Mardi, 20 Janvier 2015 - 20/15 -- E.T. veut maison...
Enfin... mais waouh, en arrivant, neige partout et à fond! David devait venir nous chercher, mais il y avait des bouchons sur tous les axes. Après une demi heure pour faire 1km, il a fait demi tour et nous a demandé de prendre le train. Il est donc passé nous chercher à la gare. Roger, le voleur, est venu chercher Claudine. David a ramené sa mom, ensuite il m'a déposé chez moi.
Trop contente de retrouver mon chez moi, je me suis jetée au lit. J'étais trop raide pour faire quoi que ce soit. Vu le manque de confort et de place dans les avions, je n'ai dormi qu'une ou deux heures, pas plus, malgré les 12h, escale comprise. Après quelques heures de sommeil, j'ai été cherché Drake qui hurlait à la mort en haut.
Ciel, je me demande encore pourquoi Daniella et son mari ont pris un chien, clairement ils n'ont pas de place pour lui. Ils ne font pas beaucoup d'efforts pour s'occuper de ce pauvre chien. Après la balade, j'avais pensé me recoucher, mais niet, ma soeur a décidé de faire le souper de famille ce soir, vu qu'hier, on était en plein ciel.
J'ai appelé mon papa depuis le train pour le rassurer; on était tous sains et saufs, tous de retour.
Mercredi, j'ai aussi appelé Mary, la cousine à ma mom. Mary était aussi assez soulagée d'entendre qu'on allait tous bien. Pas d'Ebola à l'horizon. D'ailleurs, au départ, ensuite à l'escale en Belgique, et au retour, on avait dû remplir des fiches. Au cas où il y aurait un soucis, les compagnies aériennes savent où nous retrouver et comment nous avertir au plus vite.
Après le souper en famille, je suis rentrée direct avec l'intention de me jeter au lit! Hélas, Pascal attendait de pieds ferme devant ma porte. En fait, il était assis sur les escaliers et bidulait son natel. Arhhh, ce n'était vraiment pas le moment et je n'étais pas d'humeur à me prendre la tête. Je savais pertinemment que je risquais de dire des choses que je regretterais, ou de l'envoyer paître sans vraiment le vouloir.
Alors que je cherchais à éviter d'entrer dans le vif du sujet, et que Pascal cherchait à savoir pourquoi je ne lui avais pas dit que je partais, alors que Thomas et Steven le savaient, mon natel a sonné. C'était Steven. Sans réfléchir, j'ai répondu. Je n'ai pas vu le visage de Pascal se décomposer, je lui tournais le dos.
Pascal a piqué la mouche et m'a arraché mon natel des mains pour l'éteindre. J'étais trop surprise pour réagir. Avant même que j'aie eu le temps d'ouvrir la bouche pour lui demander ce qui lui prenait, il me l'a rendu en me disant que j'allais certainement le rappeler, mais qu'il était heureux de constater qu'il était le seul à qui je ne répondais pas. Et il a tourné les talons pour partir.
D'ici que je réalise qu'effectivement, cela faisait plus d'une semaine ou même plus que je ne lui avais pas donné de nouvelles, et pas répondu à ses nombreux messages, ni même pris la peine de lui lancer un coup de fils, et qu'il avait peut-être des raisons de s'énerver, il avait disparu. Hum, à vrai dire, je n'avais rien à avancer pour ma défense.
Par lâcheté sans doute, j'ai pensé que c'était peut-être tout aussi bien qu'il soit furieux contre moi... parce que, dans le cas contraire, je ne savais pas combien de temps j'aurai pu résister à mon envie de laisser tomber et me réfugier dans ses bras. Face à lui, je ne fais pas le poids, mon coeur s'emballe, et je me transforme en vrai nouille!