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janedo's diary

220..1.1 - Notre endroit à nous au bord du lac

Publié le par JaneDo


( 220..1 - Notre endroit à nous au bord du lac )
article du:  8 août 2009


Aurais-tu laissé trop de temps à Caroline ? Peu importe, mieux vaut tard que jamais. Mais peut-on tomber amoureux de 2 personnes ? Je veux dire... réellement ? Tu ne commences pas à trouver que quelque chose ne va pas ? S'il t'aime tellement, pourquoi ne te fait-il pas passer en priorité ? Si on me répond le sentiment de culpabilité je n'y croirais pas totalement. Je ne sais pas mais... j'ai toujours fait passer celui que j'aime avant les autres, ça me semble normal non ? Même quitte à blesser les autres. Et j'ai franchement trouvé exagéré qu'il te dise que votre situation actuelle est en grande partie de ta faute, je pense plutôt que c'est un concours de circonstances qui a conduit à ça. Ce n'est pas vraiment de sa faute à lui car il t'avait bien tenue au courant de la situation. En même temps ça ne peut pas être de la tienne car malgré toutes tes promesses tu restes un être humain, et il serait totalement normal que tu ne veuilles ni acceptes de partager la personne que tu aimes il me semble. Tout comme il était humain que tu veuilles aussi avoir une personne qui puisse combler les moments où il n'était pas là. Pascal devrait tout de même comprendre que Caroline en plus de sa femme, c'est trop. Tu n'avais pas prévu ça, tu ne t'es pas conditionnée à devoir autant le partager. Mais bon tu l'aimes, alors je te souhaite franchement bcp de courage pour continuer à progresser dans une situation pareille. Par contre je crois qu'une discussion s'impose avec lui. Le meilleur moyen de traiter un problème est de saisir le taureau par les cornes, non ? L'esquiver ne fera qu'empirer les choses, au mieux, les retarder.
Ah, dsl j'aurais du faire un mp, le comm est trop long :xxx

Posté par Akemi-sama - Vendredi 14 Août 2009 à 23:13

 

Réponse au commentaire - posté par JaneDo

Akemi-sama... Aïe! Je crois bien que j'ai effectivement trop laissé les choses traîner. Ils se sont un peu trop rapprocher. Pascal ne le dit pas, et je pense qu'il n'osera pas me l'avouer (et franchement, je ne veux pas l'entendre), mais je crois qu'il est amoureux de Caroline. Oui, quelque chose ne tourne pas rond... Même si ça me fait mal de m'en rendre compte, d'y penser ou de l'écrire, il y a peu de doute; il tient à elle... il est tombé amoureux d'elle. Pfffff. Ouais, ça fait mal. Mais je ne vais ni le montrer, ni le dire à Pascal.

Je crois qu'on peut aisément être amoureux de 2 personnes, voir plus. Je te rappelle en passant, que je viens d'une famille de "polygamme". Mon grand-père maternel avait 11 femmes! Je pense que c'est comme... quant on a des enfants.; on les aime tous. Cela démontre qu'on peut aimer plusieurs personnes avec autant de force. iI est très possible qu'on ait une préférence pour l'un ou l'autre de nos enfants, mais il n’en reste pas moins vrai, qu’on les aime fort tous.

voir l'image en taille réelleMaintenant, il s'agit de savoir... s'il m'aime vraiment! Savoir à qui il tient le plus... Ça me fait trembler dans mes baskets! Parfois, c'est même pas ça qui compte au final. Parfois, il s'agit de savoir verser la petite larme au bon moment, le faire se sentir coupable, jouer avec ses scrupules... Je suis bien placée pour le savoir...

Il y a eu des moments dans ma vie où je ne pouvais pas faire le choix qui me convenait parce que je ne voulais pas faire souffrir quelqu'un et quant je me retrouvais face à la personne avec qui j'avais vraiment envie d'être... trop tard... je m'étais déjà engagée moralement envers quelqu'un d'autre. Des situations où je me sentais coincée... Après, je faisais avec, et j'oubliais bien vite ce moment désagréable, le sentiment de culpabilité que j'avais éprouvé, et même, je finissais par croire que j'avais pris la bonne décision, fait le bon choix. Je me sentais même heureuse et finissait par croire que j’aimais la personne avec qui j’étais, même si ça n’aurait pas été mon 1er choix!!!

J'aimerai qu'il me fasse passer en 1er, mais s'il préfère me laisser tomber pour ne pas avoir à faire ce genre de choix, alors, j'accepte de passer même en dernier. De toute façon, je connaissais la situation dès le départ, et j'ai choisi, ou disons, mon coeur a choisi de me lancer dedans quand même! Je l'aime et l'idée de ne pas pouvoir être avec lui ("makes me sick to my stomac") me rend malade. Je peux pas.

Même si ça ne l'enchante pas, il comprend que je puisse avoir envie d'être avec quelqu'un d'autre... mais il n'a pas peur, lui, d'avouer qu'il ne peut pas le supporter, ni même le tolérer.

Si Pascal avait pensé que je lui reviendrais (aussi vite), il n'aurait jamais commencé quelque chose avec quelqu'un d'autre. Mais, il n'était plus sûr de rien, plus sûr de mes sentiments. Il pensait et pense toujours que j'aimais Layne et il ne voulait pas être là à attendre que Layne me largue pour rammasser ses restes. Pascal ne voulait pas être mon 2nd choix.. Comme ce n'était pas la 1ère fois que je retournais vers Layne, il s'était dit que cette fois, c'était fini. Il voulait me rayer de sa vie, de son coeur... bon, les 1ers 48h, après... ;))) je lui manquais trop... Il a fait ce qu'il fallait pour passer à autre chose... Ça n'a pas trop réussi ! Comme tu le sais, je suis revenue à la charge et il n'a pas pu résister. Aïe, heureusement que je n'avais pas trop attendu là aussi, sinon, je crois bien que je l'aurai perdu pour de bon!

J'ai eu bien du mal à essayer de lui dire que je n'aimais pas Layne de la même manière que je l'aime lui. J'ai essayé d'être convainquante, mais je ne pense pas qu'il m'a vraiment cru...

Halala... qu'est-ce que c'est compliqué l'amour !!! Je crois que j'ai laissé trop de temps à Caroline... En pleurs

PS; désolée pour le pavéEmbarassé


Publié dans janedo's diary

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220..2 - Manqué la sortie en bateau

Publié le par JaneDo


 Ni une, ni deux, après notre coup de fils désastreux, je me suis pointée à la soirée chez Thomas...

Même si Caroline n’était pas loin, Pascal et Jess passaient pratiquement tout leur temps ensemble. Pourtant, Pascal avait un peu l’air dans la lune, malgré ses sourires et rires. Bien fait. Je lui avais sapé le moral.

voir l'image en taille réelleJ’espère qu’il regrettait d’avoir été un tel abruti au téléphone. J’espère que je serais dans sa tête toute la soirée, et que même s’il était avec une autre, je ne quitterais pas ses pensées. Caroline devait s’en rendre compte parce qu’elle lui jetait des regards en coin. Je me demandais ce qu’il ferait après? Chez elle ou chez lui?

Mon Dieu, je me demande ce que penserait mes potes en me voyant tourner en une espèce de mauviette, à courir comme une dératée après un mec. Absolument lamentable!

Pascal ne s’attendait pas à mon arrivée surpris, je l’ai vu faire les gros yeux. Thomas était ravi. Je me suis accrochée à lui comme une huître à son rocher, espérant garder Pascal à distance.

Après avoir salué Pascal et Caroline, comme tous ceux que je connaissais, je l’ai ignoré. Je voulais marquer mon passage et ensuite disparaître vite fait.

Pascal a essayé de me prendre à part, mais niet. Pas question de le laisser s’en tirer aussi facilement, ni le laisser croire que j’étais venue juste pour lui... même si c’était le cas, huh! Même si j’évitais Pascal, ce n’était plus moi qui me rongeait les ongles, c’était au tour de Caroline. Elle avait beau essayé de monopoliser son attention, Pascal était distrait par ma présence. Hihihi, bien fait. Il regardait sans arrêt dans ma direction, ma présence le perturbait vraiment.

voir l'image en taille réelleAprès avoir joué mon petit rôle, j’ai filé. Pascal a essayé de m’en empêcher, mais avec le sourire, comme si tout baignait, je l’ai gentiment envoyé balader. C’était sûr, il ne sera pas hésitant la prochaine fois...

Je ne suis pas allée très loin. J’avais filé avant que Pascal et Caroline ne partent, j’avais entendu Caroline lui demander de rentrer. Quant je les ai aperçu se diriger vers sa voiture, j’ai pris les devant pour aller me poster chez lui. Rien.

Ils ne devaient pourtant pas être loin derrière. Arfff, ils ont dû aller chez elle. Vruuut, départ chez elle. Rien non plus. Je ne trouvais pas la voiture à Pascal. J’ai eu une petite frayeur. Est-ce qu’elle aurait un garage ou parking souterrain? Nooon, la voiture à Pascal était toujours parquée à l’extérieur. Tremblante de me faire surprendre, j’ai été voir les boîtes aux lettres. Pourquoi je n’avais pas fait ça plus tôt!!!!

Sur la pointe des pieds, j’ai cherché son appart. Maintenant que je savais où il se trouvait, je suis ressortie scruter les fenêtres. Il y avait de la lumière chez elle pourtant... J’ai fait encore un tour dans les environs... Pas de voiture. Zut. Ça ne me servait à rien de rester là. Sur le chemin du retour, j’ai décidé de faire un crochet chez Pascal avant de rentrer chez moi.

Hein? La voiture était là, donc Pascal était chez lui. On avait dû se croiser. Apparemment, il venait d’arriver, et j’ai failli me faire repérer parce qu’il venait de se parquer et est sorti de sa voiture alors que j’arrivais devant chez lui. Il a tourné les yeux dans ma direction, mais j’avais eu le temps de me ranger sur le côté et vite éteindre les phares. Je me suis préparée à l’impact au cas où il reconnaîtrait ma voiture et viendrait voir de plus près.

Pascal était rentré... et seul? Hah? Qu’est-ce qu’il avait fait de Caro? Ou est-ce qu’elle venait le retrouver plus tard?

1/2h plus tard, Pascal est ressorti en training. J’ai pensé qu’il allait la rejoindre. Grrrr. Je n’aurai pas dû venir, parce que maintenant j’avais le coeur dans les baskets. C’était bien fait pour moi, je n’avais pas à venir voir ce qu’il faisait. J’ai failli rentrer, mais, mazot à mort, je l’ai suivi. Quelle n’a pas été ma surprise de le voir prendre le chemin de chez moi. Parce que je m'attendais à ce que Pascal se rende chez Caroline, j’avais les nerfs à fleur de peau, tremblante et tout, malgré ça, ça m’a fait sourire. Alors, lui aussi me cherchait... trop comique!

voir l'image en taille réelleJ’ai attendu son départ pour rentrer, mais quelque part, j’étais contente. Je le trouvais trop chou et je ne lui en voulait plus. Je l’adore! Le fait qu'il me cherche me faisait l'aimer encore plus.

Je n‘ai pas vu Pascal de la journée.

J’avais promis à une copine de passer l’après-midi à l’aider à préparer des patisseries pour l’anniversaire de son fils. Elle n’était pas très bonne cuisinière. Comme je le regrettais!

Les garçons avaient prévus une sortie en bateau; bronzing et farniente au programme. Et moi, j’allais me retrouver coincée dans une cuisine, hhhhhuh. Je crois que ce qui me dérangeait, était de savoir que Caroline allait être là-bas et moi pas...

En milieu d’après-midi, Pascal m’a envoyé un message pour me demander si je pensais les rejoindre sur le bateau. Ils accostaient vers les 20h pour repêcher les retardataires. J’ai répondu à son message, surpris, il m’a rappelée droit derrière. Je l’adore. Non, je ne voulais pas aller les rejoindre sur le bateau, il y avait Jess, Caroline et 1 ou 2 autres copines à lui, il allait être impossible de vraiment avoir l’impression de passer la soirée ensemble. L’empêche, j’en crevais d’envie. Ils faisaient la fête et s’amusaient tous, j’aurai aimé faire partie de la fête. Etre dans les environs, près de Pascal m’aurait suffit, mais j’avais une attaque de timidité. Ils avaient passé la journée ensemble, et j’arriverais bien après tout le monde, je me sentirais trop mal à l’aise.

Malgré son insistance, j’ai refusé. Je me sentais triste à mourir de ne pas le voir. Mon imagination me jouait aussi des tours et je me sentais mise de côté et même un peu envieuse. Qu’est-ce que j’aurai voulu être là-bas!

  • Alors, on va se prendre la tête où...

J’ai secoué la tête, j’étais vraiment contente qu’il soit là. Comment lui en vouloir quant il a quitté une chouette fête sur le bateau rien que pour être avec moi. Impossible!

Quant ça a sonné à ma porte, avant de regardé dans le petit trou, j’ai prié que ce soit Pascal et de le voir me faire un petit signe de l’autre côté de la porte m’a fait l’aimer encore plus. Il était vraiment trop. Il avait l’art de me faire tomber encore plus amoureuse de lui chaque jour un peu plus, en titillant mon côté romantique.

  • C’était la 1ère étape de ma tournée nocturne... ensuite chez Brian, Layne..
  • Bah, hier soir, après notre coup de fils, j’avais aussi été voir chez Caro, puis chez toi...

voir l'image en taille réellePascal a pouffé de rire, moi aussi. On était vraiment ridicule à se courir après comme ça. Mouais, je n’étais plus fâchée, et j’ai pensé à ce qu’il m’avait dit vendredi soir; on passait notre temps à se disputer...

  • Tu sais, je ne cherchais pas à rester...
  • Je m’en fiche...
  • Hé! C’est le gros problème avec toi, tu ne veux jamais parler de rien et après tu t’énerve. Tu ne crois pas que ça irait mieux si...
  • Je veux pas... Si tu me prenais seulement dans tes bras?

Arf, il souriait, et j’adorais ses sourires, j’adorais ses yeux qui se plissent légèrement sous l’amusement. On avait dit qu’on allait juste rester amis? Ben, on avait encore du boulot. Douce souffrance!

  • Allé, viens là toi...

Après s’être embrassé.... ahhhh, j’adooooore ses baisers, mortellement bons. J’avais envi de coller à sa peau, de le renifler tellement il sent bon, avec un petit goût de soleil. Je ramolli carrément dès qu’il me touche. Je ne suis plus bonne à rien. Il m’a fait encore un bisous avant de me dire qu’il espérait qu’on allait pas s’amuser à ça tous les week-end, que ça commençait à devenir fatiguant.

Quelle horreur, je l’adore ce mec. Rien que de penser à lui, j’ai le coeur qui chavire, les battements s’accélèrent et j’ai envie d’être avec lui.

J’étais naze de m’être torturée toute la journée à l’imaginer en train de faire la fête sur le bateau, mais pas assez pour ne pas avoir envie de le manger tout cru. Le temps d’embarquer mon chien, on a filé chez lui. Il m’avait tellement manqué...

*  *  *  *  *  *
Manqué la sortie en bateau - (220..2-sam-08.août.09)

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220..1 - Notre endroit à nous au bord du lac

Publié le par JaneDo


voir l'image en taille réelleTard ce soir là, ou devrais-je dire tôt samedi matin, j’ai répondu à l’appel de Pascal. Il pensait me trouver à la soirée chez Thomas après son match, mais je n’étais pas sortie. Pascal insistait pour me voir et il n’y avait pas de raison que je refuse. S’il savait que j’avais passé la soirée à me ronger les freins pour ne pas courir dans toute la ville en espérant l’apercevoir!!!

1h plus tard, on se retrouvait au bord du lac à notre endroit habituel. Après avoir parqué nos voitures, on s’est dirigé vers notre petit coin à nous, un peu à l’écart.

Sans doute pour éviter que je ne lui prenne la main, Pascal les avait enfoncé dans ses poches. Il fallait plus que ça pour m’empêcher de lui prendre la main, alors j’ai enfilé ma main dans sa poche. D’abord surpris, il a sorti sa main de sa poche pour prendre la mienne. Après avoir fait quelques pas comme ça, Pascal a fini par me passer son bras autour des épaules et m’attirer à lui, en me faisant un petit bisous sur la tempe. Miam!

Pascal avait envi de parler de ce qui s’était passé le fameux lundi matin quant j’étais partie de chez lui comme une furie, ensuite, je l’avais évité comme la peste. Pourtant, s’il m’avait appelé, c’était seulement pour passer un moment ensemble, seuls, avant de retourner à la fête chez Thomas et pas spécialement pour parler

  • Dis moi un truc, si je n’avais pas arrêté de te harceler au téléphone, et si je ne t’avais pas appelé ce soir, tu m’aurais appelé, toi, ce week-end?

Petite quinte de toux mental. Pascal m’avait appelée dans la journée, je n’avais pas répondu, mais au fil des heures, je m’étais radoucie, et j’ai fini par répondre... je ne voulais plus le fuir, ni jouer à mes jeux débiles, j’en avais assez qu’il me manque.

  • Je sais pas...
  • Huh... Donc, même pas.

Comme d’habitude quant j’étais près de lui, je n’avais pas envie de parler, parce que je ne voulais pas gâcher le peu de temps que je pouvais le voir. Mais...

  • Dis? J’aimerais qu’on parle de ce qui s’est passé lundi matin quant tu es partie en courant de la maison? Ça va presque faire 2 semaines?
  • Je veux pas parler...
  • Pourquoi est-ce que ça ne m’étonne même pas?

voir l'image en taille réellePascal a eu un petit sourire. Il avait trouvé ma réaction un peu excessif;

  • On s’était quitté bizarrement. J’aime pas ça. A tord ou à raison, depuis quelques temps, j’ai l’impression qu’on passe notre temps à se fâcher. Je trouve ça très désagréable et si on ne profite pas d’en parler quant on se voit, ça va continuer... et c’est pas top.
  • Pour le moment, est-ce que je peux juste profiter de te tenir la main et être avec toi?

Malgré ce qu’il venait de dire, Pascal souriait toujours, avec tendresse il m’a serré contre lui. Miam... Juste rester comme ça, contre lui. J’aime trop comme il sent bon, et j’adore carrément être dans ses bras. On s’est assis sur notre petit coin de muret. Je me rend compte que j’aime les petites habitudes et que j’avais horreur des changements. Pour l’heure, j’étais bien.

  • Je voudrais pas être chiant, mais faut quand même qu’on en parle. Je veux savoir pourquoi tu es partie comme une furie et tu m’as battue froid pendant des jours. Ça me rend fou que tu ne veuilles même pas t’expliquer ou au moins qu’on en parle... Tu pensais faire la tête pendant combien de temps cette fois?
  • Dimanche. Si tu veux parler... alors dimanche.
  • Dimanche... Waouh, suivant comment, je vais encore passer une semaine de merde... Ok.

Long moment de silence, pendant lequel Pascal me tripotait les doigts. Après s’être renseigné pour savoir si j’allais aussi à la soirée chez Thomas, Pascal a voulu savoir si on pouvait se voir samedi, mais pas plus tard dans la soirée. Il n’avait pas eu besoin de le dire; je devinais qu’il avait rendez-vous avec miss Caroline. Ça me rendait malade. Je n’avais pas envie d’aller chez Thomas sachant que je devrais supporter de le voir partir avec “elle”.

Pascal trouvait qu'on avait toujours tendance à se fâcher quant tout allait bien. Il ne savait jamais à quoi s'attendre avec moi; ça l'inquiètait un peu. Mais, je n'avais vraiment pas envie de parler, et surtout, hum, il avait raison, alors autant passer sur le sujet!

  • voir l'image en taille réelleEt si on... n’y allait pas?

Pascal a rigolé;

  • J’y avais aussi pensé, mais... pas cool pour Thomas. Il y a un truc qu’il faut que je te di...
  • STP... N’y va pas... Si on restait ici...

Je me suis mordue la langue à temps pour ne pas lui dire que je pensais qu’il ne voulait pas faire faux-bond à Caroline surtout. Je crois qu’il a deviné un peu ce qui se passait dans ma petite tête en voyant la petite flamme dans mes yeux.

  • Caroline sera là ce soir aussi. Et oui, elle m’attend là-bas. Mise à part que je ne voudrais pas faire faux-bond à mon pote, j’y allais surtout parce que j’avais pensé t’y voir. Mais te connaissant, dans le doute, j’ai préféré t’appeler... et te voir...
  • Reste...

Je voulais qu’il me serre dans ses bras, lui faire des tonnes de bisous, mais discuter... plus... pas envie. Alors je me suis penché vers lui et je l’ai embrassé. Ça l’a pris au dépourvu et c’était clair que mon geste l’a un peu embarrassé. Il a essayé de parler avant de perdre la partie et me prendre, enfin, dans ses bras. Quelque chose à propos de son voyage à Paris, mais je ne voulais rien entendre. Je savais déjà par Thomas, que Caroline était à Paris avec lui, et rien que d’y penser aurait flingué mon moral.

Il commençait à se faire tard, et Pascal devait y aller, alors on s’est quitté. Au dernier moment, j’ai senti comme une sorte d’hésitation, comme s’il ne voulait pas partir... Mais j’ai dû me faire des idées!

Je n’allais pas chez Thomas. J’espère que je lui manquerais à mort. Hun... Ou, plus tard, peut-être que je l’appellerai pour une panne-fiction, comme Caroline savait le faire? Ben oui... j’allais le faire, après tout, pas de raison de me priver... Je ne pourrais pas le voir de la journée, j'avais déjà d'autres projets auxquels je ne pouvais échapper, alors... si je pouvais, autant passer la nuit dans ses bras. J'allais à mon tour rendre la vie difficile à miss Caroline...

J’ai attendu  1 petite heure et demi et j’ai envoyé un message à Pascal; “Besoin de ton aide... Help!”. Pascal m’a appelé quelques minutes plus tard. Je n’ai pas fait de mystère; je voulais le voir. Il était hésitant cherchant des excuses bidons. Son hésitation m’a énervé. J’étais incapable de fondre en larmes au téléphone comme Caroline, mais quand même, il avait chaque fois accouru. J’ai pété un câble. Je lui ai dit que si ça l’embêtait tellement de ne pas rester avec Caroline, il n’avait qu’à oublier mon message, et inutile d’essayer de m’appeler ou de passer, je n’avais plus envie de le voir.

J’ai raccroché. J’étais hyper verte.

*  *  *  *  *  *
Notre endroit à nous au bord du lac - (220..1-sam-08.août.09)

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60 - Notre Petite St-Valentin

Publié le par JaneDo


On avait passé le reste du samedi et tout le dimanche à s’adorer, se chouchouter. Ensemble. Collé comme des siamois. Nos seules sorties ont été pour balader le chien. On avait coupé nos natels pour ne pas être dérangé ou tenté de répondre.

On a laissé le monde extérieur à sa place; dehors!

On est resté en amoureux chez lui. Il m’a fait à manger, c’était trop mignon. Pascal cuisine vraiment bien, ça m’épate toujours. Je crois que, plus je passe du temps avec lui, plus je l’aime. Pas normal. Je pensais que les choses se tasserait un peu avec le temps, mais même pas. Plus je le découvre, plus je l’aime. C’est de la totale folie furieuse. Je me suis même surprise à penser que j’aimerai passer le reste de ma vie avec lui. Mouais, je commençais à débloquer!

Pascal est vraiment un amour et chaque instant passé avec lui est comme vivre un comte de fée. Toujours attentif au besoin de son partenaire, il est adorablement tendre, passionné, aimant et je l’aime à la folie. Il est aussi calme, reposant et solide.

Petit coup de cafard pour moi le dimanche soir, triste d’avance de devoir nous séparer le lendemain.

On avait décidé de fêter la St-Valentin le 13 mars, mais... j'avais pas pu me retenir d'apporter mon cadeau de St-Valentin, un gros coeur en chocolat comme ça doit se faire. Je l'avais fait moi-même parce que je voulais que ce soit spécial. Pascal était ému. Pascal avait aussi son cadeau sous la main.

Je ne voulais pas attendre mars pour lui donner mon cadeau, parce que je n'étais pas sûre que mon coeur en chocolat sera toujours aussi bon, et aussi surtout, parce qu'on risquait de parler d'ici là de ce jour funeste, et je ne suis pas sûre que j'aurai été d'humeur à fêter la St-Valentin. On aurait dit qu'on se comprenait, sans avoir besoin d'en parler.

On a fêter notre petite St-Valentin, en laissant la discussion pour une autre fois.

Pascal m'a offert un petit paquet tout rouge qui venait d'un des plus fameux bijoutier de Genève. Un petit coeur en diamant avec une fine chaîne en or blanc.

D'accord, suis pas géniale, j'avais les larmes aux yeux. C'était vraiment trop mignon. Ce devait être quelque chose en chocolat, pas autre chose, mais ça me faisait vraiment plaisir qu'il avait déjà son cadeau en fait et pas qu'il ait attendu le 13 mars pour l'acheter. Je n'aurai pas manqué de penser qu'il n'avait rien le 14 février, et donc il n'avait pas prévu de passer cette soirée avec moi.

Ce n'était pas son cadeau initial... Il avait prévu autre chose que Jess avait trouvé dans ses affaires. Elle avait piqué une sacré colère et avait voulu gardé le pendentif qu'il avait prévu de m'offrir.

Il a été le chercher, mais je ne voulais pas le voir. Jess y avait touché alors, je ne le voulais plus. Devant ma mine boudeuse, Pascal a éclaté de rire (qu'est-ce que j'aime son rire... miam). C'est bien ce qu'il avait pensé, alors il m'avait acheté autre chose. Il savait que je n'en voudrais pas; il se rappelait de mes histoires avec mes soeurs quant j'étais petite, il pensait bien que ça, ça n'avait pas changé... Il avait raison!

Après avoir grignoté au soin du feu, je n'avais pas vraiment faim. J'avais envie de lui, pas de manger...

*   *   *   *   *
Notre Petite St-Valentin  (60-01mar09)
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59 - Anniversaire de Roméo

Publié le par JaneDo


Je me suis réveillée la 1ère. Après avoir passé plus d’une demi heure à regarder Pascal dormir le coeur battant la chamade, je me suis glissée le plus doucement possible hors du lit.

A peine je me suis tirée que je l’ai vu chercher ma présence. Je me suis demandée si c’était la même chose avec Jess??? Sûrement... Arghrr... STOP! Pas question que je laisse mon mode-débile prendre le contrôle de ma tête. J’ai caressé son doux visage endormi, lui ai fait un tout petit bisou dans les cheveux (hummmm j’adore ses cheveux) avant de quitter la chambre sur la pointe des pieds pour ne pas le réveiller.

Je me suis préparée un café et je regardais la beauté de la vue; le lac, les promeneurs matinaux, certains maniaques faisaient déjà du jogging, d’autres promenaient leurs chiens...

Malgré la neige et le ciel gris, je trouvais le spectacle très beau. Pascal n’a pas fait long pour venir me rejoindre. Il est arrivé derrière moi et m’a entouré de ses bras en me faisant des bisous dans le cou. Miam. Ce serait bon de se réveiller tous les matins comme ça, mais... avec le temps toutes ces petites choses adorables fondent comme neige au soleil. Le quotidien sans doute! Il s’est servi un café et il est venu s’asseoir à côté de moi pour admirer le spectacle.

Pascal avait un match ou une rencontre amicale en début d’après-midi. Ça tombait bien, j’avais l’anniversaire du petit Roméo. Il fêtait ses 7ans et j’avais promis à ma voisine de passer. Le petit tenait absolument à ce que je rencontre ses camarades d’école.

C’était sympa, même si j’avais envie d’être ailleurs. J’ai bavardé un moment avec un des papa d'un camarade d'école de Roméo. D’habitude, je n’engage jamais la conversation, mais je l’ai entendu s'adresser à ses enfants en anglais. Il était du type indien, et je lui ai demandé s’il parlait régulièrement avec ses gamins en anglais étant donné qu’ils suivaient l’école en français ici. J’ai appris qu’il avait d’abord vécu à Paris en quittant l’Inde tout jeune, puis longtemps vécu au Danemark où il a rencontré sa femme. Et oui, à la maison, sa femme et lui parlaient toujours en anglais avec les enfants. Ils espéraient ainsi que les enfants soient complètement bilingue. Je trouvais ça vraiment chouette pour les gosses.

Après ma petite apparition à la fête de Roméo, je suis montée chez moi prendre quelques affaires, bavarder avec Patricia un peu, avant de filer retrouver Pascal après avoir fait quelques courses.

Pascal n’était pas encore rentré. C’était bizarre d’être en plein jour chez lui sans qu’il soit présent. Je ressentais sa présence et ça me rendait toute amoureuse. J’ai embarqué le chien et on a été se promener. J’attendais le retour de Pascal avec impatience. La promenade du chien était un moyen de tuer le temps.

A mon retour, j’ai préparé quelque chose à manger, facile à réchauffer. Je n’avais pas faim.

J’ai vu des photos traînant par-ci par-là de lui, Jess et sa famille. Fallait que je lui demande s’il me laisserait voir ses albums de photos. J’avais un sourire coincé sur la figure, j’y pouvais rien, j’étais heureuse.

En rentrant, Pascal a jeté son sac de côté pour me prendre dans ses bras. On était enfin seuls, sans engagements pour le reste du week-end. Miam-miam. Pascal en souriant d’un air coquin m’a demandé de ne pas me retenir d’être collante si j’en avais envie. Je l’avais pour moi toute seule et on avait bien l’intention de profiter à fond. Et c’était sûr que j’allais être vraiment gluante, mais à ma décharge, il l’était aussi par moment.

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L'anniversaire de Roméo  (59-28fév09-sam)
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