220 - Au chatel à 2
Très excitée du week-end à venir.
Tout un week-end ou je pourrais voir Pascal. Bon, aussi avec tout un tas d’autres personnes, mais Pascal serait là. Aïe, javais oublié de penser que je ne connaissais pas la moitié du quart des gens... Mince, je pensais à ça seulement maintenant que je me préparais. AOUTCH. Si j’y avais pensé avant, je ne sais pas si j’aurai dit oui... heum... si, si, j’aurai dit oui. L’idée d’être près de Pascal y aurait contribué. J’aurai dit oui, alors STOP à la boule à l’estomac.
Parlé avec Pascal et Thomas au téléphone. Thomas voulait m’inviter à passer chez lui et ensuite sortir avec eux en boîte. Peux pas. Je lui ai dit que je ne pouvais pas parce que comme j’allais avec eux au chalet, il fallait quand même que je sorte aussi avec mes potes un peu. Et que, je devais au moins un soir, tenir compagnie à la cops qui scouate chez moi! Il a compris.
Mais c’était pas vrai du tout...
J’en ai marre des scouateurs. J’aime vivre seule et ça me gonfle d’être le refuge des amis en détresse. Ciel, faut qu’ils se trouvent un autre refuge. Moi plus supporter.
S’il croisait mes cops, il verrait bien que je n’étais pas avec eux... Bahhh... je trouverais une explication le moment venu.
En fait, Pascal m’a proposé de monter un jour avant les autres. Que les 2. J’ai accepté tout de suite. Paul lui avait donc laissé la clef. Il ne devait en parler à personne. Thomas se poserait sûrement des questions, et se demanderait où Pascal avait disparu ce soir. Mais bon. Il avait dit à Thomas qu’il le rejoindrait en boîte sans intention de le faire. Juste pour ne pas l’avoir sur le dos ce soir. J’étais impatiente. Après moulte hésitation, on a décidé de ne prendre qu'une voiture. Si on me pose la question, j’ai pris le train et Pascal est venu me chercher. Question de ne pas me planter, on a pris les horaires.
Le chalet, ou plutôt la baraque des vieux de Paul est absolument superbe. Grandiose, dirais-je. Des tonnes de chambres. Avec une aile légèrement séparée. On aurait bien voulu prendre nos chambres là, l’une à côté de l’autre, mais c’était pas possible. Il y avait assez de chambres dans l’aile principale pour tout le monde.
Il y avait un énorme salon avec une énorme cheminée en plein milieu. C’était vraiment très beau. De superbes canapés de chaque côté et encore un salon dans le salon sous le balcon des escaliers qui donnaient dans les chambres.
Il y avait 2 grandes chambres en bas avec cheminées, une bibliothèque où j’aurai pu m’installer pour lire tous ces livres. Ils étaient beaux, brochés avec soins. Bref, une vrai bibliothèque avec de beaux canapés en cuirs qui invitent à la lecture. De petites pièces un peu partout, pour poser les chaussures, les skis, les chaussures de montagnes. Une sorte de pièce froide ou on trouvait tout un tas de stock de nourritures de 1ère nécessité, un jardin d’hiver toute vitrée, une splendide, magnifique piscine intérieur... C’était vraiment très beau. Je ne savais pas que les parents de Paul étaient fortunés!
En tous cas, on peut dire ce qu’on veut, mais l’argent, c’est bien!
Ceux qui disent le contraire sont de sacrés idiots. Aucun n’a encore versé son trop plein sur mon compte en banque. C’est toujours seulement du bla-bla, des grenouilles à grandes bouches, quoi!
Avant de visiter, à peine entré, j’ai jeté mes affaires au hasard pour lui sauter dessus. Hahhh, ce soir, il était à moi toute seule. Pas de sursaut, personne à l’horizon, on était tout seul.
On a essayé presque tous les canapés, ils sont super confort. Le temps était à l’orage et il pleuvait très fort. Super romantique. Pascal a fait un feu pendant une pause, et m’a fait un grand chocolat chaud. Je l’adoooore.
Même si je souri souvent, parce que c’est dans ma nature, j’ai jamais autant souri je crois. Je dois sûrement avoir les marques sur la figure.
Pascal m’a fait le tour du propriétaire, ce n’est pas la 1ère fois qu’il y vient. On a choisi nos chambres à l’étage, côte à côte. Pascal a tenu à me faire à manger, je voulais l’aider mais il n’a pas voulu. Il est vraiment trop mignon à cuisiner torse nu avec son jean sans ceinture. Je lui avais emprunté sa chemise. Il est tellement bien foutu que, ça me foutrait presque des complexes. Je n’avais jamais trouvé aussi sexy de regarder un homme cuisiner à torse nu. Il a beaucoup de force dans ses bras super musclés. Le sport a quand même du bon... Je pouvais lui faire des tonnes de bisous et dévorer ses sourires. Et il souriait. Ses yeux verts étincelaient. Je ne savais pas que les yeux pouvaient étincelaient avant.
J’ai été prendre une douche dans une salle de bain qui fait la taille de mon salon. Il y avait de tout. Un vrai musée. Toutes sortes de produits de douche, tout bien rangé et les linges pliés et rangés sur des rangées de porte linges. Pascal est venu me rejoindre dans la douche. Lui aussi a son sourire scotché sur la figure. On a pas fait l’amour sous la douche mais presque. Il y a rien de plus inconfortable que des douches, pas de prise, glissant, les carrelages reste froids même sous l’eau chaude. C’est un mythe débile inventé par je ne sais qui, mais il n’a jamais dû tester sinon il l’aurait su.
Encore mouillés, on s’est rabattu dans sa chambre. Il fallait quand même penser à vider la voiture et ramener les bagages. Ce que Pascal a fait après le repas pendant que je débarrassais nos assiettes de devant la cheminée ou on a mangé à même le sol. J’ai rapidement donné un coup dans la cuisine. Aïe, mon côté maniaque qui ressort. Hélas, ça arrive de temps à autre!
Je finissais quand Pascal tout trempé est venu me faire un câlin mouillé. Mon petit coeur était tout trempé, alors je l’ai aidé à s’essuyer. J’avais envie de le manger tout cru. Heum... Si ça avait été un de mes ex, j’aurai sûrement râlé, mais là... pas râlé du tout. Au contraire, ça m’a réchauffé. C’était bon de pouvoir lui passer les bras autour du cou, de me coller à lui comme une limace.
Thomas, et quelques uns de ses copains, Barbie et Caroline ont essayés de joindre Pascal sur son natel. Il n’a répondu à aucun appel. Caroline lui a envoyé un message pour lui demander si elle pouvait monter avec lui demain... Hum, non! Il ne lui a pas répondu non plus. Ce soir, il n’était là pour personne, il était tout à moi. Je voulais que ce soir soit mémorable, pour qu’il ne l’oublie jamais et profiter de chaque seconde près de lui. Et j’étais contente qu’il semble éprouver la même chose.
Thomas a aussi essayé de me joindre, mais j’ai pas répondu non plus. Je n’étais là pour personne aussi. J’ai même pas pris la peine de lire ses messages. Comme Pascal, je ne voulais laisser entrer personne dans notre bulle.
Je suis cuite, raide dingue de lui. On venait de faire l’amour et on était étendu à papoter devant la cheminée, Pascal me caressait les cheveux en me racontant un de ces camps de vacances, celui où il s’était pété le genoux. Et Pascal a volé mon coeur, l’a enchaîné au sien, l’a emprisonné dans une tour, l’a accroché sur son tableau de chasse avec 6 mots; “Je n’ai jamais été aussi heureux”. Il a sorti ça au milieu de sa phrase. Ça m’a touchée en plein coeur. J'étais une victime consentente.
Il est un amoureux de amoureux-land. Pascal est super câlin, super attentif, chaleureux, aussi protecteur. Je l’adore. Même quant il fait autre chose, il ne manque jamais de donner un petit bisous au passage.
On a passé la soirée papoter, beaucoup ri. Il me faisait de petits bisous sur l’épaule, les mains, un peu partout tout en parlant. Ca me faisait frisonner de partout. Il m’a parlé de lui de son enfance avec Thomas. On a évité soigneusement le sujet Jess, évité les sujets déprimants et évité de parler de ce qui nous pendait au nez. C’était comme un pacte secret.
On s’est endormi très tard, épuisé. Je crois que, ni l’un, ni l’autre n’avait envi de dormir parce que le lendemain, les autres arrivaient.
On avait envi que le temps s’arrête.