hantait…

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173/2013 - Tout raconté à Pascal pour mon appart

Publié le par JaneDo


Samedi, 22 juin 2013 - 173/2013  - Tout raconté à Pascal à propos de Cugy

J’ai dû dire à Pascal que je n’habitais plus à Cugy. Brian me prêtait son appart, et j’avais entreposé mes affaires chez ma soeur à Moudon, et aussi chez Dol à Froideville. Je lui ai tout raconté. Comment j’avais voulu me protéger des abus d’impôts; 72’400Fs! Et pour ça, j’avais eu la bonne idée de faire reprendre mon hypothèque par mon beau-frère, en qui j’avais totalement confiance. Je lui ai aussi raconté comment j’avais vendu l’appart du rez, mon 5 pièces, à mon frère, pour 1Fs symbolique, qui l'avait ensuite vendu pour le double. Et finalement, comment je m’étais faîtes roulée par des membres de ma famille.

Pascal s’est fâché. Il aurait voulu que je lui parle de mes problèmes. (Certainement! Alors qu'il était occupé avec d'autres nanas, sans problèmes, et beaucoup moins compliquée? Surement pas!) Pascal pensait qu'il aurait certainement pu m’aider, ou du moins, trouver quelqu’un qui puisse le faire. Sinon, m’aider ou me soutenir financièrement.

Pfff, jamais. Jamais je n’aurai accepté son aide. Même aujourd’hui, j’avais du mal à lui raconter. Ça me blessait toujours que ma propre famille ait pu me faire ça. Mais, ça ne m’étonne qu’à moitié. Je n’ai jamais eu de chance, donc, ça ne me manque pas tant que ça. Jamais les personnes auxquels je me suis attachée, ne m’ont aimé la moitié de ce que je les aimais. Alors, rien de vraiment surprenant. C’est pas à lui que je pouvais dire ça, j’aurai l’air de me lamenter.

De peur que Pascal lui demande de partir, dormir chez son frère ou ficher le camp chez les parents, Jess a dit devant moi, que, au lieu d’aller chez moi, on pouvait sans autre aller chez Pascal. Ça ne la dérangeait pas, elle avait l’habitude. Je pense que c’est pour avoir Pascal à l’oeil, et d’une certaine manière pour garder le contrôle. Puis, elle n’a pas pu s’empêcher  d’envoyer une petite pique, qui à atteint son but. D’un air parfaitement innocente, elle a ajouté que, ça changera, étant donné que Pascal dormait presque tous les soirs ailleurs!

Bien sûr ça m’a fait tiquer. Et j’ai bien vu que Pascal avait rougi jusqu’aux oreilles. Je pense que toute sa tirade d’aller chez Pascal et tout ça, n’avait pour but, que de pouvoir glisser sa petite phrase à la fin. Pour me faire du mal et, peut-être même, pour qu’on se dispute. Mais, Jess ne m’apprenait rien! J’ai fait comme si je n’avais rien entendu.

De toute manière, Pascal n’avait pas l’intention de rentrer, et surtout pas avoir Jess dans les pattes. On ne pouvait pas aller chez Brian, parce que ce n’était pas vraiment chez moi. Je ne me serais pas sentie à l’aise d’emmener un autre homme chez lui. Et pas question d’aller à Moudon non plus. Ierk. On a fini par choisir le Mövempich à Lausanne. C’est pas moi qui paie, mais j’ai choisi le Mövempick, pour la vue. Surtout, parce que j’ai pensé que c’était légèrement moins cher que le Beau Rivage. Finalement, nos soirées finissent toujours par lui coûter bonbon. Je lui coûte la peau des fesses!

Samedi matin, quant on a frappé pour le déjeuner, j’ai eu la surprise de voir que Pascal était déjà parti. Ça m’a… sonné!

C’était la première fois qu’il me faisait un truc pareil. J’ai été ouvrir. Il avait commandé le déjeuner pour moi et avait mis un petit mot avec. Pascal disait avoir dû partir, parce qu’il avait rendez-vous. Que je pouvais rester là jusqu’à dimanche soir, mais qu’il m’appellerait, de toute façon, dans la journée. Ça m’a coupé l’appétit.

Je suis restée une éternité, assise sur le lit avec son billet dans la main. Je l’ai relu plusieurs fois. Je cherchais à comprendre. Est-ce que ça voulait dire qu’on se voyait ce soir? Ou est-ce qu’il me plantait là pour le reste du week-end?

Finalement, sans déjeuner, je me suis habillée et je suis partie… Je ne savais pas quoi faire d’autre!

Comment avait-il osé me planter comme ça à l’hôtel? J’avais l’air de quoi moi? Après tout ce que je lui avais raconté hier soir, il pensait me faire une fleur? Comme s’il avait voulu me laisser un endroit où dormir par pitié? Son mot raisonnait toujours dans ma tête, et je ressentais un gros malaise. Jeeez, comment avait-il osé! Puis c’était quoi ce rendez-vous? Il ne m’en avait pas parlé hier! Trop bizarre. Je me sentais éjectée… Utilisée… Comme une pute qu’on se dépêche de quitter après… Et qu’on plante sans état d’âme dans la chambre d’hôtel, payée! Je me sentais sale. Insultée.


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172/2013 - Anniv. Thomas et Pas le moral !

Publié le par JaneDo


Vendredi, 21 juin 2013  - 172/2013 - Anniv. Thomas & Pas le moral!

Je n’avais pas le moral, mais ce soir, au top ou pas, je devais être chez Thomas pour fêter son anniversaire. J’ai donc parcouru les magasins toute l’après-midi, pour lui trouver un cadeau, digne de ce nom. Pascal m’a téléphoné au milieu de toute cette folie. Je lui ai demandé conseil, avec appréhension, je n’ai pas les mêmes moyens que lui.

  • Bah, je lui offre un week-end SPA pour 2 à St.Moritz. Si jamais il te demande de l’accompagner, j’espère que tu refuseras!

Pascal disait ça en rigolant. Je ne comprenais pas! Hier, je l’ai vu avec Elodie, et aujourd’hui, il agit comme de rien et me fait même une petite crise de jalousie? Je trouve ça incroyable. Si je ne les avais pas vu, j’aurai été toute contente de sa petite remarque. J’aurai même pensé qu’il tenait toujours autant à moi. Même fantasmé à croire qu’il ne pensait qu’à moi. J’ai préféré ne pas lui répondre.

Sans que je demande rien, Pascal m’a demandé si je voulais qu’on fasse un cadeau commun. Je me suis empressée d’accepter. J’ai oublié de penser à ce que ça devait coûter. J’ai donc proposé de participer, mais il a refusé en disant que c’était son idée. Puis, que ça lui faisait plaisir, qu’il se rendait compte que je n’avais encore rien trouvé.

Pfff, ça m’enlevait une épine du pied. De mieux en mieux, Pascal passait me chercher. Il préférait que je laisse ma voiture chez moi. Glups, ça m’a rappelé que je ne lui avais pas encore dit que je n’habitais plus à Cugy, alors j’ai prétexté vouloir prendre ma voiture. C’est là qu’il m’a dit qu’il pensait qu’on aurait pu filer après la soirée et dormir chez moi.

On ne pouvait pas décemment rester chez Thomas juste après sa fête. Rhhh, j’allais vraiment devoir lui dire pour mon appart. Il va m’engueuler de lui avoir caché ça. Je ne pense pas qu’il ait eu l’occasion de retourner là-bas sonner à ma porte. Il est bien trop occupé avec ses nanas pour ça.

Mais, qu’il me propose de manière détournée de passer la nuit avec lui me redonnait espoir.

En arrivant chez Thomas, avec plus d’une heure de retard, Pascal est venu directement vers moi. Et il m’a prise par la main. Ce qui m’a rappelé qu’hier, avec Elodie, ils ne se tenaient pas par la main?!? Donc, j’avais une place spéciale? Wah, il ne fallait pas que je me fasse trop d’illusion.

Caroline était très en beauté ce soir, avec un décolleté vertigineux, qui laissait deviner ce qu’il y avait dessous. Tout comme Jess, qui avait laissé sa longue masse de cheveux noirs bouclés pendre dans son dos. Elle avait mis pour l’occasion, une robe à paillettes rouge sang, qui moulait ses formes généreuses. Elle brillait de milles feu. Je me suis sentie un peu bête avec mon simple jean et chemisier bordeaux!

J’ai cherché Elodie du regard, et j’ai été ravie de voir qu’elle n’était pas là. Ouf.

Comme c’était la soirée de Thom, j’ai profité de chaque occasion pour être à ses côtés. Il avait l’air bizarre ce soir. Comme s’il était triste. Quelque chose tracassait Thomas, c’est sûr.

Un des potes à Thomas venait d’ouvrir un bar. L’inauguration était ce soir aussi, alors Thomas avait fait une réservation pour qu’on termine la soirée là-bas. Très sympa le bar. Hi! Je crois que ça va devenir un de nos points de chute!

Pendant la soirée même si c’était très sympa et qu’il était presque certain que je rentrais avec Pascal, je me suis sentie seule. Pascal discutait avec ses potes, et un peu trop de filles à mon goût. Je restais à l’écart. Je ne me sentais pas très à l’aise avec tous ces gamins de riches, et moi, juste… j’allais dire le smic, hahaha, mais ce serait mentir. Mais, c’est certain, je n’avais pas leurs moyens.

Mais j’y pense, Caro non plus! Mais elle faisait illusion! On aurait presque pu croire, si on ne la connait pas bien, qu’elle était aussi tombée des cuisses de Jupiter!

Je me suis rappelée de ma discussion avec Pascal, où il me disait que j’allais plus volontiers vers Thomas que vers lui. Il avait raison. Je n’osais pas m’approcher, je me sentais de trop. Il avait l’air de bien se marrer, et je ne collais pas dans le tableau. Par contre, Thomas lui aussi était avec quelques copains, adossé au bar. Bizarrement, je n’avais pas les mêmes appréhension pour aller vers lui.

Thomas m’a accueilli comme à son habitude, avec le sourire. Son bras autour de ma taille, tout en parlant, il a poussé son tabouret de bar de manière à ce que je puisse m’aiguiller dessus. Même si je n’avais rien à dire à ses copains, je ne me sentais absolument pas déplacée. Il avait une manière bien à lui de me mettre à l’aise. J’étais bien.

J’ai capté le petit regard que m’a lancé Pascal. Il avait vu. Et à sa petite grimace, il pensait lui aussi à notre discussion. L’empêche qu’il est resté à l’autre bout du bar à fanfaronner avec ces pouffiasses. Il lui a fallu une bonne demi heure avant de venir vers nous.

Thomas avait déjà ouvert ses cadeaux à la maison avant de sortir. Il avait soufflé les bougies du gâteau que sa soeur lui avait commandé. Et, sans surprise, Thomas m'a proposé de l’accompagner à St.Moritz. J’ai dit que j’allais réfléchir. Maéva était aussi là ce soir. Je pensais qu’ils n’étaient plus ensemble??? Je me trompais? Peut-être que Thomas lui avait aussi proposé? Ou pas?

Vers 1h du matin, Pascal est venu me chuchoter son envie de partir… Je n’ai pas chipoté, je suis rentrée avec lui.


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171/2013 - Encore Elodie? Je n'y comprends rien!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 20 juin 2013  - 171/2013 - Pascal et Elodie? Je n’y comprends rien!

Après le week-end que j’avais passé avec Pascal, je ne m’attendais pas à ce qu’il continue à voir… d’autres filles! Enfin, certainement pas la Elodie! Je crois que je me fais toujours trop d’illusions ou, je prends mes désirs pour la réalité??? Non, je ne m’y attendais pas du tout, alors je n’y comprends rien.

On s’était parlé ce matin, juste avant midi. Ce qu’il ne savait pas, c’est que j’avais pris le temps d’aller jusqu’à son boulot. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais, apparemment, mes antennes fonctionnent toujours aussi bien. Je me suis engouffrée dans une boutique face à l’entrée principale de son travail. Ce sont de nouvelles boutiques, et c’est juste parfait pour se planquer. Quel n’a pas été ma surprise de le voir sortir de l’immeuble avec Elodie à son bras.

Ça m’a fichu un sale coup. Je me suis sentie mal, l’angoisse et la jalousie ont remplacés toute ma raison. Et pourtant, je ne voulais pas en faire une histoire. Pascal ne m’avait rien dit, rien promis, on n’avait même pas parlé de ça. Je me doutais bien qu’il continuerait à voir ses “copines”, mais je ne pensais pas aussi tôt après notre week-end.

J’aurai voulu partir, mais je n’y arrivais pas. Alors, j’ai été me planquer ailleurs. J’avais acheté des trucs dont je ne savais quoi faire. Je n’avais plus qu’à les offrir à quelqu’un d’autre! Et merde, du coup, je me suis rappelée que j’avais oublié l’anniversaire à Thomas mercredi. Je comprends pourquoi il avait eu l’air bizarre au téléphone mercredi, il attendait une réaction de ma part. Rhhh, pardon Thomas!

Pfff, ça m’était sorti de la tête. Je sais pourquoi, mais j’essaie de ne pas y penser. Ça me rappelle un autre évènement très désagréable, alors je préfère zapper.

Thomas a organisé une petite soirée chez lui. Enfin, c’est ce qu’il m’a dit, mais je devine que c’est pour son anniversaire. Pourquoi Pascal ne m’a pas rappelé ça? La vache, j’ai l’air d’être une petite égocentrique, qui ne pense pas aux autres. J’ai intérêt à lui trouver quelque chose de top pour samedi!!!

J’ai donc attendu de voir Pascal rentré de son déjeuner avec l’autre. Plouf, le coeur dans les chaussettes, je suis rentrée. Je n’avais plus la force de faire ce que j’avais à faire en ville, ni même le souvenir. J’avais la tête vide et le coeur lourd. Pascal et Elodie se sont embrassés, sur la bouche, comme s’ils étaient en couple. Et devant son boulot en plus. Je crois que j’avais espéré qu’il lui fasse seulement la bise… J'avais eu tord de penser qu'elle avait lâché l'affaire.

Je me suis terrée chez moi, à pleurer comme une madeleine. Sans raison. Parce que, la jalousie me rongeait de les voir ensemble, et aussi, parce que je savais que je ne ferais rien pour les empêcher de se voir. Je ne voulais voir personne ce soir. Je ne me sentais pas très bien.

Afff, puis à quoi ça sert de tenir un journal si on ne note pas même ce qu’on ne veut pas se rappeler! Le 19, ça faisait un an aussi que mon frère nous a quitté. Purée, déjà un an! Et c’était tombé pile, le jour de l’anniversaire à Thomas. De m’en rappeler me fait toujours autant de peine.


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170/2013 - Pascal veut qu'on parle?

Publié le par JaneDo


Lundi, 17 juin 2013  - 168/2013 - Pas d’internet...

Lundi, on s’est parlé au téléphone. J’avais aussi eu Thomas en ligne. Je crois que Pascal a dû lui dire qu’il savait qu’il ne m’avait pas encore parlé. Ça nous a mis mal à l’aise. Peut-être même savait-il que j’étais au courant de ses intentions. C’était chou. Pascal ne voulait pas que je sorte avec Thomas, ça, ça m’a semblé clair.

Le soir, je n’avais pas d’internet, j’ai dû me connecté avec mon natel. Ça m’a pris des plombs et j’ai dû demander à Thomas de m’expliquer par téléphone. Encore une fois, j’ai appelé Thomas au lieu de Pascal… Est-ce que c’était un signe?


Mardi, 18 juin 2013  - 169/2013 - Raide!

Rhhh, mardi, course toute la journée. Des courses par-là, conduire Tchoy par-ci, passer chez Dol, etc. Le soir, j’étais sur les rotules. Fatiguée, raide. J’ai aussi pris le café avec la voisine à Rose, Rosa!
 


Mercredi, 19 juin 2013  - 170/2013 - Pascal veut parler?

Mercredi, ma nièce allait à la piscine avec des camarades de classes, alors je me suis larvée à Moudon. Enfin un peu de solitude et de tranquillité. Le soir, j’ai retrouvé Tchoy en ville et on est passé chez Vincent. Cça faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu. On est reparti vers 1h du matin. J’ai ramené Tchoy et je suis rentrée.

C’était un peu tard pour répondre aux messages de Pascal. Je me suis promise de le faire demain sans faute. Pascal disait vouloir me voir. Il voulait qu’on discute. Je me demande bien de quoi? Peut-être voulait-il qu’on se remette ensemble :) Ce serait trop le rêve! Peut-être que je fabule un peu trop fort!


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