Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

janedo

Septembre 2018 - Le grand saut... (1)

Publié le par JaneDo

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Septembre 2018  - Le grand saut (1)

Ahhh, je n'arrive pas à croire que je suis chez Pascal. Que je me suis installée chez lui. Je n'aurai jamais cru que je ferai une chose pareille. C'est trop bien. Pascal est un amour, il me comble de bonheur. Rien que d'être près de lui me rempli de joie non-stop. Je le serre souvent dans mes bras pour être sûre que je ne rêvais pas.

Seul ombre au tableau, je me sens honteuse vis-à-vis de Jess. Ça me fait mal au cœur, et je dois me secouer pour ne pas me laisser atteindre. Elle reste désormais chez les parents à Pascal. Je pense qu'elle ne supporte pas de m'avoir tout le temps sous le nez. Pour ça, je ne lui en veux pas. Ce serait le comble.

Pascal se dépêche de rentrer direct après le travail, c'est mignon. Je sais bien qu'on est en pleine période "Hollywood", comme j'appelle ça, ou Lune de Miel, où l'on fait tout pour faire plaisir et on en a jamais assez de l'autre. On passe tout notre temps collé ensemble. Et on rit beaucoup. Chaque moment passé ensemble est un pur bonheur.

La 2ème semaine de septembre, le mardi, après le départ de Pascal pour le boulot, j'étais assise en train de peindre dans la pièce, quant Jess a débarqué. Stupide, j'avais oublié de verrouiller la porte. Bien fait pour ma tête.

D'entrée, elle m'a demandé comment j'avais osé m’immiscer ici, chez elle en fait. Alors j'ai tenté de lui expliquer pour mon appart et tout, mais elle s'en fichait. Elle croit que je lui avais menti et que depuis le début, je ne cherchais qu'à m'incruster chez Pascal.

  • C'est une putain d'excuse à la con, comme je m'y attendais...
  • Jess... ce n'est que temporaire, dès que j'aurai trouvé quelque chose, je m'en irais. En attendant, Pascal a juste proposé de me dépanner.
  • Bien sûr. bien sûr... et dans 6 mois, tu seras encore en train de soit-disant chercher un appart... T'es vraiment la pire des menteuses. Tu m'avais assuré que ça n'arriverait jamais, et pouf, te voilà plantée chez lui. Je pense que c'est la même chose pour le mariage et le reste?
  • Tu exagères. Je n'ai pas l'intention...
  • Ouais, ouais... arrête des conneries de salades. You're going to regret this, mark my words.

 

Et elle a fait demi-tour et s'est tirée. A la porte, elle m'a dit qu'elle n'avait plus confiance dans ce que je pouvais raconter et qu'elle ne me pardonnerai jamais ça.

Je me suis sentie comme une merde. Sale. Et menteuse. J'aurai peut-être dû faire autrement, me donner plus de mal pour trouver quelque chose. Je sentais que les choses allaient se gâter avec elle.

Le soir même, avant l'arrivée de Pascal, Caro est passée. Elle m'a apporté une plante. Elle souriait, mais je sentais qu'elle aussi m'en voulait. Tant que je restais chez moi, elle supportait de partager l'homme de ma vie, mais de savoir que j'étais là, tout le temps avec lui, ne lui plaisait pas. Pourtant, elle n'a rien dit.

J'allais commencé à faire à manger, mais Pascal a appelé pour me dire qu'il prenait du chinois. Je lui ai dis de prendre aussi pour Caro, qui était passée nous rendre visite. Caro me faisait signe que non, mais je lui ai mis mon natel dans les mains pour qu'elle lui dise ce qu'elle aimerait. Mais Pascal avait déjà raccroché.

Il a choisi pour elle. Apparemment, il connaissait bien ses goûts.

Au lieu de manger dans la salle à manger, on a mangé en tailleur autour de la table du salon. La télé était sur une chaîne musicale. Musique de fond.

Sans m'en parler avant, Pascal a demandé à Caro où elle aimerait aller en vacances; Maldives ou Les Seychelles. Donc, il avait décidé qu'elle viendrait avec nous. Est-ce que ça m'a froissée? Non, même pas. Je lui l'aurai proposé de toute façon. Elle était nettement plus active que moi. Si elle est avec nous, elle se tapera les balades à travers l’île, et moi je pourrais rester tranquillement au bungalow.

Caro était pour les Maldives. Esprit de contrariété, je me suis dis que j'allais voter pour Les Seychelles.

Je me suis calmée. Je n'avais aucune raison d'être jalouse ou d'agir comme une peste. Ce n'était pas à Caro à qui il avait proposé d'emménager chez lui. Si seulement Alexia pouvait s'en aller, à ce moment je pourrais partager l'appart avec Caro. Ça m'embête un peu que ce soit moi qui déménage chez elle. J'aurai préféré le contraire. Mais ce serait hyper pratique, je serais près de Pascal...

Le mercredi suivant, Pascal avait été invité à manger chez ses parents. Il a prétendu avoir déjà quelque chose. C'était faux évidemment. Il voulait seulement passer la soirée avec moi.

Je crois qu'il voulait aussi éviter de se retrouver sous les feux de ses parents. Puisqu'on vit ensemble, je lui ai posé la question. Je l'avais entendu au téléphone avec Thomas; il lui demandait de se bouger le derche et de venir. Donc, d'aller chez ses parents. Ils voulaient sûrement lui remonter les bretelles.

Ce n'était pas la seule raison; Pascal avait voulu me prendre avec lui, mais ses parents ont refusés net.

C'est Thomas qui me l'a dit. Pascal leur a dit que je faisais partie de sa vie, qu'ils le veuillent ou non, et que s'ils voulaient continuer à m'ignorer, qu'ils le fassent pour lui aussi. Wahh, je comprenais quand même la position de ses parents. A vrai dire, une soirée toute seule ne m'aurait pas non plus gênée. J'aurai même pu faire un saut chez Caro si je voulais. Mais bon.

Le mercredi, Pascal n'a pas été à son dîner, le jeudi, son père a débarqué chez lui. Son père voulait que je les laisse seuls, Pascal a refusé, aussi dit que j'habitais ici et qu'il n'avait rien à dire et qu'il ne voulait pas lui parler.

Franchement, j'ai préféré me tirer. J'ai été un moment m'asseoir au bout du ponton, puis j'ai voulu aller chez Caro, mais elle est venue me rejoindre. Je lui ai raconté que le père de Pascal était à la maison. Hrooohhh, j'appelais ça déjà "à la maison"... Dingue! Bref, on a regardé en direction de la maison. Pascal n'avait pas descendu ses vitres blindées sans teint, alors on pouvait les voir se faire face. Ils ne gesticulaient pas des masses. J'aurai bien aimé avoir laissé une oreille derrière moi!!!

Je n'aime pas les voir se prendre la tête. Ce n'était pas bien. De savoir que c'était de ma faute me dérangeait encore plus. Je ne voulais pas laisser derrière moi un tel mauvais souvenir. J'allais devoir l'encourager à briser la glace avec ses parents. Il fallait que ces relations horriblement tendues cessent.

Son père voulait qu'il me mette dehors immédiatement, qu'il n'avait pas le droit de se conduire de la sorte. Sa façon de traiter Caroline était inadmissible. Etc, etc. Bref, l'air de rien, j'étais contente que Pascal me défende envers et contre tous. Surtout en ce qui concerne sa famille. La visite de son papa l'avait irrité. Je n'avais pas invité Caro à venir avec moi à la maison. Elle est rentrée chez elle. Probablement un peu déçue.

Pascal était tendu, je le connais, il n'avait pas envi d'en parler, alors je n'ai rien demandé. J'ai fait comme si rien était arrivé, lui ai raconté que Caro était venue me tenir compagnie sur le ponton.

Après le départ de son papa, Thomas est descendu sur la pointe des pieds. Il avait vu la voiture, et c'était immédiatement mis à ranger chez lui, au cas où il aurait l'idée de monter chez lui. Il a voulu savoir ce qu'il faisait là, et Pascal lui a dit qu'il n'avait pas envi d'en parler. J'avais raison. Et quant Thomas a insisté, il a montré son irritation et lui a demandé de s'en aller.

Thomas ne se laissait pas facilement froissé par l'humeur de Pascal et a insisté lourdement jusqu'à ce que Pascal parle. Pascal était énervé, parce que si son père voulait lui parler, il aurait pu le faire au bureau et non venir à l'improviste chez lui. Et venir lui dire comment vivre sa vie? Avec qui? Non mais!

Je suis sûre que Thomas connait les dessous de tout ce qui se passe autour de cette famille. Je me demande si Pascal le sait? Pascal sait-il ce que Thomas pense de notre situation? Non, je ne pense pas.

Quelques jours plus tard, Jess m'a à nouveau offert 100'000US$ pour que je m'en aille! Tsss...
Bon, évidemment je l'ai envoyé pètre, en lui disant que je n'avais pas le choix. Si je savais où aller, je ne serais pas là. Mais pendant une mini seconde, j'ai pensé que j'aurai dû accepter. J'ai failli...

Normalement, on devait partir en vacances le week-end du Jeûne Fédérale, mais quant on avait reparlé des vacances, j'ai dis à Pascal que je venais à peine de déménager, j'étais plutôt claquée et que je n'avais pas encore trouvé le temps de refaire mon passeport, ni de vraiment ranger mes affaires... Et que partir tout à coup 2 semaines si loin me stressait beaucoup.

Je préférais qu'on aille à Gstaad par exemple, ou plus près...

Pascal était déçu, mais il comprenait. Il a quand même essayé encore de me convaincre que ça nous ferait du bien de partir se détendre ailleurs. Lui aussi avait besoin d'un break. Après plusieurs discussions sur le sujet, j'ai fini par craquer pour la Grèce. Pascal a passé les jours suivants à consulter des catalogues de vacances, à téléphoner, organiser. Puis, il a annoncé ; Naxos.

J'ai sauté de joie. Au moins là, je peux aller rien qu'avec une carte d'identité. Pas besoin de passeport super à jour non plus, au cas où. Il m'a montré où ça se trouvait sur une carte. Pascal a ensuite appelé Caro pour le lui dire et lui demander de passer pour voir les photos etc. On a regardé les photos, l'endroit, les choses à voir pour ceux qui voulaient faire des excursions.

Ok... je suis toujours un peu à côté de la plaque. Je me rendais compte que Caro était plus impliquée que moi. J'en avais vu assez. Le reste je verrais sur place. Folle d'excitation, Caro et Pascal regardait les photos, discutait avec Pascal des tours qu'ils pourraient faire, ils passaient en revue les distractions, etc etc. Comme 2 gosses.

Je trouve qu'il aurait pu me demander mon avis avant de demander à Caro de passer!!!
J'ai très vite compris que Pascal lui offrait aussi les vacances à Naxos! Pascal payait tout pour toutes les 2.
Est-ce qu'il y avait de quoi faire une crise de jalousie? Nahhh.

 
NAXOS; My God, qu'elle île exceptionnelle!. D'une beauté écrasante. Il y a des endroits à visiter inimaginable. Tout sur cette île me fait penser à la Mythologie Grecque. Au point où je me suis mise à douter de mes croyances; que ce n'était qu'une invention.

J'avais les yeux ébahis, remplis d'étoiles, émerveillée par la découverte de cet endroit. Je n'arrive pas à croire qu'un tel endroit existe.

Magnifiquement beau et pittoresque en même temps.

Je voulais être à l'hôtel; servie et prise en charge par une structure toute faite. Je ne voulais pas avoir à faire les courses, nettoyer ou faire à manger. On parle de vacances, pas d'un camp de travail! Je suis gonflée quand même, vu que ce n'est pas moi qui paie, mais Pascal. Hum!

C'était magnifique. Un appart-hôtel avec un lit énorme, une énorme terrasse à moitié couverte, des chaises longues, table etc. La terrasse était aussi grande que l'appart. J'avais le cœur en nage, c'était vraiment magnifique. La vue était géniale, elle donnait sur la piscine et le jardin.

 
Nos voisins étaient aussi Suisse. Ils ont aussitôt essayé de faire amis-amis. C'était un jeune couple, Margot et Danny, qui venait du Valais. Sierre je crois. Ils étaient là avec la sœur de Margot, qui était venue avec une copine à elle. Ils avaient la chambre de l'autre côté. On se retrouvait au milieu.

Je n'avais pas envie d'être trop sympa, j'avais peur qu'ils deviennent envahissant...

Caro par contre, s'est tout de suite entendue avec la sœur de Margot, Cathy et sa copine Brigitte. Elles ont commencés à discuter par dessus le balcon. Je lui ai demandé de ne pas les inviter trop vite chez nous, mais elle pouvait aller chez elles à la place. Un peu embarrassant pour avoir un peu d'intimité, étant les 3 dans la même chambre, dans le même appart.

Mais, à voir la tête des gens, ça valait le coup. Nous n'étions pas un couple-trio ordinaire.

Ce premier soir, Pascal n'a pas touché Caro, à part pour l'embrasser sur la joue et lui souhaiter une bonne nuit. J'imagine qu'elle devait être déçu, et Pascal se donnait un peu trop de mal pour ne pas provoquer ma jalousie, ou plutôt pour me rassurer. J'allais devoir lui dire de se lâcher et ne pas être trop à cran, sinon, il allait détester ces vacances.

On a attendu que Caro soit endormie pour faire l'amour. Je la soupçonne d'avoir été réveillée tout du long. Mais à sa place, j'en aurais fait autant. Surtout pour éviter de me retrouver reléguée dans une autre chambre. Le lendemain matin, Caro a aussi fait semblant de dormir. Difficile de ne pas nous entendre faire l'amour quand même. Après une rapide petite douche, laissant Pascal, qui avait l'air de recommencer à somnoler, couché à plat ventre presqu'au milieu du lit, je suis descendue.

Je voulais aussi voir tous ce qu'ils proposaient pour les petits déjeuners, le commander pour être servi dans la chambre, et prendre un petit café comme une grande. Aussi, m'assurer qu'on ne me serve jamais de lait de chèvre. Beurk. J'avais oublié de prendre un livre, alors j'ai rebroussé chemin. En ouvrant la porte... Pascal est Caro étaient occupés à se caresser, s'embrasser.

En fait, ils avaient attendus que je quitte les lieux pour se jeter l'un sur l'autre. 2 minutes de plus, et je les aurais trouvés en pleine action.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------

Partager cet article
Repost0

Publicité

Juin 2017 - J'ai encore mal...

Publié le par JaneDo

___________________________________________________________________________________

Juin  2017

Que faire, je me souviens que trop et j'ai encore mal...

Manger avec Pascal. Jess n'est pas encore rentrée. Il voulait savoir où on en était.
Il regrettait ce qu'il avait fait et espérait que j'arriverai à lui pardonner. Je sais pas...

Jeudi, soirée avec Jérémy et ses copains. Il était si fier. Je crois qu'il est amoureux...
Ça me fait plaisir. Et moi?


Vendredi; Pascal faisait des pieds et des mains pour que je reste le week-end avec lui. Je ne pouvais pas. J'essaie de trouver un petit nom pour Jérémy. J'ai vraiment de la peine avec son prénom. Jérôme aurait été pire.

Oups, petit face à face de Pascal et Jérémy.
Pascal était à 2 doigts de tout lui dire. Il savait que je nierai tout et que je ne le reverrai plus du coup. Il s'est tut. Je me sens de plus en plus horrible de mentir aux 2 hommes que, somme toute, j'aime! Peut-être Pascal un peu plus??? Argh, je n'en sais rien...

Quant ça va trop bien avec Pascal, je prends peur. Je me rappelle si bien comme il m'avait jetée!

J'ai honte, mais j'aime toujours Pascal. Et j'aime aussi Jérémy de plus en plus. Je suis perdue.

Ne pas oublier l'anniversaire à Thomas le 19.
Argh, c'est l'anniversaire de Thomas et Pascal m'offre un cadeau??

Des clous pour l'oreille. Il m'en a offert une et garder mis l'autre. Peux pas le mettre, Jérémy s'en rendrait compte.
Cette fois, Pascal m'a suppliée à genoux. Je voulais bien lui pardonner, mais j'avais eu tellement mal. Trop facile.

Fait une apparition pour l'anniversaire de Thomas. Avant, j'avais des doutes, mais maintenant, je suis certaine que Thomas me drague! Je crois que Pascal le savait, parce qu'il le surveille. J'étais venue seule, sans Jérémy, alors je ne pouvais pas rester. Jérémy m'attend. Jess est rentrée pour l'anniversaire de son frère.

Première fois que je dis ça, mais; j'espère que Jess va rester ici. J'aurai moins de pression de Pascal...

Jeudi 22, tombé sur Pascal et Jess au Restaurant Thaï au bord du Lac.
Pascal a recommencé à me bombarder de messages. Jérémy était énervé et voulait aller lui dire 2 mots. Hum, situation à double tranchant pour moi!!! Jérémy m'avait demandé de lui parler, j'avais oublié.

Samedi; on a passé la nuit ensemble au Royal.
J'ai dis à Jérémy que j'avais un truc avec ma famille. Jérémy veut rencontrer ma famille.
Samedi, il voulait venir avec moi... hum! Je vais devoir lui parler... Aïe...
Jérémy commence à me mettre la pression pour que j'emménage chez lui!!!
Pour ça aussi, va falloir qu'on parle.

( Comment dire; je ne veux pas vivre avec qui que ce soit, je ne veux pas quitter mon chez moi, mais je veux pas que un vienne s'installer dans mon lit... ça me ficherait les boutons... Il me faut presque 1an pour présenter un type à ma famille. Et ma famille, ils peuvent être vraiment terrible... bref! )

Mardi 27: Manger avec Pascal à midi.
Je lui ai dis d'arrêter ses messages quant je suis avec Jérémy.
Pascal pense qu'on peut reprendre où on en était... Ah! Je crois pas moi !!!
Mais alors, je fais quoi? Je peux pas continuer comme ça...

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0

Mai 2016 - Il me trompe... Dieu que je suis stupide!

Publié le par JaneDo


Le printemps semble pointer le bout de son nez, voilà un peu de soleil, et moi, je vois tout en noir. C'est le printemps, mais pas pour moi. J'avais vu juste, Pascal était toujours un peu fâché. Et il utilise l'incident de la St-Valentin. C'était la grande excuse pour m'éviter, ou disons, pour mener sa vie ailleurs.

Bien sûr, si j'avais l'occasion de le voir autrement qu'entre 2 portes, ou dans un bar bondé, je pourrais lui dire ce que je pense. Mais, je savais aussi que ce n'était pas le bon moment. Il allait falloir que je fasse le poing dans la poche, garder le sourire et éviter toute confrontation. Je dois jouer à l'idiote qui ne se doute de rien, une aveugle qui ne voit rien. Si je le confrontais, il risque de me plaquer. Donc, je l'évitais au maximum, évitais les bars où on avait l'habitude de traîner, pour ne pas rentrer avec le cœur dans les talons.

Finalement, j'étais plutôt contente que Jess soit en Suisse, et installée chez lui de surcroit... Il devait donc faire attention et n'était pas libre d'aller et venir comme il le voulait. Elle le surveillait.

Pourtant, je savais qu'il continuait à voir Olivia. Je me demandais si cela se cantonnait à quelques dîner ensemble ou s'ils avaient trouvé une solution pour autre chose. Je me demandais si ça leur arrivait d'utiliser l'hôtel où on se voyait parfois pendant sa pause de midi. Ça me faisait mal d'imaginer que oui. Mais en même temps, ça pouvait le faire penser à moi? J'avais aussi peur que de rester à l'écart, invisible, ne risquait pas de jouer contre moi.

Ne risquait-il pas de petit à petit, ne plus penser à moi si je continue à rester si discrète? L'obliger de penser à moi serait d'être partout où il va, non? Bah, je ne savais plus rien. J'avais perdu ma fonction de réflexion, complètement submergée par le manque de lui.

Début mai, j'ai profité du congé de l'Ascension pour disparaître 3 jours et pleurer de tout mon saoul. J'avoue que je me sens beaucoup mieux. Plus forte.

Pascal continue de m'envoyer de gentils messages, je lui réponds tout aussi "sweet". Je continue à jouer les connes de services, mais cette fois sans sombrer dans les affres de la déprime. Cette fois, parce que je me dis que je n'ai rien à envier à cette pétasse, je suis moi, et je vaut beaucoup mieux que de laisser une petite pisseuse me marcher dessus. Surtout, arrêter de la laisser croire qu'elle est plus importante qu'elle ne l'ait. L'ignorer royalement.

Tout ce que j'ai à faire, c'est de faire comme si elle n'existait pas, que tout allait bien entre Pascal et moi, et patienter. Et entre temps, penser rien qu'à moi. Faire ce que j'ai envie de faire, point barre. Ces 3 jours toute seule m'ont fait énormément de bien, je me sens plus forte. Je me sens prête à affronter même la rupture si ça devait arriver.

Mais ça n'arrivera pas... je ne me mettrais pas en position de lui donner l'opportunité de rompre... Et tant que je serais toute adorable, pas de scène, pas de larmes, pas de reproches, Pascal n'osera pas même s'il le voulait. Hun hun... C'est qui la plus forte?

Je me dis que, si je ne comptais pas, ou si Pascal ne pensait pas à moi, il cesserait les messages. Si ça arrivait, je ne le relancerais pas. J'attendrais qu'il fasse un pas vers moi, et pas le contraire.

Pour le moment, même si ça me gave par moment, je le laisse m'envoyer des messages. Certains jours, Pascal me bombarde, d'autres, c'est juste un petit coucou, ou un bisous. Parfois, il va même jusqu'à me dire que je lui manque. Tant mieux. Je lui réponds que lui aussi, même si c'est pas totalement vrai ces jours-ci. Pascal me demande souvent ce que je fabrique, mais je reste évasive, allant jusqu'à changer de sujet. Autrement, je lui mets juste ; "same o same o" (=comme d'hab), ce qui ne veut pas dire grand chose.

Parfois, fatigué des sms, Pascal m'appelle. Bien sûr, je fais semblant de m'intéresser à ce qu'il fait. Il me reproche, de temps en temps, de ne jamais l'appeler en premier. Alors de temps en temps, je mens en prétendant avoir essayé, mais que c'était difficile de le joindre au boulot. Quant il s'étonne, parce qu'il n'avait pas bougé de son bureau, je prétends que sa secrétaire m'aurait dit qu'il y avait quelqu'un dans son bureau. Ça, ça passe toujours. Il me dit alors de l'appeler sur son natel. Alors je lui réponds que j'ai l'impression de le déranger si je faisais ça... Bref, de petites pirouettes...

De toute façon, je ne fais pas très attention à ce qu'il me dit, parce que je suis sûr qu'il ne me dit pas tout. D'un côté, tant mieux. Manquerait plus qu'il vienne me parler d'Olivia!!! Le jour qu'il le fera, c'est qu'il se fiche pas mal de ce que ça pourrait me faire. Pour l'instant, je tiens bien le coup. Je ne veux pas laisser les affres de la jalousie m'engouffrer dans sa folie.

Je l'ai croisé un soir au Blue. C'était du prévu. Caroline voulait absolument sortir, et savait que Pascal serait là-bas avec ses copains du Basket. Alors je l'ai accompagnée. J'avais pris soin de mon apparence. Tout était prévu pour qu'il me remarque et le faire chavirer un peu. A la dernière minute j'ai demandé à 2 copains d'aller expressément prendre un verre là-bas et qu'on les rejoindrait. Je ne voulais pas qu'on ait l'air de 2 pauvres tâches perdues, ou à la recherche de Pascal.

Je voulais avoir l'air habituée à nouveau de sortir de mon côté. D'avoir l'habitude de retrouver mes copains. D'avoir l'air de m'amuser. Ne pas lui montrer qu'il me manquait, contrairement à ce que je lui disais dans mes messages. S'il voulait utiliser ça contre moi, no problémo, "bring it on". J'étais préparée. Je n'allais pas me sentir coupable pour autant.

Mon sourire au beau fixe, sachant que mes cops étaient déjà sur place, au bar, j'ai fait mon apparition, certaine que Pascal ne manquerait pas de me voir. J'ai même fait la pause cinéma en bas des marches, exprès. Du regard, j'ai survolé la foule.

Bien sûr, j'ai aussitôt repéré la silhouette de Pascal. Petit pincement au cœur, et l'impression d'avoir posé mon cœur sur le Grand-Huit au moment d'une descente. Hahhh, il me fait toujours palpiter...

Mais, je l'ai ignoré et fais signe à mes copains avant de finir ma descente pour les rejoindre. Caroline me suivait de près. Elle a voulu me dire qu'elle avait vu Pascal, mais sans dé-serrer les dents je l'ai intimé de se taire. Ensuite, je lui ai chuchoté vite fait, que je ne voulais pas aller vers lui, que c'était à lui de venir. Que j'avais fais exprès de l'ignorer, et j'ai essayé de l'obliger à ne pas le regarder dans sa direction.

Dur dur, j'ai dû l'obliger à se mettre de manière à lui tourner le dos...

Jean-Daniel et Patrick, mes potes, sont venu avec un autre copain, Jérémy. Pas mal. Grand comme je les aime, joli sourire, et surtout l'air un peu timide. J'aime bien les mecs qui ne parlent pas trop, qui n'en font pas des tonnes. Il en avait pas besoin, il est plutôt mignon. N'étant pas à la recherche d'un petit copain, je lui ai dis qu'il était mignon. Ça l'a fait sourire, il m'a remercié.

10mn après notre arrivée, Pascal est venu nous saluer et nous faire la bise. Perso, je pense que c'était pour marquer son territoire. Ç’aurait été pareil s'il nous avait pissé sur les pieds! Caroline a rougi jusqu'aux oreilles quant il a dit qu'il nous avait vu arriver et croyait qu'on l'avait vu. J'ai joué la surprise. Je n'allais pas demander à Caroline si elle l'avait vu, parce qu'elle aurait sûrement dit que oui. Pascal a proposé qu'on se joigne à eux, mais en ayant l'air prise au dépourvu, après avoir regardé en direction de mes copains d'un air paniqué, j'ai dis qu'on ne pouvait pas.

Contente. Je sais qu'il a passé son temps à nous observer, et a dû être déçu de nous voir partir sans passer lui dire au revoir. Je me serais sentie mal à l'aise. Il leur avait peut-être parlé de sa Olivia, ou ils l'avaient peut-être vu avec elle, alors que pouik, je n'avais pas envie d'aller vers eux.

Le lendemain, il me l'a reproché. Et sans vergogne, je lui ai dis que je croyais qu'il était parti, et aussi, que j'avais carrément oublié qu'il était là. Ce qui était un peu vrai. Vrai aussi que j'avais voulu partir avant lui. Pas pour aller faire la fête ailleurs, mais j'étais presque sûre que Pascal allait penser que j'étais en boîte quelque part. Pour une fois, c'était à lui de se faire des films.

Bon, les hommes n'aiment pas trop se faire des films... alors il m'a envoyé plusieurs messages me demandant où j'étais, ensuite, qu'on pourrait se voir et passer un moment ensemble... so typique! Je n'ai pas répondu. Pascal a ensuite tenté de m'appeler. Là non plus, je n'ai pas répondu.  

On a été prendre un verre sur Morges. Un endroit où se savait que Pascal ne me trouverait pas. Et je voulais empêcher Caro de rentrer. Parce que, si Pascal passait par chez elle en rentrant et la retrouve à la maison, il saurait que j'étais sûrement aussi chez moi.

Le lendemain, j'ai prétendu que j'avais laissé mon natel dans mon sac à main, et que je n'avais pas entendu. Je n'ai vu ses messages qu'en rentrant, et c'était certainement trop tard pour lui répondre. A cause de la musique et tout.. Pascal a voulu savoir quant j'étais rentrée. J'ai prétendu que je n'en savais rien. Je lui ai malicieusement retourné la question; 10mn après notre départ, il était rentré.

Bien sûr, il était passé voir si Caro était rentrée... J'ai fais la leçon à Caro, elle n'avait pas intérêt de lui dire où on était et à quelle heure on est rentré. Comme moi, elle devait dire qu'elle n'avait pas fait attention. Si elle ne voulait pas lui mentir et dire qu'on était en boîte, alors elle avait qu'à dire que je suis partie avec mes potes et qu'elle était rentrée seule. Elle n'avait pas à lui parler de moi, de ce que j'ai fait etc.

A partir de ce soir là, Pascal a commencé à me dire où il allait. Il s'attendait sûrement à ce que j'en fasse autant, mais je ne l'ai pas fait. Parce que, la plupart du temps, je restais tranquillement à la maison, ou faisais l'effort d'aller chez Caro un moment, puis je rentrais. Je n'avais pas envie de sortir. Surtout pas envie de croiser Pascal si je n'y étais pas préparée.

Pascal a passé la semaine a essayé de me voir. J'ai passé la mienne à inventer des excuses pour ne pas le voir. Je n'avais pas la frite, et pas envie de m'habiller et tout pour un malheureux petit rendez-vous qui n'aurait certainement pas duré 1heure.

Le week-end de Pentecôte, avec le lundi congé, Pascal a essayé de me faire aller chez Thomas le dimanche soir. Thomas m'en avait déjà parlé et j'avais prétendu avoir déjà quelque chose. A Pascal, j'ai dis que j'avais un truc en famille. A Caro, j'ai dis que j'allais au Tessin pour le concert d'un copain. Je savais que Pascal lui poserait la question et qu'il réalisera qu'il n'avait pas la même version. Et il se fera des films...

Ça n'a pas manqué. Il m'a reparlé de la soirée chez Thomas, a essayé de m'appeler le dimanche soir, en voyant que je n'étais pas venue. Sans compter qu'il m'a bombardé de message tout au long de la soirée. Caroline m'a appris plus tard, qu'il avait essayé de l'interroger croyant qu'elle savait quelque chose. Et sur mes copains, etc. Mais elle ne savait rien.

En réalité, je suis restée tranquillement chez moi. Je n'avais aucune envie de sortir. J'ai une vue à faire tomber les chaussettes, Kaya et Valério sont absents. Donc, j'ai l'appartement pour moi toute seule, et j'avais l'intention de profiter de chaque minute dans un de mes training pourri, de me gaver de télévision. Il faudrait plus qu'on bulldozer pour me tirer de ma maison.

Après Pentecôte, Pascal s'est fait plus pressant pour qu'on se voit un moment. J'ai pensé qu'il était temps que j'accepte. J'avais quand même prévu quelque chose 1h après, pour ne pas me retrouver bec dans l'eau. Sans ça, je me serais torturée la tête, frustrée par le bref du rendez-vous.

Jeeez... Pascal m'avait trouvé distante ces temps-ci! What? C'était lui qui était distant avec moi les dernières fois qu'on s'était vu, et il osait me trouver distante? Parce que je n'accourait pas quant il voulait me voir, et que je ne sautais pas direct sur ses propositions de rencontres vite fait, ou sur mon téléphone quant il daignait m'appeler?

Wahhh, Pascal avait vraiment dû se mastiquer la tête à se demander ce que je fabriquais... Bien joué!

Je crois qu'il avait tellement insisté pour me voir pour être rassuré. Être sûr qu'il était toujours mon No.1. Et je crois que j'ai commis l'erreur de le rassurer un peu trop. Stupide stupide girl. J'aurai dû me mordre la langue. Tout allait bien, et il a fallu que je me laisse avoir par ses yeux verts, par sa mine boudeuse. Mon Dieu que je suis CONNE!

Les effets de ma connerie se sont fait sentir tout de suite après le rendez-vous...

Pascal n'a plus essayé désespérément de me fixer de rendez-vous le reste du mois... Et il y avait 12 jours pour finir le mois... Il s'est contenté de messages, me racontant ce qu'il faisait sans plus. Il ne me disait plus ce qu'il faisait comme les jours précédents.

C'était de ma faute. J'avais joué et perdu sur la ligne d'arrivée. J'aurai dû persister un peu plus. Maintenant, il ne s'inquiétait plus autant et menait tranquillement sa vie... sans moi. Argh, je pourrais me foutre un poing dans la gueule tellement je suis stupide. A cause de ma faiblesse, de ma connerie, me revoilà en train de me torturer la tête et essayé de deviner ce qu'il pensait, ce qu'il faisait... alors qu'avant, c'était lui qui se chiait dans la tête.

Comment est-ce que j'ai pu être aussi bête, ou baisser ma garde aussi facilement... Je me frappais mentalement, même si ça ne servait pas à grand chose. Il fallait que je reprenne le couteau par le manche et ne pas le lâcher jusqu'à ce qu'il se débarrasse de la pétasse d'Olivia. Ma connerie va me faire perdre du temps pour le ramener dans mes filets.

Je sais que Pascal continue de la voir. Je sais même qu'il a été chez elle. Combien de fois, ça, je ne sais pas. Où ils en sont, ça je ne sais pas non plus. J'imagine qu'il a la conscience tranquille. Tout baigne de mon côté, je suis toujours dans le noir et il sait que je ne pense qu'à lui.

Je dois me dépêcher de me remettre en celle et me préparer pour la bataille, sinon cet été, il le passera à roucouler avec Olivia, dès qu'il en aura l'occasion... et pas avec moi...

Hahhh, ce que j'ai été BÊTE! A part ses messages ou ses appels, je ne le vois pratiquement plus. Et ça, ça ne me plaît pas.

Malheureusement pour moi... Je les ai surpris ensemble un soir, après son entrainement. Je voulais lui faire une surprise, simplement être près de lui, l'avoir physiquement près de moi.

On peut dire que j'en ai eu pour mon argent!!!

En arrivant à la salle de sport, j'ai attendu sagement qu'il ait fini de prendre sa douche et sortir pour se diriger vers sa voiture. J'étais tout près. Je remercie le ciel qu'il faisait nuit... Quant il est sorti, je l'ai vu se retourner alors qu'il mettait son natel à l'oreille. Il s'était retourné pour être sûr qu'il n'y avait personne près de lui.

De mon côté, je ne voulais pas non plus que les autres me voient. Je voulais l'appeler pour lui dire que j'étais là, mais il était déjà en ligne. Avant que je puisse lui signaler ma présence, il avait déjà sauter dans sa voiture et s'en allait. Alors je l'ai suivi pour l'appeler pour le voir un petit peu avant qu'il ne rentre chez lui.

Pascal avait été si rapide, que j'avais dû laisser 2 voitures passer avant de pouvoir m'engager à sa suite. Pour aller chez lui, il aurait dû tourner sur la droite, mais il avait tourné sur la gauche!!! Surprise, j'ai suivi sans l'appeler du coup. Quelques mètres plus loin, il a tourné pour descendre vers le lac, sur la droite. Hésitante, j'ai suivi.

J'avais peur tout à coup qu'il me voit... Où allait-il comme ça... pressé !

Pascal a tourné dans le parking. Je me suis dépêchée de le continuer et entrer dans le parking plus loin. C'est là que je l'ai vue. Olivia. Elle avait les bras croisé devant elle, plié par dessus, une veste ou quelque chose du genre. Trop occupée à sourire à Pascal pour remarquer quoi que ce soit. Lui aussi.

J'ai tout de suite coupé le moteur. Je me sentais visible comme le nez au milieu de la figure. Mais, j'imagine qu'il avait d'autres chats à fouetter, parce qu'ils ne faisaient pas attention à moi. Elle a été le rejoindre et... ils se sont embrassés appuyé contre sa voiture. En public! J'avais le cœur dans la gorge et les yeux qui piquaient. J'avais tous les poils du corps au garde à vous. La colère peut-être, je ne sais pas, mais j'étais verte. Trop surprise et désolée pour moi.

Il a passé le bras autour de sa taille et ils ont marché en direction du petit bistro du port. La scène était difficile pour moi. Je crois que je devenais folle. Hésitante à courir le taper. La frapper. Lui arracher les yeux. Ou peut-être que ce serait plus simple que je m'arrache le cœur pour ne plus avoir à supporter la douleur qui m'étouffait. Ils se sont arrêté 1 fois pour s'embrasser et après, il étai penché vers elle. Elle lui montrait quelque chose sur son natel. Ils ont ris. Puis, main dans la main, ils ont été s'asseoir à l'intérieur dans un coin du bistrot.

J'ai juste jeté un coup d’œil avant de m'enfuir me planquer dans ma voiture. Ils s'embrassaient...

Les nerfs à fleur de peau, j'étais au bord du suicide. Il riait... Comment pouvait-il rire? Il rit aussi avec elle? Qu'est-ce qu'elle avait pu lui montrer ou dire de si drôle? Ça faisait longtemps que je ne l'avait pas entendu rire. J'étais au fond du puits. Lessivée, en manque d'amour, désolée d'avoir un cœur. Terrorisée de le perdre. De l'avoir déjà perdu. J'étais à bout. En larmes.

Ils n'ont pas fait long. Une demi heure plus tard, il était de retour à sa voiture et l'embrassait encore avant de partir. Elle lui a fait signe avant d'aller à sa voiture. Ahhh, j'ai dû me retenir pour ne pas aller la tabasser maintenant qu'elle était seule. Je souffrais le martyre. Prête même à faire un Pacte avec le Diable pour ne plus souffrir. Pour tout effacer de mes yeux et de ma mémoire.

Hohhh, quelle idiote je fais! Pascal m'avait complètement bernée. J'étais mortifiée. Tu peux pas me dire que quant il lui léchait la gueule, il pensait à moi, non? Mais alors, pourquoi continuait-il à m'écrire des messages, et d'adorables messages en plus?

Je l'ai suivi elle. Je voulais savoir où elle habitait. Mais je l'ai perdu à un stupide feu rouge. Complètement folle, j'ai essayé d'aller dans la direction où elle était partie. J'ai fais le tour, toutes les ruelles du coin où je l'ai perdue.

C'était stupide, elle pouvait être n'importe où, ou très loin de là. J'étais désespérée. Quant j'ai finalement abandonné, laissé libre cours à mes larmes, dégoûtée de ne l'avoir pas retrouvée, je l'ai vue. Elle était au téléphone, debout dans la rue. Elle souriait en parlant. Je donnerai ma main à couper que c'était Pascal à l'autre bout du fils. Elle faisait quelques pas, puis s'arrêtait, parlait, puis se remettait en route pour s'arrêter quelques mètres plus loin. Le cirque a duré longtemps.

J'imagine que quant elle a raccroché pour se diriger vers son immeuble, c'était parce que Pascal était arrivé chez lui.

Que faire? Aller la confronter elle? Pour lui dire quoi? Je risque encore de fondre en larmes comme une pauvre cloche. Ciel, j'avais du mal à ne pas foncer sur elle. J'ai hésité. Si Pascal l'apprend, je perdrais toute crédibilité. Mais je ne voulais pas la perdre de vue. Puis, je ne sais pas ce qui m'a pris, mais je ne pouvais pas me retenir, j'ai foncé la chopper avant qu'elle n'entre dans l'immeuble.

Je savais où elle habitait maintenant. Et je voulais lui faire aussi mal que j'avais mal, sinon plus...

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a été surprise en me reconnaissant. J'ai fais celle qui n'était pas sûre que c'était elle et qui le confirme maintenant que je la voyais de face.

  • Ha, j'avais raison, c'était bien toi...
  • Oh, bonsoir. Jane, c'est ça?
  • Oui, c'est ça. La copine à Pascal. On s'est rencontré à plusieurs reprises. T'es la cousine à Manuella, non?
     

Je ne savais pas comment engager les choses, et c'était venu tout seul. Parce que la tête qu'elle a fait était mémorable. Ça a tempéré la douleur dans ma poitrine et abrégé l'envie de pleurer. J'imagine que mes yeux gonflés devaient signaler mon état, mais je tenais à ne pas la laisser deviner les raisons. Elle semblait hésiter sur l'attitude à adopter et ne savait pas quoi me répondre.

  • T'es bien la cousine à Manuella? Celle avec qui Pascal a couché et qui continuait à lui courir après même qu'il ne voulait plus la voir... Oh, excuse moi une seconde...
     

J'ai fais semblant d'avoir mon natel qui sonne (j'ai pesé dessus dans ma poche), je lui ai fais signe de  donner une minute et me suis éloignée un peu, pour dire dans le vide que je l'avais déposé dans sa boîte aux lettres. Que j'étais juste devant l'immeuble d'à côté parce que j'ai croisé quelqu'un que je connaissais, mais que je m'en allais. Et je me suis retournée vers elle avec le sourire.

  • D'abord, Pascal n'a jamais couché avec Manuella, et d'après ce que je sais, c'est fini entre vous deux, il ne sort plus avec toi.
     

J'ai fais celle qui tombait des nues. Celle qui venait de comprendre quelque chose d'amusant...

  • Et comment qu'il avait couché avec Manuella! Je le sais de source sûr, par lui en personne. Mais... Et je me suis forcée à avoir un petit rire gêné. Hum, je crois que... Je savais qu'il avait un autre jouet ces temps, et hm, je suis désolée, mais d'après ce que j'entends, c'est peut-être toi... Alors, désolée, je n'ai rien dis, je ne sais rien... Bonne soirée. Salut.
     

Et j'ai tourné les talons pour partir. Elle m'a encore crié qu'il n'avait pas couché avec Manuella et qu'il ne jouait pas avec elle. Je n'ai pas pris la peine de me retourner. Quant j'ai été hors de vue, je l'ai épié pour voir si elle l'appelait comme je l'imaginais. Elle avait l'air triste et regardait son natel. j'imagine qu'elle hésitait à l'appeler chez lui, parce qu'elle savait qu'il ne pourrait pas parler à cause de la présence de sa femme.

Moi, j'étais contente d'avoir gâché sa soirée et effacé son petit air de bonheur que je n'avais pas digéré. Je l'ai vue essayé de parler, mais Pascal avait dû raccroché ou, peut-être qu'il n'avait pas répondu et qu'elle marmonnait à elle-même. Elle a regardé dans la direction que j'étais partie, alors je me suis planquée à la vitesse de l'éclair. Puis elle est rentrée chez elle.

Elle avait l'air mille fois moins heureuse que tout à l'heure. Après les boîtes aux lettres, je l'ai vue composer un sms. Sûrement à Pascal. J'ai filé, contente de l'avoir poignardée dans le cœur. Mais surtout, d'avoir aussi rendu à Pascal son coup de poignard. Maintenant, elle va creuser et va savoir qu'il avait couché avec Manuella.

Pascal va apprendre que j'étais venue chez elle. Mais je n'avais pas l'intention de le lui avouer, même sous la torture. Je mentirais comme une arracheuse de dents. Elle passera pour celle qui invente des absurdités, qui cherche à faire des histoires.  Je me demande si Pascal va oser me demander directement? J'espère qu'il n'aura pas le culot de me mettre en face d'elle? Ce qui voudra dire qu'il est de son côté, et ne demande pas mieux que de la croire.

Tsss, même là, je mentirais dans sa face... Viens seulement cocotte, je t'attends...


Publié le 20/04/2019

Partager cet article
Repost0

Samedi, 5 mars 2016 - (65/2016) - Encore de la neige!

Publié le par JaneDo

___________________________________________________________________________________

Samedi, 5 mars 2016 - Encore de la neige!

Je n'avais rien prévu, mais je pensais rester à la maison et dévorer mes séries. Ma frangine invitait tout le monde à souper et jouer aux cartes. Une invitation qui ne se refuse pas pour moi! Quant j'entends CARTES, je suis toujours partante. On était 8, donc tournoi. Tout se passait très bien jusqu'à ce que ma frangine ait trop abusé du vin et que César se mette à l'astiquer. Comme d'habitude, elle est partie en vrille et c'était impossible de lui sceller la bouche. Donc vers minuit, c'était réglé, on a préféré rentrer.

Kaya et moi sommes passés chercher Lilice et Lucas, il ne neigeait pas encore. C'était de la pluie-neige, et ça ne tenait pas sur les routes. Mais dès qu'on a embarqué Lilice et Lucas, c'était parti pour les bourrasques à gros flocons. Je ne voyais même plus la route. L'autoroute n'était plus une route, mais une piste de ski. Les voitures roulaient au pas. L'horreur. Avec toute ma petite famille dans la voiture, pas question de jouer les "fond-jo".

On a dû appeler Sèb pour qu'il nous rejoigne devant la station du métro. Le chemin qui montait en direction de chez lui était bloqué par le bus et des voitures en travers.

Rien que les 15 minutes d'attente ont transformés ma voiture en igloo. Au retour, vers minuit, contrairement à mes pires craintes, la route était dégagée, la neige fondait gentiment.

Même au Chalet-à-Gobet, l'endroit le plus haut et où il neige généralement quant il pleut ailleurs. Sèb était rentré avec Marlon. Ahhh, enfin ET maison...  Après avoir enfilé mon training pourri, je me suis plantée devant la télé. J'étais crevée, mais exclu d'aller perdre mon temps à dormir, alors que je pouvais profiter d'un peu de temps toute seule.

Dimanche, je me suis réveillée hyper tard. En me levant vers les 15h, j'ai vérifié si Pascal avait daigné me laisser un message et de voir un petit mot m'a tout de suite remonté le moral et mise d'attaque. Après une bonne douche, j'ai rampé jusqu'au canapé et me suis à nouveau plantée devant la télé. J'ai la télé dans ma chambre, mais je ne fume qu'au salon. Valério n'était pas là, et j'ai emmené Kaya à sa répète "musique" avec ses potes. Ils veulent monter un groupe. Pour l'instant ce ne sont que des amateurs.

Je pensais me taper une sieste, mais le plaisir d'être seule à la maison à remporter mon suffrage. A 3h du matin, j'étais prête, mon Apple TV enclenché pour regarder "The Walking Dead" en live. Après, je l'ai regardé sur le site TVCouch. La qualité est quand même meilleure, et pas de pub merdique toutes les 10 minutes. Je me suis couchée vers les 6h du matin. Kaya se levait pour ses cours au Gymnase.

Mardi, j'avais une lourde journée, alors lundi je me suis glandée. Je voulais encore profiter d'un peu de solitude. Valério était sorti pour ses cours de Harpe. Dimanche il avait un Concert, c'est pour ça qu'il n'était pas là. Samedi soir, après mon retour, il m'a demandé si j'avais quelque chose pour les yeux, il avait un œil complètement enflé. Il avait peur de ne pas pouvoir faire le concert si ça ne s'arrangeait pas.

___________________________________________________________________________________

Publié dans janedo, mars 2016, neige

Partager cet article
Repost0

Publicité

34 -- Sayonara Layne!

Publié le par JaneDo


Et dire que j’avais eu la bêtise de croire qu’il avait besoin de moi. J’ai tout laissé tombé pour être le plus possible avec lui pour le soutenir moralement, ça me foutait la rage. Encore une fois où j’ai eu la connerie de baisser ma garde. Les boules

J’avais dit à Layne que je ne pourrais pas passer à l’hôpital ce soir parce que je devais filmer des trucs pour mon boulot. Avec le retard que j’avais pris, il fallait que je bosse un peu en attendant qu’il rentre.

Et le voilà assis là, dans la salle d’attente... Layne et Miss Tennis. Il avait passé son bras autour de ses épaules, la serrant contre lui, et elle, elle appuyait sa tête sur son épaule. Ils avaient l’air d’un gentil petit couple.

Pauvre? Mon œil. Pauvre crétin oui! Et dire qu’il n’avait pas trouvé le temps de m’appeler! Il avait pourtant trouvé le temps de l’appeler, elle! Ce qui me rendait folle de rage, c’était de l’avoir cru. De m’être ramollie devant sa mine déconfite et abattu.

En ce moment, il n’avait pas l’air si abattu que ça! Et dire que je m’étais sentie coupable de ne pas pouvoir venir à l’hôpital, grrrr. J’avais fait des sandwichs maison pour qu’il mange quelque chose. En les voyant comme ça, mon sang n’a fait qu’un tour.

Les dés étaient jeté; Sayonara Layne!

J’ai fait quelques pas dans sa direction. Je voulais qu’il me vois, qu’il sache que je l’avais vu, et l’expression de culpabilité sur son visage me suffisait. Il y avait une poubelle tout près, donc j'ai bazardé les sandwichs dans la poubelle avant de faire demi-tour. Inutile de discuter, je pense qu’il devait savoir exactement à quoi s’en tenir. Moi aussi.

Layne n’avait pas même fait un geste pour la lâcher, rien. Elle m’a regardé comme si j’étais un peu transparente, peut-être un peu interloquée par la tête que faisait Layne. Il n’a rien fait pour me courir après au moins pour se justifier un peu, rien. Tant pis et tant mieux.

J’avais retrouvée le sourire en rentrant chez moi, question de garder la face devant Patricia, mais c’était un faux sourire, j’avais encore les boules. J’étais tellement furieuse que j’en tremblais.

Chaque fois qu’on est trop gentille avec un mec, ça donne ça. Ça m’apprendra. Finalement, le seul avec qui je pouvais un peu me laisser aller à ma vrai nature était encore Pascal... et Brian. Fallait que je me calme. Je sentais les larmes essayer de faire surface, mais il n’était pas question que je pleure, pas maintenant. Oh, je fulminais. Si seulement je pouvais aller courir un peu, ça me défoulerait, mais il y avait trop de neige.

Le plouk essayait de m’appeler... Non mais! Il n’avait pas jugé utile de bouger ses fesses et il pensait qu’un coup de fils ferait l’affaire? A d’autres! Avec moi, ça marche pas. Il n’avait qu’à aller faire dans sa caisse. S’il pensait que j’allais lui répondre, alors il était dingue.

Je ne pouvais pas envoyer de messages à Pascal, c’était le soir donc, Jess pouvait être dans les parages. Ce n’était pas parce qu’elle savait que j’avais le droit de faire n’importe quoi. Ciel, j’avais envie de l’entendre.

Après avoir pris le temps de jouer mon rôle de “Tout Baigne”. Je me suis retirée dans ma chambre... J’avais besoin de voir Brian. Évidemment, si j’avais pu, j’aurais préféré Pascal, mais Pascal était avec sa jolie petite femme, et je n’allais pas aller m’effondre dans ses bras à cause d'un autre mec, tout de même.

Cela faisait un moment que je n’avais pas vu Brian, ce qui fait que j’avais comme un espèce de timide anticipation en arrivant chez lui. Trop chou lui de toujours répondre présent pour moi. Vraiment, vraiment adorable. Mais bon, de toute façon, je n’avais pas envie de m’effondrer non plus sur lui. Je verrais bien quant je programmerais ma petite séance de larmes.

Brian devait sûrement être mon âme sœur. Il me comprend sans que j’ai vraiment besoin de parler. Est-ce que moi, je le comprenais, ou est-ce seulement à sens unique? Hein? Peut-être que je suis un peu égoïste de profiter autant de sa gentillesse! Ciel, en 2 jours voilà que je me suis posée cette question pour la 2ème fois; 1 fois concernant Thomas et maintenant Brian. Aurais-je des cas de conscience ou est-ce que je traverse une passe?

Il m’a raconté tout ce que j’avais loupé ces derniers temps concernant sa vie; les nanas, les bons ou mauvais moments. Lui aussi avait eu un gros rhume et était resté à la maison plusieurs jours. Je ne l’avais même pas su. Je me sentais un peu coupable pour ça.

Brian était mort de rire d’apprendre que j’avais encore Pat comme scouateuse. Pas drôle pourtant! Il a voulu savoir où j’en étais avec Pascal et Layne. J’avais pas trop envie d’en parler, mais pour finir...

Je lui ai raconté le petit piège que Jess m’avait tendu le dimanche avant de partir pour l’Angleterre. Brian était mort de rire encore. Il trouvait que ça allait encore, parce que j’aurais pu me pointer à poil sous un manteau de fourrure, et là, ç’aurait été du plus bel effet. Iiiiahhh, heureusement que non, c’était pas mon style de toute manière.

Comme Akemi-sama et Calicia (KaZéo friends), Brian pensait qu’il serait bien temps de lui donner une bonne leçon, elles n’avaient pas tord. Schelby et avant cela Calicia (KaZéo friends) m’avaient toujours dis de me méfier, qu’elle risquait de me jouer de mauvais tours bien avant... Elles avaient du nez et avaient deviné longtemps à l’avance, et moi qui vivait dans ma bulle... Ciel, elles avaient tellement raison. Brian aussi pensait que je devais me méfier et être prudente, Jess n’allait pas se laisser faire, ça pouvait aussi déclencher une sorte d’escalade en petite gué-guerre entre filles laissant Pascal le cul entre 2 chaises. Brian m’a demandé si j’étais prête à supporter que Pascal prenne le parti de Jess? Il était presque obligé, après tout, c’était sa femme!

Waouhhh, j’avais pas pensé à ça. Même, j’avais toujours pensé qu’il prendrait automatiquement mon parti... Ça risquait de me blesser, même si c’était plus que normal qu’il prenne la défense de Jess. Est-ce que j’arriverais à trouver le moyen de lui donner une leçon sans mettre Pascal au beau milieu? Brian pensait que même si j’y arrivais, Jess de son côté le mettrait en plein milieu, ça faisait partie du jeu! Berk...

Alors, il fallait que je me blinde pour ne pas me sentir frustrée? Mince, ça allait quand même faire mal et je n’étais pas sûre de pouvoir le supporter!!!

Layne a passé toute la soirée à essayer de me joindre. Pfff... Va te faire...

J’ai dormi chez Brian, question de ne pas être tentée de laisser Layner entrer chez moi et écouter ses explications et excuses bidons. Il pouvait toujours me chercher, en tous cas ce soir, il ne me trouvera pas.

*   *   *   *   *

Sayonara Layne ((3fev.09 -mar)

Publié dans diary, janedo, journal

Partager cet article
Repost0

33 -- Carlos sort du coma

Publié le par JaneDo

 


Ça allait être difficile de voir Pascal cette semaine. De toute façon, je n’avais pas vraiment le coeur à ça. Je ne pouvais pas trouver le plaisir d’être dans les bras de Pascal pendant que Layne souffrait. Ciel, je devais être complètement idiote, je suis presque sûre que dans le cas contraire, il en aurait rien à fiche. Afff, ma foi... on se refait pas!

J’ai quand même fini par accepté d’aller manger avec lui à midi. On a pas eu beaucoup de temps parce que Caroline et d’autres collègues à lui sont venus scouater à la table. C’était pas génial parce que je ne pouvais pas participer à la plupart de la conversation qui concernant le boulot ou des collègues à eux. Je me sentais légèrement mis à l’écart. Comme on s’était mis face à face pour manger en tête à tête, j’ai eu une crampe en voyant Caroline s’asseoir à côté de lui. Et vas y que je te touche le bras, et hop l’épaule, et que je m’appuie... Peste. Elle le faisait exprès. Pascal m’a ensuite raccompagnée à ma voiture. On a pas discuté longtemps parce qu’il faisait bien trop froid et moche et ses collègues n’étaient pas loin.

Je savais qu’après son travail, Layne voudrait sûrement passer à l’hôpital, ensuite on irait dormir chez lui. Il n’avait pas trop envi de se taper Patricia ce soir, elle parle tout le temps et ça le saoûlait un peu! Layne avait besoin de moi, apparemment ma présence, même silencieuse, le rassurait et ça, ça m'a fait plaisir de l'entendre.

Son copain est toujours dans le coma et Layne restait assis près de lui sans rien dire.

Je me demandais ce qu'il pouvait bien penser dans ses moments là.  C'était drôle de le voir se faire tellement de soucis pour quelqu'un. Est-ce qu'ils étaient si proches?  Je ne l'avais jamais rencontré avant, c'était bizarre.

Les seuls moments où Layne quittait la chambre était lorsque les parents à Carlos étaient là. Je pensais que ce serait bien qu’il lui parle, même s’il ne l’entendait pas tout le temps, les quelques mots qu’il entendrait au passage serait bénéfique à son rétablissement. Ça c’était mon avis. Layne n’était pas sûr que quant quelqu’un était dans le coma, il puisse entendre quoi que ce soit.

On en savait encore rien avec certitude, même aujourd’hui au 21ème siècle. Mais à mon avis, par moment, la personne capte ce qui se passe autour de lui. Pour moi, c’est comme quant on dort. Il se peut qu’on ait pas l’impression d’entendre, mais parfois, ça nous suit en rêve, ou encore, on capte un bout et on transforme ça en quelque chose, peut-être en souvenir? J’étais occupée à lui expliquer ça et Layne a eu l’impression que Carlos avait bougé les doigts. En tous cas, son scanner cérébrale sur le moniteur a fait des sauts.

Évidemment, l’infirmière lui dira que c’est que normal, mais je crois que, soit il nous entendait, soit il est parti en rêve en ayant capté quelques mots et notre présence.

De toutes façons, il a capté nos voix. Comme quant un bébé est en gestation, l’embryon reconnaît l’intonation de la voix de ses parents et de ses proches. Donc qu’on ne vienne pas me dire qu’une personne dans le coma n’entend rien. Ça, je ne le croirais jamais.

Je restais à observer son copain et j’étais presque sûre que ses sens de l’odorat pourraient l’aider et le stimuler. Je m’étais renseignée sur ses plats préférés, s’il avait une copine; le parfum de sa copine. Des renseignements utiles pour mettre à exécution une petite idée qui me trottait dans la tête pour le sortir de son coma. De plus, je ne sentais plus de petit nuage noir flotter autour de lui, alors ça me donnait le courage d'essayer quelque chose.

J’ai cru remarqué, les fois où j’avais croisé sa mère, qu’elle mettait toujours le même parfum. Layne m’avait dit qu’ils étaient très proche. Alors, en la croisant, je l’ai reniflée. Ensuite, j’ai fait confiance à mon odorat. J’ai passé toute l’après-midi à renifler des tonnes de parfums. Et j’ai trouvé.

J’ai demandé à Layne de descendre me chercher un café et j’ai mis mon plan à exécution.

J’ai arrangé les coussins derrière sa tête question de pouvoir me pencher sur lui et lui faire respirer mon odeur.

Au cas où les infirmières surveillaient, pas que je paraisse trop bizarre. Je ne le connais pas, mais il fût un temps où j’avais voulu devenir infirmière, mais la vue du sang, iak... mais je pouvais apporter un brin de soutien. Si ça ne marchait pas, ben, personne ne le saurait et de toute façon, ça ne pouvait pas faire de mal.

Son bidule électrique a commencé à faire des soubresauts chaque fois que j'effleurais son visage. J’ai même cru voir ses paupières bouger, alors j’ai recommencé. Layne a surpris mon petit manège, mais il n’a pas eu le temps de dire quelque chose, une des infirmières est entrée pour contrôler le moniteur et prendre sa tension. Elle nous a demandé de bien vouloir sortir et a appelé le médecin. J’ai eu une petite minute de frayeur en me disant que c’était peut-être pas très bon signe, mais j’ai vite compris qu’il se réveillait.

YES! Ça avait marché, trop cool. Merci à la télévision, aux films hollywoodiens, à internet, à ce qu’on veut, parce que j’avais dû voir ça quelque part, ou sinon, c’était une simple intuition. Je me demande pourquoi on en parle pas plus souvent, pourquoi les médecins et hôpitaux n’utilisent pas de simples procédés reliés à nos 5 sens???

Ses parents ont été appelés et se sont précipités dans la chambre. Sa maman pleurait de joie. Il y en avait un qui était aussi soulagé; Layne. Je crois que la visite pour nous était terminé. Carlos n’aurait sûrement que le droit de voir ses parents, ensuite, l’hôpital le mettrait sûrement au repos.

Layne lui a fait signe par la vitre et on est parti.

Peut-être l’après coup, le contre-choc ou un truc du style, mais Layne n’a pas fait long feu. Il était tellement crevé qu’il s’est aussitôt endormi sur le canapé. Le pauvre, il devait vraiment être raide.

*   *   *   *   *

Carlos est sorti du coma (33/2009 - 2fev.09 -lun)

Publié dans diary, janedo, journal

Partager cet article
Repost0

32/2009 -- Encore Un Autre Thomas

Publié le par JaneDo


Dimanche - 1er Février 2009 - 32/2009 - Encore Un Autre Thomas

Layne s’est réveillé en sursaut le matin après avoir passé une nuit agîtée.. Après avoir pris le temps d’avaler un café en vitesse, il est reparti pour l’hôpital. Je lui ai dit que je passerai plus tard et que s’il avait besoin de quelque chose... Je doutais qu'il m'appelle de toute façon pour quoi que ce soit.

Je me suis larvée le reste de la journée, mais avec quelque part dans un coin de ma tête, des pensées pour le pauvre gars à l’hôpital entre la vie et la mort. Carlos.

Je n’avais pas eu de prémonitions spéciales à propos du blessé. Peut-être parce que je ne le connaissais pas? Mais j’avais l’impression que ça ira pour lui., il ne risquait pas grand chose. J’étais presque sûre qu’il n’allait pas y rester, sinon, je crois que je l’aurai senti. Je n’avais pas eu de pression dans la poitrine, pas de difficultés à respirer, pas de boule à l’estomac même si j'exècre les hôpitaux. Rien, donc, il s’en sortira. Tout de même, je ressentais comme une sorte de nuage noir plannant autour de lui, sans pour autant pouvoir décerner pourquoi. Comme un goût de cendre.

Je ne savais pas comment interpréter mes impressions. Je sentais qu’il n’était pas en danger de mort, mais je ressentais quelque chose d’autre, et cette chose, je ne pouvais que le comparer à un nuage noir. Si je devais comparer à un goût ou une odeur, alors la 1ère chose qui me venait, c’était les cendres . Je n'étais pas sûre de ce que c’était sensé dire. Normalement; les cendres pour moi, représente la mort ou proche de la mort. J’essayais de rechercher dans ma mémoire si j’avais déjà ressenti ce genre de chose dans d’autres situations pour essayer de comprendre, mais rien ne me venait en tête.

Je n’avais pas trop envie de passer ma journée à l’hôpital, pourtant, ç’aurait été bien que je sois auprès de Layne. Je savais qu’il en avait besoin. En fin de journée, Thomas m’a appelée. Il connaissait aussi Carlos et venait d’apprendre pour son accident. On a décidé d’aller ensemble à l’hôpital.

En arrivant devant le bâtiment, j’avais cru reconnaître Miss Tennis. Mais qu’est-ce qu’elle ficherait là? Peut-être qu’elle était infirmière? Non, je devais m’être trompée parce que je ne la connaissais pas si bien. Je connais sa silhouette et son type de cheveux et coiffure, mais je ne connais pas vraiment son visage. En tous cas, il m’aurait été impossible d’en faire un portrait robot. En fait, je la reconnaissais quant elle était avec Layne, parce que d’après l’aspect, je savais que ce n’était personne d’autre, mais dans la rue, ou même dans un resto ou autre, si Layne ne lui parle pas, je ne pourrais même pas être sûre si elle était à côté de moi, c’est pour dire!

Je suis très vite devenue invisible avec la présence de Thomas. Il a discué un moment avec Layne pour connaître la situation. Encore un côté de Thomas que j'avais rarement eu l'occasion de voir. Il est tellement... Il prend le contrôle. Vraiment un nouvel aspect de Thomas. Il avait le don de calmer le jeu. Il a demandé des nouvelles, a discuté avec quelques médecins, est passé dire quelques mots aux parents de Carlos et a réussi à obtenir que ses parents puissent l’approcher même si ce n’était que quelques minutes. J’étais en admiration. Layne n’avait pas osé entrer dans la salle d’attente des parents et ne leur avait pas parlé de tout le temps qu’il avait passé à l’hôpital. Il devait être plus impressionné par tout ça que je ne le pensais. Thomas a même réussi à tirer Layne jusqu’au réfectoire pour lui faire manger quelque chose. C’était vrai que je me sentais drôlement rassurée par sa présence.

Thomas m’a proposé de passer chez lui et de manger quelque chose ensemble. J’ai accepté.

Je lui ai dit que j’avais admiré la manière qu’il avait rendu les choses moins sombres à l’hôpital, sa manière d’être toujours à l’aise partout, de savoir quoi dire à n’importe qui et qu’il m’avait impressionné. C’était vrai qu’il avait été drôlement incroyable.

J’ai eu une drôle de pensée... Si je devais être prise en otage ou si je devais aller à l’hôpital dans des circonstances qui me terrorisaient, j’aurai voulu qu’il soit là.

  • Hé, c’est quoi ce regard? Ce regard que tu viens d’avoir là, à l’instant. Traduit la pour moi...

Je ne savais pas duquel il voulait parler, parce que je ne savais pas celui qu’il avait capté; celui où j’aurai voulu qu’il soit à mes côtés en cas de danger? Ou celle ou je me demandais si je n’étais pas en train de... de... non? Ou encore celui ou je me demandais pourquoi je pensais à une chose pareille?

Thomas était adorable comme à son habitude et je n’avais pas vraiment envie de rentrer. J’aurai voulu encore rester avec lui, mais... je ne voulais pas lui donner de fausses idées, alors je suis rentrée.

Il y avait de la lumière chez Pascal. Je me demandais ce que lui et Jess pouvait bien faire. Il n’a pas dû se douter que j’étais à l’étage juste au-dessus de sa tête, je ne lui avais rien dit. Est-ce qu’il pensait à moi?

Ce soir, je ne pouvais pas le voir, pas avec Layne dans cet état de stress moral. Je ne me serais pas sentie à l’aise. Par contre, j’étais surprise de me sentir bien avec Thomas. Je me sentais “mello” et il le savait. Je ne sais même pas pourquoi. Avec Thomas c’était agréable, je ne sentais aucune pression, je pouvais être moi, je n’avais pas besoin de chercher des sujets de discussions, tout venait naturellement. J'avais un peu trop tendance à me reposer sur lui, sur son amitié, fallait que j'arrête ça. Je risquais de lui faire du mal sans le vouloir.

Hum... J’aimais beaucoup être avec lui... Il m’avait manqué ces derniers temps!

Thomas m’a proposé de dormir chez lui. En d’autres circonstances, il n’aurait pas eu besoin d’insister autant pour que j’accepte. Là, c’était pas possible que Layne rentre et ne me trouve pas à la maison. Ce serait vraiment pas très cool. Je lui ai dit que j’aurai bien voulu. C’était vrai. J’aimais cette gentille tendresse avec laquelle il me couvait depuis qu’on était rentré. Ciel... qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi est-ce que j’avais tellement besoin de tendresse ces temps-ci? Pas normal.

*   *   *    *   *

Encore un autre Thomas  (32/2009 - 1er fév.09 -dim)

Publié dans diary, janedo, journal

Partager cet article
Repost0

31 -- C'était un accident

Publié le par JaneDo

 


Rien ne m’énerve autant que quant on prend ma maison pour un hôtel “porte ouverte”. Grrr. Hier, je n’avais pas vu Layne, ça c’est rien, mais aucune nouvelle non plus! Pas un petit message ou un coup de fils pour demander “chien ça va?” ou “j’ai un truc ce soir, ne m’attend pas!”, donc j’étais pas vraiment de bonne quant il s’est pointé au matin vers les 6h. Non mais!

 

Je ne suis, non plus pas du genre, à poser mille questions comme si j’étais chargée de connaître les moindres détails de son existence. S’il ne voulait pas me dire, je ne crois pas que cela aurait posé de problèmes. Mais rien...

Après avoir passé la porte, il m’a juste marmonné qu’il était crevé et s’est couché.

J’étais trop surprise pour lui dire de faire demi tour et retourner d’où il venait, et il avait vraiment l’air crevé. Layne  a encore marmonné qu’il était désolé pour hier soir et il s’est presque aussitôt endormi. J’avoue que j’ai eu pitié. Il a une chance terrible, c’est que suivant le comportement, je pardonne très vite, et quant il s’est serré contre moi en s’endormant aussi vite, ma petite fureur est passé aussi vite.

Hier soir, Layne a passé la soirée à l’hôpital, un de ses bon copain avait eu un accident. Il s’est excusé parce qu’il aurait pu s’absenter un moment pour m’appeler, mais il était inquiet parce que ça avait l’air assez grave. En fait, aussi surprenant que ça puisse paraître, ça l’avait tétanisé et il s’est retrouvé incapable de faire quoi que ce soit d'autre, à part attendre.

Hier soir, Layne était redevenu un petit garçon qui avait eu peur et il avait sûrement été complètement perdu. C’était probablement la 1ère fois qu’il était confronté à quelqu’un de proche qui risquait de mourir et il a eu peur. Ça lui arrivait parfois et c’était attendrissant. Il faisait tout pour ne jamais montrer ce côté de sa personnalité et c’était bien dommage.

J’étais contente de n’avoir pas renchéri là-dessus en le fichant dehors ou à lui faire une scène. Je remerciais le ciel d’avoir mon caractère.

Au réveil, il n’était pas très bavard et je remarquais son regard un peu hagard. Alors, comme la majorité des femmes dans ces moments-là, on a une montée de tendresse et on en couvre celui ou celle qui en a besoin. Layne s’est très vite détendu et m’a tout raconté. Il a parlé de leur enfance, de leur amitié. Il se pouvait que son copain reste paralysé et ça le choquait.

Avec Pascal, on avait prévu de se voir ce soir, mais je ne me sentais pas à l’aise d’aller m’amuser quant Layne était dans cet état. Ça n’aurait pas été très joli de ma part alors je lui ai envoyé un message après le départ de Layne pour l’hôpital pour annuler. Finalement, ça arrangeait aussi Pascal, ils avaient un truc aussi avec ses parents. Ils étaient invité à une soirée de charité et il y aurait simplement déposé Jess, passé un petit quart d’heure et se serait tiré en douce. Il n’avait pas osé annuler avec moi, parce qu’il ne voulait pas me décevoir.

Je n’ai pas osé lui dire, quant on s’est parlé au téléphone, que je n’aurai pas été d’humeur et que bizarrement, ce soir j’avais envie d’être près de Layne et d’être là pour lui. Ce soir, il avait besoin de moi.

Triste... on se serait pas vu beaucoup cette semaine!

Vers les 20h, sans nouvelles de Layne, je me suis décidée à aller à l’hôpital pour lui apporter mon soutien moral. Je déteste les hôpitaux. Je déteste l’odeur, je déteste ce que ça représente et je déteste l’impression de sentir la présence des derniers fantômes qui venaient de quitter cette vie. Les hôpitaux m’impressionnent et ont le don de me foutre les boules.

Layne était heureux de me voir. Le pauvre, je ne l’ai jamais vu aussi tendu et renfermé. Il ne pipait pas le mot et restait figé en fixant ses pompes. Il serrait fort ma main dans la sienne, mais je crois qu’il avait dû oublier même qu’il tenait ma main tellement il était tendu. De temps en temps, il levait un regard inquiet à l’approche d’infirmières ou de médecins.

Layne n’avait pas faim, je le comprends, moi non plus et ce n’était pas un de mes copains. Il a seulement avalé plusieurs cafés et attendait avec impatience des nouvelles ou de pouvoir voir son pote. Les parents de son copain se trouvaient dans une autre salle d’attente et devaient mourir d'angoisse. Berk, je déteste vraiment les hôpitaux. Les autres copains avec Layne le laissaient tranquille et discutaient dans leur coin.

Je suis restée env.2h auprès de lui, après je ne pouvais pas m’enfuir assez vite de cet environnement étouffant.

A la maison, je lui ai quand même préparé quelque chose de léger pour le cas où. Cette fois, Layne est rentré vers les 3h du matin, complètement sur les rotules. Apparemment, les opérations s’étaient bien passé et qu’il fallait attendre le lendemain pour connaître son état. Layne a avalé ce qu’on appelle vraiment “un morceau” et il a été se coucher. Pauvre chou.

Je n’avais pas sommeil, mais je me suis couchée à côté de lui en le prenant dans mes bras jusqu’à ce que je sois sûre qu’il s'endorme pour me relever. Je n’étais pas fatiguée.

*   *   *   *   *

C’était un accident (31 jan 09 -sam)

Publié dans diary, janedo, journal

Partager cet article
Repost0

Publicité

30 -- Pas de Layne mais un chocolat chaud

Publié le par JaneDo


Haaaaah, il neigeait, j’adore. Temps qui me donne envie de me rouler en boule dans mon lit ou sur le canapé devant la télé, un petit feu crépitant dans la cheminée. Pourquoi pas avec quelqu’un qui me cocolle comme un chatton et ronronner de tout mon soûl.

J’avais envie des bras de Pascal...

Pascal; c’était pas possible, il avait un dîner chez ses parents avec des amis à eux. Bien sûr avec Jess. Gros gros soupir.

Sortir? Je n’en avais pas envie. Ce n’était vraiment pas un temps à mettre le nez dehors. Owhhh,
j’avais vraiment envie d’être avec Pascal par ce temps. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il ait un dîner ce soir?Quelle poisse! Comme je ne pouvais pas être avec Pascal, il y avait Layne. Il n’était pas vraiment du genre à rester tranquille et cocoller. Si seulement il était du genre à rester allonger l’un près de l’autre, tendrement, sans rien faire d’autre! Bah, j’insisterai, lui expliquerait et insisterait encore... Ouais, ça allait juste gâcher mon plaisir et me prendre la tête. Poisse.

Impossible de joindre Layne sur son natel...  alors je lui ai laissé 2 messages. Hum! Sur sa ligne privée non plus. Je devinais qu’il avait probablement un autre programme pour la soirée.

En début de soirée, j’ai été mangé avec mes potes et je suis rentrée. Aller traîner dans un bar enfumé ne me tentait pas trop.

Maintenant que j’avais eu l’idée de passer la soirée avec mon copain, ça m’énervait de ne pas réussir à le joindre. A quoi ça sert d’avoir un copain si on peut pas partager les moments importants ensemble ou les soirées du week-end? Est-ce que j’étais injuste parce que je n’avais rien d’autre à faire ou parce que Pascal était occupé? Je détestais être injuste!

Avec toute la neige qui tombait, je m’étais arrangée pour que Patricia passe le week-end chez ses parents. J’avais absolument besoin d’être un peu seule sinon j’allais finir par mordre.

Presque minuit et toujours pas de nouvelles de Layne. Il poussait là! Entre la colère et l’ennuie, je décidais d’aller voir ce qu’il fabriquait. Chez lui; personne. C’était normal, je m’y attendais, sinon il m’aurait rappelée. J’ai ensuite navigué dans les endroits où je pensais le trouver; rien. Pas de Layne. Petit tour chez Alexia et Miss Tennis; niet. C’était de toute manière un peu tôt.

C’était un peu compliqué de pouvoir surveiller tous les coins en même temps; chez Alexia, Miss Tennis, chez lui, les bars qu’on fréquentent, les boîtes... Crevant, et je risquais de le rater. Alexia et Caroline étaient au Tiger, et il n’y avait pas de Layne.

Bah, j’allais finir par fiche en l’air ma soirée de repos à tourner en rond comme ça, et les routes n’étaient pas vraiment sûr. Je me voyais mal en train de devoir dépanner quelqu’un planté au milieu de la route en pleine nuit. Alors, après réflexion, je décidais de rentrer me coocooner toute seule.

En rentrant, j’ai eu envie de faire un tour du côté de chez Pascal. Après tout, il allait bientôt rentrer puisqu’il ne sortait pas rejoindre les copains.

Ce qui me faisait chier, c’était l’idée que Layne allait sûrement utiliser ce temps pourri pour son excuse; il me racontera sûrement une foutaise comme quoi il aurait dormi chez un copain ou un truc dans le style. Et pour son natel, la plus vieille excuse du monde; plus de batteries. La rage.

Après m’être gelée pendant env.30mn dans le jardin de Pascal, sous la neige, enfin de la lumière... Mais il était tout seul. Pas de Jess à l’horizon. J’ai vérifié mon natel; pas de messages. Pourquoi est-ce qu’il ne m’a pas appelée puisqu’il était tout seul? Il est monté à l’étage se changer, alors j’en ai profité pour lui envoyer un message. J’ai osé me rapprocher de la maison. Iiiiah, je pouvais me rincer l’oeil à le regarder. Miam miam, il était à torse nu et il s’était mis sur le tapis roulant pour courir. Qu’est-ce qu’il était mignon quand même.

Il n’a pas regardé son natel, je décidais de le faire sonner, mais apparemment c’était sur silencieux. Quelle barbe; j’aurai voulu lui dire que j’étais devant chez lui et que j’avais envie de le voir.

Je ne pouvais quand même pas aller sonner chez lui comme ça! Et s’il n’avait pas vraiment envi de me voir ce soir? Ou si Jess était là et qu’elle dormait? Puis zut, on verra bien. J’ai frappé à la porte-fenêtre, mais il n’entendait rien avec les trucs dans les oreilles. Je commencais à ressembler à un sapin avec toute la neige qui tombait, j’avais les pieds gelés et j’étais trempé. J’ai fait le tour et j’ai sonné.

Surpris, il l’a été en me trouvant devant sa porte. Je lui ai dit que j’étais dans son jardin et que je l’avais vu rentré tout seul. Il m’a fait entrer et m’a séché la tête en riant. Il me trouvait un peu gonglée d’être venue comme ça, sans compter mes traces dans la neige. Heureusement qu’il allait encore neiger. Puis il s’est rendu compte que si j’avais pu le regarder à travers ses fenêtres, quelqu’un d’autre pourrait en faire autant. Et il n’y avait pas que ça... Il m’a juste embrassée qu’une fois. Maintenant que Jess habitait là, c’était leur maison, Pascal n’allait certainement pas faire de gestes déplacés ou quoi que ce soit sous leur toit.

Pascal ne voulait pas venir chez moi. Apparemment, Layne lui a demandé... non, ordonné de ne pas m’approcher et que s’il le trouvait chez moi, ça risquait de mal se passer. Je comprenais, même si ça me rendait furieuse. Le culot. Où est-ce qu’il était donc ce soir, lui qui osait demander à Pascal de me laisser tranquille?

J’ai voulu rentrer, mais Pascal n’avait pas envi de me voir partir. Alors on est resté chez lui, se comportant comme de parfaits et simples copains. Au cas où Jess rentrait à l’improviste, elle ne nous trouverait pas dans une situation compromettante.

Je suis rentrée quand même avant que Jess n'arrive finir mon coocooning chez moi. Je préférais quand même qu’elle ne me retrouve pas chez elle. Je souriais toute seule sur mon canapé en me rappelant Pascal me sécher comme si j’étais un petit chat.

C’était drôle de penser que,  nous les femmes, quant on quitte l’enfance, on a plus jamais personne, plus la maman pour nous chouchouter comme ça.

Pendant un tout petit moment, j’étais retournée en enfance et je me suis laissée dorlotter par Pascal, comme ma mom l’aurait fait. Je l’ai laissé me sécher, m’enlever mes bottes et les mettre sécher, me préparer un bon chocolat tout chaud. C’était vraiment trop chou. C’était drôlement agréable d’être simplement ensemble même si je ne pouvais pas le couvrir de bisous.

C’était toutes ces petites choses qui me faisait l’aimer autant.

*    *    *    *    *

Pas de Layne mais un chocolat chaud  - (30 jan 09 -ven)

Publié dans diary, janedo, journal

Partager cet article
Repost0

29 -- Juste l'apercevoir

Publié le par JaneDo

 


Super... Après s'être couché vraiment tard, le matin, évidemment avec Layne, c'est tout le monde debout. Il ne se lève jamais à la 1ère sonnerie de son foutu réveil, alors il faut subir ce truc qui sonne toutes les 5mn. Un de ces matin, je vais finir par le jeter à travers la pièce.

Les yeux dans les pompes, j'ai fini par gentiment l'arrêter et je me suis traînée jusqu’à la cuisine, lui préparer du café. Je l'ai entendu se lever mais il ne venait toujours pas à la cuisine alors, j'ai été le chercher pour éviter qu'il finisse par se rendormir. Oh! Il était bien réveillé, il n'allait pas se rendormir et il était d'humeur joueur. C'est drôle, des fois il me fait penser à un jeune chiot fou. Comment certains arrivent-ils à être si réveillé, si tôt le matin... c'était affligeant.

Après le départ de Layne, j'ai rampé jusqu'à mon lit pour terminer ma nuit... Mais c'était pas la peine, j'étais réveillée maintenant.

C'était jeudi, et j'avais envie de voir Pascal donc je sortais ce soir, vraiment impatiente de le voir même sans lui parler. Layne avait le tennis avec un de ses copains, et passait après me chercher pour sortir. Ses potes allaient nous rejoindre au Tiger. Je n'en avais pas trop envie. Ils étaient tous au courant de ses frasques, à cause de ça, je n'avais pas envie qu'ils nous voient ensemble. Crap.

Pascal n'était pas encore arrivé quant on a atterri au Tiger. Il m'avait dit qu'il ferait un saut mais en voyant Thomas, Jess et les autres j'avais un petit doute.

Je crois que j'arriverais toujours à sentir sa présence avant même que mes yeux n'impriment sa silhouette. J'ai vite lancé un petit coup d'oeil à Layne quant j'ai senti sa présence, mais Layne m'observait, alors je ne pouvais pas vraiment chercher Pascal du regard. C’était dur, j’avais l’impression que mon cou avait pris le contrôle et que ma tête voulait tourner toute seule. Il m'avait aussi repérée et m'a fait un gros sourire et un petit clin d'oeil. Je lui avais demandé d'éviter de venir vers nous parce que Layne était au courant pour le week-end. Je préférais éviter qu'ils ne se donnent en spectacle dans un bar qu'on fréquentait tous. Mais, c'était sans compter Layne... Dès qu'il a vu Pascal, il m’a plantée au bar et a filé vers lui. J'avais les jambes qui tremblotaient un peu... enfin... beaucoup.

On les voyait discuter dehors. Impossible! Ils n'étaient certainement pas en train de discuter du dernier match de foot, ils avaient l’air bien trop sérieux. Ils parlaient probablement du week-end avec Pascal. Heureusement que j’avais pu l’avertir.

Caroline, Alexia et 2 autres de ses copines sont arrivées à ce moment là. Les 2 copines sont entrées attendre dedans, tandis que Caroline et Alexia sont restés avec les garçons, dehors. Ils se sont lancés un petit regard, celui de Layne était amusé. Pascal, lui, un peu ennuyé a jeté un coup d’oeil dans ma direction. Ils avaient l’air malin, je pourrais tiquer de voir les 2 copines avec les 2 mecs de ma vie! Hum... Les copains à Layne me dévisageaient essayant de deviner ma réaction. Je me donnais à fond dans mes éclats de rire et dans les conversations. Pas question que je me montre embêtée par ces 2, ça leurs feraient trop plaisir.

Je ne savais pas de quoi ils parlaient, mais ça ne me faisait même pas tiquer quant en riant, Alexia s’accrochait au bras de Layne. Il n’y avait pas de raisons, j’étais là, il ne pouvait rien se passer. Je me suis rendue compte que Caroline était légèrement plus coincée qu’Alexia, et moi qui pensait que c’était le contraire!!

Pascal est rentré en laissant Layne dehors avec les filles. Jess l’attendait et a pris possession de son homme.

Je ne m’étais pas rendue compte que Thomas s’était approché et m’a demandé en chuchotant à l’oreille si ça allait. Bien sûr que ça allait, et même si c’était pas le cas, j’aurai rien dit. Il s’est installé sur le tabouret derrière moi et m’a tirée sur ses genoux. On a bavardé un peu de sa semaine, il avait repris le travail en fin de semaine. Il ne se sentait pas encore au top, mais il s’ennuyait moins qu’à la maison. Thomas avait toujours besoin d’être entouré, il ne supportait pas la solitude.

La soirée a été ok. Je pouvais posé mes yeux sur Pascal même si on a soigneusement évité de trop se parler.

Jess m’a proposé d’aller faire les magasins avec elle samedi. Iak, pas envie. Rien ne me ferait faire les magasin avec elle. J’ai prétendue avoir un truc avec ma famille et en rigolant, elle m’a demandé si c'était comme la dernière fois où j’avais trouvé une excuse bidon et qu’elle m’a retrouvée dans les magasins? Hahaha... drôle. Elle a insisté en disant que ce serait sympa et qu’elle allait finir par avoir l’impression que je l’évitais. Cette fois, aucune chance qu’elle me trouve dans les magasin, ça c’était sûr. Pas question de tomber sur elle par hasard, même s’il n’y avait qu’une chance sur mille.

Layne légèrement ironique a proposé de nous accompagné et pensait que je pouvais faire un effort pour faire plaisir à Jess... Mouais, ben voyons! Il se moquait de moi sachant bien que ça me gênait. Grrr. Mais ça en est resté à; “une prochaine fois peut-être”. Jess savait bien que je l’évitais. Elle ne savait pas encore pour le week-end, mais je pouvais donner ma main au feu qu’elle le saurait bientôt. Je me demandais si je n’aurais pas meilleur temps de le lui dire moi-même comme ça c’était fait!

Après leurs discussions dehors, Pascal avait l’air triste, pensif et dans la lune. On s’est très peu parlé, et il n’a plus affiché son si beau sourire du reste de la soirée. Il était peut-être juste dans sa bulle.

On est pas rentré trop tard, et Layne a décidé de rentrer dormir chez lui. Il trouvait qu’on faisait un peu trop ménage à 3 avec Pat dans les pattes. Hihihi, je ressentais la même chose.
J’avais déjà commencé à préparer mon petit programme de la soirée oubliant Pat... Déception totale quant je me suis rappelée que la soirée tranquille serait pour une autre fois... Crap.

Le pieds géant, j’avais toute la place dans mon lit alors  j’ai dormi comme un bébé. Miam miam et le matin, yipiiii, personne pour me tirer du lit.

*   *   *   *   *

Juste l'apercevoir  (29 jan 09-jeu)

Publié dans diary, janedo, journal

Partager cet article
Repost0

" target="_blank">
Publicité