Lun - 22 Nov.2021 - Confrontation (1)
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Lun - 22 Nov.2021 - Confrontation (1)
Pascal ne m'avait pas prise au sérieux quant j'ai dis que je devais rentrer. Bon, moi non plus. Pour moi, c'était une fuite, je ne me faisais pas confiance. Trop peur de finir par péter un câble. J'avais du mal à contrôler mes émotions, et je devais continuer à faire semblant d'être bien. Surtout ne pas entrer en conflits avec Pascal.
J'étais sur le point de partir, mais Pascal m'a retenue. Il a dit qu'on devait parler. Plutôt, qu'il devait me parler. Son ton m'a fait frémir et m'a donné encore plus envie de partir. Enfin, plutôt l'envie de courir dehors, sauter dans ma voiture et rentrer d'une traite à ma maison. Éteindre mon natel et ne plus rien entendre.
L'estomac à l'envers, je lui ai dis que je devais vraiment y aller, qu'on pourrait parler demain.
Pascal me tenait par le poignet, et ne voulait pas me lâcher; "Il faut qu'on parle". Rien qu'à sa manière de le dire, m'a donné envie de disparaître illico presto. Je me suis sentie en danger. Pourquoi voulait-il soudain me parler?
Vu son comportement ce week-end, ça n'augurait rien de bon.
J'ai dis que ça pouvait attendre demain. "Non, ça ne peut pas". Il a demandé à Caro de nous laisser. Je lui ai répété que je ne pouvais pas ce soir, j'étais trop fatiguée.
J'ai insisté pour que Caro reste. Je tremblais. J'ai réussi à lui retirer ma main et j'ai pris la poudre d'escampette. Je n'ai pas couru, mais je marchais vite. Très vite.
Pascal a appelé, j'ai hésité, mais j'ai répondu, parce que sinon, il aurait deviné que j'avais la pétoche. Que j'avais pris la fuite.
Au téléphone, il m'a demandé de faire demi-tour, il devait absolument me parler. Wah, ça m'a fait disjoncter; "faut... devait..."? Pas question. Je ne voulais pas lui parler. Pas ce soir. J'avais déjà passé un week-end de merde, assez quoi. Je n'aurais pas la force d'en supporter plus. C'était si urgent de me jeter comme une vieille merde?
Que pouvait-il me reprocher? J'avais tout supporter avec le sourire, pas fait de scène, que voulait-il de plus?
Encore une fois, je lui ai dis que je pouvais pas, je devais me lever tôt, alors je devais rentrer me coucher. Pascal m'a demandé de revenir, je pouvais bien lui accorder 10mn, non? Je t'attends. Il se répétait, et ça, ça ne lui ressemble pas. Il a raccrocher sans attendre ma réponse. Il a dit vouloir régler ça ce soir. Régler ça? Il m'attend? Arh.
Je lui ai envoyé un sms; On se parlera demain, ce soir pas possible pour moi. Bien trop fatiguée.
J'avais cru que ça marcherait, mais non. Pascal m'a répondu droit derrière que si je ne venais pas, alors il va venir lui. Zut. Caro le regardait faire les 100 pas. Pascal savait que j'étais fâchée, même si je n'avais rien montré. Caro le lui avait dit. Pascal a dit qu'il s'en doutait bien. Caro a dit que je ne reviendrais pas.
Encore une fois, il a demandé à Caro de partir. Il préférait ruminer tout seul.
Bien sûr que j'avais fait demi-tour, je ne voulais pas le voir débarquer chez moi. Je n'étais pas toute seule, et je ne voulais pas me faire abattre devant du monde. J'ai inspiré profondément, pour calmer les battements de frayeurs de mon coeur. Je réfléchissais activement à la manière d'agir pour lui couper l'envie de me jeter aux orties.
J'étais dans mes petits souliers, Pascal a ouvert dès qu'il a entendu ma voiture.
- Je vais être crevée demain... Ça pouvait attendre demain Babe.
- Ce n'est pas si tard... Je suis sûr que tu n'as pas à te lever si tôt. Prenons le temps de discuter, puis, tu peux dormir ici. Tu voulais seulement m'éviter...
Les yeux de Pascal me fixaient et s'étaient étirés sceptiques. Il m'a tirée derrière lui pour s'asseoir sur le bord de la table à manger, et me laisser debout devant lui. Dormir ici? Ha? S'il s'apprêtait à me gicler, il ne me proposerait pas de dormir là?
Peut-être que... qu'il ne voulait pas rompre? Mon coeur s'emballaient, mais cette fois, ce n'était pas à cause de la peur, mais parce que j'étais submergée par une grosse vague d'espoir.
- Alors? Rien à me dire?
Owh? Pascal cherchait-il la dispute? La confrontation?
J'étais un peu désarçonnée. Que faire? Je préférais ne rien dire. Surtout pas en 1er. J'ai noté qu'il ne m'avait ni prise dans ses bras, ni embrassée. Ça pue! Pascal cherchait sûrement à ce que je lui fasse des reproches, que je m'énerve, et en profiter pour m'asséner le coup de massue?
J'ai secoué la tête en le regardant d'un air innocent et fragile. Pas question de lui faciliter la tâche. L'espoir fugace s'était tassé dans un coin. Je n'étais plus sure de rien. Je devais restée positive. De toute façon, Caro avait déjà vendu la mèche. Je lui ai dis que j'avais eu l'impression qu'il n'était pas là ce week-end.
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