Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

aimer

Lun. 25 nov 2019 - Bekky dort chez lui?!

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Lun. 25 nov 2019  -   Bekky dort chez lui?!  

Caro n'avait pas pu se retenir de débarquer en trombe chez Pascal, dès qu'il est rentré, accompagné de Bekky. Elle n'avait pas eu d'explications de la part de Pascal, quant il lui a ouvert, il lui juste dit de ne rien lui demander, de ne pas poser de questions. Pascal voulait d'abord me parler, avant d'en discuter avec elle.

Pascal l'avait fait entrer, et elle avait passé la soirée là-bas, couchée contre lui à regarder la télé. Forcément, elle s'était posée des tonnes de colle.

Elle n'avait rien mangé, donc Pascal lui a fait à manger. Elle lui a raconté le week-end à Gstaad, il ne s'était pas passé grand chose. Pascal était attentif quant elle prononçait mon nom, et il avait voulu savoir ce que j'avais fait et comment j'avais réagi quant j'ai réalisé qu'il ne viendrait pas.

Bekky a essayé de s'immiscer dans la conversation 1 ou 2 fois, mais ils l'ont tous les regardée comme si elle sortait de la planète Mars. Et ça a été très facile pour elle de ne pas lui adresser la parole, ou de l'ignorer, puisqu'il semblait que Pascal en faisait autant.

Apparemment, Bekky dort chez lui ! Non mais franchement Pascal ? C'est quoi encore cette histoire à dormir à l'envers?

Elle m'a raconté que, à un moment donné, Bekky a dû souffrir de l'attitude de Pascal, parce qu'elle a voulu lui parler. Ils ont été dans la chambre d'amis du fond. Pas celle qu'utilise Jess. Elle aurait voulu avoir le culot d'aller coller son oreille à la porte, mais n'avait pas osé. Donc, elle n'a rien entendu. Mais Pascal avait mis un moment avant de revenir.

Après, il était moins froid avec elle. Pascal lui avait proposé de dormir chez lui, puis a changé d'avis après ça.

Caro voulait que j'appelle Pascal et que j'aille le voir. Moi? Pourquoi ce serait à moi d'appeler? C'est à lui de m'appeler. Il aurait dû le faire dimanche, sachant qu'on était de retour. Donc lundi, j'ai attendu son appel toute la journée. Pascal savait sûrement que Caro avait sûrement dû me raconté.

Tsss, Pascal attendait que ce soit moi qui fasse le 1er pas? Mais, il rêve trop fort lui!

Hors de question que je l'appelle, non mais. Finalement, voyant que je ne faisais rien, Pascal a fini par m'appeler vers les 16h. Grhhh, il aurait pu appeler plus tôt non! Bon, je veux dire, quant j'ai vu son appel, j'étais dans tous mes états, et cuite en entendant sa voix chaude et douce.

Pascal m'a demandé si je voulais bien passer chez lui. Je suis restée un peu distante, j'attendais des excuses pour n'être pas venu et n'avoir même pas appelé. Rien de venait. Pour finir, il m'a demandé si j'avais parlé avec Caro. J'ai acquiescé, mais je suis restée vague; c'était à lui de s'expliquer et pas à moi.

Malheureusement, maintenant, et même ce soir, je ne pouvais pas, j'avais mon souper en famille! Ça m'a un peu retournée.

Et demain soir, je ne pouvais pas non plus, j'étais remplaçante à la partie de cartes de ma frangine avec son équipe de joueurs. La poisse.

Pascal m'a proposé de passer chez lui après mon souper, ou n'importe quand demain... Il voulait me parler. Il était temps. J'étais un peu furax qu'il n'ait rien fait plus tôt. Je ne savais pas encore ce que j'allais faire... Après tout, mon souper ne finira pas tard, et j'étais bien tentée de débarquer chez lui après.

Je ne crois pas que j'aurai la patience d'attendre demain. Pascal aura intérêt de m'inviter à dormir chez lui, puisqu'il l'avait proposé à Caro hier soir.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Publicité

Ven. 29 nov 2019 - Mes nuits à pleurer

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Ven. 29 nov 2019  -   Mes nuits à pleurer

Wahh j'en ai marre! J'avais complètement perdu de vue les problèmes que le père à Pascal fait pleuvoir sur nos têtes. J'ai décidé de m'y mettre et je suis en plein dedans. Pour la plupart les délais sont dépassés, mais bon. La moutarde me monte au nez. A quoi servent les lois?

Nos administrations sont donc si facile à utiliser, même pour un américain? Donc, il suffit juste d'être blindé de frics et tout marche comme sur des roulettes suivant votre désir! Pays démocratique et neutre, mon cul, il n'y a que le fric qui compte finalement! Je suis verte de rage.

Ce soir, j'ai une réunion de famille pour discuter de nos propriétés au Libéria. A 2 c'est déjà pas facile, alors à 4, c'est carrément mission impossible. J'ai déjà mal à la tête, parce que je sais qu'ils vont tous parler en même temps, et au final, on aura rien réglé.

Ma mom venait était du Libéria, un pays anglophone. L'anglais est ma langue maternelle, et le français, ma langue paternelle. Je me souviens au début quant ma sœur et moi étions en Suisse, chez ma grand-mère, on se parlait qu'en anglais, quant on ne voulait pas qu'on sache de quoi on parlait, même à l'école.

Je me souviens de nos lits côte à côte à l'étage chez la grand-mère et de nos longues conversations. On parlait toujours en anglais bien sûr. Je rêvais aussi en anglais. Le français semblait inadapté pour s'exprimer clairement. Et pourtant, on allait à l'école catholique française.

Je pense que c'est depuis là que j'ai pris l'habitude de prendre une info, soupesé avant de vocaliser ce que j'avais à dire. A cette époque, je devais d'abord comprendre ce qu'on me disait en français et traduire dans ma tête. Parce que mon pauvre ami, l'accent vaudois c'était du charabia et dur à comprendre!

Nos parents nous manquaient terriblement, nos frères et sœur aussi. Je faisais tout pour éviter que ma sœur, qui avait quelques mois de moins que moi, et qui avait dû me suivre en Suisse, ne passe la nuit à pleurer. Mes parents n'auraient jamais réussi à m'envoyer ici sinon.

Je passais quand même un bon moment à pleurer en silence, et je me suis rendue compte que ma sœur aussi. Notre famille, la sécurité de la famille, les bruits, le soleil, la plage, tout nous manquait. Je me souviens qu'avant de venir ici, je passais des nuits entières à enregistrer les odeurs, les bruits, à faire le tour de la maison.

Afff, ces souvenirs me crève le cœur, j'ai perdu ma mom alors que j'étais ici, et elle si loin. Je n'avais même pas pu lui dire au revoir. Ni la serrer dans mes bras une dernière fois et lui dire combien je l'aimais, et que je ferai toujours tout pour qu'elle soit fière de moi.

Hahhh, je vais refermer ça dans un tiroir de ma tête, sinon je vais pleurer.

Ce soir, j'aurai beaucoup de lecture et de traduction à faire, étant la seule qui maîtrise les 2 langues depuis toujours. Et demain, il y a l'anniversaire de mon frère et de ma nièce...

Je voulais absolument monter au chalet, ne serais-ce que pour ne pas laisser penser que je faisais la gueule à cause de Caro ou Bekky.

Mais, on dirait que ça va être mission impossible. Tous les copains de Pascal vont penser que j'ai été mis hors course, et ça me fait grimper au plafond. Fait chier.

19h40 - Mon frère est arrivé à 17h30. On a discuté un bout, mais les 2 frangines ne sont pas encore là. Mon frère est donc parti voir son fils à Lucens. 4km d'ici. Ma soirée est rappée! J'attends... 23h13, fin, ils sont partis. Trop tard toutefois pour aller à Gstaad ! Ça c'était mieux passé que je l'aurai cru. Pas autant de prises de têtes.

23h15 - Petit message à Pascal pour dire que ma réunion était over, qu'il me manquait, et que je m'excusais pour hier.

23h37 - Il me demandait si je voulais venir chez lui?

Ha? Je lui ai renvoyé un message pour demander; "Chez lui, Gstaad? Ou chez lui, chez lui?" Pascal m'a répondu avec la même tournure de phrase; "Chez lui, chez lui (Home)". Alors j'ai répondu; "Oh oui alors...". Me faut 1 petite 1/2h pour sauter dans un training et j'arrive.

En fait, j'étais déjà en training, mais, je voulais me doucher, pour enlever l'odeur de fumée. Me coiffer, au lieu du bandeau que je portais qui m'avait plaqué les cheveux sur le devant de la tête. Être propre et sentir bon quoi, et pas sentir comme un cendrier.

J'étais trop contente que Pascal ne soit pas monté au chalet. Tant mieux. Au moins, je pouvais le voir un petit moment.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Dim. 24 nov 2019 - Bekky toujours chez Pascal

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Dim. 24 nov 2019  -   Bekky toujours chez Pascal 

J'en ai marre. Rien ne peut expliquer le silence radio. Pascal n'était pas chez lui. Assise dans son salon à attendre, je me suis demandée si ce n'était pas trop facile de me servir sur un plateau, pour qu'il me serve une explication qu'il avait eu 48h à préparer? De toute façon, c'était clair, j'arrête de le harceler.

Pascal avait eu tout le temps du monde pour me rappeler! Même sur la Lune, il y a des radio pour contacter la Terre! Je me demande ce qu'il va inventer cette fois!

J'imagine que Pascal devait s'attendre à me trouver chez lui, et je me demandais si c'était vraiment une bonne idée d'être là à l'attendre!!! Il avait certainement eu le temps de réfléchir à ce qu'il allait raconter. Peut-être que c'était préférable de le forcer à devoir m'appeler, au lieu de lui faciliter la tâche, en étant là dans son canapé.

D'ailleurs où était-il? Pourquoi n'était-il pas à la maison? Est-ce que je devrais plutôt m'inquiéter qu'il lui soit arrivé quelque chose?

Noooon, non non, Thomas l'avait eu en ligne, et s'il y avait quoi que ce soit, on l'aurait su. Je ne pouvais pas imaginer que Pascal ait pu tout simplement décidé de passer le week-end avec Bekky en m'envoyant me pendre ailleurs, à Gstaad, pour être tranquille. J'étais follement impatiente d'entendre ce qu'il avait à dire!

Si c'était vraiment le cas, ce serait vraiment horrible... Non, je n'arrivais pas à croire qu'il ait pu nous faire ça...

En attendant, l'attendre n'était pas une bonne idée. Autant lui compliqué la tâche, et l'obliger à devoir m'appeler. Ce qui m'embêtait, c'est qu'il risque d'attendre qu'on se retrouve face à face, pour me balancer une explication quelconque. Il doit penser que j'étais si facile à berner... Mais, pas cette fois...

En partant, j'ai remarqué que Caroline l'attendait sur le balcon... Je vois qu'elle avait eu la même idée que moi. Caro sait que j'ai la clé chez Pascal, alors je n'ai pas eu à faire le tour pour aller lui parler. J'ai réussi à la convaincre d'attendre, comme moi, que Pascal soit forcé de nous contacter. Il a intérêt de m'appeler en 1er!

Moi, je vais aller me mettre au chaud et lécher mes plaies.

Je savais que Caro aller passer son temps à surveiller l'appartement de Pascal. Et en effet, vers 21h, elle m'a appelée complètement affolée, pour m'apprendre que Pascal était toujours avec Bekky, ils étaient rentré ensemble. Donc, elle était toujours là? Sa voix tremblait. On les avait laissé vendredi, et dimanche, ils sont toujours ensemble.

Mon cœur a été empalé au sous-sol. Donc, Pascal s'était bel et bien débarrassé de nous! Wah, ça me fout la rogne!

Et d'après ce que me raconte une Caro complètement congelée, quant elle m'a rappelée vers minuit, il semblerait que Bekky allait passer la nuit là!!! Caro était prête à foncer chez lui. Bekky s'était mise à l'aise en training. Vers les minuit, elle s'est mise à lui tourner autour en déshabillée transparent et tout.

Si congelée qu'elle avait de la peine à parler correctement. Paniquée, déstabilisée, elle était au bord des larmes la pauvre. Heu, moi aussi!

Pascal était passé chez Thomas. Bekky était installée dans le canapé. Donc Thomas savait tout et il n'avait rien dit? Là, j'ai eu toutes les peines du monde à l'empêcher de débarquer en trombe chez Pascal.

Puis, j'en ai eu marre jouer l'empêcheuse de tourner en rond. Si elle voulait aller se ridiculiser, elle n'avait qu'à y aller. Après tout, j'aurai peut-être alors un bout d'info? Hum, moche de l'envoyer au casse pipe à ma place ! Et ça m’enrage grave que Pascal n'ait toujours pas appelé.

Comment ose-t-il faire ça alors que notre relation est encore fragile! Surtout après le coup qu'il m'a fait à son retour!!!

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Sam. 23 nov 2019 - Week-end trouble...

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Sam. 23 nov 2019  -    Week-end trouble...

Le samedi a commencé doucement. De mon côté, j'étais remplie d'espoir de voir Pascal arriver enfin. Midi, il n'était toujours pas là. Je commençais à m'inquiéter. Mais surtout à m'énerver intérieurement. Pourquoi ne répondait-il pas à son fichu natel. Clairement il évitait nos appels, parce que Pascal ne répondait pas à Caro non plus.

Pourquoi est-ce que c'est toujours compliqué avec lui! Il fait toujours des trucs pas net qui me font grimper au plafond. Je commençais sérieusement à en avoir marre. Je me rends compte que tout ce que Pascal m'avait raconter, ses supposés explications, étaient de la foutaise pure et simple.

Il avait dû bien s'amuser de voir à quel point c'était facile de m'endormir avec quelques mots. Mais, pourquoi se casser le cul à faire ça? Il n'avait qu'à me jeter, non? Pourquoi me raconter des conneries? Dans quel but? Juste parce que c'était amusant de me voir me bercer d'illusions?

Hahhh, plus les heures passaient, plus je bouillais de l'intérieur. Pascal ne répondait toujours pas à mes appels.

Pour finir, j'avais l'impression d'être une merde qui le harcelait. Alors j'ai arrêté. Ça me faisait chier d'être coincée au chalet. Si ça ne tenait qu'à moi, Caro et moi serions parti illico presto. Mais, ne sachant pas s'il allait tout de même venir, c'était difficile de se décider.

On aurait l'air fine si on partait et que Pascal arrivait entre temps. Si on revenait, on aura l'air complètement stupide et d'être là que parce qu'il était présent. Grrhhh. Mais, s'il ne venait pas aujourd'hui, on était décidée à partir demain vers midi. J'avais hâte de rentrer et d'aller chez Pascal.

Je l'attendrais le temps qu'il faudra s'il n'était pas là quant j'arrive. Il faudra bien qu'il rentre à un moment ou un autre.

L'angoisse ou l'inquiétude avaient disparu pour faire place à la colère. Je n'ai pas quitté le chalet de la journée. J'ai préféré rester à lire au coin du feu. Et aussi pour surveiller la porte. En fin de journée, j'en avais assez, je ne rêvais plus que de partir. J'ai même imaginé filer pendant la soirée, ni vu ni connu.

Mais il y avait toujours un espoir que Pascal arrive pendant la soirée. Alors on avait que le choix de rester encore. Aussi un peu par fierté. Caro piaffait sur place elle aussi. Elle avait aussi tenté d'appeler Pascal à mille reprises sans succès.

Caro m'a raconté que Thomas était au courant pour Bekky, qui pensait qu'ils étaient ensemble.

Apparemment, Pascal et Thomas avaient parlé au téléphone. J'ai failli lui emprunter son natel pour l'appeler, mais je ne savais pas comment m'y prendre sans avoir l'air trop cruche et désespérée. Thomas avait dit que Pascal arriverait dans la soirée, mais c'était carrément faux. C'était pour nous leurrer.

Dire que le week-end prochain c'est Thanksgiving! En plus, j'ai l'anniversaire de mon frangin, donc je ne sais pas si je pourrais monter, et je suis dans cet état... J'en ai marre! Dire que je me réjouissais de son retour! Quelle désillusion!

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Publicité

Ven. 22 nov 2019 - Bekky? Encore!

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Ven. 22 nov 2019  -     Bekky? Encore!

Pascal devait passer nous prendre chez Caro. J'y étais déjà quant il a appelé pour dire qu'il avait un contre-temps, et qu'il nous rejoindrait là-bas plus tard. Beuh! On était perplexe, ça ne lui ressemblait pas. Et donner si peu d'explications, enfin, carrément aucune??? Trop louche!

Pourquoi est-ce que les choses devaient toujours être si compliqué avec Pascal ???

Étonnée et curieuse, on s'est demandé si on ne devait pas aller jeter un œil chez lui avant de partir. Si on ne le faisait pas, on risque d'y penser tout le long du chemin et regretter de ne pas au moins avoir été voir. Pascal était peut-être seulement coincé au boulot.

Mais on en a été pour notre grade... Pascal était bien chez lui, mais il n'était pas seul, et ce n'était pas Jess mais Bekky. Bon Dieu, qu'est-ce qu'elle faisait là? Depuis combien de temps était-elle là? Pourquoi Pascal ne m'avait rien dit? Que cachait-il encore? Pourquoi?

Est-ce que Pascal avait prévu dès le début de nous dire de partir sans lui? Est-ce que tout ça était planifié d'avance? Ha, peut-être qu'elle avait juste fait un crochet par la Suisse... Oui, mais, pourquoi le cacher? Peut-être qu'il venait plus tard parce qu'il la raccompagnait à l'aéroport?

Ce n'était pas très malin de l'avoir invitée chez lui... Pascal savait bien que j'avais la clé de chez lui! Après s'être fait prendre en flag avec Caro, maintenant ça! Je me sentais fatiguée de jouer aux montagnes russes avec mes sentiments.

Mais qu'est-ce que cette femme faisait donc chez lui, alors qu'on l'attendait comme 2 cruches?

J'ai eu toutes les peines du monde à empêcher Caro de débarquer chez lui. Je préférais attendre. On verra bien s'il nous parlera d'elle, s'il mentira ou fera semblant de rien. J'étais très curieuse.  Je voulais voir la tête qu'il fera quant il arrivera au chalet. Je serais même capable de ne pas en parler du week-end et de lui faire une scène en rentrant s'il ment.

Maintenant, fallait juste convaincre Caro de se taire...

C'était une des plus longue soirée que j'avais vécu depuis des lustres. Pascal n'est pas arrivé avant qu'on sorte boire des verres dans notre bar habituel. Et il ne s'est pas montré non plus au bar. A 3h du matin, j'en avais assez et je pensais qu'il pourrait être au chalet à nous attendre. Il avait dû penser qu'il était un peu tard pour nous rejoindre.

Pascal n'était pas au chalet. J'ai regardé partout. Même dans l'attique; rien. Il n'était nul part.

J'ai hésité à l'appeler. Peut-être un peu tard. La boule à l'estomac me disait de le faire quand même, mais je n'ai quand même pas osé. Vraiment trop tard. J'étais triste qu'il n'ait pas pensé m'appeler, au moins pour dire qu'il ne venait pas ce soir. J'ai eu de la peine à dormir. Caro aussi. On a disséqué les quelques mots échangés en cherchant des réponses.

Bon... Il sera là demain, alors il suffisait d'être un peu patiente... Pourtant, si j'avais été seule dans ma chambre, j'aurai pleuré. J'avais l'impression d'avoir été abandonnée, qu'il m'avait posé un lapin, qu'il n'avait pas prévu de venir ce soir, mais seulement demain. Qu'il voulait juste se débarrasser de nous pour passer une soirée tranquille avec Bekky.

Ahhh, peut-être que je fabule encore. D'après ce que j'avais eu le temps de voir, quant Bekky avait voulu s'asseoir sur ses genoux, Pascal s'était aussitôt redressé pour l'en empêcher...

Hum... Peut-être qu'il n'était pas si content que ça qu'elle soit chez lui? Peut-être que c'était elle qui avait insisté pour y aller? Ou peut-être qu'il s'était souvenu qu'il n'avait pas voilé sa fenêtre?

Yaaaaah! Stop! Mal à la tête. Je débloque. J'imagine des choses. Pause. Vaut mieux attendre que Pascal s'explique au lieu de recommencer avec mes doutes. Je me déteste tellement d'être comme ça. Mais, dans mon calvaire, au moins ce soir, je n'étais pas la seule à me faire des films. L'angoisse me tenaillait l'estomac.

Dès que Caro s'est endormie, après avoir tourné et tourné encore, j'ai été dormir dans le lit à Pascal. Je voulais être là quant il arrive. Et dormir dans son lit me donnait l'impression d'être près de lui. Carrément enfantin! L'empêche, d'être dans son lit, je me suis sentie plus rassurée. Mais bordel, qu'est-ce que Bekky faisait chez lui?

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Jeu, 21 nov 2019 - Plus spontanée...

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Jeu, 21 nov 2019  -     Plus spontanée...

Jeudi soir, j'avais toujours envie d'entendre Pascal, envie de lui parler, d'entendre sa voix. Je me suis encore demandé si Pascal et Caro sont resté ensemble hier? Sûrement. Ils étaient probablement encore ensemble aujourd'hui. Le besoin de savoir me bouffait, mais bon.

Il ne reste plus que des effluves de ce qui s'était passé ce funeste jeudi. Dire que c'était il y a à peine une semaine. Ces effluves me rappellent que j'avais beaucoup pleuré, eu l'impression d'être déchirée, brisée de l'intérieur. Mais, je n'étais plus aussi dévastée, comme je l'ai été sur le moment et le jour d'après.

J'avais oublié qu'on avait été en vacances les 3 ensembles. Caro s'était toujours comportée normalement, comme lors de ces 2 jours à Gstaad. Elle, elle allait vers Pascal, sans se préoccuper de moi. Pour elle, c'était son petit ami. Je me rends compte qu'avant, c'était Pascal qui mettait des barrières entre eux quant j'étais là, certainement pour me ménager.

Pascal m'avait trop "protégée", peut-être parce qu'il savait que j'étais plutôt "coincée". En fait, je me rends compte que j'évitais de me laisser aller, quant on n'était pas seul. Aussi pour que Caro ne me copie pas. Ridicule. Elle, en attendant, se laissait porter par ses envies et va vers lui, se pend à son cou, saute dans ses bras, lui dit qu'elle l'aime... alors que moi ben... je reste effacée.

Quant elle est là, c'est Pascal qui vient vers moi, je ne fais pas un geste. J'évite devant elle, de me coller à lui, de lui dire combien je l'aime, de m'enrouler dans ses bras dès que j'en ai l'occasion... Je suis beaucoup plus spontanée quant on est rien que les 2. Tout ça parce qu'elle est là? Nul. Je me retiens comme une idiote...

Hahhh, va falloir que j'essaie de changer ça! Si je continue comme ça, Caro ne fera que gagner du terrain. Pascal est toujours très tendre et câlin, faut que j'évite que ce ne soit qu'avec Caro. Sinon, elle va se demander pourquoi il me met toujours en 1er!

Mais, ce week-end, j'ai constaté que Pascal avait arrêté de faire ça... Il avait changé.

Vers minuit, Pascal m'a appelée et on est resté des heures au téléphone... Il n'a pas cacher qu'ils ont été manger ensemble et se sont balader en ville après mon départ. Il avait eu envie de se balader, voir les lumières, sentir la ville qui grouille, qui vit, de retrouver ses repères. Je lui ai demandé s'il avait encore le cafard, et il a dit que non.

Pascal a rigolé; non, le cafard s'était évaporé avec le petit drama qui avait éclaté le jour de son retour. Ha ha!

J'ai rigolé, même si quelque part dans ma tête, je me suis dit qu'il avait du culot de me reparler de ça de manière si détaché. Et je me suis rappelée que je lui avais dis que ça avait disparu, que je ne ressentais plus ce gros chagrin, cette impression d'étouffer. Hum, quand même un sacré culot!

J'ai pensé que Pascal me testait peut-être, qu'il était curieux de voir ma réaction...

Vers la fin de notre conversation, Pascal a cherché à bâcher... j'avais entendu une voix de femme. Je lui ai demandé si c'était Caro, Pascal ne m'a pas répondu, il a seulement dit qu'il m'expliquerait! M'expliquer quoi? Du coup, l'angoisse m'a submergée; M'expliquer? M'expliquer quoi?

Il suffisait juste de dire que Caro était chez lui... Je ne comprenais pas. Ça m'a pourri un moment, puis, j'ai laissé coulé. Y pas de raison que je me torture pour rien. Je finirais bien par le savoir. Pascal ou Caro m'en parlera. Donc, pas besoin de me faire des films.

Mais j'ai pensé que c'était toujours pareil ; tu donnes la main et on t'arrache le bras! Peut-être que j'étais un peu trop.. arrangeante? compréhensive? Stupide? Peut-être même un peu aveuglée par mon besoin de lui? Peut-être que quelque chose de plus... sinueuse... est en train de se dérouler sous mon nez et que je ne sentais rien?

Peut-être que je me pose trop de questions! Quant je pense aux efforts que je fais pour toujours avoir l'air sûre de moi, calme, mesurée... Comment Pascal se douterait-il que je passe mon temps à me chier dans la tête, que je manque de l'assurance que je montre?

Pascal ne se doute pas que je suis insécure et terrifiée à l'idée de perdre son amour! Non, de perdre ses faveurs!!!

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Mer, 20 nov 2019 - Nostalgie...

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Mer, 20 nov 2019  -     Nostalgie...

Wahhh, j'étais encore étonnée... j'allais dire choquée, mais c'est plutôt surprise, étonnée... par l'attitude de Yumi. Elle est ami avec Pascal et Thomas depuis des siècles, je ne l'aurais jamais imaginé, qu'elle aurait osé devant notre gueule, dire à Pascal de nous larguer pour aller manger avec elle et ses amis.

Rohhh, et sa manière de nous regarder de haut! J'en reviens pas. Wahh, gonflée quand même! Maintenant, je ne vais plus me forcer à composer avec elle. Yumi n'avait vraiment pas été très sympa... Yumi!

On s'est arrêté pour prendre un dernier verre sur Lausanne, avant que Pascal me dépose à ma voiture. Une petite croute grise avec des pneus d'été. En fait, je ne sais pas si c'est des pneus neige ou des pneus d'été. J'ai remarqué qu'elle glissait sous la pluie, alors je n'aurai jamais pris le risque de monter avec ce tas de ferrailles. Too risky!

Déjà là, j'avais commencé à ressentir de la nostalgie pour ces quelques jours, en vase clos, au chalet. J'ai envie de retourner là-bas, de reculer le temps. Hahhh!

On peut appeler ça des retrouvailles. Je crois que je n'ai plus mal, parce que, même quant j'ai essayé de repenser aux sentiments confus et destructeurs que j'éprouvais alors que je les écoutais faire l'amour, rigoler, s'amuser... je ne retrouvais plus cette peine que j'avais cru profonde. Bon, je crois qu'il faut que je fasse un gros gros effort...

Dès que j'ai pensé ça, je me suis demandée où j'en étais avec mon plan de rompre avec Pascal. J'ai fait la grimace. Arhhh, je devrais, mais je n'en ai pas envie.

En rentrant chez moi, après mon souper, j'ai été prise d'assaut par la paperasserie que j'avais laissé traîner, dont je devais m'occuper. Merde, et je n'en avais pas envie non plus! Alors, j'ai fait un tas et je les ai planqué sur l'étagère, pour ne plus les avoir sous les yeux.

J'avais envie d'entendre Pascal, et j'ai voulu l'appeler. A ce moment là, je me suis demandée s'il était resté avec Caro après mon départ. Sûrement. J'ai pensé alors appeler Caro, mais, s'ils étaient ensemble, Pascal se demandera pourquoi je l'appelle elle et pas lui. Aaaaa... tu es une stupide idiote ma fille! Et tu disais vouloir faire l'effort de changer de comportement? Baka! Me voilà plantée là, étouffée, emprisonnée par mes propres barrières!!!

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Lun, 18 nov 2019 - C'est un test ?!

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Lun, 18 nov 2019  -   C'est un test ?!

Dimanche; Comme j'avais invité Caro à venir dormir avec nous, Pascal a été obligé de se tenir à carreau. A peine couché, il a sauté du lit, sous prétexte d'aller nager. J'imagine qu'il avait besoin de s'épuiser un peu en faisant du sport pour annihiler son trop plein d'énergie ou d'excitation. Caro a voulu le suivre, moi, je suis restée couchée bien au chaud.

De toute façon, j'étais vraiment trop fatiguée.

Pascal lui a demandé pourquoi elle voulait venir dormir avec nous. Caro lui a dit que c'était moi qui l'avait proposé. Je savais qu'elle ne refuserait pas. Ils se sont demandés si j'avais fait ça pour les tester. Pascal a admit que c'était dur pour lui de nous avoir là... toutes les 2, à moitié nues... et de devoir se retenir.

Mais il avait promis... Je ne les avais pas entendu revenir au lit... je dormais déjà.

Le matin, on est descendu ensemble pour déjeuner. Pascal était au petit soin pour nous. C'est lui qui nous a préparé les cafés et des oeufs au plat, pancakes et tout. On a été faire une petite promenade tous les 2, sans Caro, avant qu'il ne parte avec une équipe faire du Surf.

On a été les rejoindre au café en milieu de l'après-midi pour manger un petit truc avant de revenir au chalet pour se préparer à rentrer. Mais, Pascal m'avait demandé de rester encore quelques jours, et j'avais accepté. Je ne savais pas qu'il l'avait aussi proposé à Caro, qui avait elle aussi accepté.

Hum... ça ne m'a pas vraiment fait plaisir. Je croyais qu'on allait passer 2 ou 3 jours ensemble, en tête à tête. Je ne m'attendais pas à me retrouver à composer avec Caro. J'allais devoir garder les poings dans les poches. Pascal pensait que c'était bien qu'on puisse vraiment discuter ensemble. Que peut-être que ça me ferait du bien.

Hum, je déteste qu'on me force dans un sens ou l'autre. Ça ne m'a pas fait plaisir du tout.

On a été manger dehors. J'avoue que c'était vraiment chouette. On a beaucoup discuté et beaucoup rit. Quant on est rentré, on a eu la malchance de tomber sur la dame qui s'occupe de la maison. Elle était accompagnée de sa fille et une autre bonne femme. Ils étaient en train de nettoyer et ranger le chalet.

Pascal n'avait pas pensé l'appeler pour lui dire de ne pas venir. Bon, il ne savait pas qu'elle venait parfois le dimanche soir, juste après notre départ. C'est Thomas qui se charge de ce genre de chose. On les a laissé faire. Pascal leur a dit de ne pas s'occuper de nous. Non d'un chien, il y avait du boulot!

Ils ont tout le sous-sol à faire, avec la salle de jeu, la piscine et les pièces parfois occupés quant le chalet est plein à craquer. L'étage avec les chambres, les 2 bureaux, avec la pièce de lecture. Tous les linges à récupérer, à laver, les combles, les alentours, etc... Wah, j'avais jamais pensé à tout ça!

Sachant qu'on avait déjà mangé, la dame a quand même préparé des petits trucs à grignoter, comme des croissants au jambon fait maison, des canapés, etc. Trop bon. Elle avait aussi refait un feu dans la cheminée.

On a été se baigner à la piscine dès qu'elles ont eu fini. A 22h30, elles étaient toujours là. Je ne me sentais pas à l'aise de savoir qu'il y avait du monde dans les parages. Mais, la soirée était très chouette. Je me suis même dis que c'était cool que Caro soit là. Je peux même dire que c'est elle qui animait la soirée.

J'ai laissé Caro et Pascal à la piscine pour aller me changer. La fille de la femme de charge nettoyait les chambres, et sachant qu'on était là, avait changé les draps de la chambre qu'initialement, je partageais avec Caro.

Après m'être changée, je suis redescendu à la piscine les rejoindre. Il était plus de minuit quant elles ont quittés le chalet.

On s'est installés à califourchon autour de la table près de la cheminée et on a papoté. On est arrivé sur le sujet de son retour et des évènements qui m'avaient "bluesé" depuis. Je ne voulais pas en parler. Je l'ai dis, et on a évité le sujet. Je voulais juste qu'ils se comportent naturellement, et arrête de me rappeler ça sans arrêt.

On avait croisé du monde en descendant déjeuner. Je n'y avais pas prêter attention, mais Pascal nous a dit qu'ils l'avaient questionnés, cherchant à savoir ce qui se passait. Apparemment, la plupart était au courant de ce qui s'était passé ce jeudi là. Merci Thomas!

A force qu'on le cuisine, il avait juste dit que tout allait bien entre nous 3, il ne comprenait pas pourquoi ils s'imaginaient qu'il y aurait un drame. Et ils étaient plutôt surpris que j'aie l'air de bien prendre les choses, et surtout, il semblait que Caro et moi étions toujours aussi proche.

J'ai senti le regard de Caroline sur moi. Je trouvais qu'il leur avait bien répondu; nos histoires ne regardent personne.

En plus, s'ils savaient comment je le prenais, ils se diraient que c'est bien fait, après tout, c'était de ma faute. Caro était d'accord, Pascal beaucoup plus mesuré. Il pensait que ce n'était pas du tout de ma faute.

J'avais un peu les boules en pensant au moment où on irait se coucher... Je devinais ce qui allait se passer, et je ne savais pas encore comment j'allais gérer la situation.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Publicité

Dim, 17 nov 2019 - Je suis idiote!

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Dim, 17 nov 2019  -    Je suis idiote!

4h du matin - Un peu les boules de rentrer, et surtout de rentrer toute seule avec Pascal. Peur de me retrouver acculée et me voir forcée de lui révéler que ça n'allait pas et que je n'arrivais pas à lui pardonner. Je me suis demandée si j'arriverais à fermer les yeux et me laisser faire. Non, je ne crois pas, il s'en apercevrait aussitôt. Aïe!

Dès que j'ai vu que Paul, Réto, Sasha et Dominique rentraient aussi, je me suis sentie rassurée.

Bien sûr, Caro nous a emboîté le pas. Elle a voulu passer son bras sous celui de Pascal. Il a sorti la main de la poche de sa veste pour lui passer son bras autour de ses épaules, comme il l'avait fait avec moi.

Les autres marchaient devant, et plutôt vite. J'ai senti que Pascal traînait le pas exprès, puis il a demandé à Caro de partir devant. Il le lui a chuchoté à l'oreille et lui a fait un bisou. Il l'avait chuchoté, je n'étais pas sensé entendre. Mais j'avais les oreilles en alerte quant je l'ai vu se pencher vers elle.

Mince, est-ce que je faisais une crise de jalousie??

Pascal m'a prise par la main, et le retour s'est transformé en promenade sous la neige. Oui, il neigeait encore. Les autres étaient loin devant, Caro les avait rejoint. Je la voyais se retourner constamment pour regarder où on en était.

Comme Pascal m'avait serrée contre lui pour me garder bien au chaud, j'ai levé la tête pour sentir les flocons sur mon visage. Il me guidait. C'est fou ce que je peux me sentir confiante quant je suis avec lui. C'était agréable. On s'est arrêté et il a fait pareil. Il a éclaté de rire et m'a embrassée parce que je commençais à ressembler à un bonhomme de neige, j'étais couverte de neige. Mais lui aussi, alors ça m'a fait rire. On aurait dit qu'il avait un bonnet blanc sur la tête.

Il a rassemblé la neige de sa tête en une boule et il l'a lancée sur les sapins au loin et on a regardé la neige dégringoler des branches en cascade. Me prenant dans ses bras, Pascal a voulu m'embrasser à nouveau, j'ai eu un mouvement de recul, et Pascal l'a ressenti. Pourtant, je faisais toujours attention de ne pas réagir trop brusquement. Je ne voulais surtout pas que Pascal le remarque, mais, il l'a fait.

Pascal m'a dit qu'il avait remarqué que je m'arrangeait pour ne pas rester seule avec lui. Comme il avait fini par arriver à la conclusion que, si j'avais trop bu vendredi soir, c'était pour l'éviter. Il s'est penché et m'a demandé de le regarder dans les yeux. Là, il allait savoir. S'il me regarde dans les yeux, il saurait.

Alors, je l'ai poussé et je me suis mise à courir en riant. Pascal m'a rattrapée, il riait aussi. J'ai cru pouvoir continuer à camoufler mon ressenti. J'avais eu le temps de me baisser pour prendre assez de neige pour en faire une grosse boule que je lui ai lancé. Flûte, il l'a évitée et m'a aussitôt emprisonné dans ses bras. Il m'a fait un bisou sur le nez. J'ai réussi à me libérer, parce qu'il avait cru que je me rendais et avait relâché sa prise.

On a joué comme ça tout en se rapprochant du chalet. A la vue de la maison, Pascal m'a retenue et après m'avoir fait un petit bisou, il m'a à nouveau reposer la question. J'ai hésité, mais finalement, peut-être que c'était préférable d'être à peu près honnête avec lui.

Je lui ai rappelé que j'avais demandé qu'il me laisse un peu de temps, parce que même si je savais parfaitement que je n'avais pas de reproche à lui faire, je ne peux pas m'empêcher de ressentir de la peine. J'avais juste besoin d'un peu de temps. Ça allait passer, c'était sûr, j'avais besoin qu'il ne me presse pas. Je ne pouvais tout de même pas lui dire que j'avais toujours envie de pleurer quant je pense au jour de son retour. A lui et Caro.

Je croyais qu'il avait compris, alors quant il s'est penché pour m'embrasser, off guard, j'ai été prise de court et je n'ai pas pu m'empêcher de tenter d'esquiver et de le repousser. Mais... j'ai fini par craqué. Son baiser était... si... Mes bras m'ont trahis et entouré ses épaules, son cou et mes doigts ont parcouru sa joue, se sont enfilés dans ses cheveux.

Nos lèvres se sont séparés, mais mes yeux sont restés accrochés aux siennes, j'ai entrevu son sourire, et nos lèvres se sont unis à nouveau. J'avais perdu la tête quelques minutes, et je me suis sentie minable. J'aimais l'embrasser, j'aimais sa bouche, être dans ses bras. Et pendant quelques instants, j'avais oublié...

Il faisait froid, heureusement, parce que mes oreilles ont viré au rouge tomate. On pouvait croire que mes oreilles avaient froid, non que j'avais rougi.

Entourée de ses bras protecteurs, on est lentement remonté vers la maison. Pascal m'a demandé de dormir avec lui, promis qu'il ne me touchera pas tant que je ne me sentais pas prête. Aïe, c'est vrai que j'essayais de garder mes distances, je l'adore cet homme et j'avais beaucoup de peine à lui résister. Je l'aime passionnément.

Peut-être que je devrais faire l'effort de surmonter la déception de son retour? Difficile d'être si près de lui sans craquer. Alors j'essayais de me rappeler comment je me sens chaque fois que je découvre une nouvelle tuile grâce à son père. Ok, rien à faire, j'avais envie de dormir dans ses bras.

On a encore mangé un petit truc avec ceux qui étaient là. Un moment donné, Pascal s'était éloigné et mon regard a croisé la moue boudeuse de Caro, qui était assise juste à côté de moi.

Ciel, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais je lui ai demandé si elle voulait aussi venir dormir avec nous. Son regard s'est immédiatement mis à briller et elle a fait oui de la tête. Elle m'a demandé si j'étais sûre que Pascal n'allait pas faire la gueule. Je lui ai assuré que non.

Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça... Peut-être parce que je ne voulais pas être seule avec lui, de peur de craquer? Ou peut-être pour leur prouver que je ne leur en voulais pas? Ou me prouver à moi que je pouvais surmonter tout ça? Je ne sais pas et je ne sais toujours pas ce qui m'est passé par la tête...

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Sam, 16 nov 2019 - Je fais semblant que tout va bien... Je fais mon cinéma!

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Sam, 16 nov 2019  - Je fais semblant que tout va bien... Je fais mon cinéma!

J'ai appris le lendemain que j'avais fait le clown, raconté des blagues à 2 balles, rigolé aux larmes aux blagues des autres. Que j'avais passé la soirée à bassiner un type, lui faisant la morale sur son comportement avec sa copine, et qu'il riait beaucoup. Je ne me souviens même pas,  Heureusement, c'est un gars du groupe et il me connaissait. Il paraît que j'avais été très marrante. On ne m'avait jamais vue aussi cuitée.

Hum! Je n'étais pas très fière en descendant le lendemain. Pascal m'avait préparée de la soupe. Merci O Dieu! j'avais l'estomac en vrac. Je n'aurai rien pu avaler d'autre. Même le café avait un sale goût et j'ai failli vomir. Parce que bien sûr, j'ai commencé par le café! Iahhh, je devais encore avoir la gueule de bois. Purée! Ça faisait des lustres que je n'avais aussi mal supporté l'alcool.

Ça venait peut-être des gins cul sec que j'avais avalé. Ïak ïak.

D'habitude, je supporte plutôt bien l'alcool. Je m'étais entraînée il y a longtemps, pour qu'aucun mec ne s'imagine pouvoir me noyer dans l'alcool et abuser de mon état d'ébriété. Donc, en principe, je tiens la route. Mais Pascal m'a appris que j'avais bu des "B52" avant de me taper de la Vodka.

Aïe, si on mélange avec un alcool lactée, on est cuit ! Apparemment, je me suis donnée à fond hier soir. Et aujourd'hui, super mal au crâne.

Impossible de quitter le chalet, j'étais mal en point. Je me suis recouchée après avoir avalé la soupe que Pascal m'avait gentiment servi. Il est passé voir comment j'allais, et a voulu rester avec moi. Je l'ai taquiné au sujet de Caro (um, dire que je l'ai taquiné!!!), en lui disant qu'elle devait sûrement piaffé dans son coin. Pas très fute fute.

Pourquoi j'ai dis ça, je n'en sais rien. C'était plutôt STUPIDE.

Pascal espérait qu'on passe du temps ensemble. J'imagine qu'il culpabilisait. Inquiète et curieuse de savoir de quoi on parlait en haut, Caro a pointé le bout de son nez. J'étais en train de dire à Pascal que je n'étais pas franchement en état et que j'avais juste envie de dormir.

J'avais un rocher à la place de la tête, avec des cailloux qui bougeaient dedans. Horrible. L'estomac, ça allait grâce à la soupe. Et je crois que je voulais dormir vite, avant de ressentir les effets de mon abus d'alcool du soir d'avant.

J'ai voulu profité du fait qu'ils étaient tous les 2 là, pour dire à Caro d'arrêter de marcher sur des œufs avec moi, ça commençait à me porter sur le système. Je pense que je voulais aussi jouer à la "grande". Miss intelligente et sage.

  • Tu sais Caro, comme je l'ai déjà dis à Pascal, vous n'avez rien à vous reprochez bordel. Je ne veux pas sentir ou avoir l'impression qu'il faut me prendre avec des pincettes! Ça m'énerve grave.
  • Ben... j'ai l'impression que t'es fâchée...
  • Aïchhh... Je ne suis pas fâchée contre vous, même si ça me remue encore l'estomac, mais bon... c'est peut-être l'alcool... Je suis fâchée contre moi...

Pascal a pouffé en secouant la tête. Ma remarque l'avait amusé. Caro a essayé de cacher son sourire.

  • Que j'aie mal ou que je n'arrive pas à digérer le fait que je n'ai pas été assez maligne pour aller le chercher à l'aéroport, c'est mon problème, pas le votre. Alors arrêtez. Arrêtez tous les 2, franchement ça m'agace à la fin. Si je veux tirer la gueule, laissez moi tirer la gueule quoi! Si vous continuez comme ça, je vais finir par rediriger ma fâcherie contre vous! C'est vite fait hein!  Ou, je vais finir par croire que j'ai peut-être une raison? (à Caro) Quoi? Tu veux faire quoi? Éviter de t'approcher de Pascal parce que t'as peur que je pique la mouche? Et toi (à Pascal), tu veux maintenant rester coller à basques à cause de jeudi? Pffff! Vous allez finir par me faire croire qu'il y a une raison cachée pour que vous vous sentiez coupable???
  • (Pascal) Wow... C'est vrai, on est un peu nul !
  • (Moi) Carrément! Caro, on a longuement discuté avec Pascal, et je me suis rendue compte que... c'était moi... Alors please, arrêtez, ok.

Caro et Pascal se sont regardés un peu surpris, et sur le moment, je me suis sentie comme la Reine du Jeu.

  • (Moi) Pour l'instant, je veux bien rester un peu à l'écart, en arrière plan... j'ai mes raisons. Alors STOP à l'autoflagellation vous! Mais aussi et surtout, parce que j'imagine que la plupart de nos copains sont au courant et doivent guetter pour voir si ça va exploser! Je ne veux pas leur donner ce plaisir! Même, faites moi plaisir et donnez leur en pour leur argent! Donnez leur de quoi jasez à fond.

Je les ai regardé en souriant avec une petite expression de peste dans les yeux... Un petit moment d'hésitation et ils ont souris à leur tour. Pascal a dit qu'on lui avait manqué toutes les 2, le drama aussi. Que ça n'allait pas être très dur de les faire marcher.

  • J'aimerai bien voir leurs têtes quant je descendrais tout à l'heure... oui enfin... quant je n'aurai plus l'impression d'avoir un aquarium rempli de requin dans le ventre.

Pascal a rigolé. Il était toujours assis au bord de mon lit. Il s'est allongé au-dessus de la couverture avant d'expédié Caro de la chambre.

Avant qu'elle e passe la porte, je l'ai interpellée pour lui dire d'effacer cet air mal assurée de sa figure. Je lui avait déjà dit, hier, quant elle était montée m'aider à ranger mes affaires que je n'étais pas fâchée avec elle. Mais on aurait dit qu'elle ne me croyait pas vraiment.

Bon, elle avait raison de se méfier, parce que, même si je dis que je ne leur en veux pas, c'était juste parce que je sais que je n'ai aucune raison de leur en vouloir. Le seul truc, c'est que ça me perturbe encore, et ça me travaille. Même si devant eux, j'essaie de me montrer adulte, forte, ça n'empêche pas que je la rote grave.

J'ai encore le cœur lourd, et je n'arrive pas à coordonner mon ressentiment avec ma raison. J'ai mal. Le souvenir de ce moment me fait mal.

Mais je voulais être convaincante, je veux qu'ils se comportent naturellement, et pas comme des coupables. Que tout le monde ait pitié de moi et me regarde en victime. La victime trahie par son mec et sa meilleure amie. Beurk. Ça, ça me fait encore plus horreur. Alors j'étais prête à faire du cinéma, et garder ma blessure pour moi.

Au moins comme ça, je gardais le contrôle. Mais honnêtement, j'en veux à Pascal... et vraiment beaucoup. Malgré tout le raisonnement du monde, je n'arrive pas à lui pardonner. J'ai décidé pourtant de le cacher et de ravaler ma fierté.

Quant je suis descendue quelques heures plus tard, j'avais toujours la tête dans un étau et les jambes flageolantes. Pas envie de café de peur de tout dégueuler sur le carrelage de la cuisine. J'avais peut-être un peu faim, mais je n'en étais pas certaine. Aussi peur de tout rendre dès absorption.

Un petit groupe discutait près de la cheminée qui crépitait joyeusement, étalé sur les canapés. J'ai eu l'impression qu'on me tirait des pétards dans la tête. Je me suis dirigée au son du bruit et des rires, pour voir une bande de fou jouer dehors. Bataille de boules de neige! Jeeez, l'idée même me faisait frissonner. Il neigeait.

Ils avaient fait un grand bonhomme de neige, comme ils le faisaient chaque année. Pour voir combien de temps le bonhomme tiendrait avant de fondre dans le néant. Il faisait tellement froid, que je suis sûre que celui-là tiendrait jusqu'au Printemps. En tous cas, ils avaient l'air de bien s'amuser.

Ils étaient en tenue de ski. Caro a couru se planquer derrière Pascal qui a reçu la boule de neige qui lui était destiné. Après il l'a attrapée et lui a flanqué une boule de neige dans son anorak. Elle lui a couru après et ils sont tombés. Caro est tombée sur lui et toujours en riant, il l'a entourée de ses bras et l'a embrassée avant de se relever et lui tendre la main pour l'aider à en faire autant. Ils ont ensuite fait équipe pour bombarder les autres de boules de neige.

Il y a en a un qui a suspendu son geste quant il m'a vue les observer depuis le jardin d'hiver. On aurait dit qu'il avait avalé un canari. Pascal a suivi son regard et m'a envoyé un bisou volant. Caro m'a elle aussi vue et m'a fait un signe. J'ai montré que j'étais gelée et je leur ai fait signe aussi.

Ils ont continué à jouer et moi, j'ai été sondé le frigo à la recherche de quelque chose pour colmater le gros vide de mon estomac. Les requins s'étaient tirés et je me sentais un peu mieux, mais j'avais toujours les jambes en coton.

J'avais trouvé un petit coin près de la cheminée et je lisais tranquillement, enroulée dans un plaid, quant ils sont rentrés. Pascal est venu me faire un bisou et me dire qu'ils avaient décidés de sortir manger une fondue, et savoir si ça me disait. Hum, je ne savais pas comment mon estomac allait supporter, mais j'avais plutôt envie d'une raclette.

Caroline s'est coincée infiltrée dans mon fauteuil pour voir ce que je lisais. J'ai ressenti à travers elle, le froid du dehors. On a commencé à parler de la sortie prévue. Je ne savais pas si j'aurai l'envie d'aller me trémousser après avoir manger. En général, si je sors danser, je mange tôt, sinon, je cale vers les 23h.

En phase de digestion, je me sens toujours fatiguée. Si comme ce soir, on sort manger tard, en général, je grignote plutôt, pour éviter la phase de digestion, pour juste avoir quelque chose au fond de l'estomac, au cas où je me mets à boire. Mais ce soir, j'avais vraiment envie d'une raclette. Et pas seulement la grignoter.

Pascal s'était assis entre Caro et moi et avait son bras posé sur le dos de ma chaise. De temps en temps, il me tirait vers lui pour me faire un bisou. Je l'écoutais parler et rigolé. J'ai toujours adoré le timbre de sa voix. De temps en temps aussi, il se penchait vers Caro qui lui baragouinait quelque chose et ça lui arrivait aussi de lui donner un bisou.

Un moment donné, j'ai remarqué qu'elle avait la main qui se baladait sur sa cuisse.

C'était la 1ère fois que je remarquais ça. Je me suis souvenue des nombreuses fois où on s'était assis dans la même disposition, et je me suis demandée si alors, elle lui caressait la cuisse comme maintenant. Sa main montait très haut, jusqu'à l'aine. Peut-être plus? Je n'y avais jamais fait attention!

Ça m'a un peu perturbée. Du coin de l’œil, j'essayais de voir, mais je n'osais pas franchement regarder. Je n'osais pas non plus en faire autant... Je ne l'avais jamais fait, sauf en voiture, et encore, on était que les 2! Quant sa main disparaissait sous la table, j'étais persuadée qu'ils se tenaient par la main!!!

On a été ensuite prendre un verre dans notre bar habituel. Pascal discutait au bar avec des potes. Quant Caro allait se coller à lui, il lui passait distraitement le bras autour des épaules. Moi, je me suis assise à une table près d'eux avec d'autres potes. On parlait de cinéma, problèmes de couples, etc., et j'ai même oublié par moments que Pascal était là.

En fin de soirée, Pascal était assis à côté de moi, tout en discutant, il avait pris ma main et jouait avec. Yumi était assise en face, et j'ai remarqué qu'elle nous dévisageait souvent.

Puis, ils ont commencé à discuter pour savoir qui voulait aller en boîte. Moi, ça ne me disait pas grand chose. Caro était pour, Pascal ne s'est pas prononcé, Thomas était partant bien entendu. Alors je les ai laissé me traîner avec eux. Je me suis flanquée au bar. Quant il ne dansait pas, Pascal venait se planter à côté de moi et passait son bras autour de ma taille. Sa main glissait parfois sur ma fesse, ou me caressait le dos. Ça me rappelait qu'il gardait un œil sur moi.

Puis, il a chuchoté qu'il voulait rentrer. C'était déjà 4h du matin...

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité