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248/2013 - Pascal dit que je le rends fou!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 5 septembre 2013 - 248/2013 - Pascal dit que je le rends fou!

Ce soir, je retrouvais Thomas au Time-Out, le bar qu’un copain à Thomas a inauguré cet été. J’avais eu Pascal au téléphone. Il ne m’avait rien proposé. Au contraire, il s’est étalé sur le fait qu’il était crevé, qu’il se réjouissais de rentrer. Ça m’a arrangé en quelque sorte, parce que Thomas m’a proposé de prendre un verre avec lui ce soir. C’était donc avec plaisir que j’ai accepté. Il avait trouvé le courage de m’appeler, d’agir comme si rien de bizarre ne s’était passé entre nous.

Pascal m’a rappelé avant de quitter le boulot et a voulu savoir si je voulais passer chez lui ce soir. Je lui ai dit que c’était un peu tard, Thomas m’avait proposé de prendre un verre avec nos potes. J’avais envie de sortir, et je savais que lui était crevé.

Pascal m’a fait comprendre que, pour une fois, ce soit moi qui propose de passer chez lui. Qu’on ne s’était pas beaucoup vu ces temps, et ça l’énervait que je ne propose jamais rien. Que c’était toujours lui qui devait le suggérer pour qu’on se voit. Ou par contre, après de longs silences, je débarquais sans crier gare.

Bah, je lui avais déjà dit ce que je pensais, c’était inutile de revenir sur le sujet. Il m’avait laissé assez de temps pour faire les “questions-réponses” toute seule.

Thomas a tenu à passer me chercher. Il est donc venu me chercher chez ma frangine. Je ne m’attendais pas à voir Pascal débarquer. Il n’était venu que dans le but de me faire quitter la soirée avec lui. J’étais venu avec Thomas, je n’allais certainement pas planter Thomas, pour aller me coller à lui. Même si j’en avais envie. Et ça, Pascal me connait assez pour le savoir.

Il aurait dû s’arranger pour venir avec Thomas, et on serait arrivé les 3 ensembles. Quoi de plus normal, que de me voir repartir avec lui, même si Thomas restait. Mais dans ce cas précis, c’était comme s'il me disait; “Allé hop à la niche”.

En voyant que je n’avais pas l’intention de partir avec lui, aussitôt arrivé. Il a discuté avec 2 nanas plantées au bar, juste à côté de moi. C’était surement pour me faire chier. Thomas a bien senti que ça me faisait pousser les cheveux dans la nuque. Ensuite, il a essayé d’encourager Thomas a rentrer. Donc, comme je le pensais, il me connaît assez pour savoir que je serais partie, seulement si Thomas partait. Et là, j’aurai pu rentrer avec lui.

Comme ça ne marchait pas, Pascal a voulu me parler. Ce n’était que pour me convaincre de rentrer avec lui.

Pascal dit que je le rendais fou. Il ne savait jamais sur quel pied danser avec moi. Qu'il me trouvait très froide et distante ces temps. En voyant qu’il n’y avait rien à faire. Pascal a encore discuté 2mn avec Thomas, puis il est rentré.

Après son départ, j’ai réalisé que… enfin, je me suis demandée comment se passerait le moment où Thomas me raccompagnera. Est-ce qu’il s’attendra à ce que je l’embrasse à nouveau? Tentera-t-il de le faire lui? Ou on se comportera comme de simples potes??? Peut-être que j’aurai dû prendre ma voiture… Comme ça, je ne me poserait pas autant de questions… J’aurai peut-être dû partir avec Pascal finalement. Ça y est, je me sens coupable. Coupable de me sentir bien avec Thomas! Pourquoi? Je ne devrais pas.


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247/2013 - Qui est le plus têtu?!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 4 septembre 2013 - 247/2013 - Qui est le plus têtu?!

Mes silences d’hier pendant le dîner, ont perturbés Pascal. Il voulait me voir, qu’on discute. J’ai prétendu avoir déjà des projets. Parce que, je ne voulais pas qu’il me voit comme ça. Dans cet état, je ne veux voir personne. Puis, ma nièce était à la maison cet après-midi, alors, on passe la fin de journée ensemble à lire.

Comme je me sens aussi gauche qu’un canard, mal dans mon propre corps, je n’ai aucune envie de m’habiller pour sortir. Je n’ai même pas la force de scotcher un sourire sur ma face pour faire bonne impression, toute une soirée.

Par contre, en fin de journée, j’ai parlé à Thomas. Apparemment, il a retrouvé le courage de me parler après qu’on se soit croisé hier. Donc, c’est reparti pour le copinage. Je suis redevenue la copine à qui on raconte tout. Thomas m’a proposé de sortir prendre un verre avec lui. J’ai bien failli dire oui. Mais, je me sens aussi trop fatiguée pour me bouger.

La seule chose qui m’a retenue, à part mon état de larve en hibernation, est le fait qu’il risquait d’en parler à Pascal. Pascal qui n’aurait pas compris que j’accepte de voir Thomas et pas lui. Comment lui faire comprendre, que pour lui, je voulais toujours lui montrer le meilleur! Puis, après m’avoir presque ignorée tout le week-end, je ne voulais rien lui faciliter.

S’il n’avait pas le temps de me voir durant le week-end, ben dommage, il me verra encore moins durant la semaine. Si je venais à lui manquer, alors, il n’aura qu’à se sortir les pouces du c… et se débrouiller pour avoir du temps pour moi le week-end. Ciel, parfois je me montre d’un têtu! Probablement contre productif! Hélas, quant je suis comme ça, je n'arrive plus à réflchir... Je vais me secouer.


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246/2013 - Au creux de la vague

Publié le par JaneDo


Mardi, 3 septembre 2013 - 246/2013 - Au creux de la vague

Rhhh, je ne suis vraiment pas en forme. Je passe du rire aux larmes. Je me sens tomber… je tombe… Je crois que c’est la déprime. Je ne sais quoi faire pour me sortir de cet immense trou que je creuse moi-même dans ma tête. Tout ce que je sais faire, c’est faire semblant que tout va bien.

Je voudrais me fondre dans la peinture, mais je n’ai pas mes affaires. Peut-être que j’ai seulement besoin d’amour? Quelque chose qui me fait perdre pieds. Qui me redonne envie de me lever chaque jour. Une autre homme que Pascal, qui puisse me faire sentir mon coeur flotter et battre comme jamais. Mais, ce genre d'homme, je n'en connais qu'un, et il s'appelle Pascal!

Je n’avais pas croisé Thomas du week-end. Peut-être que quant il a vu que j’étais chez Pascal, il avait préféré m’éviter? Grrh, c’est quoi ça? Je me fais des idées? Ouais, je dois certainement débloquer!

Pascal m’a invitée à manger à midi. Ma première réaction aurait été de refuser. Je n’avais pas la frite, et je n’avais pas envie de me bouger. Puis, ce matin, à la dernière minute, j’avais décidé d’aller chez le coiffeur, et me couper les tifs. Donc, à midi, j’avais fini et j’étais déjà en ville, alors j’ai été manger avec Pascal. Hum, j’ai croisé Thomas qui était là avec des collègues de boulot.

Est-ce que c’est moi qui ne tourne pas rond, ou Thomas me semblait plus… charmant! Attirant… Ouais, ça ne joue pas dans ma tête!

Thomas était arrivé avec 2 collègues après nous. D’habitude, on aurait échangé quelques mots, mais il n’était passé que pour me dire bonjour. On s’était mis à une table, dans un coin, pour être tranquille. Dès que Thomas nous a aperçu, il est venu me faire la bise.

Par hasard, il se trouve que Thomas était dans ma ligne de mire. Difficile de regarder Pascal sans être consciente qu’il se trouvait en face de moi. J’ai capté quelques regards. J’ai fait attention de ne jamais croiser son regard.

C’était notre première rencontre depuis que je l’avais sauvagement embrassé l’autre jour! Gênant. Je sentais son regard sur nous. Il m’observait et ça me mettait mal à l’aise.

L’entraînement avait recommencé, c’est pour ça que Pascal m’a invitée à manger je crois. J’avais beaucoup de peine à suivre la conversation, et encore plus pour participer.. Je n’avais pas beaucoup vu Pascal ces derniers temps, et je n’avais pas grand chose à dire. Je l’écoutais. J’avais même de la peine à sourire. Je crois que je suis assez mal dans ma peau ces temps.

Pascal espérait me voir poireauter chez lui après son entraînement? Il pensait peut-être me voir sauter de joie parce qu’il voulait me voir? Hum, pas envie. C’est peut-être parce que j’ai l’humeur en-dessous de tout? Ou parce qu’il n’avait rien fait pour qu’on se voit vraiment durant le week-end? Oui, je crois que c’est ça. Je ne veux pas le voir en courant, entre 2 portes, une petite heure par-ci, par-là.

En fait, soyons sérieux… Je suis au creux de la vague… Je n’ai envie de voir personne… Même pas lui. Parce que je ne suis pas de bonne compagnie.


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245/2013 - Tchoy & Vincent; un peu casse pieds!

Publié le par JaneDo


Lundi, 2 septembre 2013 - 245/2013 - Tchoy & Vincent

Lundi soir, comme toujours, notre fameux dîner en famille. Ma frangine a congé le lundi, et on en profite toujours pour prendre notre café ensemble et traîner à refaire le monde. Tchoy a commencé à nous harceler vers midi, pour passer prendre un café. Comme on ne voulait recevoir aucune visite, on lui a dit qu’on devait sortir faire les courses. Du coup, il voulait nous rejoindre à la Migros.


Vise un peu, on était toutes les deux en training flagada, ni coiffée, ni rien. On avait seulement passé à la salle de bain pour se laver la figure et les dents. C’est tout. J’ai dit à Tchoy qu’on avait aussi quelques courses à faire en ville, donc on l’appellera quant on sera en route pour le centre commercial.

Le truc avec Tchoy, c’est qu’il continue à t’agacer au téléphone, jusqu’à ce que tu ne puisses rien faire d’autre que baisser les bras.

Tchoy est donc venu nous rejoindre en pleine courses, puis il s’est incrusté jusqu’au souper. Lilice et Fanny, qui s’était invitée au souper, sont arrivés, et on a joué aux cartes en attendant les garçons. Dès que David est arrivé, Tchoy est enfin parti. Pendant le repas, il a appelé, ne réussissant pas à me joindre, parce que j’avais laissé traîner mon natel dans mon sac, il a appelé ma soeur. Il voulait passer avec Vincent.

Carmine et les garçons sont partis, on était entre filles à discuter tranquillement. Ça faisait chier de les voir débarquer. On n’en avait aucune envie. Je ne sais pas s’il l’avait deviné, ou si c’est parce que Vincent voulait absolument nous voir et passer la soirée ici, mais Tchoy est venu sonner, malgré mon message qui lui disait que Carmine était encore là. Ce qui était faux. C’était seulement pour ne pas être dérangée.

On a été obligé de leur ouvrir. Et c’en était fini de notre petite fin de soirée entre nanas. On a donc joué aux cartes encore, puis 1h10 du matin (mardi 3), ils sont enfin partis. Enfiiiiin tranquille!

Comme je manque de courage pour me relire et corriger mes fautes, chercher les images, etc, pour le mardi 27 août, alors j’ai vite résumé ce soir. De toute façon, c’est ce que j’ai ajouté dans mon journal du jour! Alors autant déjà le mettre. Il y a trop à dire sur les évènements de la fin de la semaine passée…

Ah! Moi qui me rappelle jamais des blagues… Tchoy nous en a raconté une ce soir: Une sanglier trottine joyeusement dans la forêt, il fait beau, c’est la pleine forme, et ile cherche de la compagnie. Il se sent d’humeur badine. Il rencontre un cochon qui fouille le sol avec sa truffe. Il se sent triste de voir que son pauvre congénère a perdu tous ses poils. Il s’arrête et question de faire la conversation et de se montrer concerné, il lui demande; "Salut! Hé mon vieux… ça joue ta chimio?" MDR.


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244/2013 - (dim.01.09.13) - Humeur changeante...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 1er septembre 2013 - 244/2013 - D'humeur changeante...

Samedi soir, Caro m’avait appelée pour me demander ce que je faisais. Pascal avait changé d’avis et avait décidé d’aller à la petite soirée organisée, samedi soir, par son ami Paul. Donc, il était à Montreux. Et Caroline aussi. Incapable de supporter de ne pas l’avoir vu vendredi soir, je ne voulais pas encore passer le samedi soir sans le voir. Alors, je l’ai appelé.

Pascal n’a vu mon message que vers 23h. Il m’a rappelée. J’étais déjà déprimée, inconsolable de passer encore une soirée du week-end toute seule, alors qu’il faisait la fête dieu sait où. On a décidé de se retrouver chez lui. J’ai noté qu’il ne m’a pas proposé de le rejoindre chez Paul.

J’avais cru que Paul faisait sa soirée le vendredi. J’avais dû mal comprendre. C’était donc samedi! Elodie et Maud étaient sûrement à cette soirée. Ça m’a été confirmé par Caroline plus tard. Pascal et Caro sont arrivés vers 1h du matin, et on a regardé des films.

Ok, je lui en voulais. Pascal avait été à cette petite sauterie, avec Caroline. Pas avec moi. C’est clair, c’était un peu de ma faute, puisque je n’ai pas voulu y aller, et lui avait fait croire que je voulais rester chez moi.

Mais, je l’avais en travers. Je me sentais reléguée à la dernière place, mise au placard. Alors, je ne voulais pas dormir chez lui.

Après le départ de Caro, vers 3h du matin, je suis restée un moment. Je pensais trouver le courage de lui parler de ce qui me préoccupait. Lui dire que ces derniers temps, je ne savais pas où j’en étais, ni ce qui se passait. Mais, je n’ai rien dit. Pascal m’a raconté sa soirée. Paul avait réservé un bistrot au bord du lac. La terrasse donnait sur la promenade, et il y avait des gens qu’ils ne connaissaient pas qui s’étaient joint à la fête.

Oui, Elodie et Maud était là-bas, et il leur avait certainement parlé... (confirmation de Caroline). Pourtant, Pascal sait ce que j'en pense!

Pascal a tenté de me persuader de rester dormir chez lui, mais je ne voulais pas. Je savais bien que Caroline pouvait très bien revenir, ou que Pascal pouvait aller chez elle, mais je voulais rentrer. Je ne me sentais pas d’attaque. Sur la route, Pascal m’a rappelée. J’ai pensé que c’était pour parler, mais il voulait encore essayer de me faire changer d’avis.

Il était plutôt persuasif. Son charme a opéré, mais, Caroline avait passé avant moi, alors, je ne voulais pas qu’il me touche. Je lui ai promis de passer dimanche en fin de matinée pour déjeuner avec lui.

Dimanche, après le déjeuner, on s’est larvé devant la télé. On a aussi discuté un peu. Hélas, je suis trop coincée et encore trop touchée par les évènements de ces derniers temps pour parler. Je devais d’abord faire de l’ordre dans ma tête et dans mes pensées avant de lui parler. Là, je risquais de faire un fromage de rien du tout, alors je préférais m’abstenir.

Pascal était adorable, et moi, raide et froide. Plutôt distante.

Dans le courant de l’après-midi, j’ai demandé à Caro de passer si elle voulait. Hum, je savais qu’elle accourrait. Je voulais éviter que Pascal tente de m’attirer dans son lit et que je le repousse.

Pascal me couvait du regard, et je sentais son envie grandir, et j’ai été ravie de voir Caroline pointer le bout de son nez. Ça l’a coupé dans son élan, et il a dû se tenir tranquille.

Pascal a bien essayé de se débarrasser de Caroline, mais elle a compris à mon regard, que je ne voulais pas qu’elle s’en aille.

Pascal nous a fait à manger, et j’ai fait semblant d’avoir retrouvé ma bonne humeur. Mais en gros, je les ai écouté parler. J’agrémentais leurs remarques de quelques rires sonnantes, c’est tout. D’ailleurs, Caro et moi sommes partie ensemble. Je suis passée chez elle pour lui expliquer. Je n’ai pas trouvé mes mots, et de manière assez brouillon, je lui ai dit que j’avais eu assez de mal à digérer le manque d’empressement de Pascal des 15 jours passés.


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243/2013 - Aveugle ou aveuglée???

Publié le par JaneDo


Samedi, 31 août 2013 - 243/2013 - Aveugle… ou aveuglée?

J’ai appelé Caroline en fin de matinée pour lui proposer de faire les magasins ensemble. Au son de sa voix, je l’avais réveillé. En fait, je n’avais pas vraiment envie de me balader en ville, mais je voulais savoir si elle me dirait qu’elle avait dormi chez Pascal. Caro m’a tout de suite dit qu’elle était encore chez Pascal, qu’elle devrait rentrer se doucher,  se changer et elle pourrait me rejoindre directement en ville.

Maintenant que je lui avais proposé de faire les boutiques, je devais y aller… zut!

On a donc traîné toutes les deux dans les rues de la ville. Caroline était plein d’énergie, moi non. Je rêvais de retourner à la maison, me larver devant la télé et dormir encore un peu.

Caroline a fait pas mal d’achats, moi non. Je fais rarement des achats quant je suis avec quelqu’un. J’aime faire les boutiques toute seule.

Toute pleine de vitalité, et bavarde comme à son habitude, elle trottinait gaiment d’une boutique à l’autre. J’étais raide, j’ai fini par lui proposé un arrêt café. J’en avais marre, et mal aux pieds.

Hier soir, Pascal avait voulu savoir si elle avait de mes nouvelles. Elle lui a dit qu’on avait échangé quelques messages, qu’elle m’avait dit qu’elle passait chez lui. C’était là que Pascal a essayé encore de m’appeler, mais, je n’avais pas répondu.

J’aurai dû savoir que Caro parlerait. Il ne voulait pas vraiment qu’elle reste, mais il n’avait pas non plus envi d’être seul. Pascal n’a pas dû penser que c’était mal qu’elle reste. Boh, moi non plus. Est-ce que je suis aveugle? Devrais-je avoir peur? Me sentir vexée? Blessée? Etre jalouse? Je ne sais pas!

Hier soir, j’avais fait marche arrière, parce que la place était occupée. J’aurai pu rester, mais je pense que je ne devais pas en avoir envie. Caro ne comprenait pas pourquoi j’étais repartie. Elle aussi pensait que j’aurai dû rester. Je lui ai demandé de ne rien dire à Pascal. Je ne voulais pas qu’il sache que j’avais flanché et que j’avais été, encore une fois, à 2 doigts d’oublier que j’étais encore fâchée par son attitude de la semaine passée.

Pascal a appelé alors qu’on prenait un café chez Zebra. Il m’a demandé si je venais à Montreux chez Paul. A vrai dire, je ne savais pas encore. Il a dit qu’il attendrait de mes nouvelles. Si je n’y allais pas, alors lui non plus. Il attendrait mon appel jusqu’à 20h. Pascal m’a demandé si j’avais plutôt envie de passer une soirée tranquille à la maison. Hum, je n’en savais rien.

Caroline voulait parler à Pascal, alors je lui ai passé mon natel. Elle voulait aussi savoir ce qu’il pensait faire ce soir. Elle voulait savoir aussi, si on passait la soirée à la maison, si elle pouvait aussi venir. Pascal lui a dit de voir ça avec moi. Pour lui, ça ne posait pas de problèmes.

Après, Caroline m’a cassé les pieds pour savoir ce que je voulais faire. Passer la soirée chez Pascal à regarder des films la tentait plus que d’aller se noyer dans la foule chez Paul. Puis, elle était persuadée que Paul avait dû inviter Maud et Elodie, parce que leurs copines sont mignonnes.

Caroline voulait éviter ces filles, et éviter que Pascal ne soit en contact avec elles.

Bah, c’est vrai que ça ne me plairait pas de voir ces filles chez Paul, mais si elles sont là, on n’y pouvait rien. Si Pascal voulait leur parler, ben, qu’il leur parle. Je n’allais pas l’en empêcher. C’est un grand garçon, il fait ce qu’il veut.

Voyant que je ne l’appelais pas, Pascal m’a rappelée vers 20h15. Il voulait savoir si je voulais passer la soirée chez lui ou pas. J’ai prétendu que je n’en avais pas envie. Je voulais rester à la maison, chez moi.

En fait, je pensais lui faire la surprise et me pointer chez lui, avec mes DVDs sous le bras. Regarder des films, calfeutré dans le canapé avec mon petit café, ça me disait bien.

Hélas, la surprise a été pour moi… Pascal n’était pas chez lui. Grrrh. J’ai été voir chez Caro. Elle n’était pas non plus à la maison. J’avais l’air idiote. Peut-être que je n’aurais pas dû faire autant de mystère! Maintenant, je me sentais encore plus ridicule de les appeler pour savoir ce qu’ils faisaient!!! Et merde! Finalement, je foutais moi-même mes week-ends en l’air.


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242/2013 - Invisible mais courtisée...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 30 août 2013  - 242/2013 - Invisible… mais courtisée...

Ce soir, j’ai décidé de me faire désirer. Je ne sortais pas avec Pascal, Thomas et les autres. J’ai pris un café avec Caro. Je voulais savoir si elle espérait me voir partir avant l’arrivée de Pascal hier. Gênée, elle a avoué que oui. Pas parce qu’elle ne voulait pas qu’on se rabiboche, mais parce qu’elle sentait que je ne voulais pas le voir. Elle m’avait invitée pour faire plaisir à Pascal, et elle avait l’impression de me trahir, et bien évidemment, de m’attirer dans un piège.

Elle pensait devoir m’avertir, et ce que je ferais ensuite, ne regardait que moi...

Caroline nous avait suivi pour savoir comment se déroulerait notre discussion. Ça semblait bien se passer, mais elle n’a pas compris pourquoi j’étais partie. Il lui avait semblé comprendre que Pascal voulait que je reste. Je lui ai expliqué. Ce soir, elle sortait avec toute l’équipe. Elle me racontera s’il se passait quoi que ce soit.

J’ai été tentée d’aller voir si Pascal sortait et ce qu’il faisait. Mais, je me suis abstenu de le faire. Je voulais me retrouver, redevenir celle que j’étais quant j’ai rencontré Pascal, et pas la peureuse, désespérée, qui manque de confiance en soi.

Aujourd’hui encore, j’avais reçu quelques messages anodins de Thomas, mais je ne lui ai pas parlé au téléphone. Hier soir, il avait prévu de faire un petit truc chez lui et de ne pas sortir, mais quant j’ai été chez eux avec Pascal, Thomas n’était pas à la maison. Donc, il était sorti. Vers minuit, en voyant que je n’avais pas montré le bout de mon nez à notre lieu de rendez-vous habituel, Thomas a quand même essayé de me joindre. J’étais avec mes nièces, donc je n’ai pas répondu.

Vers 1h du matin, Pascal a demandé si je passais chez lui. Je n’ai pas répondu non plus. Qu’est-ce que ça voulait dire? A 2h du matin, Thomas m’a invitée à manger avec lui demain à midi. Là, je ne sais pas si je dois dire oui. Je préférais le croiser par hasard et voir ce qui se passera. 3h du matin, Pascal disait avoir envi de me parler, que c’était dommage que je ne sois pas là, qu’il allait se coucher, mais que je pouvais encore passer, j’étais la bienvenue. Je n’ai pas répondu.

Caroline m’avait dit qu’elle n’avait pas croisé Pascal. Qu’il n’était probablement pas sorti. Elle disait aussi qu’elle allait passer chez lui en rentrant. C’était 1h du matin. Donc, est-ce que Pascal m’avait demandé si je passais parce que Caro était chez lui???

5h du matin (samedi) -- La question m’avait tellement perturbée, que j’ai fini par aller jusque chez lui. Comme il m’avait invitée à le faire, je suis entrée avec ma clé. La maison était plongée dans le silence. Il n’y avait pas de lumière. Pascal dormait, mais, il n’était pas seul… Caroline dormait dans ses bras!
Ça ne m'étonne même pas!

Ils ne m’avaient pas entendu, alors je suis repartie sur la pointe des pieds. Je ne voulais pas qu’il sache que j’étais passée.
Je pense que Pascal avait cherché à savoir ce que je faisais...


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241/2013 - Laisser Pascal mijoter...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 29 août 2013 - 241/2013 - Laisser Pascal encore mijoter

Caro m’a invitée à manger chez elle ce soir. C’était un piège. Pascal lui avait demandé de m’inviter, il voulait me forcer à lui parler…

Je suis arrivée avec une bouteille de vodka, et une tarte aux pommes, fait maison, pour le dessert. Je pensais passer une soirée tranquille, entre nanas, à refaire le monde de nos amours. Je devais être chez elle à 19h, et je suis arrivée à 19h30. Presque aussitôt après avoir passé la porte et poser la tarte sur la table, Caro m’a avertie que c’était Pascal qui lui avait demandé de me faire venir.

J’ai voulu tout de suite partir. Mais, trop tard. Pascal se tenait déjà dans l’entrée.

Glups, il n’avait pas apprécié d’entendre Caro m’avertir. Pascal lui a demandé froidement, si elle espérait me voir repartir! Glups??? Avait-il raison? Elle ne voulait pas qu’on se rabiboche? Non, je ne peux pas l’imaginer. Caroline est aussi mon amie. Pascal m’a prise par la main pour m’emmener chez lui pour discuter. Glups, je ne voulais pas. Je ne voulais pas croiser Thomas. J’ai été contente de voir qu’il n’était pas chez lui.

Mince, je ne voulais pas non plus parler à Pascal. J’aurai aimé qu’il mijote encore un peu dans son jus. Ça lui aurait fait les pieds.
J’ai donc dû jouer la carte de la franchise.

J’ai expliqué à Pascal ce que j’avais ressenti à son retour de son week-end avec Caro. Il n’a rien proposé, n’a pas eu l’air pressé de me voir. D’habitude, avant, quant il partait en voyage, la première chose qu’il faisait en rentrant, c’était m’appeler. En général, on se voyait toujours le soir même. Il disait que je lui manquais. Ça ne devait plus être le cas alors!

Pascal a voulu m’interrompre, pour dire que je me trompais, que je lui manquais toujours autant, partout. Mais, je n’avais pas terminé. Si je le laissais m’interrompre, j’oublierai la moitié de ce que j’avais à lui dire.

Je lui ai rappelé qu’après son voyage à Londres, il n’avait pas fait beaucoup mieux. Je l’avais trouvé distant. Vendredi soir, fatiguée de n’avoir pas vraiment de nouvelles, d’avoir eu le sentiment qu’il cherchait à me reléguer à plus tard, je l’ai attendu chez lui et j’ai eu, encore une fois, l’impression de ne pas être la bienvenue. Comme si je dérangeais.

Je n’ai pas voulu parler du fait qu’il ne m’avait même pas touchée. La blessure était encore à vif, ça me faisait encore mal.
J'ai dit que, ces derniers temps, c’est toujours moi qui m’arrange pour qu’on se voit, que j’avais l’impression qu’il n’en avait pas envi. J’avais donc décidé de rester hors de sa vue.

Pascal s’est confondu en excuses. Ça m’énerve. Il n’avait pas voulu être distant, il était simplement préoccupé. Son père voulait le voir, et il n’arrivait toujours pas à digérer que, le bonheur de Caroline avait semblé plus important aux yeux de ses parents, que le sien. Au boulot, avec son père, il reste professionnel, ils parlent boulot.

Pascal évitait toujours soigneusement de se retrouver seul avec son père. Il ne voyait pas ce que son père pourrait bien dire pour le faire avaler ce qui s’était passé. Il ne voulait pas lui donner l’occasion d’essayer de l’amadouer avec des explications bidons. Hum… J’avais trop envie de lui balancer; " Tel père, tel fils ! ".
Est-ce que Pascal se rend compte seulement à quel point je l’aimais?

S’il ne faisait pas connerie sur connerie, il n’aurait pas à s’excuser. J’aurai aussi voulu lui dire, qu’apparemment, ses parents le connaissent mieux qu’il ne le pense, puisque clairement, il ne tenait pas à divorcer non plus. Donc, ils avaient dû voir juste. Peut-être que ce n’était pas seulement à Jess qu’ils pensaient. Peut-être qu’ils avaient fait ces arrangements à l’époque que Pascal était encore raide dingue de Jess, et qu’il la suivait comme un petit chien.

Je me rappelle avoir vu des papiers dans son coffret. Ces papiers semblaient avoir été fait bien des années avant leur mariage. Je ne pense pas que c’était dans le but de favoriser Jess. Je ne peux pas imaginer des parents fonctionnant autrement, que pour le bien de leurs enfants.

Cette discussion ne nous menait nul part. Il s’excuse et alors? Je devais lui pardonner dans l’heure? Ça ne changeait rien, ce qui est fait, est fait. On ne pouvait pas s’embrasser et faire comme si de rien. Et je n’en avais pas envie. J’étais quand même à vif. Je ressentais encore de la frustration de ces longues soirées à me demander ce qui se passait, à le suivre, à me sentir perdue. Je ne pouvais pas juste me couler dans ses bras et tout oublier.

Je lui ai demandé comment cela s’était passé avec Elodie. Il m’a raconté en gros, parce que je lui ai posé la question et qu’il se sentait obligé.

Mais, il a passé par dessus qu'elle avait insisté pour qu’il reste, etc. Pascal ne m’a pas dit qu’il m’avait vu passer devant le restaurant. Ni qu’il avait été ensuite chez elle. Elodie voulait lui dire qu’elle pouvait attendre, qu’elle ne voulait pas lui mettre la pression. D’après Pascal, Elodie n’avait pas grand chose à lui dire en fait. Alors moi, je me demande pourquoi il était resté aussi longtemps avec elle! 5mn aurait suffit!!!

J’ai filé en vitesse avant que Thomas ne rentre. C’aurait été gênant de se croiser. J’aurai pu passer chez Caroline, mais je n’en avais plus envie. Les épaules engourdis, la tête lourde, je me sentais extrêmement fatiguée d’un coup. Je n’avais qu’une envie; retrouver mon lit, ma télé, et ne penser à rien pour le reste de la soirée et de la nuit. Pascal semblait triste de me voir partir. Il m’a suppliée de rester, qu’on pouvait encore parler un peu.


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240/2013 - La carte de la franchise

Publié le par JaneDo


Mercredi, 28 août 2013 - 240/2013 - Carte de la franchise

Pascal avait appelé tout au long de la journée. Hum, j’espère que Thomas ne lui a pas raconté le baiser! Non, je ne pense pas. Maintenant, j’attendais pour voir ce que Thomas allait faire. Ce futur coup de fils, ou rencontre, déterminera la suite. Soit, Thomas fera comme s’il ne s’était rien passé, et j’en ferai autant. Soit, il me demandera des explications!

Difficile de dire, droit dans la tête à Thomas que j’aimerai seulement qu’il soit mon amant! En plus, j’étais tout de même un peu mal à l’aise, parce que, j’avais l’impression d’avoir trompé Pascal. C’est nul, ce n’était qu’un baiser, rien de plus. Je ne pense pas que Pascal ait lui, l’impression de me tromper quant il bricole ailleurs. Donc, il fallait que j’arrête de me compliquer la vie.

Thomas m’appelle pratiquement tous les jours, ou m’envoi des messages, ne serait-ce que pour me faire un petit coucou. C’était midi, et toujours rien. Etrange. Peut-être que ça l’a énervé? Il a dû penser que je me foutais de sa tête? J’avais un peu les boules.

Par contre, j’ai décidé de passer au-dessus de ma frustration et de répondre à Pascal.

Je ne voulais pas le faire de vive voix. Entendre sa voix m'aurait fait fondre. Je n'avais pas besoin de l'entendre pour imaaginer toutes ses petites intonations craquantes. Alors je lui ai envoyé un petit coucou. Comme Pascal continuait à essayer de me joindre, je lui ai expliqué par sms, que c’était le stress ces temps, avec la famille et tout.

Puis, j’ai décidé d’être franche, toujours par sms, je lui ai dit que j’étais un peu fâchée, alors je préférais garder mes distances, sinon je risquais de dire des choses que je regretterai certainement par la suite.

Pascal insistait pour qu’on se parle. Il voulait savoir ce qui me tracassait et pourquoi j’étais fâchée. Je n’ai plus répondu. Je pensais avoir été assez claire. S’il ne voulait pas le comprendre, alors tant pis. J’avais besoin de temps.

Finalement, en fin d’après-midi, avant de quitter le boulot, Thomas m’a envoyé un petit coucou, pour m'expliquer qu’il avait été super occupé toute la journée, c’était le stress au boulot. Avec un bisou à la fin, comme d’habitude.

Thomas faisait comme si rien ne s’était passé. Mais, je pense qu’il n’a peut-être pas osé me parler au téléphone. Donc, je pense qu’il ne savait pas comme réagir lui non plus. Au moins, il avait eu le courage de m’envoyer un message. J’ai aussitôt répondu comme je le faisais d’habitude.

Mince, demain soir, il sortira sûrement un moment, est-ce qu’il m’appellera pour m’inviter à me joindre à toute l’équipe comme il le faisait toujours?


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239/2013 - Tête à tête avec Thomas

Publié le par JaneDo


Mardi, 27 août 2013  - 239/2013 - Tête à tête avec Thomas

J’étais contente de voir que ça le rendait fou de ne pas avoir de réponses à ses appels ou messages. Du coup, il n’arrêtait pas avec les messages et les appels. Son insistance finissait par me ramollir. De le voir faire autant d’efforts avaient fini par calmer ma mauvaise humeur. Je ne lui en voulais plus autant. Je ne savais plus très bien pourquoi je ne lui répondais pas.

C’est vrai, qu’on ne s’était pas beaucoup vu, mais il avait peut-être d’autres choses à régler. Wah, rien que de penser à ça m’a rappelé aussi l’avoir entendu rigoler avec Elodie dans les escaliers de son immeuble. Pfff, inspiration, expiration. Grhhh, Pascal n’était pas si malheureux que ça. Mais, je n’étais plus très fâchée. Ce qui m’énerve, c’est qu’il attende que je sois furibonde pour se donner la peine de me montrer qu’il veut me voir!

Ben, il n’avait qu’à attendre son tour. Ce soir, je sortais avec Thomas.

Au téléphone, il m’a demandé ce que je foutais, on ne m’avait pas vu du week-end. J’ai barboté que j’avais eu pleins de trucs à faire, et je n’avais pas eu envie de bouger. Hum, pas totalement vrai, mais bon. Quant Thomas m’a dit qu’on sortait manger avec des copains, j’ai voulu savoir qui, et m’assurer que Pascal ne ferait pas partie de l’expédition. Thomas a voulu savoir si Pascal et moi étions en froid.

Thomas m’avait tenue compagnie chez Pascal, jusqu’à ce qu’il arrive jeudi soir. Thomas savait que Pascal voyait Elodie vendredi, et comme il ne m’avait pas revue depuis, il se demandait si nous nous étions disputés. Je lui ai dit que non, mais que je n’avais juste pas envie de le croiser. Thomas a tout de suite compris qu’il se passait quelque chose. Je savais qu’il allait vouloir en discuter. Mais moi non.

Adorable, Thomas a pensé que c’était peut-être préférable qu’on se voit en tête à tête. Il savait que je ne parlerai pas devant les autres.

Je n’imaginais pas qu’il en sache autant. Il savait que je ne m’étais pas opposée à ce que Pascal parte en week-end avec Caro. Il le trouvait gonflé d’avoir osé le faire, et moi stupide de ne pas avoir refusé. Thomas m’a dit que je jouais un jeu dangereux. C’était normal que Pascal soit un peu perdu et qu’il ne devait pas connaître les limites.

Je ne voulais pas qu’il pense que Pascal avait agit comme un con, non, c’était normal qu’il ait choisi de partir avec Caro. J’avais refusé de partir avec lui. Et ce n’était pas ça qui me dérangeait. Ce qui m’énervait, c’est qu’il n’ait pas eu l’air de vouloir me voir après. On ne s’était pas vu de tout le week-end, et après, de toute la semaine presque. C’était ça qui m’énervait pas le fait qu’il soit parti avec Caro.

Thomas a eu l’air de croire que je me foutais de sa gueule. Il ne me comprenait pas. Tout à coup, au milieu de la discussion, Thomas me dit que Pascal avait beaucoup de chance, et que ça pouvait en énerver plus d’un. Il m’a dit de faire attention, parce que les mecs sont les pires entre eux. Ça les rendait jaloux de savoir qu’un pote sortait une nana qui le laisse aussi libre.

Dans leur jalousie, ils ne vont pas se gêner pour lui présenter pleins de filles. Et le regarder plonger et détruire sa relation avec une fille aussi cool. Surtout si le mec est mignon, comme c’est le cas de Pascal. Pascal était plutôt un mec sympa, et gentil, pas un salaud. Ils ne peuvent pas supporter qu’il ait autant de chance. Et il m’a dit que les copains à Pascal lui présentait des filles. Et Thomas m'a avoué que ça lui arrivait aussi.

Les filles remarquaient Pascal, et quant elle lui demandait de le leur présenter, ben, il le faisait aussi. Il s'est excusé. J'ai rigolé. C'était humain, ça rend furieux de voir un mec avec autant de chance. Alors, c'était presque invévitable que ses copains fassent tout pour le tenter. Ils sont curieux de voir combien de temps sa nana va supporter. Voir si leur relation va tenir le coup ou foirer. Ils sont content de voir que ça foire dans la plupart des cas.

Thomas m’a proposé de passer prendre un café chez lui. J’ai refusé, je ne voulais pas croiser Pascal. Il cherchait à nous réconcilier. Je ne voulais rien précipiter. Jeudi soir, Thomas pensait inviter tout le monde à prendre un verre chez lui, il ne sortait pas après. Il se réservait pour vendredi soir. Paul organisait quelque chose. Il se pouvait qu’on passe la soirée au bord du Lac de Neuchâtel, sinon notre bonne vieille Léman. Il me tiendrait au courant.

Je ne savait pas si j’avais envie d’y aller… Je verrai bien si Pascal se décarcasse d’ici là!

En me raccompagnant à ma voiture, Thomas m’avait pris la main, comme il le faisait souvent, quant on était que les deux. Cette fois, c’était un peu différent pour moi, je pensais au message de “x” , le 25 août dernier, sur mon blog. Je constatais à quel point je me sentais bien avec lui malgré le fait que je sois raide dingue de Pascal.

On a encore discuté une minute, puis en se quittant, il m’a fait un bisou sur les lèvres, comme d’hab. Il le faisait aussi bien devant Pascal. C’était presque une façon habituelle de se dire bonjour ou au revoir. Sauf quant il était avec “sa” nana. J’ai failli laisser ma lâcheté prendre le dessus, et j’allais me retourner pour entrer dans ma voiture. Thomas tenait la portière.

Dans un moment de révolte intérieur, je me suis décidée à l’embrasser. Je me suis retournée, je l’ai tiré vers moi par son t-shirt et je l’ai embrasser. Pas un petit bisou de rien du tout. d’abord surprit et interdit, Thomas m’a tiré à lui, et on s’est franchement embrassé. C'était doux, tendre et avait un goût de cinnamon.
Ce baiser me rappelait que j'avais toujours eu un petit faible pour Thomas, et me rappelait aussi des tonnes de doux souvenirs.

Thomas est resté planté sur place. J’imagine qu’il se posait pleins de questions, se demandant probablement ce qui m’avait pris. Ou, moins drôle, se demandant si je m’amusais à ses dépens. Peut-être pour rendre Pascal jaloux!! Je lui ai fait un signe de la main, et dans le rétro, je le voyais toujours planté à l’endroit où je l’avais laissé.

J’avais fait le premier pas… On verra bien... Mon coeur battait à tout rompre. Ce qui était terrible, c'est que j'avais aimé notre baiser.


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