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08/15 - Arhhh 2h30 du matin!

Publié le par JaneDo


Lundi, 5 Janvier 2015 - 05/15  --- >  Mercredi, 7 Janvier 2015 - 07/15 -  Stress - Départ

Je n’avais pas le temps de penser à Pascal cette semaine. J’avais bien trop à faire avant mon départ, lundi 12, pour le Liberia. Je ne voulais pas y aller, mais mon frère et mes soeurs ont tout fait pour m’y obliger. Je ne voulais pas fouler le sol qui tient la confirmation de la disparition de toute mes racines africaines.

Tous les soirs, Rose et moi travaillons sur les papiers qu’il fallait prendre. J’avoue que j’avais les boules. J’étais dégoûtée de partir, dégoûtée de n’avoir pas su résister. En même temps, je suis la seule qui maîtrise l’anglais, alors je me suis sentie obligée devant les explications de ma fratrie. Le stress me faisait perdre le sommeil.

Pascal m’a surprise un soir en rentrant. Il m’attendait dans les escaliers… Mais, je n’avais pas le temps pour lui. Je n’avais aucune envie de discuter, ni envie de lui dire que je partais non plus. A Steven je l’avais déjà dit par contre.
Pour gagner du temps, j’ai dis à Pascal que j’avais besoin d’espace, besoin d’une semaine, qu’il me fiche la paix. J’avais besoin de réfléchir, et que je l’appellerais dans une semaine.

En fait, j'ai passé toute la semaine à trier, scanner, photocopier et imprimer des papiers concernant le Liberia. Il était rare que je rentre chez moi avant minuit ou 2h du matin!


Jeudi, 8 Janvier 2015 - 08/15 - Arhhh 2h30 du matin!

Encore une soirée d'obligation! Lundi, je pars pour le Libéria!!! Comme moi, mon papa pense que c'est une très mauvaise idée. Ma frangine, Rose, et mon frère Mark, m'ont forcé la main! Ma soeur m'a pris un billet, et a fini par me faire accepter de partir. En fait, mon frère ne voulait pas entendre parler de partir avec l'autre soeur Claudine. Ils sont en froid. Bref, me voilà en train de courir tous les soirs pour faire les courriers, les copies des actes de propriétés, etc. Pfff, je suis claquée.

Rentrée à 2h du matin, après avoir raccompagné ma tante du Libéria, Rose et moi avions encore des papiers à scanner, remplir et expédier au Libéria, en vue de notre voyage sur place. Non, alors crevée ne dépeint pas la moitié de ce qui est. On vient de terminer, et je n'arrive plus à garder les yeux ouverts. Je vais me coucher. Entre hier et avant-hier, je n'avais dormi que 2h, alors maintenant, à 5h du matin, j'ai l'impression d'avoir passé sous un rouleau compresseur. Mal partout.

J'ai entendu parler de ce qui s'est passé au Journal Français "Charlie Hebdo"... et ces gens-là, cette racaille, ces musulmans, se demandent encore pourquoi on ne les veut nul part?! Pourquoi on les traite de sacs à merde?! Hum!


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04/15 - Absente mais encore plus présente

Publié le par JaneDo


Dimanche, 4 Janvier 2015 - 04/15 -  Pas là mais encore plus présente dans son coeur

J’avais bien raison de quitter le chalet. Mon départ surprise l'a traumatisé, Pascal me cherchait partout et devenait fou de ne pas pouvoir me joindre. De ne pas savoir où j'étais et ce que je faisais.

Il ne s’est pas tout de suite aperçu de mon absence, il a pensé que je dormais ou que j’étais sortie. A mi-chemin, j’avais envoyé un message à Steven, lui expliquant que je devais rentrer; “affaires de famille”, qu’il ne devait pas s’inquiéter, j’avais pris un taxi. Je ne voulais pas le déranger.

Dès qu’il a trouvé mon message, il m’a appelée. Steven n’était pas dupe, dans sa voix, je sentais qu’il savait en gros pourquoi j’étais partie comme une voleuse.

A Caroline aussi j’avais laissé un petit mot. Elle aussi a voulu m’entendre, pour être sûre que j’allais bien. Elle aussi savait que c’était à cause de Pascal que j’avais filé en douce. Les quelques âmes qui traînaient au salon m’avait vu quitter les lieux… sans un au revoir en bon et dû forme. Quant Pascal a trouvé le courage de demander à Steven où j’étais, il lui a dit que j’étais partie… à cause de lui.

J’avais répondu aux appels de Steven et Caro, mais, je n’avais pas la force de répondre à Pascal. Faiblasse comme j’étais, prête à tout lui pardonner sur un bon gros mensonge, j’étais capable de me ridiculiser devant tout le monde au chalet en faisant demi-tour.

J’ai quand même pris la peine d’écouter ses messages vocaux, et lire quelques uns de ses textos; Pascal me suppliait de lui répondre, de retourner au chalet. Fatigué d’appeler et d’envoyer des messages auxquels il ne recevait pas de réponses, il m’a menacée de descendre me chercher.

Hum… Pas la peine, je n’y retournerais pas.

Plus tard, Caro m’a avertie que Pascal était parti à ma recherche. Il paraît qu’il tirait une gueule de 3 mètres de longs, et se faisait chier à m’appeler toutes les 10 secondes. Drôle! Je lui ai dis que Pascal perdait son temps, et qu’il sera de retour au chalet dans la soirée, parce que je n’avais pas l’intention de lui parler.

Elodie avait débarqué au chalet comme Pascal ne lui répondait pas. Ils ont discuté un moment dans le salon-jardin d’hiver. Evidemment, Caroline ne les avait pas quitté des yeux, essayant de deviner ce qu’ils pouvaient bien se dire. L’arrivée d’Elodie avait attisé les ragots, et titillé l’intérêt. Je pense qu’il y a pas mal de monde qui savent qu’ils se voient en douce. Et.. la curiosité.

Penser que Miss Elodie était avait sans doute quitté Gstaad en même temps que Pascal, m’encourageait ça de plus à ne pas avoir envie de lui parler. Ouais, je donnerais ma main à couper qu’Elodie était rentrée. Ce qui me fiche les boutons, c’est de penser que s’il n’arrive pas à me faire sortir de mon trou, Pascal ira auprès d’elle.

Pascal est venu sonner ici. J’avais tout bouclé, donc il n’avait aucun moyen de savoir si j’étais à la maison où pas. J’avais aussi mon natel sur silence, donc quant il appelait, il n’y avait aucune sonnerie. La télé était en marche, mais je suis sûre qu’il ne pouvait pas être certain que ça venait d’ici.

Finalement, il manquait un quatrième pour jouer aux cartes ce samedi soir, donc, dès que Pascal a fichu le camp pour aller me chercher ailleurs, j’ai pris la tangente. Evidemment, à son retour chez moi, il a remarqué l’absence de ma voiture et a recommencé à me bombarder d’appels et de messages. J’ai décidé de répondre, pour lui dire, comme cet après-midi, d'aller retrouver son Elodie.

J’ai raccroché sans lui laisser l’occasion de répondre. Après tout, que pouvait-il bien dire pour sa défense? Rien. Cette fois, un mensonge ne ferait que m’énerver.

Par message, il a voulu que je lui laisse une chance de me parler. Pfff, pas envie.

Pascal a donc été obligé de se mettre à table par messages. Pascal disait qu’il avait vu Elodie simplement parce qu’elle était venue si loin. Qu’il ne s’était pas senti le coeur de la laisser planter toute seule à son hôtel, qu’elle payait une fortune. Il ne lui avait pas proposé de venir au chalet, etc, etc.

Ses explications étaient chaotiques, et m’énervaient ça de plus. Parce qu’après tout, c’était son choix à elle de venir jusque là-bas.

Ça m’énervait tellement que chaque fois que ces bonnes femmes s’incrustaient, s’imposaient, il… pfff, son attitude les encourageait à recommencer, à s’insinuer, parce qu’elles finissaient par se rendre compte qu’il ne les laisserait pas toute seule, et qu’il irait vers elles. Ça m’énervait.

Je suis rentrée après minuit, Pascal n’était plus dans les parages. J’ai vérifié. Il continuait à m’écrire, tantôt pour s’expliquer, tantôt pour supplier, tantôt pour demander des explications. Pascal a dit qu’il était à la maison, et qu’il aimerait bien que je passe chez lui en rentrant. Il m’a raconté tout son parcours de recherche.

Pascal espérait sans doute que ça me fasse plier…


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03/15 - Juste un kiss

Publié le par JaneDo


Samedi, 3 Janvier 2015 - 03/15 -  Juste un kiss

Purée, le soir, j’avoue que je n’avais carrément pas envie d’aller traîner en boîte, mais j’ai suivi le mouvement. Ni Caro, ni Steven ne parlait du fait que Caro avait dormi dans sa chambre au premier. J’ai entendu quelques sous-entendus, quelques rumeurs.
Ce n’était rien de grave, mais, c’est cette réaction qu’ont les gens de changer de sujet, de se taire dès que vous apparaissez, de filer, de chercher à vous éviter, ce sont ces réactions là qui me casse le cul le plus.

C’est ça qui me fait tiquer et parfois péter un câble. L'impression qu'il me fait passer pour une gogole!

Toutes les personnes à qui j’ai posé la question ne m’ont pas répondu. C’était eux là même que j’entendais chuchoter dans mon dos. Et pourtant, il n’y avait pas de quoi fouetter un chat.

Apparemment, complètement bourré, Caroline et Steven se sont embrassés. Il n’y a que Pascal qui m’a répondu, et il n’avait pas l’air fâché.

Pascal trouvait qu’il n’y avait pas de quoi en faire toute une histoire, et que les 2 protagonistes ne se rappelaient probablement même pas de l’évènement. Pascal en rigolait, donc, ça ne devait pas donner matière à chipoter.

On dirait que la plupart pense que c’était pour ça que j’étais montée me coucher. Pfff.

Finalement ce soir, je suis restée au chalet. Je n’aurai pas dû. Cça n’a fait que conforter ceux qui pensaient que je faisais la gueule, parce que je m’étais sentie blessée. C’était peut-être pour ça que Pascal en riait? Pourtant, ils ont bien vu que rien n’avait changé entre Steven et moi, ni entre Caro et moi?!?

Qu’ils pensent ce qu’ils veulent je m’en fiche.

Pascal était sorti avec la première bande, et lorsqu’ils sont arrivés en boîte, il ne m’avait pas vue, alors il est rentré. On a bavardé devant la cheminée un moment, on était seuls au chalet. C’était super… agréable. Alors qu’on discutait, je l’ai embrassé. Moi. J’ai fait le premier pas. Sa réaction a été presque instantané, il m’a emmenée en haut et nos corps ont refait connaissance. :)

Caroline est rentrée peu après, et a commencé à me bombarder de message, elle aurait voulu venir nous rejoindre. Bien vu, elle a tout de suite deviner que j’étais avec Pascal. Elle n’était pas seule à jouer au harcèlement, Pascal aussi avait reçu des messages d’Elodie tout au long de la journée.

Pour éviter les malentendus, on est redescendu au salon et on a regardé un film après avoir parlé. On a beaucoup discuté de comment on avait vécu l’année qui venait de s’achever. C’était par moment assez inattendu. Puis, d’un commun accord, on a décidé qu’il valait mieux regarder un film au lieu de parler du passé. Après tout, ce qui est fait est fait. Mais moi, je pense que c’est bon d’en parler, ça permet de mieux comprendre.

Pendant le film, tout à coup, j’ai eu un petit “tilt” dans ma tête; est-ce que Pascal était sorti plus tôt pour aller voir Elodie? C’est à ce moment là que j’ai réalisé que les messages avaient brusquement diminués.

Je n’ai pas pu garder ma question pour moi. Je ne voyais même pas le film tellement que la question sonnait et occupait toute la place dans ma tête. A la première pause, avant même que Pascal ait eu le temps de se lever, j’ai demandé. Je voulais savoir si j’avais raison en fait.

Son regard fuyant et son hésitation ont répondu à ma question; “Non, tu rigoles… J’ai été prendre un verre au Pub avec mes potes”. Je n’ai pas cherché à le cuisiner. C’était inutile. Je ne voulais pas le forcer dans ses retranchements, et si je l’acculais à devoir me dire la vérité, après je serais obligée de lui faire une scène et je n’en avais pas envie.

Après le film, Caro a proposé qu’on aille se baigner à la piscine. Pascal était partant, mais moi pas trop. J’avais froid jusqu’à l’os. Probablement les restes de ma soirée de beuverie. Je ne suis pas idiote, je voyais bien que Caroline tentait des approches. Si elle cherchait à renouer un trio, je n’étais pas d’humeur. J’étais cassée.

J’ai préféré les laisser et aller lire dans l’attique. J’ai dit à Pascal de prendre son temps, qu’il pouvait même rester en bas quant les autres rentre pour continuer à faire la fête avec eux. Il n’avait pas à se précipiter en haut parce que moi j’y allais.

Il est tout de même monter quelques minutes après. Je pense que c’était pour vérifier que j’allais bien et que je pensais ce que je lui avais dis. J’étais confortablement installée dans son lit à lire. Rassuré, Pascal est redescendu. Je ne l’ai pas entendu revenir se coucher, j’étais déjà endormie depuis belle lurette.

Le lendemain matin, j’ai réalisé que j’avais complètement zappé Steven… hum!

J’ai croisé Jess à la cuisine et elle m’a lancé un regard de cendre. Je faisais tout pour l’éviter, et quant j’ai pénétré dans la cuisine, j’avoue que j’avais failli faire demi-tour illico presto. Mais, elle m’avait vu. On ne s’est évidemment pas adressé la parole. Je me suis sentie soulagée de la voir quitter la cuisine. Je pouvais enfin me détendre et avaler mon café tranquille.

Mais Jess est revenue sur ses pas, et m’a demandé si j’allais bien. J’ai dit que oui. De toute façon, même dans le cas contraire, j’aurai dit oui. Je pensais que ça mettrait un terme à la conversation. Mais même pas. Jess s’est excusée de toujours avoir envers moi, une première réaction d’animosité. Elle m’a dit qu’on pourrait essayer cette nouvelle année d’essayer de se rapprocher, d’être amies.

Glups, je devais être encore plongée dans un cauchemar!!! Etre amie? Je ne crois pas que ce soit possible, mais pourquoi pas!

Au chalet, on a passé une journée calme, on a fait des jeux de sociétés, et on a mangé au salon. La plupart d’entre nous étions fatigués. En milieu d’après-midi, Pascal et 2 autres copains sont sortis pour aller à la patinoire. L’intérêt de Pascal pour la patinoire nous semblait suspect.

Hum… j’imagine que Pascal n’avait pas du tout l’intention d’aller avec les 2 autres, ils ne sont que son alibi. Je suis sûre qu’il a été retrouver Elodie.

Caroline soupçonnait elle aussi que Pascal s’arrangeait pour passer des petits moments avec Elodie. On avait décidé de le suivre de loin. On voulait en savoir plus, en être sûre.

Ils sont partis à pieds, et nous quelques instants plus tard. On a marché vite, tout en restant en arrière, et hors de vue. Arrivé au village, c’était plus facile pour se fondre dans la foule. De toute façon, Pascal était loin de se douter qu’il était suivi.

Et c’était bien ce qu’on pensait…

Près de la patinoire, le petit groupe de trois s’est arrêté pour discuter un moment, avant de se séparer. Les 2 copains se sont dirigés à la patinoire, et Pascal est parti en direction du centre. On l’a suivi. J’avais le coeur dans la gorge. C’était une chose d’imaginer le pire, mais d’en être témoin, la vache, ça fout un coup.

Pascal a traversé la place, s’est enfilé dans une ruelle, s’est arrêté à la boulangerie. Sans soupçonner quoi que ce soit, il a repris son chemin. On a cru qu’il revenait au chalet, mais non. Elodie était donc là, dans cet hôtel près du chalet. Voilà pourquoi il n’avait pas eu besoin de prendre sa voiture.

Bizarrement, on a fait aucun commentaire, la marche a été silencieuse, chacune plongée dans ses propres pensées. Bon, faut dire que ça grimpe pas mal, et avec ce que je fume, j’ai pas de souffle. Mais ça m’arrangeait aussi. Au chalet, j’ai été me recoucher. Je voulais éviter d’analyser ce que je venais de voir, et dormir me donnait cette chance. Je serais plus en forme ce soir et je verrais bien si cela vient me hanter ou pas.

J’ai dormi pendant une bonne heure et demi, comme une planche. Je me sentais reposée et en pleine forme. Mais, je n’avais pas digéré ce que j’avais vu. A peine les yeux ouverts, c’est revenu en vrac me heurter de plein fouet. Je n’arrivais pas à accepter qu’il ait pu être si tendre, me faire l’amour comme si j’étais la seule femme qu’il aime, probablement en faire autant avec Caroline et encore filer en douce pour aller voir Elodie.

Ce qui m’agaçait par dessus tout, c’est de penser que pendant qu’il était au chalet avec nous, à rire, à s’amuser, à me prendre la main, me faire des bisous et des câlins, il était aussi en même temps, en train de chercher comment et quant prendre la tangente pour aller vers Elodie. Ça, ça me bouffait la tête.

Y a pas à dire, l’année 2015 commençait salement mal…

Non, je n’avais pas envie de rester là et passer la soirée à le dévisager pour voir si je pouvais détecter un sentiment de culpabilité dans ses yeux, un regard évasif, une moue préoccupée ou autre. Si je ne voyais rien, je serais ça de plus traumatisée qu’il arrive à couvrir sa trahison. Et après tout, rester ici pour passer toute la soirée à attendre de passer 5mn avec lui? Non, trop nul.

J’étais descendue après ma petite sieste, pour constater que Pascal, de même que  ses 2 acolytes, n’étaient toujours pas rentré. Ma décision était prise, je rentre chez moi.

Rester ne ferait qu’être celle qui les empêche de se voir, cela risquait de le faire penser à elle tout le temps, à chercher des échappatoires, et même croire qu’il l’aime peut-être. Au moins en cédant la place, j’avais une chance de capter toute son attention, et occuper toutes ses pensées. Alors basta.


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02/15 - Tous raides

Publié le par JaneDo


Vendredi, 2 Janvier 2015 - 02/15 - Tous raides

La soirée au chalet a été très animée. Yumi et des amis à elle ont débarqués un peu avant 23h. Un de ses copines l’avait déjà accompagnée une fois déjà, donc je la connaissais de vue. C’est drôle depuis le temps qu’on se croise, on ne peut pas dire qu’on se connaissait plus que ça.

J’ai été un peu surprise de constater que Jess et Yumi semblaient s’apprécier.

On a joué à un jeu de gage, avec beaucoup d’alcool à la clé. Heureusement, je n’ai pas eu des gages trop chiants. Un a dû aller pieds et torse nus, courir jusqu’au chalet voisin pour demander du PQ… Il l’a quand même fait.

Le seul truc atroce que j’ai eu à faire a été de chanter. J’avais les paroles sous les yeux, et j’étais déjà assez cuite pour ne pas être embarrassée par la timidité. Brrrrh, j’ai chanté faux, mais bien fort.

Tous très gais, on a été dansé et pris d’assaut le bar, qui est devenu notre territoire. Pascal s’est beaucoup lâché, mais est resté scotché au bar à discuter avec ses potes. Je voyais bien quelques petites nanas qui essayaient des tactiques d’approche, mais elles en avaient pas seulement après Pascal. Et Pascal ne semblait pas le remarquer. Il riait et discutait avec certaines, mais sans plus.

Je ne sais pas comment je me suis retrouvée à danser avec lui. Je croyais être en train de danser avec Steven et Maxime, mais tout à coup, j’étais en train de faire la folle avec Pascal sur la piste. J’étais trop partie pour penser, et je n’ai pas fait attention à ce que faisait Steven.

La soirée à vite passé et je ne me rappelle plus comment, ni quant j’ai été me coucher…

Vers midi, je me suis réveillée avec un mal de tête à faire trembler les tours de Londres. Et purée, j’étais crevée. Pendant les quelques premières secondes, j’ai rêvé, j’aurai bien voulu me retrouver toute seule chez moi. J’ai tourné la tête et j’ai vu Caro couchée à côté. Perdue, j’ai mis encore quelques secondes à réaliser qu’on était dans la chambre de Steven.

Mais… mais alors, que faisait Caroline ici? Et comment est-ce que j’avais atterri ici? Quant? Que s’était-il passé? Puis, je me suis dis que je ne voulais pas le savoir. Il y avait peut-être une bonne raison pourquoi mon cerveau avait effacé les dernières heures.

En bas, les lèves tôt étaient en train de terminer un petit-déjeuner tardif. Moi, je n’avais carrément pas faim. Pascal n’est pas descendu avant 15h. Waouh, ça ne lui ressemblait vraiment pas. D’habitude, mort de fatigue ou pas, il était toujours dans les premiers debout et fit. Pascal a dit qu’il se sentait glauque. Ça m’a fait rire. Ça allait devenir mon prochain mot préféré; “Glauque”, j’adore. Lui non plus ne se rappelle pas très bien ce qu’il avait fait en fin de soirée.

Steven aussi semblait s’être transformé en mort vivant. Raide, il s’est planté à côté de moi, on était avachi sur le bar, le nez à quelques centimètres de la machine à café. On fixait la machine, comme si notre survie en dépendait. Ah oui, je ne l’ai jamais mentionné je crois, mais Steven est presque aussi accroc que moi du café.

Steven me dit que Pascal me tournait autour, et que je pouvais y aller si je voulais. Apparemment, hier soir, quant il m’a demandé si j’avais toujours des sentiments pour lui, je lui aurai balancé que, j’étais toujours raide dingue de Pascal. Il m’a dit qu’il comprenait très bien.

Mais je n’ai pas bougé, je suis restée près de lui, et on a continué à fixer la machine à café et à avaler de petites gorgées de nos tasses sans parler.

Pascal me faisait signe de le rejoindre sur le canapé près de la cheminée, mais je me serais sentie très mal à l’aise de planter Steven pour aller me jeter dans les bras de Pascal. Et pourtant, j’en avais envie. J’ai été soulagée de n’avoir pas fait un pas en direction de Pascal, quant j’ai vu Jess s’installer sur ses genoux.

Après avoir avalé 3 cafés, j’ai pris la décision de retourner me coucher. J’étais trop naze. Caroline n’avait pas encore montré le bout de son nez, elle dormait encore. Dans la chambre de Steven. J’ai été me coucher dans le dortoir. Je pensais avoir la chance de l’avoir pour moi toute seule, mais je n’étais pas la seule à être fatiguée.


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01/15 - Sweet New Year (2)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 1 Janvier 2015 - 01/15 - Petits instants de bonheur (2)

Du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal enfiler sa veste et sortir, Elodie en a fait de même. Mon coeur a loupé une coche. Ben voilà. C’est pour ça qu’il ne m’a rien demandé, il rentrait avec Elodie. Déprimée du coup, j’ai pensé qu’elle venait dormir au chalet.

Alors, j’ai été surprise de recevoir un message de sa part qui me demandait si je voulais le retrouver à l’attique dans une heure!

En fait, on les a croisé dehors. J’allais dire qu’Elodie s’était collée à lui, comme pour se protéger du froid, mais en fait, ils étaient serré-collé l’un à l’autre. J’ai aussitôt détourné les yeux pour ne pas voir s’ils s’embrassaient. En fait, quant il est sorti, j’ai pensé qu’il rentrait, alors je ne m’amusais plus. Le moral dans les baskets, j’avais voulu rentrer.

Notre départ, et l’absence de Pascal et Thomas a dû pousser la plupart du groupe à regagner le chalet. C’était déjà quant même 3h du matin. Et j’avais dans l’idée que personne ne se coucherait de si tôt. En effet, un groupe se baignait dans la piscine.

Thomas un peu inquiet parce que certains étaient vraiment “bourré”, leur a demandé de sortir de l’eau. Pourtant Thomas n’était pas très frais non plus. Mais toujours conscient de ses responsabilités d’hôte. Les autres faisaient les zouaves au salon et l’autre partie dans la salle de jeux.

Pascal n’était pas là. Je ne l’avais pas vu en haut, ni à la piscine, et il n’était pas dans la salle de jeux. J’ai eu un petit arrêt cardiaque à l’idée qu’il pourrait déjà être en haut. Dans sa chambre, et pas tout seul. Mais non. Mon coeur a repris un rythme normal; on l’avait laissé devant la boîte, s’il était passé pour rentrer au chalet, on l’aurait vu.

Oups, mon rythme a repris la course; et s’il était rentré là où était Elodie? J’ai eu la folle idée d’appeler Caro pour savoir, mais… je ne pouvais pas… sans que Steven s’en aperçoit. Puis, j’ai réalisé comme c’était salaud pour lui. Mon comportement était inacceptable. Mais comment faire? Laisser passer l’occasion de passer la nuit avec Pascal? Impossible!

Lamentable! J’étais lamentable et irrécupérable. Me voilà prête à envoyer aux pives une relation naissante, une chance au bonheur, à la paix, avec un garçon super génial et adorable… pour rester en stand-by pour Pascal? Ma tête savait ce que je devais faire, mais mon coeur?

Impossible de résister à l’envie d’aller retrouver Pascal, quitte à devoir mentir, décevoir, tout gâcher. Quitte à rester seule et dispo. C’était le prix que j’étais prête à payer!

On s’est planté dans un petit coin. Steven m’a prise sur ses genoux, on discutait d’après. Il voulait qu’on passe la nuit ensemble, et moi je cherchais toutes les excuses possibles pour justifier ne pas pouvoir. Une bande a commencé à jouer au jeu de la vérité - gage. On s’est mis à jouer avec eux.

Hum, j’ai fait que deux tours. Je ne voulais pas avoir à répondre à certaines questions. J’ai été préparer les verres et les drinks pour les perdants. Steven a été rapidement mis hors course. Je l’ai aidé à monter dans sa chambre, je l’ai bordé. Il a voulu me tirer dans son lit, mais il s’est heureusement endormi après quelques bisous. Et j’ai filé.

Pascal n’était toujours pas rentré et j’ai eu mal au coeur en pensant qu’il allait peut-être me planter un lapin. J’ai pris une douche pour me changer les idées et je me suis couchée. Et j’ai attendu. Plus les minutes passaient, plus l’inquiétude me bouffait l’estomac et le moral.

Il avait dit 1h… ça faisait déjà 2h que je l’attendais en vain...

OK, assez! Je ne pouvais pas continuer à l’attendre comme une idiote. Mais là encore, j’avais de la peine à me décider à partir, de peur qu’il arrive juste après mon départ. De le rater me ferait trop chier. J’ai fini par m’asseoir au bord du lit et me mettre à compter. A 100, je m’en vais. Hum, je comptais lentement.

Pascal n’a pas allumé en entrant dans la chambre. Contrairement à lui, mes yeux s’était habitué à l’obscurité. Il est resté plaqué contre la porte un petit moment. Hum, il se demandait si j’étais encore là, et si il avait la grande chance que je sois endormie pour se glisser discrètement au lit. J’ai allumé la lampe de chevet.

Hum, il se mordait la lèvre, la culpabilité peinte sur toute sa personne.

  • Oh! J’avais peur que tu sois partie… J'étais pratiquement sûr que tu étais loin!
  • J’étais sur le point de partir.
  • Je vois bien, mais… ne part pas. Je m’excuse, j’ai…

Il n’a pas terminé sa phrase, et pour cause, qu’aurait-il bien pu inventer pour s’expliquer. En même temps, j’espérais qu’il trouve quelque chose pour ne pas perdre la face. Que ce soit assez convaincant pour que je n’ai pas à partir. J’avais trop envie de rester avec lui.

Il est venu s’asseoir à côté de moi et a voulu me prendre la main. Pfff, puis quoi encore! Je lui ai arraché ma main. Mon geste l’a surpris. Il s’est penché en avant, et s’est mis à m’expliquer.

Malgré le fait qu’il lui avait demandé de ne pas venir, parce qu’il était avec sa famille et des amis, Elodie avait pris une chambre dans un hôtel. Soit-disant pour lui faire une surprise. Une chambre beaucoup trop cher pour elle. Elle voulait simplement passer le Nouvel An un peu avec lui. Pascal avait refusé d’abandonner tout le monde pour aller la rejoindre, mais elle s’est pointée quand même en boîte.

L’air de rien, ça l’avait touché. Après mon départ, ils sont restés encore un moment en boîte, il ne tenait pas trop à aller à son hôtel, parce qu’il savait qu’elle insisterait pour qu’il monte. Et il savait qu’elle ferait tout pour qu’il reste et qu’il allait devoir couper court à ses… avances. Puis, quant il avait dit qu’il rentrait, elle a voulu le suivre, ce qui ne l’arrangeait pas du tout. Il l’a donc raccompagnée et a tenu à payer son hôtel. Ça l’embêtait qu’elle ait fait tout se chemin, puis qu’elle se soit ruinée pour rien.

Pour finir il est quand même monté, mais il ne s’est rien passé. Enfin, ils n’ont rien fait de louche. J’ai éclaté de rire à cause du mot qu’il a utilisé; louche. Il lui a juste fait un bisou pour lui souhaiter la bonne année. Hum, Pascal est devenu tout rouge en disant ça. Je préfère pas laisser mon imagination s’aventurer à me faire des films. Je ne voulais rien savoir de plus.

Il disait n’être resté que 15 à 20 minutes, pas plus. Puis, il a insisté qu’il n’a pas couché avec elle, si c’est ce que j’imaginais. Sachant que je l’attendais, il n’aurait pas pu faire ça. Il insistait, donc je pense qu’il ne mentait pas. Comme Elodie était un peu trop insistante, alors il s’est dépêché de partir fui. En bas, il est tombé sur une partie de l’équipe, qui l’avait vu sortir de l’hôtel; “je t’épargne les commentaires graveleux…”.

Encore une fois, son air gêné et le ton qu’il a utilisé m’ont fait rire. Pour tout arranger, Elodie l’avait suivi, ce qui n’a pas arrangé les choses. Pascal s’est passé la main dans les cheveux et sur le visage. Avec tous ces emmerdes, il n’avait pas vu le temps filer.

  • …mais je savais que tu allais te fâcher, et je priais aussi pour que tu aies eu le coeur de m’attendre. J’ai dû me débrouiller pour que les autres s’en aille et arrête de m’emmerder, et ensuite, faire en sorte qu’Elodie retourne à son hôtel, qu’elle arrête de pleurer dans la rue, en me faisait passer pour un gros salaud. Parce que tous ceux qui passaient me regardait bizarrement. Quant enfin je suis arrivé ici et que j’ai voulu monter, argh, c’était reparti.

Les autres ont appris qu’ils l’ont chopé sortant d’un hôtel, qu’Elodie, la petite blonde, etc… Ils se sont bien sûr demandés s’il allait rejoindre une autre fille, et que c’était pour ça qu’il était pressé de monter. Bref, pour détourner leurs soupçons, il est resté un moment, avec un noeud à l’estomac parce qu’il pensait que j’avais dû foutre le camp et que j’allais lui en vouloir.

Oui, je lui en voulais. Mais, c’était avant. Maintenant qu’il était là, qu’il m’avait raconté en gros, je ne retrouvais pas la flamme. Je ne lui en voulais plus. Alors quant il a pris ma main, cette fois, je ne l’ai pas retirée. Et, franchement, j’avais trop envie de rester.

Comme je n’avais pas retiré ma main, Pascal s’est penché pour me voler un petit baiser. Là non plus, je n’ai pas résisté. Ces baisers sont magiques, sa présence aussi, j’étais au paradis. J’ai fondu. Je l’ai laissé m’emmener au 7ème ciel. Purée, je l’ai dans la peau ce mec!

Caroline n’avait pas arrêté de me harceler au téléphone. Je n’avais pas répondu. Moralement trop stressée.

J’étais étendue dans ses bras, alors qu’il me couvait de bisous, me couvrant de mots doux et rassurant, quant on a entendu frappé doucement à la porte. Arhhh, c’était Caro; “Je peux?”. Quoi?
Heu non, tu peux pas, fiche le camp, non mais!”, mais je n’ai rien dit de tout ça. Je me suis retrouvée à imaginer ce qu’elle devait ressentir et à me sentir triste pour elle.

C’est Pascal qui a dit à haute voix ce que je pensais au début; Franchement Caro, t’exagères! Tu vois bien qu’on a envi d’être un peu tranquille…. Et voilà, elle a fondu en larmes, elles ont commencés à couler sur son visage. Arh, ça me faisait de la peine, et je me mordais la langue pour ne pas lui dire de rester.

Man, il neigeait à fond! On n’avait pas fermé l’oeil du reste de la nuit. Avant que le jour se lève, après avoir échangé un dernier baiser, j’ai filé pour aller me plonger dans mon lit au dortoir. Caroline ne dormait pas, et honteuse, j’ai fait semblant de ne pas l’entendre renifler. Elle pleurait doucement dans le noir.

Hum, dès que ma tête à toucher mon oreiller, j’ai sombré dans les bras de Morphée! Pas très cool!

J’ai dormi tard, j’étais crevée. Quant j’ai enfin trouvé le chemin de la cuisine pour atterrir devant la machine à café, Pascal et la plupart des garçons étaient déjà parti. Ils voulaient profiter des pistes en l’absence des fêtards. J’ai avalé un grand café, distribué quelques sourires fanés, réalisé que j’étais encore super crevée, et je suis remontée me coucher. Caro, les yeux bouffis se préparait à descendre.

On a échangé quelques mots. J’ai senti sa peine et me suis excusée de m’être endormie aussi vite. Je ne m’y attendais pas. J’ai voulu lire un moment, mais mes paupières étaient lourdes. Là encore, dès que j’ai été à l’horizontale, j’ai sombré dans un sommeil doux et feutré. Même pas entendu les autres entrer et sortir de la chambre.

En début de soirée, je me suis réveillée requinquée, fraiche comme ne rose après une bonne douche, je suis descendue. Ce soir aussi, on allait faire la fête jusqu’au matin. C’était la Nouvelle Année après tout. J'ai croisé Jess qui a fait comme si j'étais transparente.

Steven avait aussi l’air plus en forme. Je me sentais un peu coupable pour hier soir, alors j’ai été toute gentille et câline. Pascal était accoudé au petit bar de la salle de jeux, nos regards se sont croisés. Un poil embarrassée de m’être laissée aller hier soir, de lui avoir dit combien je l’aimais et tout, mes oreilles ont pris feu. Pascal a eu un demi sourire en se détournant et j’ai souri aussi. Nos regards et sourires se sont retrouvés dans la grande glace derrière la table de billard.

Mince, de le voir, de me rappeler hier soir, mon coeur a recommencé sa danse endiablée… Je l’aime tellement! Je m'estimais drôlement chanceuse. Chanceuse qu'il me laisse encore une place dans sa vie. Merci mon Dieu.


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01/15 - Sweet New Year (1)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 1 Janvier 2015 - 01/15 - Sweet New Year (1)

Pascal s’était éclipsé avant minuit, parce que, comme moi, il ne voulait pas embrasser quelqu’un d’autre à minuit. Il pensait que je l’avais vu monter et que je l’avais suivi. Pascal pensait que je pleurais parce que je croyait le trouver avec quelqu’un d’autre.

Non, je ne l’avais pas vu partir. J’ai essayé de fendre la foule pour aller vers lui, mais je ne l’ai pas trouvé, et j’avais paniqué. Oui, je pensais qu’il était avec la fille qu’il avait embrassé dans la salle de jeux.

J’ai eu l’impression de le voir s’avancer vers moi au ralenti. Mon coeur battait si fort, pfff, comme si c’était la première fois que je le voyais de si près. Stupide. Derrière moi, Pascal a fermé la porte à clé. Il a essuyé une des dernières larmes qui s’attardait sur ma joue.

Puis j’ai plongé au paradis quant ses lèvres se sont posées sur les miennes. Oh Pascal, comme je t’aime! On entendait les autres en bas entamer le compte à rebours, mais moi, je fêtais déjà l’arrivée de la nouvelle année, dans les bras du seul homme sur terre qui arrive à me faire oublier comment je m’appelle.

Oui…même oublier qu’il en embrassait une autre tout à l’heure.

On est resté un long moment serré dans les bras l’un de l’autre. C’était… wahhh… un plaisir sans nom. J’aurai voulu arrêter le temps et rester contre lui. A jamais. Je me sentais comme une petite chose adorée, ses bisous sur mon front, mes pomettes tout en me caressant la tête me faisait frissonner.

Pascal m’a dit qu’il avait fait exprès d’embrasser cette fille pour se venger que je sois venue avec Steven. Mais quant je suis partie en courant, il s’est rendu compte de sa connerie. C’était à ça qu’il pensait en regardant par la fenêtre avant que j’arrive.

Il se disait que si je passais la soirée à en faire autant avec Steven, il n’aurait qu’à s’en prendre à lui-même.

Touchée, j’ai pris son visage entre mes mains, argh, il a embrassé mes paumes. Encore une rafle de frissons le long de la colonne vertébrale. Après un bref échange de qui sort en premier, ou ensemble, j’ai remporté la bataille; il sortait en premier. Moi, je préférais rester là à me cacher encore un petit peu. J’étais en feu.

Steven avait déjà fouillé le rez, alors il est monté au premier et m’a trouvée assise parterre, tassée sur moi-même. Après une petit hésitation, il s’est accroupi à côté de moi et m’a demandé ce qui se passait.

Sans que j’aie eu à répondre, il a su, ou disons, il a interprété ma fuite à sa façon; j’étais toujours mordue je n’avais pas pu supporter l’idée de voir Pascal et de ne pas être avec lui à minuit. C’était vrai, alors je n’ai pas réfuté. Steven m’a prise dans ses bras comme pour me consoler.

Puis de fils en aiguille, il m’a embrassée. Je lui ai rendu son baiser. J’avais déjà reçu le baiser le plus important à mes yeux.

Steven m’a dit qu’il avait croisé Pascal. Et Pascal ne savait pas où j’étais. Un moment, il avait pensé qu’on était ensemble, et avait été étonné de ne pas me voir avec lui. Il a avoué avoir été plutôt rassuré.

La fête battait son plein en bas. J’ai foncé embrasser Thomas pour lui souhaiter Bonne Année 2015. Pour détourner les soupçons je pense, Pascal est venue me faire un bisou lui aussi. Sur les lèvres. Steven a détourné les yeux, mais il ne m’a plus lâchée d’une semelle. Sans pour autant en faire trop. Ça, je l’en remercie.

De loin, j’ai vu Pascal danser avec Caro, tout collé collé. Elle resplendissait, trop contente, et je crois qu’elle évitait de me regarder. Ils se faisaient de petits bisous discrets. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me faisait un peu bouillir de jalousie.

Mais, je n’avais rien à dire, je dansais de mon côté avec Steven. Comme je l’ai déjà dit, il ne me lâchait plus.

Pascal restait à l’écart et ça me tourmentait. Est-ce qu’il allait me laisser finir la soirée avec Steven sans rien faire? Est-ce qu’il avait déjà prévu sa fin de soirée? Est-ce qu’il s’arrangerait pour qu’on puisse passer la nuit ensemble? Quant? Comment? S’il restait si distant, aucune chance! Et je vais faire comment avec Steven???

Pascal semblait couler le parfait amour avec Caro… Sa femme n’essayait même pas d’intervenir…

Pascal avait reçu plusieurs messages et appels aux alentours de minuit quant on était dans le bureau, et je l’ai vu parlé une ou deux fois dans son natel. Sans doute sa chérie Elodie. Etonnament, elle n’était pas là. J’aurai juré qu’elle viendrait au chalet pour passer le Nouvel An.

Mais là encore, je me trompais complètement. Elodie était bien à la station. Je ne sais pas comment, ni où, mais elle s’est pointée en boîte. De mauvaise grâce, Caro a dû laisser la place. Enfin, si on veut. C’est plutôt Pascal qui l’avait pratiquement plantée dès qu’il a retrouvé son Elodie.

Nos regards se croisaient parfois, et parfois, Pascal me faisait un petit clin d’oeil. Puis, il y a eu; “Don’t Cry de Guns n’ Roses” et Pascal est venu me kidnapper. Il m’a entraînée au milieu de la piste, de manière à ce que personne de notre groupe puisse nous voir. Serrée dans ses bras, la tête contre sa joue, mes pieds ne touchaient plus terre. Ses lèvres effleuraient les miennes, et parfois, il m’embrassait après avoir vérifié que personne ne regardait.

Pour les bisous, en rigolant, Pascal a dit que c’était dommage que je me sois coupé les cheveux.

Steven s’était déplacé de manière à nous voir évoluer sur la piste. Mais, j’avoue que je ne faisais pas très attention, mon coeur faisait la course. J’avais des palpitations de la tête aux pieds. A la fin de la musique, Pascal a vu Steven se diriger vers nous. Avant qu’il n’arrive à notre hauteur, Pascal m’a fait encore un bisou dans le cou et s’est éclipsé.

Argh, j’étais persuadée qu’il me demanderait à passer la nuit avec lui…


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