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167/2013 - Que je l'aime...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 16 juin 2013 - 167/2013 - Que je l’aime…

Merveilleux dimanche… Enfin, je retrouvais l’homme que j’aimais. Ce n’était pas si grave qu’il soit un peu mélancolique. Il avait besoin de moi, de tendresse, j’en avais tout un wagon et même plus que ça. Dimanche soir, voulait qu’on passe encore la nuit là, alors qu’il devait rentrer. Pour lui faire plaisir, et parce que j’en avais envie, je suis restée.

Alors qu’on discutait de choses et d’autres, Pascal m’a dit qu’il était un peu jaloux de l’entente que j’avais avec Thomas. Il a toujours trouver qu’on s’accordait drôlement bien, que j’avais l’air de me sentir plus à l’aise avec Thomas que lui.

C’était vrai, mais je préférais garder ça pour moi.

Quant je sortais avec Thomas, Pascall trouvait que les choses avaient l’air fluides entre nous. Et même maintenant, alors qu’on n'est plus ensemble. Il enviait cette façon que j’avais d’aller vers Thomas, où qu’il soit, avec des amis ou pas.

  • Tu ne viens jamais vers moi, sans que je t’appelle ou que j’insiste lourdement… Et même, ça a toujours l’air de… te rebuter! Après que j’aie tellement insisté, j’avais toujours la trouille que tu t’emmerdes.
  • Je ne m’emmerdais pas, j’étais contente d’être près de toi…
  • Ça ne se voyait pas toujours.

Glups… J’avais un peu menti. Parfois, je m’emmerdais. Je me sentais souvent très mal à l’aise, comme si j’étais de trop. Avec Thomas, je me sentais toujours la bienvenue. C’était peut-être son attitude??? Je n’en sais rien. Mais, je ne pouvais pas lui dire ça.

Comment lui faire comprendre qu'il n'avait rien à envier à qui que ce soit? Que je l'aimais plus que moi-même, plus que ma fierté, plus que tout au monde? Qu'il n'y avait personne au monde qui puisse rivaliser avec lui? Heu... Non, pas tout à fait vrai, ma famille compte beaucoup et mes neveux sont plus précieux pour moi que tout. Mais, il compte aussi beuacoup.

  • Thomas t’as re-demandé de sortir avec, non?
  • Hein? Pourquoi tu me demandes ça?
  • Parce que je crois qu’il m’a demandé la permission… Non! Non, non, je crois qu’il m’a juste informé. Je crois que c’était plutôt ça. Il a pensé qu’il devait m’en parler, ou quelque chose du genre… Alors?

Ha ben ça, c’était un scoop! Heu… Est-ce que c’était à cause de ça, que Pascal a soudainement trouvé du temps pour moi??? J’espère que non. Ça m’énerverait qu’il soit là que pour une sorte de “territoire masculin”, de revanche ou Dieu sait quoi du genre.

  • Et alors? Tu lui as donné ta permission?
  • Hum… Il ne t’a encore rien dit, je me trompe?
  • Waouh… ça suffit! On va pas tourner autour du pot pour savoir qui va se mouiller en premier! Réponds, qu’est-ce que tu lui as dit.
  • Pas question!
  • Pas question quoi?
  • C’est ce que je lui ai dit; “Pas question”. Il a dit que t’étais libre depuis un moment, que pour ma part, j’avais l’air…
  • L’air???

Gros soupir. Puis, comme s’il déposait les armes;

  • Occupé ailleurs.

J’étais contente qu’il n’ait pas agi comme un trou du cul, et aller jusqu’à lui donner sa permission. Mais, j’ai souri jaune à l’évocation des autres femmes qui lui tournent autour.

  • C’est vrai, tu as l’air très occupé… ailleurs! Alors, pourquoi lui avoir répondu “pas question”?

Pascal n’a pas eu envi de me répondre et je n’avais pas envie d’entendre la réponse non plus. Surtout, s’il devait me dire qu’il ne savait pas pourquoi. Je l’ai laissé me prendre dans ses bras pour effacer la question ou changer de sujet. Et on a changé de sujet. Hum, je fais l'autruche et après je me plaints!!!

On est resté dormir au Beau Rivage encore une nuit. On s’est baigné encore dans la piscine. Je l’ai regardé faire ses longueurs. J’aurai voulu être l’eau qui l’enveloppait. Son corps glissait dans l’eau. Il était si beau. On était seul, et on s’est reposé long moment sur nos chaises longues, avant de se décider à monter nous coucher. J’aurai voulu arrêter le temps.

Je ne voulais pas être à lundi, parce que je le perdrais encore… Le temps passait bien trop vite.

Ce week-end, je l’avais eu à moi toute seule, pas de Caro, pas de Jess, ni personne, juste lui et moi. Et ça avait été trop court. Chaque fois qu’on se rapproche, il fallait que le week-end se termine et tout ce qu’on avait été disparaissait avec le retour du quotidien. Zut.


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166/2013 - Comment lui rendre le sourire...

Publié le par JaneDo


Samedi, 15 juin 2013 - 166/2013

12h00 - 0h00 - Comment lui rendre le sourire!

Samedi matin, je me suis réveillée avant Pascal, angoissée après un cauchemar. Je crois que j’avais peur d’être seule, que Pascal ne soit pas là. Mon cauchemar m’avait fait oublié qu’il dormait à mes côtés. J’ai été soulagée et rassurée de le regarder dormir. Il semblait en proie lui aussi à des cauchemars. Pour le rassurer et le calmer, je lui caressé les tempes. Je crois l’avoir senti se détendre.

J’avais commandé le déjeuner, mais Pascal n’avait pas faim. Il avait la mine triste malgré l’effort qu’il faisait pour sourire. Je crois qu’il n’avait pas envie de reparler d’hier soir, alors je ne suis pas revenue sur le sujet. C’était la première fois qu’il me racontait aussi facilement ses déboires avec sa famille. Ça me faisait plaisir qu’il me fasse confiance, mais je ne savais pas quoi faire pour qu’il se sente mieux.

C’était une lourde responsabilité d’être là, d’avoir été la confidente de lourds secrets, de déception… C’est lourd de ne pas savoir quoi faire. Finalement, je crois que je préfère qu’il se confie à Caroline. Je me demande ce qu’elle ferait? J’étais paumée. J’espère qu’il n’y pense pas lui aussi, qu’il ne nous compare pas! J’espère qu’il ne regrettait pas de n’avoir que moi sous la main!

Je crois que Pascal a prétendu avoir quelque chose, parce qu’il avait besoin d’être seul. Il était mal.

Je suis restée à l’hôtel, je n’avais rien de prévu moi. 1h après, Pascal est revenu. Il avait été rouler sans but. Il ne s’attendait pas à me voir je crois. Il a voulu proposé qu’on sorte manger, mais j’ai senti qu’il n’en avait pas vraiment envi. Ni vraiment envie de discuter. J’ai donc proposé qu’on reste tranquille et qu’on mange dans la chambre. Ça lui convenait. Mais, il n’a rien mangé.

Pascal est resté allongé les yeux dans le vague. Il était rongé de l’intérieur.

En feuilletant la brochure de l’hôtel, j’ai vu qu’il y avait une piscine intérieur et extérieur. J’ai donc proposé à Pascal qu’on aille faire un tour à la piscine pour se détendre. J’avais eu une brillante idée. On est donc passé à la boutique pour se procurer des maillots de bains. Pascal a fait plusieurs traversées rapides, comme s’il était à l’entraînement, et ça a eu un effet bénéfique sur son humeur. Il avait besoin de s’épuiser à quelque chose.

Il a paru nettement plus détendu, plus calme. Mais son regard restait triste.

Je crois que j’avais de la chance d’être avec lui après sa soirée d’hier. Oui, je crois que c’était une chance, parce que, je crois qu’il avait besoin d’une présence. Il avait besoin de câlin, sans avoir besoin de parler. Il me regardait lire, me lançait de petits sourires, tout en se collant à moi. Comme un enfant qui cherche le réconfort. Quelque part, ça nous rapprochait.

Quant on est remonté à la chambre, il s’est presque aussitôt endormi. Cette fois, il semblait plus calme et serein. De temps à autre, il se réveillait en sursaut et semblait rassuré de me voir. Je lisais allongée dans le lit. Pascal posait sa main sur mon ventre et se rendormait plus paisiblement. C’était comme s’il voulait être sûr que je ne disparaisse pas. C’était attendrissant.

Vers 20h, après s’être débarrassé de ses fantômes dans son sommeil, Pascal a pris une douche et on est sorti.

Pour ne croiser personne, on a été jusqu’à Montreux pour manger. Puis, on s’est baladé au bord du lac. Pascal était toujours un poil silencieux, mais il faisait des efforts pour me faire oublier son humeur maussade. Je lui ai dis de ne pas se donner autant de mal, je comprenais ce qu’il pouvait ressentir, et que son silence ne me gênait pas. Il a passé son bras autour de mes épaules, me serrant contre lui et on a marché longtemps en silence. Moi, ça m’allait aussi. J’étais avec lui, c’est tout ce qui comptait. Je n’ai jamais eu besoin de parler des masses.

On s’est assis à une terrasse et j’ai mangé un glace. Pascal a éclaté de rire quant je me suis larvée avec ma glace. Petite maladresse parce que j’ai surpris son regard m’observant. En riant de bon coeur, il a entrepris de nettoyer mon t-shirt. C’était juste pire. J’avais une grosse tâche mouillée sur le sein droite. Rire l’avait fait oublié pendant un petit moment sa tristesse.

Plus détendu, Pascal m’a raconté que Jess ne l’avait pas prévu de son arrivée. Il avait été désagréablement mis devant le fait. Apparemment, Thomas le savait et ça l’avait déjà énervé qu’il ne lui en parle pas. En rentrant du boulot, il l’avait trouvée là, installée chez lui. J‘ai préféré ne pas faire de commentaire sur le sujet, mais je l’écoutais, c’est ce qui comptait.

Ça et là, je lançais un “pas cool”, mais c’est tout.

La piscine lui avait fait beaucoup de bien. On aurait dit qu’il avait laissé dans l’eau ses préoccupations. Il riait de bon coeur à mes plaisanteries. Je lui ai raconté le coup que Dol m’avait fait au Bleu et il a ri. Il m’a aussi raconté les trucs rigolos qui se sont passés à son boulot, et les prises de têtes marrantes avec un de ses collègues. Ça semblait être leur façon à eux de communiquer. Ils étaient rarement d’accord. Ça semblait amuser Pascal. C’était un mec plutôt coincé, qui n’avait aucun sens de l’humour.

La petite ballade avant de rentrer, après la glace était plus sonore, on a parlé tout le long. Rigolé aussi beaucoup. Je crois que les nuages noires qu’il s’était accumulé au-dessus de sa tête s’étaient envolés. Au retour au Beau Rivage, ils avaient disparus. J’avais enfin retrouvé mon Pascal… Le tendre, le doux, le souriant Pascal.


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166/2013 - Soulagement...

Publié le par JaneDo


Samedi, 15 juin 2013 - 166/2013

0h00 - 12h00 - Soulagement!

Tendue, angoissée, je n’aurai pas réussi à dormir, alors j’ai passé la soirée à lire. J’attendais Pascal. J’étais sûre qu’il viendrait, mais j’avais peur du contraire également. Vers 1h du matin, enfin Pascal est arrivé. Heureusement pour mon pauvre coeur. S’il pouvait être dans ma peau, il aurait compris à quel point j’étais heureuse de le voir.

A son expression, j’ai compris que les choses n’avaient pas dû bien se passer. Pascal m’a serré dans ses bras, plus pour se consoler qu’autre chose.

Pascal n’avait pas réussi à avaler le fait que ses propres parents aient comploté dans son dos, contre lui. Il ne les avait pas revu depuis. Thomas, pour essayer de ramener la paix au sein de la famille, avait organisé cette rencontre. Il avait déjà tenté le coup à plusieurs reprises, mais Pascal avait toujours refusé.

Il avait cru être prêt, mais dès qu’ils les a vu, il a compris que la fureur était toujours là. Il n’avait pas envi de les voir, ni de leur parler.

Appuyé contre le montant de la fenêtre, Pascal regardait les lumières autour du lac, la mine boudeuse. Il n’arrivait pas à leur pardonner.

Ses parents lui avaient sorti tout un tas d’excuses, de justification, mais rien à faire, il ne pouvait pas passer par dessus. Pascal semblait défait, déçu, au bord des larmes. Il leur en voulait beaucoup. Je crois qu’il en voulait à la terre entière.

J’ai réalisé que la blessure devait être profonde, qu’il écumait d’une rage que rien ne pouvait évacuer. Il avait certainement besoin de temps, l’envie certainement aussi de se venger de tout et de tous.

J’espérais seulement ne pas en faire les frais… mais, vu le comportement de Pascal, je crois y avoir goûté ces derniers temps…
Ce soir était la 2ème fois où l’on se retrouvait seuls dans une chambre et qu’on ne faisait pas l’amour!


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165/2013 - J'arrive encore à le surprendre :)

Publié le par JaneDo


Vendredi, 14 juin 2013 - 165/2013

00h00 - 02h00 - Où était donc Pascal?

Rien faire de la journée, c'était ça mon programme du vendredi! Mais hélas, les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait! J'ai pensé que, rester enfermée à lire, me protégerait de la tristesse, des doutes qui envahissaient mon esprit. Je n'avais aucun contrôle sur mes sentiments...

Mais bon, pour l'heure, j'étais déçue que Pascal ait annulé notre rendez-vous du lendemain... Je ne voulais pas rester seule, et demain, je resterais tranquillement au lit, toute la journée.

Je devais manger avec Pascal vendredi à midi, mais il avait annulé juste après l’avoir proposé! J’étais folle de tristesse, avec la sale impression qu’il ne voulait pas vraiment me voir. Et ça, ça fait vachement mal au coeur. C’est une blessure qui ne se voit pas, mais qui fait beaucoup plus mal qu’une plaie ouverte.

Le coeur serré par une main invisible, au bord des larmes, je ne savais pas comment éviter de passer toute la nuit à pleurer. Puis, j’ai pensé à Thomas. J’avais discuté avec lui hier, dans la journée. On s’appelle presque tous les jours, pour parler de tout et rien. Souvent, seulement pour se dire bonjour.

Thomas m’avait proposé de sortir, d’aller manger, mais j’avais refusé. Maintenant, je me demandais bien pourquoi!!! Donc, pour m’épargner une nuit de larmes, j’ai décidé de sortir me saouler la tête pour ne pas penser à Pascal. Pascal devenait synonyme de déception, et c’était pas top!

Et je me suis donnée à fond. J'ai bu plus que je n'aurai dû, et pourtant, je n'arrivais pas à m'anesthésier. Ne plus penser. Bon, j’étais encore lucide, mais Thomas a pensé me ramener chez lui, et moi, je voulais voir si Pascal était là. C’était pratique. Peut-être aussi le rendre furieux, ou jaloux! Je me suis donc laissée entraîner chez Thomas.

Le pire, c’est que Pascal n’était même pas chez lui…

Thomas m’a fait avaler plusieurs cafés, on a discuté, rigolé. JP, Phénix (je doute que ce soit son vrai mon), et 2 copines étaient aussi de la partie. J’avais les sens en alerte, et quant j’ai entendu une voiture, j’ai été voir à la fenêtre. Ce n’était pas très discret, mais, je n’étais pas en état pour me comporter dignement. Mais, ce n’était que Jess, la femme à Pascal.

Pascal? Et lui? Il traînait où encore? C'était 2h du matin! Je ne pouvais pas courir voir chez Caroline, mais j’aurai bien voulu...


02h00 - 06h00 - Où était donc Pascal?

Pascal n'est rentré qu'après 4h du matin!!! Jess était montée en remarquant qu'il y avait du monde chez son frère. Surprise de me voir chez lui, mais elle n'a rien dit. Pourtant, elle n'a pas fait de mystère pour nous faire savoir qu'ils n'étaient pas sorti ensemble ce soir. Et je dois dire que je lui en ai voulu à fond!

Pascal avait dû remarquer que j'étais là, je parlais et riait assez fort pour ça! Mais, il n'est pas monté. Jess était descendu dès son retour, et je pense aussi qu'elle a dû lui dire que j'étais là.

Ne le voyant pas se pointer, j'ai finalement appelé un taxi pour rentrer chez moi. Thomas a proposé que je reste pour la nuit, parce que je n'étais pas en état de conduire. Il devinait mon intention d'aller récupérer ma voiture en ville. Ce que j'ai fait d'ailleurs.

Je sais bien que j'ai l'air de courir désespéremment après un type qui ne veut plus de moi... Le fait que Pascal m'ignore m'avait fait désaouler... Mais au moins, j'ai dormi comme une souche.


06h00 - 14h00 - J’arrive encore à le surprendre!

Pascal m’avait dit qu’il mangeait avec des clients au Beau Rivage. Ils prendraient certainement un verre au bar, en attendant que leur table soit prête. Alors, je me suis pointée là-bas à l’avance. Question de prendre mes marques. J’espère qu’il ne m’avait pas menti. Je ne savais pas encore exactement ce que j’allais faire, juste envie de lui faire une petite surprise.

En fait, j’avais seulement envie de poser mes yeux sur lui. De me gaver de sa silhouette, de l’apercevoir. Il me manquait beaucoup trop pour que j'aie encore envie de faire la tête.

Pascal ne m’a même pas remarquée, perchée sur mon tabouret de bar. Il était bien avec du monde. Tous en cravate. Comme il est mignon, c’est à faire pleurer. Il s’est assis face aux fenêtres. Je ne voyais que son profil droite.

Je lui ai envoyé un premier message, sans lui dire que j’étais là. J’espérais encore qu’il me voit. Je l’ai vu lire mon message, ce qui l’a fait sourire.

Encouragée par son sourire, je lui en ai envoyé un autre, lui disant que j’étais au bar, beaucoup plus coquin, l’informant que j’étais au bar. Un message très très coquin même. Pascal venait de boire un gorgée de vin. Mon message l’a fait pouffer. Il avait failli s'étouffer, et a juste eu le temps de mettre sa serviette devant la bouche pour ne pas asperger les personnes autour de lui.

Pascal s’est raclé la gorge avant de s’excuser pour se rentre aux toilettes. Pascal était devenu tout rouge. Hihihi. Mon message avait eu l’effet escompté. En passant, il m’a lancé un petit sourire. J’ai pris mes affaires et j’ai filé en direction des toilettes. Heureusement, les toilettes en dehors du bar, au fond du couloir. Ni vu, ni connu.

Pour l’occasion, je m’étais habillée assez sexy. Ça frisait presque le code. Perchée sur mes hauts talons, je me suis trémoussée jusqu'à l’entrée des toilettes pour hommes. Pascal se lavait les mains. A côté de lui, un inconnu que j’ai ignoré. La seule personne qui m’intéressait était derrière l’inconnu.

Les gestes du pauvre homme sont restés suspendu à mon entrée. Il se disait sûrement que j’avais dû me tromper d’entrée. Rigolo. Je me suis dirigée directement vers Pascal et je l’ai attrapé par la cravate pour le tirer dans une des cabines. Le mec nous suivait du regard, se demandant probablement, pourquoi pas lui.

Je me suis jetée dans ses bras. J’avais besoin de ses lèvres, de sentir ses bras autour de moi, de sentir la chaleur de son corps, de son affection. Je n’étais pas là pour faire des galipettes. Il y avait 8 chances sur 10 pour que Pascal me rappelle qu’il était en pleine réunion et qu’il ne pouvait pas, donc, je n’allais pas prendre de risque.

Non. J’étais là pour faire galoper son rythme cardiaque, augmenter ses pulsations. Le titiller, sans plus. Ensuite, je suis partie par l’entrée principale, sans repasser par le bar. J’espère qu’après ça, qu’il m’appellera comme promis, à son retour au bureau. On devait se voir.

Je ne lui poserais aucune question pour hier soir, parce que, ça ne me regarde pas. Je ne voulais pas lui faire de scène, après tout, il n’a pas de compte à me rendre. S’il veut me parler de sa femme, je l’écouterais. S’il n’en parle pas, je ne demanderais rien. Je ne veux pas savoir pourquoi il n’étais pas monté chez Thomas. Ce n’était pas si important. Je ne veux pas savoir s’il dormait dans le même lit que sa femme, ni s’il était avec Elodie ou Caroline.

Ce sera comme il voudra… Je prends ce qu’il me donne… Je sais très bien que j’ai tendance à dramatiser!


14h00 - 0h00 - Encore des promesses en l’air!

Inconsciemment, j’ai attendu l’appel de Pascal. Vers 15h, je commençais à déprimer à l’idée qu’il s’était foutu de ma gueule, quant enfin je l’ai eu au bout du fils. Pascal a tout de suite senti que ce n’était pas la forme. Il ne se doutait pas que c’était à cause de lui. Heureusement.

Il m’a dit qu’il y avait un petit contre-temps, il avait un dîner avec ses parents. C’est Thomas qui avait organisé la rencontre. Je gardais le sourire au téléphone, mais j’avais le moral dans les pompes. Parce que, j’avais l’impression qu’il cherchait à repousser, ou tout simplement annulé notre rendez-vous. Je trouvais qu’il ne faisait pas assez d’efforts pour me voir.

Avant de raccrocher, il m’a promis qu’on se verrait, qu’il m’appellerait aussitôt le dîner terminé. Il voulait me retrouver chez moi, mais, je n’habite plus là-bas, et je ne lui ai encore rien dit. J’avoue que j’ai fini par craquer et être un tantinet pleurnicheuse. Je lui ai reproché de n’avoir pas l’air de vouloir me voir. Que s’il n’en avait pas envi, qu’il me le dise tout simplement.

Donc, je n’avais plus qu’à continuer à l’attendre… J’espère qu’il ne me décevra pas une fois de plus!

J’ai sursauté en voyant son nom sur l’écran de mon natel vers 22h. Ils étaient encore au resto. Il aurait du retard, et me demandait de ne pas m’inquiéter. En réalisant que je ne le croyais pas, il m’a alors proposé d’aller l’attendre au Beau Rivage. L’autre soir, après mon départ, en prévision du week-end, il avait fait des réservation. Il aurait voulu me faire la surprise.

Pascal m’a proposé d’aller l’attendre. Il avait pensé qu’on aurait pu s’y cacher tout le week-end, si j’étais d’accord. Cça nous donnera l’occasion de discuter, et de passer du temps ensemble. Il aurait pu me proposer de le retrouver chez Thomas, mais il n’avait pas envi d’avoir du monde dans nos pattes.

J’avais franchement peur de passer pour une idiote à l’attendre en vain toute la nuit, et peut-être tout le week-end. Mais bon, d’un côté, un petit week-end dans une suite de rêve, même toute seule, je ne crois pas que j’avais à me plaindre. J’avais mes bouquins pour me tenir compagnie après tout. Pour la forme, j’ai dit que je ne savais pas si je pourrais rester tout le week-end.

Confortablement installée, après un bain de rêve, je me suis plongée dans la lecture d’un nouvel écrivain à ma collection; Chattam. Geibel a toujours ma préférence, mais en attendant ses prochaines sorties, faut bien tester autre chose.

J’avais fait une pause lecture, surveillé les alentours depuis les grandes fenêtres de la chambre. Je me sentais seule… Pour éviter de me laisser glisser sur la pente savonneuse de la déprime, je me suis replongée dans mon bouquin. Je crois que j’aime bien Chattam. C’est pas aussi fluide que Geibel, mais c’est pas mal.

Waouh, angoisse… Minuit, Pascal n’était pas encore là! Je crois qu’il viendra. Il ne pouvait pas me faire le coup 2 fois de suite quand même. Non. J’étais persuadée qu’il viendra.


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Lundi 17 juin - En vrac

Publié le par JaneDo


Lundi, 17 juin 2013  168/2013

00h45  -  Pas d'internet... Carmine a encore frappé!

L’Impossible de me connecter à Internet ce soir!!! J'ai passé des heures à essayer depuis que je suis rentrée, mais, ce plouk de Carmine a traficoté quelque chose, parce que ce soir, ma soeur est sortie sans lui!!! Donc, pour emmerder, il a débranché nos connexions à internet. Quel plouk!

Vivement que ma soeur le quitte, c'est un psychopathe, c'est dangereux de rester avec un con pareil.

C'est dommage qu'on ne sait pas quoi faire pour faire soigner ce genre de "détraqué"!!!

Je ferais le nécessaire demain. Ce soir, c'est trop tard. Hier, j'avais le même problème, et j'ai pensé que c'était simplement le réseau. Je ne connais pas assez mon nouveau natel, pour savoir comment me connecter à internet et aller mettre mon journal à jour! Ça m'agace grace!


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164/2013 - Petite faiblesse...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 13 juin 2013  - 164/2013 - Petite faiblesse...

L’appartement n’est pas mal du tout. Je parle intérieurement; larges pièces, salon énorme et une bonne disposition, avec les toilettes bien à part. Par contre, aucune vue, rien, nada. La route en hauteur, passe droit devant les fenêtres du salon. Une bande de terre grimpe jusqu’à cette route, et c’est à moins de 10 mètres. Côté gauche, malheur et boule de gomme, une école. Donc, les jours de maladies, impossible de se reposer sans entendre le bruit des enfants et certainement le clocher!!! Malgré tout ça, l’appart me plaît beaucoup. J’espère qu’il plaira à Marco.

Après la visite, ma soeur est partie au travail, et moi, faire quelques emplettes, je pensais rentrer. Mais, j’ai reçu un coup de fils de Tchoy. De Pascal aussi. J’ai rappelé Tchoy. Pascal? Je préférais l’appeler quant je n’étais pas au volant, mais à un moment où je pouvais calmement lui parler.

Finalement, j’ai été mangé avec Tchoy chez Jean-Paul au BP au Mont.

Après, je suis rentrée. J’avais appelé ma puce et elle rentrait avec ma frangine, alors je pouvais rentrer et faire une sieste. J’étais vraiment très fatiguée. En arrivant à la maison, j’ai croisé la voisine avec le petit Peter. Un petit garçon de 9 mois qu’elle garde cette semaine. Le petit ne me quitte pas des yeux. Tout en tirant sur sa lolette, il me fait des risettes. Il est chou comme tout. Et tellement sage.

Reposée, je me suis réveillée vers 21h. Avec beaucoup de peine. J’étais si bien que j’aurai voulu continué à dormir. Quelque part dans ma tête, je savais que j’avais envie de voir Pascal. J’avais oublié de répondre à son appel, et j’ai même pas répondu par un sms en retour. Flûte, c’était nul. Maintenant, je n’avais aucune idée de ce qu’il faisait ce soir, ni si ça allait être possible de se voir.

Je me sentais même mal d’essayer de le joindre, là comme ça, à la dernière minute. c’était une peu gonflé. Mais, j’ai tenté. Malheureusement, il ne répondait pas, ce qui me rendait anxieuse et me renvoyait une tonne de doute et de questions débiles; peut-être qu’il n’avais pas envi de me répondre? il était occupé? mais, avec qui? Rhhh, j’ai l’art de me torturer toute seule.

En désespoir de cause, je lui ai envoyé un message pour dire que j’allais chez lui, que j’avais envie de le voir…

Ridicule! Après avoir fait la tête aussi longtemps, voilà que je débarquais chez lui!!! Mais bon, je ne voyais pas comment faire d’autre. Jess risquait d’être là, mais je n’étais pas sensé le savoir. Et miracle…!!! Mon message avait dû faire l’effet d’une petite bombe, parce que du coup, Pascal m’a rappelé illico presto!!!

Donc Pascal avait bien vu mes tentatives, et donc, il n’avait pas voulu me répondre???!!! Ça me donnait encore plus envie d’aller chez lui et de tomber comme un cheveux sur la soupe.

Pascal était persuadé de m’avoir dit que Jess était là, donc, je ne pouvais pas me pointer comme ça chez lui. Hélas pour lui, j’étais déjà devant la porte. Alors, il a dû venir m’ouvrir. A les voir tous les 2 en training, j’ai compris qu’il ne sortait pas ce soir. Jess m’a proposé de rentrer, mais Pascal préférait qu’on aille faire quelques pas au bord du lac. Comme Jess insistait, je suis rentrée quelques minutes.

C’était gênant, parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé à Pascal, ni été si près de lui, alors j’avais le coeur qui tapait fort. Je me suis mise à transpirer et j’avais les mains moites. Je n’osais même pas le regarder ou regarder dans sa direction. Jess et moi avons discuté un moment. Elle a voulu savoir comment j’allais, je lui ai retourné la faveur. Elle a un peu raconté son voyage à Londres avant de partir pour New-York, puis Pascal nous a interrompu.

Jess s’est retirée, nous laissant en tête à tête au salon…

J’aurai voulu lui demandé s’il dormait là, ou s’il était chez Thomas pendant le séjour de sa femme. Mais je n’ai pas osé. Cela ne se faisait pas. On était embarrassé de savoir que Jess était dans la pièce d’à côté. Même assis sur la terrasse à l’extérieur, c’était gênant.

Pfouhhh, c’était fou comme je pouvais me sentir mal à l’aise avec Pascal. Jamais avec Thomas!!!

Clairement, on ne pouvait pas se parler. Pas comme ça, pas maintenant. Donc, on a parlé d’autre chose; ce qu’on avait prévu de faire demain. Pascal a proposé qu’on se retrouve pour dîner. J’ai d’abord dit oui, puis j’ai prétendu avoir quelque chose et que ça ne jouait pas.

Pourquoi? Parce que je ne voulais pas qu’il me case entre midi-deux heures, et estimant m’avoir accordé un moment, me zappe le reste du week-end. Non. Merde, peut-être que je suis trop exigeante? Pourquoi est-ce qu’il fallait que je me comporte comme ça, justement quant sa femme est dans les parages? C’est trop nul.

Pascal a insisté. Puis, prenant mon courage à 2 mains, je lui ai dit ce qui m’avait traversé l’esprit. Pascal a éclaté de rire. Il m’a dit qu’il avait pensé qu’on aurait pu discuté et s’organiser pour se voir le soir, ou prendre la fuite pour le week-end. Mais là, avec Jess à côté, les oreilles certainement aux aguets, c’était pas possible.

Enfin, j’ai souri, ce qu’il m’a fait remarqué. Il paraît que ça faisait longtemps qu’il ne m’avait pas vu sourire. Blablabla, il me faisait du charme. Mais bon, ça marchait pas mal. J’ai donc accepté de le voir demain pour dîner. Après, on verra. Si j’avais raison et qu’il me plante le reste du week-end, j’aurai appris à faire confiance à mon instinct.

Pendant qu’on était sur la balançoire, Pascal m’avait discrètement pris la main et jouer avec mes doigts. Hum, je dois dire que ce petit geste affectueux m’a fait perdre la mémoire. Je n’étais plus du tout fâchée, plus du tout sur la réserve avec mes sentiments. Je ne rêvais que d’être à demain pour le voir. Je suis rentrée le coeur léger, flottant dans un nuage de sentiments confus, et plutôt amoureuse.

Mon carrosse s’est cassé la gueule dès que je suis rentrée. Pascal m’avait envoyé un message pour dire qu’il avait oublié qu’il avait déjà quelque chose demain à midi, que ça lui était sorti de la tête. Qu’on ne pourrait donc pas mangé ensemble, mais qu’il m’appelait demain matin.

Tsss, je sentais gros comme une maison, que demain, comme tout le week-end, j’aurai droit à une ribambelle d’excuses, et que je ne le verrais pas! Ça m’a foutu le moral en bas. Et quant je dis en bas, je veux dire, encore plus bas que ça!

Peut-être que Pascal n’avait pas vraiment envi de me voir en fin de compte??? Mais alors, pourquoi m’avoir pris la main??? Pourquoi faisait-il des choses qui me donnent de l’espoir et après me couper les pattes?

Déprimée, j’ai relus le message de Thomas qui me disait où il traînait avec ses potes, et j’ai foncé le retrouver. Après tout, lui au moins avait envi de me voir! Je n’avais pas envie de passer le reste de la nuit à me torturer de questions et à penser à Pascal. Tant pis si j’ai tord de faire ça, mais il me fait royalement chier là!

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163/2013 - Hier, c'était hier!

Publié le par JaneDo

(...M'énerve cette "M" qui plante tout le temps!...)

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Mercredi, 12 juin 2013 - 163/2013 - Hier, c’était hier!

J’avais fait un effort pour parler à Pascal hier, et Pascal a mis fin à notre discussion abruptement. D’accord, c’était par sms, mais c’était discuter quand même. Il avait dit qu’il me rappelait plus tard, mais rien. Je n’arrivais pas à imaginer une bonne excuse pour ne pas l’avoir fait. Il aurait très bien pu s’isoler un moment, juste question de m’expliquer. Même aux toilettes.

Envoyer un sms d’explications claires, prend 2 secondes et demi! Le “ou demain”, j’ai pas trop apprécié.

Pascal m’a envoyé 2 ou 3 sms, comme si de rien n’était, comme s’il avait oublié de quoi on parlait hier soir. Ça m’a un peu énervée. Je n’ai pas eu le temps de lui répondre. Heureusement, sinon, je pense que je l’aurais envoyé sur les roses. Il avait dû oubli quel jour on était, et a pensé que, comme je ne répondais pas, j’étais fâchée. Du coup, je l’étais.

Mercredi, c’est toujours la course. C’est le jour des enfants, ils ont congés l’après-midi. Mais, ma nièce avait prévu des trucs et Maria m’avait demandé de passer l’aider à terminer son album et passer la commande. Ce que j’ai fait. Vers 16h, elle emmenait Roméo à son cours de guitare au Conservatoire, donc je pourrais rentrer.

Avant de rentrer, j’ai fait la bêtise d’appeler ma sœur, lol, donc, elle m’a demandé de faire quelques courses. J’ai pris ma puce en passant et on a fait les courses. Je dînais avec eux ce soir. Normalement, on aurait dû avoir le dîner en famille, mais après le week-end de festivités, les gamins pensaient qu’elle méritait un peu de repos.

Après le dîner, au lieu de rentrer sur Grandvaux, je suis restée au studio. Demain, petit café matinale avec ma frangine, puis, j’avais prévu d’aller visiter un appart pour Marco avec Rose, avant d’aller traîner en ville. J’avais des tonnes de petites choses à faire.

Ho! La voisine d’en face s’appelle Rosa! Le nom de famille de mon ex voisine est Rosa! Bref, je suis toujours entourée de gens qui porte les mêmes prénoms!!! C’est dingue!!!

Vers 2h du matin, j’ai fait un tour du côté de chez Pascal. Apparemment, il dormait. Je me demandait avec qui! Zut, il me manquait quand même! Pascal aurait dû revenir sur notre discussion, et pas faire comme si on s’était rien dit. Il savait ce qui m’avait foutu en boule, et j’avais l’impression qu’il en rajoutait une couche. Il ne pensait tout de même pas que j’avais oublié?

Mais, peut-être que ça faisait partie de son plan pour me faire comprendre qu’il était temps de lâcher prise???

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162/2013 - Avec Pascal, on s'explique par sms...

Publié le par JaneDo


Mardi, 11 juin 2013  - 162/2013 - Avec Pascal, on s’explique par sms!

Course toute la matinée pour des prunes. Puis, j’ai posé les plaques et décidé de m’accorder une journée de tranquillité. Puis, dans la soirée, avec Tchoy, on devait aller à Grandvaux pour un appart. Ensuite, on est sorti manger chez Bao. Une restaurant chinois, Rue de l’Ale. Ça faisait des lustres que je n’étais pas retournée. On a mangé une fondue Thaï. C’était hyper, ultra bon.

En rentrant, j’ai trouvé un message de Pascal. C’est juste, j’avais entendu mon natel biper, mais je n’ai pas regardé tout de suite. Puis j’ai oublié. Et ce n’est qu’en arrivant chez moi que j’ai lu le message;

  • T'es chiante Jane!

C’était le petit mot que j’ai reçu de Pascal. Glups, c’était il y a un peu plus d’une heure. Je lui ai demandé pourquoi et que voulait dire son message. Pascal a répondu qu’il me trouvait chiante de ne pas appeler, de ne pas donner signe de vie.

De toute façon, j’avais décidé de faire un geste. Ça n’avait aucun sens de me murer dans mon silence. Si je voulais que Pascal me comprenne, peut-être fallait-il que je m’explique!!!

  • Ha! Ben écoute, je ne sais pas vraiment par où commencer et quoi dire!
  • Par le début ce serait bien?
  • Ben le début… Quant tu m’as laissé choir le samedi soir!
  • Je t’ai expliqué ce qui s’était passé, non? J’ai juste été dîner avec l’équipe!
  • Mouais… Justement. Le soir d’avant, pas d’imprévu pour passer la soirée avec Caro, mais samedi, oh! Un petit imprévu!
  • Jane… Ce n’est pas de ma faute. Je n’ai pas fait exprès!
  • Tu as toujours du temps pour les autres jamais pour moi… Ça m’a brisé le coeur. Je t’en voulais vraiment beaucoup. Je crois que je t’en veux encore. Je ne suis même pas sûre.
  • Jane… Non! C’est pas ça du tout. J’étais sûr que tu irais m’attendre à la maison.
  • Pfff, si tu le voulais, tu aurais pu dire quelque chose. Ou au moins m’avertir.
  • J’ai pas pensé que je devais t’avertir. J’ai franchement pensé que tu devinerais qu’on se retrouverais à la maison. Je t’assure, je ne pensais vraiment pas que j’avais besoin de te dire d’aller à la maison. Tu as la clé, je pensais automatiquement que tu irais à la maison.
  • Mouais… De toute manière, vu l’heure à laquelle tu es rentré, tu n’as même pas pensé rentré plus tôt. Donc, tu ne voulais pas vraiment me voir.
  • Tu rigole là?
  • Non.
  • On pourrai se voir et parler face à face? Pourquoi tu m’évites?
  • Non, je veux pas.
  • Ecrire, pfff, on risque de mal interpréter ce que l’autre pense. J’aime pas trop.
  • Ça me va. Si on ne comprend pas klk chose, on peut demander…
  • Bon d’accord. Mais, j’avais vraiment envi de te voir Jane, je t’assure.

J’ai mis quelques minutes pour savoir quoi dire de plus. Puis, même au risque de me répéter, je préférais qu’on discute par sms.

  • Ça m’a fait beaucoup de peine. Je sais que tu as revu Elodie. Pour elle aussi tu as eu du temps, et moi samedi… Pas de nouvelles, pas de petit mot pour me dire, ne serait-ce que tu avais du retard… J’ai trouvé ça méchant et horrible… Surtout de ta part.
  • Tu me connais Jane… Je ne ferais jamais un truc pareil. Jamais je ne ferais exprès de te faire de la peine. Tu le sais non? Est-ce que tu trouve que ça me ressemble ça?
  • Non. Mais, l’oublie, ne pas pensé, prendre à la légère le fait que je t’attendais sans savoir ce qui se passe… C’est pareil que si tu l’avais fait exprès. C’est juste ne pas avoir de considération pour moi.
  • Oh mon petit coeur, je suis tellement désolé. Laisse moi au moins avoir la possibilité de me racheter?
  • C’est passé, c’est trop tard… Quoi que tu fasses, ça ne va pas effacer ce que j’ai ressenti ce soir là…
  • Mais alors… Tu ne me pardonnera donc jamais?
  • Pardonner, je sais pas… c’est peut-être aller un peu vite…
  • Si on passe le week-end prochain ensemble? Tu me pardonnes?
  • Oubli ça! Tu exagères là. Ça m’énerve!
  • Oups… Alors excuse-moi… J’avoue que je sais pas quoi faire? Comment espérer te voir sourire avec le coeur, comme avant?
  • Même moi je sais pas. Tu me manques… Mais dès que j’ai envie de te voir, le souvenir de ce soir là me tord l’estomac et ça me donne envie de pleurer.
  • Je suis tellement désolé. Aujourd’hui, on ne partage plus rien. C’est le néant. Le silence radio. J’aime pas.
  • Moi non plus j’aime pas.

J'avais l'impression que Pascal ne m'écoutait pas. Je le comprenais, mais j'espérais qu'il me comprenne aussi. Il était désolé, mais ça ne changeait rien! D'être désolé, c'est bien, mais ça change quoi? Ça efface le chagrin? Les heures à l'attendre? A se torturer de questions?

  • Je viens te chercher… Il faut qu’on se parle.
  • C’est ce qu’on fait là non? Je préfère.
  • Moi je veux te voir.
  • Non. Je ne saurais pas te parler.
  • Bien sûr tu saura.
  • Non Pascal. Par sms, c’est mieux je trouve. Tu vois, là, j’ai envie de te voir, mais ça me rend triste, alors je n’en ai pas envie.
  • Mince! Donne moi une chance. Je déteste les sms, c’est trop impersonnel.


Bleurp, je ne savais pas quoi lui dire. Tout ce que je savais, c’était que je ne voulais pas l’avoir en face. Je me connais, je lui pardonnerais direct. Trop facile. J’ai mis une minute ou deux avant de lui répondre. Ça n’exprimait pas vraiment ce que je pensais, mais c’était une manière d’éviter le face à face.

  • J’aime que ce soit impersonnel.
  • Alors, c’est que tu n’as pas envie de me voir.
  • C’est vrai… En pensant à ce soir là, non, je n’ai pas envie de te voir. Tu m’as vraiment fait beaucoup de peine. Ce serait trop facile de se voir, de discuter 2mn, et ensuite tu penseras que c’est bon, tout est réglé. Ça ne se règle pas aussi simplement.
  • Jane… Je comprends pas trop là? Tu penses rester fâchée longtemps?


Puis, avant que j’ai eu le temps de lui répondre, Pascal me renvoyait un message pour me dire qu’il devait couper court.

  • Je dois te laisser… T’expliquerais… “Jess”. Je t’app plus tard ou demain d’ac. JTM gros bisous


Pfff…. Ben ça pour une fin! Coupé en plein courant. L’air de rien, ça me foutait en boule! Jess??? Il ne m’avait pas encore véritablement dit que Jess était rentrée. Je les avais vu en l’épiant. Donc, une fois de plus, il me plantait là parce que sa femme était dans les parages. Grrrh.

Mais bon, je comprends… Je ne lui en veux pas pour ça. Ce qui m’énerve, c’est qu’il me dit qu’il me rappelle plus tard ou DEMAIN!!! C’était comme s’il n’en avait rien à foutre de ce que je pouvais penser. Puis, on discutait sérieusement, c’était important, et plouf, je dois te laisser? Le rat! Comme s'il n'avait rien compris de ce qu'on discutait justement!

Ok. Ne nous énervons pas. Efface. Je ne veux pas me prendre la tête toute seule pour ça. Pourtant, 2h plus tard, je lui envoyais un message pour lui dire que, c’était exactement ce genre de chose qui me reste en travers de la gorge. Qu’il puisse, au milieu de notre conversation, me planter pour je-ne-sais-quoi. Que ça m’énervait.

Triste, mais, ça ne l’a pas fait me rappeler pour autant. C’est fou, mais je l’espérais. Tragique. Et même pire, j’ai attendu qu’il me rappelle tout le reste de la nuit…


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161/2013 - La paix revenu sur Moudon!

Publié le par JaneDo


Lundi, 10 juin 2013  - 161/2013 - La paix revenu sur Moudon!

Ma frangine a eu une discussion avec Carmine dimanche soir. Il lui disait qu’il l’aimait, qu’il ne voulait pas la voir partir. Bref, les choses semblent aller mieux entre eux.

Ça me rassure. De l’imaginer, le pauvre, tout seul dans ce trou qu’est Moudon, sans toute l’animation d’une famille aimante qui l’entoure, me rendait triste pour lui. En tout cas, la différence se faisait sentir. Il allait nettement mieux.

Lundi, il a plu pratiquement toute la journée. Je l’ai passée avec ma frangine. On a beaucoup discuté, et on a prévu d’aller à la déchetterie dans l’après-midi. Ce qu’on a fait. A défaut d’avoir du chinois, on a préparer à manger avec ce qui restait de trop pour son anniversaire. J’ai fait une tarte aux abricots pour le dessert. On a beaucoup rigolé et papoté. Ça change!

Papa, papa… Il a donné le loyer pour le studio à Carmine… Trop chou-x. Je l’adore mon papa. Mon coeur se serre en pensant à l’avenir. Mon papa ne vivra pas pour toujours et j’appréhende. Je ne suis pas douée pour les séparations. Ça m’arrive de me réveiller en sursaut en pleine nuit, terrorisée à l’idée de ce qui nous attend. Après, j’essaie de zapper, d’effacer cette éventualité.

Ha! Je n'en peux plus aussi avec Pascal, c'est décidé, demain, je change... Je veux le voir, lui parler, arranger les choses...


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160/2013 - Journée Légume!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 9 juin 2013 - 160/2013 - Journée Légume!

Rien envie de foutre aujourd’hui. Il fait froid et moche. Bon, bien sûr que, j’aurai préféré être enroulée dans les bras de Pascal. Mais, ce n’était qu’un rêve.

Il y avait encore beaucoup de   monde attendu pour un re-play de la fête   à Carmine. Donc, pas moyen d’y échapper. Puis, il y avait aussi Pierre, sa femme et le frère de celle-ci, avec sa petite fille. Une petite demoiselle métisse avec de grands yeux bleus et des frisettes blondes. Adorable petite demoiselle poids plume.

Demain, la course reprend, alors, ce soir, j’avais vraiment envie de ne rien faire, profiter de la pluie et jouer le légume frit...


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