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Jeu - 03 Déc 2020 - Savoir sans savoir

Publié le par JaneDo

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Jeu - 03 Déc 2020  - Savoir sans savoir

6h chez Didine pour ses paperasseries. En fait, 1 seule lettre sur laquelle on a travaillé pendant 6h! Heureusement que j'avais l'excuse de devoir partir pour aller chez Landi avant la fermeture. Elle a voulu qu'on aille ensemble, parce qu'il y en avait un près de chez elle. Je ne serais jamais arrivée à celle de Moudon à temps!

Natasha, la femme qui lui fait du bureau, est arrivée vers 12h30. Elle est repartie en voyant que j'étais là. Je n'ai atterri chez moi qu'à 20h. Épuisée.

Dire que j'ai promis de passer chez elle pour l'aider 2x par semaine. Ma faute, totale idiote, je me prends moi-même dans les filets qui m'énervent. Toujours été comme ça.

Bon, j'adore ma sœur, alors voilà... J'adore ma famille. Merci mom, merci Dad.

Je suis passée à ma maison pour ramasser quelques affaires et j'ai filé chez Pascal. Je suis peut-être rentrée, mais Pascal ne pouvait pas me toucher. Ça risquait de faire péter ma cicatrice. Je me suis sentie obligée de lui montrer. La vue de la cicatrice, la blessure, l'a fait frisonner.

Depuis, Pascal marche sur des œufs et fait hyper attention même quand il me prend contre lui. Le pauvre, ça me fait rigoler... Il évite de me serrer trop fort, et ne passe plus ses bras autour de ma taille.

Pascal ne voulait pas monter à Gstaad ce week-end. Il pense que sa place est près de moi. Il savait que Thomas m'avait demandé de céder ma place. Je lui ai dis que ça irait. Je sais qu'il adore les sports d'hiver. En fait, les spots tout court. Il aimait être avec ses copains. Loin de moi l'idée de l'en privait.

Pascal dit qu'il n'y avait pas assez de neige pour skier. Contrairement à ce que je pensais, il avait l'air de vouloir passer un week-end en tête à tête, loin de la foule. En autarcie. Que les 2. Tout à coup, il m'a dit qu'il allait demander à Caro de rester, et que je monte avec lui.

Bien sûr, ça m'embêtait un peu de le voir partir avec Caro tout le week-end. En même temps, être seule le week-end, ça me va aussi. En plus, vu mon état, il ne pouvait pas me toucher. J'ai hésité. Il fallait que je réfléchisse. Finalement, je lui ai dit d'y aller sans moi.

En rigolant, je lui ai rappelé qu'on ne pouvait pas faire l'amour pour l'instant, que j'étais sûre que Caro ne se gênerait pas de lui faire des avances. Ça ne l'a pas fait rigoler. Je pouvais lire de la culpabilité sur son visage. Pascal m'a demandé comment je pouvais plaisanter avec ça.

Je lui ai rappelé que qu'on était ensemble, Caro, lui et moi, pendant des années. Que je ne pensais pas que c'était si facile de se séparer après si longtemps. Je ne voulais juste pas qu'on me prenne pour une idiote et qu'on fasse les choses dans mon dos. J'espérais juste qu'ils soient discret.

Je devinais qu'ils étaient "ensemble" à Gstaad. C'est difficile de résister à Caroline. Je sais bien qu'il l'aime toujours. Pascal avait rougi, j'ai fait semblant de ne rien remarquer.

J'ai précisé que j'espérais qu'ils fassent tous les 2 attention, que personne ne puisse deviner ce qui se passe.

Je ne voulais pas passer pour l'idiote de service. Je ne voulais pourtant pas de confirmation. Je lui ai dis que j'aimerai bien qu'ils fassent tout pour que je ne puisse ni le sentir, ni m'en douter non plus. Je sais que c'était difficile. Je voulais éviter de me sentir prise de jalousie.

En me levant pour aller me faire un dernier café, je lui ai dis que je n'étais pas dupe de l'arrivée de Caro tout à l'heure.

Pascal restait tétanisé, la tête basse. Tout à coup, il a dit qu'il avait quelque chose à me dire. J'ai tout de suite devinais qu'il pensait avouer ce que j'avais vu l'autre jour. Je l'ai coupé en lui rappelant que je ne voulais pas de confirmation. C'était préférable d'avoir des doutes. Je préfère.

Je ne voulais absolument pas qu'il m'avoue quoi que ce soit. Sinon, après ce sera l'enfer. Qu'est-ce qui l'empêcherait de me dire en face qu'il allait chez elle. Je ne voulais pas de ça. Je ne pouvais pas l'empêcher de tenir à Caro, ni de l'aimer alors autant fermer les yeux. Tant qu'il agissait normalement avec moi et me chérissait, ça me suffirait.

Je savais très bien que demain, au boulot, il aurait tout le temps de parler avec Caro...

Je ne pouvais rien y faire. Je n'aurai peut-être pas dû en parler sans réfléchir. Je risquais de regretter tout ce que j'ai dis. C'est pour ça qu'en général, je la ferme et réfléchi avant de parler. Là, j'avais peut-être parlé trop vite.

Je voulais tellement me montrer cool, que j'ai peut-être moi-même tiré la flèche dans mon propre coeur. Quelle tarte!

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Mer - 02 Déc 2020 - Temps de rentrer

Publié le par JaneDo

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Mer - 02 Déc 2020  - Temps de rentrer

Peut-être la peur de perdre Pascal, peut-être mon manque de confiance en moi, tout en est-il que j'ai pensé qu'il était temps que je rentre. Je suis arrivée chez Pascal vers les 20h. De toute façon, au lieu de me mastiquer la tête, autant rentrer pour couper court à tout éventuel rapprochement entre Caro et Pascal.

Pascal était si heureux de me voir, encore plus de savoir que je restais. Il aurait voulu que je le prévienne. Lui non plus n'aime pas trop les surprises. Pascal était nerveux. J'étais résolue à ne pas le laisser s'approcher de son natel. Je me suis jetée dessus quant ça a sonné.

C'était Caro qui lui demandait si elle devait prendre quelque chose... J'ai deviné qu'elle pensait passer chez lui!

Pascal, lui, m'a fait croire qu'elle demandait ça pour ce week-end, pour Gstaad. Hum, ils ne pensent quand même pas que je suis aussi idiote. C'est moi qui lui ait lu le message. Je lui ai demandé si je pouvais la rappeler avec son natel et lui dire qu'elle n'avait rien à prendre... ou peut-être un de ses fameux gâteau.

Pascal a sourcillé. Hum, va falloir que je fasse attention de ne pas me faire avoir, que je tienne ma langue.

Comme il n'arrivait pas à l'avertir, il a fini par dire qu'elle pensait peut-être faire un saut chez lui, et lui amener de la bouffe. Il m'a dit qu'elle s'inquiétait qu'il ne mange pas depuis que je ne suis pas là. Intérieurement, ça m'a fait rigoler.

J'imagine qu'il voulait l'avertir de ne pas débarquer chez lui. Je me demandais quoi faire si elle se pointait.

J'avais fait attention de vérifier les stores. Être sûre qu'on pouvait voir la lumière, mais pas qui était à l'intérieur. Je me demande si je n'aurai pas dû le laisser l'avertir et continuer à faire l'ignorante. Peut-être. Un peu après 22h, la voilà qui se ramène. Elle tenait un Tupperware entre les mains, avec de la salade de fruits.

Me prenant pour une idiote, Caro a corroborer l'histoire de Pascal...

Ils n'ont pas pensé que je pourrais me demander pourquoi si tard??? Bon, je me rappelle lui avoir moi-même demandé de s'occuper de Pascal. Je ne voulais pas qu'il se sente seul. Maintenant, je le regrettais un peu. Je l'ai invitée à rester. J'ai remarqué les regards échangés, et continuer à faire comme si je ne voyais rien.

Caro avait violemment rougi. Je la connais et dès qu'il y a un problème, elle devient écarlate.

On a mangé la salade de fruits ensemble. J'ai dû me forcer, parce que je n'avais vraiment plus faim. Je restais guillerette, souriante. L'idiote de service quoi. J'ai proposé de la raccompagner. Pascal a dit qu'il le ferait, que je devrais me reposer. Je suis sortie fumer sur le balcon. J'étais un peu inquiète qu'ils puissent se parler, sans mon oreille!

Mais, surprise; Pascal l'a raccompagnée jusqu'à la limite du jardin, et vérifier de là, qu'elle rentre sans encombre. Il est revenu en courant. Il faisait froid et il n'avait pas pris sa veste.

Il est rentré vite prendre sa veste pour ressorti se coller à moi.

J'ai vu une silhouette se glisser au bout du jardin. Je savais que c'était Caro. Alors, pour qu'elle puisse profiter du spectacle, je l'ai laissé me câliner, me faire des bisous.

Ça a dû lui faire un peu mal. J'imagine qu'elle espérait une autre fin pour sa soirée. Mais, j'étais là maintenant. Fini les complots. Je m'occuperai moi-même de mon petit homme à moi.

Ma langue me brûlait; j'aurai voulu lui demander s'il aurait préférer passer la nuit avec Caro??? Non, impossible. Je ne le pense pas. Ce serait super bête de le faire penser à elle, ou commencer à se demander si oui ou non, il aurait voulu qu'elle soit là, à ma place. Oui, ce serait vraiment la pire chose à faire.

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Mar - 01 Déc 2020 - Failli flancher!

Publié le par JaneDo

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Mar - 01 Déc 2020  - Failli flancher!

Ma cicatrice semble en bonne voie. J'ai moins mal. Ça commence juste à picoter. Ce qui veut dire que ça guérit!

J'attendais que Flora m'appelle pour que j'aille corriger ses trucs. Pas du tout envie, mais bon. Finalement, vers 18h, alors que je ne m'y attendais plus, ma sœur a enfin appelé pour me dire qu'elle n'avait pas pu avancer, parce qu'elle avait le petit Liam. Trop chou ce gamin. J'étais soulagée. J'aurai pu l'appeler en 1er, mais je ne l'ai pas fait.

Je pensais à Pascal, me demandait ce qu'il pouvait bien faire. J'ai eu envie de le rappeler.

On s'était parlé plus tôt, et j'espérais qu'il me rappelle. J'avais envie d'entendre sa voix. Trop fière pour l'appeler moi. Pourvu qu'il me rappelle. J'ai pensé aussi à sa manière de me serrer dans ses bras l'autre jour quand je suis passée chez lui, clair qu'il se sentait coupable de quelque chose.

Même si je ne savais pas ce qui s'était passé entre Caro et Pace, c'est ce que j'aurai pensé immédiatement. Il évitait mon regard en plus, comme si j'aurai pu lire dans ses yeux.

L'air de rien, je commençais à paniquer. Il y a des jours plus durs que d'autre. Je regrettais même d'être retournée chez moi. J'ai même pensé que j'aurai dû rester près de lui, pour qu'il soit à mes côtés, alors que je souffrais le martyre après l'opération. Au lieu d'être toute seule chez moi...

Puis, j'ai secoué la tête; "ça va pas, depuis quand est-ce que j'agis en fonction d'un mec?" Reprend toi ma petite!  Je devais rester moi-même, et pas une pâle copie.

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Lun - 30 Nov.2020 - Pas courageuse

Publié le par JaneDo

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Lun - 30 Nov.2020  - Pas courageuse

Je suis rester tranquille aujourd'hui. J'avais l'impression d'être passée sous une presse. Mal partout, courbaturée. Par contre, mes maux de tête ont disparus grâce à ma frangine. Elle m'a dit que ça pouvait être un nerf coincé.

J'ai pensé qu'il était temps que j'aille voir un rebouteux. En attendant, j'ai pensé faire quelques stretchings au niveau des épaules et ma nuque.

Après quelques mouvements, mon mal de tête s'est envolé! Wahhh! Cela faisait presque 10 jours, sinon plus, que je prenais un calmant de plus avec tous mes autres médics habituels, rien que pour le mal de tête. Je revis.

C'est un autre monde sans mal de tête. Sans tournevis qui tournicotait dans ma tête. Je me sentais légère.

Je me réjouissais d'aller mieux et de bientôt pouvoir retourner chez Pascal. En Autruche débile, je n'osais pas aller surveiller Pascal et Caro. Bizarrement, Caro était aux abonnés absents. Elle ne répondait pas à mes appels, ni à mes messages. C'était décevant. Je me sentais encore plus trahie.

Rien que ça signalerait à n'importe qui, qu'elle me cachait quelque chose. Je me sentais trahie par ma copine... Parlé longuement avec Pascal en début de soirée. Une fois qu'il était rentré du boulot. Peut-être que je me fais des idées, j'ai eu l'impression que Pascal se renseignait.

Comme s'il voulait s'assurer que je ne débarquerais pas à l'improviste. J'ai ravalé mes larmes et fais semblant d'être de bonne humeur. Mais je n'ai pas caché que je souffrais encore beaucoup.

J'ai aussi prétendu que mon neveu allait arriver. Alors je devais raccrocher.

J'ai hésité après avoir raccroché à aller chez Pascal. Dans ma tête, il était clair que, si j'allais jusque là-bas, ce serait pour le voir, et non rester dans ma voiture à l'épier. J'avais peur d'y trouver Caro. Ça m'aurait détruite.

Finalement, je n'étais pas encore assez bien pour être courageuse. Je n'aurais pas supporter de voir Caro dans ses bras.

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Dim - 29 Nov.2020 - Nid de douleurs

Publié le par JaneDo

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Dim - 29 Nov.2020  - Nid de douleurs

Ok, quoi que je fasse, cette bande me hantait, il fallait que je l'écoute. J'en avais aucune envie. Je n'avais pas envie d'écouter, et certainement pas envie de voir la preuve de la trahison de mon homme. Mais, il fallait que je le fasse pour savoir ce que je devais faire.

Je ne voulais pas les entendre faire l'amour, mais j'ai dû. Je ne savais pas quant ils se mettraient à parler. Ça fait mal.

Mais c'est seulement après que Pascal lui a demandé de garder sa langue. Qu'il savait qu'elle risquait de m'en parler, et il lui a demandé de promettre. Je ne devrais jamais apprendre ce qui s'était passé ce soir. Jamais. De toute façon, il nierait tout, ça risquait de tout gâcher.

Il ne lui le pardonnera jamais. Après ça, ce sera facile de l'écarter de nos vies. Caro a fini par promettre. Elle ne dira jamais rien.

Caro a roulé sur elle-même et s'est levée, probablement pour partir. Pascal l'en a empêchée, l'a prise dans ses bras et ils se sont mis à s'embrasser. Pas besoin d'avoir fait l'université pour savoir comment ça allait finir.

J'ai arrêté la bande et je l'ai effacée. Ils avaient décidé de ne rien me dire. C'était leur secret. Comment en faire état sans que Pascal finisse par se douter que je le surveillais? Impossible.

Je ne pouvais ni lui faire la gueule, ni faire une scène. Je n'étais pas sensée être au courant. Peut-être forcer Caro à tout me dire? Faisable? Peut-être? Mais ça risquait d'être assez difficile. La saouler et prétendre qu'elle m'a tout raconté? Hum! Pas sûr que ça fonctionne.

Je devais donc faire semblant de ne rien savoir et les surveiller du coin de l’œil. Les surveiller tout le temps.

Les choper en flag serait l'excuse pour rentrer chez moi. Il devra ramper longtemps. Très longtemps. Je n'avais pas envie de le quitter. Je l'aimais malgré tout.

Même si ça faisait mal à en crever, je ne voulais pas le perdre. Personne n'est parfait. Lamentable, peut-être, mais c'est l'homme que j'aime. J'allais donc devoir mettre mon masque d'ignorance, sourire et jouer mon rôle.

Pascal rentrait de Gstaad ce soir, est-ce que j'ose passer le voir? Rhhh, j'avais envie de le voir, mais j'avais encore trop mal, à l'endroit de l'opération et à la tête.

Ça fait 2h que je me retiens de me précipiter sur un calmant. Je pense que 2h, c'est bon, je peux me permettre un maintenant.

Non, je ne pouvais pas passer le voir. Imaginer que Caro finisse chez lui m'angoissait. Malheureusement, je n'étais pas en état pour aller vérifier. En fait, peut-être que je ne voulais pas savoir.

Je ne voulais pas avoir une chose de plus, qui me sape le moral, et devoir faire bonne figure.

Pascal m'a appelée sur le chemin, en rentrant de Gstaad. Malgré sa gentillesse au téléphone, j'ai hélas eu l'impression qu'il voulait s'assurer que je ne débarquerait pas à l'improviste. J'avais d'abord dit franchement que je n'étais pas en forme, que je préférais rester tranquille. Qu'on se verrait la semaine prochaine.

Mais, à la fin de la conversation, je lui ai dis que je passerais. Que j'avais envie de le voir et qu'il me remonte de moral.

Je n'avais pas l'intention de passer, même si j'en avais envie. Vers 21h, en ne me voyant toujours pas, il a essayé de me joindre. J'ai répondu en laissant la musique brailler dans l'appareil et j'ai raccroché. Ça pouvait lui laisser penser que j'étais en voiture.

Pascal sait que j'ai toujours la musique à fond. Finalement, j'avais vraiment trop envie de le voir un petit moment. Alors j'y suis allée. Faible. Je suis une vrai carpette.

Ridicule, je n'arrivais pas à me tenir droite, la cicatrice tirait et faisait mal. Pascal m'a transportée sur le canapé. Je lui ai dit que je ne restais que 5 minutes, pas plus. Ça m'a fait du bien de recevoir une bonne dose de tendresses et de câlins. Je suis repartie 10mn plus tard.

Pascal a raccompagnée l'éclopée que je suis à sa voiture!

J'ai pensé surveiller un moment pour voir si Caro allait se rappliquer, mais j'étais trop naze. En plus, je risquais de tomber dans les pommes. J'ai fais attention en rentrant. A n'importe quel signe, je prévoyais de m'arrêter de suite, sur le bord de la route. Question de prudence. Je n'aurais pas dû conduire dans cet état.

Je préférais finir ma nausée et tomber dans les pommes chez moi. Sinon, sur la route, je finirais à l'hôpital.

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Sam - 28 Nov.2020 - Bloquée 4h sur l'autoroute

Publié le par JaneDo

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Sam - 28 Nov.2020  - 4h bloquée sur l'autoroute

Voilà, le gâteau pour Lilice est fait. Son anniversaire est lundi, le même jour que mon frangin. Mais, ils ont décidé de faire ça le week-end. Comme convenu, je l'ai apporté à ma frangine, qui doit le prendre chez Marl. Je passe chercher Kaya vers 18h30, et la déposer chez Marl, dans le canton de Fribourg, où on peut être 10.

Dans le canton de Vaud, c'est 5 personnes max. Et quant on est tous, on est plus de 12! Je ne sais pas pourquoi j'ai proposé de l'aider avec des meubles à transporter chez sa mom. Sa mom, ma frangine, qui a un plus gros coffre et qui n'avait pas le temps d'aller chercher elle-même ses affaires? Nul ! Je ne pouvais rien porter moi.

Mais bon, c'est ma puce, alors... Et depuis que je suis chez moi, j'ai plus de temps pour ma famille.

J'ai donc embarqué les 2 meubles et ma puce. A 19h00, on était chez mon neveu et j'ai pu passer un moment avec ma famille, vu que Dave arrivait plus tard, avec sa copine. J'ai même pu les voir, parce que Illona et Kaya étaient au restaurant d'à côté pour aller chercher les frites commandées pour les hamburgers.

Hamburgers & Frites, c'était le plat que voulait Lilice pour son anniversaire.

Au retour, à cause du brouillard, j'ai préféré prendre l'autoroute, au lieu des petites routes. Le brouillard était épais, et on voyait pas grand chose. Mal m'en a pris... Il y avait un énorme accident sur notre voie, et on était bloqué pendant 4h, de 20h à minuit. On avait tous nos moteurs qui tournaient pour rester au chaud. Vive la pollution!

J'avais eu la bonne idée de faire le plein, sinon... j'aurai gelé ou fini en panne d'essence. 4h c'est foutrement long.

A la maison, j'ai aussitôt allumé un feu et me suis affalée sur mon canapé. J'étais naze. Je n'avais pas faim. J'avais dû retourner sur mes pas, et je suis repassée à côté de la maison de mes neveux. J'étais retournée d'où j'étais partie pour passer par les petites routes.

J'aurai dû suivre mon intuition! 20mn, et j'aurai été chez moi. J'ai vu les appels de Pascal, mais pas voulu répondre.

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Ven - 27 Nov.2020 - Journée flinguée

Publié le par JaneDo

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 Ven - 27 Nov.2020  - Journée flinguée

Arh, ma sœur  voulu que je passe lui corriger son recours auprès du Tribunal. C'est mon métier, mais je ne sais pas pourquoi je me casse encore le cul d'expliquer comment gagner du temps, parce que mes frangines n'écoutent jamais. Elles savent mieux... comment perdre un max de temps!

Elle avait appelé vers 10h, mais elle n'avait pas fini et m'a demandé de passer à midi. Midi pile, j'étais chez elle. Et je ne suis repartie qu'après 19h30. Ma journée a été ratissée, raide, foutue. Je pensais en avoir pour maxi 2h, mais j'avais dû rêver trop fort. Comme si ça avait déjà duré que 2h franchement!

Gstaad, c'était râpé pour moi. Dans mon état, je ne pouvais pas et ne voulait pas y aller. J'avais déjà prévenu Thomas avant l'opération. Et je n'aurai pas supporter de me retrouver face à Pascal sans savoir quoi faire. Après tout, un week-end à moi, c'était aussi bien.

Je n'étais pas encore remise de mon opération. Et, je ne crois pas que j'aurai pu faire face à Pascal. Je ne pouvais plus le croire. Ni à Caro. Je devais d'abord savoir. Je n'avais pas encore eu le courage de regarder l'enregistrement. J'étais encore traumatisée qu'ils m'aient menti. Une fois de plus, j'avais baissé ma garde.

Quelle erreur. Je le savais pourquoi, d'être trop confiante, on se fait toujours avoir. Ce n'est pas tant qu'ils boutiquent ensemble, mais le fait qu'ils m'aient mentis. Ce genre de mensonge me fait me sentir en danger, parce que tout peut arriver derrière mon dos. Et moi qui sourit, comme une gourde.

Des complices qui complotent alors que moi je suis dans le noir total. Comme ils avaient dû se moquer de mon ignorance tous les 2!

Tout ce cinoche pour me faire croire qu'il ne se passait rien, que c'était fini... c'est ce qui m'a fait baisser ma garde. Dire que j'avais même éprouvé de la peine pour Caroline. J'ai le malheur de trop souvent me mettre à la place des autres. Dire que j'essayais même de les remettre ensemble! Je me sentais trop trahie.

J'avais dû avoir l'air de la parfaite idiote de service! Comme s'ils avaient besoin de mon aide!!!

J'étais contente de ne pas avoir à leur faire face, d'avoir le temps de réfléchir. Et, le week-end pour trouver le courage de voir ou écouter la bande enregistrée. Parfois, il est préférable de ne rien savoir. Euh, non, sinon, la chute ou la trahison est la pire de toute, parce que complètement inattendue.

Ciel, je me bourre toujours de médics, j'ai trop mal. La douleur est insupportable par moment. Même les médicaments ne semblent plus faire effet. Je me demande par moment laquelle me faisait plus souffrir? Celle du coeur ou mon ventre? Et le mal de tête, aïe, je n'en peut plus là.

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Jeu - 26 Nov.2020 - Choc douloureux

Publié le par JaneDo

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Jeu - 26 Nov.2020  - Choc douloureux

Ahhh, ça fait mal. Je suis bourrée de médics. Chaque 3h, je prends un anti-douleurs. Mais, je ne dois pas prendre plus de 4 par jour. Est-ce qu'ils ont une idée de combien d'heures il y a dans une journée? Donc, je crois que j'ai un peu dépassé la dose autorisé. J'ai peur parce que je crois que mes pilules ne faisaient plus effet.

Mais, pas assez pour que je n'aille pas voir ce que faisait Pascal. On s'était parlé en début d'après-midi, et je l'avais trouvé down. Il insistait pour qu'on se voit, pour passer chez moi. Il devait savoir depuis le temps que, quant je suis mal, je préfère être toute seule. Je n'aime pas faire subir aux autres mes humeurs.

Caro m'avait dit qu'elle passerait chez lui avec un gâteau au chocolat. Elle l'avait trouvé aussi un peu déprimé. Le chocolat, ça remonte le moral de n'importe qui. Elle lui avait proposé, mais il avait refusé. Il disait ne vouloir voir personne. Apparemment, Pascal avait prévu d'aller faire un tour en vélo en rentrant du boulot.

A 19h, bourrée de médics, j'étais installée non loin, mon ordi sur les genoux. Ça me faisait quand même mal. J'avais l'impression de sentir mon coeur battre dans la plaie. Ça chauffait et me brûlait. J'avais aussi mal à la tête. Malgré ça, j'avais envie d'apercevoir mon petit chou.

Pascal m'avait dit qu'il voulait garder ses distances avec Caro. Qu'elle n'avait pas de place dans notre vie actuelle. Et je l'ai cru. D'après ce que me disait Caro, il faisait tout pour qu'elle le laisse tranquille.

Comme Caro me l'avait dit, elle est arrivée chez Pascal vers les 19h, avec son gâteau dans les mains. Pascal lui a ouvert. Je m'attendais à la voir repartir toute déçu. Mais, il l'a laissé entrer. Ils se sont fixer un moment, yeux dans les yeux. Caro a posé le gâteau sur le meuble à côté de la porte, et Pascal l'a enlacée.

Ha! C'est ça la tenir à distance? Ça m'a surprise. Je me suis dit que finalement, il était content de voir quelqu'un.

Pascal a alors relevé son visage et ils se sont mis à s'embrasser. Ça m'a terrassée. Je ne m'y attendais pas. A la douleur s'est ajouté un nœud à l'estomac. Quant j'ai vu ses mains, ces mains qui m'appartenaient, explorer le dessous de son pull, ses lèvres se poser sur son cou, j'ai refermé brutalement le couvercle de mon laptop.

Je ne pouvais pas regarder, ça me tordait le coeur. Est-ce qu'ils m'avaient tous les 2 mentis? J'étais dévastée.

J'aurai voulu avoir le courage d'écouter, pour entendre ce qu'ils se disaient derrière mon dos, mais pas trop. J'ai donc mis l'enregistrement en route, et je suis partie, après avoir passé 1h la tête dans le vague. Des tas de questions me torturaient l'esprit. Je ne comprenais pas.

Alors que j'étais dans un sale état après une opération, mon homme s'amusait avec une autre femme!

Ça me brisait le coeur. Comment ont-ils osé me mentir? Je me sentais bête. Que devrais-je faire? Faire semblant que je ne me doutais de rien? Lui sauté à la gorge dès que j'irai mieux? Le bouder? Peut-être que si je lui envoyais un message pour dire que je passe, ça foutrait en l'air leur petit jeu?

Pfff, et ils continueraient une autre fois, un autre jour, donc ça ne changerait rien. Il fallait que je trouve une solution. Chez moi, même avec la télé qui tournait, je ne pensais qu'à eux. Et ce qu'ils faisaient. J'étais mortifiée, mal au coeur et la douleur me faisait pleurer. Je ne savais même pas si je pleurais à cause de la douleur ou à cause d'eux.

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Mer - 25 Nov.2020 - Opération.. c'est fait

Publié le par JaneDo

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  Mer - 25 Nov.2020  - Opération.. c'est fait

J'étais vaseuse, mais je crois que l'opération s'est bien passé. Je voulais rentrer. L'idée de dormir à l'hôpital ne me faisait pas fantasmer. Je voulais vraiment rentrer, et j'ai commencé presque dès mon réveil, à emmerder les infirmières. 1h plus tard, le médecin est passé.

Le médecin me dit que je pouvais rentrer si j'y tenais, mais je ne pouvais pas conduire. J'ai donc dû demander à Caro de passer me chercher. Je devais retourner le lendemain, pour que le médecin puisse vérifier ma cicatrice et voir si tout se passait bien. J'ai bien sûr accepté.

Je devais éviter tout effort, éviter d'utiliser les muscles de mon ventre. Sinon, la plaie risque de s'ouvrir.

Dès que le médecin a tourné les talons, j'ai rappelé Caro pour annuler. Je rentrerais avec ma voiture. Mais, Caro était déjà en route. Bon ben, j'allais me laisser faire. Je n'avais pas voulu appeler quelqu'un de la famille.

Déjà parce que ma famille ne savait rien. Et aussi, d'entendre des excuses bidons, pour ne pas se bouger m'aurait blessé. A part ça, je suis impatiente de retrouver mon ventre plat. Cette horrible bosse va enfin disparaître.

Une fois à la maison, Caro a proposé d'aller rechercher ma voiture. Mais, il aurait fallu qu'elle prenne un taxi pour revenir ici avec ma voiture. Ce qui voulait dire que demain, je prendrais ma voiture pour aller à la Clinique. Mais Caro m'a dit qu'elle me ramène demain aussi à sa pause à midi.

Ok. Et demain, je rentrerais avec ma voiture en roulant comme un escargot. Pas de gestes brusques, pas d'efforts. Je savais ce que j'avais à faire. Caro m'a dit qu'elle pensait passer chez Pascal ce soir. Il allait faire du vélo avec Paul, et elle pensait se joindre à eux. Je n'avais été qu'une fois avec Pascal. Crevant.

Ça m'a un peu piquée de savoir qu'elle utiliserait mon vélo, le vélo que Pascal m'avait offert. Grh, c'est mon vélo!

Dès que Caro est partie, je me suis larvée sur mon canapé, ravie d'être chez moi. Je me serais bien larvée dans les bras de Pascal. Hum, mais bon! Ça m'emmerdait de ne pas avoir ma voiture, j'aurai bien fait un tour chez lui pour l'épier.

Pourvu qu'il ne lise jamais jamais mon journal. Je ne pense pas qu'il apprécierait de savoir que je le surveille autant.

J'étais pire que les ex détectives de son paternel. J'étais impatiente de voir Caro demain, pour qu'elle me raconte. J'étais un peu perturbée que Pascal ne m'ait pas appelée. Content de savoir que j'étais coincée à l'hôpital? Libre enfin? Si c'était le cas, je vois pas pourquoi il avait tellement insisté qu'on habite ensemble!

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Mar - 24 Nov.2020 - Opération demain

Publié le par JaneDo

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Mar - 24 Nov.2020  - Opération demain

Pascal a appelé pour savoir quant je rentrais à l'hôpital. En fait, c'est demain et pas aujourd'hui. Je dois être à Jeun et être à la Clinique à 8h du matin. Je pense que je passe sur la table vers 10h du matin. Pascal a voulu qu'on se voit, mais je lui ai rappelé que je devais me préparer. Je passerai peut-être un petit moment.

Milieu d'après-midi, c'était bouclé, j'étais prête. Un peu tendue quand même. C'est la 1ère fois que je dors à l'hôpital...

Vers 20h, je suis donc passée chez Pascal. Je n'aurai pas dû, parce que je n'avais pas envie de m'en aller. Je crois que je commence à m'habituer au confort, à me faire chouchouter. J'avais le droit de ne boire que de l'eau jusqu'à minuit. Donc, j'ai filé pour retourner chez moi. J'avais un gros billet sur ma machine à café pour ne pas m'oublier.

Puisque je n'avais plus droit à rien, je me suis couchée vers 23h, pour me lever demain vers 6h30 du matin. J'avais parlé à Caro pour la tenir au courant, et je lui ai demandé de garder un œil sur Pascal.

J'avoue que j'étais tendue. Je n'ai jamais dormi dans un hôpital. Et l'air de rien, j'avais aussi un peu peur. Mais, une chose est sûre, je ne voulais voir personne pendant que j'y serais. Ni famille, ni amant. En fait, je n'ai rien dit à ma famille. Ils ne savent même pas que je vais me faire opérer.

Pas cool, mais je suis comme ça. Ma vie privée reste totalement privée. Je garde mes affaires pour moi. Ils sauront qui je suis peut-être en lisant mon journal, quant je ne serais plus de ce monde. Ou pas. Je ne suis pas sûre que je voudrais que ma famille lise mon journal.

Bon, il y a toujours mon agenda, où je note laconiquement mon train-train, sur ma table de nuit près de mon lit.

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