Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

334 - Après une rupture...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 30 novembre 2010

Me retrouver coincée parce que mon ex veut une autre chance et que le nouveau petit copain ne mérite pas que je le laisse tomber pour un ex qui a pourtant voulu tout casser, c’est une des raison pour laquelle, je ne me lance jamais dans une nouvelle relation aussi rapidement après une rupture...

Je ne voulais pas faire de la peine à Thomas, parce que je l’adore, mais je ne voulais pas perdre Pascal, parce que je l’aime...

J’ai mal dormi... J’ai donc pris une décision, que je trouvais même débile au moment où je l’ai prise... J’ai décidé d’aller à Munich. Il me fallait parler à Pascal... Comme il m’avait annoncé qu’il ne viendrait pas le week-end prochain, j’avais besoin de le voir. Je dois savoir où j’en suis avant de réussir à tout gâcher avec Thomas!

Après notre discussion d’hier, Thomas ne m’a pas appelée aujourd’hui. Depuis qu’on était, en quelque sorte ensemble, il m’appelait tous les jours, même 2 ou 3 fois par jour!!! Effectivement, de lui avoir rappelé que je ne sortais pas vraiment avec lui a dû le refroidir!

A mesure que l’heure de mon train approchait, je paniquais... Et après avoir fait tous ces kilomètres, et si Pascal ne voulait pas me voir? Pourtant, je ne voulais pas l’avertir de mon arrivée. Après coup, je me demande bien pourquoi? J’ai failli remettre au lendemain mon petit voyage de mise au clair, mais je voulais aussi être de retour jeudi, alors je n’avais pas tellement le choix.

Puis non, je ne pouvais pas y aller, c’était la soirée d’anniversaire de ma nièce et de mon frère, impossible de m’absenter! J’ai donc reporté mon départ au lendemain... Après tout, ça me laissait plus de temps.

Demain, quoi qu’il arrive, je serais à Munich!

------ Après une rupture - (334) - mar.30.nov.10 ------

Partager cet article
Repost0

Publicité

333 - Equilibrium

Publié le par JaneDo

Lundi.... 29 nov 2010

Le soir, malgré le temps atroce et neigeux, j’ai pris le risque d’aller chez ma frangine, ensuite de passer chez Brian. Il rentrait au États-Unis pour passer Noël avec sa famille, alors je voulais profiter au maximum de son temps ici. Sur le chemin pour me rendre chez Brian, j’ai remarqué que Thomas me suivait. Je me demande bien depuis combien de temps?? Difficile de ne pas remarquer son 4x4, il n’y avait pas grand monde sur les routes.

J’ai fait demi-tour et je suis rentrée après avoir averti Brian. 5mn après être arrivée chez moi, Brian est venu sonner. Hum, pas possible de discuter devant JD. C’est nul de ne pas pouvoir être seule et tranquille chez moi, pfff. J’ai donc accepté d’aller chez lui et j’ai dû laisser ma voiture à la maison.

Ce n’était pas ce soir que je pourrais voir Brian, ni demain d’ailleurs, j’avais l’anniversaire de ma nièce!

Thomas m’a cuisiné dans tous les sens, je lui ai répété encore, et encore qu’il ne s’était rien passé. Pour finir, j’ai un tout petit peu pété les plombs et je lui ai dit que j’étais célibataire après tout, que j’avais le droit de voir qui je voulais, et que s’il s’était passé quelque chose, ça me regardait et je ne vois pas pourquoi je ne lui le dirait pas, parce qu’il est un ami! Glups, je lui ai fais de la peine, mais j’étais contente d’avoir mis les choses au clair.

J’étais triste  parce que je l’adore Thomas, je suis super bien avec lui, c'était vraiment un mec super chouette... mais j’étais contente d’avoir mis les choses au clair. J’avais le droit de faire ce qui me chante, de voir qui je voulais.

Thomas était furax. Je crois que je ne l’avais jamais vu si en colère. Ce n’était pas juste la colère, la déception aussi faisait partie du mix. Il a pesté, essayé de me faire changer d’avis, me faire adopter son poing de vue, et m’a même traitée d’idiote d’être aussi accrochée à un type qui ne voulait plus de moi. Puis, il s’est effondré, s’est radouci, et m’a suppliée de rester avec lui, de passer la nuit chez lui. Il voulait que rien ne change entre nous.

Encore un fois, et il m’a promis que c’était la dernière fois, il m’a redemandé et a voulu que je lui jure que je n’avais pas couché avec Pascal. Je n’ai eu aucun scrupule à le jurer, c’était vrai.

Thomas m’a prise dans ses bras. Je crois qu’il était épuisé par toute la tension qu’il s’était infligé tout le week-end et je crois qu’il avait besoin d’être rassuré et cajolé. Il n’y a pas à dire, mais faire l’amour sera toujours le plus vieux truc de monde pour consoler un homme!!! Waouh, et j’aime faire l’amour avec lui! Rassuré, il s’est enfin endormi comme un bébé. J’étais emprisonnée dans ses bras, impossible de me libérer, mais ce n’était pas grave, sa présence me rassurait. Oui, je me sentais en sécurité, protégée par son amour et sa présence.

Il y avait une chose qui me perturbait quand même... Pascal... Qu’est-ce que j’allais faire?

------ Equilibrium - (333) - lun.29.nov.10 ------
 

Partager cet article
Repost0

332 - Chaud.. Chaud..

Publié le par JaneDo

Dimanche - 28 nov. 2010...

Ciel, c’était dur de dormir ensemble! Difficile pour moi de ne pas le toucher ou d'avoir envie de plus... Mais je n’étais pas la seule, c’était dur pour Pascal aussi. Et tant mieux!

On a beaucoup discuté. Pour une fois, Pascal m’a raconté ce qu’il avait ressenti quant il a su que Jess lui avait menti pendant tous ces mois. Ça l’avait déboussolé de n’avoir rien remarqué, d’avoir avalé son mensonge sans sourcillé.

Pascal a reconnu lui en avoir beaucoup voulu, parce qu’il imaginait ce qu’il m’avait fait subir. Il ne voulait plus que ça arrive, pour ça, il ne voulait plus s’engager dans quoi que ce soit, avant d’en avoir fini avec ce mariage, qui commençait sérieusement à lui peser.

J’ai voulu protester, mais j’ai préféré me taire.

J’ai osé lui demander ce qu'il avait voulu dire avec le message; Munich Love’s U. Pascal a souri en plongeant ses beaux yeux verts dans les miens.

Ok! Il n’avait pas besoin de me répondre, c’était bien ce que je pensais. Pascal avait pris ma main et jouait avec mes doigts. Ce que j’avais envie de passer les mains dans ses cheveux, de l’embrasser, me noyer dans ses bras... Arf. Je me suis retenue. Un geste de trop et Pascal passera son temps à m’éviter par la suite!

J'ai aussi appris qu'il n'avait pas touchée Jess depuis qu'il avait commis l'irréparable. Caro ne s'était pas gênée pour lui dire que Jess espérait probablement tomber enceinte par la suite, et que c'était pour ça qu'elle avait prétendue être enceinte aussi longtemps. Pascal m'a demandé si je le pensais aussi, et je lui ai dit que oui. Mais, peut-être que ce n'était pas à moi de le lui dire? Bah, et pourquoi pas! C'est clair que je le pensais sincèrement!

C’est lui qui m’a embrassé en 1er. Je blablatais gaiement, lui racontant mes frasques avec mes copines et familiales, et tout à coup, il m’a embrassée. Afff... encore... Son baiser m’a coupé le souffle et regonflé tous mes espoirs. Je ne l’avais pas complètement perdu? J’adore quant il me prend au dépourvu. Après je ne savais même plus de quoi je parlais. Afff, j’ai cru que mon cœur s’arrêtait net. Man... je l’aime!

Pascal s’est précipitamment excusé et s’est levé pour me proposer quelque chose à boire. Glups. J’avais peur que ce soit trop, qu’il ait envi que je m’en aille. C’était un peu plus de 3h du matin, alors je me suis décidée à partir.

A la porte, il m’a pris la main et m’a fait la bise. Arf, la bise quant on aime, c’est vraiment pas assez... Pascal ne me lâchait pas la main. Après une petite hésitation, il m’a encore serrée dans ses bras. Il me tenait toujours la main et je ne voulais pas la retirer. Je ne voulais pas qu’il pense que son baiser m’avait fait fuir, ou me donnait envie de le fuir.

  • Reste... STP...

Pas besoin de me le demander 2 fois!!! Pascal avait demander ça dans un souffle sans me regarder, ses yeux étaient rivés sur nos mains. Puis il a levé ses yeux que j’aime tant, et je n’ai pas su quoi répondre. Je savais que ça avait dû lui couter de me demander de rester. Dangereux aussi. On a pas eu à se dire qu’il ne se passera rien, on se comprenait sans avoir besoin de parler.

J’avais le cœur en fête, je crois qu’il m’aime toujours...

Un T-shirt, ce n’était pas assez pour m’empêcher ma main de se promener sur lui, de le toucher. J’aime trop son odeur, j’aime poser ma joue contre sa peau. Pascal a fini par attraper ma main baladeuse pour arrêter la promenade de mes doigts sur son torse. Son bisou sur la main m’a fait frisonner de la tête aux pieds. Il a dit à plusieurs reprises qu’il était peut-être préférable que je rentre chez moi, mais en même temps, il n’avait pas envi de me laisser partir, alors je suis restée.

C’était l'enfer d’éviter d’aller trop loin ou de s’embrasser. Pascal m’embrassait partout; la tête, les épaules, les bras, les mains, mais pas mes lèvres qui ne demandaient que ça. J’étais contente que ce soit difficile pour lui, comme ça l’était pour moi. Il avait chaud. J’avais chaud.

On s’arrêtait avant que ça ne dérape. Pour finir, on a dormi tout habillé, trop risqué de dormir autrement. Et même, je ne sais pas si on peut appeler ça dormir! Je souris encore en me rappelant les douches froides qu'il a pris...!

Pour éviter que ces pires craintes ne s’avèrent exactes, il ne fallait pas que Thomas nous retrouve ensemble. On avait un peu peur que Thomas trouve le moyen de rentrer plus tôt, et alors là, on serait tous les 2 vraiment mal On a convenu qu’il était préférable que Thomas ne sache pas qu’on s’était vu, avant de réaliser que Marilou le savait. On a donc décidé de dire la vérité, sans pour autant dire qu’on avait passé la nuit ensemble. Thomas lui demanderait sans aucun doute si on avait couché ensemble, et comme après tout, il ne s’était rien passé, on avait pas à mentir.

Il neigeait déjà à mort quant je suis partie en début d’après-midi. L’idée que Pascal prenne la route sous cette tempête ne me plaisait pas, alors il m’a rassurée en me disant qu’il prendrait l’avion. Il récupèrera sa voiture le week-end prochain.

Chouette... Donc Pascal sera là le week-end prochain!

En rentrant, j’étais crevée mortelle, alors je me suis couchée. Je dormais à peine depuis 2h quant Thomas a sonné chez moi. Comme j’ai été heureuse d’être rentrée, d’être chez moi!!!

Je restais sur la réserve, je n’oubliais pas ce qui s’était passé la semaine passée. Thomas a insisté pour que j’accepte d’aller manger avec lui, d’aller chez lui et il a fini par me dire que Pascal était là, il voulait le voir avant son départ. Alors comme convenu avec Pascal, je lui ai dit qu’on s’était vu. Son expression a changé, son visage ravagé d'inquiétude m'a fait accepter pour le rassurer.

Je savais que si je continuais à refuser, il penserait que je ne voulais pas que Pascal nous voit ensemble. Ce qui était d’ailleurs vrai!

Pascal était coincé, pas d’avions, impossible de prendre la route. Il était obligé de retarder son départ à lundi.

On a donc commencé la soirée tous les 3, puis Paul et un autre de leur pote sont venu se joindre à nous pour manger. Je gardais la tête froide malgré la présence de Pascal et me suis faite un devoir de lui parler normalement, détachée et détendue, même si à l’intérieur, c’était comme le temps; la tempête. Pascal aussi se donnait la peine de paraître détendu.

De temps en temps, en rigolant, Pascal me passait le bras autour des épaules et je voyais Thomas flipper. On savait qu’il surveillait nos moindre faits et gestes du coin de l'œil. C’était angoissant. Je pense quand même qu’on a bien joué le jeu.

A 1 ou 2 reprises, nos regards se sont accrochés, mais très vite on détournait les yeux... Pascal se mordillait la lèvre et jetait un regard rapide en direction de Thomas en baissant la tête... Je suis presque sure qu’il m’aime encore. Presque!

La neige tombait fort, de plus, j’avais laissé la chienne à la maison, je voulais rentrer, les routes commençaient à devenir impraticables. Pascal a proposé de me raccompagner, mais c’est Thomas qui l’a fait. Inutile d'espérer qu’il allait laisser Pascal me ramener!!

Mince... J’étais drôlement paumée!

------ Chaud, Chaud... - (332) - dim.28.nov.10 ------

Partager cet article
Repost0

331 - Tentations

Publié le par JaneDo

Samedi.... 27 nov 2010

Sous le choc de me rendre compte que Thomas avait déjà quelqu’un dans sa vie, j’avais lâchement pris la fuite et je m’étais réfugiée chez Brian. J’avais juste oublié que Thomas savait où habitait Brian. La situation m’embarrassait beaucoup. Je me demandais si les parents à Pascal savait pour sa copine? Et ce qu’ils avaient pensé quant je l’avais accompagné chez eux? Pensaient-ils que j’essayais de m’incruster à tout prix? Coller à Pascal, et pour cela, je profitais de l’amitié de Thomas? Pfff!

Est-ce que le petit cadeau de Pascal signifiait qu’il tenait toujours à moi??? Je pourrais aussi en profiter pour rompre avec Thomas? Rhhh, je ne savais pas quoi faire, j'étais perdue et désespérée!

Brian m’a proposé d’aller à Cran avec lui pour le week-end. J'hésitais, puis j'ai fini par refuser. En fait, je sais que j’avais refusé parce que Pascal ne saurait pas où me trouver. Si je reste ici, j’avais une chance de le voir, mais s’il ne tente rien, j’aurai gâcher tout mon week-end!!!

Comme d’habitude, Thomas avait organisé et lancé les invitations pour le week-end, donc, il était obligé d'aller au chalet. A contre cœur, il a dû se résoudre de partir sans moi. Toutefois, il ne cessait de m’appeler pour me demander de monter, qu’il me laisserait tranquille, qu’il jurait ses grands dieux qu’il ne penserait pas que tout était réglé, il me laisserait le temps dont j’avais besoin.

En début de soirée, ses messages et appels sont devenus de plus en plus frénétiques et j’ai compris que Pascal avait quitté le chalet. Je l’ai su aussi que
Caro était restée en Allemagne.

Pascal lui avait dit qu’il ne viendrait pas en Suisse, donc elle non plus, puisqu’elle avait pris l’habitude de faire la route avec lui, mais Pascal avait changé d’avis au dernier moment et ne lui en avait rien dit. Il avait appris par Paul ce qui c’était passé avec Thomas.

Caro cherchait à savoir si on était ensemble. Elle avait même hésité à prendre un vol pour rentrer en fin de matinée et elle avait voulu savoir si je pouvais aller la chercher à l’aéroport et tout.

Arf, je crevais d’envie d’appeler Pascal, mais je n’osais pas!

Est-ce qu’il était chez lui? Ou était-il retourné en Allemagne? J’avais décidé que si je n’avais pas de nouvelles, j’irai voir chez lui en début de soirée. J’avais une grosse crainte, c’est qu’il soit descendu pour passer du temps avec le chacal. Si c’était le cas, ça me ferait mal... Est-ce que j’oserais alors l’appeler? Désespoir total, en début de soirée, toujours pas de nouvelles de Pascal. Merde! On savait bien que Thomas était coincé au chalet, alors pourquoi ne cherchait-il pas à me voir? S'il tenait à moi, c'est la 1ère chose qu'il aurait fait en revenant sur Lausanne?!

Temps de merde, il neigeotait et il faisait froid, mais rien n’aurait pu m’empêcher d’essayer de le voir...

Pascal était bien chez lui et jouotait de la guitare devant la cheminée, mais il n’était pas seul, Marilou était avec lui. Je me demande s’il n’avait pas fermé les rideaux ou les stores exprès? Arfff, mes craintes étaient fondées. De plus, elle se baladait dans l’appart comme si elle était chez elle. Le cœur dans les basquettes, anxieuse à mort, des frissons désagréables me parcouraient de la tête au pieds. J’étais tellement déçue.

Voilà donc a raison pour laquelle il n’avait pas cherché à me joindre! Baf, j’ai fait demi tour, le cœur lourd, proche du suicide.

La crainte qu’ils finissent par sortir, ou encore que Pascal disparaisse pour aller dormir chez elle m’a fait revenir sur mes pas. Cette fois, j’ai voulu l’appeler, mais j’ai raccroché quant il s’est levé pour prendre son natel.

En fait, j’ai eu un peu peur de le voir ne pas répondre en voyant que c’était moi. Oups, mais il a essayé de me rappeler droit derrière. Il a laissé Marilou au salon pour aller dans sa chambre pour me parler. C’était au moins ça... Je n’aurai pas apprécié qu’il me parle devant elle!

Pascal avait passé l'après-midi à hésiter à m’appeler, il ne voulait pas avoir l’air de profiter de la situation entre Thomas et moi. Thomas ne lui en avait pas parlé, ça aussi, ça l’avait étonné, d’habitude, ils se confiaient l’un à l’autre. Il avait envi de me voir, mais en même temps, il savait que ce n’était pas une bonne idée, Thomas risquait de le prendre très mal. Il voulu savoir ce que je faisais... J’ai pensé qu’il me baratinait.

  • Hum... Je suis chez toi, dehors... J’ai vu que tu n’étais pas seul et que l’autre là est avec toi.
  • Viens? Ne reste pas dehors, viens.

Si je ne savais pas que Marilou étai là, j’aurai pensé que Pascal était content de me voir. Sans hésitation, il m’a tendu la main pour m’inviter à rentrer. Un truc qu’il faisait si bien et qui me faisait perdre mes moyens. Le contact de sa main... afff... frissons partout!

Comme à son habitude, cette pouffe me regardait de haut, avec son petit air de “qu’est-ce que tu fou là toi?”. Quant je l’ai vue, j’ai fait comme si ça me coupait la chique, mais en fait, je ne savais pas quoi dire, je n’avais pas préparé mon entrée. Mais quoi qu’il en soit, j’étais au 7ème ciel qu’il m’ait proposé de passer chez lui, que Marilou soit là ou pas.

J’avais raison, si je n’étais pas retournée en arrière, je l’aurai raté. Marilou lui a rappelé qu’ils avaient réservé au resto, alors, ils devaient peut-être se mettre en route. Pascal a regardé sa montre et lui a dit qu’ils avaient largement le temps et m’a demandé si je voulais me joindre à eux pour manger? J’ai d’abord refusé, mais il a balayé mon refus de la main.

Grrr... Je me voyais mal avec les 2 au resto. Fait chier! Ce n’était pas très drôle.

Marilou monopolisait la conversation choisissant exprès des sujets concernant le boulot où je ne pouvais pas participer! Je restais silencieuse. De temps en temps mon regard croisait furtivement celui de Pascal, il me faisait un petit sourire, mais je n’arrivais pas à décrypter son expression. On dirait que la situation l'amusait! Puis, j'ai senti sa main sur mes genoux. Juste une demi minute, c’était furtif, mais bizarrement, ça m’a drôlement calmée et rassurée.

Marilou avait aussi laissé sa voiture chez Pascal, alors on est rentré ensemble. Pour venir au resto, elle avait voulu se mettre devant, mais j’avais réussi à lui barrer la route et m’asseoir à l’avant, pour le retour, elle a réussi à me battre au poteau. A l’arrière, tête baissée, je suis restée silencieuse pendant presque tout le trajet. Pascal a essayé de m’intégrer à leurs discussions, mais niet, j’étais non communicado. Parfois, nos regards se croisaient dans le rétroviseur.

Et on s’est retrouvé les 3 chez lui. Marilou a proposé qu’on regarde un film, mais Pascal pensait qu’il était tard et qu’on devrait rentrer. Il nous fichait à la porte. Il était évident que l’une comme l’autre attendait le départ de l’autre, alors on traînait. Aucune de nous ne semblait prête à laisser la place à l'autre.

  • Bon les filles, il est tard...

Tu parles, il était à peine 23h! On est partie en pratiquement en même temps. Ma voiture était parquée dans la ruelle, et j’ai bien sûr attendu pour être sûre qu’elle s’en allait. Je n’arrivais pas à me décider à partir, j’avais envie de retourner chez lui. Et il m’a appelée... Youpi!

  • J’espérais que tu restes sans que j’ai à te le demander. J’ai l’air idiot, hein?

Je souriais à l’autre bout du fils, j’étais vraiment vraiment contente qu’il ait osé me rappeler. Ce n’était pas trop son genre, lui étant si réservé, il avait horreur de se dévoiler autant, surtout maintenant que je ne faisais plus partie de sa vie.

  • Reviens, stp? Il ne se passera rien, j’ai juste envie qu’on passe... Oh! Excuse moi, je te rappelle tout de suite...

Mais il n’avait pas besoin de me rappeler, j’étais déjà à sa porte et je n’étais pas la seule. Pascal avait toujours son natel à l’oreille quant il a ouvert à Marilou. Il m’a vue à quelques mètres derrière elle, je m’étais arrêtée net. Il s’est décomposé sur place, tétanisé. Je ne pouvais pas disparaître, trop tard, Marilou a suivi son regard et m’a vue, le natel aussi dans la main, le sourire givré. Glups!  Trop tard pour faire demi tour et disparaître et attendre qu’il me rappelle. Je suis passée à côté de Marilou pour entrer sans un regard pour elle. Après tout, il m’avait demandé de venir, moi, pas elle.

Je suis restée debout dans l’entrée, trop contente de l’entendre chercher ses mots pour lui demander de partir, mais surtout, pour la voir déchanter parce que j’entendais tout.

Enfin on se retrouvait tous les 2... Ça faisait longtemps... Mon cœur battait la chamade alors que je le regardais mettre quelques buches dans le feu de la cheminée. Cette fois, Pascal a tiré les rideaux. Il a essayé d’instaurer une sorte de climat amical. Hum, il rêvait, lui et moi ami? De manière détournée, il a cherché à connaître mes relations avec Thomas, je n’ai pas sincèrement répondu, mais je n’ai pas nié être avec Thomas (merci les copines). Heureusement, parce qu’il s’en doutait. Il m’a laissé entendre que je pouvais en parler si je le voulais, qu’on était ami.

Très bien... Je me suis donc lancée dans une interminable appréciation de toutes les qualités que j’adorais chez Thomas, m’étalant exprès sur son adorable gentillesse, sa tendresse, comme je me sentais bien avec lui, comme jamais avec personne d’autre. Hihihi, Pascal ne l’a pas supporté. Il m’a demandé d’arrêter, il ne supportait pas de m’entendre parler d’un autre, et encore moins s’il s’agit de Thomas.

Après un petit battement de malaise, Pascal m’a dit qu’il était rentré du chalet le samedi matin. Il avait eu envi de m’appeler, mais il n’osait pas et avait passé la journée à chercher des prétextes divers et compliqués, et que si je ne l’avais pas appelé, il m’aurait sûrement appelée. Il ne voulait pas repartir sans qu’on se soit vu. Pascal avait l’impression de planter un couteau dans le dos de son ami, alors il m’a dit que, ce n’était que par amitié, parce qu’on s’entendait bien et qu’on était proche.

On s’était installé sur le canapé et après un petit moment, je me suis appuyée à lui. Pascal ne m’a pas repoussée. Je le sentais tendu. Mais tant pis. Je n’ai rien fait pour le provoquer, parce que j’avais envie de lui demander si je pouvais dormir chez lui.

On a discuté gentiment de tout et rien, en évitant soigneusement de parler de Thomas. Il m’a parlé de son boulot. Puis, Pascal est revenu sur nos dernières conversations, il s’est confondu en excuses et m’a dit qu’il ne pensait pas un mot des choses qu’il m’avait dites. Il savait que je voyais Thomas, mais regrettait pourtant d’avoir été si dur, si horrible. Pourtant, il cherchait à ce que je le déteste assez pour ne pas tenter quoi que ce soit, et lui aussi.

A chaque mot, chaque sourire, chaque petit geste de tendresse, j’avais envie de l’embrasser, de me jeter sur lui... Glups, mais je pensais aussi à Thomas... Je l’aime aussi, mais c’est Pascal que j’aime à la folie... Je l’aime à en perdre la raison. Quant je suis prêt de lui, je perds même tout contact avec la réalité, exit aussi mes principes, exit tout orgueil!

2h du matin... Il se faisait tard, et Pascal ne me demandait toujours pas de partir...

------ Tentations - (331) - sam.27.nov.10 ------

Partager cet article
Repost0

Publicité
<< < 1 2 3 4
" target="_blank">
Publicité