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janedo

Jeudi - 2019.09.12 - Chamboulement

Publié le par JaneDo

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Un long week-end en vue. J'ai pris zéro rendez-vous et je pense ne rien faire de tout le week-end, à part peindre, lire et me gaver de télé. Je m'en réjouis d'avance. Petites promenades avec le chien de temps en temps, training pourri de rigueur. Aussi, je dois faire les courses aujourd'hui, pour éviter à avoir à sortir et être obligée de me mêler à la foule en folie des achats de dernières minutes pour le week-end.

  • Pourquoi... Comment ça se fait que tu réponds... Comment? Caro semblait perturbée.
  • Pourquoi tu me demandes ça? Je veux dire, on s'est parlé, quoi, dimanche, non? Tu appelles à cause de ce soir?

J'avais annulé notre rendez-vous de ce soir. J'avais envie de ralentir un peu et d'avoir du temps pour moi. Je ne m'attendais pas à ce que Caro me rappelle Pascal. Savoir qu'il avait pensé passer par Caro pour me joindre me faisait plaisir, mais me chamboulait aussi. Je ne voulais pas craquer, mais chaque fois que j'entends son nom, son image souriante apparaît et je me sens flancher.

  • Non. Pascal essaie de te joindre depuis plusieurs jours... et comme tu ne répondais pas, ben, il a cru que tu avais un problème de natel ou je sais pas. Il m'a demandé de prendre de tes nouvelles. Il était assez inquiet. T'as pas vu ses appels?
  • Si... heum... je ne voulais pas répondre...
  • Whaaat? Qu'est-ce... T'es malade?

Afff, Pascal a demandé à Caro de m'appeler... J'ai été assez bête de ne pas m'en douter. Quant j'ai vu son appel, j'ai automatiquement répondu. Caro n'a pas tourné autour du pot. Elle a tout de suite voulu savoir pourquoi je ne répondais pas à Pascal. De devoir parler de lui ou même entendre son nom me faisait encore mal. Alors je lui ai expliqué en gros. Caro a cru que j'avais perdu la tête.

Je lui ai avoué que je l'aimais toujours, mais, je n'avais pas la force, ni le courage de continuer à subir les foudre de son paternel. J'en avais assez. De toute façon, il était bien loin, alors c'était plus facile et mieux comme ça. Si Pascal avait été ici, je n'aurai pas réussi à le faire, j'aurai craqué, dès que je l'aurai vu.

La conversation avec Caro m'a un peu plombé mon début de week-end. Elle a appelé Pascal après notre discussion. J'avais oublié de lui dire de dire qu'elle n'avait pas réussi à me joindre. Je pensais qu'elle choisirais cette explication, pour ne pas le perturber, au lieu de lui avouer la vérité.

Hélas ou pas, Caro a choisi de lui rapporter notre conversation. Pascal a cru d'abord que Caro blaguait, qu'elle lui faisait une farce. Il n'arrivait pas à croire que je ne lui répondais pas délibérément.

Pascal m'avait dit qu'il avait aussi invité Caro à venir à New York. Lors de sa visite en Suisse, la dernière fois, il avait réalisé qu'il l'avait négligée, n'avait même pas pris le temps d'aller manger avec elle, ou prendre un verre en tête à tête. Je lui ai rappelé qu'il était avec elle en tête à tête quant il m'avait appelé avec son téléphone. Ha, il avait oublié ce détail.

Peut-être qu'il se sentait obligé de trouver une excuse, vis-à-vis de moi, pour l'avoir invitée elle aussi. J'étais rassurée qu'il me le dise, mais il n'était pas obligé de chercher à se justifier. Ce n'était pas nécessaire. Au contraire, se sentir tellement obligé de se justifier, me donnait l'impression qu'il voulait cacher le fait qu'il avait envi de la voir.

Pascal a annulé le voyage de Caro. Elle dit l'avoir senti choqué et déprimé. Ça me sape le moral.

20h50, le téléphone sonne, c'est mon neveu Marl, tsss... Ben, il me demande d'aller chercher son frère à l'aéroport. Il me demande si ça ne me dérange pas, parce qu'il fête son anniversaire avec son pote Romain. Et je m'entends dire; "bien sûr que non. Ça ne me dérange pas du tout".

Qu'est-ce que je suis tarte. Maintenant ma soirée est... fichue! Pourquoi est-ce que je réponds au téléphone quant je devine déjà que ça va être quelque chose qui me fera chier! Pourquoi est-ce que je n'écoute pas mon 6ème sens!

C'est jeudi bordel, et j'avais prévu de faire tout autre chose, comme prendre un verre avec Caro, mais j'ai annulé. Peut-être que ça m'évitera la déprime. Avec Caro, c'est sûr qu'on aurait parlé de Pascal.

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Publié dans amour, article, intime, janedo, journal

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Septembre 2019 - (2) Casse pieds

Publié le par JaneDo

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Lundi, 09 sept 2019:  Casse pieds

Wahhh, j'ai eu Dol au téléphone vers 1h du matin!!! Woooow, elle était bourrée comme d'habitude, à me répéter les choses. Elle m'a demandé comment j'allais au moins 10x. Je sais que ça ne venait pas du cœur, elle sait qu'elle doit penser à demander c'est tout. Après 20 mn, j'en avais un peu marre. J'ai trouvé une excuse bidon pour raccrocher.

Elle a essayé de me garder en ligne, mais j'en avais assez d'entendre sa voix de bourrée, à se marcher dessus et se répéter.

Vraiment chiant d'avoir une pochtronne au bout du fils. C'est casse pieds. Je pense qu'elle voulait me demander des nouvelles de Tchoy, mais elle n'a pas osé. Je me demande si je lui aurai dit que je l'avais foutu dehors!!! Non, sinon, ça n'aurait fait que prolonger l'appel et je n'avais plus envie de l'entendre.

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Mardi, 10 sept, 2019:

Emilio m'a laissé un message pour que je le rappelle. Hum... Encore un qui veut un service j'imagine. Ben, je ne me suis pas trompée; il voulait savoir si je pourrais l'héberger chez moi quelques temps, au cas où il devra quitter son appart sans avoir trouvé autre chose. Mouais! J'ai accepté.

Après tout, s'il ne m'emmerde pas, ça ira. Je lui ai dis que je n'aimais pas être dérangée et que j'aime vivre seule. Il a dit que lui aussi. On verra bien.

Ce soir, souper chez la frangine pour l'anniversaire de Marco. Carbonara. C'est son plat préféré. Jeez, César ne peut pas s'empêcher de l'emmerder dans la cuisine!!! On fait si comme ça, ça comme si... Non mais, fais le toi-même. Je sais pas pourquoi elle lui répond encore!!!

En rentrant, vers 22h20, j'ai eu un message de Maria. J'étais sensée aller chez elle demain pour ses albums. Peux pas. On a quand même parlé au téléphone un moment. On était toutes les 2 raides, donc on va pas faire long pour aller se coucher.

Je suis toujours angoissée à mort. Un poids sur le cœur et la tête qui me suit partout, tout le temps. Demain faut absolument que je me lance dans la paperasserie administrative encore. Ça me fout en rogne. Bon, je ne peux pas en vouloir à Pascal, c'est son père qui m'emmerde.

Pascal a essayé de m'appeler 3 fois aujourd'hui... Je n'ai pas répondu. Ça me fait mal de lui faire ça.

Quant j'étais là-bas, Pascal et moi avions tellement discuté pour savoir ce qu'on allait faire, comment et tout. Trouver des combines pour ne plus se faire prendre. Et maintenant je ne lui réponds plus? Pascal doit se demander ce qui se passe. Je me sens horrible et coupable aussi. J'aurai peut-être dû lui dire ce que son père fabrique? Afff, je dois tenir. Ne pas lui répondre.

C'est horrible ce qu'il peut me manquer. C'est peut-être pour ça que je me sens si déprimée, angoissée...

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Août 2019 - (1) Visiter New-York??

Publié le par JaneDo

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Août 2019 - (1) Visiter New-York??

Pfffouh, les ennuis continuent. Pourtant, je pensais que ça s'arrêterait puisque Pascal est aux States et qu'on ne se voit plus. Peut-être que son père sait qu'on s'appelle ou qu'on se voit toujours? Ou est-ce parce que Pascal insiste toujours pour revenir en Suisse?

Wahh, je ne dois pas y penser, je ne dois plus le voir, point. J'ai encore mal au cœur quant je pense à lui. Bizarrement, je préfère qu'il reste aux US, parce que s'il était là, je souffrirais trop de ne pas pouvoir le voir ou l'approcher. Et encore pire, ce serait l'enfer de le voir avec une autre femme.

J'ai envoyé un message à Pascal pour son anniversaire. Pas les moyens de lui envoyer un cadeau overseas. Caro, elle, lui a envoyé un pull qu'elle a fait elle-même. Elle m'a montré la photo. J'ai tiré la gueule de n'avoir pas pensé lui envoyer quelque chose. J'aurai aussi pu lui envoyer un tableau, ça lui aurait sûrement fait plaisir. Caro m'a battu à l'arrivée encore une fois.

Je suis une petite amie lamentable... Quant je lui ai dis ça, Pascal a éclaté de rire. Il m'a dit que le pull passera sûrement inaperçu, mais un tableau? Jess risquait de le mettre en pièce, alors j'avais bien fait. Il a dit qu'il préfèrerait m'avoir en vrai comme cadeau. J'ai souri. Je sais qu'il essayait seulement de me rassurer. Du coup, il a reparlé de son envie que je vienne à New-York. Il voulait me montrer l'endroit où il vit.

Hum, moche à dire, mais j'ai été contente d'apprendre par Caro elle-même qu'elle avait aussi des ennuis. Elle s'est faite virée de son boulot elle aussi. J'ai été d'une certaine manière contente de savoir que les problèmes n'étaient pas seulement pour moi et ma famille, et qu'on était dans le même bateau.

Elle a eu le courage, elle au moins, d'en parler à Pascal. J'ai compris que c'était une mauvaise idée, parce que Pascal a fait un foin pas possible, et les problèmes de Caro n'ont fait que s'empirer.

J'ai dû changer de voiture, l'ancienne a rendu l'âme. Une dépense inattendu. Et les emmerdent administratives ne font que s'accumuler. J'en ai ras la casquettes. Littéralement. On pourrait presque penser que je tiens un bureau, toutes les lettres, courrier à trier, choses à faire et autres, que je dois faire tous les jours, je me demande ce que je ferais si en plus je travaillais à plein temps dans un bureau!

Caro a reçu une tonne de poursuites, injustifiées, mais d'ici que les choses rentrent dans l'ordre, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts, et elle sera elle aussi dans la dèche financière. Ici, dans ce beau pays, qui n'en ont que pour les riches, tous les frais pour rétablir la situation sont à la charge des pauvres pékins emmerdés par l'administration.

Pascal m'a invitée à aller le rejoindre à New-York. Arf, je ne sais pas... C'est lui qui m'offre le billet et tout, mais, j'ai quand même pas les moyens d'aller dépenser là-bas, l'argent que je n'ai pas, alors que j'ai des trucs à payer avec cet argent ici. Je dois au moins prendre 500CHF, et ce n'est pas grand chose. En général, je prévois beaucoup plus quant je voyage. Je ne sais pas quoi lui dire.

Pour gagner du temps, je lui ai dis que plus tard ok, mais que ce mois-ci, j'avais des tonnes de trucs à faire avec ma famille, surtout m'occuper de mon papa et de ses rendez-vous à Lausanne. Pascal m'a demandé si une de mes sœurs ne pourraient pas prendre le relai, juste une semaine? Non. Elles trouveront des excuses pour ne pas avoir à se sortir les pouces du cul. Comme d'habitude. Je ne peux pas leurs faire confiance.

Pascal a dit qu'il s'arrangerait alors pour organiser quelque chose vers la fin août. Il doit aller 3 jours à Houston. Il aimerait que je le retrouve là-bas, ensuite, il me ramène à New-York avec lui. Il veut me montrer la ville et son appartement, si je veux. Jess travaille la journée, donc ça ne posera pas de problème.

Je trouve un peu risqué, mais une chose est sûre, c'est pas là-bas que son père le surveille. D'un côté, c'est peut-être une bonne idée New-York. En quittant le boulot, Pascal pourra passer à mon hôtel, ni vu ni connu, et on pourra passer une bonne partie de la soirée ensemble. De temps en temps, il pourra même dormi avec moi. Ce serait trop cool. Jess ne se doutera de rien.

Mais, l'idée d'aller tout là-bas m'angoisse. J'ai l'impression que ce sera un gros test. Pascal risque de se rendre compte que je ne cadre pas dans sa vie... alors j'ai peur.

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Lundi, 29 avril 2019 - Je vais virer mon squatteur

Publié le par JaneDo

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Lundi, 29 avril 2019 - Virer mon squatteur... bientôt

Le maçon est passé. Mon paiement n'était pas passé. Le versement est revenu en retour, parce que j'ai mis le nom de sa société, au lieu de mettre son nom et prénom. Un compte privé? Je pense qu'il déclare son travail, puisqu'il fourni des factures en bonnes et dues formes.

Travail de sa copine sans doute, parce que son français à lui, c'est pas encore ça. Il comprend si on répète, ou s'il peut voir la personne qui parle. Il est Italien.

C'est déjà pas mal, il se débrouille plutôt bien avec une langue qui n'est pas la sienne...

Tchoy est arrivé vers 23h, avec encore un bobard concernant son loyer. Bon, demain, vers 13h, je pourrais passer vers lui si je veux l'argent dans la journée. Sinon, faudra attendre jusqu'au soir. Ça ne me dit rien, parce que d'ici le soir, il inventera une connerie pour garder ce qu'il me doit.

J'ai annulé avec Slavika. Elle voulait qu'on aille manger avec sa fille, au bord du lac sur une terrasse. Sorry, il fait que moche. Je n'avais pas envie d'y aller en plus. Je me sens coupable. Je l'aime beaucoup et elle dit que je suis sa seule amie en Suisse, et je pense qu'elle avais envie de me pavaner devant sa fille.

Toujours le nœud à l'estomac. C'est peut-être plus grave que je ne veux bien le croire. Ce qui me retient d'aller vérifier à l'hôpital d'ailleurs. J'ai dû être une Autruche dans ma vie passée. J'espère que dans ma prochaine vie, je serais un mec et pas une nana. Beau et riche aussi.

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Mardi, 30 avril 2019 - Comme la pluie

Il pleut, et il pleut encore. Il fait moche et froid en plus. Je suis comme le temps; déprimée! Je n'ai même pas eu le courage de parler à Pascal de ce qui se passe. C'est lourd à porter toute seule.

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Dimanche, 28 avril 2019 - Bali c'est pas pour moi

Publié le par JaneDo

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Dimanche, 28 avril 2019 - Bali c'est pas pour moi... non merci

Wah, mon neveu est déjà de retour de Bali??? Jeeez, tout ce voyage pour seulement 7 jours? La vache! Trop court. Il nous a posté des photos. Mon natel a giclé direct quant je l'ai vu avec une horreur de reptile sur les épaules. J'ai horreur de tout ce qui n'a pas de pattes. Un dégoût viral.

Bali n'est définitivement pas un endroit où j'irai promener!!! Beurk. Dégueulasse.

Trop de singes partout dans les rues, jusque dans les maisons. Des espèces de grosses bestioles, genre alligator, qui semblent être moins dangereux, mais je pense que c'est seulement une impression. Bon, ils ne courent peut-être pas trop vite, mais... rien qu'à regarder, ces bestioles sont plutôt répugnantes.

Hier, c'était mon anniversaire, et je n'ai pas eu envie de le fêter comme d'habitude. J'ai eu une pensée pour Pascal et en début d'après-midi quant on m'a livré un paquet, même si cela venait de Genève, je savais que c'était de Pascal. Les fleurs le matin, c'était de Thomas, donc ça ne pouvait être que Pascal.

Trop chou... Un magnifique bracelet que je ne suis pas sûre que je le porterais pour l'instant. Je n'ai pas trop l'occasion de porter des bijoux aussi luxueux dans mon environnement. Pour aller au souper en famille? Pas trop. Dans mes sorties en boîte? Pas trop non plus. Je ne vais dans des soirées de Gala ou autre qu'avec Pascal ou Thomas, jamais autrement.

Je l'ai laissée dans ma boîte à bijoux... il va dormir là... peut-être indéfiniment...

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Mercredi 27 mars 2019 - Impasse

Publié le par JaneDo

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Mercredi, 27 mars 2019 - Impasse

J'ai su par Caro qu'ils s'étaient vu pour clore le chapitre avec elle. Elle a passé ces derniers jours à la maison. En congé maladie. Elle a beaucoup pleuré elle aussi. J'imagine que Pascal avait dû en faire autant avec cette connasse d'Olivia?? J'espère pour lui !

Tout de même, je suis déjà moins enchantée que je l'étais après l'appel de Pascal pour me dire d'oublier ce qu'il m'avait dit avant de quitter l'hôtel pour aller manger avant son départ.

Je n'avais pas tout de suite fait la connexion. Une panne mentale sans doute. Mais, je nage à nouveau dans les emmerdes de toutes sortes. Je n'en dors plus. Avant, ma famille avait été ciblée.

De mon côté, j'avais eu quelques déboires, mais pas autant que ma famille. Maintenant, à peine Pascal parti, en janvier, c'est une pluie d'emmerdes qui se suivent; poursuites, plaintes, etc. Ça n'arrête pas. Même des problèmes avec mon travail.

Je crois que c'est à cause du boulot que j'ai eu le déclic.

Sur le moment, je n'ai pas vraiment saisi; le patron m'avait appelé dans son bureau pour me dire qu'en fait, suite à une nécessité de restructuration, ils allaient de moins en moins travailler avec des artistes comme moi, que désormais, et qu'à partir de fin janvier, ils ne feraient plus appels à mes services. Choc.

Sacré coup dur! J'allais faire comment pour payer mon loyer et mes factures???

A l'annonce de cette catastrophe, j'avais pourtant gardé le sourire et remercier (tssshhh) pour m'avoir fait confiance jusque là et que j'avais eu beaucoup de plaisir à travailler librement pour eux. Mes méninges devaient être en panne, parce que je n'avais pas tilté.

C'est seulement dans la voiture en rentrant, le ventre noué, à réfléchir ce que je devais faire, que j'ai repensé à ce que Pascal m'avait dit, quant on avait enfin discuté, après qu'il m'ait larguée comme une vieille chaussette à Gstaad devant toute la clique. Pascal m'avait pourtant dit que son père avait le bras long, mais je n'avais pas vraiment capté je crois.

Là, je commençais clairement à capter. Surtout, je ressentais en place VIP ce que ma famille avait dû subir. J'enrageais. Et aussi complètement abattue...

J'avais été folle de joie que Pascal ne pensait pas un mot des horreurs qu'il m'avait dite, folle de joie qu'il ait eu la présence d'esprit de se rattraper devant presque les mêmes gens devant qui il m'avait humiliée... et j'avais oublié, ça ne m'avait même pas traversé l'esprit que son père finirait par le savoir. Ça avait l'air en fait théorique, je ne mesurais pas réellement les implications.

C'était mi-janvier quant j'ai été remerciée par l'Agence pour laquelle je travaillais.

J'ai aussitôt, malgré le moral à ras les pâquerettes, contacté d'autres agences. J'ai été reçu par 2 agences qui semblaient intéressées, pourtant, j'ai vite été mise à l'écart. Cette fois, j'étais la cible principale, ma famille secondaire.

Ils étaient dans la merde, mais cette fois, je sentais l'odeur de plus près. J'étais en 1ère ligne.

Désespérée, je me suis rendue compte que... même si je l'aimais, même si je crevais d'envie de le voir, que je voulais continuer à faire partie de sa vie... je ne pouvais pas détruire ma vie, ni foutre en l'air la vie de ma famille pour un homme! La réalisation de ce fait me foutais carrément la déprime. J'étais nouée et la tristesse m'a submergée comme une seconde peau épaisse et lourde.

J'ai même pensé que j'aimerai tellement que Pascal envoi chier son père et quitte la société pour revenir en Suisse. Puis, j'ai réalisé que lui non plus ne trouverait certainement pas de boulot ailleurs, tant qu'il n'obéirait pas à son père. Tant que je continuerai à le voir, je serais dans une merde financière noire.

Son père avait l'argent et le pouvoir de nous écraser. Non, nous écrabouiller.

Le mois de février, je me suis battue, j'ai cherché, je me suis démenée. J'ai même tenté d'envoyer des idées pour des projets dont j'avais eu vent, sous un autre nom. Mais, dès l'instant où j'ai été obligée de donner mon nom...

On refusait mes croquis. Partout, on refusait de travailler avec moi! C'était pareil sur Lausanne et Genève. En Suisse, dans le canton de Vaud, il n'existe pas des masses de sociétés dans mon domaine.

En mars, toujours au bout du rouleau, j'avais réussi à continuer à faire bonne figure. Mes économies ont fondus comme neige au soleil. Fin mars, je n'avais plus un rond. J'ai dû terminer le mois en comptant chaque centime.

Je n'étais pas sûre si je devais ou non en parler à Pascal.

Je pensais encore pouvoir m'en sortir, mais là, je suis carrément au fond du gouffre sans solutions. Je répugnais à en parler à Pascal, je n'aime pas pleurer dans le gilet de qui que ce soit. Mais là, je crois que je vais être obligée. Je dois arrêter de le voir... Arrêter complètement... Ça me déprime. Et je n'ai pas le courage de le faire.

Je n'ai jamais pensé un jour être obligée de sérieusement rompre avec Pascal. Rien que d'y penser, j'ai la boule à l'estomac. J'ai toujours pensé que ça viendrait de lui. Que je le laisserait prendre l'initiative. Je n'ai jamais aimé faire cette démarche, je n'ai jamais voulu avoir le mauvais rôle. Je me sens désespérée de devoir me séparer de lui. Son père à finalement gagné! Jess aussi!

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Dimanche, 31 mars 2019 - Anniversaire Papa

Nous, les 3 filles, on avait décidé d'inviter notre papa au restaurant pour son anniversaire. Hélas, le frangin, habitant en France, n'est pas là. Dommage. C'était sympa. On a été chez un copain qui a ouvert un restaurant sur les hauteurs de Moudon. Il nous a fait tout un spectacle.

Alain nous a fait rire, il n'imaginait pas que notre papa était blanc. Étant donné que dans les films, les parents sont un noir, un blanc, mais le gamin est tout noir. Ou un blanc et l'autre métisse, et le gamin est encore tout noir. Alors, il pensait que nos 2 parents étaient café au lait comme nous. Drôle.

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Ciel, je ne pensais pas que ça prenait tellement de ligne pour raconter des choses banales de la vie de tous les jours! Je devrais peut-être résumer beaucoup plus un peu tout ça.
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Mardi, 26 Mars 2019 - Je revis!

Publié le par JaneDo

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Mardi, 26 Mars 2019 - Je revis!

Mardi, Crevée, mais pas encore atterri depuis l'appel de Pascal. Il tenait toujours à moi, alors j'étais heureuse. Je sais bien que parfois il fait des trucs qui peuvent sembler impardonnable, mais je l'adore.

Dire que j'étais au fond du bac dimanche soir. J'avais cru que mon cœur ne battrait plus. J'avais tellement mal que respirer était difficile. J'avais été vidée, et pensais que ma vie était finie. Je ne pensais pas que je m'en remettrais et que je pourrais jamais oublier Pascal. La douleur était horriblement difficile à supporter.

Mais, ça m'avait donné une bonne leçon... je crois que je devrais me détacher de lui. Je n'aime pas être aussi dépendante. Et j'espère que ce n'est pas seulement une pensée furtive. La peur que cela se reproduise, me donnait l'envie de chercher à vivre autrement.

Qu'est-ce que je ferais s'il rencontre quelqu'un d'autre, ou s'il ne revient pas. On savait que la distance risquait d'être fatal à notre couple. J'avais pensé qu'on réussirait à maintenir le lien. Mais Pascal ne donne pas beaucoup de nouvelles.

Si Pascal me laisse trop longtemps sans m'appeler, je deviens hystérique et commence à imaginer le pire. C'était très difficile à vivre.

Je crois qu'il ne se rend pas compte de ce que j'endure. Pendant ce temps, il s'amuse avec ses amis, passe du bon temps avec sa femme, et moi je m'enlise, je sèche.

Hum... peut-être pas tout de suite, mais après son prochain coup de fils, je le laisserais appeler sans répondre. Je serais super adorable et ensuite, niet, nada, je le laisserais sans nouvelles, voir comment il réagirait. Ou peut-être que je ne devrais pas? S'il s'en fiche? Et si il le prenait plutôt bien, ça m'énerverait grave. Puis si à cause de ça, il se laisse séduire par une autre?

Wahhh... je sais plus... mais j'ai drôlement envie de lui faire "goûter à mon gâteau" et qu'il désespère de ne pas avoir de mes nouvelles. J'aimerai bien qu'il s'imagine le pire et se fasse des films comme moi!

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Lundi, 25 mars 2019 - (2) Oublie ce que j'ai dit...

Publié le par JaneDo

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Lundi, 25 mars 2019 - (2)  Oublie ce que j'ai dit...

J'ai pleuré en silence jusqu'à ce que je tombe dans un sommeil comateux. Le matin, j'avais les yeux de poissons frits et la tête dans le shlass. Pas de chance, je n'avais plus de "Coveram" pour ma pression, mais trop la flegme pour courir jusqu'à la pharmacie à 2mn d'ici.

Le lundi matin, je n'étais plus qu'un zombie, j'ai quand même trouvé la force de me faire à manger. J'ai mis mon natel sur sonnerie discrète. Rien que la sonnerie m'aurait fait exploser la tête. Je le baladais pourtant partout avec moi. Pourtant, je n'avais pas vraiment l'intention de répondre aux appels de qui que ce soit.


Les choses ont changés vers midi. Je suis sortie de mon état léthargique, et repris du poil de la bête. Vivante à nouveau.

Je ne connaissais pas le numéro, mais l'indicatif oui. C'était Londres. C'est un peu désespérant à dire, mais j'ai carrément plongé sur mon natel. Avant même de dire bonjour ou quoi que ce soit, il a dit; "Oublie tout ce que je t'ai dis avant qu'on quitte l'hôtel hier soir. Oublie".

J'étais trop surprise pour dire quoi que ce soit. Pascal s'est encore perdu dans les "...je sais que je n'aurais pas dû appeler, hahhh". Il n'avait pas réussi à fermer l’œil de la nuit.

Hun hun, moi pas trop non plus. Il n'avait pensé qu'à ça. Il ne voulait pas me demander de l'attendre, mais il le faisait quand même. Il ne voulait pas me faire croire qu'il était d'accord de fermer la porte sur nous. Au cas où je pensais la même chose. Mais, au cas où, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui, et il ne m'en voudra pas.

Juste après avoir dit ça, il a dit; "puis non, je serais complètement dévasté. Clair que je t'en voudrais, même si je sais que je n'en ai pas le droit". Il était adorable. Il ne pouvait pas deviner qu'il me redonnait la vie!

Il avait parlé à toute vitesse, comme s'il avait peur que je l'interrompt. Après avoir débité ce qu'il pensait, avec en plus une tonne de contradictions, il a expiré, avant de dire; "Voilà... Comme ça, tu sais ce que je pense. Je suis sûr que tu dois penser que je suis un monstre d'égoïsme. Alors d'accord, je suis égoïste".


Non, je ne pensais pas qu'il était égoïste. Je le lui ai dis. Je me suis enfin laissé aller et je lui ai dis que j'avais beaucoup pleuré. Que je n'arrivais pas à comprendre. Je lui ai dis ce que j'avais sur le cœur. Et que, malgré ce qu'il a imaginé, il m'avait soulagée. Je croyais que j'allais finir par me flétrir dans un coin de mon appartement. Que je m'étais demandé comment j'allais vivre sans lui.

C'est vrai qu'on ne s'était pas beaucoup vu depuis qu'il était au US, mais il y avait l'espoir, espoir qu'il avait écrabouillé hier soir. Que jusque là, j'avais été un zombie, complètement démotivée.

Quelqu'un est passé lui dire que Monsieur Davies l'attendait dans la salle de conférence.

Pascal devait retourner bosser ou en réunion, je ne sais pas, mais on était drôlement soulagé, l'un comme l'autre. Pascal a dit que, me connaissant, plus il aurait attendu pour me parler, me dire ce qu'il pensait vraiment, j'aurai commencé à construire un mûr. Un mûr qu'il n'aurait peut-être pas réussi à escalader ou casser.

Hum, c'est vrai que je suis comme ça. J'ai beaucoup de difficulté à pardonner une fois que j'ai fais mon mûr. En général, je me fais les questions et réponses. Puisque l'autre n'est pas là pour répondre, je réponds ce que je veux, à sa place.

Plus le temps passe, plus je m'éloigne de la personne qui est devenu mon pire ennemi. Quelqu'un qui m'a fait du mal parce qu'il l'a voulu. Et tout ce temps où je me suis fait mal toute seule, je le fais payer double ou triple. Et ça, c'est si j'en viens à pardonner.

Le reste de ma journée a été plus douce. J'ai enfin pu me remettre au travail. Avec quelques pauses dans la lune à rêves. C'était pour ça que je l'aimais, il me connait plutôt bien. Il ne m'a pas laissé mourir à petits feux jusqu'à perpète avant de m'appeler. Ou à me laisser plusieurs jours pour digérer qu'il ne m'aimait plus.

Je n'arrivais pas à croire que j'étais sortie de ce cauchemar... Merci Pascal. Pour ça, je t'aimerai jusqu'à la fin des temps. T'es trop chou. Chou avec moi en tous cas. Pascal ne pouvait pas m'appeler depuis l'aéroport, sa femme avait séquestré son natel... mais, qu'importe, je suis aux anges.

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Mars 2019 - Rattrapage de mon journal jusqu'en 2019

Publié le par JaneDo

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Mars 2019 - Rattrapage de mon journal jusqu'en 2019
    (rattrapage fait pour;  2016-2017-2018... 2019) 

>Mai 2019 <    ---------------    Wahhh il neige !
                      
---------------   
Quel flemmard
                       ---------------    On trouve rien sur Eklablog
                       ---------------    Toujours pas de loyer

                       ---------------    Voiture en feu - Fibre Optique
                       ---------------    Assez c'est assez
>Juin 2019 < 
---------------     Naissance du petit Liam Logan
 
>Juill 2019<   ----------------   Rencontre avec la maman à Pascal
                      ----------------   Anniversaire Thomas 
>Aout 2019 <  ---------------    Visiter New-York?
                      ----------------    C'était Nous... 
                      ----------------    Nous 2, c'est fini...  

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Novembre 2018 - Problèmes à l'horizon!

Publié le par JaneDo

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Novembre 2018  - Problèmes à l'horizon!

Évidemment, tout se passait trop bien! Il fallait bien que quelqu'un ou quelque chose vienne nous emmerder! Pascal était adorable, c'était plutôt facile la vie avec lui. Sans compter que j'adore son appart, c'est spacieux, au bord du lac. Bref, c'est toujours comme ça, quant on est trop bien, trop heureux, forcément faudra en payer le prix. En général, c'est aussi pénible que dans l'autre sens.

Les parents de Pascal y était pour beaucoup. Ils voulaient que je quitte cet appartement. Bien sûr, que je quitte leur fils aussi. Mais, le message principal, délivré en face, était que je devais foutre le camp d'ici.

Les parents à Pascal avaient été très futé; depuis le temps que Pascal voulait qu'ils m'invitent chez eux, dans leur villa au bord du lac, près de Cologny. Hmmm! Je n'avais pas envie d'y aller, et j'avais cent fois raison. Il était évident que l'idée même d'inviter la maitresse de leur fils était une insulte envers Jess.

A leur place, je ne l'aurai certainement pas fait. J'aurai été à 100 pour 1000 contre. Non mais!

Hélas, une fois l'invitation lancée, j'aurai été mal placée de ne pas y aller. Donc, de mauvaise grâce, j'ai dû me faire violence et accompagner Pascal. Inutile de dire que j'étais en nage avant même de franchir la porte d'entrée au bout du parc immense qui entourait la superbe maison.

Je ne savais même pas qu'il pouvait y avoir en Suisse, des maisons aussi luxueuses, aussi luxueusement décorées de l'extérieur comme de l'intérieur. Pas surprenant qu'ils ont tout un système de surveillance des plus sophistiqué. Wahhh, si Pascal en avait un pareil, il aurait été impossible d'approcher de son appart sans être vu ou filmé... Jeez!

J'étais dans mes petits souliers, et je me sentais super mal fringuée. Ils avaient tous l'air sur leur 31, moi non. Habituel jean et t-shirt avec un pull large par dessus. Peut-être un peu trop large. Afff, je me sentais pas fagotée. J'étais surprise de voir qu'ils avaient du personnel qui travaillait le soir pour faire le service. Le dîner valait les plus grands restaurants que je connais. C'était délicieux.

C'était embarrassant que sa femme, Jess, soit aussi là. Ils l'ont placée à côté de Pascal et moi, de l'autre côté de la table, toute seule. Super! Pascal n'a pas fait attention à ce petit détail. J'ai eu droit au 3ème degré; interrogation, questions, etc... Jess n'était pas en reste. Les questions les plus désagréables venaient d'elle. Ça n'a pas plut à Pascal, ni à moi. J'ai esquivé le maximum.

Quant sa maman m'a demandé pourquoi je ne répondais pas, je lui ai dis que pour moi, parler de choses privées et personnelles, étaient comme donner un bout de moi. Et c'était pas quelque chose que je faisais facilement. Sa maman a voulu en savoir plus, savoir pourquoi je pensais de cette manière. Alors j'ai expliqué; je n'aimais pas donner un bout de moi à des gens que je ne reverrais peut-être jamais, ou qui n'en ont rien à cirer.

Puis, son père m'a demandé de le suivre, il voulait me parler. Pascal a essayé de se mettre entre deux et insisté pour m'accompagner. Il ne voulait pas me laisser seule avec son père. Toute façon, difficile de ne pas s'exécuter.

Je l'ai suivi le long du long couloir qui menait à son bureau. Les murs étaient couverts de livre du sol au plafond. Si j'avais osé, j'aurai bien jeté un coup d’œil par curiosité. Je me suis sentie écrasée. Il m'a fait signe de m'asseoir après avoir lui même pris place dans le fauteuil près de la fenêtre et pas derrière son bureau. Il espérait probablement me mettre à l'aise. Ce n'était pas le cas. Non, je mens, c'était le cas.

Je voyais bien qu'il ne savait pas comment aborder le sujet pour lequel il m'avait fait venir dans son bureau. Je crois que l'invitation à dîner n'avait pas d'autre but que de me parler face à face.

Après un moment de silence qui m'a paru éternelle, alors que j'essayais très fort de ne pas me tortiller dans le trop large canapé, il a simplement commencé sa phrase par; "Ok, let's cut to the chase" (ne tournons pas autour du pot). Et il m'a clairement signifié qu'il voulait que je quitte l'appartement de son fils. Il m'a alors donné une liste d'appartements, tous sur Lausanne et environs. Son père m'a dit que je pouvais avoir celui que je voulais.

C'était des 2, 3 et 4 pièces. Je n'avais qu'à aller les voir et celui que je voulais sera à moi. Aussi simple. Hum... que dire!

Évidemment qu'ils savaient que je cherchais quelque chose. Que j'avais dis que je n'étais chez Pascal qu'en attendant de trouver un appartement. Donc, j'ai fait bonne figure, souri, remercié pour la liste, mais refusé le chèque de 25'000CHF pour m'aider à m'installer. Avant de me tendre le chèque, il m'avait dit que si j'avais besoin de plus, je n'avais qu'à demander. Un coup de fils, même à sa secrétaire s'il n'était pas atteignable, et l'argent serait transféré sur mon compte.

Mon refus ne l'a pas tellement surpris, étant donné que j'avais déjà refusé des sommes plus conséquentes quant il m'avait demandé de quitter Pascal.

Afff, je n'avais pas vraiment envie de partir tout de suite... J'étais bien chez Pascal et ça allait trop bien pour l'instant.

Dans la voiture, j'ai raconté à Pascal ce qui s'était passé, en omettant de parler du chèque. Pascal était furax, il m'a dit que je ne devais pas me presser, qu'on était bien et qu'on avait pas à obéir aux ordres de son père. Il a même voulu faire demi tour pour aller les engueuler. Je ne voulais pas que son père sache que j'ai été tout lui rapporter.

Thomas savait ce qui s'était passé. Il m'a dit que je devais me méfier, son père n'aimait pas qu'on ne fasse pas ce qu'il demande. Qu'il y aurait des répercussions.

Thomas avait raison; ma famille a recommencé à avoir des problèmes, moi aussi avec le boulot. Et ça, ça me foutait les boules. Je ne voulais pas perdre ce travail. C'est mon gagne pain, et sans ce boulot, je ne pourrais pas subvenir à mes besoins. Toute ma famille et moi avons commencé à avoir de petits ennuis par-ci par-là. Des déraillements.

Une semaine après ce souper, j'étais encore chez Pascal, alors les choses se sont intensifiées. La secrétaire de son père m'a appelée pour me demander si rien sur la liste ne me plaisait. S'il fallait qu'elle cherche autre chose, quoi? J'ai dis que ça allait très bien, que je n'avais besoin de rien.

Ses parents ont commencés à l'inviter à souper chez eux plus souvent, sans moi bien sûr. Il rentrait chaque fois de mauvais poil, et me serrait très fort dans ses bras. Pour finir, il ne voulait plus y aller. Il était content qu'on ait à aller au chalet le week-end, pour mettre le plus de distance possible entre ses parents et lui.

Arhhh, pour ne pas trop l'accabler, et parce que je suis comme ça, je défendais quand même ses parents, en disant qu'ils cherchaient seulement à le protéger et voulaient ce qu'il y avait de mieux pour lui. Même s'ils ne savaient pas ce que ça pouvait être.

Pascal trouvait que j'étais trop gentille de chercher à les comprendre. Lui ne voulait pas qu'ils continuent à plonger leurs nez dans ses affaires, ou dans sa vie. A vrai dire, ça commençait à me peser sur le moral. J'aurai voulu qu'ils nous laissent tranquille. On était si heureux avant de les avoir sans arrêt sur le dos. Et on les avait tout le temps sur le dos!

La maison de mon père s'était libéré. La famille qui y habitait venait de déménager. Je pouvais l'avoir si je voulais et j'ai dis  mon papa que je le prenais. C'était dans un petit village, et j'étais près d'une de mes sœurs. J'avais un jardin si je voulais reprendre un chien. Il ne manquait que la cheminée. A la place, il y avait un fourneau à bois. Ça vaut pas la cheminée, mais c'est cool aussi.

Jess est revenue s'incruster chez Pascal...

Pendant notre absence, elle avait descendu ses affaires, et s'était réinstallé dans sa chambre. Ma chambre en fait et celle de Pascal. Comme j'ai été la première à rentrer, j'ai été la première à me trouver confrontée à la situation. Décemment, je ne pouvais pas lui dire de s'en aller. J'ai attendu le retour de Pascal. J'avais mal au cœur, pour finir, j'ai l'impression de ne lui causer que des problèmes.

Pascal allait rentrer et devoir encore se prendre la tête avec Jess. Pourquoi me détestaient-ils tous à ce point? Qu'est-ce que j'avais bien pu faire de mal à part aimer cet homme? Et pourquoi je n'aurai pas le droit de l'aimer? Et d'être aimée de lui? Ok, d'accord, il est marié, mais je ne savais pas qu'il était sur le point de se marier quant je l'ai connu. Et, j'étais déjà accrochée quant je l'ai appris.

Arh, tellement surprise par la présence de Jess, j'avais oublié que Pascal avait l'entrainement ce soir. Je me sentais mal à l'aise et ne savais pas comment réagir, ni où me mettre. Pfouhhh. Pour finir, je me suis installée dans un des fauteuil, et me suis mise à lire. Jess avait déjà pris possession de la télé, et je ne voulais pas me battre avec elle.

Le sourire de Pascal a fondu dès qu'il a passé la porte. Il est venu m'embrasser et lui a demandé ce qu'elle faisait là. Elle lui a dit qu'elle avait décidé que sa place était ici, après tout, c'était aussi chez elle.

L'expression de Pascal s'est figé. Il lui a dit qu'elle devrait arrêter de plaisanter et retourner chez les parents. Elle était mieux là-bas. Jess a refusé. Avant qu'ils se prennent la tête devant moi, j'ai filé. J'ai été m'asseoir au bout du ponton.

Dans ma tête, ça fumait grave. Que faire? Ce n'était pas chez moi, donc je ne pouvais pas lui demander de partir. Pascal, étant bien trop gentil, même s'il ne s'en rend pas compte, allait encore se faire marcher dessus par Jess.

Qu'est-ce qu'il allait faire? Il ne pouvait décemment pas lui dire de dégager de sa chambre, parce que maintenant, c'était ma place! Elle savait très bien que sa présence ici allait me mettre mal à l'aise. Ça allait tout bousiller.

Vu de l'extérieur, je dirais; bien vu ma petite! De mon point de vue; poisse!

Après une petite demi-heure, Pascal est sorti me chercher. Il ne savait pas quoi faire. S'il la fichait dehors, ce sera la bagarre, et ses parents prendraient bien sûr sa défense, et non le sien. S'ils venaient à intervenir, j'aurai l'air de faire chier et vouloir m'incruster. Je serais encore la méchante de l'histoire.

Ce soir là, Jess a accepter de dormir dans la chambre d'ami. Elle aurait voulu qu'il dorme sur le canapé. Il travaillait le lendemain et n'était pas d'humeur à passer la nuit à se disputer avec elle. Pourtant, elle ne l'a pas lâché et continuait à le provoquer. Quant ce n'était pas après lui qu'elle en avait, c'était moi. Et Pascal était obligé de se mettre entre deux.

Et elle n'arrêtait pas... Comment est-ce qu'il imaginait qu'elle allait tolérer cette situation? Qu'elle passait pour la conne de service? Il ne pouvait pas lui faire ça. Est-ce qu'il avait pensé à ce qu'elle ressentait? Est-ce qu'il trouvait normal son comportement? Mon comportement? J'étais sensée partir, mais cela faisait 2 mois que je squattais chez eux. Qu'est-ce qu'il allait faire? Comment est-ce qu'il pensait résoudre cette situation? Et blabla et blabla...

Elle n'a pas dit chez lui, mais chez eux!! Pascal ne disait rien, mais l'expression de son visage disait tout; il était excédé.

Pascal m'avait demandé de m'imposer, mais je me sentais drôlement mal placée. Le soir après, Jess a voulu dormir avec Pascal, et n'osant pas m'interposer, je n'ai pas chipoté et je me suis glissée dans la chambre d'amis, avec le cœur dans les chaussettes à l'idée que ce soit elle qui passe la nuit avec Pascal. Mais, il est venu dormir dans la chambre d'amis.

Oh, on a pas pu dormir tout de suite, Jess l'a suivi et faisait chier pour qu'il retourne dans leur chambre. Pascal a dû lui rappeler que c'était son appartement, pas la sienne. Qu'ils avaient des accords qu'elle ne respectait pas.

Pour avoir la paix et pouvoir dormir, parce qu'il travaillait le lendemain, il l'a laissé parlé, lui casser les oreilles, et quant elle en a eu marre parce qu'il ne répondait pas, elle s'est mise à nous faire le coup des larmes. Au bout d'un moment, Pascal a eu pitié sans doute et l'a consolée. Mais il voulait dormir avec moi. Après l'avoir couchée, et attendu qu'elle dorme, il est venu me rejoindre.

Inutile de dire qu'on était pas d'humeur à s'envoyer en l'air. D'ailleurs, depuis les 2 jours qu'elle était là, Pascal ne m'avait pas touchée. Faut dire que j'étais franchement pas d'humeur non plus. J'aurai eu peur qu'elle s'amuse à débarquer dans la chambre. Ce qui m'ennuyait aussi, c'est que tous les soirs elle l'empêche de se reposer et de dormir. Le pauvre était crevé. La cohabitation n'était pas idéale!!!

Ça m'emmerdait qu'elle pense avoir gagné, mais après 5 jours dans cette ambiance épouvantable, j'ai annoncé que j'avais trouvé quelque chose et que j'allais bientôt déménager. En fait, j'avais commencé à préparer la maison pour m'y installer. J'avais repeints moi-même le tout le salon, et j'avais commencé aussi à repeindre ma future chambre.

J'avais proposé à Tchoy, mon meilleur ami et squatteur de venir habiter chez moi. Il aura enfin de la place pour son fils, puisqu'ils auront chacun leur chambre. Il s'était déjà installé dans la maison. Alors que je faisais les travaux dans la maison, je commençais déjà à regretter ma gentillesse et proposition; il ne foutait pas une rame. Quel tire au flanc. Il ne travaillait pourtant pas, et chaque fois que j'allais à l'appart, il roupillait!

Début décembre, j'avais prévu de m'installer là-bas. L'anxiété de partir et de ne plus être auprès de Pascal tous les jours me bouffait l'estomac. J'aurai tellement voulu encore profiter un peu. Tout allait si bien entre nous deux, j'étais heureuse avec lui et il était facile à vivre.

Par contre, les ennuis continuaient à pleuvoir pour moi et ma famille. Je me doutais bien que c'était orchestré par le père de Pascal, mais je ne voulais pas, comme Jess, lui casser les oreilles, ni lui causer des problèmes avec ses parents.

Et il y a eu le clash... l'horreur sans nom... et ça, juste avant que je parte de chez Pascal... J'en ai encore mal au ventre rien que d'y penser. Et le cœur brisé.

C'était le dernier week-end du mois, on était à Gstaad, et je ne sais pas pourquoi, ni ce qui a provoqué une telle réaction de sa part. Je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit pour qu'il me sorte toutes les méchancetés qu'il m'a sorti;

"Pascal m'a demandé si je pensais sérieusement qu'il était amoureux de moi? Si j'y avais vraiment cru? Si je pensais pouvoir me comparer à sa femme? Que je n'avais été qu'un bouche-trou. Qu'il s'était bien amusé, mais maintenant, c'était assez. Que je devais me regarder dans une glace et me demander si vraiment je pensais être mieux que Jess. Qu'il était content de me voir enfin partir de chez lui. Qu'il avait voulu être sympa, mais que je commençais à m'incruster. Etc etc."

Et devant tout ceux qui était dans le grand salon. Je n'ai rien dit. Je n'aurai pas su quoi dire... Les larmes ont sautés dans mes yeux, mais par fierté, je me suis retenue de pleurer. Je me suis sentie humiliée, ridicule, et mal dans ma peau pour la première dois depuis 10ans.

Les lèvres pincées, je l'ai écouté parlé sans dire un mot, ensuite j'ai tourné les talons pour monter dans ma chambre. Là, je me suis laissée aller à pleurer. Très vite, j'ai arrêté, je ne pouvais pas avoir les yeux tout boursouflés en descendant tout à l'heure. J'ai refait mon sac et je me suis assise sur le lit pour attendre qu'ils sortent tous pour partir discrètement de mon côté.

Caro est montée vers moi, et j'ai tenté de faire bonne figure. Mais ma voix était remplie de larmes. Caro était presque aussi choquée que moi. Elle ne comprenait pas et a essayé de me demander si j'avais senti venir. Mais non, je n'avais rien soupçonné du tout... Et je ne comprenais pas... Pascal m'avait brisé le cœur à coups de marteau.

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