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305 - Holding on!

Publié le par JaneDo

Lundi... 1er novembre 2010

Dire que dans à peine 60 jours, on fêtera la nouvelle année! Ça avait passé trop vite, bien trop vite. Vers minuit et demi, j'ai envoyé un message à ma best friend pour son anniversaire. Aucune idée quel âge ça lui fait depuis le temps que je la connais. Je crois qu'elle a dû me le dire une bonne dizaine de fois, mais ça accroche pas. J'ai jamais été très forte pour les âges, de plus, comme je ne base pas mes fréquentations sur l'âge...

Malgré toute ma bonne volonté, je n'ai pas beaucoup dormi. Non, je n'ai pas fermé l'œil!

Tôt, lundi matin, je devais être à Genève pour aller chercher mon neveu qui rentrait des États-Unis. Le changement d'heure me perturbait un peu, je n'ai pas encore changé toutes les horloges chez moi, et j'ai bien cru que j'étais en retard.

Après avoir déposé mon neveu, je suis rentrée, et là, je me suis couchée. J'ai pratiquement passé la journée au lit. J'ai réussi, enfin, à dormir 4h d'affilés! Pas mal déjà! J'étais naze. Le soir, j'avais le souper chez ma frangine, et j'ai joué aux cartes après. Tout pour ne pas rentrer et me retrouver seule avec mon natel et pas de témoins... Fallait pas que je puisse l'appeler!

On a arrêté vers les 1h du matin, toujours pas prête à rentrer... Après avoir vérifié si Brian était chez lui, j'ai été dormir là-bas. J'aurai pu aller dormir chez Thomas, mais c'était mieux pas. Je ne voulais pas qu'il commence à croire qu'on sort ensemble, parce que je n'avais pas encore parlé à Pascal. Il allait falloir que je le fasse... Un de ces 4!

------ Holding on... Brian - (304) - dim.31.oct.10 ------

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304 - Déception après déception...

Publié le par JaneDo

Dimanche... 31 octobre 2010

On a fait la fête jusqu'au matin et on est rentré sur les rotules, vers les 5h du matin... de l’ancienne heure! Malgré mon plaisir d’être avec Thomas, je n’ai pas voulu dormir chez lui... Pascal serait beaucoup trop prêt et je doute que je puisse me retenir de tenter quelque chose, et ça gâcherait tout avec Thomas...

L’oublier, être heureuse avec quelqu’un d’autre, c’est ce que je voulais... Disons que c’est le rêve que je voulais avoir!

Dès que Thomas m’a déposé à la maison, ne voulant pas être seule face à mes démons, j’ai appelé Brian qui était aussi en train de rentrer et il est passé me chercher. Je me souviens avoir pensé à Thomas; j’aurai voulu dormir dans ses bras, j’aurai peut-être dû accepter sa proposition, je n’aurai pas dû appeler Brian. Je n'aurai pas dû lui demander de passer me prendre, ni aller dormir chez lui. Arf, je faisais des conneries, les unes après les autres!

Brian me connaît vraiment bien, il s’en ait douté et m’a proposé de me déposer chez Thomas. J’ai prétendu qu’il se trompait. Je n’avais pas besoin de lui préciser que je ne voulais pas dormir à 2 pas de Pascal. Brian m’a traitée d’idiote, et m’a raisonné; si je voulais être avec Thomas, je n’avais pas à me préoccuper de Pascal, de plus, il était sûr que Thomas ne demandait que ça. Il avait mille fois raison...

Thomas n’était pas encore couché. Je l’ai appelé et je n’ai pas eu besoin de frapper, il m’attendait. Thomas aimait ce genre de surprise, il ne s’attendait vraiment pas à ce que je change d’avis. Il devait certainement se demander si ce n’était pas un peu pour rendre Pascal jaloux, en me trouvant chez Thomas le lendemain matin, mais il se trompait.

C’est clair que ça m’a fait quelque chose de le voir si heureux, si rassuré, de voir son sourire et l’expression de son visage. Je crois que je tombais amoureuse de lui. J’ai toujours eu un gros faible pour les mecs gentils!

Le lendemain, dimanche, Pascal et Jess s’attendait à ce que Thomas passe prendre le petit déjeuner avec eux, comme il avait souvent l’habitude de le faire. Comme il ne descendait pas, Pascal est monté le chercher.

J’avoue que, d’entendre sa voix m’a causé quelques surssauts cardiaques. Après avoir frappé quelques coups tonitruant à la porte, Pascal était entré, sans attendre de réponse. Thomas a immédiatement enfilé un bas de training et il a filé au salon.

Pascal a deviné que Thomas n'était pas seul et il lui demandé qui c'était mais Thomas n'a pas voulu lui répondre. Je me demande s'il se doutait qu'il s'agissait de moi? Pour une fois, je ne me suis pas levée pour épier leurs conversations à travers la porte. Pour faire taire les battements fous de mon coeur de le savoir si près, j'ai rempli ma tête d'images de Thomas; de ses sourires, de ses attentions, de ces petits gestes adorables dont il avait le secret et qui me comblaient et je me suis rendormie.

Je ne voulais pas qu’on sache que j’étais là, alors heureusement qu’on était dans la chambre. Je pense que si Thomas avait pensé que je voulais simplement rendre Pascal jaloux, il a dû se rendre compte que ce n’était pas le cas. Je crois qu’il s’est senti soulagé de n’avoir pas été utilisé, mais en même temps, je crois qu’il voulait que la planète entière sache. Hum, moi non.

Je suis rentrée en milieu d’après-midi. Je sais, même si j’essayais de me convaincre du contraire, que je voulais être à la maison pour le cas où Pascal aurait l'envi de me voir avant de repartir pour Munich... C’était stupide...

Involontairement, j’ai écouté les bruits de voitures, espérant contre toute attente entendre la sienne. Je surssautais chaque fois que j’entendais des pas dans les escaliers et je collais mon oeil à la porte.

Mais niet, Pascal n’est pas passé...

J'ai même commencé à regretter de n'avoir pas fait irruption dans le salon quant Pascal était passé chez Thomas, au moins, je l'aurai vu, même si ce n'était qu'une minute!!! J’ai attendu, espéré stupidement comme ça jusque vers minuit, refusant l’invitation de Thomas d’aller croquer un truc au resto.

Vers minuit, j’ai déclaré forfait, Pascal devait être en route pour l'Allemagne depuis longtemps... Je me sentais épuisée et triste à mourir. Pour apaiser ma tristesse, j'ai bien failli appeler Pascal, mais je ne l'ai pas fait, parce que je savais que sa femme était à côté de lui. Jess devinerait surement que c'était moi, et si Pascal m'envoyait sur les roses?!?!

Ce soir, c’était le 31, donc la vraie soirée Halloween, et toute l’équipe fêtait ça, moi, je suis restée cloîtrée chez moi... en pleurs, pour ne rien changer.

Pourquoi est-ce qu’il me manquait autant? Pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à l’oublier, ou du moins à me convaincre d’abandonner? Je n'aurai pas dû espérer... Je devais avoir envie de souffrir... Dire qu'il n'avait même pas cherché à me voir? Ni même eu l'idée de dire, au revoir et à la prochaine? Je n'arrivais pas à l'encaisser.

Allez... Demain c’est le jour des morts, je vais symboliquement enterrer mon histoire avec Pascal... Courage ma fille! C’est aussi l’anniversaire de ma meilleure amie, Dani...

------ Déception après déception - (304) - dim.31.oct.10 ------

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303 - Love à sens unique /Halloween - (2/2)

Publié le par JaneDo

Samedi... 30 octobre 2010 - ( 2/2 )

Thomas est arrivé à ce moment là et Brian m’a chuchotté un truc à l’oreille pour qu’immédiatement, je reprenne mes esprits; “si Pascal n’en a rien à foutre de toi, fais en autant”, il a continué en me disant qu’il y avait quelqu’un là qui était prêt à faire n’importe quoi pour m’aider à remonter la pente. Il parlait de Thomas, mais de lui aussi.

Avant de nous laisser, il a dit qu’il allait récupérer Augusta (je crois que c’est le nom de la sud-américaine). Brian l’avait plantée pour passer la soirée avec moi, mais il se sentait un peu de trop avec Thomas et Pascal dans les parages. C’était déjà assez compliqué sans qu’il fasse partie de l’équation.

Incroyable, mais Caro avait, elle aussi, fait le voyage pour passer Halloween avec l’équipe. Ou est-ce parce qu'elle savait que Pascal rentrait pour le week-end? Ca m’a tordu l’estomac et j’ai bu encore un peu plus. Heureusement, quant je bois, je ne me mets pas à chialler comme une cloche, au contraire, je danse, je discute avec tout le monde, je ris beaucoup et je zappe tout ce qui me contrarie. Sauf cette fois, c’était un peu plus difficile de zaper Pascal.

J’ai fait mon possible pour l’éviter, pour ne pas tout le temps regarder dans sa direction, mais j’ai failli tomber à la renverse quant Pascal est venu m’enlever pour danser. J’ai été instantanément sobre. Dès qu’il m’a prise dans ses bras, mon coeur s’est mis à danser une java endiablée, mes jambes ne suivaient plus. On ne s’est pas parlé, juste dansé. J’étais en chaleur, les joues brulantes, j’ai fermé les yeux pour que personne ne puisse voir les émotions qui me traversaient.

Rien qu’à son sourire, j’avais les jambes en cotton, et c’est pas peu dire... Le toucher, sentir son corps tout contre le mien, sentir ses mouvements m’a fait comme une grosse décharge électrique. Je ne sais pas si c’était mon imagination, ou pour éviter que je ne tombe, mais j’avais l’impression qu’il me serrait fort. Je sentais de légères pressions de ses mains autour de ma taille, et afff, sentir sa joue par moment effleurer la mienne me mettait dans tous mes états. J’étais au bord de l’évanouissement.

A peine le disque terminé, j’ai entendu dans le brouillard de ma tête Thomas demander à reprendre le relai. Affff, j’ai été hautement soulagée et je me suis accrochée à lui. Après tout ce que je lui avais fait endurer, il restait adorable et était prêt à venir à mon secours, sans un mot de reproche.

Toute cette gentillesse me troublait et réussissait à gagner mon coeur endolori. De sentir ses cheveux carresser mon visage aussi. Thomas me tenait fermement enfermé entre ses bras. Une grosse vague de tendresse m’a envahie et j’ai mis mes bras autour de son cou.

Il n’était plus le seul à vouloir se rapprocher. J’ai senti des modifications physiques chez lui et ce qui a provoqué les miens. Ca m’a fait rougir encore plus.

J’étais perdue, je ne savais plus où j’en étais. J’ai jeté un coup d’oeil en direction de Pascal et je l’ai vu discuter avec Caro. Sa femme, Jess était près d’eux et j’ai vu qu’il lui tenait la main alors qu’elle discutait avec Barbie et son copain.  Leurs mains formaient comme une corde tendue, les reliant inéxorablement.

Caroline est venue se coller à nous avec sa copine Alexia. Thomas boudait un peu, ça l’énervait de l’entendre me parler de Pascal, de l’Allemagne, etc. Alexia semblait, elle aussi, exédée. Layne est arrivé plus tard avec une autre fille et d’après le regard que lui a lancé Alexia, ils étaient en froid. Elle a passé la soirée à tout faire pour le rendre jaloux en draguant carrément d’autres mecs pour finir par s’embrasser avec l’un d’eux.

Brian est revenu peu après avec Augusta. Apparemment, il n’y avait rien entre eux.Ils s’étaient rencontré dans l’avion, et Brian lui faisait passer du bon temps dans un pays qu’elle ne connaissait pas. Brian restait égal à lui-même, amical avec elle, tendrement amical avec moi, ce qui énervait Thomas.

D’ailleurs Thomas s’arrangeait pour se mettre entre nous quant on s’assayait côte à côte, ou à m’enlever sous un prétexte ou un autre qaunt Brian me passait son bras autour des épaules.  Brian avait remarqué son manège, il n'a pas pu s'empêcher de le taquiner sur le sujet.

A un moment donné, Brian m’a encouragée à continuer comme ça. Apparemment, Pascal l’avait fusillé du regard à 1 ou 2 reprises, donc il ne devait pas être aussi indifférent que ça à ce que je faisais.

Brian avait raison, ça lui faisait les pieds d’avoir mal à son tour, si pour autant c’était vrai. En tous cas, moi, je n’avais rien remarqué, il m’ignorait. C’était vraiment trop bizarre, et un crève coeur de ne l’avoir pas vu pendant plus d’1 mois et d’être au même endroit, sans se parler plus que ça... Chaque fois que je regardais vers Pascal, il était occupé avec d’autres personnes et n’avait pas l’air de s’intéresser à ce que je pouvais bien faire. Il ne regardait jamais dans ma direction, ou il avait sa femme entre les bras, et était souvent en train de lui faire des bisous sur les épaules.

Oui... Je devais m’y faire... c’était fini... je devais tirer un trait, et un gros gros trait!

On a vaguement discuté, en tout de toute la soirée, environ 5mn. C'est peu! Il avait beaucoup plus discuté avec les autres filles, notamment Yumi, Marilou et même Caro. Moi, il me tenait à l’écart et semblait même m’éviter. Ca fait mal...

La tendresse et la gentillesse de Thomas faisait des merveilles, petit à petit, le gros caillou qui m’écrasait la poitrine se faisait plus léger, et je commencais à sourire franchement à ses plaisanteries. Thomas faisait attention à ses faits et gestes, il ne m’a pas embrassée devant tout le monde, mais il m’avait coincée 1 ou 2 fois dans de petits coins discrèts pour m’embrasser. Comme je n’avias pas l’air de comprendre ses intentions, il m’a carrément dit qu’il avait envi de me faire l’amour et qu’il voulait rentrer. Je ne voulais pas rentrer, en plus, on gagnait 1h ce soir, et je me sentais de mieux en mieux, alors je voulais faire la fête.

Après quelques petites tentatives, Thomas a réussi à me chauffer et à m’entraîner jsuqu’à sa voiture... Il avait réussi à me transmettre son envie. Miam, je crois que je l’aime de plus en plus. Il était pressant, affamé, insatiable. C’était presqu’un combat corps à corps. Je ne ressentais plus autant de tristesse après, j’avais retrouvé le sourire. Je me sentais bien. Par contre, une folle envie de le toucher tout le temps, me coller à lui, d'être prêt de lui, sentir sa peau au contact de ses mains. Ouais, je me sens souvent comme ça après; énamourée!!! Thomas semblait heureux aussi, amusé peut-être un peu, il me couvait de son sourire et de son regard de velours.

Après ça, j’ai croisé le regard de Pascal, 2 ou 3 fois, un regard profond, sérieux, énigmatique. Impossible de le lire, de deviner ce qu’il pensait ou ce qu’il savait. J’oubliais qu’il me connaissait bien lui aussi... Mais j’étais heureuse finalement, alors je ne voulais pas me laisser perturber.


------ Love à sens unique & Halloween (1/2) - (303) - sam.30.oct.10 ------

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303 - Love à sens unique /Halloween - (1/2)

Publié le par JaneDo

Samedi... 30 octobre 2010

Oh, le cauchemar... Effondrée, désespérément “in love” avec un type qui n’en avait plus rien à foutre de moi, je suis restée accroupie dans un coin de ma chambre, prostrée. JD était sorti, mais comme un animal blessé, j’avais besoin d’un trou où me cacher, un coin sombre, un endroit que la lumière ne pouvait atteindre. pour expier ma douleur. Je souffrais le martyre.

Comme un enfant buté, je continuais à vouloir ce que je ne pouvais avoir; je voulais Pascal, je le voulais lui, rien que lui, rien d’autre ne pouvait me sortir du gouffre où j’étais tombée.
J’avais mal partout, au dos, à la peau, à la tête sans doute d’avoir trop pleuré. Je faisais tous les pactes du monde avec Dieu et le Diable, je voulais ses bras, je voulais qu’il m’aime toujours, je voulais sentir son odeur, sa peau... J’étais vraiment super mal.

J’étais en train de sombrer et même si j’aurai su nager jusqu'à la lumière, pour aller où? Où est-ce que je pourrais m’enfuir pour que ça ne fasse pas si mal?

Je ne répondais ni au téléphone, ni au sms, ni à la porte, j’avais aussi demandé à JD de ne pas rentrer du week-end. Je voulais être seule avec mon chagrin et ne pas avoir le regard de qui que ce soit se poser sur mon visage bouffi, aux yeux enflés et hagards. Oh, je le voulais si fort, j’avais trop mal.

Je ne pouvais pas continuer comme ça, sinon ce soir, alors qu’il était là, lui, le seul que je voulais vraiment voir, je ne pourrais pas le voir si je ne sors pas de là. Je n’aurai pas le culot de me pointer chez ses copains pour fêter Halloween si j’ignorais tous les appels, et le seul qui pouvait m’emmener près de Pascal, ben c’était Thomas. Il fallait que je me sorte de ce marasme, que je trouve le moyen de dégonfler mes yeux avant ce soir, et pour ça, il fallait surtout que j’arrête de pleurer.

Engourdie, je me suis plongée dans un bain, mis de la musique, et j’ai commencé par me forcer à penser à ma prochaine toile. Heureusement, j’ai un certain contrôle sur mon cerveau, j’arrive à me fermer de certaine chose pour éviter de souffrir. C’était un entraînement que je m'étais imposée quant j’avais à peu près 13ans, ça m’avait aidée à supporter la séparation d’avec mes parents. J’ai passé plus d’1h dans le bain à chanter en parcourant, dans ma tête, les images de ce que je voulais peindre; peut-être plus de rouge, non, ce sera du carmin, j’enlèverai les barreaux dans ma tête pour les poser sur la toile, que je transformerais en cadre de fenêtre à l’arrière plan. Après le bain, j’ai trouvé la force de répondre aux appels reçus, avec une fausse bonne humeur dans la voix. Ça n’y était pas encore, mais ça venait tout doucement.

Thomas, inquiet par mon départ précipité d’hier soir, était passé dans la matinée. Je n’avais rien entendu, je devais être plongée dans un coma réparateur, alors ça l'avait encore plus inquiété. En riant, je lui ai demandé d’arrêter de me traiter comme un bébé, j’étais une grande fille...

Le soir, nerveuse, tremblante, complètement secouée d’impatience, je me suis préparée pour aller rejoindre toute la clique, avec Brian, pour fêter Halloween chez Bruno, un des copain musicien de Thomas et Pascal.

Pascal (et Jess) n’était pas encore là quant je suis arrivée, ce qui m’a permis de me composer une façade, de boire quelques verres et de m’imposer de faire la fête.. C’est en me retrouvant face à Thomas que j’ai réalisé lui avoir fait du mal. Égocentrique, je n’avais pas eu la présence d’esprit de l’appeler, pour lui dire que je venais avec Brian, et le pauvre avait attendu mon appel. Monstrueux! J’avais fait mes petits projets en ne pensant qu’à ma petite personne. On formait une équipe un peu étrange; Brian, la sud américaine, Thomas et moi. Les relations entre nous étaient rempli de non-dits.

J’étais habillée en vampire-rasta rousse!! Thomas faisait un vampire tout à fait crédible, Brian avait adopté le costume d’un magicien maléfique tout à fait honorable. Brian a tout de suite senti que Thomas voulait être seul avec moi, alors il s’est un peu éloigné, le temps de nous laisser discuter. Je me suis excusée d’avoir été sans cœur, j’ai prétexté un stress dû à quelques petits problèmes familiaux. Thomas a fait semblant de me croire.

J’ai eu la chair de poule quant Pascal est arrivé, affublé de sa femme. La rage, celle-ci avait l’air absolument extatique au bras de “son” mari. Elle portait une tenu de fée dans des couleurs pastels. Inutile de dire que je me sentais à nouveau au bord de la crise de larmes de le voir. Il était toujours aussi craquant. Si seulement il avait pu "mochir" pendant la nuit, être couvert de boutons, ou encore avoir l'air d'un de ces machos à la con... Il était tout souriant et avait l'air heureux., et en tous cas, ce n'était pas grace à moi.

Tout le monde arborait des couleurs sombres ou soutenus, Jess, elle, avait choisi de sortir du lot et de se faire remarquer on dirait! Je m’attendais à voir apparaître Ethan, mais apparemment, il n’avait pas fait le voyage pour faire la fête avec nous. Pascal avait l’allure d’un prince de la nuit, il était sexy au possible. J’ai tout de suite senti le regard de Thomas épier mes réactions. Ciel, ce soir du moins, je devais éviter d’avoir le regard attiré vers Pascal, sinon je n’allais pas tarder à fondre en larmes comme une mauviette. Mais je ne pouvais pas contrôler mes réactions et presque immédiatement les larmes ont commencés à me piquer les yeux. Aussitôt un bras m’a happée et entraînée de force dehors, loin du regard de tous. C’était Brian, lui, qui me connaissait si bien.

Dehors, gentiment, il m’a secouée en me disant de ne pas pleurer, j’aurai l’air ridicule, qu’il fallait que je retrouve mon orgueil et que je me reprenne. Il m’a obligée à lui faire un sourire. Le fait que Brian me secoue et m’empêche de me lamenter sur mon sort m’a fait du bien, j'ai fait une timide tentative. Ensuite, il m’a serrée dans ses bras assez fort pour que j’ai l’impression qu’il tentait de me briser les os, pour qu’enfin je sorte de ma folie.

------ Love à sens unique /Halloween (1/2) - (303) - sam.30.oct.10 ------

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302 - Pascal? Ici? Je suis foutue!

Publié le par JaneDo

Vendredi... 29 octobre 2010;

Je suis retombée amoureuse de lui instantanément... OMG! Je suis fichue!!! (OMG = Oh My God = Oh Mon Dieu). Je l’ai presque qu’immédiatement repéré, impossible de ne pas reconnaître son allure nonchalante, ses larges épaules, son menton carré, sa manière de pencher la tête. Debout, les bras croisés devant lui, appuyé contre le pilonne du bar, il écoutait en souriant Paul lui raconter Dieu sait quoi. Mon cœur a fait “boum-boum-boum” dans tous les sens, j’ai perdu tous mes moyens. Je suis restée tétanisée, bloquée au milieu du passage, les yeux écarquillées essayant de ne pas tomber dans les pommes. Pascal m’a fait un petit signe de tête en souriant... Ciel, je suis toujours éperdument amoureuse de lui... Quelle horreur!

Qu’est-ce qu’il faisait là? Ou est-ce que c’était mon imagination? J’avais la berlue ou quoi?

Pourtant, dans ma tête, une voix me criait de mettre 1 pieds devant l’autre et d’avancer, parce que je devais avoir l’air complètement crétine là au milieu. L’enfer! Mes jambes ne voulaient plus me porter, faire un pas de plus semblait impossible. Et pourtant, j’avais envie de courir lui sauter dans les bras.

C’est à ce moment là que j’ai vu Jess. Enfin, disons que c’était juste une tête flou qui me faisait un signe de la main, je ne voyais que Pascal.! Il a fallu quelques petites secondes avant que mon cerveau ne fasse la connexion. J’avais même oublié où j’étais, oublié Thomas qui avait certainement remarqué ma réaction. Petit à petit, la vision m’est revenu et j’ai remarqué aussi le sourire ironique de Layne, puis Paul, etc.

Et Thomas... Mon pauvre chéri... Le pli amer de sa bouche m’a fait comprendre qu’il avait vu ma réaction et ça lui faisait mal. J’ai cherché son regard pour exprimer mon regret, mais il a détourné les yeux. Mes pieds n’arrivaient toujours pas à me conduire plus près, alors j’ai fait marche arrière. Pour m’échapper et me donner le temps de reprendre mon souffle, j'ai pris la fuite pour me cacher aux WC.

Je m’étais rendue ridicule et le pire est que tout le monde l’avait remarqué! Quelle honte!

Après un temps interminable, à trembler, transpirer, à me ronger les ongles, essayer en sorte que mes jambes arrêtent de faire les claquettes, je suis sortie des toilettes, Thomas m’attendait!
De le voir, j’ai pris un coup de fard direct, pourtant, j’avais eu le temps de me calmer, puis j'ai été gagnée d’impatience d’aller rejoindre le groupe... parce que Pascal y était... Je ne l’avais pas vu depuis presque 1 mois! 1 mois... Ça avait été long, interminable, mon cœur était en manque d'amour...

Je tremblais sans pouvoir me contrôler; j’étais toujours amoureuse de lui, j’étais retombée amoureuse de lui au 1er coup d’œil... C’était pourtant un peu différent, parce que ce n’était pas que cette fois, ce n’était pas que d’un sourire et de son beau regard vert, non, je connaissais la douceur de ses lèvres, la tendresse de ses câlins, la sensation de son corps... Arf, j’étais cuite! Et moi qui croyait avoir réussi à me blaser, à presque l'oublier!!! Que j'avais arrêté d'espérer en vain...

Pascal m’a fait la bise... Il avait passé un bras autour de ma taille... Huh, j’avais envie de me coller à lui, mais je n’ai pas osé. Le contact de sa peau m’a électrisée, ses lèvres sur ma joue, au coin de mes lèvres... Afff, 1cm de plus... J’aurai tellement voulu! Après la bise, il m’a serrée contre lui quelques secondes, très fort, j’avais fermé les yeux. J’aurai voulu rester comme ça jusqu’à la fin de ma vie...

Il m’a fait un petit sourire perso en se détachant pour se tourner vers sa femme. Elle m’avait fait la bise avant lui, mais j’avais les yeux braqués sur Pascal, je m’en rappelle vaguement. J’ai vu Pascal lui passer le bras autour de la taille et la jalousie m’a dévorée. Je ne m’étais pas rendue compte non plus que Thomas était à mes côtés et avait lui aussi passé le bras autour de moi pour me guider à un des tabourets du bar. Je me suis assise. Pfffoui, heureusement, j’avais les jambes en compote.

Le reste de la soirée, bof, rien, Pascal ne faisait pas spécialement attention à moi. Il ne regardait jamais dans ma direction. J’étais attaquée de mutisme, je n’arrivais pas vraiment à suivre les discussions, trop obnubilé par sa présence à moins d'1m. Mon cœur continuait à battre la chamade, j’étais en chaleur. J’avais toujours les joues en feu et du mal à détacher mon regard de lui.

Maintenant, je me rends compte que j’avais oublié tout ce qui m’entourait. Je ne faisais ni attention à Thomas, ni à ceux qui m’entouraient. J’avais les palpitations, j’étais en manque!

Pascal était si beau, si grand, si... Je regardais son poignet et l’allure que donnait sa montre bracelet en cuir brun, ses cheveux avaient poussés, son rire... God, j’avais les poils au garde à vous. J’espérais avoir l’occasion de le voir seul à seul.

  • Babe, you're drooling... (drooling = Tu baves!)

C’est ce que Thomas m’a chuchoté à l’oreille!!! Glups, j’aurai dû me réveiller là, mais même pas. Je me suis efforcée de ne pas trop fixer Pascal, mais invariablement mon regard se reportait sur lui. C’était lamentable, mais je n’arrivais plus à fonctionner.

Pascal s’en est rendu compte, il m’a fait un petit clin d’oeil, lancé un gentil sourire, et il a continué sa discussion comme si de rien n’était. J’étais dépitée, je voulais lui parler, respirer l’air du cm qui l’entourait, sentir la chaleur de ses mains, je voulais coller mes yeux dans les siennes... Pfff d’accord, j’étais en mode-débile, je m’en rend compte maintenant. J’ai tout fait, comme de petites escapades dehors, ou loin du groupe en espérant qu’il me suive, une fois, deux fois, niet. La 3ème, j’avais presque baissé les bras, mais je ne pouvais pas ne pas tout tenter jusqu’à la dernière seconde, et enfin là, il a dû piger le truc, il est sorti du bar fumer une clope aussi. Je me suis mise à trembler comme une feuille, j’avais tellement de trucs à lui dire, tellement de choses à lui demander...

Heureusement, qu'il faisait froid, donc ça pouvait donner l’impression que je frissonnais de froid. Rien que son petit sourire m’a mise en transe... Je suis vraiment débile!

Après les habituels; “Tu va bien... et toi...”, je me suis lancée carrément à lui demander s’il était heureux en Allemagne? Si les choses allaient bien avec Jess? Oui, il allait bien, il commençait à apprécier le changement, Jess et lui s’était beaucoup rapproché. Il commençait à s’habituer à Munich. Ça m’a coupé les pattes! On a pas pu approfondir la discussion parce que Thomas est sorti nous interrompre. Pascal nous a raconté ses 1ers contacts, ses nouveaux collègues, les 1ères ballades avec Jess dans les environs, sans mentionner qu’on avait tous les 2 déjà fait le tour ensemble.

Thomas a participé à la conversation tout en m’observant attentivement, il ne souriait pas, et avait l’air un peu coincé, ou plutôt un peu triste!

Jess a pointé le bout de son nez, Pascal lui a dit de ne pas rester dehors sans veste, il faisait trop froid, ce n’était pas bien pour elle.  Après avoir baragouiné qu'il nous retrouverait dedans, Pascal l'a entourée d'un bras protecteur et ils sont rentré et je me suis retrouvée seule avec Thomas. Prostrée, j'enviais Jess, j'étais jalouse aussi, je le voulais à moi toute seule :(

Thomas ne disait rien, mais il n’en pensait pas moins. Je crois qu’il trouvait prudent de ne pas aborder la question, sachant parfaitement à quoi s'attendre. C’était malin, parce que j’espérais que ce soit lui qui lance le sujet, ça m’aurait arrangé. Vu la présence de Pascal, je voulais mettre de la distance entre Thomas et moi... C'était moche!

Au lieu de ça, Thomas m’a parlé de la soirée de Halloween, de demain soir. Pour une fois, ce n'était pas lui qui organisait, ses potes de musiques faisait ça chez l’un d’eux. C’était tous des musiciens, donc il jouerait certainement. La soirée commençait à partir de 19h, etc... Je l’écoutais d’une oreille, tout ce que je voulais, c’était retourner à l’intérieur... A l'intérieur, il y avait Pascal, c''était la seule chose à laquelle j'arrivais à penser!!! Je voulais être près de lui!

Alors qu’on s’était décidé à rentrer, Pascal et Jess sont sortis, bras-dessus, bras-dessous; ils rentraient, Jess était fatiguée...

La soirée n’avait plus aucun intérêt pour moi, mon enthousiasme est retombé comme un soufflet, moi aussi je voulais rentrer!

Thomas pensait que j’allais accepter de dormir chez lui... Il est fou? Avec Pascal juste en dessous? Certainement pas!

Je n’aurai qu’une envie, ce serait de descendre les marches pour aller vers Pascal... Non, je préférais rentrer chez moi. Je savais bien que je passerais la nuit à pleurer... ou à me planquer dans les buissons, même si j’allais peler de froid et même si Pascal et Jess étaient surement déjà couché!!! Pour ne pas montrer que j’allais courir après Pascal, je suis restée 1/2, en faisant semblant de m’amuser, mais à l’expression de Thomas, j'ai compris qu'il savait déjà que j'allais le planter là, le laisser tomber, je ne voulais pas le faire, mais c'était plus fort que moi.

J’ai foncé chez Pascal, et comme je m’y attendais, Jess et lui se préparaient à se coucher. C’est vrai qu’ils avaient l’air plus proche qu’auparavant, et j’avoue que ça me brisait le cœur.

Est-ce qu'il ne pensait plus à moi? Comment pouvait-il la prendre aussi tendrement dans ses bras? J’avais la folle envie d’aller pleurer sur les épaules à Brian, mais avec le fol espoir que peut-être Pascal viendrait chez moi, je suis rentrée la queue entre les jambes. Et si Pascal ne m'aimait plus? Comment peut-on ne plus aimer? Ça semblait si facile pour lui, pourquoi pas pour moi? Je n'en menais pas large, j'étais triste, déprimée, raplapla...

Thomas a essayé de m’appeler, je ne pouvais pas répondre, j’étais en larmes. Plantée derrière la fenêtre de la chambre, la tête appuyée contre la vitre, je regardais dans la ruelle sombre et déserte, dans l’espoir de voir la silhouette de Pascal se pointer à l’horizon. Niet, il n’est pas venu.

Penser que Jess dormait contre lui, qu’elle profitait de la chaleur de ses bras suffisait à me déprimer encore plus...

Je l’ai attendu jusque vers les 7h du matin... Ce n’est qu’en apercevant JD parquer devant la maison que j’ai filé dans ma chambre et j’ai pleuré en silence jusqu’à ce que je finisse par m’endormir d’épuisement... Pascal n’était pas venu... Il m’avait oublié?

------ Pascal? Ici? - (302) - ven.29.oct.10 ------

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301 - Est-ce que je tombe amoureuse de Thomas?

Publié le par JaneDo

28 oct 2010... Jeudi, j’ai passé l’après-midi avec Rozanna. Pour elle, c’était une journée loin de son train-train habituel et de sa famille. Elle avait besoin d’un bol d’air. On a traîné dans les boutiques, mangé dehors avant de retourner chez moi traîner le reste de l’après-midi à parler de ses problèmes de couples.

Rozanna a voulu savoir ce qui se passait de mon côté. Je lui ai raconté en gros. Je lui ai aussi confié que Thomas était un peu trop bavard dans les moments intimes, avant je n’aimais pas ça, mais que c’était aussi adorable. Il était toujours à me demander si ça allait, s’il ne me faisait pas mal, si j’allais bien, s’il n’était pas trop brusque, etc, etc. Il passait des heures à me faire des câlins, des bisous partout, il était un peu trop porté sur le sexe.

Il y avait des moments où je me demandais s’il n’essayait pas de me manipuler pour obtenir ce qu’il voulait. Je pensais ça, parce que si je suis en train de dormir, il se mettra à me faire des bisous, gentiment peut-être, mais c’était souvent pour me réveiller pour me sauter dessus. A la longue, ça risquait de m’agacer. Je n’étais pas très juste, parce que je connais quelqu’un qui avait parfois fait la même chose et ça ne m’avait pas agacée du tout, je n’avais pas non plus commencer à m’imaginer qu’il essayait de me diriger!!!

Glups, je n’aurai peut-être pas dû parler de ça, le mari de Rozanna n’était pas très câlins, d’ailleurs il ne l’avait pas touchée depuis des lustres et elle s’en plaignait. Ça me faisait mal au cœur pour elle. Il y avait tellement de mecs qui n’étaient pas à la hauteur et qui le cachait en jetant la culpabilité de leur nullité sur leur femme. J’avais de la chance d’être toujours tombée sur des mecs supers et aussi toujours sur des types portés sur la chose. En regardant Rozanna, je voyais sa souffrance, j’ai donc décidé de faire un effort pour que mes partenaires ne s’en rendent pas compte. Je n'ai rien osé lui demander à propos de son divorce.

Le soir, je n’étais pas pressée de sortir, en fait, je n’en avais aucune envie, parce que c’était le week-end de Halloween et je savais qu’on allait passer le week-end à faire la fête, donc je voulais me préserver et me reposer. Mais je ne voulais pas faire faux-bond à Thomas, ça le rendrait sans doute triste.

En fait, je me sentais un peu coupable, parce que Brian m’avait proposé de sortir avec lui et après lui avoir dit “oui”, j’ai dû annuler, mal à l’aise à l’idée que je risquais de tomber sur Thomas à qui j’avais dit ne pas vouloir sortir. Avec Brian, on a donc décidé de sortir chacun de son côté et de se retrouver chez lui plus tard. Là aussi, j’ai très vite réalisé que je ne pourrais sans doute pas aller rejoindre Brian.

Si je voulais voir Brian, c’était parce que j’avais tellement insisté pour qu’il vienne en Suisse, que je me sentais obligée d’être toujours à disposition, mais j’avais envie de voir Thomas. J’aimais de plus en plus être avec lui. Ça m’a fait plaisir de m’en rendre compte, il commençait à me coller à la peau ;)

Pourtant, je faisais attention qu’il ne m’embrasse pas devant les autres ou me prenne trop souvent par la main, mais j’aimais le contact de ses mains, j’aimais sa façon de me mettre la main sur son cœur ou de me faire des bisous sur la main. Thomas me traitait comme sa petite amie, ça me faisait plaisir, mais m’embarrassait un peu devant les autres, alors même si j’étais très câline, je faisais en sorte que ça reste amicale.

J’ai traîner chez moi, vu que JD n’était pas là, avant d’aller rejoindre Thomas. Pour éviter de prendre ma voiture, dès que JD est rentré vers 23h, je l’ai emmerdé pour qu’il me dépose au Tiger. Hihihi.

Quant je suis entrée dans le bar, j’ai tout de suite repéré Thomas et ses copains. C’était pas dur, on se mettait toujours dans le même coin. Thomas m’a fait un grand sourire. Il était content de me voir arriver. Après avoir salué quelques amis ça et là, j’ai été directement vers lui, enfiler ma main dans la sienne. Glups, mon cœur battait anormalement vite. Re-glups, je crois bien que je rougissais parce que je sentais des picotements sur les joues et mes oreilles étaient en feu.

C’est fou comme je me sens bien avec Thomas! Hallucinant!

Je me suis mise à l’observer... Dingue, j’aimais le regarder discuter avec ses potes, j’aimais sa façon de sourire, je crois bien que j’aimais aussi le timbre de sa voix, ce qui m’a fait penser à des moments où sa voix se faisait plus douce, se transformait en murmure... Glups, mes oreilles étaient surement écarlate et je devais avoir carrément rougi. Thomas a dû le remarquer aussi. Ça n’a fait qu’empirer quant il m’a passé le bras autour de la taille en me serrant contre lui.

  • Jane, ça va?

Le petit rouquin que je détestais était là ce soir et il nous regardait de ses petits yeux porcins avec un petit sourire vicieux. Je m’attendais à une remarque déplacée de sa part, mentalement je m’y suis préparée, mais rien. Ouf. Mais j’ai été tendue toute la soirée et je ne me suis détendue que dans la voiture en quittant le bar.

Les copains à Thomas l’ont un peu astiqué parce que d’habitude, il sortait avec eux en boîte un moment, mais depuis quelque temps, il rentrait sagement à la maison. Je comprenais très bien ce que sous-entendait ses potes. Si j’avais pris ma voiture, je l’aurai encouragé à rester et je serais rentrée en 1er, ça ne m’aurait vraiment pas dérangée.


------ Est-ce que je tombe amoureuse de Thomas?? - (301) - jeu.28.oct.10 ------

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300 - Ce qui me fait l'aimer ;)

Publié le par JaneDo

27 oct 2010 - Mercredi, Brian et moi avons traîné au lit jusqu’à midi. On avait tellement de choses à se raconter, on parlait à bâton rompu. Brian m’a transmis les salutations de sa sœur, Michelle. Elle était un peu surprise de la nature de nos relations. Il m’a aussi donné son email et son ID FaceBook. Brian m’a raconter toutes ses frasques et moi les miennes.

Brian était un peu choqué que je sois tombée dans les bras de Thomas. Étant un mec, Brian m’a dit que Pascal risquait de très mal le prendre, et avec ça, j’avais gâché toutes mes chances avec Pascal, d’autant plus que Thomas était plus que son meilleur ami, son cousin et presque son frère. Mais bon, pour me rassurer, Brian me dit qu’après tout, Pascal était marié et avait un bébé en route, donc il ne peut pas franchement m’en vouloir d’essayer de refaire ma vie. Ce n’était pas si rassurant, ça m’a un peu sonné. Brian se demandait si je ne cherchais pas, avec Thomas, à rester proche d’une certaine façon avec Pascal? Glups, peut-être...

L’après-midi, je suis rentrée, le soir Brian avait un truc avec Aaron et ses potes, question de fêter son retour.
.. Tant mieux, parce que Thomas me harcelait de messages et de coups de fils et se demandait surement où j’avais passé!

Il avait un match, alors pour lui faire plaisir et pour faire amende honorable, j’ai été le voir. Thomas m’a presque immédiatement repérée dans la salle. Vania m’avait accompagnée, ça nous donnait l’occasion de nous voir et papoter un peu.

Thomas a fait sa tête de bébé pour que j’accepte de passer la nuit chez lui. Arf, je ne voulais pas, parce que j’avais envie de passer aussi un peu de temps chez moi, j’avais l’impression d’être une SDF, en plus c’était le début de semaine, et d’habitude, je le passe chez moi, alors je ne voulais pas. Dans la voiture, en allant chez lui, je lui ai dit qu’il fallait qu’on parle! Glups, pour casser l’ambiance, y avait pas mieux!

  • Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à quelque chose du genre depuis quelque temps!

Avant de parler de ce qui me préoccupait, je lui ai reproché d’être un peu trop sur mon dos, je n’avais pas aimé sa manière de me harceler ces derniers 48h. Les choses allaient trop vite, j’ai essayé d’être rassurante en lui expliquant que ce n’était pas à cause de lui, ou même de moi, mais c’était vis-à-vis des autres, et peut-être aussi vis-à-vis de Pascal.

Thomas m’a dit qu’il savait très bien que je pensais encore souvent à Pascal, il avait conscience que je tenais toujours à lui. Ça me faisait de la peine de lui faire ça, mais je ne pouvais pas contrôler mes sentiments. On a roulé en silence pendant un moment après qu’il ait mentionné que “il faut qu’on parle” était toujours comme ça que commençait le début de la fin.

  • Tu l’aime toujours, n’est-ce pas?

Glups, je ne crois que je n’avais pas besoin de répondre à ça. D’ailleurs, il s’est tout de suite repris et m’a demandé de ne pas répondre.

  • Le fait de ne pas répondre, est une réponse criante... Est-ce que tu m’aime... un peu?
  • Thomas... Tu sais bien que oui... Je t’aime! N'interprète pas tout de travers voyons!
  • Mais tu m’aime moins que lui? Je veux dire... Non rien... Ne réponds pas à ça!

Après encore un silence à couper au couteau, Thomas m’a dit qu’il savait très bien que j’aimais toujours Pascal, que ça ne disparaît pas du jour au lendemain, mais qu’il espérait au moins que pendant ces 3 mois, que son fantôme ne plane pas sur nous.

S’il avait été emmerdant à me harceler au téléphone, il n’avait pas beaucoup de temps, il se doutait que dès le retour de Pascal, je le quitterais, alors il avait juste envi de profiter de passer le plus de temps possible avec moi. Il avait attendu longtemps, il espérait que peut-être que je finirais par l’aimer autant que j'aimais Pascal, sinon plus.

Thomas a tenté maladroitement de savoir où j’étais le soir d’avant. J’aurai pu ne rien lui dire, en même temps, je trouvais touchant son envie de passer plus de temps ensemble. J’ai essayé de lui expliquer que j’aimais mes début de semaines pour faire mes trucs, je ne pouvais pas passer tout mon temps avec lui, mais que c’était adorable. Sa bouche boudeuse m’a donné envie de lui faire un gros câlin. Je me suis abstenue, parce que je savais qu’il essayerait de me convaincre encore de passer la nuit chez lui. Je n’avais pas le courage de lui parler non plus, mais je lui ai dit que j’étais avec Brian et que j’avais passé la nuit chez lui. J’ai vu que Thomas a serré les dents, mais il n’a rien osé demander.

Il m’a déposé chez moi avec une mine de chien battu. Il n’avait pas envi de me laisser rentrer et continuait à parler. On a passé 1h dans la voiture devant la maison. Je l’adorais, mais je ne voulais pas lui donner la mauvaise habitude de faire ce qu’il voulait et d’être tous les jours avec lui, je savais que je ne tiendrais pas longtemps sans péter un câble. Après tous ses petits câlins, j’avais de la peine à résister à l’envie d’aller chez lui.

Je rêvais d’un bon bain, mais en trouvant JD affalé sur MON canapé, en caleçon, les pieds nus posés sur le bras de mon fauteuil, j’ai failli faire une petite crise d’apoplexie. Je lui ai demandé d’avoir la gentillesse de mettre des chaussettes avant de poser les pieds sur des endroits où on risquait de poser sa tête et de s’habiller un peu, je n’aimais pas trouver un mec presque à poil en rentrant. J’ai omis le “chez moi” à la fin, sinon je crois que je l’aurais aboyé.

Arhhh, je crois que j’étais mal à cause de Thomas... Je crois que je lui rendais les choses difficiles, que je le faisais souffrir et ça me faisait de la peine. J’étais pas bien.

Une fois JD habillé, on s’est fait un petit truc à manger. Enfin, j’ai fait à manger et il a tout englouti en 2 temps, 3 mouvements. Il avait la dalle, mais l’idée de se faire à manger, ça, il n’y avait pas pensé. La moue déçue de Thomas continuait à me travailler. On avait fini de manger quant Thomas a rappelé; il était rentré et s’ennuyait. D’une voix triste, Thomas m’a demandé s’il pouvait venir dormir chez moi. J’ai refusé, JD était là et je ne voulais pas qu’il mette son nez dans ma vie privée. On a bavardé une petite 1/2h, avant de se dire “bonne nuit”.

Hum!!! Il me manquait... j'ai filé chez lui...

Thomas était couché sur le canapé à regarder la télé, au lieu d’être dans son lit à dormir. Il a été si heureux de me voir devant sa porte en training, que je me suis sentie amoureuse. Je lui ai avoué que finalement, il me manquait, que j’avais failli accepté plus tôt de venir, mais je ne voulais pas lui donner de mauvaises habitudes. Le sourire de Thomas restait scotché à son visage. Il était content, content que je sois venue, contente de me manquer.

J’aime son sourire joyeux, sa façon de me prendre dans ses bras et de me couvrir de bisous dans tous les sens, de me dire sans arrêt qu’il m’aime, ça me fait l’aimer aussi. J’aime aussi sa façon de me faire l’amour. Thomas est tendre et câlin, très patient, compréhensif avec moi, je l’aime :)

* * * * *

------ Ce qui me fait l’aimer - (300) - mer.27.oct.10 -----

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