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330 - Il sort avec Maeva depuis 1an!

Publié le par JaneDo

Vendredi.... 26 nov 2010

Comme j’avais remarqué la voiture à Thomas traîner autour de chez Brian la dernière fois où j’y avais passé la soirée, j’aurai dû me douter qu’il m’y retrouverait. J’avoue que je n’y avais pas pensé avant. Je n’aurai pas voulu discuter avec Thomas après ce qui c’était passé, c’était trop tôt, je me connais, je pardonne bien trop facilement, pour éviter ça, je prends généralement la fuite pour prendre le temps de digérer les choses, après je suis inflexible.

Brian m’a encouragée à rester ferme jusqu’à ce que je sache ce que je voulais faire!

Brian et Paul se connaissent depuis très longtemps, et d’après ce que Pascal lui avait confié, il m’avait toujours dans la peau, ses sentiments n’avaient pas changés. Super, ça me rendait heureuse, mais en même temps, c’était la catastrophe. Bien que j'aimais toujours Pascal à la folie, j’aimais aussi Thomas! J’étais complètement paumée.

Arf, c’était trop tôt pour en discuter avec Thomas, je suis une tendre et je risquais de lui pardonner trop vite, et si on en discutait pas de fond en comble, je risquais de revenir sur le sujet encore et encore, et de devenir chiante.

  • Tu aurais dû m’en parler.
  • Comment? Tu voulais que je fasse quoi? Que je te demande d’attendre? Me laisser le temps de la plaquer? Je n’aurai réussi qu’à te faire penser à Pascal... Je me voyais pas comment t’en parler!
  • Tu aurais dû essayer! Tu pensais pouvoir me le cacher?
  • Je pensais que tu n’en saurais rien c’est tout!
  • Mais Thomas... Tout le monde était au courant! Sauf moi!
  • Je sais pas, je ne pensais pas que tu le découvrirais. J’avais tord. Je suis désolé! C’est du passé.
  • Du passé? Vous êtes ensemble depuis plus de 6 mois?
  • Oui.
  • Depuis combien de temps?

A voir son expression, c’était une question qu’il aurait préféré ne pas avoir à répondre!

  • C’est terminé, c’est inutile de revenir là-dessus.
  • Depuis combien de temps?
  • Tu le sais, depuis plus de 6 mois, mais c’était pas vraiment sérieux, c’était juste comme ça. Ça ne marchait pas très bien, on se prenait souvent la tête et on finissait par se quitter, et...
  • Combien?

Il a eu un profond soupir, je pense qu’il avait compris que je ne lâcherais pas l’affaire.

  • 1an...
  • Pfffffffou!

Thomas s’excusait, me demandait pardon. J’étais choquée de savoir qu’il sortait avec cette fille, Maeva, depuis presque 1an, que ses parents et tous ses copains le savaient. Je me sentais con! Il ne l’invitait jamais au chalet, et je me rendais compte que toutes les fois qu’on avait couché ensemble, il était déjà avec elle, donc pas célibataire, contrairement à ce que je pensais.

Non, je ne voulais pas en parler maintenant, je n’avais pas eu le temps d’y penser, je n’avais pas assez de recul. J’ai donc dis à Thomas qu’il me fallait un peu de temps. Lui bien sûr ne voulait pas partir tant qu’on avait pas tout réglé. Typiquement mec quoi!

Ce que je trouvais affreux, c’est que Thomas n’avait rien trouvé de mieux que de rompre avec sa copine par sms! Comment peut-on faire un truc aussi dégueulasse? Au moins, lui parler en face? C’était un peu vache ce qu’il avait fait, je ne reconnaissais pas l’adorable Thomas que je croyais connaître!

J’ai donc décidé de ne pas aller au chalet avec lui ce week-end. Ça me laissait un peu de temps...

Le soir, j’ai compris que Pascal était rentré pour le week-end. Ça me déchirait le cœur. J’aurai pu le voir même si je ne l’approchait pas. Mais bon, c’était mieux de ne pas être là-bas, ce n’était pas ma place! Je me suis rendue compte que j’espérais qu’il m’appelle, et l’air de rien, j’ai attendu un appel de sa part toute la soirée. Nul!

Mince, je regrettais de ne pas avoir été au chalet!

------ Il sort avec Maeva depuis 1an! - (330) - ven.26.nov.10 ------

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329 - Pas la seule dans sa vie?!

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 25 nov 2010

Ben je croyais tout connaître de Thomas, enfin, presque tout... Ben je me trompais!!! On ne connaît jamais tout d’une personne quant on ne vit pas dans son intimité... et encore! Alors Thomas avait une copine... Ben ça alors... blurp, je ne le savais pas!

On est sorti prendre un verre avec ses copains. Avant ça, j’avais été voir son match. J’avais été avec lui pour voir le match, et pendant son échauffement, je lisais tranquillement dans mon coin dans les gradins. Je n’avais pas pris ma voiture, parce qu’on passait la soirée ensemble, et ensuite, je dormais chez lui. Donc ma petite voiture m’attendait tranquillement chez Thom.

Je n’avais pas fait attention à la fille qui s’était installée non loin avec sa copine, pourtant je l’ai entendu mentionner 1 ou 2 fois le nom de Thomas, mais je n’ai pas fait attention à leurs conversations. Des "Thomas", il y en a plein! De toute façon, je ne l’aurai pas reconnue. La semaine passée, j’avais vu Thomas discuter avec une fille, assez vigoureusement, mais je n’avais pas fait attention. C’était elle!

Après le match, j’ai été l’attendre dans la voiture.

Au Tiger, alors qu'on discutait tranquillement au bar, cette fille est venue nous interrompre pour parler à Thomas. Je me suis mise à discuter avec quelqu'un d'autre, et tout à coup, elle lui a fichu une baffe! Glups???
Bah? C'était quoi ça???

Ensuite, elle s’est mise à m’insulter, à demander si les mecs déjà pris était mon sport favori? Elle savait pour Pascal et a insinué que Thomas était le lot de consolation parce que je n’avais pu avoir Pascal. Re-Glups! Thomas a voulu intervenir et elle l’a giflé. J’ai appris qu’elle était à l’étranger et que Thomas n’avait rien trouvé de mieux que de rompre avec elle par sms. Depuis, il avait évité ses appels, ne répondant plus à ses messages.

Thomas l’a embarquée à l’extérieur. Ils ont été obligés de rester devant les baies vitrées du bar parce qu’il neigeait. La discussion semblait assez animé. Encore une fois, j’ai remarqué les regards de ses copains se détourner et ça m’a rappelé la fois où j’avais aperçu cette nana pour la 1ère fois. Ces copains avaient aussi agi bizarrement.

  • Qu’est-ce que...
  • C’est sa copine...
  • Oh?!

Je me suis adressée à Paul qui était juste à côté de moi. Il était embarrassé, mais il m’a répondu. Je dois dire que j’étais même un peu choquée! Comment se fait-il que je ne savais rien pour cette fille? J’aurai remarqué si elle était venue au chalet? Non? Donc, il ne devait jamais l’inviter? Ça m’a complètement perturbée! Alors Thomas aussi me cachait des choses? Il avait une copine depuis combien de temps? Sortait-il avec nous 2 ne même temps? Comment est-ce que je ne m’en étais pas aperçue? Est-ce que j’étais si idiote ou dans la lune? Oui, je devais être dans la lune :(

Je n’ai pas voulu rester là à attendre le retour de Thomas, j’ai préféré partir.

Comme j’ai dû passer à côté d’eux en partant, Thomas a essayé de me retenir, mais il était hors de question que je reste. J’avais besoin de rassembler mes idées et ce n’était certainement pas le bon moment pour moi de lui parler. Ni à elle non plus. Je ne savais strictement rien de cette nana! J’étais choquée!

Je ne pleurais même pas. J’ai appelé Brian. Je voulais aller me réfugier chez lui, je savais que Thomas tenterait de passer chez moi pour discuter et je ne voulais pas lui parler pour le moment. Brian était sorti, mais il s’est précipité chez lui. C’est une des raisons pour laquelle je l’adore.

Je lui ai raconté ce qui c’était passé et à ma surprise, mais autre surprise, Brian était au courant pour la copine de Thomas!!! Alors, il n’y avait que moi qui ne savait rien? Apparemment, Thomas et elle sortaient ensemble depuis plus de 6 mois, et effectivement il ne l’invitait jamais au chalet et il était rare qu’il sorte avec elle et ses copains.

Glups, il n’y avait que moi qui était dans l’ignorance complète...

------ Pas la seule dans sa vie?!- (329) - jeu.25.nov.10 ------

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328 - Nouveau boulot!

Publié le par JaneDo

Mercredi... 24 nov 2010

Enfin réussi à à trouver du boulot, un contrat de freelancer. Peut-être que le père à Pascal avait décidé de me laisser finalement tranquille? Je suis toute excitée. Je commence début décembre, et je peux travailler à la maison comme avant. Je suis impatiente de connaître mon 1er challenge.

Ce soir, Brian m’avait invitée à sortir. Là aussi j’étais impatiente, il m’avait manqué ces derniers jours et j’avais plein de trucs à lui raconter. Je lui ai tout raconté en détail, ce que Pascal m’avait dit, tout.

Brian ne croit pas que Pascal pensait ce qu’il me disait. Pour lui, Pascal cherchait à se protéger, s’il était dans la même situation, pour éviter de craquer, il ferait tout pour que l’élue de son cœur le déteste, ce serait le seul moyen de l’éloigner. J’étais sceptique, il avait été tellement froid, et tout de même extrêmement persuasif!!! Si c’est ce qu’il cherchait, il avait bien réussi. Brian était persuadé que le message sur le bonnet signifie qu’il m’aimait toujours. C’était un moyen détourné de me le dire.

Super! J’étais retour au poing de départ!!!

Tout de même, je n’avais pas l’intention de m’amuser à spéculer, je n’aime pas les zones gris, c’est blanc ou noir, je n’aime pas interpréter. En général, je cherche toujours à vérifier, et là, je l’avais fait, et Pascal avait été clair; c’est over!

Après avoir mangé, on est rentré chez lui. J’aurai préféré qu’on aille chez moi à cause de son pote, mais Brian m’a assuré que ça ne gênait pas du tout Aaron. Quand même, on s’est réfugié dans sa chambre. On est resté là à bavarder jusque tard, puis peu après minuit, je suis rentrée. Demain, je devais aller me présenter chez mes futurs contractants pour finaliser et signer mon contrat, alors je ne pouvais pas faire tard...

Je crois avoir aperçu la voiture à Thomas dissimulée près de chez Aaron. Je n’ai pas voulu aller voir, parce que si c’était lui, il aurait été embarrassé d’être pris sur le fait.

Mercredi soir, Brian m’a encore invitée à manger pour fêter mon contrat. Hum, j’aurai peut-être dû en parler à Thomas et le fêter avec lui aussi, mais bon, je n’y avais pas pensé! Ou peut-être parce que je ne voulais pas que le père à Pascal soit au courant, au cas où il ne l’était pas!!!

Trop contente, alors qu’on parlait comme d’habitude pour se dire bonne nuit, je le lui ai dit. Thomas a été déçu que je ne lui en parle pas et que je ne pense même pas à le fêter avec lui. J’aurai peut-être dû la fermer! Aussi, ces appels tous les soirs, j’aime pas trop, j’ai l’impression que d’une certaine manière, il me surveille? Arf, peut-être que je me fais des idées!

------ Nouveau boulot - (328) - mer.24.nov.10 ------

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326 - Munich Love's U ???

Publié le par JaneDo

Lundi..... 22 nov 2010

On a passé une chouette soirée chez Thomas. Comme il est carrément nul en cuisine, il a voulu nous commander à manger ou m’inviter au resto. J’avais envie de l’avoir pour moi toute seule, envie d’une petite soirée tranquille à la maison. J’ai préparé à manger. Miam, il faisait froid dehors, et on est resté collé l’un à l’autre devant la télé.

En tous cas, vive l’invention des vidéos et aujourd’hui des DVDs! On peut les stopper à tous moments et remettre où on en était. Vraiment cool.

Je suis vraiment toujours épatée par le bien être que j’éprouve avec Thomas. Je n’arrive pas à comprendre comment je peux avoir été si amoureuse de Pascal, tout en ayant jamais éprouvé autant de plaisir à être avec quelqu’un comme ce que j’éprouvais avec Thomas. Je me sens complète, calme et tellement... satisfaite! Ouais, je crois que ce sont les mots; la satisfaction et le bien être.

Pascal est beaucoup plus sensuel, moins bavard, tendrement câlin, Thomas est tout aussi câlin et me convenait mieux!

En pleine forme, j’ai passé la journée à peindre. Le soir, j’ai mangé en famille comme d’habitude. Shanna, la petite boxer est rentrée avec moi. D’ailleurs, il est évident que chaque lundi, elle s’attend toujours à rentrer avec moi, elle ne veut pas suivre Marco et vient toujours s’asseoir à mes pieds. On a été faire notre petit balade pipi et retour à la casba.

Mince, JD était là et regardait la télé avachi dans mon canapé. Grrrh, j’aurai aimé être seule.

Avec Thomas, on a bavardé pendant plus d’1h au téléphone. Il a essayé de me convaincre d’aller dormir chez lui, mais niet. Je voulais reprendre mon train-train habituel et passer les débuts de semaines comme je l’entendais, il fallait que Thomas s’y habitue. On devient vite dépendant de l’autre si on s’habitue à passer tout son temps ensemble, je ne voulais pas de ça.

De plus, Pascal m’avait dit qu’il ne pensait pas descendre le week-end prochain, donc on pourra même peut-être passer le week-end entier scotché ensemble.

Dans mon sac, j’ai trouvé un paquet, et je suis sure que ça venait de Pascal. C’était un bonnet avec inscrit dessus; Munich Love’s U... Pourquoi ce geste? Pourquoi m’avait-il laissé ça? Est-ce que ça voulait dire qu’il m’aimait toujours? Est-ce que c’est moi ou il y avait un double sens à ce message sur le bonnet? Et s’il m’aimait toujours pourquoi ne pas me le dire en face? Pourquoi de manière détournée? Dois-je l’appeler pour le remercier? Quant avait-il posé ça dans mon sac? Avant de me dire froidement que c’était fini ou après? Avant de partir? Pendant la nuit alors que j’étais avec Thomas? Si oui, alors il m’avait cherchée et avait dû deviner où j’étais? Alors pourquoi me laisser ce cadeau? Mince, pourquoi? Est-ce qu’il cherchait à me perturber? Et qu’est-ce que j’étais sensée faire maintenant?

Zut, il n’y avait que lui pour me mettre dans des états pareils!!!

------ Munich Love’s U??? - (326) - lun.22.nov.10 ------

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325 - Enfin, je tourne la page!

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 21 nov 2010

J’avais assez souffert, assez pleuré du rejet de Pascal, je tourne la page et je passe à autre chose. J’en avais assez de ramasser les morceaux de mon cœur au fond de mes tongues.

Pourtant, je dois être dur à la souffrance, parce que je suis sortie avec le reste de l’équipe, parce que ça faisait plaisir à Thomas. Il était adorable. Je crois qu’il savait que les choses s’étaient mal passés entre Pascal et moi, et se douter que maintenant, j’étais libre, célibataire. Il se comportait en chevalier servant, bon copain et un peu plus comme un petit ami. Il me tenait par la main où qu’on aille, m’attendait, etc. Adorable quoi.

En boîte, je ne faisais pas attention à Pascal. Je voulais plus avoir mal. Thomas m’avait fait retrouver le sourire, son calme, sa gentillesse réchauffaient mon cœur. Ça avait aussi réveillé mon envie de câlins et j’en avais un gros gros besoin. Alors quant on se retrouvait séparé un petit moment, parce que j’étais restée à discuter avec quelqu’un, je courais vite après me coller à lui, lui faire un câlin ou un bisou.

Hum! Je crois que Pascal et moi n’arrivions plus à être sur la même longueur d’ondes! Cette fois, c’est lui qui restait dans son coin, entouré de ses copains, comme pour se protéger des filles gloussantes autour de lui. Il tenait même Caro et Marilou à distance, alors que moi, je me rapprochais de Thomas et ne cachait plus qu’on était peut-être plus que simplement amis.

Pascal avait même l’air de faire la gueule...

Si Pascal n’avait pas été aussi clair hier soir, j’aurai pensé qu’il souffrait de me voir aussi proche de Thomas! Mais je savais que ça n’était pas le cas. Donc, quelque chose d’autre le tracassait. Amicale, j’ai même été jusqu’à discuter avec lui. Il n’a pas voulu me dire pourquoi il avait l’air si sombre. Il fallait s’y attendre, je n’ai pas trop insisté.

J’ai aussi longuement discuté avec Caro. Elle ne regrettait pas d’être allée en Allemagne. Caro était contente d'avoir été là quant Pascal a eu besoin d’une amie à qui parler. Elle prétendait qu’il ne s’était rien passé, parce que Pascal n’était pas d’humeur. Je ne lui avais rien demandé, je ne voulais même pas parler de Pascal. Par contre, je lui ai dis que Pascal m’avait clairement fait comprendre que c’était fini, qu’il ne voulait pas se jeter dans une histoire. Caro m’a appris que Pascal avait dormi chez elle 2 nuits d’affilées, il n’avait pas voulu rentrer. Elle m’a raconté en long et en large comme elle avait été heureuse de le voir et ne s’y attendait pas, puisqu’il lui avait demandé de ne pas aller à Munich.

Pour Caro, Jess n’avait jamais été enceinte, elle espérait qu’avec leur rapprochement en Allemagne, qu’elle allait finir par tomber enceinte pour de bon. Jess avait dû remarquer le changement chez Pascal et avait dû se rendre compte qu’elle avait trouvé un bon moyen de le tenir en laisse.

  • Qu’est-ce qui s’est passé hier soir entre Pascal et toi? Tu l’aime toujours n’est-ce pas?

Glups! Quoi répondre? Je ne pensais pas que Thomas me poserait aussi directement des questions à propos de Pascal. En fait, je pensais qu’il continuerait à faire semblant de ne rien remarquer. On dansait, camouflé au milieu de la piste, mais il a dû sentir mon corps se raidir. J’avais raison, avant que je n’ai pu lui répondre, il a rajouté qu’il ne voulait rien savoir et espérait juste que rien ne change entre nous. Il savait que je l’aimais toujours, mais il espérait juste que l’ombre de Pascal ne plane pas sur nous alors qu’il était en Allemagne.

Tant mieux! Je n’aurai pas su quoi lui dire, à part peut-être lui dire que Pascal ne voulait plus de moi, et il aurait eu l’impression qu’il était mon prix de consolation. Par contre, il a été un peu plus courageux que d’habitude et a osé m’embrasser. Comment lui dire que ça me faisait des frissons partout? Que j’aimais ses baisers, ils étaient doux,  sucrés, tendres, que l’inquiétude qui traversait parfois son regard me donnait le courage de faire des efforts pour être forte et de ne pas agir de manière qui risquerait de le ridiculiser aux yeux de son entourage.

Pascal nous avait vu. Il était debout vers la table et a détourné son regard pour ne pas croiser le mien.

Avec Thomas, on se faisait de petits bisous, discrets mais quand même tout tout plein. J’avais vraiment besoin de tendresses et d’être entourée, chapeautée de douceur. Heureux, Thomas s’en donnait à cœur joie. Il me faisait tout plein de sourires si on était à distance, et dès qu’il le pouvait, venait me prendre dans ses bras et me faire des petits bisous tout chaud dans le cou, la nuque, sur l’épaule. Arf, je l’adore, il me donnait envie de lui sauter dessus!

Je crois que Thomas ressentait la même chose, alors discrètement, on s’est éclipsé pour rentrer au chalet... Au moins, je n’ai plus à avoir de regrets, je me sentais libre d'avoir le droit de l'aimer.

Dimanche, vers midi, je suis enfin descendue pour prendre le petit déj, c-à-d du café et encore plus de café. J’étais cassée parce que je n’avais pas beaucoup dormi, Thomas avait passé la nuit à me faire des câlins (hum), à me dire combien il m’aimait. Ça fait un bien fou!

Je dois dire que le dimanche, j’aime pas trop la foule, j’aime bien le passer dans un cocon, devant la télé au coin de la cheminée. Et aujourd’hui, je l’aurai bien passé collée à Thomas, au lit ou enfoncé dans les canapés de son salon. J’en étais à mon 3ème café quant Thomas est passé me serrer dans ses bras avant de filer en ville avec les autres. Moi, je ne bougerais pas du chalet.

Une grosse partie de l’équipe était partie et j’ai été surprise de voir que Pascal était resté au chalet. Je lisais tranquillement vers la cheminée et je ne m’attendais pas à le voir. Il est venu s’asseoir à côté de moi à chercher la discussion. Pascal avait l’air préoccupé, mais on ne pouvait pas vraiment parler avec Caro et Marilou dans les pattes.

Quant Marilou nous a interrompu pour mettre son grain de sel dans notre conversation, j’ai ramassé mon bouquin et je me suis tirée pour aller préparer mes affaires pour quitter le chalet tout à l'heure. Je suis surtout partie parce que Pascal s'était détourné pour lui répondre. C'était ma manière de montrer ce que je pensais; s'il veut lui parler, moi, je me casse!

Pascal et Caro sont parti vers les 16h, les autres sont partis par petits groupes et vers les 18h, on a fermé le chalet pour rentrer.

J’avais eu l’impression que Pascal avait cherché à me parler... Mais hé! Débrouille toi, je n’ai plus la force de lutter pour te garder!

Les copains à Thomas nous ont proposés d’aller prendre un verre plus tard. Thomas m’a demandé si ça me disait, ça m’était égal, s’il en avait envi, j’irai aussi, j’avais juste envie d’être avec lui. Mais Thomas, lui aussi avait envi qu’on passe la soirée à la maison, rien que les 2.

------ Enfin, je tourne la page! - (325) - dim.21.nov.10 ------

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324 - Et la désillusion continue

Publié le par JaneDo

Samedi..... 20 nov. 2010

Après m’être faite remballée par Pascal, je n’éprouvais pas le besoin de rester pour le voir s’amuser avec une autre, en plus j’avais les yeux tous rouges, et je ne pouvais pas empêcher les larmes de couler. Thomas n’avait pas besoin de voir ça.

J’étais toute seule au chalet, j’aurai pu pleurer de tout mon soul c’est sûr, mais à un moment ou un autre, l’équipe rentrerait, alors je me suis retenue. Déprimée, l'âme en peine, je suis allée hanter la chambre à Pascal dans l’attique, j’avais envie de me remémorer les bons souvenirs que j’avais vécus dans cette chambre. Les draps n’avaient plus son odeur, mais je me suis enroulée dans le lit quand même. Prise au piège, je me suis cachée dans la mezzanine, quant j’ai entendu quelqu’un monter. Ça faisait à peine une 1/2h que j’étais rentrée, alors j’étais surprise.

C’était Pascal. Apparemment, il s’installait là et pas dans la chambre du bas, qu’il partageait normalement avec Jess. Poisse, j’allais devoir sortir de ma cachette ou y rester jusqu’au lendemain matin!!! J’étais coincée!

De le voir me brisait le cœur... Qu’est-ce que j’avais envie d’être dans ses bras...

Pascal a jeté son sac sur son lit et s’est étendu sur le dos, les mains derrières la tête, les yeux fermés. Je n’osais plus regarder à travers les rideaux, ça risquait de bouger et Pascal risquerait alors de découvrir ma cachette. La porte de sa chambre était entre-ouverte, Paul est entré.

  • Ça va?
  • Est-ce que j’ai l’air d’aller bien?
  • C’est vrai que tu as été plutôt dur, mais, tu as fait ce qu’il y avait de mieux à faire.
  • Alors pourquoi je en me sens pas mieux que ça? C’était dur, ça me rend malade.

Pascal soupirait lourdement, il avait une expression triste. Je me demandais de quoi est-ce qu’ils parlaient, ce qui c’était passé après mon départ? Je ne reconnaissais pas celui qui m'avait appelée quelques jours plus tôt pour me demander comment j'allais! J'avais cru que Pascal s'inquiétait sincèrement pour moi, mais apparemment, je m'étais faite des idées!!!

  • J’ai regardé partout en arrivant, elle n’est pas ici. Elle n’est pas dans sa chambre, ni dans celle de Thomas.

Je me suis rendue compte que je n’avais pas averti Thomas et qu’il devait me chercher. Pas de chance, ce n’était surement pas le moment d’allumer mon natel et d’envoyer des messages! De toute façon, je n’aurai pas su quoi dire. Donc, c’était moi qu’on recherchait partout, pfff.

  • Et si tu l’aurai trouvée, qu’est-ce que t’aurais fait?
  • Aichchhh... Je n’en sais rien...

Thomas a passé la tête par la porte, il me cherchait toujours. Thomas a demandé directement à Pascal s’il savait pourquoi j’étais partie, et s’il n’avait pas une petite idée ou je pouvais être. Il nous avait vu partir ensemble et après j’avais disparu, alors il voulait savoir ce qui s’était passé. Je me souviens avoir commencé à prier qu’on ne me trouve pas ma planque, ce serait le summum,  j’aurai l’air vraiment idiote. Je n’osais plus bouger et la tension m’avait fait oublier mon chagrin.

Pascal a prétendu n’avoir aucune idée de l’endroit où je pouvais être. Marilou est venue toquer à la porte et sans attendre d’invitation, elle est entrée. Caro suivait à la trace. 30 secondes plus tard, elle entrait à son tour. Sa chambre était devenu un vrai hall de gare, ma parole! Thomas a décidé de continuer ses recherches, et Paul l’a suivi. Il voulait retourner à la discothèque au cas où j’y retournerais. Ciel, j’allais devoir rester planquée là pendant des heures?

Pascal restait seul avec les 2 filles. Caro a été s’asseoir à côté de lui sur le lit. Bien sûr, impossible de ne pas regarder ce qui se passait. Marilou restait debout. Caro avait posé la tête sur l’épaule à Pascal et lui marmonnait je ne sais quoi. Marilou a demandé à Pascal si je mettais enfuie à cause d’elle, que je m'attendais surement à ce qu'il me cours après, et elle a voulu savoir ce qui s’était passé entre lui et moi. Pascal a passé son bras autour des épaules à Caro et l’a serré contre lui en lui faisait un bisou sur la tempe.

Pascal a dit à Marilou que ça ne la concernait pas du tout. La pétasse a dit qu’elle avait peur que je fasse un connerie, j’avais l’air vraiment mal en point. Il l’a coupée pour lui dire que je voulais juste lui parler, qu’on s’était un peu pris la tête un peu plus tôt, c’était tout. Il mentait, mais j’ai trouvé adorable qu’il ne la conforte pas dans son rôle de briseuse de couples. Pascal était drôlement tendre avec Caro, ça me faisait bouillir d’envie.

Puis, il a décidé qu’ils devaient descendre attendre les autres en bas, et ils sont partis... Ouf, je pouvais sortir de ma cachette. Une chose est sûre, j’avais eu chaud, et ce n’était pas demain la veille que je remettrais les pieds dans la mezzanine!

J’aurai voulu descendre pour m’enfiler à la cuisine et me faire un café et faire semblant que je venais de rentrer, mais, il y avait du monde au salon. Pascal était avachi sur un des canapé, les mains derrière la tête et discutait avec Julien. Caro s’était incrustée à côté de lui bien sûr.

Discrètement, j'ai regagné ma chambre, de là, j’ai envoyé un message à Thomas pour lui dire que j’étais rentrée, que je n’étais pas très bien, mon rhume sans doute, j’avais de la fièvre, alors j’allais me coucher. Qu’il pouvait me réveiller en rentrant ou même dormir chez moi s’il n’avait pas peur d’attraper mon rhume, mais je préférais dormir. Peu après Thomas est arrivé et j’ai fait semblant d'être endormie. Après m’avoir fait un petit bisou, sans me réveiller, il est reparti, sans doute rejoindre les autres au rez.

Quand je suis descendue peu avant midi, ils se préparaient à sortir boutiquer en ville. Je n’avais aucune envie de bouger du chalet, il faisait moche, je préférais lire au coin du feu. Thomas a demandé à Pascal de me préparer une soupe et se proposait à rester pour me tenir compagnie, mais il a très vite compris que je préférais être seule.

Après une bonne nuit de sommeil, j’avais retrouvé le sourire. J’avais décidé de ne pas montrer ma déchéance à qui que ce soit, mon chagrin m’appartenait, c’était privé. Pascal avait été plus que clair que je ne comptais plus pour lui, que c’était fini, alors j’accueillais les gestes de tendresses de Thomas sans arrière pensée.

Thomas m’a demandé où j’avais passé hier soir, qu’il avait été très inquiet et m’avait cherché partout. J’ai prétendu être dans ma chambre, plongée dans un bain parce que j’avais eu froid jusqu’aux os. Pascal m’a glissé en douce, qu’il savait que je n’étais pas dans ma chambre. Je lui ai lancé un petit sourire malicieux.

Je me suis bien reposée pendant l’après-midi, c’était très agréable. Je n’étais pas complètement seule, mais on me fichait la paix.

Le soir, ils ont voulus aller patiner, j’ai suivi, mais je suis nulle sur des patins, alors j’ai été en spectatrice. Après on est retourné au
chalet pour manger. J’étais curieuse de savoir si Pascal avait dormi avec Marilou, vu qu’elle l’avait choisi comme compagnon pour la hier soir? Pour ne pas me torturer plus, j’ai décidé de ne pas chercher à le savoir. Pascal avait raison, ça ne me regardait pas après tout.

On a commencé à faire la fête et jouer à des jeux stupides. C’était amusant et il y avait une bonne ambiance. Je crois que personne n’avait envi d’aller en boîte ou traîner dans les bars. Yumi est arrivée en cours de soirée et est restée un petit moment. 1h plus tard, elle repartait, sa copine et elle avait rendez-vous avec du monde

Comme j’étais hors jeu, je pouvais voir Caro et Marilou rivaliser d’astuces pour capter l’attention de Pascal, qui ne voyait rien. Il était occupé à rigoler avec ses copains. Il avait l’air différent ce soir, je ne sais pas; détendu, plus jovial, plus fou-fou? Pascal riait plus que d’habitude et faisait le clown avec ses potes. Je remarquais quand même que Pascal regardait de temps à autre dans ma direction, quant nos regards se croisaient, il me faisait un petit sourire, moi non.

Thomas se rendait compte qu’entre Pascal et moi, ça n’allait pas, on ne se parlait pas et évitait soigneusement de se retrouver près l’un de l’autre. En fait, je crois que tout le monde s’en rendait compte.

Plus tard, alors que Thomas jouait au billard en bas avec ses potes, je suis remontée pour aller lire au salon. Pascal était là avec Michael, Paul, Julien, un autre dont je ne me rappelle pas le nom, Marilou, sa copine et Caro.

Marilou était appuyée au canapé où Pascal était assis et avait passé ses bras autour de son cou et lui chuchotait des trucs à l’oreille. En fait, quant elle m’a vue, elle a dû dire à Pascal un truc du style; “Oh, la voilà”, parce que Caro, qui était assise à côté de Pascal a penché la tête pour regarder.

En tous cas, maintenant Pascal faisait bande à part avec sa petite clique... Je n'avais pas l'air de lui manquer du tout!

Jouant les victimes, Marilou a fait semblant de sursauter et a vite enlevé ses bras, l’air de dire que sinon, j’allais faire une crise. Détestable petite vache. Pascal m’a souri et fait un petit signe. Je n’avais pas envie de m’incruster, alors je me suis mise dans un coin éloigné pour lire. J’avais de la peine à rester concentré sur mon livre. Discrètement, je les observais et cette saleté de chacal m’observait aussi. Je crois qu’elle cherchait à me faire péter un câble.

J’avais vu qu’elle avait regardé dans ma direction avant de tirer Pascal par la main pour l’emmener dans le jardin d’hiver. Je la voyais me regarder du coin de l’œil quant elle a passé ses bras autour de son cou. Quelle pétasse!

Cette fois, j’en étais sûre, Marilou draguait Pascal...

Je n’avais pas envie de rester là pour subir des minis crises cardiaques. Clairement, elle cherchait à m’atteindre. Je me suis tranquillement éloignée pour monter à la bibliothèque à l’étage. Elle pouvait continuer son cirque sans moi. J’avais essayé d’allumer un feu, j’ai ouvert pour fumer sur le balcon.

Si tout le monde allait en boîte plus tard, je n’avais pas encore décidé si j’y allais ou pas... Supporter de voir Pascal se laisser draguer toute la soirée, ce serait un peu dur. Rester au chalet et lire bien au chaud me semblait une bonne option.

------ La désillusion continue - (324) - sam.20.nov.10 ------

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323 - Désillusions (2)

Publié le par JaneDo

Vendredi... 19 nov 2010 (2)

La soirée en boîte était une longue agonie où je me suis forcée à sourire, rire, faire comme si de rien n’était, mais voir Pascal en tenir une autre dans ses bras était une torture. Même me rappeler des évènements de la soirée est encore pénible et insupportable. Sa manière de la regarder, de lui sourire me laissait entrevoir la suite. Je ne pouvais pas le laisser seul avec elle, j’avais beau me répéter, encore et encore, de ne pas me ridiculiser ou faire d’esclandre, je cherchais le moyen d’intervenir.

Pour me calmer les nerfs, je suis sortie fumer quant j’ai vu que Thomas discutait avec une nana qui avait l’air bien remontée. J’aurai dû faire plus attention, mais j’étais trop préoccupée à essayer de garder un semblant de dignité et ignorer Pascal le plus possible.

J’aurai dû remarquer le regard fuyant des copains à Thomas, leur manière de me regarder en coin, ou de détourner la tête dès que je les regardais, mais j’avoue que j’ai pensé qu’ils lisaient sur mon visage, la torture que je ressentais à propos de Pascal.

Pascal m’avait suivi à l’extérieur, et on a fumé un moment en silence. Je me suis lancée. Pas top! C’était brouillon, j'étais nerveuse, ma voix tremblait un peu.

  • Je ne veux pas que... enfin, je veux dire avec Marilou... Ne fais rien avec elle. Je crois pas que je supporterais. Est-ce que... Est-ce que Caro et toi, est-ce que vous vous voyez de nouveau?
  • Si tu cherches à savoir s’il se passe quelque chose avec Caro? Non. Les choses sont claires avec Caro, elle sait que pour l’instant, je n’ai pas envi de me retrouver coincé dans une histoire avec qui que ce soit. C'est bon, je crois que j'ai donné! Je ne veux pas d’une fille qui me colle aux basques. Je fais ce que je veux, je veux juste qu’on me fiche la paix.
  • Et avec Marilou...
  • Jane, désolé, mais ça ne te regarde pas. Tu es avec Thomas, non? Alors ce que je fais et avec qui ne te concerne pas.

Glups! Pascal était dur, ça m’a fait mal qu’il me réponde de cette manière. Ça me choquait aussi un peu, m’a coupé la chique, les larmes se bousculaient dans ma gorge, et je ne pouvais plus parler. Je ne pouvais pas rester là, j’allais me mettre à pleurer comme une madeleine, il fallait que je trouve un endroit où me cacher. Ou qu’il se tire.

De retour vers le groupe, j’ai éviter de le suivre du regard au maximum, mais je n’ai pas tenu longtemps. En le voyant tendrement enlacer Marilou et jouer à remettre une mèche de cheveux derrière ses oreilles alors qu’ils dansaient, mon sang n’a fait qu’un tour, j’avais les fournis jusqu’à l’extrémité des doigts.

Pascal a regardé aux alentours comme pour vérifier si personne ne les regardait, puis il a pris le visage de Marilou entre ses mains et il l’a embrassée. Hhhhh, j’ai cru que j’allais mourir.

Je n’ai pas pu me contrôler, j’ai déboulé sur la piste pour lui dire que je voulais danser avec lui. Je tremblais de la tête au pied. Je crois que mes genoux s’entrechoquaient. Ils m’ont tous les 2 regardés comme si j’étais une extra terrestre. Après quelques secondes qui m’ont parues longues, Pascal a dit quelque chose, mais j'entendais rien. Il avait toujours ses mains sur elle, et n’avait pas fait mine de se détacher d’elle. Et elle, comme si j’avais l’intention de l’agresser, Marilou s’est collée à Pascal comme si elle était menacée. Ça m'a donné envie de lui sauter à la gorge, de lui arracher les yeux, de la taper, l’écraser du pieds, je bouillonnais de chaud.

Mon Dieu, j’étais en train de me ridiculiser à mort. Jamais, jamais je n’aurai dû faire un truc aussi ridicule, aussi barge. Mal à l’aise, stupidement plantée au milieu des gens qui dansaient, je regardais son bras autour de ses épaules dans un geste de protection. Je ne savais pas quoi faire et les larmes se pointaient à l’horizon sans que je puisse rien y faire. Je me suis accrochée à la manche de son t-shirt, la tête baissée, honteuse. Je ne voulais pas pleurer devant cette pétasse, je ne voulais pas qu’il la choisisse elle, plutôt que moi.

Je nageais en plein désarroi. Je voulais qu’il me prenne dans ses bras, qu’il l’envoi sur les roses, mais rien ne se passait comme ça. Hélas, j'avais perdu le contrôle de mes actes, j'étais en mode-débile profond!

Pascal ne se rendait peut-être pas compte, que ses gestes étaient toujours remplis de tendresses, que ce soit sa manière de mettre ses cheveux en place, doucement, cette manière caressante, sa manière de sourire rempli de douceur. J’étais en nage, les palpitations m’empêchaient de fonctionner. Rien à faire, je ne pouvais pas le laisser aller plus loin avec elle!

Je ne voyais rien, ni personne, j’étais dans une bulle sans son, complètement insonorisé par les battements précipités de mon cœur. Je n’entendais même pas la musique, et je ne pensais pas à Thomas non plus. Je ne savais pas ce que je faisais, j’étais paumée, complètement à la masse.

Heureusement, on était quelque part au milieu de la piste, Thomas était occupé, il ne nous voyait pas. J’espère. Comme Pascal n’avait pas l’intention d’abandonner Marilou et avait l’air de mépriser mon intervention, j’ai dû battre en retraire. J’étais mortifiée, le cœur brisé en 36 milles morceaux. Je suis partie au hasard, vite, il me fallait de l’air... rentrer, partir, disparaître, vite.

Pascal m’a saisi par le bras et on s’est retrouvé sur le balcon de la boîte, dans un coin où il n’y avait personne, caché derrière les colonnes vers une des sorties de secours.

  • Arrête ça! Mais qu’est-ce qui te prend?
  • Je ne supporte pas de te voir fricoter avec Marilou devant mes yeux. Tu as dit que vous n’étiez qu’amis, et pourtant tu joues avec ses cheveux, caressant sa joue au passage, tu la dévores des yeux...
  • Qu’est-ce que tu raconte? De toute manière, je ne vois pas en quoi cela te regarde? Marilou, Caroline? Jane, je fais ce que je veux! Je pensais que tout était clair entre nous à ton départ d’Allemagne, on savait tous les 2 que c’était fini, terminé. Je pensais avoir fait ce qu’il fallait pour que tout se passe en douceur. Je n’ai pas de compte à te rendre Jane. Tu sors avec Thomas maintenant, alors qu’est-ce que tu fabriques? A quoi tu joues là?

J’évitais juste de pleurer à haute voix, mais j’avais du mal à contenir mes larmes ou la douleur qui me fendait la poitrine. J’avais perdu mon calme, j’avais mal et il me faisait mal. Et pourtant, je l’aimais encore.

  • J’imagine que tu me déteste de te dire ça, mais Jane, c’est over, fini. Tu devrais aller rejoindre Thomas, il doit surement se demander où tu as passé et te chercher dans tous les coins.
  • Tu ne m’as même pas dit pour Jess, c’est à Caro que tu en as parlé en 1er. Comment est-ce que tu as pu me faire un truc pareille?
  • Tu ne devine pas? De toute façon, je n’ai de compte à rendre à personne, ou éventuellement à ma femme, et elle se fiche pas mal de ce que je fais quant elle n’est pas dans les parages.

Pascal évitait de me regarder,  ses yeux fixaient les lumières qui tournoyaient au plafond. Les mains enfoncés dans ses poches, il avait l’air détaché, loin, distant et ça faisait mal. Il se foutait pas mal de me faire de la peine. Comment pouvait-il être aussi froid? Lui que j’aimais et que je pensais m’aimait aussi. Je me sentais ridicule, j’avais mal et j’avais envie de mourir sur place. Avec beaucoup d’effort, j’ai réussi à ressusciter le peu de force qui me restait pour ravaler mes larmes, du moins pour un temps, le temps de pouvoir dire quelques mots et donner le change.

  • Tu as raison... Comme j’suis nulle...

J’ai eu une sorte de faux rire, légèrement trop aïgus et hystérique!

  • ...Tu ne m’aimais pas. J’aurai dû le comprendre. Apparemment mon décodeur était en panne! C’est vrai que si tu m’aimais autant que tu le disais, j’aurai été la 1ère personne à qui tu aurai raconté pour Jess et son bébé fantôme!!! Pfff, j’suis nulle.

A travers la souffrance, j’avais planté un faux sourire sur mon visage.

  • Jamais. Tu n’aurai pas été la 1ère, sûrement pas. Surtout après t’avoir dit qu’on ne devait plus se voir, que je voulais tout faire pour que mon mariage fonctionne? Non, tu aurai même été la dernière personne à qui j’en aurai parlé. J’aurai attendu que tu l’apprenne par quelqu’un d’autre, je n’aurai jamais osé te faire de nouveau attendre... Rhhh, qu’est-ce que je raconte moi! Écoute, essayons d’être de bons amis, et évitons de nous faire plus de mal.
  • Je t’aime moi... Je t’aime toujours autant, alors être amis, je sais pas si j’y arriverais...

Pascal s’est passé la main dans ses cheveux, chez lui, c’était un geste nerveux. Il espérait surement que j’arrête de lui casser les pieds. Il avait dit tout ce qu’il avait à dire, il n’y avait plus rien à ajouter.

------ Désillusions! (2) - (323) - ven.19.nov.10 ------

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323 - Désillusions (1)

Publié le par JaneDo

Vendredi.... 19 nov 2010

Rompue, j’ai traînée toute la journée au lit en rentrant de chez Thomas. Ça allait être un longue soirée, ma résistance allait être mise à rude épreuve, alors je voulais récupérer le plus possible. Presque tout le temps stone, je n’étais pas encore totalement rétablie, mais je ne souffrais plus quant je prenais correctement mes médics.

On était les 1ers à arriver au chalet, et on a eu un petit moment de battement à décider si, oui ou non, j’acceptais de partager la chambre à Thomas. Je préférais pas, c’était un peu trop tôt. Thomas était déçu, de voir sa mine triste, j’ai failli changer d’avis, alors je lui ai  promis de me glisser dans sa chambre plus tard. On a même pas eu le temps de faire une sieste crapuleuse que les autres arrivaient déjà!

Une fois le gros de la troupe sur place, on a laissé un mot pour les autres sur la table de la cuisine pour les retardataires, et on est sorti manger au resto. Avant de se retrouver au bar ou en boîte, pour digérer, on a été se faire une partie de bowling. Je ne voulais pas jouer, juste regarder. J’aurai préféré rentrer m’étendre un moment.

J’étais plutôt calme ce soir, je n’avais pas trop la frite. Ou était-ce parce que je ne pouvais rien boire à cause de mes médics?

Les rires hystériques et les chuchotements des filles de la table d’à côté m’ont averti de l’arrivée de Pascal et Caro. Il était à nouveau venu avec elle, grrr. Pas de Jess! Depuis que son secret avait été éventré, elle ne semblait plus vouloir se rappliquer pour le week-end!!! Aoutch, Pascal est vraiment très beau mec, il a toujours un sourire d’enfer. Grand, athlétique, bien foutu au possible, glups, il me faisait toujours beaucoup d’effet.

Discrètement, sous la table, Thomas a pris ma main pour la serrer dans la sienne. Ça n’a duré que quelques secondes, mais ça m’a ramené sur terre.

C’est aussi à ce moment là que j’ai réalisé que Marilou, ce chacal inbuvable était là. Avant j’avais zappé sa présence. De toute manière, on ne se parlait pratiquement jamais, s’évitant autant que possible. Je crois que c’est mon insécurité qui me faisait scanner les alentours dès que Pascal entrait en jeux. Lamentable, une chose urgente à corriger.

Électrifiée par son contact quant il a passé la main autour de ma taille pour me faire la bise, je me suis appuyée contre Thomas. Protecteur, possessif, il a passé son bras autour de moi. C’était rassurant, sinon, je pense que j’aurai versé, poufff, dans les pomme! Comme Pascal s’est installé à côté de moi, je n’osais pas tourner la tête pour le regarder, par contre je l’entendais parler avec Marilou. J’entendais sa voix adorée, afff, je suis toujours à milles lieux d’être guérie de lui! Caro s’était tournée vers moi pour discuter. Elle avait les yeux accrochés sur Pascal et surveillait tous ses faits et gestes. J’avais de la peine à suivre ce qui se passait autour de moi, à part pour les discussions entre Marilou et Pascal. C’était difficile avec la musique à plein tube.

Marilou lui disait devoir venir en Allemagne pour le boulot, et comptait sur lui pour lui faire visiter la ville... Arfff!

On s’est tous installé au fond du bar, à une table. Michael avait prévu et préparé pour former des couples, pour éviter que les filles et les garçons passent la soirée par petits groupes, ou que les couples restent collés ensemble et que les célibataires se retrouvent mis à part.

Ils ont tirés au sort pour savoir qui, des filles ou garçons, choisiraient leurs partenaires; c’était aux filles de choisir. Ensuite, l’ordre, et je me suis retrouvée être la dernière à choisir. Pfff.

De toute façon, je ne crois pas que j’aurai osé choisir Pascal à la place de Thomas, même si j’estimais être célibataire.

La foutue chacal a été la 1ère à choisir, et sans surprise elle a choisi Pascal, ce qui a mis Caro en larmes. Elle était en 3ème, et ne savait pas qui prendre, elle a hésité à choisir Thomas, mais je crois que je l’aurai étripée! L’empêche, je me suis sentie mal, je ne supportais pas que Pascal soit avec quelqu’un d’autre... que moi! Ahhh, je me sentais super mal, au bord de la nausée.

Insupportable la soirée au bar, alors je ne me faisais aucune illusion sur la suite en boîte. J’étais à cran!

------ Désillusions! (1) - (323) - ven.19.nov.10 ------

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322 - Résister à ses formes, ses nibards et touti quanti?

Publié le par JaneDo

Jeudi.... 18 nov. 2010

Thomas avait un match ce soir, je ne pouvais pas aller le voir jouer, j’avais peur que quelqu’un me refile son rhume. Si je devais attraper la toux, ce serait l’horreur. Après, il sortait, comme d’habitude, prendre un verre avec ses potes. Si j’avais été en forme, j’aurai probablement été le rejoindre. Quoique, depuis que Pascal n’est plus là, je n’ai plus tellement envie de sortir.

Je n’avais pas vraiment fait attention au fait que, les week-ends au chalet, c’était toujours lorsque les garçons n’avaient pas de match. Ce week-end, on allait donc au chalet, Thomas n’avait pas de match.

Vers midi, j’ai failli avoir une petite crise cardiaque en voyant le nom de Pascal apparaître sur mon natel. Tremblante, j’ai répondu presque aussitôt. J’avais peur qu’il change d’avis et raccroche!

Pascal avait appris par Caro que j’avais atterri à l’hôpital dimanche et que j'avais passé la journée aux urgences pour des problèmes respiratoires. J’avais papoté avec Caro hier, mais je ne m'attendais pas à ce qu’elle le dise à Pascal. Elle m’avait dit qu’il avait été étonné de ne pas m’avoir vu dimanche, que Thomas lui avait semblé de mauvaise humeur, que Thomas lui avait demandé s’il m’avait appelée, et lui avait posé tout un tas de questions.

Par contre, Thomas, une fois qu’il a su ce qui m’était arrivé, n’en a rien dit à Pascal.

J’aurai pu me fâcher contre Thomas pour ça, mais bon, je le comprenais. Après tout, lui avait été là pour moi, et il n’y avait pas de raison particulière qui l’obligeait à parler de moi avec Pascal.

Pascal semblait inquiet et me reprochait de n’avoir pas pensé lui dire, ou l’appeler pour m’emmener à l’hôpital ou même pour aller me récupérer. Je devais vraiment me sentir mieux, parce que je lui ai rappelé que lui non plus n’avait pas jugé utile de me dire à propos de la grossesse de Jess, par contre, il avait couru le dire à Caro. Hum, on a failli commencer à se prendre la tête, mais heureusement Pascal restait calme. Il a reconnu que j’avais en partie raison et s’est excusé.

Ça m’a un peu coupé les pattes, mais profitant de mon avantage, je lui ai avoué que je savais qu’il avait passé la nuit chez Caro. Oui, oui, je l’avais espionné! Pascal a eu une sorte de hoquet amusé;

  • Je sais que je ne risque pas de faire des bêtises, je ne risque rien avec elle. On ne peut pas en dire autant si... Enfin tu vois quoi!
  • Nooo-on? Je vois pas!
  • De toute façon, ton chéri m’a interdit de t’appeler, alors...
  • Mais, c’était après... avant ça, tu avais déjà été te réfugier dans les jupons de Caro..
  • Ah! Donc tu avoues finalement que tu sors bien avec Thomas!
  • C’est pas la question...

Bref, on tournait autour du pot, chacun bloqué dans sa vision des choses. Il n’en restait pas moins, qu’il s’était tout de même tourné vers Caro en 1er, et pas vers moi. Ça je n’arrivais pas à le lui pardonner, ni à l’oublier. J’aurai pensé, non, souhaiter être la 1ère personne à qui il en aurait parlé. Pour moi, il était clair qu’on se tourne vers celle qui compte le plus en 1er, donc elle, Caro, comptait plus pour lui que moi, alors son histoire, comme quoi il ne risquait pas de faire de bêtises s’il était avec elle, n’arrivait pas à me convaincre du tout, du tout.

Les mecs sont des imbéciles patenter, non mais, me faire croire qu’il arrivait à dormir dans le même lit, avec une fille qui lui plaisait autant que Caro, sans plus, no way. Avec toutes ses formes, ses nibards, et touti quanti, pfff, non je n’arrivais pas à avaler une couleuvre pareille! En plus, ça me faisait mourir de jalousie rien que d’en parler, de l’imaginer.

  • Si tu étais dans les parages, tu devrais le savoir, il ne s’est rien passé. Il ne se passera rien. C’est juste une amie, une bonne amie. Ca t’arrive aussi de dormir avec un bon copain sans qu’il ne se passe rien, comme avec Brian, non? Ou je dois imaginer autre chose?

Baaaahhh, là j’ai failli m’étouffer... Heum, oui, non, heu Brian, ce n’était pas pareille... Arf, j’ai préféré changer de sujet et je ne voulais plus parler de ça, ni me prendre la tête avec lui, parce que j’étais quand même contente de l’entendre.

Pascal m’a dit qu’il serait au chalet ce week-end et a voulu savoir si j’y allais aussi, si j’allais bien ou si je pensais rester sur Lausanne. Il a promis qu’on aura l’occasion de discuter durant le week-end. Les battements de mon coeur se sont un peu affolés à l’idée de le voir, le revoir, l’approcher... Glups, j’étais toujours fragile quant il s’agit de Pascal.

J’allais devoir me contrôler, travailler sur moi-même et me rappeler à tout moment qu’il s’était tourné vers Caro et pas moi. Elle était la 1ère à avoir appris la “bonne” nouvelle, elle comptait plus que moi pour lui, passait avant moi... Je devais juste me répéter tout ça, encore et encore, ça m’aiderait à rester à distance et ne pas m’attendre à un miracle, ni attendre qu’il me demande d’aller me faire pendre ailleurs.

Le soir, après avoir pourtant dit à Thomas que je ne me sentais pas en état pour sortir, j’ai eu envie d’aller le rejoindre. J’aimais être avec lui, je me sentais bien quant j’étais près de lui et ça me faisait plaisir de le retrouver. Je savais toujours où il était, il me laissait toujours des messages sur son parcours, donc je savais où retrouver mon petit homme.

C’est fou comme je me sens à l’aise avec Thomas. Apuyé au bar quant j'ai pointé le bout de mon nez, Thomas m'a acceuilli avec un grand sourire heureux. Il était avec des mecs et des nanas que je ne connaissais pas,  pourtant à aucun moment je ne me suis sentie empruntée pour me joindre à eux. Je lui ai fait la bise en dernier, parce que je ne bougerais pas de là.

Thomas est un peu bagarreur, c’est seulement maintenant que je m’en rend compte. En arrivant, j’avais salué quelques amis, et un peu plus tard, un de mes copain s’est approché pour papoter. On discutait gentiment, Thomas était à côté, je ne pensais pas qu’il faisait attention à ce qui se passait de mon côté, mais c’est là où je me trompe. Thomas, sans que je le sache a toujours gardé un oeil sur moi, et ce depuis longtemps. Il restait toujours discrètement dans les parages, même quant je sortais avec Pascal, petit à petit, je me rend compte de sa gentillesse, de sa tendre amitié qui le fait veiller sur moi sans que je le sache.

En bavardant avec mon pote, un type, sûrement un de ses pote s’est pointé, et par habitude, je lui ai fait la bise et il a essayé de m’embrasser. Le crétin, il avait dû imaginer que j’étais une de ces idiotes qu’il avait l’habitude de côtoyer ou quoi? J'avoue que ce genre de chose ne m'arrive pas souvent, j'avais dû baisser ma garde. En général, je les renifle ces abrutis à des km  Je me suis reculée précipitamment. Le plouk a voulu m’attraper par le bras pour me forcer, mais il n’en a pas eu le temps, Thomas l’a repoussé, et le plouk a atterri sur une table voisine, avant de s’écraser parterre.

Se sentant humilié, il a voulu revenir à la charge, enfin plutôt, s’en prendre à Thomas. Mauvaise idée. Thomas a évité son crochet du gauche et a attrapé son bras pour le traîner dehors, comme un videur l’aurait fait. Dehors, il le repoussait chaque fois que l’autre le chargeait. J’ai pointé mon nez dehors, pour leur dire d’arrêter et demander à Thomas de rentrer. Le plouk m'a lancé;ta gueule la pouffiasse, du coup Thomas lui a balancé son poing dans la gueule. L’autre avait l’air d’un insecte essayant de se remettre sur pied. J’avais envie de rire, mais je me suis retenue, je ne voulais pas que Thomas pense que ça m’amuse.

Les copains du plouk sont sortis, et ils ont disparus. J’étais un peu inquiète quand même, parce qu’on ne sait jamais avec ce genre de taré. Vexé d’avoir été rejeté, mis sur le carreau, ce genre de lâche pouvait très bien se cacher dans un coin pour attaquer par derrière, vu que de face il ne faisait pas le poids. S’il avait attendu, il a dû s’impatienter, parce qu’on est parti qu’env. 2h plus tard.

On a été dormir chez lui. Oui, je crois que Thomas m’aime, je l’aime aussi.

Il a voulu faire l’amour, je m’y attendais. J’aurai préféré qu’il un peu patient, qu'il attende que je sois vraiment rétablie, mais comment résister quant il plonge ses yeux marrons dans les miens et que sa bouche se transforme en caresses!

------ Résister à ses formes, ses nibards et touti quanti? - (322) - jeu.18.nov.10 ------

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321 - Convalescence

Publié le par JaneDo

Lundi à Mercredi... 15/16/17 novembre 2010 - (319/320/321)

Lundi, j’étais sur les rotules avec un mal de tête royal. J’hésitais à me jeter sur d’autres comprimés que ceux qui m’avaient été prescrits. J’avais encore des douleurs du côtés droites, mais je respirais beaucoup mieux. Je me sentais soulagée. Ma voisine du rez m’a fait quelques courses, et est passée avec Roméo, son fils qui s’est accroché à moi. Il voulait que je joue au Monopoly avec lui. Marie avait beau lui dire de me laisser tranquille, rien à faire. Marie est tellement gentille que j’ai décidé d’aller prendre un café chez elle et jouer avec Roméo.

Roméo me rappelait toutes les 5mn de respirer correctement. Ça me faisait rire, ce petit bout de 8ans qui s’inquiète. Toujours accroché à mes basques, Roméo insistait pour que je mange avec eux, Marie aussi. Elle avait fait une soupe aux légumes, exprès pour moi, c’était rempli de vitamines. Je voulais retourner chez moi, mais je n'ai pas su refuser.

Curieuse, Marie a voulu savoir à qui était la Bugatti qui était parquée devant la maison hier soir. Arf, Thomas! Déjà qu’il a une voiture ultra voyante, je lui avais pourtant dit de ne jamais parquer devant la maison, sinon toute la planète sait que j’ai une visite, surtout avec Marie qui épie tout ce qui se passe dans la maison! J’ai prétendu que c’était une visite de mon colloc. Je sais qu’elle ne m’a pas crue, parce qu’elle avait remarqué que la voiture avait passé la nuit devant.

Mardi, Brian est passé me faire un coucou. Il a profité du fait que Thomas soit au boulot. Trop chou, il est arrivé les bras chargé de bouffes. Il avait même pris du chinois. Ça c’est un de mes pêchés mignons ;)

Le soir, enfin un peu tranquille! Brian avait filé pour ne pas tomber sur Thomas, qui est d’une jalousie mortelle. Ce qu’il ne savait pas, ou ne se rappelait pas, c’est que Thomas avait l’entraînement ce soir. J’étais contente de me retrouver un peu seule, j’étais fatiguée. J’en ai profité pour dormir un peu. JD avait de la visite, une petite brunette un peu idiote, mais gentille. Elle avait de petits rires hystériques à chacune de ses blagues vaseuses, ce qui signifiait que JD lui plaisait. Il n’y avait que lui qui ne s’en rendait pas compte.

Je me demande s'il lui plairait toujours autant si elle savait qu'avant de lui sauter dessus, il pliait soigneusement ses petites affaires, pendait sa chemise, posait son pantalon en respectant les plis du repassage, etc... Hihihi! Bah, je suis mauvaise langue! Moi, je trouvais que ça avait le don de casser l'ambiance, il était un peu trop méticuleux.

Thomas a voulu passer à la maison, mais je lui ai dit que j’étais couchée et pas très en forme. En compensation, on a discuté plus d'1h au téléphone. Je l'adore même s'il est aussi collant qu'une limace ;)

Mercredi, Thomas m’a fait envoyer un énorme bouquet de roses rouges sangs avec un petit mot qui disait qu’il espérait qu’elles m’aideront à aller mieux. C’était mignon. Je savais bien qu’il espérait que j’accepterais qu’il vienne passer la soirée à la maison, ou que j’aille chez lui, mais j’ai trouvé son geste adorable. Même 1 seule rose ou un message sms aurait suffit.
Je me sentais beaucoup mieux, j’ai donc été passer la soirée chez lui.

Y a rien à faire, je craque pour les mecs gentils, je ne peux résister!

------ Convalescence - (321) - lun 15-mar 16-mer 17.nov.10 ------

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