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340/2013 - Lâcheté ou courage!?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 6 Décembre 2013  - 340/2013 - Lâcheté ou courage!?

Journée de repos et peinture. Je me suis évadée dans la peinture. Donc, pour moi c’était reposant. Je reprends petit à petit le goût de me remettre au boulot. Je crois que ça me fait du bien. Je me suis quand même inquiétée de savoir si tout allait bien pour ma nièce. Je connais ma frangine, elle ne rentrait sûrement pas directement du boulot et une fois encore, la petite serait seule encore une fois. Et c’était le cas.

Elle voyait Théo après l’école, donc je lui ai dit de m’appeler si jamais elle loupait le bus ou autre, quelque soit l’heure, et j’irai la chercher pour la ramener à la maison.

Thomas m’a pressée de sortir ce soir, même un petit moment. Je ne sais pas si c’était une bonne idée, mais j’ai accepté. Je l’ai rejoins au restaurant. Je n’avais pas faim, ou surtout ce que je ne voulais pas montrer ou dire, c’est que ça m’a pris beaucoup de temps pour me préparer, entre hésitation sur quoi mettre et annuler. Sans compter le gros trac, avec tout ce qui va avec; transpiration, boule à l’estomac, les mains qui tremblent, etc!

J’ai bien failli partir en courant en voyant la voiture à Pascal quant je cherchais une place de parc. De loin, je l’ai vu. Il discutait et avait le sourire. Sa femme était à côté de lui et semblait, elle aussi, toute joyeuse. La boule au fond de la gorge a grossi. Ils semblaient tous joyeux, Thomas aussi. Mes oreilles ont commencés à chauffer, et j’ai eu un petit coup de chaleur. Pourtant, il faisait plutôt froid.

Prenant l’air assurée, je me suis dirigée à la table en évitant soigneusement de croiser le regard de Pascal. Dès que Thomas m’a vue, il s’est levé pour tirer la chaise à côté de lui. Merci Thomas. J’ai fait un petit signe pour toute la tablée, aucune envie de faire le tour pour faire la bise à tout le monde.

Du coin de l’oeil, j’ai remarqué les petits regards que s’échangeaient les copains proches à Pascal; Paul, Julien, Michael. J’ai ignoré. Surtout ne pas laissé ça me bloquer.

Presque tout de suite, je me suis lancée dans une conversation privée avec Thomas, qui m’a demandé comment j’allais et si je m’étais arrangée avec ma nièce et tout. Je lui ai raconté pourquoi je pouvais être amenée à partir subitement, dès que Kaya m’appelle. Il a proposé de venir avec moi. Hum, ça, il n’en était pas question. Ce serait ouvrir une porte sur ma vie privée, et ma soeur à une grande langue. C’était assez dur quant je sortais avec Mathieu, alors je ne voulais pas qu’on raconte que je sortais encore avec un type qui avait le même âge.

Après un moment, j’ai eu le courage de faire un sourire à Pascal, et du même coup à Jess. Pascal m’a rendu mon sourire, mais Jess a détourné aussitôt la tête pour voir si Pascal me regardait. Caro était à l’autre bout de la table et je la voyais se tortiller sur sa chaise. Elle voulait venir s’asseoir à côté de moi pour bavarder.

J’étais arrivée pour le café, et je ne pensais pas faire très long. J’espérais que la petite m’appelle vite, pour me donner une bonne raison pour filer. C’était pénible de voir Pascal avec sa femme. Ils ne m’épargnaient rien!!!

En plaisantant, Thomas m’a proposé de passer chez lui, même de dormir. Sur le même ton de la blague, je lui ai dis que j’allais y penser. Il était charmant et trouvait toujours le moyen de me faire participer à la conversation autour de la table, ou toujours un sujet à discuter entre nous. Je ne sais pas comment il fait, parce que moi, je suis plutôt coincée, et je ne sais pas comment alimenter une conversation avec qui que ce soit.

Vers 22h50, la petite m’a appelée et j’ai dû quitter la table et sortir pour lui parler. Pascal me suivait du regard. J’ai vu sa femme lui planter le coude dans les côtes. Ça m’a fait sourire. Je devais filer. Thomas m’a suivie à ma voiture. Il voulait savoir si oui ou non je passerai chez lui. Oui, et il rentrait direct après le resto, non, et il sortait avec les autres.

Je ne savais vraiment pas. Une fois en chemin, je me suis décidée; j’irai chez Thomas après, mais il pouvait très bien sortir avec sa bande, je le retrouverai après, vers 2h ou 3h du matin. Je dormirai volontiers chez lui. Mais, qu’est-ce qu’il avait fait de sa copine au juste??? Boh,  après tout, c’est pas mon problème.

Je savais que Pascal était toujours au restaurant, mais j’avais l’impression qu’il y avait une profusion de jeeps dehors ce soir! L’impression de croiser sa voiture partout. Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder les plaques ou le conducteur. Sans compter les petits coups de blues et les yeux qui se remplissaient de larmes.

C’était vraiment difficile pour moi de voir Pascal… très très difficile! On n’avait même pas pu échanger 2 mots! Je n'arrêtais pas de me poser les mêmes questions encore et encore; Pourquoi? Pourquoi est-ce que Pascal a voulu rompre? Pourquoi après si longtemps? Pourquoi maintenant? Comment est-ce que c'était possible? C'était cruel. Est-ce que j'arriverais à m'y faire? Quant?


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339/2013 - Sécurité...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 5 Décembre 2013  - 339/2013 - Sécurité...

Café avec ma frangine le matin. En attendant ma nièce pour son cours d'équitation, j'ai été faire des courses avec ma frangine après. Elle n'était pas attendue avant les 16h à l'institut. Je suis arrivée juste à temps pour filer au Ranch avec Kaya. Je suis restée un petit moment avec elle en attendant le retour de ma soeur. Ensuite, je suis rentrée tranquillement chez moi.

J'étais un peu énervée d'apprendre que ma frangine avait donné les 2 clés de la porte à son Békim. Maintenant, aucun moyen de l'empêcher de rentrer quant la petite est seule! Un minimum de sécurité? Je crois que ma frangine n'a aucun sens des dangers. Ou elle s'en fou?

Je ne peux pas continuer à m'inquiéter pour tout le monde! C'est à eux de se protéger. J'ai fait ce que j'ai pu, mise en garde y compris.

Ce soir, il y avait un souper de boîte ou un truc du genre. Je le sais parce que Thomas m'a demandé de l'accompagner. Pas encore prête pour ça. Il m'aurait fallu des heures pour me préparer, sieste y compris. Impossible. Puis, je crois que je ne suis pas prête à me retrouver face à Pascal. Je sais qu'il allait à cette soirée avec sa femme. J'ai préféré être chez moi, bien au chaud, et mon coeur loin de tous troubles.

Rien qu'un petit coucou de Pascal aujourd'hui m'a fait traversé toutes les teintes de rouges... avec la folle envie de sauter sur mon natel et l'appeler. Je ne l'ai pas fait parce que, je n'aurai pas su quoi lui dire... Le chagrin m'a submergée, dévorée de l'intérieur encore plus fort qu'hier. Je pensais être en bonne voie de rémission, mais son message m'a chamboulée... Il n'aurait pas dû m'écrire. Il devrait me laisser tranquille...


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338/2013 - Panser mes plaies d'avance...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 4 Décembre 2013  - 338/2013 - Panser mes plaies d’avance…

Ça me fait chier de l’avoir attendu ces 5 dernières années pour en arriver là. Tout ce temps perdu. Les hommes et les femmes ont des horloges différentes. Pour lui, 5ans c’est pas grand chose, pour moi, c’est toute une vie. C’est nul. Je sais que je vais morfler grave… 5ans de ma vie perdu à jamais... pour lui...

Il faut que je m’accorde 3 jours pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Ensuite je ramasse les morceaux, je relève la tête, et je serais plus forte. Je l’espère. Je n’ai jamais aimé personne autant que cet homme, alors j’ai peur de ne pas être capable de m’en sortir.

J’espère après ça, pouvoir le regarder en face et lui dire que je n’avais pas l’intention de me cacher dans les trous de serrures pour le voir. Que je n’allais pas attendre comme une cloche, que monsieur veuille bien me voir, ou qu’il ait une minute à m’accorder… Non merci. Ciel… comme ça va être tellement, tellement dur!

Ce week-end, je crois que je me mettrais tout de suite devant ma plus grande terreur; la souffrance! Je dois faire face, et plus vite sera le mieux. Je dois affronter la nouvelle donne. Ma nouvelle situation. J’en profiterais pour mettre les choses au clair avec Pascal…

Ou qui sait, c’est lui qui me donnera la preuve que c’était bien ce qu’il cherchait; la rupture? Peut-être! Ça m’arrangerait bien! Au moins, je n’aurai aucun regret. Ça m’ôterait tous mes doutes. Je crois que ça me rendra plus forte, et je souffrirais moins.

Jeudi passé, quant j’ai surpris Pascal chez lui, c’était parce qu’il n’avait pas été au souper de Thanksgiving chez ses parents. Je ne vois pas pourquoi il reste fâché avec eux, puisque de lui-même, il a décidé de rester avec Jess! Donc, ses parents avaient bien fait de décider à sa place!!! A mon avis, il n’a pas à leur en vouloir.

J’ai passé la journée à peindre aujourd’hui. Je n’avais pas envie de mettre le nez dehors. Il faisait froid, et demain, j’avais une grosse journée, donc je me suis accordée un peu de tranquillité. Une journée à moi. Je voulais pleurer un peu pour évacuer la boule que j’ai à l’estomac. Mais rien. Peut-être que je construis déjà, inconsciemment, un mûr autour de mon coeur? Ou je n’arrive pas à croire que c’est vraiment fini??


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337/2013 - Je me le dois, avant qu'il ne me brise le coeur...

Publié le par JaneDo


Mardi, 3 Décembre 2013  - 337/2013 - Avant qu'il ne me brise le coeur...

J'ai bien fait de prendre un peu de recul. Sinon, après avoir discuté avec Pascal, je me serais montrée toute contente, lui aurait probablement sauté au cou, etc. J'ai donc dormi dessus. Si on peut dire, parce que dormir était un "gros" mot. Je n'ai presque pas fermé l'oeil de la nuit. J'ai retourné ses paroles dans tous les sens, de toutes les manières possibles... Au matin, j'avais juste une tonne de cernes de plus, et le moral dans les pompes. J'étais à 100 degrés en dessous.

Et si Pascal cherchait seulement à rompre tout bonnement, une fois pour toute, mais qu'il ne sait pas comment faire. Si toutes ces paroles, n'était que pour être gentil? Peut-être qu'il espérait et s'attendait à ce que je lui dise; "Ecoute mec, t'es gentil, mais attendre comme une conne pendant que tu t'amuses... Niet. Trop peu pour moi"?

J'avais beau essayer de trouver des points positifs dans ce qu'il avait dit, mais plus je cherchais, plus je me disais qu'il n'avait pas osé me plaquer tout court. Qu'il ne savait pas comment s'y prendre.

Parce qu'en fait, j'avais remarqué que les choses n'allaient pas bien depuis un sacré bout de temps! Il m'appelait de moins en moins... Etait plutôt distant... On ne se voyait pas des masses... Pascal sortait souvent de son côté sans rien me dire... Il préférait passer la soirée avec d'autres filles... Oui, j'avais beau essayer de me voiler la face, j'étais forcée de reconnaître que Pascal cherchait à rompre, sans trop me faire de mal. Sans me briser le coeur.

Encore une fois, il n'avait pas réussi à obtenir le résultat qu'il recherchait... Il en viendrait à choisir d'autres options... Et cette fois, je risquais de rester sur le carreau! Alors, je devais le faire à sa place... Je n'étais pas plus forte que lui pour les ruptures... Je n'aimais pas ce genre de responsabilité...

Mais cette fois, je devais le faire... Je dois le laisser partir... Et ça me fait si mal... Je ne voulais pas, parce que je l'aime toujours à la folie, mais je crois que je n'avais plus tellement le choix. Sa femme, son mariage passait avant... Je devais le faire pour le soulager. Je devais rompre... Le faire avant qu'il ne soit obligé de m'envoyer balader moins gentiment... C'était dur de me rendre à l'évidence...

Je n'ai aucune idée comment j'arriverais à survivre à ça... Je ne suis pas sûre d'y arriver... L'idée de le voir avec sa femme partout où j'irai me rend malade... Avec sa femme ou d'autres... Aïe, je vais souffrir. Je souffre déjà tellement, alors comment supporter un seul moment après ça? Oui mais, de toute façon, je n'ai pas le choix... Il faut que je me reprenne en main, que je retrouve ma force, que je me re-programme... Arf, c'est trop dur... Non, je dois y arriver. Oui, j'y arriverais. Personne ne meurt d'un chagrin d'amour? Non?


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336/2013 - Echange de photos

Publié le par JaneDo


Lundi, 2 Décembre 2013  - 336/2013 - Echange de photos

Rien de spécial aujourd’hui; on a eu notre dîner en famille et on a beaucoup parlé du samedi soir et échangé nos photos. Enfin, moi j’ai donné mes photos. J’attends encore ceux des autres, et ceux que j’ai faite avec les autres appareils. Rentrée tôt, et j’ai plongé au lit. J’étais fatiguée et j’avais envie de lire et regarder la télé.

On a parlé du décès de Paul Walker, l'acteur qui jouait dans les "Fast and Furious", samedi soir. C'est si triste de voir les dernières photos de lui 30mn avant la fin de sa vie... Tout heureux, en train d'admirer la voiture dans laquelle il allait mourir, brûlé...

Qui aurait pu deviner que 30 minutes plus tard, il serait mort. Fini, terminé. Impossible de remonter le temps... Et ne pas monter dans cette voiture... Mieux, ne pas la laisser quitter le parking. Il ne savait pas qu'il regardait son tombeau!

Je m’étais couchée tard hier soir; j’avais parlé longuement avec Thomas au téléphone, puis avec Caroline aussi.

Effectivement, Pascal n’avait pas franchement rompu avec elle, mais elle sentait que c’était ce qui me pendait au nez. Hum! Un peu énervant. Peut-être pour cacher mon jeu; j'ai dit à Caro qu’on avait rompu. Mais je lui ai caché que Pascal avait l’intention d’en faire autant avec elle. Je lui ai aussi caché que je pensais avoir une chance.


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335/2013 - Ma vie au ralenti... Rupture...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 1er Décembre 2013  - 335/2013 - Ma vie au ralenti...

Ok, Pascal voulait me parler, et a proposé qu’on se voit cet après-midi. C’est pas comme si je ne savais pas ce qu’il voulait me dire. Pas trop stress pour foutre en l’air mon moral, je n’en avais pas vraiment envie. En plus, j’étais en état végétatif. Une vrai larve. J’aurai bien passé la journée sur mon canapé à récupérer. Ni envie de m’habiller, ni de sortir de la maison. D’un autre côté, autant en finir une fois pour toute, au lieu de me faire des idées. Rendez-vous 15h au bar du Royal Savoy.

J’étais un peu en avance. J’aurai dû arriver après lui, parce qu’en le voyant pénétrer dans le bar, mon coeur a lâché quelques battements désordonnés. Zut, il me faisait toujours autant d’effet. Et zut, j’étais en training. Je détonnais vachement. Heureusement, on était dimanche, et il n’y avait qu’une seule autre personne attablé près des fenêtres, probablement un client de l’hôtel.

Pascal s’est penché pour m’embrasser sur la joue. Trop bizarre de se faire la bise. Pascal s’est tourné pour faire un signe discret au barman, j’ai pu ainsi admirer son adorable profil. Ciel, j’aurai aimé pouvoir lui sauter dessus et qu’il me prenne dans ses bras. Après avoir passé la commande, il a voulu qu’on se mette dans un coin. Il s’est mis à côté de moi. Dans ma tête, je lui criais de passer son bras autour de moi. J’avais envie de le sentir proche, et pas aussi distant.

On n’était pas si à l’aise que ça ici; trop de lumière, trop de tons clairs. J’ai proposé qu’on aille plutôt au White. Mais au White, il y aurait du monde. Ce sera difficile de trouver un petit coin tranquille. Et trop de témoins, si je dois m’effondrer et me retrouver en larmes, autant qu’on reste ici. Ceci étant établi, après moultes tergiversations, on s’est décidé pour le bar du Palace, ou sinon, le pub d’à côté. On a avalé notre café en vitesse, en parlant de banalités. On a laissé ma voiture au Savoy.

Bar du Palace; enfin, un endroit qui me convenait plus; lumière tamisée, peu de monde, c’était parfait.

Comme on savait tous les deux pourquoi on était là, Pascal a évité de tourner autour du pot. Il m’a répété ce que sa femme avait déjà dit; ils ont décidés tous les deux, de se donner une autre chance. Voir si leur mariage pouvait fonctionner. Il pouvait bien essayer, il lui devait bien ça. Pascal a avoué qu’il n’avait pas vraiment envi de divorcer, Jess non plus.

Ensuite, Pascal m’a raconté que Jess le laissait libre de mener sa vie comme il l’entendait. Elle lui laissait sa liberté. La seule chose qu’elle exigeait, c’est qu’il n’ait pas de liaison durable avec qui que ce soit. Donc, c’était clair, il devait mettre un terme à sa relation avec moi, et avec Caroline bien entendu. Jess était moins exigeante à propos de Caroline, comme Pascal ne semblait pas avoir véritablement de compte à lui rendre. Par contre, pour moi, ce n’était pas la même chanson; on était ensemble depuis plus de 5ans. J’avais déjà compris.

Pascal est resté un long moment plongé dans ses pensées. Un silence lourd. Pendant ce temps, mon coeur s’était mis à saigner. J’avais trop mal pour pouvoir même parler. Pourtant, il y aurait eu des tas de choses à dire. Pascal a pris ma main dans la sienne; “Loin d'ici, de toi, c’était facile d’envisager les choses de son point de vue, mais une fois de retour, j’ai eu envi de te voir, et c’est là qu’elle m’a mis les points sur les “i”. Elle m'a dit que si on voulait se donner une vrai cance, je devais mettre les choses au clair avec toi et rompre. Mais Jane… Je n’en ai pas envi…”. Pascal espérait que je le comprendrais après le week-end qu'il avait voulu qu'on passe ensemble.

Il attendait quelques mots de ma part, mais rien ne venait. Je n’étais même pas sûr de ce que j’avais entendu. Ni de ce qu’il entendait exactement par ça. Pascal a cherché mon regard, et c’était dur de le regarder dans les yeux. Il a de si beaux yeux, son regard si intense; “Je ne veux pas arrêter de te voir… même si ça veut dire manquer à ma promesse… Je veux bien essayer de donner une chance à notre mariage, mais… pas cesser de te voir! Mais, je me rends compte que les deux sont pas compatibles… Alors je ne sais pas quoi faire, mais je tenais à ce que tu le saches. Peut-être que tu ne veux plus me voir dans ces conditions… Je le comprendrais…”.

Pascal m’a dit que tout ça c’était en vrac, il avait cherché comment m’expliquer ce qu’il pensait, probablement trop. Il n’avait pas su trouver les mots, et Jess a fini par m’aboyer tout ça à la figure. Elle l’avait pris de vitesse. C’était lamentable, il s’en excusait. C’était un peu difficile de me balancer qu’il avait promis de laisser une chance, qu’il ne devait plus me fréquenter de manière intime, mais qu’il n’en avait pas l’intention et me demander par dessus tout ça, si j’acceptais encore de continuer à le voir en secret.

Ok, dans ma tête, c’était le branle-bas de combat, un vrai carrousel en pleine déroute; Est-ce qu’il parlait sérieusement? Pascal veut donc qu’on continue à se voir? Mais, moi j’étais d’accord bien entendu. Heu… mais… je ne vois pas comment??? J’allais trop vite en besogne… Trop heureuse… J’allais vite déchanter.

Pascal a ajouté avoir réfléchi depuis, c’était pratiquement infaisable, Jess finirait par s’en rendre compte. Il n’était pas très doué pour la dissimulation, je le savais mieux que quiconque. Oui, il avait raison, je le savais bien. Pascal s’inquiétait de me voir si muette. A quoi s’attendait-il? Attendait-il une réaction précise? Il savait aussi qu’il me fallait toujours un peu de temps pour tout retourner dans ma tête, avant de dire quoi que ce soit. Il me laissait donc le temps.

Quelque part, les liens n’étaient pas complètement rompus, donc j’avais peut-être encore une petite chance…

Je lui ai dis qu’en effet, je ne voyais pas très bien comment on pourrait continuer à se voir, sans que Jess ou quelqu’un d’autre s’en rende compte. J’ai aussi tenu à lui dire que je n’avais pas apprécier qu’il ait encore une fois parlé à Caroline en premier. Pascal a semblé surpris; “Non, je ne lui ai encore rien dit. J’ai juste dit que je ne pourrais pas la voir très souvent, mais maintenant que j’ai pu te parler, je dois encore lui dire que je ne pourrais la voir qu’en tant qu’ami, rien d’autre”.

  • Bizarre… Elle avait l’air de savoir quelque chose. Elle m’a dit qu’elle n’avait pas le droit de me parler de ce que tu lui avais dis. Qu’est-ce que c’était alors?
  • Probablement parce que je lui ai dit que je devais te dire la même chose; que je ne pourrais pas souvent te voir.

Ah bon! Je ne le croyais pas vraiment. Caroline avait vraiment l’air de savoir ce qui s’était passé en Corse et savait que Pascal avait l’intention de rompre avec moi. Ce n’était pas pareil la concernant, je comprends donc pourquoi elle n’avait pas l’air si dévastée. J’ai tenu à dire à Pascal que je l’aimais.

J’aurai dû rajouter; qu’une petite place dans sa vie était mieux que rien. Mais je voulais voir venir. Voir comment il allait goupiller tout ça, voir ce que ça allait donner avant de me prononcer. Ça m’a un peu choquée de savoir que Jess l’autorisait à avoir des aventures. Elle cherchait à me faire concurrence ou quoi??? Pascal m’a demandé de l’appeler si j’avais envie de lui parler. D’un commun accord, on a décidé de laisser passer le week-end.

Pourtant, j’avais bien compris, Pascal m’a expliqué que c’était fini, même s’il ne le voulait pas. Il ne voyait pas comment faire autrement. Continuer à me voir, c’était aller contre son mariage, contre sa promesse et dans ce cas, leur mariage n’avait aucune chance de marcher. Pascal avait promis à sa femme, de faire certains efforts. Pour l’instant, il était assez paumé et pas aussi convaincu que quant ils étaient seuls tous les deux sur une île lointaine.

Je m’attendais à partir de là-bas en larmes, complètement chamboulée. Mais pas tant que ça. Dans la voiture, alors qu’il me ramenait à ma voiture, Pascal m’a embrassée… Alors, je ne sentais pas de “rupture définitive”. Et son baiser n’avait pas été anodin, c’était toujours aussi passionné, tendre. Très tendre. Comme si rien n’avait changé.

Evidemment, Thomas m’a tiré les oreilles par téléphone. Il pensait que Pascal n’était pas honnête de me laisser espérer, ou de me laisser languir à attendre son bon vouloir. Parce que, d’après lui, c’était le but; me garder au chaud, en attente. Pendant ce temps, je n’avançais pas. Je n’avais aucune vie. Thom voulait que je l’envoi balader. Envoyer Pascal sur les roses?? Je ne crois pas en être capable! Hum, facile à dire pour lui, il n’était pas à ma place. Je l’aime moi!


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334/2013 - Anniv. Lilice.. et travelos!

Publié le par JaneDo


Samedi, 30 Novembre 2013  - 334/2013 - Anniv à Lilice.. et travelos!

Eh bien, j’avais bien fait de me coucher tôt hier soir, parce qu’aujourd’hui, je n’ai pas pu faire de sieste. C’était une longue suite de courses contre la montre, et d’attente. Le matin, le glaçage de mon cake, le chien et promenade, emballer mon cadeau, etc. Début d’après-midi; attendre ma frangine, puis les enfants, ce qui a duré jusqu’à passé 16h.

Enfin retour chez moi, et je pensais en profiter pour faire la sieste, mais je n’en avais plus le temps. Tchoy venait aussi à l’anniversaire, alors on prenait une seule voiture. Grave erreur d’ailleurs, parce qu’il a filé, et il devait nous ramener. Donc, c’est Nico qui a été assez gentil pour nous déposer devant nos portes.


Il y avait une trentaine d’amis à ma puce. En blonde platine, nous avons le papa, à côté, sa femme, habillée en mec. Puis, nous avons Carmine, en Carmène, avec ses escarpins taille 45, rouge vif.

A la soirée, on avait aussi; Britney Spears, Le Chaperon Rouge, un champion de ciclysme, une fan de basket (Souna), Cléopâtre, 3 frotteurs, et je ne me rappelle pas de tout le monde.

Par contre, je me rappelle que le chaperon rouge, c'était Maria; une Marie couche toi là! Elle porte bien son nom du coup!!! Dommage, parce que c'est une jolie fille, mais maintenant que je sais ça, je la vois... sale. Et même, j'ai l'impression qu'elle pue.

Certains ont carrément passé le dimanche chez Carmine. Ils ont aidés à tout ranger. Dimanche soir, 23h, tout le monde était loin. Carmine leur avait même fait des Lasagne pour dîner.

Waouh, heureusement que j’étais rentrée! L’idée de passer mon dimanche avec du monde sur le dos, j’aurai pas supporté.

La soirée était super. Je ne pensais pas rester longtemps, mais finalement, c’est seulement vers 1h du matin que j’ai commencé à fatiguer. Nicolas partait, alors, j’en ai profité pour rentrer avec Kaya et sa copine Maud. Encore une Maud, mais celle-là est sympa. Je ne pensais pas que ce prénom était si répandu. La Maud à Elodie (je ne veux pas associé son nom à Pascal) était la 1ère que je rencontrais, et maintenant voilà que Kaya a aussi une copine du même nom!!! Comme Théo, son petit copain, et Théo le fils à Tchoy!


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333/2013 - Thom essaie de me secouer...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 29 Novembre 2013  - 333/2013 - Thomas essaie de me secouer…

Une journée plus ou moins tranquille. Le soir, ma frangine est passée et on a chargé le canapé-lit, pour le transporter chez Carmine pour demain soir. Comme d’habitude, faut pas compter sur Tchoy. Carmine avait préparé des Lasagne et a proposé que je reste manger. D’abord, je n’en avais aucune envie. Tout ce que je voulais, c’était rentrer chez moi, me larver un moment devant la télé et dormir tôt, pour être en forme demain pour la fête à Lilice.

Mais, en rentrant, j’ai décidé de faire le gâteau d’anniversaire avant de prendre du temps pour moi. C’était presque minuit quant j’ai terminé le gâteau. Demain matin, en passant prendre Dobby, je ferai le glaçage. Les 4 frères et soeurs sont en montagne pour faire de l’équitation. Leur cadeau d’anniversaire pour leur soeur, Alice;
une sortie à cheval seulement entre frères et soeurs. Pendant ce temps, sa meilleure amie, Fanny, prépare tout à Moudon.

Jeez, le papa à Lilice et Carmine ont décidés de s’habiller en nanas demain soir, Pascale en mec. Hihihi, je mettrais une photo, ce sera trop impayable. J’ai déjà vu les pompes à Carmine, du 45! La vache! Taille 45 en talons aiguilles, c’est énorme! Il a fait les essayages devant nous.

C’était presque minuit quant j’ai terminé la cuisson de mon gâteau… Pendant que mon gâteau était dans le four, j’ai appelé Thomas, qui m’avait laissé une dizaine de messages sur ma boîte vocale.

  • Tu va rester planquer chez toi pendant combien de temps? Allé… Viens prendre un verre à la maison.
  • Je t’ai dis que je pourrais pas. Demain, j’ai l’anniversaire de ma puce, et en attendant, ben, je suis en train de faire le gâteau.
  • Oui, mais après le gâteau, tu peux quand même sortir, non?
  • Pas trop envie… Si je sors, je serais crevée demain, et je dois être chez ma frangine demain à 9h au plus tard, pour ramasser le chien et faire le glaçage.
  • Des excuses tout ça… Tu attends juste que Pascal t’appelles, je me trompe?

Hum… Il ne se trompait pas complètement.  J’aurai bien voulu d’un côté, mais je savais que je serais hyper raide. Et j’étais obligée d’aller à la soirée pour ma nièce.

  • Non, je ne peux pas Thomas, je serais trop raide demain si je fais ça.
  • Cause toujours… Je sais que ça à voir avec Pascal… Tu crois qu’il est en train de se morfondre dans son trou comme toi?
  • Qu’est-ce que tu veux dire?
  • Je veux dire que tu dois te bouger, sortir, t’amuser… Arrête de te morfondre, changer de route… Vivre quoi!

Thomas a continué à me faire la morale. Cherchant tous les arguments possibles pour m’inciter à sortir. Après bien 5mn, il m’a encore demander de les rejoindre.

  • Alors tu viens après... ton... gâteau?
  • Non, je peux pas Thom. Pas ce soir.
  • En tous cas… Pascal est au Time-Out ce soir… sans Jess, et il n’a pas l’air de pleurer ses tripes! Oh, et juste que tu saches, Maud et Elodie sont là. Bon, je te laisse, si tu changes d’avis, appelle moi ok.

Thomas m’a rappelé tout de suite après avoir raccroché pour me dire que je pouvais aussi dormir chez lui si j’en avais envie, que la chienne était bienvenue aussi.

Je suis restée un petit moment avec le natel dans la main; appelé Pascal pour voir si c’était vrai? aller voir? Appelé Caroline? Puis zut non. Dès que mon gâteau sera cuit, je rentre. Je ferai comme j’avais prévu; me coucher tôt. Point final. Je veux imaginer que Thomas m’avait dit ça juste pour me secouer. Pascal n’était sûrement pas sorti.

Si Pascal est sorti… pour Maud… Je me vengerais… S’il sortais, il m’aurait appelée?!


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332/2013 - Crever de chagrin..

Publié le par JaneDo


Jeudi, 28 Novembre 2013  - 332/2013 - Crever de chagrin..

Café avec ma frangine ce matin, cours d’équitation avec ma puce à 16h. J’étais à la sortie de son école à 14h30, comme prévu. Elle avait du jus de pomme de son école pour moi. Le soir, j’ai dîner avec mes 2 nanas avant de rentrer. Pas de nouvelles de l’autre bout du lac. Triste, mais je m’y attendais.

L’empêche, c’est vache, Pascal aurait dû m’appeler au moins pour savoir comment j’allais. Même s’il n’avait rien à me dire. Comment peut-on prétendre avoir aimé quelqu’un et agir comme ça? C’est peut-être les mecs finalement. J’aurai pu appeler, oui mais, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce n’était pas à moi de le faire.

Bordel, la souffrance est tenace. J’ai du mal à trouver le sommeil et quant j’y arrive, je me réveille en sursaut. Comme si j’avais oublié quelque chose. Comment devrais-je réagir? Que faire? Attendre? C’est une non-solution. Attendre ne sert à rien, et agir non plus. Pffff… Le temps s’écoule lentement, et j’ai toujours aussi mal.

Heureusement, ou pas, ce week-end, c’est l’anniversaire de ma nièce, alors je serais hyper occupée. Il faut que je fasse le gâteau aussi. Le week-end n’a même pas commencé et je me sens déjà épuisée. Quant je dors un peu, je me réveille en ayant mal partout, comme si j’avais passé la nuit dans un machine lave-linge.

Arf, en rentrant de chez ma frangine, j’ai été faire un tour chez Pascal. Il faisait un froid polaire. Emmitouflée dans ma veste, écharpe enroulé autour du cou, j’ai passé une heure é regarder Pascal trier ses DVDs. Assis parterre devant le meuble, il lisait les résumés, le remettait en place. Vachement palpitant. Jess ne semblait pas être à la maison. Thomas non plus.

J’aurai pu en profiter pour aller lui parler? L’appeler? Un petit bruit non loin de moi, m’a fait réaliser que je n’étais pas la seule dans le coin. Caroline sans doute. Elle était debout au coin de la haie et regardait dans la même direction que moi, un moment plus tôt. Au lieu de regarder Pascal, j’ai surveillé Caro. Je ne voulais pas qu’elle sache que j’étais là.

Je ne sentais plus mes pieds. Pourquoi est-ce que je n’avais pas mis des bottes. Les baskets, c’était vraiment une mauvaise idée. Le hic, c’est que je ne sais pas dans quel carton et où j’ai laissé mes pompes. Va falloir que je cherche.

Après 20mn d’observation, alors que je commençais à geler sur pieds, Caro a décidé de monter chez Pascal. J’ai failli partir, furieuse contre moi, de n’avoir pas eu le courage de le faire en premier. Caro est toujours un pas en avant!

Pascal lui a fait la bise et ils ont discuter peut-être 5mn, debout dans l’entrée. Puis, Caroline est passée devant moi pour rentrer chez elle. Elle était bouleversée. Je me demande ce qu’ils se sont dit. Si je voulais le savoir, j’aurai pu passer chez elle? Puis non. Sinon, on finira la soirée à se pleurer dessus. Puis, j’avais encore en travers de la gorge, que Pascal lui ait parlé avant moi.

Zut… Pascal me manque… Je sais qu’au fond de moi, j’ai toujours l’espoir que ce ne soit pas fini… On s’était séparé souvent, mais on avait toujours retrouvé le chemin l’un vers l’autre. Oui, j‘espérais encore. Ce sera foutu le jour où je baisserai les bras. Je n’arrivais pas à croire que ça puisse être sérieux. Non, on ne peut pas aimer, et du jour au lendemain, plus rien. Ce n’était juste pas possible pour moi de croire ça.

J’avais trop froid pour continuer ma surveillance. Depuis ce soir là, je suis toujours glacée jusqu’à l’os, incapable de me réchauffer. Bah, quand même de petits coups de chaleur, mais ça ne dure que 5mn.

Demain, va falloir emmener mon canapé-lit chez Carmine pour l’anniversaire à Lilice samedi… Ça me stress déjà. Je rêve d’un week-end, toute seule, à ne rien faire, juste rester chez moi. Je rêve de pouvoir me larver du vendredi au lundi, sans avoir à mettre le nez dehors, et ne voir personne. Je couperais mon natel, me louerais pleins de films… Quoique, j’ai l’ordi comme cinéma moi. Faut que je trouve une petite prise USB, comme Pascal pour échanger avec la télé, comme ça, je serais sur grand écran.

Pascal me manque tellement… Avec un hiver si froid, je devrais être au chaud dans ses bras. Je dois me secouer, et penser à autre chose!


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