Dim - 25 Juillet 2021 - Prise de tête
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Dim - 25 Juillet 2021 - Prise de tête
Je vaut rien quant il s'agit de Pascal. Je n'aurai pas dû craquer. Quant il a débarqué chez moi dans la nuit, j'ai tenu, j'étais forte. Ravie de le voir faire un accroc à sa détermination. Ça m'a fait très plaisir. J'aurai dû lui montrer, et ça c'était important, lui montrer qu'il ne devait pas se pointer chez moi quant il veut. Je déteste ça.
Déjà, parce qu'il le fera, vu que je n'ai rien dit. Je déteste ça, et il le sait pourtant.
Il voulait me faire à manger et je ne voulais pas. Rester? Non. Aller chez lui? Je voulais pas non plus. Tout allait bien. Je l'ai regardé partir, remplie de contentement, ayant l'impression de tenir le couteau par le manche. Après, je n'avais plus envie de bosser, la tête remplie de lui. Qu'est-ce que je fais? Est-ce que c'est bien?
Bref, je ne pensais plus qu'à lui. Et à moi... J'avais envie de le voir...
Mais le voir dans ces conditions, ce n'était pas top. Pascal risque de penser que tout baigne, et oublier de se remettre en question. Zut. Mais, j'avais envie de le voir. Envie de lui. J'ai envoyé balader toutes mes bonnes résolutions, et je l'ai appelé pour lui dire que finalement, j'allais venir. Je voulais bien un truc à manger.
Je sais, c'était tard, mais c'était une excuse comme une autre.
Parfois, on sent qu'on ne devrait pas faire quelque chose, mais on le fait quand même. Et quant ça foire, on est même pas surpris. Je n'aurai pas dû aller chez Pascal, parce qu'on a fini par se prendre la tête. Pas une grosse dispute, non, juste le mutisme du refus de baster ou de s'excuser.
Pascal n'a pas déridé, alors c'était un peu agaçant. Il n'y avait que moi qui semblait de bonne humeur. Ça et là, il me posait la question qu'il ne fallait pas; "Est-ce que tu as couché avec lui?", et aussitôt il disait ne pas vouloir connaître la réponse.
On discutait de chose et d'autre, mais Pascal revenait sans arrêt sur le sujet.
Pour finir, j'ai dis que je ne vois pas ce que ça pouvait faire que je sois partie de la petite réunion entre amis. Pourquoi est-ce que j'aurai dû rester? J'avais envie de partir, de rentrer chez moi. Pascal m'a regardée un moment, les yeux tristes.
Ça m'a fait un peu mal au coeur. Mais, je ne regrettais rien.
Ensuite, il m'a fait porter le chapeau de la culpabilité. Le pire, c'est qu'il avait peut-être raison. Pascal m'a demandé de quoi ça aurait l'air si on inversait les rôles; s'il avait quitté une fête, où on était ensemble, pour partir avec une fille, et à l'hôtel en plus...
Pascal m'a demandé si j'avalerai ça, si ça ne me ferait rien. Que répondre à ça? Il avait parfaitement raison. Je n'aurai peut-être pas dû faire ça. Et pas devant tout le monde en plus. J'avais eu tord. J'avais parlé à la légère, et je ne pouvais pas lui dire que ça ne me ferait rien. Il pourrait très bien faire pareil... Et je pèterai un câble, c'est sûr.
Mais, de mauvaise foi, j'ai dis que je ne voyais pas le mal...
En plus, je ne pouvais pas lui dire que je savais qu'il avait pris 1 semaine de vacances avec Natacha, que ça m'avait fait grimper les tours. Que je lui en voulais à mort. Je lui en avais voulu de rire, plaisanter avec les autres, et pas moi. J'avais regretté d'être venue. J'avais envie de fuir, et quant Layne s'est pointé, j'en avais profité.
Je n'avais pas l'habitude de faire des trucs sans réfléchir, Pascal le savait. Il m'a dit qu'il n'arrivait pas à avaler ce que j'ai fait. Je l'avais humilié devant tout le monde. Et avec ce Layne en plus. Ce mec qu'il détestait. Il m'a dit sincèrement, qu'il n'avait pas envi de me voir pour l'instant, et en même temps, je lui manquais.
Il n'aimait pas qu'on soit en froid, qu'on reste sans régler les choses... mais il se sentait en colère.
J'avais fini de manger et de boire mon café. Je devinais ce qu'il ressentait. Il était tard, déjà pratiquement 3h du matin. J'ai préféré rentrer. Pascal n'a pas insisté pour que je reste. Il m'a demandé si on se croiserait (croiserait... c'est le mot qu'il a utilisé... hum) ce soir. J'ai dis que je passerai probablement, vu qu'ils faisaient des grillades dans le jardin.
Comme convenu, j'étais là ce soir. Je ne me suis pas gênée de dire à Caro ce que je pensais; elle aurait dû me répondre hier soir.
Rhhh, ces temps, je tombe toujours mal avec mes reproches... Elle m'a demandé si je lui répondrais si Pascal me demandait de ne pas le faire? Ben non, probablement pas. Mais ça, je ne lui ai rien dit. Elle aurait quand même pu essayer de me faire un signe. Comme l'autre soir, avec Pascal, on restait chacun dans son coin.
Grhhh, ça me rendait furax... J'avais envie de lui en faire une encore... Son attitude distante me rend furieuse...
Un peu avant minuit, Pascal a souhaité bonne nuit à tout le monde, et lui et Natacha sont parti. J'ai cru que j'allais avaler mon extrait de naissance. Il avait osé! Il a osé me rendre la pareille. J'avais envie de sauter dans ma voiture et les suivre. J'étais furax et chez furax, le coeur dans les grolles.
Merde... J'aurai dû lui dire ce matin, que je ne supporterais pas... J'étais à 10 milles lieux en dessous... Comment avait-il osé?
J'ai essayé de me rassurer, en me disant que Pascal avait peut-être été seulement la ramener. Je n'osais pas l'appeler. S'il c'était pour me donner une leçon, c'est bon, j'avais déjà compris. Maintenant on arrête ok. L'appeler ne servait à rien, je ne lui avais pas répondu moi. S'il faisait pareil, je me sentirais comme une merde.
Je n'ai pas traîné. J'ai décidé de rentrer chez moi. Bien sûr avec un tour du côté de chez Natacha. Avant même d'arriver dans son quartier, j'avais déjà le coeur en chute libre. S'il était bel et bien là? Je serais effondrée. J'ai tourné dans tous les coins.. Sa voiture était introuvable. Où est-il? Était-il rentré entre temps?
Je ne pourrais le vérifier que quant je serais chez moi. Je fais quoi? Je m'installe chez lui? Ce ne serait pas bizarre que je l'attende? On est ensemble, c'est le week-end, normal que je dorme chez lui. Mince. J'étais révulsée, je ne pouvais pas, ma fierté en prendrait un coup. Quoi faire? Je ne pouvais quand même pas passer la nuit à regarder mon ordi pour voir s'il rentre?
Je risquais d'y passer la nuit, et l'attente me rendrait malade. J'étais en colère et triste à mourir. Pascal avait raison, je n'aurai pas dû partir avec Layne, comme je l'ai fait. Et je voyais bien que ceux qui nous connaissaient, me regardaient en biais. Je me sentais humilié à fond la caisse. Je vois ce qu'il avait voulu dire.
J'ai fini par rentrer. J'avais tourné pour rien. Je ne l'avais pas trouvé.
Au milieu de ma route de retour, je me suis demandée s'il avait peut-être été au Beau-Rivage aussi. Question de me rendre la monnaie de ma pièce. J'ai fait demi-tour pour aller vérifier. Haouh, sa voiture était là, Pascal était bien là. Ça m'a fait un mal de chien. Savoir qu'il était à nouveau avec Natacha dans une de ces suites...
Oui, j'avais compris la leçon... J'aurai dû utiliser mes neurones avant d'agir. Maintenant, il ne me restait que les yeux pour pleurer.
Je n'ai pas répondu à ses appels tout le dimanche. Je n'aurai pas pu, j'aurai fondu en larmes. Je ne pouvais même pas lui reprocher quoi que ce soit. Il avait fait la même chose que moi. A une différence prêt, qu'il avait fait des vacances avec une autre femme avant. Et ça, il ne pourra jamais réussir à me faire oublier ça. J'avais un train de retard.
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