21 -> 25 Oct 2019 - Pascal a tourné la page...
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Lun, 21 Oct 2019 - Ça bloque tout le temps !
Ras le cul, en mettant des caractères en couleur, ce foutu truc s'est bloqué et j'ai perdu le reste du texte. Ça reste juste bloqué et rien à faire à part rafraichir la fenêtre et hop, vous avez tout perdu!!!! Putain de merde. Trop furax pour retaper tout...

Je verrais mon humeur, si je décide de tout retaper plus tard. Là, je fulmine trop!
Ma faute, connaissant la fragilité de ce site, j'aurai dû "sauver" avant de mettre images et couleurs! Tout ce que j'ai noté sur ma journée d'aujourd'hui, ce qui me venait spontanément est... pfouiiii, parti ! J'enrage.
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Lun, 21 Oct 2019 - M'occuper de mes affaires...
Rhhh, Didine, mon autre sœur, me casse les pieds avec des whatsapp débiles. Je ne vais pas l'envoyer sur les roses, parce que, je me sentirais coupable. L'idée qu'elle puisse avoir mal au cœur me pousserait à laisser passer et à la rappeler. Je suis plus dure avec tout le monde, sauf ma putain de famille.
Et c'est eux qui me bouffent. Ils me bouffent mon espace, mon indépendance, ma liberté, et squatte même mon temps libre! Va comprendre. Hélas, on ne se refait pas. J'essaie de m'occuper de mes paperasseries, mais hop là... intervention non-stop de la famille. J'essaie de les ignorer, c'est le mieux que je puisse faire.
18h30, j'ai voulu échapper au souper du lundi soir, alors j'ai appelé ma sœur avec une grosse excuse bidon, mais elle et mes nièces ont insisté. Ma frangine avait fait de la saucisse à rôtir, carotte et patates. C'était bon. Ensuite, elle est partie vers 19h50 pour sa partie de cartes. Je suis restée un moment, jusqu'à ce que Lilice couche le petit Liam.
J'en ai profité pour discuter avec Dave à propos de Dobby. Pfff, ce que les gens sont capables d'inventer pour se trouver des excuses pour se comporter comme des abrutis.
Alors il a commencé avec la connerie que, sa vie était compliquée en ce moment! Ouais, et alors? Que ses horaires étaient compliqués, parce qu'il fini à minuit! Encore, et alors? Qu'il n'a pas le temps pour un chien! Encore une fois, et alors? Que sa voiture était au garage, alors c'est compliqué! Huh, et alors?
Bref, une suite de foutaises... Il ne veut simplement pas de poils dans son nouvel appart. Et marcher le matin pour aller promener sa chienne, ça l'emmerde. Quant j'ai dis ça, il a dit que c'était vrai. Je lui ai dis que j'espère qu'il n'aura jamais de gosses. Parce qu'il ne peut pas les déposer à la garderie et ensuite appeler pour leur dire que sa vie était compliquée alors il leur laisse les gamins. J'étais furax.
J'avais pitié de ma pauvre puce, parce que je suis sûre qu'elle sent qu'il ne veut plus d'elle.
D'ailleurs, à part les moments où elle jouait avec le petit Liam, elle restait vers moi et surveillait mes mouvements; pas que je l'oublie en partant... Elle a même commencé à pleurnicher ces temps. L'autre jour, je prenais du bois du garage, et je l'avais laissée dans le jardin. Elle ne me voyait pas, parce que j'étais au fond du garage, et elle s'est mise à pleurer. La pauvre. Ça m'a fait trop mal au cœur.
Je ne veux pas la garder, parce que Dave aura gagner, parce que c'est ce qu'il espère en la laissant plantée chez moi parce qu'il ne veut plus de chien. Pourtant, elle n'a que moi, et j'ai déjà pensé à voir si je ne la prends pas. Mais ça m'énerve trop ce genre de manipulation de minable. Ça me rend trop furax quoi.
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Mar, 22 Oct 2019 - Evian - Pascal m'appelle...
OMG! Didine, ma frangine, et moi avions rendez-vous à 15h30 à Évian. Et avec elle, c'est toute la journée à discuter du rendez-vous... au téléphone. Je lui ai dis de me laisser tranquille pour que je puisse me préparer et la retrouver à Ouchy pour prendre le bateau. Mais... hahhhh, toutes les 3 minutes, elle m'appelait pour changer le programme.
Pour finir, au lieu de prendre le bateau, on a été en voiture. Moi, je préfère... Bon ok, si c'est moi qui conduit. Évidemment, avant de partir, il a fallu l'attendre encore 15 minutes, puis on s'est arrêté pour prendre de l'essence. Heureusement, malgré tout ces stops et pertes de temps, on est arrivée pile à l'heure.
Sur la route, elle s'est mise en tête de mettre le GPS pour l'adresse. Mais elle n'avait pas l'adresse. Il y avait pas besoin, j'ai été avec mon neveu, et j'ai un assez bon sens de l'orientation, je ne connaissais peut-être pas l'adresse, mais je savais où c'était et comment y aller.
Grâce à ça, j'ai pu la guider jusque chez le médecin. Pour ça, j'suis assez balaise. 5 minutes après notre arrivée dans le cabinet, on était déjà dans le bureau du docteur. Parfait. A 19h, on était rentrée!
Je n'ai pas traîné chez elle, parce que ma petite boule de poil chocolat attendait surement mon retour avec impatience. J'ai voulu la faire faire pipi dans le jardin, mais Dobby préfère faire ses besoins en dehors de notre jardin, sauf urgence. On a donc été faire un tour dans les champs vers Vucherens. Cette petite balade m'a détendue.
Dobby n'avait pas touché aux friandises que je lui avais laissé. En plus, la télé que j'avais laissé en fond s'était éteinte. La pauvre était plongée dans le noir. Pauvre petite choupette. Elle s'est attachée à moi, plus fiable que Dave j'imagine, et elle me colle. Peut-être normal, parce que je l'ai eu chez moi bébé en fait, quant elles (Shanna et Dobby) avaient environs 3 mois, et ce, jusqu'à ce qu'elles soient propres.
Et à voir, elles n'ont rien oubliés. Shanna me fait toujours une fête d'enfer quant je débarque chez mon frère.
........
Pascal m'a appelée avant de partir du travail. Je ne sais pas très bien ce qu'il voulait, je l'ai senti hésitant. Mais j'étais super folle de joie de l'entendre. Je jouais à la forte, bien dans sa peau, heureuse, comme quoi tout baigne. J'ai parlé de tout et de rien, lui racontant les problèmes avec la chienne, les sorties avec Caro. Rien dit au sujet de Bastien bien sûr.
Pourtant, à plusieurs reprises, j'ai failli lui dire qu'il me manquait à mord, que j'aimerai continuer à penser qu'on était ensemble, parce que je pense à lui tout le temps, et que de savoir que notre lien était brisé me fend le cœur. Mais je n'ai rien dit, j'ai su garder ce secret pour moi.
Pascal m'a dit que la Suisse lui manquait, pourtant il commençait à s'adapter à sa nouvelle vie. Pas un mot sur Jess. Et je n'ai rien demandé non plus. Avant de raccrocher, Pascal a dit qu'on se reverrait bientôt, j'ai rigolé en répondant: "bien sûr". Je savais que même s'il m'invitait à nouveau à New York, je refuserais.
Je ne suis pas vraiment adepte de l'autoflagellation. Je suis toujours accrochée, alors le revoir va juste me faire du mal, alors non merci. Il a voulu savoir pourquoi j'avais l'air si convaincue et sceptique, toujours en rigolant, je lui ai dis que même si je me réjouissais toujours de l'entendre ou d'avoir de ses nouvelles, il faut savoir tourner la page.
Pascal m'a demandé si j'avais tourné la page? Avec le sourire dans la voix, je lui ai assuré que oui. Honteuse, j'avais repensé à mon message désespéré lui disant qu'il me manquait et que je n'arrivais pas à vivre sans lui, alors j'ai voulu être des plus convaincante.
Après le coup de fils, j'ai essayé de ne pas, mais j'ai quand même pleuré longtemps. Oh oui, il me manquait, et oui, j'avais tellement envie de le voir, me serrer dans ses bras, l'embrasser... mais je savais que ça ne servait à rien de continuer à rêver à l'impossible.
Afff, j'avais les yeux enflés et rouges, et même si après plus d'une heure, les larmes avaient séchés, j'étais au fond du trou, le moral complètement dans le flou. D'après Caroline, Pascal voit une autre femme, c'est ce qui m'a encouragée à jouer la forte. Je ne veux pas y croire. L'idée qu'il m'ait oubliée me tétanise.
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Mer, 23 Oct 2019 - Basket avec Vania
Oh le stress! Courses contre la montre toute la journée. Même si j'étais très occupée, je n'arrêtais pas de penser à ma conversation d'hier soir avec Pascal. Quelque chose me dérangeait, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Mes seules moments de détentes ont été mes balades avec Dobby.
J'avais quelques courses vite fait à faire, comme lui acheté à manger. Je lui ai aussi acheté des jouets. Je crois que j'essaie de la gâter, sachant que j'allais la laisser à Dave bientôt. Ça me fait vraiment mal au cœur qu'il essaie de se décharger sur quelqu'un d'autre, pour se débarrasser d'elle.
Mon neveu me fait penser à ses espèces de merdes de personnages qui se débarrassent de leurs chiens, attaché à un arbre dans une forêt quelconque. Hors, de nos jours, ils ne peuvent plus vraiment faire ça, parce que tous les chiens ont des puces. Donc, on retrouve ces abrutis de propriétaires.
Vania m'a emmenée à son basket aujourd'hui. Ça m'a fait un bien fou de me dépenser tout en jouant. La seule façon de ne pas avoir l'impression de faire du sport. Après on a été prendre un verre avec son équipe. Je crois que si je suis venue volontiers, c'est parce que je sais que Pascal n'était pas dans les parages.
J'aurai trop eu l'air de la nana qui se met à faire le même sport que son mec, pour le suivre partout, ou lui montrer qu'elle peut aussi le faire. Ou d'avoir l'air de le surveiller, ce que je faisais tout de même... hum.
Mais j'ai croisé Thomas qui voulait se joindre à nous pour le verre. Rire. Vania a refusé en lui disant que c'était une histoire de filles. On a discuté 2 secondes, et j'ai promis que Caro et moi allions les rejoindre à Gstaad ce week-end.
Une fois arrivée et installée dans son hôtel, ma frangine a appelé vers minuit. Tout va bien, le vol était un peu en retard, mais tout c'était bien passé. Ravie de le savoir, j'ai pu enfin me détendre.
Les camarades de sport de Vania savent toutes qu'elle est homo, mais contrairement aux garçons, elles ne lui ont pas interdit la douche en même temps qu'eux. Les femmes restent des mères dans l'âme et sont plus malléables que les hommes. Plus généreuses aussi. C'est peut-être pour ça qu'elles se font aussi plus assassinés...
De temps en temps, elles se moquaient d'elle quant elle avait le malheur de parler de son "état". Rien de méchants, mais des trucs bien hétéros, comme elle n'a donc jamais eu une bonne dite entre les jambes. Ça l'a faisait grimacer, mais je dirais que c'était de bonne guerre.
23h, j'étais rentrée et je me sentais bien. Même si l'appel de Pascal était toujours dans ma tête, je me sentais moins comprimée. Je crois que je devrais commencer à faire du sport!
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Jeu, 24 Oct 2019 - Jamais tranquille
Je rêvais d'une soirée tranquille. Seule. Juste être tranquille Je ne voulais parler ni voir personne. L'ex de Tchoy m'a appelé. Quand j'ai vu son nom s'afficher sur mon natel, je n'ai pas répondu. Tard, j'ai parlé avec ma frangine qui est en Afrique, et je me suis retrouvée à devoir encore traduire et renvoyer le contrat.
Hahhh, mais bon! Comme je suis la seule de la famille à utiliser l'anglais écrit, pas le choix. Mes frangines et frangin ne savent parler l'anglais, mais pas le lire correctement, ni l'écrire. Ils n'ont jamais fait l'effort d'utiliser leur propre langue maternelle. Par flegme.
Si au moins ils se donnaient la peine de regarder les films langue originale, ils ne perdraient pas le peu qu'ils ont. Donc, j'ai passé ma nuit à traduire, corriger, changer ou ajouter ce qu'il fallait, avant de renvoyer le contrat avant son réveil, pour demain matin. Je dois me faire une raison, mon rêve d'une soirée tranquille n'était qu'un mirage.
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Ven, 25 Oct 2019 - Week-end à Gstaad
Vers les 16h30, Emilio est passé pour regarder en haut. Geeez, peut-être que certains n'arrivent pas à déterminer si quelque chose leur va ou pas! Il avait une espèce de barbe, débile, et son bidon!!! Je veux dire, vu son genre de cheveux, il aurait meilleur temps de les porter courts et pas longs, qui traînent un peu n'importe comment, genre plouky! Mais bon, il est évident qu'il est loin d'être attractif, pas moche genre Gainsbourg, mais moche tout de même. Aucune fille ne se retournerait pour le regarder. Jamais!!!
Après son départ, je me suis préparée le cœur battant, comme si j'avais le trac, pour aller à Gstaad. En fait, c'était sûrement ça; j'avais le trac. Ça, ça fait partie de ma timidité enfouie. C'est de cette manière aussi qu'elle se manifeste.
Cela faisait un moment que je n'avais pas été à Gstaad, alors oui, j'avais la trouille de les revoir tous. La trouille de ne connaître personne.
J'ai essayé de me raisonner, de me dire qu'ils ne m'avaient pas tous oublié, qu'ils n'allaient pas me regarder bizarrement, qu'il n'y aurait pas que des inconnus.
Mais rien n'y faisait, j'avais une boule au fond de l'estomac. Ou peut-être qu'il allait se passer quelque chose. J'ai toujours été un peu sensible, même si je n'écoute pas toujours ce que je pressent.
Décidée d'écouter ce qui se passait en moi, j'ai réalisé que ce n'était pas l'idée de voir les autres à Gstaad qui m'angoissait, mais parce que je sentais qu'il allait se passer quelque chose. Je ne savais pas par contre si c'était quelque chose de bien ou de mal, ni comment je devrais y faire face.
Mais je ne pouvais pas fuir. Il allait se passer quelque chose à Gstaad, j'en étais sûre, je le sentais. Et je m'attendais à à peu près tout... sauf à ça!
Caro et moi avons passé une bonne soirée. C'était vraiment très chouette. On aurait dit qu'on était en train de se mettre en jambes pour les fêtes. Tout le monde était en état festive. J'ai même jouer au Billard. Thomas était mon partenaire. On a gagnée, mais ce n'était pas grâce à moi. Je suis assez nulle. Thom a rattrapé mes ratés. Rire.
On a terminé la soirée en boîte. J'ai beaucoup dansé et... beaucoup papoté. J'avais oublié l'angoisse qui squattait ma tête. Apparemment, je m'étais trompée. Tout se passait bien et on s'amusait. Probablement que je me sentais plus détendue que Pascal ne soit plus là.
Je n'avais pas à être sur mes gardes, parce que que n'était pas là pour m'avoir à l’œil et m'observer toute la soirée.
En rentrant de boîte, je suis même restée à traîner en bas à boire des verres. Caro aussi. On a joué à ce que j'appelle, nos "jeux débiles". C'était marrant. Je ne me rappelle pas bien de tout, mais je sais que j'ai dû embrasser une fille. Elle a voulu enfiler sa langue dans la bouche. Berk. Baveux, alcoolisée.
J'ai réfréné ses ardeurs et lui ai montré ce qu'était un baiser. Mais je ne me rappelle pas qui c'était. Je pense que la vodka avait déjà pris possession de ma tête. Je me suis couchée tard. Caro est venue bien après, parce que j'étais déjà dans les bras de Morphée.
My God, j'étais loin d'imaginer de voir Pascal passer la porte le lendemain en début de soirée... Mon cœur a failli lâcher!
Atroce, mais j'étais toujours folle de lui. Comment? Qu'est-ce...? Est-ce que j'ai la berlue? Ou mon imagination me joue des tours? Je n'arrivais pas à en croire mes yeux. Ma tête saturait. Pascal était au États-Unis, alors comment se faisait-il qu'il soit là, ici, à Gstaad? Pourtant, je n'avais pas encore trop bu!
J'avais la chair de poule, mon cœur battait dans ma gorge. Je suis toujours aussi raide dingue de cet homme. De le voir, je perds aussitôt mes moyens, le contrôle de mes fonctions, de ma tête. Je deviens vulnérable et en demande.
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Sam, 26 Oct 2019 - Pascal en Suisse... choc! (Part.1)
Je me suis levée avec la tête dans le cul ce matin. On s'était bien amusé, fait les fous jusqu'à pas d'heures, et couché tard. J'avais peut-être un peu forcé sur la Vodka aussi. Une des fille qui était là hier soir, a un bébé. C'est vrai qu'ici, personne ne vient avec armes et bagages, s'ils ont des enfants, on ne veut pas en entendre parler, et surtout pas les voir non plus. C'était entendu, sans avoir besoin de le spécifier.
Ceux qui ont des enfants, enfants casse-pieds en général, emmerdent tout le monde avec. Ils vont passer la soirée à vous demander de baisser le son, nous emmerdent au déjeuner avec ces bouches hurlantes, veulent en plus les changer pour l'odorat de tous, au lieu de le faire dans la salle de bains de leurs chambres, ou dans leurs chambres.
Bref, ils sont en général chiants, alors, au moins ici, c'est "vacances", "détente", donc pas de gosses.
On préfère nettement les chiens aux gosses... C'est pour ça que j'aime venir à Gstaad.
Cette jeune maman était venue ce week-end, invitée par je ne sais qui, parce que c'était son ex qui s'occupait du gamin. En tous cas, elle savait faire la fête. C'était le centre de la soirée. Elle a même dansé sur les tables. En plus, elle est marrante et sympa. Je me demandais pourquoi elle s'était encombrée d'un gosse. Pourquoi avoir eu un gamin avec un sinistre abruti, qui n'a pas de couilles? Parce que dès qu'il a su qu'elle était enceinte, il l'avait quittée.
Je me demande à quoi elle pensait... Peut-être qu'elle espérait qu'il soit aux anges??? C'était pas le cas.
L'après-midi au lieu de rester à lire, après un déjeuné tardif, j'ai été me balader avec Caro en ville. Puis on a rejoint ceux qui n'étaient pas à la patinoire, au Bowling. Ça c'était aussi chouette. Je suis rentrée vers les 15h, en laissant Caro au Bowling, pour aller faire une sieste. Si je ne dormais pas un moment, je serais foutue ce soir.
Après ma sieste, j'ai pris une longue douche et je me suis habillée. Même si, contrairement à la majorité des filles, je porte souvent des jeans et un T-shirt, ou pull, je fais quand même attention à mon apparence. C'est pas parce que je porte des jeans, que je ne choisi pas soigneusement ce que je vais mettre dessus. Je veux quand même avoir l'air sexy, et tout. Je n'ai pas envie de me torturer en robette ou jupette, et me les geler toute la soirée juste pour plaire.
J'aime ce qui est confortable. C'est clair qu'une fois en boîte, où il fait bon, être en jupe serait pas mal, mais bon. En attendant, il faut aller du bar à la boîte, avec des chaussures inadaptés, et à se geler les fesses. Non merci. Caro, elle, préfère l'inconfort, elle portera une robe même s'il neige à mort, quitte à prendre ses petites chaussures dans son sac pour aller danser. Ça me fait sourire de la voir s'encombrer d'un sac "prêt à tout"; plein, lourd, gros. Mais c'est Caro.
On a mangé au chalet. La Gouvernante avait laissé de quoi nourrir un bataillon. Un buffet. Il y avait du poulet rôti, du rôti, des légumes de toutes sortes, avec des patates en robe de chambre, cuite à l'eau avec persil, et frits (pas des frites). Il y avait aussi du riz cuisiné avec carottes et petits pois (du Rizi-Bizi). Et des salades en veux tu en voilà. Je me suis contentée du poulet, salade de maïs et du riz. Il me fallait au fond de l'estomac de quoi éponger la Vodka plus tard.
Après avoir mangé, je me suis posée sur le bras d'un des fauteuils avec le petit groupe de Michael près de la cheminée. J'ai levé les yeux quant Thomas s'est levé pour se diriger vers l'entrée. J'ai suivi son regard et j'ai eu l'impression de tomber dans le vide quant j'ai vu Pascal entrer... Mon Dieu... Pascal? Ici? J'hallucinais ou quoi? Cette impression d'avoir louper une marche et de tomber dans le vide... Cela faisait un moment que je ne l'avais plus ressenti ça.
Ce sourire, cette démarche, ces yeux... mon Dieu que je l'aime! Ça m'a retourné l'estomac, et comprimé la poitrine.
J'avais l'impression d'être dans une bulle, que tout se passait au ralenti. Je suis restée tétanisée sur place alors que ceux qui l'avait repéré se dirigeaient vers lui pour le saluer. Je ne mettais même pas rendue compte que je mettais levée et que je le regardais les yeux écarquillés de surprise. Je suis presque sûre que j'avais la bouche ouverte aussi...
Nos regards se sont croisés. C'était comme prendre une décharge électrique. Est-ce qu'il n'était pas plus beau qu'avant?
Du coin de l’œil, comme Michael était sur ma droite , mais devant, je l'ai vu faire signe à Pascal de loin. Il souriait et nos yeux se sont à nouveau affronté l'espace d'une seconde. Ce devait être ce qu'il voulait dire quant il a dit qu'on se verrait bientôt? Pourtant, ça n'a pas fait tilt tout de suite dans ma tête.
Il est venu ensuite jusqu'à nous et m'a fait la bise. Iiiiiiahhh. Pascal m'a sourit et fait la grimace;
- Bizarre de se faire la bise, hein?!
J'ai retrouvé ma langue, mais pas réussi à sourire ou autre; "Très!". Il a rajouté, qu'il m'avait dit qu'on se reverrait bientôt. C'est la que mon cerveau a fait la connexion. Puis, il a tendu la main à Michael qui était près de moi, et je l'ai perdu.
Puis, tout à coup, j'ai remarqué qu'il y avait une bonne femme qui le suivait. C'était qui elle? Ou c'était une "Caro" le retour ou quoi? Elle aussi la regardait avec curiosité.
Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises. Je n'aurai pas su dire à quoi Pascal pensait. J'étais curieuse, j'aurai voulu savoir comment cela se faisait qu'il soit là, et combien de temps, où est-ce qu'il était??? J'ai mis du temps à rassembler mon courage pour aller vers lui. Je voulais qu'on puisse parler un moment, surtout avant de se retrouver à l'extérieur. Avec la musique à fond dans ces bars ou boîtes, on ne pourra pas discuter.
Au moment où je me suis retrouvée près de lui, Pascal était sur le point de s'éloigner, alors je me suis raccrochée à son pull. Hum, c'était un geste que je n'avais pas prévu, c'est arrivé comme ça. Ma main a agi toute seule.
Pascal me tournait le dos, mais il a stoppé net. Il a aussitôt deviné que c'était moi. Il a dit aux autres qu'il les rejoindrait. Je crois qu'ils descendaient jouer au Billard. J'étais cachée derrière Pascal, mais certains m'ont quand même vue. J'avais les oreilles en feu, rouge écrevisses. J'étais très embarrassée.
On a été s'asseoir sur la grande table en bois dans le jardin d'hiver. Le hic c'est que je ne savais plus quoi dire. J'étais extrêmement mal à l'aise. J'étais tellement contente de le voir et en même temps, j'avais peur qu'il ne m'écoute que par courtoisie, parce qu'il y avait eu des moments où Pascal avait été vraiment très froid avec moi au téléphone.
Je sentais qu'il me regardais. Moi, je n'osais pas tourné la tête vers lui. Même quant il m'avait soulevée pour m'asseoir sur la table, j'avais évité son regard. Du coin de l’œil, j'avais vu qu'il souriait. Je devais l'amuser, ce qui ne m'amusait pas trop et augmentait ma gêne. Pourquoi est-ce que j'étais si embarrassée à côté d'un homme avec qui j'avais été intime pendant plus de 10ans! Stupide, ma stupide timidité.
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Sam, 26 Oct 2019 - Pascal en Suisse... choc! (Part.2)
Pascal s'est senti obligé d'engager la conversation après bien 2 minutes de silence. Je n'arrivais pas à trouver mes mots!
Il a dit qu'il a tout de suite su que c'était moi. Caroline lui aurait pris le bras, il n'y avait que moi qui arrivait encore à le surprendre en faisant des trucs auxquels il ne se serait jamais attendu. J'ai souri mais sans le regarder. J'ai quand même dit que j'avais juste envie d'être avec lui un moment, seul à seul. Dire que j'ai osé lui dire qu'il m'avait manqué, et que j'avais des milliers de questions, mais que tout à coup, je ne m'en rappelais aucune. Il a dû deviner mon malaise.
Pascal a dit que c'était bizarre, mais depuis qu'il était là, il ne se sentait pas bien. Il avait l'impression d'être un étranger. Il avait presque envi de retourner en courant aux États-Unis. Que c'était bizarre. Pascal avait l'impression que tout avait changé. Il ne se sentait plus à la maison ici.
Ses mots me faisaient peur, parce que ça voulait dire qu'il ne reviendra vraiment plus jamais ici. Tout espoir était vain. Alors je l'ai regardé, parce que c'était tout ce qui me resterait de lui. Ça me rendait très triste.
Question de nourrir la conversation, je lui ai demandé quant est-ce qu'il était arrivé. Je pensais; vendredi ou même ce samedi. Et quant il a dit MERCREDI, j'ai été choquée. Alors il était là depuis mercredi, et il ne m'avait même pas appelée? Ah oui, c'était moi l'idiote qui avait eu la débilité de rompre, alors pourquoi est-ce que Pascal m'aurait appelée!
Il a vu que j'étais sur le cul. Il a souri de son adorable sourire, qui vous fait penser que vous êtes la plus intéressante chose sur la planète. Dans ses yeux, je me sens belle, sexy, que je lui plais. Affff, je l'adore. J'ai juste répété "mercredi" comme un perroquet.
Pascal m'a expliqué qu'il était là pour mettre ses affaires en ordre. Boule à l'estomac, serrement de cœur. Puis, il a ajouté "pour récupérer son appartement". Récupérer? Alors??? Je n'osais pas extrapoler, alors j'ai demandé.
Alors Pascal allait revenir vivre en Suisse. J'ai eu envie de pleurer de joie. Mais aussi, une vague de peur m'a donné froid.
Et moi? Est-ce qu'il revenait pour moi? Est-ce que ce n'était pas trop tard. Est-ce que j'ose lui poser la question? Ou est-ce que j'aurai l'air stupide d'espérer tant. Mais je n'avais rien à perdre. Alors, je lui ai demandé si vraiment il revenait vivre ici? Et pourquoi est-ce qu'il n'avait plus l'impression d'être chez lui ici?
Pascal n'a pas eu le temps de répondre parce que la fille qui le suivait quant il est arrivé est venue nous interrompre. Les autres étaient sur le point de sortir, et elle voulait savoir s'il venait aussi. Pascal m'a jeté un regard, puis il a dit qu'il arrivait. Ils n'avaient qu'à partir en premier, qu'on les rejoindrait. Elle a fait la moue et restait plantée à la porte. Pascal a dû lui demander de fermer la porte, parce que la musique nous empêchait de nous entendre.
On a discuté encore un moment. Pascal n'arrivait pas à dire vraiment pourquoi il avait cette impression depuis son retour. Mais, il avait le cafard depuis son retour. Même là ce soir, il avait le cafard. Il m'a dit que ça lui faisait bizarre d'être là, qu'il se sentait comme au début qu'il était en Suisse.
J'aurai dû lui dire que j'avais menti quant j'ai dis que j'avais tourné la page... mais je n'y ai pas pensé.
J'ai appris que cette femme, celle qui l'accompagnait, avait tenu à venir avec lui. Elle s'appelait Rebecca, Bekky pour les intimes. Elle était sensée venir une semaine ici pour voir le fonctionnement du service dans lequel elle travaillait ici. Son homologue partait la remplacer là-bas. c'était un échange.
Je n'ai pas aimé la réponse à la question qui me brûlait la langue; c'était qui pour lui cette femme? Ça m'a tordu le cœur.
Ils se fréquentaient depuis peu. Et de l'entendre dire qu'elle était adorable m'a bouleversée. Elle avait les cheveux châtains clairs, des yeux marrons pétillants, petite, ronde et joyeuse. En tous cas, d'après ce que j'avais observé, elle le faisait beaucoup sourire. La jalousie m'a mordu au cœur et tordu l'estomac.
Du coup, je n'ai pas osé lui demandé s'il avait des sentiments pour elle. Ça m'aurait tuée.
Le reste de la soirée est un gros nuage sombre. J'avais envie de pleurer tout le temps et je devais faire un gros effort pour sourire. Elle était tout le temps aux côtés de Pascal. Caro aussi.
Je préférais rester à distance, à faire semblant de m'amuser avec des autres copains. Mais j'étais très loin du compte. Je ne me sentais pas très bien. Pascal repart mardi, et reviendra mi-novembre pour de bon. Enfin... pour un moment. Il reprendrait sa vie ici.
Au moins, je pourrais le voir. Et comme cette femme était Américaine et travaillait là-bas, pour mon grand bonheur, je n'entendrais plus parler d'elle. Donc, je pouvais bien ronger mon frein et attendre son retour. M'en fou si son père m'emmerde, j'étais impatiente de le revoir...
Oh! Bekky se débrouillait pas mal sur la piste. Même si ça me tord l'estomac de le voir danser avec une autre, j'aime regarder Pascal danser. Et j'aime aussi le voir sourire, même si malheureusement, ce n'est pas à moi. Pascal sourit toujours quant il danse. Aïe, comme il est chou!
Nos regards se sont croisés et Pascal m'a fait signe d'aller les rejoindre. Mais, je ne voulais pas. Je ne voulais pas danser à côté d'elle. Je ne voulais pas être en compétition avec cette femme. Je crevais d'angoisse, qu'est-ce que j'allais faire maintenant.
J'avais envie de le récupérer, coûte que coûte. Que faire? Tant pis si son père se remets à me faire des misères?
Pour essayer de le faire craquer à nouveau pour moi, je suis sortie de ma bulle pour parler à tout le monde, rire, danser. Je voulais que quant il regardait dans ma direction, qu'il me voit faire la fête, m'amuser... et qu'il me trouve séduisante. Je souriais beaucoup. J'évitais de regarder dans sa direction, si par hasard nos regards se croisaient, je lui souriais de manière plus que convaincante.
Pascal m'a rattrapée au bar, et on s'est mis à discuter. J'ai appris qu'il n'avait pas voulu que Bekky l'accompagne, mais elle avait insisté et avait pris un billet sur le même vol que lui. Il lui avait pourtant dit qu'il n'aurait peut-être pas de temps à lui consacrer, qu'il venait pour le boulot et pour voir quelqu'un. J'ai voulu savoir qui, mais il a simplement levé les sourcils en disant "Ha ça...!". Il ne voulait pas me le dire.
Il a voulu savoir si je voyais quelqu'un, j'ai répondu que non, pas vraiment. Mon pas vraiment a provoqué des questions auxquels je n'ai pas répondu non plus. Pascal m'a fait beaucoup rire. Apparemment, il avait été à chier à son boulot. Il n'avait pas vraiment voulu me raconter les détails, mais, il a fait en sorte que son père ait envi de le retirer de New York.
Pour le punir, il avait été rétrogradé, là-dessus, il ne se cassait plus la tête, il arrivait régulièrement en retard, partait plus tôt, bref, incontrôlable. Son père a voulu l'envoyer en Suède. Il y a passé 1 semaine, et a fait en sorte que la Suède n'ait pas envi de le garder. Puis, son père a voulu l'envoyer en Allemagne. Il n'a pas été en Allemagne, il est resté chez lui.
Son père lui a pris la tête, il était furieux qu'il se soit pas présenté là-bas. Alors Pascal lui a dit qu'il voulait retourner en Suisse, pas ailleurs.
Bien sûr, son père devinait pourquoi, mais il a été obligé d'accepter, parce que son comportement ne lui laissait pas le choix. Pascal savait que son père l'empêcherait de trouver du travail ailleurs que dans sa société, alors... Bon, il m'a raconté ses arrivées tardives, faisant semblant d'être encore bourré du soir d'avant. Ça m'a fait rigolé, j'imaginais bien la tête de son paternel. Et il a fini par gagné.
Son père a compris qu'il ne pourrait pas compter sur lui tant qu'il ne le renverrait pas en Suisse... Alors le re-voilà... Pourtant, il a reparlé de son cafard à l'idée de s'installer ici. De l'impression d'un gros vide. Ça m'a fait peur...
Bekky est revenue le tirer sur la piste, alors j'ai décidé de rentrer au chalet. J'aurai voulu que Pascal ne la suive pas, qu'il reste avec moi, ou qu'il me demande de rentrer avec lui. J'espérais être endormie avant qu'il rentre. Je ne voulais pas passer ma nuit à écouter, à me demander s'il était en bas, s'il continuait à s'amuser, et tout un tas d'autres choses.
Je souriais en me couchant en pensant à la façon que Pascal m'avait dit que j'étais chou... Il me regarde encore...
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Dim, 27 Oct 2019
- Pascal a tourné la page!
Je voulais tout savoir; et je savais parfaitement que je n'oserai pas l'appeler une fois qu'on aura quitter le chalet, et il partait mardi. Il fallait que je profite pendant qu'on est ici pour parler avec Pascal. Et je voulais savoir où on en était et lui dire que je l'aimais toujours et que je lui avais menti en lui faisant croire que j'en avais rien à faire.
J'étais aux aguets. Dès le déjeuner, j'ai commencé à discrètement le suivre du regard pour profiter d'une occasion. Aïe, c'est vraiment difficile. Au chalet, on est toujours entouré de tout le monde, presque impossible que quelqu'un soit isolé dans un coin. Pas le choix, il allait falloir que je sorte de ma torpeur et demande à lui parler, même devant ses copains.
Je fumais une petite clope après le déjeuner, tout en le gardant à l’œil, alors que je rassemblais mon courage. Il fallait que je me dépêche avant que Pascal ne sorte avec ses potes pour aller traîner dans la station. Chance terrible, Pascal a pris les devant et est venu me rejoindre dans le jardin d'hiver.
- Hey! Toujours à t'isoler dans tous les coins.
Pascal souriait. Comme j'aime ses sourires. Il s'est assis sur la table face à moi.
- Est-ce que tu penses qu'on pourrait se voir avant mon départ? Par exemple, demain soir?
- Oui. Je n'ai rien. On peut. Mais, t'es sûr que t'as...
Afff, j'avais dis oui, et j'étais déjà rassurée en me disant que je n'avais donc pas à me précipiter, avant de me rappeler que je remplace aux cartes, alors je peux pas. En tous cas, pas avant minuit!
- Afff... j'ai quelque chose demain soir, et je peux pas annuler...
- Ah, je comprends.
Oh! J'ai eu l'impression qu'il pensait que je disais ça parce que je ne voulais pas le voir. Alors je lui ai redis que j'avais vraiment quelque chose, et que oui, j'avais vraiment envie de le voir, mais lundi, je ne peux qu'à partir de minuit. Son beau regard vert m'a fixé un moment, au point où je me suis sentie mal à l'aise. Alors j'ai enchaîné;
- Ça se passe bien avec Jess?
Il m'a lancé un regard surpris. C'était bien la première fois que je lui posais une question sur sa femme. Il en a fait la remarque, avant de dire que ça se passait bien. Qu'il y avait des périodes où ça allait mieux que d'autres.
- Tu la connais, tout à coup, elle devient juste imbuvable. Elle pique la mouche pour un rien, et à d'autres, elle est agréable à vivre. Chacun même son bateau comme il l'entend... Enfin, tu vois quoi!
- Et... Même après la soirée d'hier, tu te ressens toujours le cafard?
- Ben, je me demande pourquoi je me suis battu comme un idiot pour revenir ici... Je me pose des tas de questions, et me demande si je ne devrais pas demander de rester à New York. Tu as visiblement tourner la page, et moi aussi...
J'ai failli m'étrangler; NON, je n'avais rien tourné du tout! Mais de l'entendre dire que lui oui, m'a empêchée de le corriger. Les mots sont restés tassés au fond de ma gorge.
- Après tout, ça va pas si mal avec Jess. Et... j'ai eu de la chance de rencontrer une fille comme Bekky. Elle est adorable. C'est mon... petit rayon de soleil.
Wahhh, ça m'a tordu l'estomac de l'entendre dire qu'elle était adorable, qu'il avait de la chance de l'avoir rencontrée, et que c'était son rayon de soleil. Si j'avais été seule, ou j'avais pu juste immobilisé tout le monde comme par magie, j'aurai pleuré. Son rayon de soleil?
- Venir ici, alors qu'elle est à New York, c'est vraiment...
Je regardais au loin. Impossible de le regarder, sinon, il aurait vu que j'avais les larmes près à bondir de mes yeux. J'ai inspiré un grand coup en regardant mes pieds. Je ne savais pas quoi dire. Alors, je me suis résolue à écouter et faire oui de la tête en signe de compréhension.
J'étais embêtée, je ne savais pas si je devais jouer "la bonne copine" ou "l'amante"??? Qu'elle carte jouer?
Son foutu rayon de soleil est venu le chercher; ils étaient sur le point de partir à la patinoire. Pascal pensait que j'y allais aussi, j'ai dis que non. Bekky restait à la porte à l'attendre. Pascal m'a fait la bise. C'est toujours trop bizarre de se faire la bise... Il pensait que je serais partie avant son retour. Je lui ai dis que ça ne dépendait pas que de moi, mais de Caro.
Comme Caro allait sûrement à la patinoire elle aussi, il y avait bien des chances que je sois malheureusement encore là. Si j'avais pu, j'aurai effectivement filé.
"Stop ma fille! Tu ne peux pas toujours partir en courant au lieu de faire tout ce qu'il faut pour avoir ce que tu veux?" C'est ce que je me disais. Alors non, j'allais attendre son retour, et avant de quitter le chalet, j'allais essayé de lui parler encore une fois et lui dire que j'avais envie de le voir, et qu'on pouvait peut-être faire ça ce soir en rentrant.
Il fallait que je tente le tout pour le tout...
J'étais en train de monter vers ma chambre pour aller cacher mon désespoir et ruminer, quant Pascal est revenu. Je me suis retournée en entendant la porte s'ouvrir à toute volée. C'était Pascal. Je sais pas pourquoi, mais j'ai pensé que c'était pour moi. Il aurait très bien pu avoir juste oublié quelque chose, mais ça ne m'a pas traversée l'esprit à ce moment là.
Je suis restée sur la dernière marche pour être à sa hauteur. Il me regardais droit dans les yeux, et a dit qu'on a jamais eu l'habitude de ne pas dire ce qu'on ressentait, et il ne voulait pas commencer maintenant. Je lui avais manqué, et il voulait revenir ici pour être avec moi, et qu'on se soit séparé le rendait triste.
J'aurai voulu l'embrasser et lui dire que pour moi c'était pareil, mais "son rayon de soleil" est apparue à la porte et l'a appelé. Pascal allait se détourner pour partir, mais j'ai attrapé sa manche. Bekky ne pouvait pas le voir. Pascal a regardé ma main quelques secondes, puis a levé les yeux vers moi... Quelques secondes, de longues secondes, puis il s'est tourné vers Bekki et lui a dit de partir avec les autres, qu'il arrivait tout de suite.
Mais Bekki a dit qu'elle préférait l'attendre. J'ai lâché son pull. Je ne sais pas pourquoi j'avais fait ça, parce que je n'avais rien à dire. C'était un peu bête. Mais, je crois que je voulais le retenir, pas le voir la suivre. Avoir le courage de lui dire ce que j'avais sur le cœur. Hélas, avec l'autre là, c'était impossible.
Je me suis alors penchée et je lui ai murmuré à l'oreille, que moi aussi ça me rendait triste, que j'avais vraiment envie qu'on se parle avant son départ pour New York.
Interloqué, Pascal m'a dévisagée un moment, puis je me suis détournée pour remonter à ma chambre. Fffouhhh, j'avais été courageuse, et j'avais les oreilles rouges pivoines du coup. Chaud. Je me suis cachée en haut des escaliers. J'aurai bien voulu voir la tête qu'elle faisait. Je suis sûre qu'elle lui demanderait ce que j'avais chuchoté à son oreille. Mais pas du tout.
- C'est elle n'est-ce pas? Quant tu as dis que tu devais voir quelqu'un, il s'agissait d'elle, n'est-ce pas?
- Oui.
- Je m'en doutais. J'avais eu une impression bizarre quant je vous regardais vous parler. Même si vous vous touchiez pas, je sentais qu'il y avait quelque chose... quelque chose...
Bekki avait le regard baissé et avait pris la main à Pascal. Elle cherchait des réponses.
- C'est ton ex?
- Si on veut... On a dû se séparer quant je suis rentré aux États-Unis...
Bekki a répété "dû?" et a hoché la tête. Puis, comme si elle avait secoué le palmier, elle a souri et lui a dit que les autres devaient attendre et l'a tiré dehors. Perdu de vue. Je suis allé me jeter sur le lit dans ma chambre. Si je pouvais, je partirai avant leur retour. Je n'avais pas envie d'être là quant ils rentrent. J'avais peur que les choses changent entre temps. Je voulais que tout reste comme ça.
Grâce au ciel, Caro est arrivée avant tout le monde. Elle en avait eu marre de voir Pascal et Bekki collé-collé. Elle n'arrivait pas à l'approcher. Elle voulait rentrer pour avoir le temps de se préparer. Elle allait manger avec Pascal ce soir. Ah bon! Donc, il n'allait pas manger avec toute l'équipe, et il avait l'intention de se débarrasser de Bekki.
Mince... mais alors? Pascal ne m'avait pas proposé ce soir parce qu'il avait déjà des plans avec Caro? Ça m'a rendue un peu jalouse. Non, pire, même en colère. Pascal la faisait passer avant moi. En priorité. Je ne comprenais plus rien.
Un peu verte, on est partie vite fait. Je ne voulais pas que Caro sache que je l'enviais et que j'étais même plutôt fâchée que Pascal l'ait fait passer avant moi. Pendant ce temps, elle échafaudait... elle se demandait si elle pouvait encore changer leur projet et l'inviter à manger chez elle. Elle aurait préféré. Moi, je ne disais rien.
Pour ma part, je préférais les savoir au restaurant. Ça m'éviterait d'imaginer qu'ils se sautent dessus!
Je n'avais même pas pensé demander où Pascal dormait? J'étais partie de l'idée qu'il était chez Thomas. Mais tout à coup, ça me préoccupait. J'imagine s'il pouvait si facilement se défaire de Bekki, c'était bien sûr parce qu'il était chez Thomas. Rassurée par mes déductions, j'ai arrêté de m'angoisser.
Pourtant, la désagréable impression que Pascal avait fait passer Caro avant moi me tarabustait encore...
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En plus, le soir, elle l'a paumée en promenade. Police et tout le tzoin-tzoin. Bref... J'étais en route pour chez elle, quant elle m'a rappelée pour me dire que tout était ok. Demi tour, retour maison.
Est-ce qu'il m'appelait pour me dire d'arrêter de l'appeler? Pour me dire que j'aurai dû choisir un autre moment pour l'appeler, parce que Jess avait vu et peut-être même, la honte, lu mon message? Alors, j'ai décidé de la jouer cool.
Je suis partie de chez eux à 1h du matin.
Afff, Caro m'a demandé
C'est comme être à l'hôtel, avec les amis en plus. Comme un camp de vacances, mais sans contraintes. Des femmes de ménages discrètes qui vous font à manger, qui nettoient votre chambre. On ne les voit presque pas, juste de temps à autre,
J'ai eu une petite pensée pour Bastien. Il est plutôt mignon, mais... son accent me freine. Je viens de la campagne aussi, alors je devrais pouvoir passer dessus... Euh... Je sais pas... Mes oncles, mes tantes, mes cousins ont 

Sam, 12 Oct 2019
C'est stupide,
On n'annule pas son rendez-vous avec sa copine un samedi soir, même pour un pote. Et
Après, j'ai été remplacé ma sœur à sa partie de cartes. Elle ne pouvait pas être au rendez-vous avant 20h30, et
Le mois prochain, on a juste 5 anniversaires: La petite
J'ai été promené Dobby. Je ne sais pas exactement ce que je ressens, mais le sentiment dominant était la tristesse. Pascal me manque. Je suis folle à l'idée qu'il ne soit plus là. Mais en même temps, si on doit se séparer, autant qu'il soit au loin. Savoir qu'il était quelque part 

Ma frangine faisait du Papet Vaudois ce soir, alors j'ai été souper chez elle. Je me suis rendue compte, une fois encore, que je ne mange pratiquement jamais chez moi.
Je l'avais promis et je l'ai fais. Je parle du gâteau d'anniversaire de Kaya. Ma sœur nous a fait un Pepper Soup. Trop bon. Elle avait fait du riz à côté, mais nous 2, on a
Le soir,
Hier soir, Didine, mon autre frangine, m'a demandé
L'empêche, je repense à ce que m'a dit sa mère; Pascal doit bien s'amuser de son côté, non!
J'ai prétendu être déjà invitée à manger, alors elle m'a proposé café et dessert en sa compagnie. Bouh. Tendue comme une hélice, j'ai réussi à me pointer au Tea-Room en avance.
Le matin, en prenant le café-jus d'orange, on a convenu que hier soir n'était jamais arrivé. Avec un petit sourire malin, Thomas a fait oui de la tête à tout ce que je voulais. Il m'a prise dans ses bras.
J'étais contente de le voir. Surtout que maintenant, il n'y avait plus d'ambiguïté entre nous. Il n'était plus question d'avoir une aventure ou quoi que ce soit. Après nos 3 mois ensemble, et on avait été d'accord qu'il n'y aurait plus rien.
Il avait parlé à Caro, qui ne s'en doutait pas non plus. Elle l'avait appelé pour savoir s'il était bien arrivé. Évidemment, je ne lui avait rien dit, parce que je me doutais bien