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amour

Jeu. 28 nov 2019 - Et Bekky par-ci, et Bekky par-là!

Publié le par JaneDo

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Jeu. 28 nov 2019  -   Et Bekky par-ci, et Bekky par-là!  

Pascal m'a appelée en fin de matinée. Il était un peu plus de midi, et ses premiers mots ont été de me bassiner encore avec cette garce de Bekky. J'en avais marre. Je ne voulais plus penser à elle, plus entendre parler d'elle. Ça commençait vraiment à me gonfler. Pourquoi est-ce que ça devait devenir mon problème déjà?

  • Écoute... Je ne sais plus quoi faire. Bekky n'a nul part où aller, je peux quand même pas la foutre dehors!
  • C'est son problème je crois, pas le tien, non?
  • T'as raison... mais Jane franchement...
  • Pascal... Je n'ai pas envie, que chaque fois que tu appelles... passer mon temps à parler de Bekky. On ne quitte pas son travail et son appart et son pays, sans avoir une idée de ce qu'on fait! Ou... Est-ce que tu l'as invitée à te suivre?
  • Bien sûr que non!
  • Ben alors...
  • Je savais bien que ça allait me causer des ennuis! Bien sûr j'ai pensé la larguer devant un hôtel, mais je n'ai pas eu le cœur de le faire. Et...

Et ça continuait; Bekky, Bekky, Bekky... Je n'en pouvais plus d'entendre parler de cette bonne femme. Quelle connasse prend un billet d'avion pour aller presque à l'autre bout du monde sans un plan, hein?

Pour finir, j'en venais à me demander s'ils étaient pas de connivence. Non, Pascal n'oserait pas faire un truc pareille.

Puis, Pascal m'a demandé ce que je ferais, si Thomas avait été à l'étranger, et qu'il revenait sans savoir où aller, est-ce que je le ficherais à la porte? Hun, ben je l'enverrai chez lui. Mais, il avait fait mouche, parce qu'au lieu de Thomas, il aurait pu sortir nu de mes ex, genre Layne, et non, je n'aurais pas pu le fiche à la rue!

Mais même... je n'avais aucune envie qu'elle reste chez lui. Je n'avais pas confiance en elle. Heu... Ou bien, est-ce que je n'avais pas confiance en Pascal?? Oh!

Wahhh, exclus que je me montre aussi compréhensive que les autres fois. Pour finir, ça commençait à me faire trop mal. Comme j'ai pu déjà voir, elle allait passer son temps à se balader en petites tenues, à croire qu'elle était chez elle. Et même s'ils ne couchaient pas ensemble... ça finira par arriver. Non, je ne pouvais pas supporter qu'elle reste chez lui.

Même si je ne voulais pas avoir l'air d'une mégère, pas sûre d'elle et tout le reste, rien à faire. Elle doit partir.

  • Est-ce que tu restes avec elle ce week-end ou tu viens à Gstaad? Ou est-ce que tu va avoir le culot de venir avec elle?

Oups, je me suis rappelée que j'avais des anniversaires ce week-end, donc je ne pouvais pas y aller non plus. Je me suis sentie horrible. Il pensait monter, mais ne savait pas quoi faire avec Bekky. Elle voulait l'accompagner bien sûr. Je lui ai dis alors que je n'irai pas.

Et j'ai raccroché. Je ne voulais pas risquer de me planter et lui avouer que je ne pouvais pas y aller de toute façon. Pascal a essayé de rappeler, mais j'ai pas répondu. Je voulais lui montrer que j'étais fâchée, donc, je ne voulais pas lui parler. 1h après, il toquait à ma porte. Je n'ai pas répondu, ni ouvert.

Il est resté là à se geler le cul pendant une bonne 1/2h. Il a essayé non-stop de me joindre sur mon natel, mais niet.

Trop têtue pour répondre. J'avais pitié de le voir faire les cents pas sous la pluie et tout, mais j'étais bien plus énervée que ramollie par la pitié.

Dès qu'il est parti, j'ai regretté. Je me suis torturée pour ne pas lui demander de revenir.

Je n'ai pas fermé l’œil de la nuit, espérant le voir revenir. Je n'avais pas ouvert avant, pourquoi est-ce qu'il reviendrait! J'en veux tellement à Pascal... Afff, je vais l'appeler demain pour m'excuser. Je n'aurai pas dû raccrocher, et aussi, j'aurai dû lui ouvrir.

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Mer. 27 nov 2019 - Bekky ne décampe pas ?

Publié le par JaneDo

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Mer. 27 nov 2019  -   Bekky ne décampe pas ? 

Quand j'étais chez Pascal, que je l'avais en face, j'avalais tout. Je ne m'étais pas posée de questions. Mais maintenant que j'étais seule, j'ai commencé à baliser; qu'est-ce qui l'empêchait de nous prévenir? Pourquoi ne l'a-t-il pas fait? Son excuse est, qu'il ne savait pas quoi dire? Tout ça me semblait tout à coup un peu léger.

Et qu'est-ce qu'ils ont fait ces 2 jours? Avait-il seulement réellement voulu qu'elle détalle de chez lui? Avait-il vraiment voulu qu'elle aille à l'hôtel?

Mardi matin, quant on s'est levé, Bekky s'est imposée au déjeuner. J'ai évité de lui adressé la parole, faisant comme si elle n'était pas là. Pascal n'était pas aussi farouche. Quant j'ai eu la désagréable impression qu'elle monopolisait la conversation avec Pascal, je lui ai demandé où est-ce qu'elle pensait s'incruster?

Elle portait un T-shirt à Pascal. Un que j'avais déjà porté. Je sais qu'il était hors de question que je remette celui-là. Je le foutrais à la poubelle. Ça m'a fait grimper la moutarde au nez. Quoi? Elle n'avait pas de bagages?

Elle veut que je lui prête des slips aussi peut-être? Et pourquoi est-ce qu'il la laisse mettre ses T-shirt hein?

Elle a tout de suite regardé Pascal, comme si je venais de lui jeter mon verre à la figure. Pascal m'a lancé un regard, mais n'a rien dit. Mais ils me regardaient tous les 2, comme si j'étais la méchante de l'histoire. J'ai répété ma question. Pascal s'est concentré sur son verre de lait.

Bekky a voulu ignoré ma question, en demandant à Pascal s'il pouvait lui donner aussi du lait. Alors, je l'ai nommée, et reposé la question;

  • So Bekky, where are you going to stay? You can't stay here, you know that, right?
    (Alors Bekky, où vas-tu habiter? Tu sais que tu ne peux pas rester ici, n'est-ce pas?)

Au lieu de me répondre, elle a appelé Pascal au secours avec le menton tremblant, comme si elle allait fondre en larmes. Et enfin, Pascal a été obligé d'intervenir, et me soutenir. Sinon, ma colère l'aurait déchiqueté je pense.

  • C'est vrai Bekky, tu ne peux pas rester ici. Puis, s'adressant à moi; Je vais m'assurer qu'elle trouve quelque chose.

Comme si elle ne faisait pas attention à moi, elle lui a demandé qui allait payer pour son hôtel? Parce qu'elle n'avait pas de quoi aller à l'hôtel. J'ai trouvé qu'elle était gonflée. J'ai dit qu'elle avait dû y penser avant de s'expatrier ici. Que Pascal n'était pas de sa famille, ni son petit ami, donc je ne vois pas pourquoi il payerait son hôtel.

Elle a lâché sa tasse et a couru s'enfermer dans sa chambre. Après une petite hésitation, Pascal a voulu la suivre, je l'en ai empêché. Non mais!

Ça me faisait chier de devoir partir et de la laisser ici, sans que rien ne soit fait pour la faire dégager. Ce mardi soir, j'étais la remplaçante aux cartes avec ma frangine et son équipe. Donc, je ne pouvais pas être là. On finissait toujours vers les minuit, donc trop tard pour venir faire une visite. J'étais verte.

Je me voyais mal revenir mercredi, moi qui n'était pas du genre collante. J'ai pensé que je pouvais raconter à Caro, et compter sur elle pour taper l'incruste. J'étais sûre que ça ne la dérangera pas.

J'avais souvent besoin d'elle... pour me seconder..., ça m'a fait penser à la crise que j'avais faite quant Pascal était revenu en Suisse. Gênant. Clair, je trouvais qu'elle passait plus de temps avec Pascal que moi. Je devrais faire attention de ne pas me laisser pousser à l'écart.

Cette histoire avec Bekky était plus grave pour moi, que ce qui s'était passé avec Caro.

Mardi soir, Caro l'a passé chez Pascal. L'incruste était toujours là. Pascal n'avait pas réussi à la faire dégager. Ou pas voulu! J'étais vénère. Pascal ne lui avait pas demandé de rester pour la nuit, alors elle est rentrée chez elle. Dès qu'elle est partie, elle a remarqué que Pascal avait voilé ses fenêtres.

Elle avait espéré surveiller ce qui se passait chez lui, mais elle n'avait pas pu.

Caro a invité Pascal à manger chez elle le lendemain soir. J'ai eu Pascal en ligne et j'ai été énervée de savoir que Bekky n'avait toujours pas quitté son appart, et je lui ai raccroché au nez. Pascal a essayé de me rappelé, mais je n'ai pas répondu. Après plusieurs essais, il m'a laissé des messages, où il disait faire son maximum.

Je trouvais son maximum un peu mince... Je ne me suis pas donnée la peine de lui répondre, parce que j'aurai certainement éclaté. Ou j'aurai dit un truc genre; si elle ne partait pas, si elle était encore là ce soir, c'était fini. Peut-être pas la bonne chose à faire. Ce serait trop facile, et ça arrangerait même probablement les affaires de Bekky.

Je regrettais d'avoir raccroché au nez de Pascal ce mardi soir là, mais il m'avait vraiment trop énervé.

Mercredi dans la soirée, Pascal a appelé. Il avait été mangé chez Caro. Je n'étais pas seule mais avec 2 copines. L'une avait le moral dans les chaussures, et on essayait les 2 de lui remonter le moral. J'étais sortie me geler le cul dehors pour parler avec lui. Il m'appelait pour me demander s'il pouvait dormir chez Caro.

Ciel... il en était même à me demander ma bénédiction? Afff, je préfère le savoir avec Caro plutôt qu'avec l'autre poule.

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Mar. 26 nov 2019 - L'Intruse !

Publié le par JaneDo

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Mar. 26 nov 2019  -   L'Intruse ! 

Impossible d'attendre mardi. Dès que j'ai pu partir de mon souper, je suis rentrée vite me changer. Bekky est une très jolie femme, alors je voulais, sans trop en faire quand même, être au mieux pour ne pas faire tâche à côté d'elle. J'étais plutôt nerveuse. Dans la voiture, je me suis entraînée à sourire, à avoir un regard calme et serein. Je tremblais.

Je ne sais pas si c'était de l'anticipation... j'avais tendance à angoisser...

Côté jardin, à peine parquée, j'ai vu la porte s'ouvrir et Pascal sur le palier. Ahhh, ce type, c'est fou ce qu'il me fait de l'effet. Je tremblais de la tête au pieds. Mon cœur tapait violemment dans tout mon corps, ou est-ce que c'était les battements erratiques de mon cœur qui me donnaient l'impression de trembler.

Pour avoir le temps de me calmer, j'ai fait celle qui prend ses affaires sans précipitations. De l'extérieur, j'espérais ne pas avoir l'air nerveuse, mais d'être comme Pascal m'imaginait; calme et sûr de moi. Il est descendu m'ouvrir la portière. J'ai souri et il m'a souri en retour. Pascal m'a tendu une main que j'ai prise.

Il m'a serrée contre lui et m'a chuchoté à l'oreille. Pascal me demandait de rester calme quoi qu'il arrive. Ma main tremblait encore, alors je n'ai pas pris la peine de verrouiller ma voiture. Pascal a dit qu'il avait pensé que c'était bien que je passe chez lui, mais si je préférais qu'on aille discuter ailleurs avant de revenir là... Mais non, ça va.

Je pensais voir l'autre quant on est rentré, mais j'imagine qu'elle étudiait son entrée...

Pascal s'est assis face à moi, je ne l'avais jamais vu aussi embarrassé. Il ne savait pas comment, ni par où commencer. Non, c'est faux, je l'avais déjà vu une fois dans cet état; la fois où il m'avait plaquée. J'ai eu un haut le cœur. Est-ce que c'était...? Non. Impossible. Il m'avait prise dans ses bras à mon arrivée. Non.

Pascal s'est passé les mains dans les cheveux, sur la figure, et avec un air de "la queue entre les jambes", il a dit qu'il savait que j'avais parlé avec Caro et que je devais savoir que Bekky était là. Après c'était le brouillard dans ma tête. J'avais tellement peur qu'il m'a fallu quelques secondes pour que mes oreilles puissent ré-entendre ce qu'il disant.

Ses explications étaient confus et décousus.

Il n'avait pas demandé à Bekky de venir, elle avait tout bonnement débarqué chez lui. Il était absent et elle avait attendu dans le froid sur la terrasse. Thomas lui demandé de rentrer en vitesse, il avait de la visite. Thomas l'avait laissé entrer chez lui, et elle l'attendait là, dans son appart quant il est arrivé.

Il avait été surpris, mais ne s'attendait pas à la suite. Elle avait quitté son boulot pour venir le rejoindre en Suisse. Pascal était bouche-bée. Sonné, il lui a dit que ce n'était pas possible, qu'il ne lui avait jamais demandé de faire un truc pareil. Quant il lui a dit qu'il avait quelqu'un dans sa vie, qu'il le lui avait bien dit.

Bekky, qui pensait qu'il parlait de sa femme, a dit que ça ne posait pas de problème, puisque Jess était et restait aux États-Unis. Pascal lui a dit qu'il ne s'agissait pas de Jess. Il était persuadé qu'elle savait mais faisait semblant de ne pas savoir de quoi il parlait.

Jusque là, Pascal s'était dit et lui a dit qu'après tout, elle pouvait faire ce qu'elle voulait, ça ne le concernait pas. Qu'elle devait juste savoir que, si elle pensait qu'ils allaient poursuivre leur relation, qu'il ne fallait pas y compter.

Pascal lui a dit qu'il était attendu et qu'il devait y aller. Il voulait lui appeler un taxi et l'expédier à son hôtel.

Il pensait pouvoir se débarrasser d'elle en l'expédiant à son hôtel... C'est là que les choses se sont compliqué...

Bekky n'avait pas les moyens d'aller à l'hôtel, c'est pour ça qu'elle était venue chez lui. Jusqu'à ce qu'elle ait trouvé du travail, elle pensait qu'il pouvait l'héberger. Pascal a refusé tout net. Il n'en était pas question. Le ton était un peu monté. Pourtant, Pascal n'est pas du genre à s'énerver facilement, ni à se mettre à crier sur quelqu'un.

C'est à ce moment là qu'il a appelé pour dire qu'il nous rejoindrait plus tard directement au chalet.

Ensuite, il a voulu la conduire tout de même dans un hôtel, mais elle n'a pas voulu. Elle s'était mise à pleurer, et Pascal ne savait pas quoi faire. Il s'était dit que j'allais le scalper. Elle ne pouvait pas rester chez lui. Thomas était déjà parti, et il aurait voulu la laisser au moins chez lui en attendant de la faire accepter l'idée d'aller à l'hôtel.

Elle savait qu'il pensait aller à Gstaad et a voulu aller avec lui. Pour lui, ce n'était pas possible. Il imaginait déjà ma tête s'il s'était pointer là-bas avec elle. Non, il était hors de question de la prendre avec lui. Hors de question aussi de la laisser tranquillement chez lui en son absence. Il était paumé.

Il avait eu Thomas en ligne, qui lui aussi a refusé. Pascal pensait pouvoir la convaincre d'aller à l'hôtel le lendemain.

C'est à ce moment là que Bekky est sortie de la salle de bain. Elle portait le peignoir à Pascal, ça m'a énervé, mais je n'ai rien dit. Elle se séchait les cheveux avec un linge. Comme si j'avais été translucide, elle ne nous a même pas saluée. Elle s'est directement adressée à Pascal pour lui demander où se trouvait son foehn.  Tsss, Quel culot!

A contre-cœur, Pascal s'est levé et elle l'a suivi. A ce moment là, j'ai vu Caro qui me faisait signe depuis l'extérieur. Alors je l'ai fait entrer. Pascal a été surpris de voir Caro. Il a continué son histoire; il n'avait pas pu s'en débarrassé non plus le lendemain. On entendait le bruit du sèche-cheveux dans la salle de bains.

Je lui ai demandé pourquoi il ne nous avait pas prévenu. Que je ne comprenais pas. Pascal a dit qu'il n'avait pas osé, il ne savait pas quoi dire et savait que ça allait faire des histoires. Caro a demandé s'il pouvait lui dire maintenant ce qui s'était passé et il a résumé vite fait.

Bekky est sortie de la salle de bains, a fait une remarque "Oh! On a de la visite!" et est venue s'asseoir à côté de Pascal. "ON"? Non mais, elle est gonflée cette vache. Mon sang a fait un tour, le poing qui s'était formé dans ma gorge a failli giclé dans sa face.

Elle ne s'était pas simplement assise, mais elle s'est collée à lui. Je me suis dit qu'elle l'a fait exprès. Exprès pour voir nos réactions.

Facile de voir sur la tête à Caro. J'espérais que ça ne se voyait pas sur mon visage la furie qui tabassait mes neurones. J'ai failli vocaliser à Pascal qu'il pouvait se déplacer, mais il l'a fait tout seul. Ça m'a fait plaisir. Son regard amusé l'a suivi quant il a été s'asseoir sur l'autre canapé à côté de Caro. Moi, j'étais dans le canapé, donc pas de place.

Hum... J'aurai dû me foutre dans le canapé!!!

Maintenant qu'elle était venue s'incruster sur le canapé, on se savait plus quoi dire. Et toujours pas un mot de salutation! Ce qu'on voulait dire, on ne voulait pas qu'elle entende. Caro a proposé qu'on aille prendre un verre ailleurs. Cela sous-entendait chez elle. Moi, ça me faisait chier de la laisser chez Pascal, mais bon. Je crois que Pascal aussi.

Pour finir, Caro qui ne tenait plus de rester dans le vague, a dit un truc du genre: "Alors tu n'arrivais pas à te débarrasser d'elle, et maintenant, tu va faire quoi?". Pascal m'a demandé si je voulais un café, et on s'est déplacé les 3, Pascal, Caro et moi, au bar de la cuisine, la laissant seule dans le canapé.

Je crois qu'elle faisait tout pour nous porter sur les nerfs, et nous voir partir ou s'engueuler avec Pascal. Elle a crié qu'elle voulait bien un café elle aussi, et elle est venue nous emmerder au bar. Alors Pascal s'est adressé à elle, lui disant qu'il allait falloir qu'elle se débrouille toute seule, si elle ne cherchait pas un hôtel elle-même, il allait le faire à sa place.

Mais, on avait bien compris qu'il avait déjà tenté ça sans succès. Elle refusait de partir de chez lui.

Thomas a senti qu'il se passait des trucs en bas, et il est venu grossir les rangs. Même s'il ne s'est pas ouvertement moqué de Pascal, ou sourit à propos de la situation cocasse qui tombait sur le nez de Pascal, ça se voyait dans ses yeux.

Bekky, sans gêne a tout fait pour ne pas se laisser mettre à l'écart, sachant pertinemment, que ce soit Caro ou moi, elle nous tapait sur le système. On ne s'adressait pas la parole. Mais elle restait là, parfois même mettant son bras sous celui de Pascal, à vouloir lui chuchoter dans l'oreille. Le pauvre rougissait parfois, et était super mal à l'aise.

Quant Thomas et Caro sont partis, j'ai voulu en faire autant 2 minutes plus tard. J'espérais que Pascal allait enfin me demander de rester. Quant je me suis levée pour partir, il m'a retenue et demandé de rester. Si je ne voulais pas dormir chez lui. Enfin! J'ai fait semblant de réfléchir, d'hésiter, et j'ai accepté.

Je n'étais pas tranquille de le laisser seul avec cette garce de Bekky, qui avait passé la soirée à se balader dans son peignoir, à moitié nue. J'étais à cran.

On s'est installé sur le canapé pour papoter et regarder la télé. La télé était une excuse. On aurait voulu parler, mais l'autre s'était étalée dans celui d'en face. J'étais allongée contre lui, Pascal me faisait de petits bisous dans les cheveux, me caressait le bras. Et elle, elle souriait, en le regardant.

Comme je lui tournais le dos, je ne pouvais pas voir s'ils échangeaient des regards ou pas. Mais je pense qu'elle faisait ça pour m'agacer, et me faire imaginer des choses. Pascal m'a chuchoté qu'on pouvait aussi bien regarder la télé dans sa chambre. J'ai souri et fait oui de la tête. Et on l'a plantée là.

J'espère qu'elle pouvait apprécier de nous entendre rire etc... Je n'ai rien fait pour épargner Bekky.

Vers les 2h du matin, on commençait à s'endormir quant on a entendu des bruits venant du salon, puis des pleurs. Cette pétasse s'est mise à pleurer bruyamment. Pascal s'est levé pour aller voir. Moi aussi, comme je ne le voyais pas revenir. Je les ai trouvé debout vers la cuisine. Pascal la tenait dans ses bras pour essayer de la consoler.

Comme il peut être naïf parfois lui!

Le regard qu'elle m'a lancé prouvait que c'était des larmes de crocodile. Elle a souri. Quelle salope! Au lieu de retourner discrètement dans la chambre, j'ai été vers lui. Il a dit qu'elle s'était blessée et était déprimée, se sentait seule, etc. Pfff, vraiment?

Bekky a continué son cinéma avec les larmes et gros sanglots, bafouillant qu'elle n'avait nulle part où aller, qu'elle ne connaissait personne et que ses "friends" (simples amis) voulait qu'il la jette à la rue en plein hiver. Il n'en fallait pas plus pour que Pascal se sent encore plus mal à l'aise et paumé. Il n'a rien dit, mais je le voyais dans son regard.

Si je relevais la question en lui disant que c'était son problème et pas celui de Pascal, on était parti pour des discussions toute la nuit. Et heureusement, Pascal lui a dit que ce serait bien qu'elle aille se coucher et qu'ils en parleraient demain. Je n'étais pas dupe de son cirque.

Maintenant, il allait falloir que je trouve le moyen de le faire comprendre à Pascal, ou qu'il s'en rende compte!

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Lun. 25 nov 2019 - Bekky dort chez lui?!

Publié le par JaneDo

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Lun. 25 nov 2019  -   Bekky dort chez lui?!  

Caro n'avait pas pu se retenir de débarquer en trombe chez Pascal, dès qu'il est rentré, accompagné de Bekky. Elle n'avait pas eu d'explications de la part de Pascal, quant il lui a ouvert, il lui juste dit de ne rien lui demander, de ne pas poser de questions. Pascal voulait d'abord me parler, avant d'en discuter avec elle.

Pascal l'avait fait entrer, et elle avait passé la soirée là-bas, couchée contre lui à regarder la télé. Forcément, elle s'était posée des tonnes de colle.

Elle n'avait rien mangé, donc Pascal lui a fait à manger. Elle lui a raconté le week-end à Gstaad, il ne s'était pas passé grand chose. Pascal était attentif quant elle prononçait mon nom, et il avait voulu savoir ce que j'avais fait et comment j'avais réagi quant j'ai réalisé qu'il ne viendrait pas.

Bekky a essayé de s'immiscer dans la conversation 1 ou 2 fois, mais ils l'ont tous les regardée comme si elle sortait de la planète Mars. Et ça a été très facile pour elle de ne pas lui adresser la parole, ou de l'ignorer, puisqu'il semblait que Pascal en faisait autant.

Apparemment, Bekky dort chez lui ! Non mais franchement Pascal ? C'est quoi encore cette histoire à dormir à l'envers?

Elle m'a raconté que, à un moment donné, Bekky a dû souffrir de l'attitude de Pascal, parce qu'elle a voulu lui parler. Ils ont été dans la chambre d'amis du fond. Pas celle qu'utilise Jess. Elle aurait voulu avoir le culot d'aller coller son oreille à la porte, mais n'avait pas osé. Donc, elle n'a rien entendu. Mais Pascal avait mis un moment avant de revenir.

Après, il était moins froid avec elle. Pascal lui avait proposé de dormir chez lui, puis a changé d'avis après ça.

Caro voulait que j'appelle Pascal et que j'aille le voir. Moi? Pourquoi ce serait à moi d'appeler? C'est à lui de m'appeler. Il aurait dû le faire dimanche, sachant qu'on était de retour. Donc lundi, j'ai attendu son appel toute la journée. Pascal savait sûrement que Caro avait sûrement dû me raconté.

Tsss, Pascal attendait que ce soit moi qui fasse le 1er pas? Mais, il rêve trop fort lui!

Hors de question que je l'appelle, non mais. Finalement, voyant que je ne faisais rien, Pascal a fini par m'appeler vers les 16h. Grhhh, il aurait pu appeler plus tôt non! Bon, je veux dire, quant j'ai vu son appel, j'étais dans tous mes états, et cuite en entendant sa voix chaude et douce.

Pascal m'a demandé si je voulais bien passer chez lui. Je suis restée un peu distante, j'attendais des excuses pour n'être pas venu et n'avoir même pas appelé. Rien de venait. Pour finir, il m'a demandé si j'avais parlé avec Caro. J'ai acquiescé, mais je suis restée vague; c'était à lui de s'expliquer et pas à moi.

Malheureusement, maintenant, et même ce soir, je ne pouvais pas, j'avais mon souper en famille! Ça m'a un peu retournée.

Et demain soir, je ne pouvais pas non plus, j'étais remplaçante à la partie de cartes de ma frangine avec son équipe de joueurs. La poisse.

Pascal m'a proposé de passer chez lui après mon souper, ou n'importe quand demain... Il voulait me parler. Il était temps. J'étais un peu furax qu'il n'ait rien fait plus tôt. Je ne savais pas encore ce que j'allais faire... Après tout, mon souper ne finira pas tard, et j'étais bien tentée de débarquer chez lui après.

Je ne crois pas que j'aurai la patience d'attendre demain. Pascal aura intérêt de m'inviter à dormir chez lui, puisqu'il l'avait proposé à Caro hier soir.

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Ven. 29 nov 2019 - Mes nuits à pleurer

Publié le par JaneDo

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Ven. 29 nov 2019  -   Mes nuits à pleurer

Wahh j'en ai marre! J'avais complètement perdu de vue les problèmes que le père à Pascal fait pleuvoir sur nos têtes. J'ai décidé de m'y mettre et je suis en plein dedans. Pour la plupart les délais sont dépassés, mais bon. La moutarde me monte au nez. A quoi servent les lois?

Nos administrations sont donc si facile à utiliser, même pour un américain? Donc, il suffit juste d'être blindé de frics et tout marche comme sur des roulettes suivant votre désir! Pays démocratique et neutre, mon cul, il n'y a que le fric qui compte finalement! Je suis verte de rage.

Ce soir, j'ai une réunion de famille pour discuter de nos propriétés au Libéria. A 2 c'est déjà pas facile, alors à 4, c'est carrément mission impossible. J'ai déjà mal à la tête, parce que je sais qu'ils vont tous parler en même temps, et au final, on aura rien réglé.

Ma mom venait était du Libéria, un pays anglophone. L'anglais est ma langue maternelle, et le français, ma langue paternelle. Je me souviens au début quant ma sœur et moi étions en Suisse, chez ma grand-mère, on se parlait qu'en anglais, quant on ne voulait pas qu'on sache de quoi on parlait, même à l'école.

Je me souviens de nos lits côte à côte à l'étage chez la grand-mère et de nos longues conversations. On parlait toujours en anglais bien sûr. Je rêvais aussi en anglais. Le français semblait inadapté pour s'exprimer clairement. Et pourtant, on allait à l'école catholique française.

Je pense que c'est depuis là que j'ai pris l'habitude de prendre une info, soupesé avant de vocaliser ce que j'avais à dire. A cette époque, je devais d'abord comprendre ce qu'on me disait en français et traduire dans ma tête. Parce que mon pauvre ami, l'accent vaudois c'était du charabia et dur à comprendre!

Nos parents nous manquaient terriblement, nos frères et sœur aussi. Je faisais tout pour éviter que ma sœur, qui avait quelques mois de moins que moi, et qui avait dû me suivre en Suisse, ne passe la nuit à pleurer. Mes parents n'auraient jamais réussi à m'envoyer ici sinon.

Je passais quand même un bon moment à pleurer en silence, et je me suis rendue compte que ma sœur aussi. Notre famille, la sécurité de la famille, les bruits, le soleil, la plage, tout nous manquait. Je me souviens qu'avant de venir ici, je passais des nuits entières à enregistrer les odeurs, les bruits, à faire le tour de la maison.

Afff, ces souvenirs me crève le cœur, j'ai perdu ma mom alors que j'étais ici, et elle si loin. Je n'avais même pas pu lui dire au revoir. Ni la serrer dans mes bras une dernière fois et lui dire combien je l'aimais, et que je ferai toujours tout pour qu'elle soit fière de moi.

Hahhh, je vais refermer ça dans un tiroir de ma tête, sinon je vais pleurer.

Ce soir, j'aurai beaucoup de lecture et de traduction à faire, étant la seule qui maîtrise les 2 langues depuis toujours. Et demain, il y a l'anniversaire de mon frère et de ma nièce...

Je voulais absolument monter au chalet, ne serais-ce que pour ne pas laisser penser que je faisais la gueule à cause de Caro ou Bekky.

Mais, on dirait que ça va être mission impossible. Tous les copains de Pascal vont penser que j'ai été mis hors course, et ça me fait grimper au plafond. Fait chier.

19h40 - Mon frère est arrivé à 17h30. On a discuté un bout, mais les 2 frangines ne sont pas encore là. Mon frère est donc parti voir son fils à Lucens. 4km d'ici. Ma soirée est rappée! J'attends... 23h13, fin, ils sont partis. Trop tard toutefois pour aller à Gstaad ! Ça c'était mieux passé que je l'aurai cru. Pas autant de prises de têtes.

23h15 - Petit message à Pascal pour dire que ma réunion était over, qu'il me manquait, et que je m'excusais pour hier.

23h37 - Il me demandait si je voulais venir chez lui?

Ha? Je lui ai renvoyé un message pour demander; "Chez lui, Gstaad? Ou chez lui, chez lui?" Pascal m'a répondu avec la même tournure de phrase; "Chez lui, chez lui (Home)". Alors j'ai répondu; "Oh oui alors...". Me faut 1 petite 1/2h pour sauter dans un training et j'arrive.

En fait, j'étais déjà en training, mais, je voulais me doucher, pour enlever l'odeur de fumée. Me coiffer, au lieu du bandeau que je portais qui m'avait plaqué les cheveux sur le devant de la tête. Être propre et sentir bon quoi, et pas sentir comme un cendrier.

J'étais trop contente que Pascal ne soit pas monté au chalet. Tant mieux. Au moins, je pouvais le voir un petit moment.

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Dim. 24 nov 2019 - Bekky toujours chez Pascal

Publié le par JaneDo

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Dim. 24 nov 2019  -   Bekky toujours chez Pascal 

J'en ai marre. Rien ne peut expliquer le silence radio. Pascal n'était pas chez lui. Assise dans son salon à attendre, je me suis demandée si ce n'était pas trop facile de me servir sur un plateau, pour qu'il me serve une explication qu'il avait eu 48h à préparer? De toute façon, c'était clair, j'arrête de le harceler.

Pascal avait eu tout le temps du monde pour me rappeler! Même sur la Lune, il y a des radio pour contacter la Terre! Je me demande ce qu'il va inventer cette fois!

J'imagine que Pascal devait s'attendre à me trouver chez lui, et je me demandais si c'était vraiment une bonne idée d'être là à l'attendre!!! Il avait certainement eu le temps de réfléchir à ce qu'il allait raconter. Peut-être que c'était préférable de le forcer à devoir m'appeler, au lieu de lui faciliter la tâche, en étant là dans son canapé.

D'ailleurs où était-il? Pourquoi n'était-il pas à la maison? Est-ce que je devrais plutôt m'inquiéter qu'il lui soit arrivé quelque chose?

Noooon, non non, Thomas l'avait eu en ligne, et s'il y avait quoi que ce soit, on l'aurait su. Je ne pouvais pas imaginer que Pascal ait pu tout simplement décidé de passer le week-end avec Bekky en m'envoyant me pendre ailleurs, à Gstaad, pour être tranquille. J'étais follement impatiente d'entendre ce qu'il avait à dire!

Si c'était vraiment le cas, ce serait vraiment horrible... Non, je n'arrivais pas à croire qu'il ait pu nous faire ça...

En attendant, l'attendre n'était pas une bonne idée. Autant lui compliqué la tâche, et l'obliger à devoir m'appeler. Ce qui m'embêtait, c'est qu'il risque d'attendre qu'on se retrouve face à face, pour me balancer une explication quelconque. Il doit penser que j'étais si facile à berner... Mais, pas cette fois...

En partant, j'ai remarqué que Caroline l'attendait sur le balcon... Je vois qu'elle avait eu la même idée que moi. Caro sait que j'ai la clé chez Pascal, alors je n'ai pas eu à faire le tour pour aller lui parler. J'ai réussi à la convaincre d'attendre, comme moi, que Pascal soit forcé de nous contacter. Il a intérêt de m'appeler en 1er!

Moi, je vais aller me mettre au chaud et lécher mes plaies.

Je savais que Caro aller passer son temps à surveiller l'appartement de Pascal. Et en effet, vers 21h, elle m'a appelée complètement affolée, pour m'apprendre que Pascal était toujours avec Bekky, ils étaient rentré ensemble. Donc, elle était toujours là? Sa voix tremblait. On les avait laissé vendredi, et dimanche, ils sont toujours ensemble.

Mon cœur a été empalé au sous-sol. Donc, Pascal s'était bel et bien débarrassé de nous! Wah, ça me fout la rogne!

Et d'après ce que me raconte une Caro complètement congelée, quant elle m'a rappelée vers minuit, il semblerait que Bekky allait passer la nuit là!!! Caro était prête à foncer chez lui. Bekky s'était mise à l'aise en training. Vers les minuit, elle s'est mise à lui tourner autour en déshabillée transparent et tout.

Si congelée qu'elle avait de la peine à parler correctement. Paniquée, déstabilisée, elle était au bord des larmes la pauvre. Heu, moi aussi!

Pascal était passé chez Thomas. Bekky était installée dans le canapé. Donc Thomas savait tout et il n'avait rien dit? Là, j'ai eu toutes les peines du monde à l'empêcher de débarquer en trombe chez Pascal.

Puis, j'en ai eu marre jouer l'empêcheuse de tourner en rond. Si elle voulait aller se ridiculiser, elle n'avait qu'à y aller. Après tout, j'aurai peut-être alors un bout d'info? Hum, moche de l'envoyer au casse pipe à ma place ! Et ça m’enrage grave que Pascal n'ait toujours pas appelé.

Comment ose-t-il faire ça alors que notre relation est encore fragile! Surtout après le coup qu'il m'a fait à son retour!!!

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Sam. 23 nov 2019 - Week-end trouble...

Publié le par JaneDo

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Sam. 23 nov 2019  -    Week-end trouble...

Le samedi a commencé doucement. De mon côté, j'étais remplie d'espoir de voir Pascal arriver enfin. Midi, il n'était toujours pas là. Je commençais à m'inquiéter. Mais surtout à m'énerver intérieurement. Pourquoi ne répondait-il pas à son fichu natel. Clairement il évitait nos appels, parce que Pascal ne répondait pas à Caro non plus.

Pourquoi est-ce que c'est toujours compliqué avec lui! Il fait toujours des trucs pas net qui me font grimper au plafond. Je commençais sérieusement à en avoir marre. Je me rends compte que tout ce que Pascal m'avait raconter, ses supposés explications, étaient de la foutaise pure et simple.

Il avait dû bien s'amuser de voir à quel point c'était facile de m'endormir avec quelques mots. Mais, pourquoi se casser le cul à faire ça? Il n'avait qu'à me jeter, non? Pourquoi me raconter des conneries? Dans quel but? Juste parce que c'était amusant de me voir me bercer d'illusions?

Hahhh, plus les heures passaient, plus je bouillais de l'intérieur. Pascal ne répondait toujours pas à mes appels.

Pour finir, j'avais l'impression d'être une merde qui le harcelait. Alors j'ai arrêté. Ça me faisait chier d'être coincée au chalet. Si ça ne tenait qu'à moi, Caro et moi serions parti illico presto. Mais, ne sachant pas s'il allait tout de même venir, c'était difficile de se décider.

On aurait l'air fine si on partait et que Pascal arrivait entre temps. Si on revenait, on aura l'air complètement stupide et d'être là que parce qu'il était présent. Grrhhh. Mais, s'il ne venait pas aujourd'hui, on était décidée à partir demain vers midi. J'avais hâte de rentrer et d'aller chez Pascal.

Je l'attendrais le temps qu'il faudra s'il n'était pas là quant j'arrive. Il faudra bien qu'il rentre à un moment ou un autre.

L'angoisse ou l'inquiétude avaient disparu pour faire place à la colère. Je n'ai pas quitté le chalet de la journée. J'ai préféré rester à lire au coin du feu. Et aussi pour surveiller la porte. En fin de journée, j'en avais assez, je ne rêvais plus que de partir. J'ai même imaginé filer pendant la soirée, ni vu ni connu.

Mais il y avait toujours un espoir que Pascal arrive pendant la soirée. Alors on avait que le choix de rester encore. Aussi un peu par fierté. Caro piaffait sur place elle aussi. Elle avait aussi tenté d'appeler Pascal à mille reprises sans succès.

Caro m'a raconté que Thomas était au courant pour Bekky, qui pensait qu'ils étaient ensemble.

Apparemment, Pascal et Thomas avaient parlé au téléphone. J'ai failli lui emprunter son natel pour l'appeler, mais je ne savais pas comment m'y prendre sans avoir l'air trop cruche et désespérée. Thomas avait dit que Pascal arriverait dans la soirée, mais c'était carrément faux. C'était pour nous leurrer.

Dire que le week-end prochain c'est Thanksgiving! En plus, j'ai l'anniversaire de mon frangin, donc je ne sais pas si je pourrais monter, et je suis dans cet état... J'en ai marre! Dire que je me réjouissais de son retour! Quelle désillusion!

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Ven. 22 nov 2019 - Bekky? Encore!

Publié le par JaneDo

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Ven. 22 nov 2019  -     Bekky? Encore!

Pascal devait passer nous prendre chez Caro. J'y étais déjà quant il a appelé pour dire qu'il avait un contre-temps, et qu'il nous rejoindrait là-bas plus tard. Beuh! On était perplexe, ça ne lui ressemblait pas. Et donner si peu d'explications, enfin, carrément aucune??? Trop louche!

Pourquoi est-ce que les choses devaient toujours être si compliqué avec Pascal ???

Étonnée et curieuse, on s'est demandé si on ne devait pas aller jeter un œil chez lui avant de partir. Si on ne le faisait pas, on risque d'y penser tout le long du chemin et regretter de ne pas au moins avoir été voir. Pascal était peut-être seulement coincé au boulot.

Mais on en a été pour notre grade... Pascal était bien chez lui, mais il n'était pas seul, et ce n'était pas Jess mais Bekky. Bon Dieu, qu'est-ce qu'elle faisait là? Depuis combien de temps était-elle là? Pourquoi Pascal ne m'avait rien dit? Que cachait-il encore? Pourquoi?

Est-ce que Pascal avait prévu dès le début de nous dire de partir sans lui? Est-ce que tout ça était planifié d'avance? Ha, peut-être qu'elle avait juste fait un crochet par la Suisse... Oui, mais, pourquoi le cacher? Peut-être qu'il venait plus tard parce qu'il la raccompagnait à l'aéroport?

Ce n'était pas très malin de l'avoir invitée chez lui... Pascal savait bien que j'avais la clé de chez lui! Après s'être fait prendre en flag avec Caro, maintenant ça! Je me sentais fatiguée de jouer aux montagnes russes avec mes sentiments.

Mais qu'est-ce que cette femme faisait donc chez lui, alors qu'on l'attendait comme 2 cruches?

J'ai eu toutes les peines du monde à empêcher Caro de débarquer chez lui. Je préférais attendre. On verra bien s'il nous parlera d'elle, s'il mentira ou fera semblant de rien. J'étais très curieuse.  Je voulais voir la tête qu'il fera quant il arrivera au chalet. Je serais même capable de ne pas en parler du week-end et de lui faire une scène en rentrant s'il ment.

Maintenant, fallait juste convaincre Caro de se taire...

C'était une des plus longue soirée que j'avais vécu depuis des lustres. Pascal n'est pas arrivé avant qu'on sorte boire des verres dans notre bar habituel. Et il ne s'est pas montré non plus au bar. A 3h du matin, j'en avais assez et je pensais qu'il pourrait être au chalet à nous attendre. Il avait dû penser qu'il était un peu tard pour nous rejoindre.

Pascal n'était pas au chalet. J'ai regardé partout. Même dans l'attique; rien. Il n'était nul part.

J'ai hésité à l'appeler. Peut-être un peu tard. La boule à l'estomac me disait de le faire quand même, mais je n'ai quand même pas osé. Vraiment trop tard. J'étais triste qu'il n'ait pas pensé m'appeler, au moins pour dire qu'il ne venait pas ce soir. J'ai eu de la peine à dormir. Caro aussi. On a disséqué les quelques mots échangés en cherchant des réponses.

Bon... Il sera là demain, alors il suffisait d'être un peu patiente... Pourtant, si j'avais été seule dans ma chambre, j'aurai pleuré. J'avais l'impression d'avoir été abandonnée, qu'il m'avait posé un lapin, qu'il n'avait pas prévu de venir ce soir, mais seulement demain. Qu'il voulait juste se débarrasser de nous pour passer une soirée tranquille avec Bekky.

Ahhh, peut-être que je fabule encore. D'après ce que j'avais eu le temps de voir, quant Bekky avait voulu s'asseoir sur ses genoux, Pascal s'était aussitôt redressé pour l'en empêcher...

Hum... Peut-être qu'il n'était pas si content que ça qu'elle soit chez lui? Peut-être que c'était elle qui avait insisté pour y aller? Ou peut-être qu'il s'était souvenu qu'il n'avait pas voilé sa fenêtre?

Yaaaaah! Stop! Mal à la tête. Je débloque. J'imagine des choses. Pause. Vaut mieux attendre que Pascal s'explique au lieu de recommencer avec mes doutes. Je me déteste tellement d'être comme ça. Mais, dans mon calvaire, au moins ce soir, je n'étais pas la seule à me faire des films. L'angoisse me tenaillait l'estomac.

Dès que Caro s'est endormie, après avoir tourné et tourné encore, j'ai été dormir dans le lit à Pascal. Je voulais être là quant il arrive. Et dormir dans son lit me donnait l'impression d'être près de lui. Carrément enfantin! L'empêche, d'être dans son lit, je me suis sentie plus rassurée. Mais bordel, qu'est-ce que Bekky faisait chez lui?

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Jeu, 21 nov 2019 - Plus spontanée...

Publié le par JaneDo

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Jeu, 21 nov 2019  -     Plus spontanée...

Jeudi soir, j'avais toujours envie d'entendre Pascal, envie de lui parler, d'entendre sa voix. Je me suis encore demandé si Pascal et Caro sont resté ensemble hier? Sûrement. Ils étaient probablement encore ensemble aujourd'hui. Le besoin de savoir me bouffait, mais bon.

Il ne reste plus que des effluves de ce qui s'était passé ce funeste jeudi. Dire que c'était il y a à peine une semaine. Ces effluves me rappellent que j'avais beaucoup pleuré, eu l'impression d'être déchirée, brisée de l'intérieur. Mais, je n'étais plus aussi dévastée, comme je l'ai été sur le moment et le jour d'après.

J'avais oublié qu'on avait été en vacances les 3 ensembles. Caro s'était toujours comportée normalement, comme lors de ces 2 jours à Gstaad. Elle, elle allait vers Pascal, sans se préoccuper de moi. Pour elle, c'était son petit ami. Je me rends compte qu'avant, c'était Pascal qui mettait des barrières entre eux quant j'étais là, certainement pour me ménager.

Pascal m'avait trop "protégée", peut-être parce qu'il savait que j'étais plutôt "coincée". En fait, je me rends compte que j'évitais de me laisser aller, quant on n'était pas seul. Aussi pour que Caro ne me copie pas. Ridicule. Elle, en attendant, se laissait porter par ses envies et va vers lui, se pend à son cou, saute dans ses bras, lui dit qu'elle l'aime... alors que moi ben... je reste effacée.

Quant elle est là, c'est Pascal qui vient vers moi, je ne fais pas un geste. J'évite devant elle, de me coller à lui, de lui dire combien je l'aime, de m'enrouler dans ses bras dès que j'en ai l'occasion... Je suis beaucoup plus spontanée quant on est rien que les 2. Tout ça parce qu'elle est là? Nul. Je me retiens comme une idiote...

Hahhh, va falloir que j'essaie de changer ça! Si je continue comme ça, Caro ne fera que gagner du terrain. Pascal est toujours très tendre et câlin, faut que j'évite que ce ne soit qu'avec Caro. Sinon, elle va se demander pourquoi il me met toujours en 1er!

Mais, ce week-end, j'ai constaté que Pascal avait arrêté de faire ça... Il avait changé.

Vers minuit, Pascal m'a appelée et on est resté des heures au téléphone... Il n'a pas cacher qu'ils ont été manger ensemble et se sont balader en ville après mon départ. Il avait eu envie de se balader, voir les lumières, sentir la ville qui grouille, qui vit, de retrouver ses repères. Je lui ai demandé s'il avait encore le cafard, et il a dit que non.

Pascal a rigolé; non, le cafard s'était évaporé avec le petit drama qui avait éclaté le jour de son retour. Ha ha!

J'ai rigolé, même si quelque part dans ma tête, je me suis dit qu'il avait du culot de me reparler de ça de manière si détaché. Et je me suis rappelée que je lui avais dis que ça avait disparu, que je ne ressentais plus ce gros chagrin, cette impression d'étouffer. Hum, quand même un sacré culot!

J'ai pensé que Pascal me testait peut-être, qu'il était curieux de voir ma réaction...

Vers la fin de notre conversation, Pascal a cherché à bâcher... j'avais entendu une voix de femme. Je lui ai demandé si c'était Caro, Pascal ne m'a pas répondu, il a seulement dit qu'il m'expliquerait! M'expliquer quoi? Du coup, l'angoisse m'a submergée; M'expliquer? M'expliquer quoi?

Il suffisait juste de dire que Caro était chez lui... Je ne comprenais pas. Ça m'a pourri un moment, puis, j'ai laissé coulé. Y pas de raison que je me torture pour rien. Je finirais bien par le savoir. Pascal ou Caro m'en parlera. Donc, pas besoin de me faire des films.

Mais j'ai pensé que c'était toujours pareil ; tu donnes la main et on t'arrache le bras! Peut-être que j'étais un peu trop.. arrangeante? compréhensive? Stupide? Peut-être même un peu aveuglée par mon besoin de lui? Peut-être que quelque chose de plus... sinueuse... est en train de se dérouler sous mon nez et que je ne sentais rien?

Peut-être que je me pose trop de questions! Quant je pense aux efforts que je fais pour toujours avoir l'air sûre de moi, calme, mesurée... Comment Pascal se douterait-il que je passe mon temps à me chier dans la tête, que je manque de l'assurance que je montre?

Pascal ne se doute pas que je suis insécure et terrifiée à l'idée de perdre son amour! Non, de perdre ses faveurs!!!

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Mer, 20 nov 2019 - Nostalgie...

Publié le par JaneDo

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Mer, 20 nov 2019  -     Nostalgie...

Wahhh, j'étais encore étonnée... j'allais dire choquée, mais c'est plutôt surprise, étonnée... par l'attitude de Yumi. Elle est ami avec Pascal et Thomas depuis des siècles, je ne l'aurais jamais imaginé, qu'elle aurait osé devant notre gueule, dire à Pascal de nous larguer pour aller manger avec elle et ses amis.

Rohhh, et sa manière de nous regarder de haut! J'en reviens pas. Wahh, gonflée quand même! Maintenant, je ne vais plus me forcer à composer avec elle. Yumi n'avait vraiment pas été très sympa... Yumi!

On s'est arrêté pour prendre un dernier verre sur Lausanne, avant que Pascal me dépose à ma voiture. Une petite croute grise avec des pneus d'été. En fait, je ne sais pas si c'est des pneus neige ou des pneus d'été. J'ai remarqué qu'elle glissait sous la pluie, alors je n'aurai jamais pris le risque de monter avec ce tas de ferrailles. Too risky!

Déjà là, j'avais commencé à ressentir de la nostalgie pour ces quelques jours, en vase clos, au chalet. J'ai envie de retourner là-bas, de reculer le temps. Hahhh!

On peut appeler ça des retrouvailles. Je crois que je n'ai plus mal, parce que, même quant j'ai essayé de repenser aux sentiments confus et destructeurs que j'éprouvais alors que je les écoutais faire l'amour, rigoler, s'amuser... je ne retrouvais plus cette peine que j'avais cru profonde. Bon, je crois qu'il faut que je fasse un gros gros effort...

Dès que j'ai pensé ça, je me suis demandée où j'en étais avec mon plan de rompre avec Pascal. J'ai fait la grimace. Arhhh, je devrais, mais je n'en ai pas envie.

En rentrant chez moi, après mon souper, j'ai été prise d'assaut par la paperasserie que j'avais laissé traîner, dont je devais m'occuper. Merde, et je n'en avais pas envie non plus! Alors, j'ai fait un tas et je les ai planqué sur l'étagère, pour ne plus les avoir sous les yeux.

J'avais envie d'entendre Pascal, et j'ai voulu l'appeler. A ce moment là, je me suis demandée s'il était resté avec Caro après mon départ. Sûrement. J'ai pensé alors appeler Caro, mais, s'ils étaient ensemble, Pascal se demandera pourquoi je l'appelle elle et pas lui. Aaaaa... tu es une stupide idiote ma fille! Et tu disais vouloir faire l'effort de changer de comportement? Baka! Me voilà plantée là, étouffée, emprisonnée par mes propres barrières!!!

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