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Mar 24 Sept 2024 - Je ne veux pas rompre...

Publié le par JaneDo

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Mar 24 Sept 2024 - Je ne veux pas rompre...

J'avais trop de chagrin pour regarder ce que faisait Pascal en rentrant après "notre rupture". Quand je suis rentrée, j'ai filé direct dans ma chambre. Je ne voulais pas prendre le risque qu'un de mes coloc voit ma tête. J'étais en larmes. Mon ordi est resté au salon en bas, mes lunettes aussi.

J'aurai pu regarder avec mon natel, mais pourquoi? Ça m'aurait fait du mal de le voir. Surtout de voir qu'il n'en avait rien à cirer. On avait rompu, ça lui allait, il tourne la page. De toute façon, sans mes lunettes, je vois que dalle.

Lundi soir, quand il est rentré du boulot, j'étais à mon poste. Paul est descendu, Pascal était en train de se changer. Paul lui a demandé si ça allait. Il semblerait que Monsieur ait été grinchu toute la journée. Pascal a dit que ça allait. On a sonné à la porte et Paul a été ouvrir. C'était ce con de Nolan.

Arh, je vais essayer de ne pas le traiter de con ce satané Nolan à chaque fois, puisque maintenant,  un de mes neveux porte le même nom.

Pascal lui a demandé ce qu'il faisait là. Wah, c'est vrai qu'il semblait de mauvais poil. Moi, ben, j'étais toujours "peau de chagrin" et de le voir à torse nu en plus, ça me remuait l'estomac. J'ai remarqué que Paul observait Nolan regarder Pascal. Est-ce qu'il pense la même chose que moi?

Regards suspicieux... Nolan disait que comme Pascal avait annulé le Fitness, il est venu voir.

  • Je vois que t'es toujours de mauvais poil !

Paul a rigolé; "Je viens de lui faire la même remarque". Nolan lui a alors suggéré que ça ne s'était pas très bien passé avec moi hier soir. Paul lui a demandé si ça c'était si mal passé.

  • C'était donc pour ça que t'es d'une humeur de chien enragé... Je vois!

Pascal a viré sa chemise et est parti vers sa chambre. Il est ressorti en t-shirt et bas de training. Il portait son survêt à capuche à la main. Paul a insisté, il voulait savoir comment ça s'était passé.

  • Vous vous êtes surement réconcilié, alors pour...
  • Réconcilié? Surement pas, sinon il ne serait pas d'une humeur à chier!
  • Raconte Pace. Ça ne peut pas s'être si mal passé, hein?

Pascal les a regarder en faisant la grimace, les sourcils froncés. Paul lui a glissé une bière.

  • Vous me faites... Oui, on a rompu. Enfin... Jane voulait continuer sa "pause". Ça m'a énervé, alors je lui ai dis que j'en avais marre, que c'était mieux de rompre, point final. Rhhh... Mais, je ne veux pas rompre...

Puis Pascal a eu un geste qui m'a fait mourir de rire, malgré ma peine. Comme un joueur qui vient de gagner un match, il avait la tête en arrière, les poings levés, mais son expression semblait montrer le contraire d'une victoire.

  • Je me suis laissé emporté et j'ai foutu le camp. A Épalinges, avant de prendre l'autoroute, j'ai fait demi-tour. Évidemment, elle n'était plus là. Je lui ai envoyé un message, il a eu encore le même geste avant de baisser la tête comme un chien battu; "Est-ce que tu veux rompre?". Le message de merde quoi... Rhhh... "Est-ce que tu veux rompre?" Sérieux!

Pascal se traitait de crétin en répétant le message qu'il m'a envoyé. Je l'avais vu bien 2h après. Je n'ai pas su quoi répondre, alors je n'ai rien répondu. J'avais honte, parce que j'avais voulu répondre que non. Le natel à Pascal a bipé et il s'est précipité dessus. Quelqu'un a sonné à la porte presque en même temps.

Encore une fois, c'est Paul qui a été ouvrir. C'était Victoria, Miss-Sans-Gêne. Pascal a froncé les sourcils et lui a demandé si elle ne pouvait pas appeler avant de débouler. Malgré la mauvaise humeur flagrante de Pascal, MSG a souri. Elle a dit avoir essayé de le joindre au boulot, et il était en réunion toute la journée...

Pascal mettait ses baskets et a demandé qu'ils se cassent tous, à moins qu'ils aient envi de venir courir avec lui. Il avait besoin de se défouler. Bref, Nolan lui a demandé pourquoi il ne voulait pas aller au Fitness s'il avait besoin de se défouler. Pascal n'avait juste pas envi de se forcer à être sympa, etc, donc envi de voir personne.

Dès qu'ils sont parti. il est sorti courir. Étonnamment, 1h après, il était rentré. Donc, il ne s'était pas arrêté chez Caroline... Cool.

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Mer 25 Sept 2024 - Moins déprimée

Un membre de plus dans la famille. L'aîné de mes neveux et sa copine ont eu un petit garçon; NOLAN. Il ressemble à sa sœur, ça on ne peut pas ne pas le remarquer. D'ailleurs GG (Géraldine) a posté une photo de sa fille pour montrer à quel point ces petits choux se ressemblait. D'ailleurs, j'ai d'abord cru qu'il s'agissait de Nolan!

Je ne sais toujours pas quoi répondre à Pascal, mais je me sens moins triste de savoir qu'il ne voulait pas rompre en fait. Je me demande si ce ne serait pas une bonne idée de juste aller le voir... Hum!

Je lui ferais une surprise, je pourrais lui dire de vive voix que; moi non plus, je ne veux pas rompre.  D'abord, je dois retrouver une tête potable.

Mardi, Pascal est rentré après le boulot. Il est sorti courir avant de rentrer et de monter chez Paul, où il a passé la soirée. Pascal avait l'air de s'être calmé depuis notre "brouille" de l'autre soir. Et moi j'étais rassurée de savoir qu'il ne voulait pas rompre.

Au lieu de fermer les yeux, d'en profiter pour qu'on se réconcilie, j'avais voulu faire ma maligne, et je m'en étais pris pleins les dents. Quelle tarte. J'ai la chance terrible d'avoir un œil chez lui, sinon ce serait fini. Je n'aurai jamais osé le relancer après notre clash. Heureusement que je peux voir ce qui se passe chez lui...

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Lun 23 Sept 2024 - Il rompt?

Publié le par JaneDo

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Lun 23 Sept 2024 - Il rompt?  (1/3)

Pascal m'a appelée pour me dire qu'il à la déchetterie. J'ai donc été le rejoindre. On avait d'abord rendez-vous au parking en bas de chez moi, mais c'était trop éclairé. La déchetterie, c'était parfait. Pas de lumière, juste assez de la Lune sans plus. Il y avait très peu de voitures qui circulent à ces heures-ci.

Pascal était déjà là, et attendait, les bras croisés, appuyé à sa  voiture. Mon cœur a fait un bon, il me fait toujours autant d'effet.

Je gardais la tête baissée, ou je regardais par la fenêtre quand je sentais qu'il tournait la tête dans ma direction. J'avais peur qu'il remarque mes yeux tout bouffi. Mais, il faisait sombre, il ne pouvait pas voir grand chose. Ouais, c'est ce que je pensais. Mais, je me trompais, parce que Pascal a remarqué.

On a essayé d'aller droit au but, parce que Pascal travaille demain. Ce serait nul si la discussion devait durer jusqu'au matin. J'ai pourtant tendance à tourner autour du pot avec lui. Ma tête ne fonctionne pas normalement quand je suis avec lui. Je ne me rappelle plus ce que je voulais lui dire et tout...

Comme je détournais souvent la tête, il a fini par prendre mon visage entre ses mains... Oh. ses mains étaient si chaudes.. sans détour, il a demandé si j'avais pleuré, pourquoi j'avais les yeux tout gonflés. Ben je lui ai dis. Oui, j'avais pleuré quand il n'avait pas répondu vendredi. Ça m'avait fait mal. Il n'a pas commenté.

J'étais fichu. Pascal avait vu ma sale tronche. J'avais l'impression d'avoir dégringolé d'une échelle. Comparé aux autres filles qui l'entourent, je venais de m'écraser à la dernière place j'imagine. Ça m'a fichu le moral parterre directe. Je sentais les larmes se coincer dans ma gorge, la poitrine compressé.

Avant de se lancer, quelques petits tours autour du pot, mais Pascal a coupé court et s'est lancé... C'est vrai, on n'était pas là pour ça.

Il pensait qu'il y avait des choses que je ne voulais juste pas savoir. Mais, il ne savait pas qu'en fait, je ne voulais juste pas que ça sorte de sa bouche. Lui préférait la vérité. Pas de mensonges. Ou si j'avais le malheur de mentir, autant qu'il n'apprenne jamais la véritable histoire. Ça, il pouvait me faire confiance, jamais.

Même prise la main dans le sac, je n'avouerai jamais. Il y avait des choses que je ne pourrais jamais, au grand jamais, lui avouer.

Pascal voulait qu'on soit honnête, au moins ce soir. Il ne voulait pas mentir non plus, pas ce soir. Je pouvais lui demander ce que je voulais, il me dirait la vérité. Heum, je n'en demandais pas tant. Je ne voulais pas l'entendre me dire certaines choses. On ne pourra jamais les effacer après. Ce serait trop tard.

Il disait que ce soir, il me dirait tout ce que je voulait savoir... Je n'avais qu'à lui poser la question. Il ne mentirai pas.

Heu, non merci. S'il me disait, par exemple, qu'il voit Natacha, il n'aura plus de raisons de me le cacher à l'avenir. Je veux qu'il continue à être discret, prudent. Qu'il me le cache coûte que coûte. Même s'il devine que je le sais, je ne veux pas l'entendre. Je ne veux pas de confirmation. Je veux qu'il continue à faire semblant qu'ils ne se voient pas.

Pas besoin de lui expliquer pourquoi, il y avait juste des questions que je ne poserais pas. Je ne voulais pas savoir. C'est tout simple. Comment lui dire que je ne veux pas l'entendre me parler de ce qu'il ressentait pour Natacha, par exemple? Je veux continuer à avoir l'illusion que je suis la seule dans son cœur.

Moi, je voulais qu'il garde certaines choses pour lui. Qu'il garde ses petits secrets. De toute façon, il y a pleins de choses que je sais déjà, je deal avec. Il y a des choses qu'on a pas besoin de savoir. Donc, moi, je ne voulais pas qu'il me dise tout.

Pascal disait que ça l'avait refroidi que je ne sois restée qu'un petit moment la dernière fois. Et j'ai filé comme une flèche dès que j'en ai eu l'occasion. Je l'avais planté.

Non, après coup, en y repensant ça l'avait fâché. Il avait sentie que je n'étais restée que parce qu'il m'avait pratiquement suppliée. Et en y pensant, il avait pressenti que je ne voulais pas rester. Que je n'attendais que le moment de dégager. Alors il s'était demandé si on s'aimait toujours. Et il s'est dit que je ne l'aimais plus.

C'était pour ça que j'avais voulu rompre, parce que je n'osais pas le lui avouer, c'est tout.

Pour lui, je ne l'aimais plus comme avant. Je n'avais jamais rien envie de faire des choses avec lui. C'est pour ça que je n'allais jamais skier avec lui quand on allait au chalet, que je le laissais seul la plupart du temps. Je disais toujours non à tout. Je ne voulais pas qu'il rencontre ma famille, ou habiter ensemble... et j'en passe.

My God, est-ce que j'étais vraiment comme ça? Est-ce que ça lui pesait tellement? Pourquoi ne le disait-il pas?

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Lun 23 Sept 2024 - Il rompt?  (2/3)

Donc, il disait avoir bien senti que je n'avais pas envie de rester. Probablement pas trop envie de le voir non plus. Parce je suis revenue après le départ de la pouffe qui nous avait interrompu, mais il avait eu l'impression que ça ne m'emballait pas. Je ne suis même pas restée. Et je ne voulais pas parler non plus.

  • J'ai compris que tu voulais rompre, et pas seulement une pause. Je crois que... je ne voulais pas l'entendre.


Il a voulu savoir s'il avait raison, et ne voulait pas que je le bassine. Il a voulu d'abord savoir pourquoi je ne voulais pas rester ce soir là. Heu heu... J'ai toussé. Ça, je ne pouvais pas le lui dire, alors je suis restée silencieuse. Ça l'a agacé. Bof, je préfère ça, plutôt qu'il sache pour mes petits spy... J'avais un œil chez lui tout le temps.

C'était parce que je savais comment il passait ses nuits! Je savais comment il passait son temps depuis notre rupture.

Pascal voulait savoir pourquoi. Il m'a demandé si ça concernait Caro. Si je lui en avais voulu. Boeuuu! Je ne voyais pas de quoi il voulait parler; Caro était aussi sa copine. Même si parfois je ressens quelques petits picotements de jalousie, c'est parce que j'ai juste peur qu'il l'aime plus que moi. Caro n'est pas le problème.

Je lui ai expliqué que, c'était juste humain. Je ne voudrais pas qu'il prenne ça de travers. C'est forcé que ça me fasse quelque chose de temps à autre. Mais, ce n'était qu'un manque de confiance de ma part, c'est tout. Au contraire, je préfère qu'il agisse normalement devant moi, plutôt que se forcer, ou qu'il agisse en fonction de moi.

Je lui ai dis que, ce jour là, ça ne m'avait pas contrariée. Par exemple, je trouvais très bien qu'il me raconte qu'il va courir, alors que je devine que de temps à autre, qu'il s'arrête chez Caroline, au lieu de courir. Et je trouve ça très bien. Même si je le devine, je ne veux rien changer à ça. Je préfère qu'il me raconte qu'il sort courir.

Quand on est les 3 à la maison, je préfère que s'il a envi d'elle, qu'il ne cherche pas à le cacher. On est entre nous, et je voudrais qu'il soit lui-même et suive ses désirs. Plutôt que se forcer à me faire croire qu'il me veut moi, alors qu'il a envi d'elle. JE serais vexée si je m'en rendait compte. Non, ça ne m'avait pas blessée du tout.

J'avais trouvé son agissement normale, c'est sa copine après tout. Je l'avais trouvé courageux et même plutôt... sexy...

Pascal ne comprenait pas. Si ce n'était pas parce qu'il avait emmené Caro dans la chambre devant moi, alors c'était quoi. Qu'est-ce qu'il... Puis, il a dû se souvenir de Natacha. Alors, il m'a demandé si c'était parce qu'il voyait toujours Natacha. Arrrh, justement une chose que je préférais ignorer! Je lui ai dis que ce n'était pas du à fait ça.

Ce qui m'avait énervée, c'était exactement ce que je lui avais dis; "qu'il tienne ses pouffes en laisse". Je ne voulais pas qu'elle vienne me jeter leurs relations à la figure. Natacha y compris. Je lui ai rappelé tout ce que sa femme m'avait fait à l'époque, avec la vidéo de la St-Valentin. Je ne voulais pas savoir ce qu'il faisait quand je n'était pas là.

Par contre, quand je l'apprends, alors là, ça change la donne. Ça m'obligeait à affronter quelque chose que je préférais ignorer. Et ça m'énerve. Je ne voulais pas ouvrir ces boîtes de Pandore. Il le savait bien. Alors, Pascal a répété, pour être sûr d'avoir bien compris. De m'avoir bien comprise. J'espère qu'il accrochera cette fois!

  • Attends... alors ce n'est pas ce que j'ai fait avec Caro, mais le fait que Natacha soit venue te parler, c'est bien ça?
  • Oui. C'est bien ça. Ça m'a vraiment énervé qu'elle soit venue se vanter de sa relation avec toi...
  • Elle m'a dit qu'elle voulait juste te prévenir qu'on se voyait et voulait ton approbation?
  • Et puis? En quel honneur? J'ai détesté ça. C'est pour ça que je ne voulais plus que tu la vois! Elle en fait trop.


Il s'est répété encore une fois. Donc, pas l'histoire avec Caro, mais le fait que Natacha soit venue me parler. Ok. Noté. Je lui ai dis que sa façon d'être avec Caro était tout à fait normale, il n'y avait pas à redire. Je lui ai dis que même, que je trouvais bizarre qu'il n'ait jamais été plus comme ça avec Caro avant, et devant moi. Je préfère qu'il cache quand il file chez elle, en douce, un petit moment...

Je crois que Pascal a finalement capté pourquoi j'avais été si remontée. Je sais qu'il sait que je suis jalouse d'elle...

Il ne pouvait pas me balancer maintenant qu'ils se voyaient toujours. Et je ne voulais pas qu'il le fasse. Qu'il garde ça pour lui. Je lui ai même dit que si une fois j'appelais pour passer, et que Caro était là. S'il ne m'invite pas à les rejoindre, je ne les dérangerait pas. Il pouvait le dire. On fait ménage à 3 depuis bien longtemps, non?

Au lieu de me dire qu'il avait un truc chose, me raconter des salades, alors qu'il voulait juste passer du temps avec elle.Je déteste qu'il me dise qu'il allait me rappeler et ne le fait pas  m'agace! Je préfère qu'il me dise qu'il voyait Caro, ou un truc du genre "peut-être une autre fois". Je n'allais pas en faire une maladie.

Aïe, j'ai regretté direct d'avoir dit ça. J'aimais bien quand il se débarrassait d'elle pour me voir. Maintenant, c'était fichu pour ma tête! Je venais de me tirer une balle dans le pied. Mince.

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Lun 23 Sept 2024 - Il rompt?  (3/3)  Toujours dans la nuit du dimanche à lundi

Après les choses se sont un peu gâté. Pascal m'a rappelé qu'il voulait qu'on soit honnête. Que je réponde à ses questions. Il ne voulait pas de mensonges? J'en suis incapable. Pour ça, on n'est pas pareil. Il y avait des vérités pas bonne à entendre, alors même si j'avais promis, je savais que je mentirais.

  • Est-ce que... tu vois quelqu'un d'autre?
  • T'es pas bien toi? Ça va pas! Évidemment non, je ne vois personne d'autre!
  • Je sais que je ne devrais pas demander, mais c'est quoi le type au resto?


D'après le ton, je pigeais qu'il étouffait de ressentiment. De la rage. De la jalousie même.

  • Est-ce que tu envisageais de... Ne me raconte pas d'histoires pour me rassurer. Je veux savoir.
  • Rien. C'est mon boss. On s'entend bien, parfois on prend un verre ensemble, mais c'est tout.

Il me regardait, et je pense que j'ai réussi à le convaincre. Inutile de dire que j'envisageais éventuellement de sortir avec ce type. Ou même, je m'étais montrée avec lui que pour le rendre jaloux. Ni qu'on continue à prendre des verres ensemble, et que je l'évalue. Qu'il serait peut-être une "option", si jamais on arrêtait de se voir.

Bizarrement, ça m'a rappeler ses frasques nocturne, toutes ces nanas qui circulent chez lui. La colère m’étouffait.

  • Jane, il y a quelque chose qui me turlupine aussi. Je veux vraiment savoir... Il hésitait en faisant la grimace.
    Est-ce que tu as.. couché avec Thomas quand que j'étais au States? J'ai besoin de savoir. Ne ment pas STP.
  • Tu es fou ou quoi? Le Thomas qu'on connait? Le Thomas marié depuis pas si longtemps? T'es dingue? Non.

Pascal a paru soulagé. C'est drôle qu'un mec qui couche avec tout ce qui bouge, fasse une maladie si vous faites un pas de travers. Les mecs franchement! Ça, même sous la torture, je ne lui l'avouerai jamais. Je voyais qu'il ne savait rien pour Paul. Tant mieux. Paul savait garder un secret on dirait. Même là, je n'avouerai jamais.

Je l'ai laissé se détendre et parler. Bon, normalement, on peut se parler librement, et ensuite oublier. Ne pas faire des scènes sur les confidences qu'on se fait dans ses moments de "vérités". Mais je dois être rancunière. Ou peut-être parce que je sais ce qu'il fabrique quand j'ai le dos tourné, me donne envie de lui tordre le cou.

Ou peut-être parce qu'on faisait une "pause", je pensais qu'il se remettrait en question, s'améliorerait, changerait peut-être certaines choses. Ou qu'il chercherait, non, qu'il se torturerait la tête pour savoir où il avait "pêcher". Mais non. Il avait dit qu'il ne reverrait pas Natacha et il avait vite craqué, et l'avait remise dans son lit.

Pendant que je crevais à petit feu, il lui faisait l'amour, la caressait, la faisait gémir de plaisir, l'embrassait à en perdre haleine.

Il n'a pas perdu de temps à réfléchir, il s'est simplement amusé, fait tout ce qu'il voulait. Et il n'a pas semblé torturer de ne plus me voir. Et il m'avait ignorée, ne cherchait pas comment me récupérer. J'ai détesté ça. Alors les confidences, c'était pas le bon moment. Là, je n'avais pas envie d'être compréhensive du tout.

Okay, j'ai aussi mes tors, je ne suis pas blanche comme neige. Mais moi, je ne me confie pas. Donc, j'ai l'air d'être une petite sainte. Lui à tous les tords, et il a le malheur de se confier. Mais en même temps, c'est vrai, j'ai envie que les choses redeviennent comme avant, mais je suis vraiment trop furax d'avoir vu que je ne lui ai pas manqué.

Pour faire court, Pascal voulait continuer à s'amuser. Il n'était pas prêt pour se ranger dans une sorte de train-train. Le format couple "boulot-dodo" ne le faisait pas palpiter du tout. D'ailleurs, depuis le départ de Thomas, il avait une impression de vide. Il hésitait à retourner vivre aux États-Unis. Et il ne m'a pas demandé de le suivre!!!

Il disait aussi qu'il ne m'avait pas rappelée, probablement parce qu'il ne voulait pas que je mette le frein (à ses aventures). Aussi parce qu'il ne voulait pas se prendre la tête avec moi. Que je risquais de vouloir une relation monogame. Il n'était plus sûr d'en être capable. Après m'avoir raconté tout ça, il me demande si je l'aime encore?

Mauvais timing!!! Alors, j'ai voulu le secouer, le torturer, lui faire un peu douter... Lui faire mal. Il est dingue. Je me répétais que je devais profiter de l'occasion pour qu'on se rabiboche. Fermé les yeux. Non trop mauvais timing. Si je l'aimais toujours? Je n'ai pas répondu. Je voulais le torturer, lui rendre la monnaie de sa pièce. J'en avais trop baver.

Pascal m'a demandé si je ne voulais toujours pas qu'on sache qu'on se voyait. J'ai fait oui de la tête. Il a eu un rire amer. J'ai demandé ce qu'il ferait si je lui demandais, mise à part Caroline, d'arrêter de voir d'autres femmes? Il n'aurait pas dû dire qu'il voulait continuer à s'amuser. S'amuser, voulait dire qu'il voulait continuer à voir Natacha, et consort.

S'il cherchait du réconfort, à se rassurer, il était mal tombé après ce qu'il venait de me raconté comme si de rien...

Je continuais à garder le silence, sachant que ça le déstabiliserait. Alors il a voulu savoir si je voulais continuer avec "ma pause". Je continuais à regarder mes pieds. Stubborn. Pas de commentaire. Il a répété sa question, alors j'ai fait oui de la tête. Pascal n'en revenait pas. Il s'attendait à quoi?

  • Tu veux rire? Tu veux encore continuer avec ça? Tu sais ce que ça me fait? Est-ce que t'en as une idée?

Ha! Oui, j'en avais une très bonne idée; culbuter tout ce qui bouge, voilà ce que ça lui faisait. Il pensait quoi? S'attendait à quoi? Que j'allais dire; "oh oui mon cœur, je t'aime". Ou que j'allais m'imaginer qu'il se morfondait dans son coin? Alors là, certainement pas. Pas question que je joue la bécassine, après tout ce qu'il venait de dire.

Ma réaction l'a passablement agacé. Énervé même. Je le voyais fulminer en silence. Pascal était là à fixer l'horizon lointain à travers le parebrise. Même s'il faisait sombre, je voyais sa mâchoire se contracter.

  • Tu as raison, on devrait rompre une fois pour toute. Pourquoi perdre du temps à tourner autour du pot. Moi aussi, mes sentiments ont changés... Alors, t'as raison Jane, mieux vaut en rester là.

Je pensais bien qu'il risquait d'aboyer, ou peut-être tomber à mes pieds pour me supplier de réfléchir. J'espérais qu'il dirait ne pas pouvoir vivre sans moi. Que malgré tout ce qu'il avait dit ou fait, je lui avais manqué à mort. Qu'il accepterait toutes mes conditions, pourvu que je revienne... Mais, je ne m'attendais pas à cette réaction.

Coups de poignards après coups de poignards ses paroles m'ont blessés, déchirés, arracher une partie de moi. Je ne voulais pas rompre moi! Juste lui donner une leçon. Après quelques secondes de silence, il m'a dit que c'était aussi bien comme ça, qu'il allait rentrer parce qu'il était vraiment très tard. Il voulait que je me casse quoi...

J'aurai peut-être dû réagir, et lui dire que je ne voulais pas rompre. Mais les mots ne voulaient pas sortir. Alors j'ai quitté sa voiture pour aller dans la mienne. J'étais un peu... raide. Je l'ai entendu démarrer en trombe avant même que je m'assieds dans ma voiture. J'ai regardé ses phares s'éloigner, et j'ai craqué quand sa voiture a disparu.

J'étais effondrée. Ce n'était pas comme ça que ça aurait dû se passer... Les portes fermées, la tête appuyée sur mes bras autour du volant, j'ai pleuré comme un bébé. Ça n'allait pas arrangé ma sale gueule, mais quoi faire d'autre, j'étais anéantie. Pascal s'arrangeait toujours pour retourner la situation contre moi.

Est-ce que j'aurai dû baster? Pardonner? Me transformer en panosse pour le garder à tout prix? J'avais trop mal. Je l'avais perdu. J'ai reçu un sms pendant que je pleurais. Je n'ai rien entendu. Après avoir vidé mon sac, je suis rentrée en faisant attention qu'il n'y ait personne en bas pour voir ma tête. J'ai filé dans ma chambre.

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Dim 22 Sept 2024 - Coups de massue

Publié le par JaneDo

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Dim 22 Sept 2024 - Coups de massue

Je pense que je me suis assez ridiculisée en contactant Pascal, lui disant qu'il me manquait et tout. Il n'a pas daigné me rappeler. Pourtant, il avait tout le temps du monde pour le faire. Mais, je pense qu'il y avait bien d'autres choses plus amusantes, plus importantes que moi soir. J'avais trop honte de moi pour le rappeler encore...

Je surveillais les alentours de ma maison, au cas où Pascal aurait pitié de moi, et viendrait. Mais rien. La souffrance n'a pas de mesure, c'était des coups de poings dans le ventre, incroyablement douloureux. Je crois qu'on appelle ça, languir.

Mais, le mot n'est pas assez puissant pour décrire ces longues heures à attendre, espérer. Ces longs moments où l'espoir et les prières ne servent à rien. Ces moments où le désespoir brûlant remplace le sang dans les veines. C'est moments où l'on se risque à faire des pactes avec le Diable. Pacte qui ne servent à rien non plus, parce que personne ne peut rien faire pour changer le désespoir en bonheur. Quelque chose qui puisse soulager ma peine. Je crève à petit feu.

J'attends. Mon natel me brûlait les doigts, je n'osais pas encore le relancer. Je voudrais qu'il soit là. Puis, grâce au ciel, la colère, la fierté fait une petite percée. La folie s'éloigne, et je relève la tête. Puis, je repense aux longues minutes, heures, jours à passer sans lui, et je craque. Comment a-t-il pu m'effacer aussi facilement de sa vie? Il m'ignore.

J'avais trop pleuré, trop souffert. Le dimanche touchait à sa fin, et je ne l'avais pas vu du week-end. Il avait ignoré mes appels, ignoré mes messages. Je lui en voulais et en même temps, j'avais trop peur de le perdre. J'avais trop envie de le voir. Alors, j'ai fait ce que je ne devais pas faire. De le voir si à l'aise chez lui, se préparant à aller se coucher... J'ai craqué.

Pascal venait de parler avec une Louise au téléphone. Elle avait dû lui demander si elle pouvait passer chez lui, parce qu'il souriait si fort, sa voix était devenue toute mielleuse quand il a dit qu'elle pouvait venir. Mon sang n'avait fait qu'un tour avant de déserté mon corps. J'ai eu des frissons d'horreurs jusqu'aux pointes des cheveux.

Je lui ai envoyé un message pour; le remercier d'avoir ignoré mes appels, que comme il pouvait s'en douter, ça m'avait fait mal. C'était tout. Pas de bisous, de tu me manques, pas de je t'aime non plus. Après tout, je suis persuadée maintenant qu'il s'en fiche pas mal de moi. Et avant que j'aie pu éteindre mon natel, il a appelé.

J'étais tellement surprise de voir apparaître son nom, que j'ai failli lâcher mon natel. Quoi? Il va m'engueuler? Pourquoi est-ce qu'il appelle tout à coup? Mon message a dû l'énerver.

Mes mains tremblaient. J'ai hésité à répondre. D'un autre côté, j'étais contente qu'il appelle. Si je ne réponds pas, peut-être qu'il ne rappellera pas...

  • Je viens de recevoir ton message... On se voit?
  • Heu, c'est pas pour ça que je t'ai écris.
  • Je sais. Mais, c'est mieux de se voir que de parler au téléphone. Non?

Je ne savais pas quoi dire. Je réfléchissais. Avec la tête que j'ai, les yeux bouffis et tout, est-ce que je peux le voir comme ça?

  • Tu ne dis rien? Ah, je devine... tu vas encore dire non.

Il a eu un petit rire désabusé.

  • On devait se voir vendredi... et...
  • C'est vrai, je ne t'es pas appelée... Je ne voulais pas t'appeler... C'est exactement pour ça; tu aurai encore dis non. Ou est-ce que je cherche à me justifier. Je ne sais pas. Mais, je ne voulais pas appeler.

Il a fait une pause. Zzzzzz, silence à l'autre bout. Je ne disais toujours rien. J'étais à 2 doigts de me mettre à pleurnicher encore. Il a poussé un gros soupir sonore, avant de reprendre.

  • On n'avait pas fini de discuter l'autre jour, et tu es partie en courant dès que quelqu'un s'est pointé. Wah, pourquoi est-ce que j'ai l'impression de me trouver des excuses pour avoir mal agit? Mais bon. Je t'ai rattrapée, demandé de rester, et j'ai essuyé un non. Encore un non. Avec toi, c'est toujours non. J'aurai voulu qu'on finisse notre discussion, qu'on passe là dessus, et que tu restes. Mais... Je savais que quoi que je dise, quoi que je fasse, tu ne resterais pas de toute façon... Aaaaahhhh, je sais que ça s'entend, mais ça m'énerve un peu...

Je m'étais mise à trembler un peu. J'espère que ça ne s'entendait pas dans ma voix. En fait, il m'énervais là. Il ne savait pas tout ce que je savais. Donc, il ne pouvait pas me comprendre. et là, j'avais drôlement envie de lui raccrocher au nez, de l'envoyer balader. Même s'il m'avait manqué à en mourir, l'entendre mettre la faute sur moi m'énervait.

J'étais sur le banc de l'accusée. J'étais aussi énervée, parce que, si je refusais de le voir, ça allait confirmer tout ce qu'il venait de dire. Encore un non, et je resterais; "Madame NON NON".

Comment j'allais faire? J'avais beau mettre des compresses sur les yeux, ils ne dégonflaient pas. J'avais une sale tête, c'était moche.

Avec tout ce qu'il venait de dire, je ne pouvais pas lui raccrocher au nez, je ne pouvais pas dire non non plus. Que faire bordel.

J'étais si contente qu'il appelle, et maintenant, je le regrettais. Merde, je dois dire quelque chose. Il était au bout du fil et attendait que je parle, que je dise quelque chose. J'étais nerveuse.

Si je lui dis encore non, c'en serait fini de moi. Il ne ferait plus d'efforts et m'ignorera. Si je voulais avoir une chance, une toute petite chance de rester dans sa vie, je devais accepter de le voir. J'avais trop honte, mais je devais. Comment caché mes yeux bouffi, voilà ce à quoi je pensais, tout en cherchant quoi dire, quoi répondre...

  • Très bien, d'accord, on peut se voir puisque tu préfères qu'on se voit au lieu de discuter au téléphone. On peut se retrouver au Pub pour grignoter un truc ensemble et parler. Celui de la gare, il n'y aura pas trop de monde à 19h. Ça te va?
  • Je pensais à ce soir, maintenant, là, tout de suite...
  • Mais, demain tu bosses? Et c'est déjà passé minuit?
  • Et alors?
  • C'est un peu tard, non?
  • Je m'en fout.
  • Ou tu veux aller à cette heure-ci? Tout est fermé, ou va fermer?
  • Je viens te chercher si tu veux? Ou tu viens chez moi?

Il a rigolé. Mais ce n'était pas un rire, rire, c'était plutôt ironique, ça m'a foutu les jetons. Heureusement qu'il fait nuit. Je ne pense pas que j'arriverais à éviter la confrontation ce soir. Mince, quand il verra ma tête, c'est sûr que ça va le refroidir direct!

  • Tu ne veux pas venir ici j'imagine. Parce que tu as peur que je te demande de rester, c'est ça?

Pascal avait raison, je ne voudrais pas rester... J'ai peur de ne pas être en état de lui faire face en pleine lumière. Avec la lumière chez lui, il verra mes yeux.

Demain, je pouvais espérer que mes foutus yeux dégonflent. Je pouvais espérer d'avoir une tête normale. Déjà que je manque de confiance ces temps... Il a soupiré l'air excédé.

  • Alors, je ne peux pas venir chez toi, tu ne veux pas venir chez moi, les bistrots ferment... Mais je veux te voir, je veux qu'on discute, qu'on arrête de tourner autour du pot. Tu ne veux pas venir ici, c'est ça?
  • Tu as toujours du monde qui débarque chez toi...
  • Aussi une des raison pour laquelle je n'ai pas appelé. Tu ne veux pas qu'on sache qu'on se voit... Ouais!

Mon Dieu, c'est donc comme ça qu'il me voit, qu'il voyait les choses? Je n'avais pas pensé à comment il pouvait ressentir les choses. Je crois que je ne voyais qu'à travers mon prisme. Et à l'entendre, je me sentais en tord. Coupable. Chaque chose qu'il me sortait était vrai, et vu de son côté, de l'autre côté du miroir, c'était... Arh, il n'avait pas tout tord!

  • Tu dis rien? Bon, je passe te chercher et on discute dans la voiture, alors?
  • T'es sûr que tu veux pas qu'on se voit demain? Tu bosses demain! Ça doit absolument être ce soir?
  • Oui. Ça doit être ce soir. J'ai traîné ça tout le week-end... Je veux tourner la page.

Aïch, rien à faire. Je n'arrive pas à éviter le face à face. Zut. C'est vrai que j'avais cherché une façon de refuser de le voir ce soir. Foutu. Et il veut dire quoi par tourner la page? Est-c... Est-ce qu'il veut tourner la page sur moi? Rompre une bonne fois pour toute, face à face... Mon cœur s'est mis à battre à un rythme effréné. J'avais la trouille.

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Sam 21 Sept 2024 - Tellement seule

Publié le par JaneDo

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Sam 21 Sept 2024 - Si seule...

J'ai beaucoup pleuré. Mes yeux étaient rouges, enflés, pas beaux à voir. J'avais la goutte au nez, je n'arrêtais plus de renifler. J'avais encore des hauts le cœur en tentant de refouler mes larmes. Pascal m'avait encore posé un lapin, et il m'avait raccroché au nez. Rien que d'y penser me donnait envie de vomir.

J'étais si triste et ça fait un mal de chien, mais curieusement, rien ne se voit à l'extérieur. Pas de coupures, pas d'enflements sur la peau, pas de rougeurs, rien. Tout est à l'intérieur à l'abri des regards. Pour l'extérieur, ça ne se voit pas, donc on a rien. La douleur est cachée, et ignorée. Mais ça fait un mal de chien. Et je me sentais si seule... perdue...

Je ne voulais pas m'abaisser à ça, mais j'ai commencé à le harceler par téléphone. J'ai appelé, appelé... encore appelé. Pascal ne répondait pas à son téléphone. Alors j'ai envoyé des messages des plus bébêtes qu'on peut imaginer. Heureusement, je n'ai pas envoyé de messages enragés, ni pleines de rancœurs.

J'ai commencé par lui dire que je ne réussissais pas à le joindre, lui demandait de me rappeler, qu'il me manquait...

Quel idiote, j'ai rompu, et maintenant me voilé qui tombe dans le ridicule à lui dire qu'il me manque. Ça doit beaucoup le faire rire. C'est peut-être pour ça qui ne répond pas. Il doit avoir l'impression d'être le roi du monde et se moquer de mes tentatives.

Quand je pense que j'ai fait celle qui voulait garder ses distances quand on s'est vu à son anniversaire. Celle qui ne cherchait pas à trop se rapprocher. Quel cinoche. J'aurai dû sauter sur l'occasion de me montrer cool, de bonne, et rester à son anniversaire. Mais non, j'ai fait ma maligne. Et voilà le résultat.

Bon, j'ai encore bondi sur mon natel et rappeler son numéro, jusqu'à ce que ça tombe sur sa boîte vocale. J'ai pensé que d'entendre sa voix me ferait du bien, mais même pas, j'ai fondu en larmes. C'est comme des tas de coups de couteau direct dans le cœur. Qui avait la chance le voir, ou d'entendre sa voix ce soir?

Je devenais folle à tourner en rond chez moi. Dire que j'avais pensé tenir le coup. Le pire, c'est que quand je le vois, ma tête se rempli d'images horrible de lui avec d'autres femmes, et au lieu d'être cool, j'enrage. Loin de lui, je craque et me dis que je peux tout supporter, tout ce que je demande, c'est d'être avec lui.

Ayant une sale tête et n'était pas visible, je suis montée m'enfermer dans ma chambre. Je reste cloîtrée, à moitié folle dingue, j'ai eu envie de sauter dans ma voiture et aller voir où il est. Je m'en fout, je peux scanner toute la ville s'il le faut pour trouver sa voiture. Pour le trouver. J'ai besoin de bouger, faire quelque chose.

Si je reste là, je ne ferais que pleurer. C'était peut-être un peu tard, mais une fois habillée en noir, j'ai fichu le camp faire ma tournée.

Inutile. Après 1h, j'en avais assez. Je ne savais pas où regarder. J'avais fait les bars qu'on avait l'habitude de fréquenter. Rien. J'avais un peu peur que quelqu'un me reconnaisse, mais de toute façon. Je n'étais plus capable de raisonner. Mes neurones avaient tous grillés.

Et j'ai tourné, mis mes clignoteurs pour rouler lentement près des 4x4...

Aff, dans presque tous les parkings en plein air. Et s'il était dans un garage sous-terrain? Je devenais tarée. J'ai jeté un coup d'oeil chez lui, personne. Flûte. J'étais épuisée, comme si je portais des sacs de ciment sur les épaules. Au moins pendant ma tournée, je ne pleurais pas. Avec la tête que j'avais, si je croise les flics, je devrais souffler dans le ballon!

Fatiguée, je suis rentrée. A la maison, j'ai vu que j'avais un œil vraiment enflé, au point de ne presque plus voir avec. Très sexy! Chez Pascal, toujours personne. Peut-être que je devrais... Non, avec une tronche pareille, je ne pouvais pas débarquer chez lui. Encore moins le laisser me voir comme ça. Merde.

Les battements lourds de mon cœur se répercutaient dans mes bras, l'estomac. J'étais même trop fatiguée pour pleurer, même si les relents de larmes me secouaient par moments. Et aussi incroyable que ça puisse être, tellement fatiguée, épuisée d'avoir tellement pleurer, je me suis endormie mon natel à la main.

Impossible de descendre s'il y avait quelqu'un en bas, tellement j'avais la figure marquée par les larmes, les yeux rouges et enflés. Quand la voie était libre, j'ai couru à ma salle de bains prendre une c^douche, et surtout mettre des compresses sur les yeux. Après je suis retournée m'enfermer dans ma chambre...

Pascal était debout, habillé et tout quand j'ai regardé samedi matin. Il lisait ses messages en buvant son café. Puis il a posé son natel près de lui sur le comptoir du bar et avec nonchalance, s'est mis à lire un truc devant lui. Donc, il avait lu mes messages désespérés, avec vu mes X messages en absence, et ne m'a pas rappelée.

Pourtant, en regardant le regardant assis là-bas, j'avais trop envie de passer mes bras autour de lui. Comment pouvait-il être si tendre, et là, à le voir, si distant. Il en avait tellement rien à foutre que ça faisait mal. Comme il devait rigoler intérieurement. Je me sentais si conne, minable et bête. Une vraie bécasse.

Après, c'était la longue attente toute la sainte journée. Pascal ne rappelait pas. Pas de messages, pas de signaux de fumée.. Rien!

Il est sorti un moment l'après-midi. Il est revenu affublé de Nolan, et ils ont boutiqué un truc. On aurait dit qu'ils installaient un jeu vidéo sur son laptop. En même temps, ils parlaient de nanas, racontaient ce qu'elles avaient dit ou fait. Celles qu'ils trouvaient jolies, ou qui avaient un joli cul, etc. Ça les faisait rire.

Pascal ne m'avaient toujours pas rappelé. Il n'avait pas l'air de s'en faire, ni même d'être préoccupé par mes appels. On dirait qu'il s'en fout. Il a parlé au téléphone avec Michael, Jack et Caro, puis en milieu d'après-midi, il a dit à Nolan qu'il voulait se reposer un moment. Nolan a demandé s'il pouvait rester...

Quand Caro est passée, Nolan était somnolait devant la télé. Il lui a dit que Pascal avait été se coucher un moment. Caro a été se coucher contre lui. Ça l'a réveillé et il l'a serrée dans ses bras. Il ne pensait toujours pas à moi qui lui avait laissé des tonnes de messages. Et me voilà encore en larmes verte d'envie.

Le soir, Caro est rentrée se changer, Pascal a pris une douche, et s'est changé avant de monter chez Paul... sans me rappeler...

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Ven 20 Sept 2024 - Baffe

Publié le par JaneDo

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Ven 20 Sept 2024 - Baffe

Ah, on est pas ensemble. Pascal n'a pas appelé, et quand j'ai essayé de le joindre, je suis tombée sur sa secrétaire. Monsieur était occupé. J'ai attendu son appel, et en milieu d'après-midi, j'ai craqué et j'ai appelé. Avant d'appeler, j'hésitais à lui répondre, et à le voir.

Ne voyant pas d'appels de sa part, j'ai craqué. Une connerie de ma part.

J'ai pensé qu'il appellerait en fin de journée, avant de quitter le boulot. Même pas. Là, j'ai commencé à avoir des tas d'idées farfelues, à imaginer qu'il m'évitais, qu'il zappait mes appels. J'avais envie de l'appeler, de le harceler jusqu'à ce qu'il me réponde. Heureusement, je me suis retenue de justesse.

Mes yeux enflés fixait mon écran, attendant de le voir rentrer. Finalement, Pascal est rentré vers les 19h....

Pascal était au téléphone, un sac de sport à la maison. Il disait qu'il ne savait pas encore. Il devait m'appeler d'abord. Quand il a eu fini son coup de fils, il a posé son natel sur le bar avant d'aller vider son sac. En tous cas, s'il voulait m'appeler, il n'avait pas l'air trop pressé. Et pourquoi si tard??? Ha oui, je risquais d'avoir déjà quelque chose et il serait alors libre.

Alors quand il m'a appelée, j'ai accepté sa proposition. De se voir, donc d'aller manger avec lui. Je ne savais pas encore si j'arrivais à aller chez lui sans penser à hier soir. C'est pourquoi j'ai suggéré de se faire un resto. Après raccroché avec moi, il a rappelé son interlocuteur précédant pour dire que ça tombait à l'eau.

Son coup de fils a duré un moment. L'air de rien, je me réjouissais de le voir. J'étais plutôt contente et je me suis préparée vitesse éclair pour pouvoir être au resto avant lui. J'étais en train de finir de me maquiller quand mon natel a sonné. C'était à nouveau Pace. J'ai pensé qu'il voulait insisté encore pour qu'on mange chez lui.

Mais j'ai reçu une baffe en pleine gueule, parce qu'il appelait pour annuler. Il avait oublié qu'il s'était déjà engagé ailleurs, et n'avait pas pu annuler. J'ai failli pleurer au téléphone. J'étais tellement déçue. La voix enjouée du début s'était changé en souffle; "Ok, je comprends, pas de problème". Il a dû entendre ma déception.

Quand on a raccroché, Pascal s'est changé pour monter chez Paul. Je me suis demandée si je ne devais pas moi aussi aller boire un verre chez Paul. Wah, j'aurai l'air d'une conne. Les yeux embuées, j'ai continué à fixer son appart. 15mn plus tard, Pascal a fini par redescendre, enfilé une veste, prendre ses clés et sortir.

Incroyable, Pascal avait osé me planter encore un lapin! J'étais assommée, ravagée de tristesse. J'y crois pas, encore un lapin!

Ok, je me suis mise à pleurnicher. La boule au ventre, la poitrine comprimée, je suis sortie pour aller pleurer ailleurs. Le petit coin que j'avais trouvé hier ferait très bien l'affaire. Pleurer coup sur coup, mes yeux ont regonflés et aussitôt virés au rouge. Inutile d'essayer de les asperger d'eau froide, ils ne dégonfleraient pas.

Inutile aussi de rester plantée devant mon écran. Pascal ne risquait pas de rentrer de si tôt, ou peut-être même pas du tout. J'ai fondu en larmes. Ce soir, je voulais lui demander si on était encore ensemble. S'il hésitait à répondre, je pensais le supplier de ne pas me quitter. Que j'étais prête à l'attendre, tant qu'il me laisse une place dans sa vie. Même une toute petite.

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Mer 25 Sept 2024 - Naissance Nolan

Publié le par JaneDo

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NOLAN

Mer 25 Sept 2024 - 21h30 - Naissance de Nolan B.

Wahh, la femme d'un de mes neveux a accouché d'un petit garçon, qu'ils ont nommé NOLAN.
J'ai trop hâte de voir la petite bouille de ce petit bonhomme!

Y a pas à dire, j'ai toujours des groupes de personnes qui porte le même prénom autour de moi.
J'aime bien le NOLAN. Dommage que je n'aime pas trop l'autre Nolan que je connais.

Dimanche l'anniversaire à Marlène, hier celui de Dylan
et aujourd'hui, un petit garçon se joint à notre grande famille.

My God, je crois que j'ai au moins 5 anniversaires par mois...

Samedi, BABY SHOWER de la future petite fille de mon autre neveux.

Je ne m'en sors plus avec les anniversaires! Et presque tous les week-end en plus.
Je suis crevée... Après tout, je n'ai pas de gamins moi, je pourrai me porter pâle?
Afff non, j'ose pas. Non, Kaya a besoin d'un chauffeur pour aller à la Baby Shower.

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Mer 18 Sept 2024 - Parlé à Thomas

Publié le par JaneDo

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Mer 18 Sept 2024 - Parlé à Thomas

Dimanche, j'étais raide. le stress m'avait achevé. Le fait de me tenir sur mes gardes tout le week-end, m'avait scié, je me suis endormie avant de pouvoir vérifier si ou quand Pascal était rentré. Je me suis réveillée trop tard pour savoir s'il était rentré dormir chez lui. Je pense qu'il est rentré se changer avant d'aller au boulot.

Lundi, pas de nouvelles de Pascal. Bon, ce n'est pas nouveau, on n'a pas l'habitude de s'appeler sans arrêt. En attendant, je ne sais pas encore où je nage avec lui. Est-ce qu'on est ensemble ou pas? La question me turlupine. Il est rentré tard, a pris une douche et s'est couché. J'aurai bien aimé être dans ce lit à côté de lui... Snif.

Mardi, j'ai parlé un moment avec Thomas en fin de journée. Il est en train de déprimer là-bas. Sa femme a encore fait une fausse couche. Enfin, elle a cru qu'elle était enceinte, mais ça n'a pas tenu. Thomas était ravi, parce qu'il ne pense pas qu'il a envi d'avoir de gosses. Comme nous, il pense que le couple est mort à l'arrivée d'un enfant.

Je lui ai demandé si ça allait bien avec Roxanne. Bof, mais il tiendra le coup. Il a pensé se faire couper les tuyaux pour s'assurer de ne pas la mettre enceinte. Je lui ai dis que ce n'était pas une bonne idée, parce que s'il changeait d'avis plus tard, ce sera trop tard. Il ne devrait pas faire ça. Après tout, il existe des pilules pour hommes. Il a rigolé.

J'aime son rire. Thomas me manque. C'est fou la place qu'il occupait pour nous tous. Personne ne pourra jamais prendre sa place. Et je sens qu'il manque beaucoup à Pascal aussi. D'ailleurs, je me demande ce qu'on va faire cet hiver, puisqu'il n'y a plus de chalet. Heu, vu comment c'est avec Pascal, je suis contente qu'il n'y ait plus de chalet.

Aujourd'hui, j'ai fini par appelé Pascal. J'avais juste envie d'entendre sa voix. Je n'avais rien de spécial à dire. Mais, je n'ai pas réussi à l'avoir. Sa secrétaire m'a dit qu'il était en réunion. Il en avait pour toute la journée apparemment. Je lui ai ensuite laissé un message pour qu'il me rappelle. Pascal a bien rappelé avant de quitter le travail.

Il allait faire du sport avec Paul. Nolan les rejoindrait là-bas. J'aimais l'écouter. Il aurait pu me lire le dictionnaire que ça me ferait tout autant plaisir. J'étais contente qu'il m'ait au moins rappelée. Il a dit qu'il avait aussi pensé m'appeler, mais il était content que je l'ai fait en premier. J'étais toute joyeuse, toute folle d'avoir pu lui parler un moment. On va se voir demain.

Le soir, je l'ai épié, attendant de le voir rentrer. Nolan le suivait à la trace. Apparemment cet abruti sait qu'on s'est vu ce week-end. Nolan lui a demandé ce qu'il pensait faire avec moi, et pensait qu'il ne devrait pas me donner d'illusions. Il pense que Pascal devrait couper les ponts avec moi. Je n'ai pas réussi à voir la tête qu'à fait Pascal. J'aurai voulu qu'il lui saute à la gorge.

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Mar 17 Sept 2024 - Grappiller de petits moments

Publié le par JaneDo

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Mar 17 Sept 2024 - Je grappille de petits moments

Dimanche, de le voir près à se flanquer à genoux dans la rue m'a calmée. J'avais envie de me jeter dans ses bras. J'ai dis que j'étais désolée qu'on ait été interrompu, mais en même temps, ça nous a évité de nous prendre la tête. On était en train de se faire tremper, enfin, lui surtout. moi j'avais mon parapluie.

Pascal était d'accord, ça avait failli partir en couille. J'allais faire un tour, en attendant qu'il se débarrasse de cette nana. Je reviens dans 1/4 d'heure. Je me suis parquée un peu plus loin et attendu. Pascal avait failli me chopper en train de regarder chez lui. Heureusement, je n'avais pas réussi à ouvrir l'appli. Je dois faire plus attention.

MSG, heu Victoria se faisait un café tranquille, comme si elle était chez elle. Non mais celle-là. Pascal était trempé, elle faisait celle qui était concerné. il a été dans la salle de bains visite prendre un linge pour s'essuyer. Elle lui a demandé, dans son anglais approximatif, elle lui a demandé qui j'étais. Je suis sûre qu'elle le sait.

Il lui a juste demandé ce qu'elle faisait là. Victoria lui a dit qu'elle avait eu envie de le voir, alors elle était passée.

  • Ça t'embête? J'ai eu l'impression d'avoir empêcher une dispute.


Pascal lui a demandé de partir. J'avais été acheté des clopes, à mon retour, il préférait qu'elle ne soit plus là. Je pensais qu'elle allait faire tout un cirque, mais même pas. Les cheveux tout bouclés, le regard triste, Pascal était à croquer. Mais pourquoi il avait ce regard là? C'était parce qu'il devait la laisser partir? Aïïïe, je recommence!

Victoria a dit qu'elle aurait voulu passer l'après-midi avec lui. Qu'il faisait un temps à rester dans le canapé avec des chips. Il a fait ouais ouais de la tête en souriant. Sourire? Il arrive à sourire? Moi j'étais... OK stop, j'arrête avec mes conneries. En allant vers la porte, elle lui a pris la main pour l'accompagner.

En se mettant sur la pointe des pieds, elle lui a fait un bisou. Avant de partir, elle lui a demandé de l'appeler s'il changeait d'avis, ou quand je serais partie. Donc, cette idiote pensait que j'allais repartir? Ben non, j'avais bien l'intention de squatter, de creuse ma planque toute la foutue journée. Pas question qu'elle remette les pieds ici.

D'un autre côté, j'aurai bien voulu savoir si je pars, s'il aurait le culot de la rappeler. Ça me mettrait en colère, mais je saurais, j'aurai ma réponse. Dès qu'elle est partie, il a appelé quelqu'un et leur a demandé de ne pas venir, que j'étais là. Nolan? Une autre pouffe? Ça m'a crispé les neurones. Donc, il attendait quelqu'un d'autre... Le fourbe!

Je me demande qui c'était. La question me tarabustait le cerveau. Qui devait passer chez lui? Qui est-ce qu'il attendait?

De retour, méfiante au possible. Incapable de sourire, je lui ai dis que je ne voulais plus discuter, qu'on devrait peut-être faire ça une autre fois. Il a été d'accord. Il m'a préparé un chocolat chaud et on s'est assis parterre devant la cheminée. Il m'a fait des avances. Bon, clair, il voulait me sauter dessus. Je n'étais pas trop contre.

On a finalement passé une adorable fin de journée et soirée. J'avais prévu de ne pas dormir chez lui, alors vers les 22h, je suis rentrée. Je me sentais vide. Pascal n'avait pas insisté pour que je reste. Ça m'a descendu le moral. J'aurai voulu qu'il le fasse, pour le plaisir de refuser, de lui dire que je ne voulais pas qu'on nous voit ensemble.

Il m'a laissé partir sans rechigner. J'ai trouvé ça louche, et pour cause, 10mn après, il a appelé quelqu'un avant de ressortir!

J'aurai dû rester sur place au lieu de rentrer jusque chez moi. J'aurai pu peut-être le suivre. J'aurai su où Pascal avait été traîner ses guêtres. Retourner là-bas maintenant ne servait pas à grand chose. Je risque de passer des heures à attendre, juste pour le voir rentrer et aller se coucher. Inutile. Je pouvais attendre devant mon écran...

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Dim 15 Sept 2024 - Malentendus

Publié le par JaneDo

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Dim 15 Sept 2024 - Malentendus

Vendredi soir, à plusieurs reprises, Tchoy avait cru entendre un bruit de voiture un peu trop près de la maison. Il avait vu un 4x4 passé une fois. On a pensé que c'était quelqu'un qui venait nous épier. Une de mes frangine et l'ex de mon frère ont aussi des 4x4. On a plus fait attention et on a continué à regarder notre film.

Donc, samedi, j'ai ignoré l'invitation à dîner de Pascal, parce qu'il n'avait pas dormi chez lui. Il est ensuite sorti faire je-ne-sais-quoi. Il est rentré en fin d'après-midi. Paul, Nolan et Sean l'accompagnaient. Ils ont pris un verre ensemble en discutant de leurs projets pour la soirée. Mais Nolan a précisé que Pascal et lui avaient déjà prévu autre chose.

D'après ce qu'il disait, Pace ne voulait pas trop sortir ce soir. Il pensait rester tranquille chez lui, mais il passerait quand même chez Paul. Parce qu'il ne pouvait pas lui faire faux bond. Bon, il faisait moche et pleuvait même par moment. D'ailleurs, après le départ de Nolan et Sean, Pascal est resté au salon avec Paul.

C'est là que j'ai su que vendredi soir, il était passé chez moi et avait attendu 1h. Il m'avait envoyé plusieurs messages, mais je ne lui ai pas répondu. J'ai aussitôt sauté sur mon natel, qui était pratiquement sur silence. Je l'avais d'ailleurs oublié dans ma chambre. Je n'avais pas vu les appels en absence, ni les messages de Pascal.

Arhhh, je n'avais tellement plus l'habitude que Pace m'appelle, que je n'avais pas fait attention. C'était vrai, mince! Donc c'était Pace qui tournait autour de ma maison. Je ne le savais pas. Chaque fois que j'en avais l'occasion, je jetais un oeil chez Pascal. Je n'avais aucune idée qu'il était à 2 pas. Don, ça n'aurait rien changé.

Il attendait une réaction de ma part qui ne venait pas. Je me suis rappelée qu'avec ma nouvelle porte de garage, personne ne peut voir si je suis chez moi où pas. Moi qui pensait qu'il avait passé la soirée chez Paul et était sorti en boîte avec eux! Donc, j'ai su qu'il était repassé chez Paul et était venu chez moi en espérant arranger les choses.

Dans quel but? Il n'a pas de compte à me rendre, on est pas ensemble. Alors que faisait-il ici? Dire que je souffrais aussi stupide que cela soit, alors qu'il était là à chercher à me voir. Ça m'aurait rassurée, je crois que ça aurait fait taire les voix de doutes dans ma tête. J'aurai probablement accepté de manger avec lui samedi.

J'ai compris que Pascal était un peu contrarié, même fâché parce que je l'avais ignoré vendredi soir, qu'il avait attendu des heures devant ma maison et je n'ai même pas pris la peine de l'avertir que je n'étais pas chez moi. Pace avait pensé que j'étais sortie, que c'était pour ça que je n'avais pas voulu rester avec lui...

Bon, je ne sais pas où il avait dormi quand même. Pace a laissé éclaté sa mauvaise humeur, disant qu'il n'arrivait plus à me comprendre. Qu'on avait l'air de tourner dans le vide. Il revenait sans arrêt sur le fait que je l'avais laissé tombé pour traîner ailleurs, pour voir d'autres mecs, ce qui a fait beaucoup rire Paul.

Son pote s'est moqué de lui, en disant qu'il l'avait bien cherché. Puis que de toute façon, je faisais pareil que lui, il n'avait pas à en faire toute une histoire. J'avoue que ça m'a fait rire de voir Pascal piquer la mouche, alors que j'étais juste enfermée chez moi, à discuter avec mon pote et regarder un film. Je ne faisais pas ce qu'il croyait.

Pascal s'est calmé après. Il ne voulait plus me téléphoné et a décidé d'attendre que je l'appelle. Paul lui a dit qu'il jouait avec le feu, en continuant à alimenter les malentendus entre nous. Au lieu d'attendre, il devrait oublier sa fierté et m'appeler. Autrement, on va continuer dans cette situation indéfiniment. Qu'il devrait m'appeler.

Ils ont grignoté ensemble en discutant, puis Paul est monté pour se préparer pour la soirée. Après son départ, Pascal a fait les 100 pas, avant de m'appeler. J'ai répondu. Il fallait aussi que je sache faire des efforts. Pascal était venu jusque chez moi pour rien, m'a appelée, envoyé des messages... J'allais lui avouer que je n'avais rien vu.

Il m'a demandé si je viendrais chez Paul. Ça, je n'en avais aucune envie. Comment discuter et faire avancer le "schmilblick" avec tout ce monde autour. Je préférais un tête à tête. Nous 2, tout seul, pour tenter de discuter. Ou, juste passer le reste du week-end avec lui. Mais rien qu'avec lui. Pas envie qu'on soit pollué par nos potes.

En fait, je voulais juste passer le week-end avec lui, sans prise de tête. Donc, même discuter de nos problèmes ne me disaient rien. Et il faisait moche à souhait, donc un petit cocooning me ferait super plaisir. Ce serait chouette de lui faire passer un bon week-end, pour le remercier de ses efforts. après ça, je vais lui manquer surement.

Pascal devait passer un moment chez Paul, et vers les 22h, je passerais chez lui. Il faisait assez frais depuis quelques temps, alors il a fait un feu de cheminée. Moi qui ne voulait parler de rien... C'est Pascal qui a voulu revenir sur le début du week-end, savoir pourquoi je ne lui avais pas répondu, savoir ce que je pensais, etc... Huh, il avait dormi chez Caroline quand il est parti de chez moi...

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Sam 14 Sept 2024 - Déception...

Publié le par JaneDo

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Sam 14 Sept 2024 - Déception...

Une femme, grande, tout en jambes, châtain clair, a passé son bras sous le bras gauche de Pascal. En me jetant un rapide regard gêné, il lui a demandé ce qu'elle faisait en regardant leurs bras. Elle n'a pas répondu et lui a demandé comment était le concert. Qu'elle et ses copines auraient bien aimé aller le voir jouer.

Pascal lui a dit qu'il n'était là que pour remplacer pendant la 1ère partie jusqu'à l'arrivée du guitariste du groupe, c'était tout.

Apparemment, il n'y avait que moi qui ne savait rien. J'ai dû l'apprendre par les autres comme d'hab. Elle était toujours accrochée à son bras, comme une moule à son caillou. Ça m'a mise mal à l'aise. Mais soyons sérieux, on n'était plus ensemble, alors je n'avais pas le droit de me sentir furieuse.

J'ai voulu m'éloigner et aller me coller au groupe avec qui Caro discutait à 2 pas, mais Pascal m'a attrapée par la main. Ce petit geste m'a fait frémir de plaisir. Pascal m'entraînait vers les escaliers qui descendent chez lui, quand Nolan l'a intercepté et entraîné plus loin pour lui demander un truc.

Très vite, ils ont été rejoint par un petit groupe de 2 filles et Miss SG. Pascal était souriant, mais il a secoué la tête. Les 2 filles étaient sans doute des mannequins. Grandes, poitrine invisible et pas de fesses. Elles devaient surement faire des régimes toute l'année pour être aussi minces. Plates.

Une des fille a vu que je les observais et a souri.  Peut-être que cette fille était sympa en fin de compte. Mais bon, je me sentais un peu de trop. Caro m'avait soufflée que Pascal avait insisté pour me voir, et lui a demandé de me faire venir. Mais là, je commençais à m'ennuyer et je voulais rentrer.

Bon, je crois que j'ai profité du fait que Pascal regardait dans ma direction pour montrer que je partais. Il a aussitôt accouru pour me prendre par la main pour descendre chez lui. Cette fois, il ne s'est pas laissé distraire par les tentatives d'intervention. En bas, il a fermé l'accès entre les 2 apparts.

Pascal m'a aussitôt prise dans ses bras en m'embrassant avec, ce que je pense être, de la passion. En tous cas, c'était mon cas. Je me suis laissée fondre, disparaître entre ses bras. J'avais de petits moments des rappels à l'ordre en me disant qu'il n'avait pas cherché à me voir ce soir.

Je détestais qu'il me tende un piège en me faisant traîner chez Paul. En pensant au week-end passé, je voulais monter un mur pour ne pas flancher et me retrouver au lit avec lui, et repasser une semaine à attendre un appel. Ça me ferait trop penser que je n'avais été qu'un coup facile pour la soirée.

Quand il m'a lâchée, surprise je l'ai regardé allumer des bougies et me tendre un bouquet de roses blanches. Mes oreilles ont virés au rouge. Mais je me rappelais qu'il avait fait ça pour une autre que moi aussi. J'essayais de garder le contrôle et ne pas me laisser avoir aussi facilement, mais...

Je me sentais fondre devant son adorable sourire et le regard perçant de ses beaux yeux verts. Et il le sentait. Il m'a prise dans ses bras encore et m'a dit qu'il s'excusait de ne pas avoir été libre ces derniers jours, et s'était rendu compte qu'il m'avait brossée quand j'avais voulu qu'on se voit.

Me sentir flancher me donnait envie de prendre mes jambes à mon cou. Je ne voulais pas être la fille qu'il saute de temps à autre pour me garder sous sa coupe. Il faut qu'il gratte un peu plus que ça. Je l'ai remercié pour les fleurs et commencé à dire que je devais rentrer quand il m'a tirée vers lui.

Arhhh, si je reste, si je le laisse me mettre dans son lit, je ne serais rien d'autre qu'un coup facile. Je devais fuir à tous prix, et maintenant avant que je ne me ridiculise encore plus. Il savait à quel point il était facile pour lui de me charmer. Pascal m'a demandé de rester... je ne voulais pas...

Puis, j'ai lâché ce qui me tourmentait; après le week-end passé, j'ai dû le rappeler. Et il m'avait fait comprendre qu'il n'avait pas le temps pour moi. Qu'il était occupé. Et ce soir, il était hors de question que je reste là, après qu'on m'ait vu descendre avec lui. Je passerai pour une conne.

Mes paroles l'ont secoué. Il m'a demandé ce qu'il devait faire pour me faire changer d'avis. Promis qu'on se verrait plus souvent. Et hélas, j'ai fait marche arrière. Je ne voulais pas qu'il fasse quelque chose, parce que je le demande. Je voulais que ça vienne de lui. En même temps... je voulais rester...

Seulement, j'étais trop embarrassée pour rester. A part demander à Caro de me traîner là, il n'avait fait aucun effort pour passer du temps avec moi. J'étais tiraillée par ce que je devais faire et ce dont j'avais envie. Mais, pendant que j'avais encore toute ma tête, j'ai préféré prendre la fuite... rentrer.

Arhhh, ce mec, il n'arrêtera pas de me décevoir... Après mon départ, il est remonté chez Paul et n'est pas rentré de la nuit...

Samedi vers midi, quand il est rentré et m'a téléphoné pour manger avec lui, j'ai prétendu avoir déjà quelque chose. Je voulais le voir le soir, pas à midi et être ignorée tout le reste de la soirée. Qu'il pense avoir fait sa B.A. J'espère lui donner envi de me voir plus. On était samedi après tout, c'est le W-E.

Il n'a rien demandé pour ce soir. M'en fout après tout. Il avait passé la nuit dehors, pour ne rentrer que peu avant midi, alors je n'avais plus trop envie de le voir. Il était où et avec qui? Il m'avait offert un bouquet de fleurs pour coucher avec lui? Je vaut plus qu'un bouquet de roses...

Mais... je voulais qu'il m'appelle, qu'il me harcèle un peu... Je doute même de mes réactions. Est-ce que j'ai eu raison de le remballer? Je voyais les heures tourner et je commençais à désespérer. Il n'aura même pas l'idée de m'appeler? S'il n'appelle pas, c'est qu'il ne considère pas qu'on sort ensemble!

Pascal était surement avec une autre femme hier. Probablement une qui était chez Paul hier soir. J'ai la boule au ventre, l'estomac à l'envers. Je flippe et j'ai mal. Arhhhh... Peut-être que j'aurai dû rester hier soir? Afff, me voilà en train de douter de tout, de me sentir punie d'être partie... Mince, j'aurai dû rester!

Puis non, j'aurai été verte si j'avais couché avec et ensuite il aurait été coucher avec une autre dès que je serais partie...

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B.A. = Bonne Action
W-E = Week-End

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