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Ven. 20 Déc 2019 - Week-End en Amoureux
Pascal partait lundi matin, alors il m'a proposé de passer le week-end, rien que les 2, chez lui. Afff, moi j'avais envie d'aller à Gstaad. J'avais déjà rêvé de mes journées tranquilles au coin de la cheminée. Mais, il avait raison, un week-end adorable, tous les 2, oui, c'était plus que pas mal.
Je ressentais toujours une grande tristesse à l'idée que dans 48 heures, il sera en route pour New York. J'avais un peu les boules, et je savais que j'allais me sentir très seule. Qu'est-ce que je ferai quant j'aurai envie d'être dans ses bras? Ça allait être spécialement dur pour moi le soir du Réveillon... Afff, Pascal allait tellement me manquer!
J'ai vite déchanté quant Bekky a décidé elle aussi de rester là et s'est incrustée. Elle voulait se reposer et se préparer pour leur départ lundi. Et elle voulait aussi prendre le temps d'acheter quelques trucs bien Suisse pour sa famille.
Elle a même eu le culot, de demander à Pascal de l'accompagner samedi faire les magasins. J'ai cru que j'allais lui sauter à la gorge.
Mais la tête qu'à fait Pascal était impayable. Ça m'aurait fait rire si je n'étais pas aussi agacée. Pascal lui a dit qu'il restait là pour passer tout son temps avec moi, alors il n'avait aucune intention d'aller traîner avec elle dans les boutiques.
Vicieuse et pétasse à fond, elle s'est tournée vers moi pour me dire que je pouvais venir aussi.
- Merci, mais non merci. Disons que, quant tu sortiras, on pourra...
Je n'avais rien dit à Pascal, mais j'aurai peut-être dû souligner, qu'il y aura des moments où j'aurai besoin de rentrer, question d'être seule et chez moi. Mais, je ne voulais pas faire ce plaisir à Bekky. Je vais peut-être éviter mes fuites à la recherche d'un peu de solitude. Ou Pascal pourra m'accompagner.
Aïe, Caro est montée au chalet et a constaté avec horreur qu'on ne venait pas. Elle nous a appelé toute triste. Caro regrettait de n'être pas passé vendredi chez Pascal avant de monter, et disait qu'elle aurait dû s'en douter, du moment qu'elle avait dû monter par ces propres moyens et non avec Pascal.
Caro a rappelé une heure après notre 1ère conversation, pour demander si ça me gênerait si elle venait nous rejoindre. Elle s'ennuyait là-bas toute seule. Après avoir vérifié que les oreilles de Bekky ne traînait pas, je lui ai dis de ne pas stresser, on risquait bien de monter demain.
Comme elle le savait déjà, Bekky nous collait aux fesses. On était pas tranquille comme on l'avait espéré. Pour avoir la paix et se débarrasser de la présence virale de Bekky, je pensais pouvoir convaincre Pascal d'aller au chalet.
Bekky faisait exprès de se balader dans le salon en déshabillé. Faisant semblant que ça lui glissait des épaules. J'avais envie de la cogner. Si elle faisait ça quant j'étais là, j'ose pas imaginer comment elle agit quant Pascal est seul !!! Elle s'est même incrustée sur l'un des canapés dans une position langoureuse, au lieu d'aller dans sa chambre.
Elle faisait exprès pour nous faire chier. Tout pour être dans nos pattes. J'imagine qu'elle espérait me faire péter un câble. Si elle pensait que j'allais m'abaisser à son niveau ou me ridiculiser devant Pascal, c'était mal me connaître.
Pour me venger sans doute, et aussi parce que je ne voulais pas qu'elle m'entende. Et aussi parce que je savais que ça lui ferait péter un câble; je me suis mise à chuchoter à l'oreille de Pascal. Et effectivement, elle a exposé sa mauvaise humeur; des regards furieux, poser sa tasse bruyamment sur la table, etc.
On s'embrassait, discutait en chuchotant, riait, puis Bekky s'est levée énervée; elle voulait lui dire 2 mots, seul à seul. Ben tiens, puis quoi encore! Elle a voulu qu'il la suive dans sa chambre, mais Pascal n'a pas voulu. J'étais couchée à moitié sur lui sur le canapé. Pascal n'a pas bougé.
Alors Bekky a lancé une sorte de menace; "Je ne supporte plus cette situation. Tu lui dis ou je le fais?".
Tsss, de quoi elle parle celle-là? Pascal l'a regardée bizarre, le sourcil levé; "Fais toi plaisir, te gêne pas". Pascal m'a fait un bisou en nichant sa tête contre ma joue. Énervée, elle a tapé du pied et est partie furax se réfugier dans sa chambre. On a entendu des bruits comme si elle jetait des trucs parterre.
Clairement Bekky était énervée et ventait sa rage sur tout ce qui lui tombait sous la main, Pascal a voulu se lever pour aller voir. Je l'ai retenu. Et j'en ai profité pour lui demander si on aurait pas meilleur temps d'aller au chalet. Notre week-end sera foutu si Bekky continuait son petit jeu, et à nous envahir comme elle le fait.
Pascal n'était pas chaud, parce qu'au chalet, se serait difficile d'être seuls. En plus, on sera tout le temps entouré. Pour finir de le convaincre, je lui ai demandé s'il avait une raison de vouloir rester là, et qu'est-ce que Bekky voulait dire par; "je lui dis ou tu le fais". Pascal a dit qu'il n'en savait rien, mais la connaissant, elle cherchait juste à me déstabiliser.
On a tout à coup décidé d'aller au chalet. Bekky était difficile à gérer, on ne voulait pas attendre demain. On est parti sans rien dire à Bekky. J'étais contente. Elle allait être plutôt furieuse de devoir rester plantée ici toute seule. Et paf, mon poing dans la gueule espèce de chèvre.
C'était chouette de retrouver tout le monde, de faire la fête et finir la soirée avec eux. J'étais vraiment contente d'être là.
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