Il fait froid à la montagne. Et il neige non-stop. Les pistes vont être du tonnerre. Finalement, j'ai décidé de ne pas monter. Je reste chez moi au chaud. Pascal semblait déçu. Sincèrement, je ne crois pas qu'il soit aussi déçu qu'il essaie de me faire croire.
Je pense que ce week-end, il va se sentir libre comme l'air. Prévoyante, j'ai demandé à Caroline de surveiller Pascal pour moi. Elle devait être assez contente de dormir seule dans le lit sans moi. Enfin, s'il ne traîne pas ailleurs… Ils sont pas seuls dans la chambre.
Il fait froid. Malgré mon gros pull et mes pantalons rembourrés, je me les gèle. Il fait froid. Demain, on monte à Loèche. Je n'ai pas envie d'y aller, mais si je ne monte pas, je vais encore passer le week-end à m'imaginer pleins de choses. Et au final, je passerai un mauvais week-end. Le dernier week-end ne s'était pas passé comme je le voulais. Est-ce que ça ira si je ne monte pas?
En parlant avec Pascal au téléphone aujourd'hui, je lui ai dis que je ne savais pas encore si je montais ou pas. Il a insisté. Si je ne montais pas, lui non plus. On pouvait très bien passer le week-end ici à la maison. Alors, j'ai fini par bâcher.
Peut-être que je voulais aussi monter, alors ça n'avait pas été trop difficile de me convaincre? Ce week-end, je serais plus souvent vers lui, et câline.
Parce que le week-end prochain, je n'irai pas à Loèche. J'ai averti Pascal. Peut-être que ça, je n'aurai pas dû. Je lui laissais le loisir de s'organiser pour le week-end prochain.
Arh, parfois je parle trop. Trop d'information. Voilà pourquoi, le plus souvent, je préfère la fermer. Bon, ce qui est fait, est fait. Pascal et Paul ont passé la soirée à jouer de la guitare. Ils s'amusaient. Pascal a alterné guitare et basse. Les regarder jouer me donnait envie de savoir jouer de la guitare. De loin, ça avait l'air facile. Mais, c'est loin d'être le cas.
Il neigeait sans discontinuer, et il faisait froid. Aff, j'avais drôlement envie d'être avec Pascal, au chaud, devant la cheminée. Après avoir longuement joué, Pascal et Paul rigolait. Ils parlaient collègues, boulot, etc. Ils étaient choux. J'avais envie de plonger dans ses bras. Envie de bisous. Là-dessous, MSG s'est pointée.
Je ne suis pas sûre que Pascal s'y attendait. En la voyant, Paul s'est éclipsé après l'avoir saluée. Je pense qu'il savait ce qui se passait entre eux. Je suis sûre que Pascal lui avait parlé d'elle. Même si je flippe en pensant à cette Julia, je dois me rendre compte que, s'il continue à voir MSG, Caro et qu'il est toujours égal avec moi, c'est qu'elle ne compte pas tant que ça.
Je dois me rappeler de ça, et être rassurée. Ce n'est qu'une aventure. D'ailleurs, MSG et Pascal ne perdent pas de temps à discutailler. Du salon, ils ont passé à la chambre, en 2 temps 3 mouvements. Les vêtements ont giclé et traînaient, comme les cailloux du Petit Poucet. En plein milieu de leurs galipettes, quelqu'un s'est mis à sonner à la porte.
C'était Natacha...
Je m'étais forcée à ne pas les regarder, mais là, avec l'insistance à sa porte… Pascal a hésité à aller répondre. Comme on insistait sur la sonnette, il s'est habillé en vitesse. Victoria en a fait autant. J'ai souri, parce qu'ils n'avaient pas fini ce qu'ils avaient commencés. Elle s'habillait en le suivant au salon avec lui. Pascal a été donc répondre. Il ne voulait pas la laisser entrer.
Pascal lui a dit qu'il avait de la visite. Elle a dû voir Victoria. J'entendais ce qu'ils se disaient, donc Viki aussi. Pour finir Pascal est sorti, et c'était fini de les entendre. J'avais eu le temps de comprendre qu'elle l'avait appelé souvent, mais qu'il n'avait pas rappelé. Puis plus rien, vu que Pascal est sorti en fermant derrière lui. Il est revenu prendre sa veste. Pascal est revenu 20mn après.
Viki avait voulu filer discrètement. Mais Pascal lui a demandé de rester jusqu'à ce que Natacha parte. Donc, au retour de Pascal, après de petits bisous, elle a disparu dans la nuit. Je suis quand même jalouse de leur relation. Pascal devrait en avoir assez avec Caro et moi, pourquoi continue-t-il à voir cette miss? Avec cette neige, je ne bouge pas de la maison, et ces nanas se baladent… Dingue!
Bon, elle n'est pas si spéciale que ça. Je crois que mon imagination l'avait imaginée; belle, sexy, féline. Mais pas du tout. Femme totalement normale. Elle était nettement moins jolie que Natacha ou Caro. MSG avait un petit air coquin constant. Elle, Julia, dégageait un air de "couple". Le genre gnian-gnian, routine. Ce n'était pas une jeune fille. Elle avait les cheveux court, corps plutôt athlétique. Bref, elle avait l'air d'une prof. quoi.
Par contre, ce qui m'énervait un peu, elle avait toujours ses mains sur lui. Ça ne semblait pas trop gêner Pascal. Elle a voulu visiter son appart, vu que c'était la 1ère fois qu'elle venait chez lui. Elle trouvait que son salon était vraiment grand. Comme une salle de bal. Elle n'en revenait pas qu'il vit seul dans un appart si grand. Elle s'est souvenue qu'il était marié, et ne vivait plus avec sa femme. Mais même pour 2, c'est grand.
Elle lui a demandé pourquoi il avait besoin de 4 chambres en plus du salon? Elle a admiré sa cuisine. Et trouvait dommage qu'il n'en a pas de femmes pour lui faire de bons petits plats. Elle a plaisanté; qu'elle devrait venir plus souvent pour lui faire à manger. Pascal lui a dit qu'il aimait cuisiner, qu'il n'en avait pas besoin. Puis, Pascal lui a dit qu'il devait partir. Il avait rendez-vous chez un copain avec des potes.
Elle avait semblé vouloir s'installer. De toute façon, mardi c'est ma soirée, j'aurai pu débarquer si je voulais…
Pascal est parti avec elle. Je l'ai appelé. Je ne savais pas qu'il avait un truc avec ses potes, il ne m'avait rien dit. au téléphone, il m'a dit qu'il n'était pas encore à la maison, mais qu'il serait là dans les 5mn. Il m'a demandé si j'avais mangé. Ben non. Pas eu le temps de manger, j'étais trop occupée à le surveiller! En fait, Pascal lui avait raconté ça pour la faire partir. Je ne pense pas qu'elle ait marqué un point en se forçant chez lui.
Arhhh, je ne me sens pas bien dans ma peau ces temps. Je me sens moche, grosse, pas drôle, empotée… Je n'ai aucun plaisir à faire quoi que ce soit. En fait, j'aurai besoin de m'enfermer dans un trou. Pas envie de parler, envie de voir personne.
Je crois que je n'irai pas au chalet ce week-end. Je ne me sentais pas à ma place là-bas à Loèche-les-bains. Gstaad me manquait. Et bizarrement, Pascal me manque… Notre relation est… plate!
Je ne sais pas comment ré-animé notre relation. J'ai l'impression que je suis devenue ennuyeuse. L'impression de ne plus vraiment intéresser Pascal. L'impression qu'il ne me voit plus. Probablement qu'il ne m'aime plus. J'ai l'impression de lui coller au cul. De m'imposer.
C'était comme lui imposer, mettre devant ses yeux jour après jour à quel point j'étais insipide! Peut-être qu'il me tolère comme bouche-trou… Je manque d'idées... Je manque d'idées pour mettre du piment dans notre couple. Je manque totalement de confiance en moi ces temps.
On n'a pas réussi à vraiment parler du week-end. Il y avait trop de monde autour pour qu'on se mette à parler de Julia ou de ce qu'il voulait me parler lui. Donc, j'ai attendu patiemment ce soir. Si Pascal pensait que j'avais oublié, alors il se goure alors il se goure. Bon, je ne savais pas encore si je devais en parler ou pas. J'avais beau retourner la question dans tous les sens, je ne savais toujours pas quoi faire.
Mais, il y a eu un petit imprévu ce soir. Je voulais arriver après Pascal. C'était ce que j'avais décidé ce soir. Donc, j'étais chez moi, et je lui avais envoyé un message pour lui dire de m'avertir quand il arrive à la maison. J'étais plongée dans mon bain, un petit café à la main. Quand il appelle, je n'avais plus qu'à sauter du bain dans mes fringues et filer. Il aura 1/2h pour se préparer lui.
J'ai pensé avec raison qu'il irait faire du sport. Je ne voulais pas être à la maison pendant ce temps. C'était trop facile qu'il sache toujours à quoi s'attendre avec moi. Pourtant, il n'a pas fait très tard au sport. Si effectivement il avait été au sport! A ma surprise, à 19h, je le vois rentrer, son natel à l'oreille. Il parlait avec quelqu'un. J'ai très vite deviné que Pascal discutait avec la Julia…
Elle voulait voir où il habite, donc elle voulait passer chez lui. Hun hun! Je fais quoi? J'y vais aussi? Confrontation directe? J'imagine qu'elle voulait voir s'il vivait avec une nana ou pas! Je me demande ce qu'il avait dû lui raconter! Je suis presque sûre qu'il a dû lui dire qu'il avait une copine. Alors, je ne pige pas très bien pourquoi elle voulait débarquer chez lui comme ça à l'improviste!
Hum, je voulais voir ce que Pascal allait faire. Il a tenté de dire à cette femme qu'il la retrouverait quelque part, de la décourager. Rien à faire, elle voulait passer chez lui. Pascal a dû paniquer. J'étais curieuse de voir ce qu'il allait faire d'elle. Je l'ai vu tourner en rond. Oui, il devait m'appeler pour me dire quand il était à la maison. On allait fatalement se rencontrer elle et moi!
Pascal se passait nerveusement la main dans les cheveux. Décidait de m'appeler, puis renonçait. J'ai décidé de lui accorder un petit répit. Je vais laisser cette bonne femme venir et voir ce que Pascal allait lui dire. Voir comment ils interagissaient. Avoir une idée de leur relation. J'ai donc envoyé un message à Pascal pour lui dire que je ne pourrais pas venir tut de suite.
Je l'ai appelé direct après qu'il ait lu mon message. Il m'a demandé pourquoi. A sa façon de me demander ça, il devait penser que j'étais peut-être fâchée, parce qu'on n'avait pas pu discuter de tout le week-end. Et il pensait que je lui en attribuais la faute. Parce qu'il n'avait pas cherché non plus à en parler, je l'avoue. Mais ça me ne gênait pas. Ça me laissait un peu plus de temps.
Gros dissimulateur, Pascal faisait celui qui était déçu que je ne puisse pas arriver avant 21h. Il a même prétendu être rentré plus tôt, parce qu'il était impatient de me voir. Hum! Le blagueur! J'aurai dû prendre la balle au bond, et lui dire; "ok, d'accord, alors j'arrive". Hihihi, il aurait été bien emmerdé! Non, j'ai laissé coulé. Comme il était soulagé quand il a raccroché! Il a été se changer.
A l'aise, il a sorti des papiers qu'il a étalé sur la table. Ah, il lui avait dit qu'il avait du boulot. Il aurait dû lui dire que sa copine était à la maison, ou allait arriver! Je comprends pas pourquoi il ne dit rien. Julia doit bien imaginer qu'il ne vt peut-être pas seul. Elle doit deviner qu'il n'est pas célibataire! Elle n'est pas célibataire non plus! Elle pense qu'ils sont ensemble?
J'avais l'occasion de la voir de plus près, et de loin en même temps. Ça me donnait une idée à qui j'avais à faire! Ça me donnait l'avantage... Pascal a dû avoir chaud tout à l'heure!
Je me suis couchée tard, Pascal n'était pas encore rentré. En me réveillant ce matin, Pascal était là. J'ai passé la soirée à lire. Surprenant, mais j'étais seule au chalet. Tout le monde s'était rassemblé dans l'autre, ou était sorti traîner dans la station. Le soir, il n'y a pas grand chose à faire dans la station de Loèche-les-Bains. Je me suis réveillée trop tard pour le petit déjeuner. Pas grave, je n'avais pas faim.
Pascal m'a entouré d'attention, m'a préparé mon petit café, m'a plantée sur ses genoux, ou venait derrière moi m'entourer de ses bras. Pascal était très câlin et me chouchoutait
Je me suis demandée si c'était parce qu'il avait des trucs à se faire pardonner?. Caro n'avait pas dormi avec nous hier. Je me demande où elle avait passé. Ou est-ce qu'elle s'était levée tôt? Hum. Caro était avec Pascal hier soir, j'étais curieuse qu'elle me raconte.
Ils ont été aux "Bains". Pascal avait essayé de me convaincre de venir. Euhm, je ne me sens pas assez à l'aise dans mon corps pour aller m'exposer dans des bassins. Pascal et ses copains se réjouissaient. C'était une journée bien-être quoi.
On pouvait voir que certaines des plus jeunes se réjouissaient de se pavaner en maillot de bain. Caro a aussi hésité à suivre Pascal. Finalement, elle est restée avec moi. Elle m'a alors raconté la soirée. Ils ont fait des jeux lubriques; attouchements, s'embrasser, etc.
Au bout d'un moment, elle a plutôt regardé, mais n'a plus voulu jouer. Elle avait bien échangé des baisers avec 2 des hommes présents. Elle n'avait pas réussi à avoir un baiser avec Pascal. Et elle n'avait pas envie d'avoir à se faire tripoter pendant une 1/2h, dans une des pièces du chalet, par l'un des copains à Pascal. Comme les chalets n'étaient pas tout près, elle n'a pas dû partir puisqu'elle ne jouait pas.
Pascal a été 2 fois dans l'une des pièces avec des nanas. Elle ne s'est pas s'il les a tripoté ou non.
Bref, on a traîné ensemble et parlé de pas mal de choses. C'est notre secret. On faisait attention que les 2 autres personnes, qui étaient resté au chalet, ne nous entende pas. Caroline m'a raconté comment cela se passait entre eux ces temps. Elle m'a aussi raconté des trucs que Pascal lui avait confié. Peut-être qu'elle n'aurait pas dû. Mais c'était bien de connaître la nature de leurs relations. Comme je ne suis pas là, je ne sais pas vraiment. J'aime beaucoup Caroline.
Le soir, ils ont voulu aller manger dans les hauteurs. Il y avait un concert. Je sais plus comment ça s'appelle, mais je n'ai pas voulu y aller, parce que je n'avais pas envie de rester bloqué là haut. Je ne sais pas s'ils avaient organisés quelque chose. Mais Pascal n'est pas rentré ce soir. Je crois bien qu'ils ont été coincés là-bas. J'ai su que Paul avait joué un moment avec le groupe.
Pascal est descendu avec un des 1ers tracteuses qui descendait. Ils n'avaient pas beaucoup dormi, alors lui et Caro se sont couchés. Je les ai laissé et j'ai été prendre le petit déjeuner, puis j'ai aidé à allumer la cheminée et j'ai lu. Pascal et Caro se sont levé après midi. On a mangé et ils sont parti faire un SPA. Pascal avait envie de conduire une dameuse. Les pistes ne sont pas encore prête.
Évidemment, pas de SPA pour moi. Hors de question que je me mette en maillot à côté de poulettes bien foutues!
On s'est arrêté à Martigny pour manger avec une partie du groupe. Les autres ont préférés rentrer. On est arrivé à la maison vers les 23h. Caro avait envie de rester. Elle n'avait pas envie de retrouver son appart vide.
Ça ne me dérangeait pas. Bon, j'aurai dû mieux réfléchir. Du coup, pas de trop de câlinoux. Pascal et Caro discutaient au coin du feu, et j'ai lu étendue dans le canapé.
Je les écoutais d'une oreille. Certaines choses m'ont fait tiqué, mais bon. En gros, pas de quoi fouetter un chat. L'empêche, comme je ne suis pas très très bavarde, j'aime ces moments quand on est tous les 3. J'aime qu'ils soient là, les entendre parler. C'était un bruit de fond apaisant. Chaque fois que Pascal bougeait, il me faisait un bisou au passage.
Hier soir, quand Pascal est rentré je l'ai appelé. Je voulais savoir s'il était sûr qu'il voulait que je monte à Loèche. Comme lui, je n'aime pas beaucoup cette station en fait. Pas assez de vie nocturne. C'est plutôt une station pour les vieux croutons avec enfants. Les gens qui me foutent le bourdon quoi. Ennuyeux à mourir, avec une vie de merde et des gosses bruyants. Pourquoi les gens font des enfants?
On pourrait pas se retrouver quelque part… juste 5mn même. Je viens si t'es d'accord?
Puis, il s'est mis à rire. Je lui ai demandé pourquoi et il m'a dit qu'il pensait encore à ce que je lui avais dis; qu'il pouvait aller se gratter pour les câlins s'il marchait pas droit. Je me suis mise à rire aussi. Je lui avait dit ça dans la matinée et il y pensait encore? Paul venait de se rappliquer chez lui, alors je me suis dépêchée de raccrocher. Je ne voulais pas que Paul sache que je croulais sous les doutes.
Il a vu Pascal rire et lui a demandé ce qui l'amusait autant. Alors Pascal lui a raconté. Ce qui m'a amusé le moins, c'est quand il lui a aussi raconté que j'avais l'impression qu'il ne voulait pas de moi à la montagne.
Et? Est-ce qu'elle a raison? Il me semble que tu la plante pour sortir de ton côté…
J'aime bien sortir parfois de mon côté, mais j'aime bien que ma puce soit avec moi le week-end. Sinon, je ne crois pas que je monterais. Si je ne peux pas la voir du week-end, alors je ne monterais pas.
Mais tu passes ton temps… Enfin, vous ne vous voyez presque pas, je pige pas!
Allez au chalet, à la montagne, pour Jane c'est se reposer, lire, rester au coin du feu. Ca me gène pas.
J'ai pas eu l'impression que ça lui plaisait tant que ça! Je suis sûr que je ne suis pas le seul…
Vous avez trop d'imagination. Trop habitué aux clichés. Pourquoi je l'empêcherai de faire ce qu'elle veut? La forcer à me suivre sur les pistes alors qu'elle n'en a pas envie?
Pourtant, chaque fois qu'elle est venue, elle brillait de bonheur!
C'est vrai, mais elle n'en a pas tout le temps envie. Une chose est sûre, elle aime rester au coin du feu à lire. C'est son truc. C'est pour ça qu'elle vient au chalet. Pas tellement pour aller faire du bowling, skier, etc, elle aime juste qu'on lui foute la paix.
J'avais laissé Paul s'asseoir devant. On était nous, les 3 nanas derrière, un peu coincé. J'aime être près de la porte, alors Caro se tapait le milieu, parce que Natacha a voulu monter avec nous. Pascal n'a pas prit son son 4x4 ce week-end. J'aurai préféré qu'on prenne 2 voiture, comme ça, j'aurai pu parler avec Pascal sur la route. Mais, bon, pour finir, nous voilà saucissonnés derrière parce que Miss Natacha a voulu monter avec nous.
Oh, voilà que Pascal arrive derrière moi, et passe son bras dans mon dos. Qu'est-ce qui lui arrive? Ha! Il prépare le terrain pour que je ne fasse pas la gueule pour la Julia j'imagine, en étant adorable. Hum! Ce week-end, j'avais pris des pantoufles que je vais laisser à l'appart. Pourquoi j'appelle ça l'appart? De l'extérieur, c'est un chalet, c'est juste que c'est divisé en plusieurs appartements.
Il y avait déjà du monde, et j'étais en train de me débarrasser de mes bottes et vestes, quand Pascal s'est précipité pour m'aider. Et ranger mes affaires avec les siens. Il a porté nos affaires dans notre chambre, alors que je bavardais avec Michael. Même si je parlais avec Michael, je réfléchissais à ce que je voulais faire; aller lire dans ma chambre, ou me jeter dans un jeu de société, ou rester debout à bavarder avec les autres près du bar.
Pascal m'a prise la main et je me suis retrouvé entraînée vers le bar de force, à bavarder avec lui et ses potes. Je cherchais Caro du regard, parce que j'avais peur du moment où je ne trouverais rien à dire. La panique me rendait sourde du coup. Très vite, elle est venue se coller vers Pascal. J'étais soulagée. Je me sentais bien plus à l'aise. J'en ai profité pour regarder autour et voir qui était venu ce week-end.
Une des pétasses est venu passer son bras sous celui de Pascal et m'a giclée pour prendre la place. Hun! Gonflée la connasse. Elle voulait savoir qu'elle film on allait regarder. Apparemment, ils en avaient discuté.
Pascal avait vu la manoeuvre et m'a interrogé du regard. J'ai haussé les épaules. Ce n'était pas grave. Il n'aurait pas pu faire grand chose sans avoir l'air d'un con. Celles qui agissent comme ça le savent.
S'il réagissait, tout le monde me regardera, c'est pas lui qu'ils vont regarder. Parce qu'ils se diront que Pascal a peur de ma réaction, que je m'énerve. Ou que j'allais lui faire des histoires. C'est toujours la femme qui ramasse les critiques de toute façon. Les femmes sont vite mis au pas et elles aussi regardent la bonne femme comme si elle avait tord. Trop idiotes. Le film sera diffuser dans l'autre chalet.
Pascal lui a sourit puis s'est dégagé pour venir me demander si ça me tentait. J'étais perchée sur l'un des tabourets de bar et je siphonnais un petit verrede Vodka siphonnais un petit verre en lorgnant du côté de mon bouquin. J'avais déjà vu ce film, alors ça ne me disait pas trop. Mais je sentais que Pascal voulait que je sois avec lui. Ils avaient prévu d'aller rejoindre un groupe de fêtard dans leur chalet aussi. Et ça c'est sûr, ça ne me dit rien.
Il m'a entraînée dehors pour aller fumer. Ce n'était pas vraiment pour fumer, c'était pour me prendre dans ses bras et me faire des bisous. Mon pauvre cœur tournait à plein régime. Quand c'est comme ça, je suis prête à décrocher la Lune pour lui. Et lui donner tous les passes droits du monde. Il a tellement insisté que j'ai fini par flancher et l'accompagner. Arh, je m'ennuyais, j'aurai préféré lire tranquille…
Pascal a posé ma tête sur son épaule, il a bien vu que je ne regardais pas tout le temps l'écran. Ce ne me disait rien de regarder encore une fois ce film. Au lieu de ça, je le regardais. J'aime tellement le voir rire. Je jouais avec sa main. J'ai eu envie de poser mon doigt sur sa fossette. Pascal était chouky avec moi, il me faisait des bisous. Même si c'était des bisous distraits, c'était des bisous quand même. Il jouait le jeu... Thumbs up!
Après le film, je suis retournée chez nous, avec le petit groupe qui voulait se changer. Après avoir préparé leurs affaires pour aller skier demain, is se sont mis à jouer aux cartes.
Je me suis donc plantée près du feu. Pascal était resté avec les autres à l'autre chalet. J'ai pas demandé quand il rentrait. Je ne voulais pas qu'il se sente sous mon contrôle. J'aime qu'il se sente libre. Libre avec moi et dans notre couple.
Quand il me faisait des câlins sur le balcon tout à l'heure, et insistait pour que j'aille voir le film avec lui, je lui avais dis qu'il pouvait très bien sortir s'il le voulait.
Parce qu'il pensait que j'aurai voulu qu'il reste avec moi. Il m'a encore charriée avec "aller se gratter…". Il a dit qu'il ne voulait pas devoir aller se gratter, alors il essayait d'être parfait ce soir. Je lui ai dis que c'était pas parce qu'il avait envi de sortir faire la fête que je l'obligerais à se gratter. On a rit. C'était surtout, parce qu'il avait été chou, m'avait câliné que je lui ai donné le droit de faire ce qu'il voulait.
Les images de Pascal sortant du boulot avec cette Julia à son bras m'ont poursuivis. Tout le reste de la journée et toute la soirée. Je vais lui dire que je l'ai vu et lui demander qui est cette femme. Alors, quand il m'a laissé un message pour dire qu'il fallait qu'on parle, j'ai sauté sur l'occasion pour l'appeler. J'ai raccroché avant qu'il me réponde. Fallait que je réfléchisse un peu…
C'est vrai, ma 1ère idée, était de lui poser la question directement. Mais, est-ce que c'est une bonne idée? Ou est-ce mieux de continuer à faire l'Autruche?
Bon, elle avait juste passé son bras sous le sien, et s'accrochait à lui comme si c'était son petit ami.
A part ça, je ne pouvais pas… Oui, je pense que c'est mieux de demander quand il n'y a pas grand chose. Je verrai d'après sa réaction.
Il a voulu qu'on mange au resto. Heu, non. Je sais comment je me sens quand on entre quelque part, et que tous les yeux se tournent vers lui. Ensuite, ils voient le petit boudin à son bras et se demandent comment j'ose me balader accrochée à lui. Ou si je suis déjà sur place, ce qui n'arrive quasi jamais, mais dès qu'il entre, j'ai le coeur qui lâche et ma tête se vide comme une baignoire.
Non et non. Et dans les restos, je me sentirai gênée si nos voisins de table nous entendaient. Faut qu'on soit en vase clos. Rien que les 2. Sinon, peut-être que je n'aurai pas le courage de parler. Puis, pourquoi veut-il me parler? Angoisse. Aïe, peut-être qu'il veut que je reste ici ce week-end. Il ne veut pas de moi au chalet? Ou, après avoir vu cette garce, il veut me larguer? Noooon!
Arh, du coup, je ne savais pas si je vais lui sauter à la gorge et qu'il sache que je sais pour Julia!!! Mais, vu mon humeur, impossible de me retenir. Ni même d'attendre ce soir pour éclater et soulager la lourdeur qui pesait sur mes épaules depuis hier; "J'étais à ton boulot hier, je t'ai vu sortir du bâtiment avec une femme à ton bras. C'est qui? Tu as dû oublié que tu as une copine!".
Long silence à l'autre bout du fils. A part me demander de manger avec lui, il n'avait encore rien dit à propos du week-end. Peut-être qu'il n'osera plus, ce qui m'arrangerait. Mais même, j'avais prévu de lui dire que c'était ce que je pensais faire. Mais avant, il fallait que je donne le change, vu que le week-end passé, il m'avait ignorée! Je ne veux pas qu'on pense que je faisais la tête.
Puis, il a lancé un truc genre; "Ah ça... Tu veux parler de ça toi?!". Je lui ai demandé s'il voulait me parler d'autre chose. Pascal m'a dit qu'il voulait parler du week-end passé. Il espérait que ça se passe mieux ce week-end. C'est plus que rare qu'on parle de choses sérieuses au téléphone. Pascal, et moi aussi sans doute, préfère le face à face, voir le visage de l'autre. Cela évite les malentendus.
Alors, Pascal voulait me voir pour discuter avant de partir pour le week-end. Ah ha! Ok, j'ai pigé. On en avait déjà parlé, il voulait juste être sûr que j'avais compris, pour que ça se passe mieux. Il voulait aussi savoir ce que je voulais, ce qu'il avait fait qui m'avait rendu comme ça. Pourtant, on en avait aussi déjà parlé. Comme je ne le sais pas moi-même, difficile de lui dire…
J'ai reposé la question; "Qui est cette femme? Pourquoi tu la laisse se comporter comme si c'est ta nana? En plus, au boulot!". Pascal a répondu que c'était une collègue de l'Université. Je le savais, mais ça m'a quand même serré le cœur. Je lui ai dis que j'imagine ce qui se passe, si à son boulot elle se comporte comme ça!
Pascal m'a coupée dans mes divagations, pour me dire qu'on en parlera plus tard, en mangeant. Je ne voulais pas aller manger avec lui dans un resto. Exclus. Si on devait parler, autant qu'on soit seuls. Il m'a alors proposé de venir, ou que je passe chez lui. Je ne voulais pas. On se voyait demain soir pour partir en week-end. Est-ce qu'il y avait des trucs qu'il voulait me dire d'urgent ou en cachette?
On pouvait très bien se voir demain. Et si jamais, on pouvait toujours en parler en chemin, ou durant le week-end. Ça m'a fait un peu rire quand il a marmonné; "Flute, je voulais te voir...". Après, il a un peu insisté, en disant qu'il voulait juste un hug. Juste un petit. 5mn. Qu'il pouvait juste passer en vitesse… Je rigolais en lui disant d'attendre demain. Puis, s'il agit comme le week-end passé, il pourrait aller se gratter pour les câlins!
J'ai essayé de me retenir, mais impossible. Donc, j'ai regardé ce que Pascal faisait. Pendant que je regardais son appart vide, je me suis dit que j'étais malade! Dire que je traitais César de malade. Ben, je ne vaut pas mieux que lui. Moi aussi je ne fais que surveiller mon partenaire. Devant Pascal, je joue la femme cool, ouverte, bourrée de confiance en soit, mais c'est tout le contraire.
J'avais aussi enterré la jalousie quelque part, mais avec Pascal, tout est revenu me sauter à la gueule. A y réfléchir, je crois que je l'étais moins avant. A mesure que je vieilli, je perds confiance en moi. Peut-être parce qu'il devient encore plus beau, plus posée, plus intéressant. Oui, il est plus beau qu'avant, et moi de moins en moins. Arh mais, je me trouve moins vivante, gaie, active, moins palpitante.
Je suis terne, pas très intéressante, pas très marrante non plus. Difficile de m'intégrer. Je fais de moins en moins d'efforts et je suis de plus en plus renfermée!
Pascal a appelé dans la matinée, il aurait voulu que je mange avec lui. Encore 1x, j'ai prétendu être occupée, que je ne pouvais pas. J'ai entendu toute sa déception dans la voix. Ce n'est qu'après avoir raccroché que j'ai réalisé que je faisais honneur à ma réputation de "madame non non". Il m'a fallu 10mn avant de le rappeler pour dire que j'allais me débrouillerais pour me libérer.
Hélas, il était déjà en réunion. Sa secrétaire allait lui laisser une note pour qu'il me rappelle. Caro a pris le téléphone, et m'a dit que je pouvais lui laisser un message sur son natel. Il l'avait toujours avec lui. Il ne verrait peut-être pas tout de suite, mais il le verrait au moins pendant sa réunion. Elle m'a demandé ce que je faisais ce soir, si ça me disait de passer chez elle.
J'avais déjà commencé à me préparer pour aller manger avec Pascal. Ça me prenait des lustres. Rien à me mettre. Je suis partie pour le rejoindre au boulot, parce que s'il voyait mon message en sortant de sa réunion, ce sera probablement midi. Et effectivement, Pascal m'a laissé un message vers les 11h30, pour dire qu'il avait prévu autre chose après notre coup de fils.
J'étais déjà à son travail. Pfff, j'étais déçue moi aussi. Il n'a pas mis longtemps pour s'organiser autrement… Mon cœur s'est écrasé au fond de ma poitrine en le voyant quitter le bâtiment avec cette Julia pendu à son bras. Il avait gagné, je ne viendrais plus le chercher au boulot. La laisser faire ça à son boulot, ça ne se fait pas quand tu as une copine. C'était insultant pour moi.
Je me suis rappelée avoir entendu Natacha parlé de son ex-compagnon. Apparemment, son mari la trompait. Je me demande ce qu'à fait son frère, Simon, du coup, puisque qu'il a pratiquement sauté à la gorge de Pascal. Donc, il la trompait. Il en avait déjà profité quand elle était enceinte, et ça n'a pas arrêté après. Elle a fini par en avoir marre et lui a demandé de prendre la porte.
Comme toujours, les mecs ont été élevé à penser que la femme leur appartient et que c'est à eux de décider quand leur esclave a le droit à sa liberté. Cela s'apparente à de la mauvaise éducation. Dommage que les femmes ne s'en rendent pas compte. Bon, 2000 ans de programmation, ne s'efface pas du jour au lendemain. Il n'y qu'à regarder des films pour voir les messages aux femmes!
J'ai été rassurée grâce à cette pensée; ça ne marchera jamais avec Pascal, même si elle n'avait pas d'enfants!
On a passé un bonne soirée, même si Pascal était un peu dans la Lune la plupart du temps. On a mangé à la maison. Il avait des papiers à voir, donc il était dans sa paperasserie, et moi, j'ai lu sur le canapé. De temps à autre, je l'observais, parce que je le trouve tellement beau. On a échangé quelques sourires quand nos regards se croisaient. J'ai évité les discussions sérieuses.
D'habitude, on se fait beaucoup de câlins, se colle l'un à l'autre et papote, mais ce soir, c'était plutôt calme…
Hier, c'était l'anniversaire de Denis, un camarade de classe, je lui ai envoyé un message. Lui n'oublie jamais mon anniversaire. Arh, il a organisé la fameuse réunion de classe début décembre. J'ai dis que j'y allais, je ne peux pas louper cette année. Pas envie, mais bon. J'aurai bien voulu qu'ils fassent ça l'année prochaine! Mais comme ça, en vitesse, vite avant les fêtes... Nul.
Je suis partie en même temps que Pascal ce matin, pour aller bosser chez moi.
J'adore quand il m'attire à lui, en partant, pour me faire un bisous le matin. Je me sens comme une petite chose adorable dans ses bras. Et pourtant, je suis loin d'être une petite chose fragile, fine et légère.
Arhh! Pascal est un mec trop bien pour moi. Il n'a pas de défauts, moi j'en suis bourré.
Il a un corps parfait, de rêve, une gueule à faire tomber les chaussettes, et au pieu, avec son matos, il assure grave. Pas gonflé avec tout ça, juste un peu réservé, ce qui donne envie de le connaître mieux. Un sourire à damné un saint. Et ses baisers te lance juste au bord de la folie. Alors avec moi, qui suit loin d'être le centre de la fête, qu'est-ce qu'il peut bien me trouver?
Pourquoi a-t-il même perdu son temps avec moi? Je ne m'habille pas comme dans les magazines, je ne porte pas d'habits de marque, et pas souvent des robes ou jupes. Loin de chercher à séduire, je me tape des regards des hommes en général, qu'est qu'il me trouve? Qu'est-ce qui lui plaît chez moi? Je ne comprends pas. Pourquoi est-ce qu'il semble tellement tenir à moi?
Enfin… par le passé! Parce que maintenant, je ne suis plus tellement sûre. Je pense que j'ai frisé le code hier. Je suis presque sûre qu'il cherchait à me parler, pour me dire quelque chose que je ne voudrais pas entendre! Est-ce qu'il cherche à rompre? Est-ce qu'il en a marre de m'emmener avec lui le week-end? Oui, parce que, si je n'étais pas là, ce serait du pareil au même!
Pour éviter d'avoir le cœur brisé, peut-être que je devrais, de moi-même, ne pas monter à Loèche. Attendre qu'il insiste pour que j'y aille? S'il voulait vraiment que je sois là, il ne me planterait pas toute seule au chalet! C'est comme s'il n'en avait rien à foutre si ça me blesse ou pas. Peut-être que je week-end prochain, je reste ici? Arh non, tout le monde va s'imaginer que c'était à cause du week-end passé!
Non, je suis obligée de remonter 1x, faire celle qui s'amuse, qui participe. Et ensuite, je ne viens pas. Question de fierté. Si je monte, je lui ferais un petite scène de larmes, genre; je me sens blessée par ta façon de me traiter. Je veux qu'il ait mal au cœur, qu'il se sente coupable. Nom d'1 chien, on est déjà en fin d'année! J'ai l'impression qu'hier c'était début janvier 2025!!!