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358 - Don't want to cry... anymore

Publié le par JaneDo

Vendredi 24 décembre 2010 -- Quant on a trop pleuré, on est raide, la plupart du temps, on sombre dans le sommeil et c’est un réel soulagement, mais là, j’avais trop mal et je n’arrivais pas à m’endormir. A vrai dire, ça faisait tellement mal que j’avais envie de mourir. Je n’arrivais pas à croire qu’il m’ait laissée toute seule après que j’ai fait tant de kilomètres pour le voir. Ce qui faisait mal aussi, c’était de le savoir si près, à quelques ruelles... et ne pas être avec lui.

Pourquoi m’avoir demandé de rester, pour ensuite m’abandonner? Je trouvais ça trop méchant, trop vache.

Et aussi, de l’imaginer dans les bras d’une autre, à lui chuchoter des mots d’amour, la faisant frisonner dans les bras, la couvrant de baisers brulants, lui faisant l’amour... Alors que je pleurais toutes les larmes de mon corps, roulée en boule sur son canapé blanc...

Au milieu de mes pleurs, je n’avais pas entendu la porte... Pascal était revenu... Il n’avait pas réussi à s’endormir. Il avait tenté de résister à l’envie de revenir, il savait qu’il n’aurait pas dû revenir et aurait dû laisser les choses comme ça. Mais heureusement pour moi, il n'avait pas pu.

Tout en me serrant contre lui, il a dit que je rendais les choses difficiles, que bien sûr qu’il m’aimait toujours, mais que l’amour ne suffisait pas toujours et que, d’avance, c’était voué à l’échec. Il ne comprenait pas pourquoi je m’accrochais, qu’il n’en valait pas la peine. Pouuuh, ça c’était à moi de décider, pas à lui. Pascal pensait qu’il ne faisait que mon malheur, ne réussissait qu’à me faire pleurer, qu’il ne voulait pas m’empêcher de vivre ma vie, et tout un tas de foutaises dans le style. Que Thomas était mieux pour moi, que lui au moins pouvait me rendre heureuse, qu’il n’avait pas le droit de se mettre entre nous, etc.

  • Bien sûr que j’ai envi, je veux que tu reste. Quant je te vois, je ne peux pas m’empêcher d’avoir envi d’être près de toi. Je t’ai dans la peau, je n’y peux rien.

Il m'avait dans la peau hein? L'empêche, ça ne le gênait pas de me briser le cœur à répétition! Et encore pire, il avait foncé chez Caro en me laissant pleurer sans scrupule.

  • Tu m’as fait mal... Tu ne m’aime pas pour me faire si mal...
  • Comment peux-tu imaginer que je ne t’aime plus? Je t’aime c’est évident, je le ressens jusqu’au plus profond de mon âme. Et tout ce que j’ai envi, c’est toi. Ne plus t’aimer, quelle blague! J’essaie juste de faire ce qui est juste. Comment ne pas t’aimer quant on sait les wagons de tendresses qui se cachent derrière ses yeux marrons? Enfin... Ce soir, ils sont un peu rouges...

Moi je fondais de bonheur; au moins, il m’aime toujours...

  • Mais Jane, comment résister à toutes les influences extérieures à nous, hein? Comment? Ça ne marche pas, ça ne peut pas marcher! Il faut qu’on arrête ses bêtises, ok. On ne réussira jamais à être ensemble...

Afff, ses lèvres sont si douces, elles sont faites pour les miennes. Elles se connaissent par cœur...

Je tremblotais, mais cette fois ce n’était pas de trouille, j’avais envie de me perdre dans ses bras. J’avais envie de lui tout simplement. Pascal a plongé son regard vert dans le mien, sa voix tremblait et j’ai cru voir des larmes au coin de ses yeux. Il m’a demandé de tirer un trait et de faire ma vie, qu’il n’avait rien à m’offrir, que c’était mieux comme ça.

Même si ça faisait hyper mal, je savais que ça ne servait à rien de discuter; il était sérieux.


Pascal m’a fait promettre de rentrer, je savais que ça ne servait à rien d’essayer de m’accrocher, ce n’était pas la 1ère fois qu’il essayait de rompre. Il fallait que je me fasse une raison, il voulait qu’on en reste là. Il m’a laissé dormir chez lui, mais ça ne changeait strictement rien à la finalité! Il a même enfoncé le clou en disant que, Thomas m’attendait sûrement. Par contre, il pensait qu’il était préférable de garder ma visite en Allemagne entre nous, qu’il réussirait à convaincre Caro de n’en parler à personne.

Bien sûr, ça me faisait un mal de chien, mais le peu d’orgueil qui me restait m’a empêchée de me jeter à ses pieds et le supplier de ne pas me jeter comme un chiffon usé. Quelque part au fin fond de ma tête, je savais que ça n’aurait servi à rien, que la boucle était bouclée et que je devais l’accepté et ne pas me couvrir encore plus de ridicule. Je devais me montrer forte.

Pascal m’a raconté ce qui s’était passé en rentrant dimanche soir avec sa femme. Il l’avait blessée et ils ont passés la nuit à discuter, s’engueuler, puis ils se sont consolés dans les bras l’un de l’autre. Honteux, il m’a avoué qu’il avait ressenti de la tendresse pour elle, et il avait craqué. Il avait pourtant essayé de ne pas en se rappelant de son caractère à chier, de ses crises, de ses trahisons, mais voilà, il éprouve quelque chose pour elle, une certaine forme d’amour ou de tendresses, il ne savait pas très bien comment le définir.

Pascal m’a avoué que c’était tellement difficile de continuer à nous voir, qu’il était obligé parfois d’oublier ses principes, la peine qu’il pouvait faire à ses proches, de braver la tempête en quelque sorte. Que j’avais raison, il avait parlé avec Thomas, qu’il avait beaucoup réfléchi et n’avait trouvé aucune solution. Il avait alors décidé de rompre, de ne s’attacher qu’à quelqu’un comme Caroline, parce qu’il ne l’aimait pas vraiment, en tous cas, pas autant qu’il m’aimait, que ce serait plus simple. En tous cas, jamais Caro ne lui ferait faire les sottises qu’il est capable de faire dans l’espoir de me voir.

Quant il a dit que, s’il était avec une fille comme Caro et pas moi, et qu’elle était restée en Suisse, jamais il n’aurait tous ces trajets pour la voir les week-ends, jamais, ça m'a réchauffé le cœur. Pascal avait vraiment l’art de me faire fondre comme une glace. Mais, je ne devais pas trop faire attention à ce qu’il disait, parce que ça ne changeait rien, il avait quand même décidé de me briser le cœur et de rompre quoi qu’il me raconte.

Ok, il avait couché avec Jess, ils recouchaient ensemble, mais c’était sa femme, je peux l’accepter et le comprendre. Je n’avais pas besoin de le lui dire, mais après tout, c’était ça ou rien, et je préférais ça, à rien du tout.

Collé l’un contre l’autre, c’était impossible de ne pas se toucher, impossible de dormir si près sans se chercher. De la manière qu’il m’a fait l’amour, je ne pouvais pas croire qu’il veuille vraiment qu’on se sépare. Et je ne lui le rappellerais pas, mais il m’a dit encore qu’il m’aimait, alors je ne le crois pas quant il dit qu’il veut rompre.

Puisque c’est ce qu’il voulait, je devais accepter sa décision, mais ce soir, je profitais encore de ses bras, de son amour et de sa tendresse. Je n’allais pas continuer à me battre toute seule pour qu’on reste ensemble, il ne le voulait pas. Le temps de se consoler un peu, quelques paroles d’explications, je me suis endormie le cœur gros, enfermée dans ses bras. Il ne m’a pas lâchée de la nuit.

Je ne voulais pas qu’il puisse regretter d’avoir craquer, de s’être montré tendre, d’avoir osé dire qu’il m’aimait, qu’il m’aimerait toujours. Je ne voulais pas non plus qu’il regrette de m’avoir laissé dormir chez lui, avec lui, de m’avoir fait l’amour, ni de me montrer un semblant de souffrance. Je voulais qu’il sache qu’avec moi, il pouvait toujours être lui-même dans n’importe quelle circonstance, à tous moments. Qu’il pouvait toujours me dire ce qu’il pensait, ce qui lui traversait l’esprit, ce qu’il ressentait, cash, sans détours. Que jamais je n’en profiterais pour m’accrocher comme une anguille.

Je voulais qu’il puisse, n’importe quant, et quoi qu’il arrive, me dire s’il veut qu’on soit ensemble.... De revenir vers lui... Et je crois qu’il l’a compris.

Cette nuit là, Je savais que j’allais m’effondrer plus tard, que j’allais souffrir à mort. Je savais aussi que je ne supporterait jamais de le voir avec une autre, sa femme à la limite, mais j’envierai toutes les filles qui croiseront sa route. Les imaginer dans ses bras allait me faire souffrir comme jamais. Je devais donc chercher au fond de moi, la force de tourner la page. C’était son choix, je m’y ferais... Enfin, j’essayais de m’en convaincre.

Rien à dire... Pascal m’avait fait un super cadeau de Noël... Je n’en demandais pas tant...

Je suis donc rentrée la queue entre les jambes. J’ai passé de longs moments dans les toilettes gelées du train à pleurer toutes les larmes de mon corps. Même si on s’était dit que c’était mieux de cacher ma visite en Allemagne à Thomas, j’ai décidé d’être une grande fille et de le lui dire.

  • Est-ce que je peux venir te chercher à la gare, ou tu penses que je passerais pour une larve trop collante?

Il est chou! Malgré ma confession entre 2 reniflements, il réussissait à me donner envie de rire. Mouais, je crois que je l’adore. Non, je ne voulais pas qu’il passe me chercher, je ne voulais pas qu’il constate que j’avais les yeux rouges pour avoir trop pleurer.

J’ai prétexté devoir passer à mon agence, donc, il n’avait pas besoin de passer. Après avoir insisté lourdement pour me fixer rendez-vous le soir, on a raccroché. J’ai pris le 1er taxi pour filer chez moi et dodo. Dormir pour oublier, c’est une devise absolu chez moi. Le soir, je serais en forme pour le réveillon de Noël chez les parents.

En me réveillant en fin d’après-midi, j’ai vu que Layne m’avait laissé au moins 3 messages, alors je l’ai rappelé. Il voulait qu’on se voit. Je dois dire que j’étais tentée, mais j’avais déjà dit oui à Thomas. C’était vendredi, donc voir Thomas voulait dire, tomber sur Pascal, et après mon périple en Allemagne, je préférais mettre un peu les distances!! On verra bien si je lui manque un peu!

J’ai essayé d’annuler avec Thomas, mais il n’étais pas du genre à accepter aussi facilement, donc, je n’ai pas réussi. En plus, j’ai appris que les parents avaient organisé la veillée de Noël dans leur maison à Coppet, et Thomas tenait à ce que je l’accompagne. Rhooo, la poisse! Ça, c’était vraiment la dernière chose que j’avais envie de faire de ma soirée, ses parents me détestent, pfff.

Etonnament, j’étais hyper calme. Je savais que les parents me détestaient, c’était un fait acquis, alors pourquoi me traumatiser? Rien à foutre. J’allais juste attendre que la soirée se termine et retourner à mes moutons. Point.

J’ai été bien accueilli, par Jess aussi. Elle était déjà sur place. Par contre, j’ai failli perdre de ma superbe en me retrouvant face à Pascal. Apparemment, comme c’était la veille de Noël, ils ont fini plus tôt et il a immédiatement pris la route pour assister au dîner de ses parents. Zut, je ne m’attendais pas à le trouver là-bas. Je pensais qu’il arriverait tard dans la soirée et que je serais déjà rentrée.

Je sais que les parents ont fait des réflexions à Thomas me concernant. C’était reparti mon kiki. Je n’ai pas cherché à savoir ce qu’ils avaient à dire, ni ce qu’ils pensaient. M’en fou. Tant que Thomas voulait que je sois là, j’étais là, point barre. Qu’ils aillent se faire cuire un œufs sur Neptune.

Comédienne, j’ai souri, discuté avec Pascal comme si je n’avais pas fait rehausser le niveau de la mer dans la matinée avec mes larmes. Ouais, j’étais calme comme si rien ne me perturbait.

Thomas me tenait souvent par la main et intervenait quant j’étais un peu trop avec Pascal. Jess s’accrochait à son bras la plupart du temps jouant les femmes amoureuses. Thomas me faisait de temps à autre un petit bisous au creux de l’oreille, ce qui me chatouillait, mais c’était adorable. Par contre, je faisais très attention de me tenir à carreau, je ne voulais pas encourager la haine de ses parents.

En tous cas, j’étais plus à l’aise que Pascal ne semblait l’être... J’avais surpris quelques regards, il me lançait quelques sourires auxquels je répondais gentiment.

J’avais assez souffert, assez pleuré, rien ne pouvait me toucher ce soir. J’étais vannée. Je n’avais plus de larmes à verser et mon chargeur de chagrin était à plat. Tout de même, je remarquais que Pascal recherchait ma compagnie. Je n’ai fait aucune tentative de mon côté pour rechercher le rapprochement, je restais dans mon coin à attendre la fin de cette soirée interminable.

J’avais juste oublié un détail... La veillée de Noël se prolonge jusqu’à minuit, au plus tôt!!!

Peu avant minuit, on s’était tous réunis autour du sapin, les garçons ont épaulés leurs guitares, Thomas s’est installés au piano et on a chanté des chansons de Noël. C’était absolument charmant et m’a replongé des années en arrière quant ma mère était encore de ce monde et que j’étais encore une petite fille. De doux souvenirs heureux m’ont replongé dans une tendre impression de retour en arrière, de chaleur, à mon enfance. C’était bien.

Pascal me suivait souvent du regard, cherchant à me parler, à s’asseoir à côté de moi, à capter mon attention, mais je restais prudente; je ne voulais pas me bruler les ailles. C’était bon, j’avais donné.

Parfois, je m’étonne de ma facilité à zapper,  à couper de ce qui risque de me faire souffrir. Donc pour l’heure, je ne faisais pas attention à Pascal, évitant même de le regarder, ou si possible de me retrouver près de lui. Pourtant, chaque fois qu’il réussissait à me coincer dans un coin, on se parlait tout à fait normalement, à rire comme si de rien n’était.

D’après ce que je sais, il y avait pas mal de membre de la famille et beaucoup d’amis proches, de ses parents. Je ne les connaissais pas et je n’ai pas cherché à les connaître. Ça aussi c’est une de mes défauts/qualités. Je n’avais pas prévu de cadeaux pour tout ce monde, alors je suis restée à l’écart lors de la cérémonie d’ouverture des cadeaux. Je donnerais à Thomas et Pascal leurs cadeaux plus tard.

(<-- Cadeau à Thomas) -- Enfin, finito... On pouvait rentrer... J'ai dormi chez Thomas.

C’était bizarre de savoir Pascal à l’étage inférieur, mais c’était fini, alors j’ai essayé de ne pas trop me focaliser là dessus. En arrivant à la maison, j’ai donné à Thomas son cadeau, et je suis vite descendue poser celui de Pascal devant sa porte. Peut-être que je n’aurais pas dû? Thomas m’a offert une montre sertie de diamant. Il est cinglé, jamais je n’oserai porter ça tous les jours, en plus, je ne porte presque jamais de montre et j'en ai déjà 7!

Pendant la soirée, peu avant minuit, Pascal m’avait glissé une petite boîte dans mon sac, j'imagine qu'il s'agit d'un bijou, mais je n'osai pas l'ouvrir. J’avoue que je n’étais pas pressée, j’avais peur que ça me fasse pleurer. Je crois que je vais attendre... Attendre d’être plus forte, d’être prête.

J’aurai préféré que Thomas ne me touche pas, mais je n’ai rien dit, ç’aurait été horrible de lui balancer ça. Et puis, Pascal en faisait sûrement autant en-dessous alors... C’était dur de ne pas se mordre la lèvre alors que ses mains se baladaient sur moi, dur de ne pas vouloir que ce soit ceux de Pascal, affreux de ressentir du plaisir malgré tout.

------ I dont want to cry.. anymore -- Ven.24.Déc.10 - (358) ------

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357 - Désespoir Géant (2)

Publié le par JaneDo

Jeudi, 23 décembre 2010 -- En arrivant chez Caroline, j’ai immédiatement su que Pascal était chez elle, chez Caro... Je n'y croyais pas; sa voiture était parquée dans sa rue, devant son immeuble! Si on m’avait fichu une petite décharge électrique de 220V, ç’aurait été pareil. Cette impression d’avoir des cafards qui se baladent sur tout le corps, d’avoir les idées brouillés, de ne plus savoir comment on s’appelle ou d’avoir loupé un chapitre? Ben, c’était tout ça à la fois et même pire.

Il était donc là? Chez elle? Horrible! Les tremblements ont repris de plus belle. Alors que je l’attendais chez lui, il était là? Peut-être qu’après avoir déposé Caro, quant je l’ai vu s’éloigner et pensé qu’il rentrait, en fait, il n’avait fait que chercher une place de parc? Non, j’étais restée encore bien 15min dans le café d’en face, ça ne se pouvait pas, ça ne lui aurait jamais pris plus de 15min pour trouver une place devant la maison? Et je l’aurai remarqué entrant dans l’immeuble!

Cette fois, même si les tremblements avaient repris, que j’avais de la peine à aligner 2 mots ou 2 pas, même si j’avais le cœur dans les tongues, quitte à me taper la honte du siècle, même si je me doutais bien que Pascal allait me renvoyer sans ménagement, j’ai avalé ma salive avec peine, rempli mes poumons d’air et j’ai été sonner chez Caroline...

La vue de ma tronche dans son oeil de bœuf avait dû provoquer la panique de l’autre côté de la porte. Caro a mis un temps fou avant d’ouvrir. Elle avait les yeux ronds de surprises, je pouvais aussi lire du dépit dans son regard, mon arrivée impromptu ne lui faisait pas plaisir, c’est sûr.

Aucun son n’arrivait à sortir de ma bouche, puis j’ai vu Pascal... Enfin, non, seulement ses yeux!

Le reste est flou, je devais nager dans le brouillard de l’anxiété, du trac, de la tension, que sais-je... Je ne me rappelle que de quelques images; Pascal faisant la bise à Caro, les sourcils froncés, me demandant ce que je foutais là, me prenant par la main, vaguement du trajet en voiture jusque chez lui, même pas de la montée en ascenseur, bref, le néant. Après, je me rappelle seulement être assise dans le canapé les poings serrés. C’était comme si je venais de me réveiller.

Pascal semblait ennuyé. Je me suis demandée s’il était énervé parce que j’avais gâché sa soirée avec Caro? Du coup, je me suis rappelée que Caroline lui avait chuchoté quelque chose à l’oreille et il avait fait oui de la tête. Les battements de mon cœur se sont accélérés. Et s’il cherchait un moyen pour m’expédier vite fait pour retourner vers elle? L’intérieur de ma tête fumait, c’était le Vésuve en irruption.

Les tremblements avaient cessés, mais les battements de mon cœur s’étaient accélérés dangereusement, peut-être parce que j’étais à 2 doigts de m’évanouir. J’avais peur.

Je lui ai dit que; je ne comprenais pas son téléphone, que je ne comprenais pas pourquoi il m’avait dit qu’on devait en rester là? Qu’après ça, Thomas était venu chez moi, donc je pensais qu’il avait dû lui raconter notre conversation. Pourquoi? Est-ce qu’il cherchait à se débarrasser de moi, pour me jeter dans les bras de Thomas? Est-ce que c’était vrai qu’il restait encore en Allemagne et qu’il ne rentrait pas comme prévu à fin décembre?

Pascal restait froid, muet et ça me donnait envie de pleurer. Dans ma tête, je lui criais; “Dis quelque chose? N’importe quoi? Parle, gueule?”. Pourquoi est-ce qu’il ne pouvait pas me répondre, ou au moins m’expliquer? Il avait les sourcils froncés et me regardait comment si j’avais contrarié ses plans. Je trouvais son regard aussi froid que son attitude. J’en avais gros sur la patate. Il restait debout face à la fenêtre, poussait de gros soupirs et secouait la tête par moment, mais il ne parlait toujours pas.

Même si j’avais peur à en mourir, même si mes guiboles tremblaient comme des feuilles et que je ne tenais pas dessus, j’ai fais l’effort de me lever pour m’approcher de lui. Il a dû m’entendre, parce qu’il s’est retourné vers moi, pour s’éloigner aussitôt. Il serrait la mâchoire l’air furieux ou sur le point de me balancer une vacherie, et de me dire de m’en aller. D’ailleurs, c’est ce qu’il a fait; il m’a dit que je n’aurai jamais dû venir à Munich, qu’on s’était tout dit au téléphone, qu’il était préférable que je m’en aille. Mêlant le geste à la parole, Pascal s’était dirigé vers la porte et l’avait ouverte.

Waouh! Ça voulait dire; exit! dégage!

Morte de chagrin, les larmes ont dévalés la pente. Pour ne pas me voir pleurer, il s’est détourné pour appuyer sa tête contre le montant de la porte.

  • Ce n’est pas la 1ère fois que tu es aussi dur avec moi. Ça fait mal. J’ai fait tout ce chemin, par ce temps horrible pour...
  • Tu n’aurai pas dû.

Aïe, la vache! Son ton était dur, sec, sans appel. Il n’y allait pas avec le dos de la cuillère en tous cas!

  • Il faut arrêter ces jeux stupides à se courir après à travers le globe!
  • Je suis sure que tu n’as jamais été aussi dur avec Jess ou même Caro. C’est toujours pour moi. T’as raison, je ne veux pas t’ennuyer plus longtemps, je m’en vais...

J’avais trop mal, Pascal ne me regardait même pas. Il réussissait toujours à me faire du mal. Ce n’était pas la 1ère fois qu’il cherchait à rompre. Tout ce qu’il voulait apparemment, puisque Jess n’était pas là, c’était retourner voir Caro, et pour ça, il devait se débarrasser de moi.

J’ai voulu le toucher une toute dernière fois, me serrer contre lui, comme il me tournait toujours le dos, je l’ai entouré de mes bras. Dans un souffle, timidement, j’en ai profité pour lui demander, s’il ne m’aimait plus? Je connaissais déjà sa réponse, mais je pense que j’avais besoin d’un dernier coup de poignard.

  • Je ne sais pas où aller, mais je ne vais pas te coller aux pattes, j’imagine que Caro t’attend...
  • Arrête ça! Et oui, elle m’attend.

Aïe! Encore un coup de poignard dans les dents! Je n’arrivais pas à me décoller de lui, je voulais profiter encore un peu de le sentir contre moi, juste encore quelques secondes. Puis, miracle, sa main s’est posée sur mon bras. Gros frissons de la tête aux pieds. Mais c’était un tout petit miracle, parce qu’il ne disait toujours rien. Alors, même si ça m’arrachait le cœur, je me suis détachée. Il était temps que je m’en aille. Que j’aille verser mes rivières de larmes ailleurs. Après tout, si je pleurais dans les rues de Munich, je m’en foutais, personne ne me connaissait ici...

Au moment où j’ai passé la porte, Pascal m’a attrapé par la main; Reste.... J’ai cru avoir mal entendu ou pris mes désirs pour la réalité. Ca m’a cloué sur place, mais je n’osais pas me retourner vers lui.  Ne t’en va pas... Reste. Cette fois, j’avais bien entendu, il me demandait de rester. Par pitié? Par amour? Parce que je ne savais pas où aller? Oh puis zut, qu’importe.

Lentement, il m’a tirée à lui et m’a serré dans ses bras.

  • Tu ne peux pas rester ici Jane, tu n’aurais pas dû venir. Je croyais qu’on avait discuter de tout ça! Pourquoi tu nous fais ça?

Je n’ai rien répondu, je n’aurai pas pu sans fondre en larmes. Je pense que je m’étais assez ridiculisée comme ça, mais comme il a continué à me poser des questions pour savoir ce que j’avais voulu dire par; “je ne savais pas où aller” et j’ai dû répondre entre 2 sanglots, pour lui expliquer que je n’avais pas prévu de dormir à l’hôtel, donc.

Mouais... ça l’emmerdait!

Il a voulu me réserver une chambre quelque part, je ne voulais pas. Ciel, ce que ça faisait mal, il n’en avait aucune idée. Je me sentais complètement dévastée, je ne sais pas comment je faisais pour ne pas tomber raide. Je ne voulais pas aller où que ce soit où il n’était pas, je voulais rester avec lui. Il ne le voulait pas. Pour finir, Pascal m’a dit que je pouvais rester chez lui. Après 1 demi seconde de joie, j’ai compris qu’il me plantait là pour aller chez Caro. C’était affreux, horrible et tous les mots qui vont avec du dico ou pas. Il m’a laissé là, toute seule et il a filé.

Dès qu’il a fermé la porte derrière lui, j’ai senti mon cœur se déchirer et les flammes de larmes me monter aux yeux. J’avais quand même l’espoir qu’il fasse marche arrière, je ne pouvais pas croire, qu’il me laissait là comme ça. J’ai couru à la fenêtre en tassant dans un coin de mon cerveau le flot des larmes qui menaçaient de me noyer. Je ne croirais rien tant que je ne verrais pas sa voiture quitter l'hôtel.

Pas possible, il me plantait vraiment là!!! Je venais de voir son 4x4 quitter le garage souterrain, je n’arrivais pas à le croire! Cette fois, les larmes en attente sont sorti tout seul. Et j’ai pleuré, pleuré... Je n’avais même pas assez de larmes dans tout le corps pour apaiser mon chagrin.

------ Désespoir Géant! Je n'arrive pas à croire ce qui nous arrive! (2) -- Jeu.23.Déc.10 - (357) ------

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357 - Seule à Munich, je ne le trouve pas (1)

Publié le par JaneDo

Jeudi, 23 décembre 2010 -- J’ai bien fait d’aller chez Thomas dans un sens; j’ai pu savoir que Jess était en Suisse, sans Pascal, donc Pascal était seul en Allemagne. De l’autre côté, elle allait sûrement raconter à Pascal que j’avais dormi chez son frère, et il pensera qu’il avait bien fait de couper les ponts. Ça, c’était pas possible.

Il neigeait à fond la caisse, mais j’ai décidé d’aller à Munich! Je devais voir Pascal, lui parler, je voulais comprendre. Avec ce temps, impossible de prendre la voiture. Thomas m’a raccompagnée chez moi avant d’aller au boulot, et j’ai pris le 1er train pour Munich sans penser à ce que je ferais une fois sur place.

Je suis arrivée en fin d’après-midi, alors j’ai été poireauter devant la porte de son appart.

Le ridicule ça ne tue pas, mais ciel, ça ébranle quelque peu la confiance!!! 17h30, Pascal devait rentrer d’1 minute à l’autre, 18h; toujours pas, 18h30; toujours rien. Je commençais à baliser. 19h, 19h30; rien. J’ai fini par m’asseoir parterre. Ceux qui passaient me regardait avec curiosité et même un peu de mépris. Qu’importe.

Prenant mon courage à 2 mains, j’ai finalement décidé d’avoir le courage de l’appeler. Pascal a dû voir que c’était moi, pourtant il ne répondait pas. 20h, toujours pas de Pascal. J’étais complètement à cran, tremblante. Où est-ce qu’il pouvait bien être? Puis j’ai pensé qu’il devait peut-être se trouver avec Caro? Alors, j’ai foncé là-bas. Personne!

Heureusement, il y a un bistrot presqu'en face de chez Caro. Au moins de là, je pouvais voir son entrée, alors je me suis plantée là et j’ai attendu. Si je voyais Caro rentrer seule, je retournerais chez Pascal, il sera rentré, ou j’essayerais de l’appeler avant d’y aller.

Purée, j’avais raison, ils étaient ensemble... Ça faisait déjà plus de 4h que je l’attendais!!!!

Vers les 21h10, mon cœur a fait boum-boum, je venais d'apercevoir la voiture à Pascal s’arrêter devant l’immeuble où habite Caroline. Ils sont restés un bon 1/4h dans la voiture avant qu’elle ne sorte pour s’enfiler dans son immeuble. Ouf, toute seule. Mais, j’étais verte. Je me demande pourquoi je n’avais pas été frapper contre la vitre de sa voiture? Mouais, je crois que c’était à cause de la grosse brique qui stagnait dans ma poitrine et mes pieds étaient comme scellés dans du béton armé.

Je pouvais les voir, tourné l’un vers l’autre à discuter, voir Pascal lui remettre une mèche derrière l’oreille et je pouvais même voir d’où j’étais, que Pascal souriait. J’étais mortifiée. Pascal n’avait pas l’air de souffrir du tout. Il m’avait crevé le cœur et il riait tranquillement! Heureux. Putain, j’avais mal.

Leurs têtes se sont rapprochés... Je ne sais pas s’ils s’étaient embrassés ou s’il ne lui avait fait qu’une bise, mais une main de fer m’a serré le cœur. Puis Pascal est parti.

Pendant quelques secondes, je me suis demandée si je n’allais pas monter chez Caro? Puis, non, ce serait ridicule. Je ne voulais pas qu’elle se moque de moi. Je tremblais comme une feuille, tellement que je n’ai pas pu me lever de mon siège. J’ai dû rester là encore un bon 1/4h espérant que ça s’arrête. Pourtant, je tremblais encore en entrant dans le taxi qui m’a conduite chez Pascal.

L’anticipation de le voir, mais aussi le trac ont accentué mes tremblements alors que l'ascenseur montait à son étage. Hélas Pascal n’était pas chez lui. Là, les larmes me sont montés aux yeux, ou est-ce qu’il traînait encore? Pourquoi n’était-il pas encore rentré? J’ai attendu, il ne devait plus tarder.

21h50, Pascal n’était toujours pas rentré. Panique à bord!

Ou était-il? L’hôtel allait probablement bientôt boucler ses portes et j’allais me retrouver dehors dans la rue? Si je restais là et qu’il ne rentrait pas, je risquais de passer la nuit derrière sa porte à dormir sur le palier? Il fallait que je le retrouve. Ma tension nerveuse augmentait avec les secondes s’écoulaient, à mesure, je pensais à tout ce qui pouvait clocher... Et s’il était parti pour la Suisse? Et s’il coupait son natel pour la nuit? Je risquais de passer la nuit à errer dans les rues de Munich, dans le froid, sous la neige et sans mon sac qui était dans un des casiers de la gare. Je commençais à débloquer de trouille.

Puis, j’ai retrouvé un semblant de calme... Au pire, j’irai sonner chez Caro! Ouf, je ne dormirais pas sous les ponts! Mais tout de suite après, c’était reparti... Je recommençais à baliser, à me faire des films. Toutes les images qui me traversaient la tête étaient détestables et me donnaient envie de pleurer ou de vomir. C'était de ma faute, c'était moi qui leur avait permis de se rapprocher, maintenant ils semblaient inséparables!

A cran parce que je ne trouvais pas Pascal, parce que j’avais commencé à l’imaginer dans des situations que ma tête ne voulait pas envisager et que mon cœur ne supportait pas, j’ai fait un dernier saut chez Caro, en décidant de lui envoyer, de chez elle, en dernier ressort, si je n'avais pas de nouvelles, je lui dirais que j’étais à Munich.

En fin de course, s’il ne me répondait pas et qu’il ne répondait pas à son natel,  je demanderais l’asile à Caro!

Je n’avais pas voulu lui dire avant que j’étais à Munich, parce que je voulais le désarçonner, parce que je ne voulais pas qu’il se prépare à la confrontation, qu’il réfléchisse à ce qu’il allait me dire. Maintenant, je le regrettais un peu. J’avais peur d’être plantée dans ses rues froides, toute seule, toute la nuit, ni dormir chez Caro, je voulais le voir. Merde, je n’avais pas fait tout ce chemin pour dormir chez Caro quand même!

Choc total en arrivant chez Caro! Sa voiture était parquée devant l’immeuble... Il était donc là? Tout ce temps?

C’est clair, j’aurai pu résumer tout ce que je viens d’écrire et simplement dit; que je suis arrivée à Munich en fin d’après-midi et que je n’ai pas trouvé Pascal. Qu’apparemment, il ne semblait ne pas vouloir me parler, donc il ne répondait pas à mes appels. Que j’avais passé des heures à errer dans les rues de Munich, sous une tempête de neige, à faire des aller-retour entre son appart et celui de Caroline. Que finalement, je l'ai retrouvé vers 22h chez Caro... Mais, dans 1an, en me relisant, je ne me rappellerais plus de ce que je ressentais à ce moment là, ce jour là, ni peut-être comment j’avais vécu ces heures à le chercher et à l’attendre! Je ne me souviendrais pas de mon désarroi, de l’anxiété qui me tenaillait l’estomac... Ni qu’il était avec elle! Avec Caroline.

------ Seule à travers Munich.. Il m’a plaquée pour Caro? (1) -- Jeu.23.Déc.10 - (357) ------

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356 - Pascal me jette.. encore..

Publié le par JaneDo

Mercredi, 22 décembre 2010 -- Couru les magasins pour les derniers achats avec Marie. Voilà, c’est fait, j’ai tous mes cadeaux. J’ai prévu quelque chose de chouette pour Pascal et Thomas. Je suis épuisée. Maintenant, vivement Noël qu’on puisse tourner la page, que Pascal soit en vacances... J’espère pouvoir le voir très souvent... Enfin, c’est ce que j’espèrais.

Mais le soir, j’allais déchanter...

Dès que j’ai eu Pascal au bout du fils, j’ai senti à nouveau le même malaise que l’autre jour. Tout au long de la conversation, j’ai senti qu’il tournait autour du pot, puis les mots sont tombés comme un couperet; Pascal préfèrait qu’on en reste là!?! Encore aujourd’hui, j'entends encore ses paroles flotter dans ma tête; “Je préfère qu’on en reste là”...

Pourtant, Pascal avait admi que s’il venait le week-end, c’était parce qu’il avait envi de me voir, que chaque fois qu’on se voyait, il en voulait encore plus... Alors que s’était-il passé? Pourquoi vouloir tout casser? Pourquoi les hommes sont-ils si compliqués? Et on dit que les femmes le sont!!!

J’ai tout tenté pour qu’il me parle, mais rien à faire, Pascal n’a rien dit qui puisse me faire comprendre les raisons. J’étais trop choquée pour pleurer, je ne comprenais pas. Alors Nouvel An? On ne le passe pas ensemble? Mais pourquoi? J’ai fini par lui demander si Jess était encore enceinte ou quoi, parce que la dernière fois, il a préféré couper me plaquer plutôt que m’avouer pour Jess?

On a eu cette conversation en début de soirée, et 1h plus tard, je trouvais Thomas devant ma porte. Thomas y était probablement pour quelque chose, j’ai tout de suite su que Pascal lui avait raconté notre discussion, et Thomas venait ramasser les morçeaux. Et j’étais en morçeaux. Par fierté, je ne voulais pas m’effondrer dans les bras de Thomas. Il est resté là toute la soirée à me tenir compagnie, à essayer de me remonter le moral. A vrai dire, dès qu’il serait parti, j’aurai couru chez Brian.

Au moins, j’ai pu dire à Thomas que c’était Pascal que j’aimais, que je me fichais de devoir poireauter à attendre pour profiter des miettes de son temps, j’avais envie d’être avec lui. Thomas a essayé de comprendre ce que j’espérais exactement, de Pascal, je le lui ai dit; rien, juste être avec lui, faire partie de sa vie. En dehors de ça, rien ne m’empêchait de vivre ma vie, mais dès qu’il apparaît, rien d’autre n’avait d’importance.

Thomas me regardait, écoutait... Je pense que, ce que je voyais dans ses yeux, était un peu de pitié, mais je m’en fichais pour l’heure. Après un moment, Thomas m’a demandé d’arrêter, il ne voulait plus m’entendre parler de mes sentiments pour Pascal. Il ne voulait rien savoir. Une fois de plus, il m’a dit qu’il se fichait d’être le 2ème sur ma liste, qu’il serait là pour moi chaque fois que j’en avais besoin. Je lui ai rappelé qu’il avait déjà dit ça et pourtant, il n’avait pas arrêter d’essayer de me séparer de Pascal. Il a reconnu qu’il ne supportait pas de me voir souffrir.

Je crois que cette fois, il avait compris; c’était Pascal d’abord malgré que je l’aimais beaucoup aussi...

Thomas m’a serré dans ses bras et petit à petit, je sentais ses mains chercher à se faufiller un peu partout, alors je l’ai arrêté. Etant donné que Pascal et Thomas sont proches, je le soupconnais de penser que je tomberais dans les bras de Thomas, et si c’était le cas, il penserait qu’il avait eu raison de rompre. Me laisser consoler par Thomas aurait été si facile, mais je n’étais pas d’humeur, j’avais le coeur lourd et j’étais bien trop triste pour avoir envie de m’envoyer en l’air.

JD était rentré entre-temps et Thomas m’a proposé d’aller chez lui et j’ai accepté. Il était clair qu’il ne se passerait rien, mais j’avais envie de dormir dans les bras de quelqu’un qui m’aime, quelqu’un qui me protégerait, qui réussirait peut-être à soulager ma peine par sa présence.

------ Pascal décide de rompre -- Mer.22.Déc.10 - (356) ------

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355 - Pesante déprime

Publié le par JaneDo

Lundi, 20 décembre 2010

Je n’ai rien foutu de la journée, j’étais juste déprimée... Je devais encore sillonner les magasins pour finir mes achats de Noël, mais je n’avais pas la frite!

Je me suis enfermée à double tour chez moi, et j’ai passé la journée à me lamenter sur mon sort. Quant JD était là, je m’enfermais dans ma chambre! Heureusement pendant les fêtes, je crois qu’il a un truc à la montagne avec sa famille ou ses potes, aucune idée je m’en fiche, pourvu qu’il soit loin, c’est tout!

Mardi, 21 décembre 2010

Rhhh, je déprime... J’avais senti quelque chose dans la voix de Pascal ou peut-être le ton? Il y avait un problème... Oui, il y avait quelque chose, aujourd'hui, Thomas ne m’a ni appelée, ni laissé de messages et ça c’est trop bizarre.

------ Pesante déprime -- Mar.21.Déc.10 - (355) ------
 

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362 - Au jour le jour...

Publié le par JaneDo

Mardi, 28 décembre 2010 -- Ha la la, pas eu 1 mn aujourd'hui! A peine levée, j'avais des tonnes d'appels en retour à faire. Naze. Ensuite passer prendre le café avec ma voisine, et la famille...

16h05 - Rendez-vous à 16h30 en ville avec Layne. Pour une fois, je ne veux pas être en retard, mais je dois passer chez ma voisine en vitesse, je voulais prendre une douche, me changer... Je crois que c'est râté! Je pense qu'1x de plus, je serais fichetrement en retard!

Pascal est rentré pour les vacances de fin d'année, donc dans les parages... Il est au chalet avec sa famille et sa femme! Avec ces fêtes de fin d'année, ma famille et tout le reste... C'est le stress!

Bon faut que j'y aille moi... Pas eu le temps de me changer, ni de mettre mon journal à jour!

Quant je suis au chalet, chez Thomas ou Pascal, ou même chez moi, je me branche sur mon journal et je commence; faut chercher les images, corriger le max de fautes, parce qu'il faut reconnaître que dans mes brouillons, je ne fais pas toujours attention. Souvent, c'est seulement une fois posté que je tombe sur des fautes. Nul. Souvent, je suis obligée d'abandonner la mise à jour en cours, bloquer mon ordi et revenir terminer plus tard. Pénible.

Retour à la maison vers les 2h du matin!! Le temps de prendre quelques affaires, j'ai été dormir chez Layne. J'appréciais d'être avec quelqu'un qui ne se prend pas la tête, qui ne me demande rien, quelqu'un de libre.

J'ai décidé que j'étais célibataire; je fais ce que je veux! Je n'ai de compte à rendre à personne. Je ne veux pas me retrouver tout de suite dans une relation avec qui que ce soit. Voilà! J'ai envie de goûter à un peu de liberté!

------ Goûter à la liberté - Mar.28.Déc.10 - (362) ------

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353 - Agir ouvertement !? (2)

Publié le par JaneDo

Dimanche, 19 déc 2010 -- On sentait tous les 2 que Thomas ne trouvait pas le sommeil, avec l’impression de l’entendre faire les 100pas au-dessus de nos têtes. Je suis sûre qu’il avait l’oreille collé au mur. Il devait épier tous les bruits provenant d’en bas. On avait raison, parce qu’1h plus tard, il est venu taper à la porte, il n’a pas sonné, mais taper à la porte.

On était étendu sur le canapé à discuter sans oser se toucher. On est vraiment ridicule, non? Pourquoi être autant bourré de scrupules?

Thomas s’est donc joint à nous, et Pascal a automatiquement changé de sujet et a commencé à parler de son boulot, les projets sur lesquels il travaillait et comment il vivait ce déplacement à Munich. Thomas m’a jeté un petit coup d’oeil. Je suis sure qu’il se demandait si Pascal m’avait parlé du prolongement de sa mission en Allemagne?

Il ne l’avait pas fait et j’en avais pas parlé, mais le petit regard de côté de Thomas me l’avait rappelé. Je lui en parlerais plus tard, quant on ne sera que tous les 2. J’espérais secrètement que ce soit faux. J’ai aussi parlé de mon boulot, sans trop me vanter d’avoir été sélectionnée sur plus de 1000 candidats!

1h plus tard, je luttais contre le sommeil et Thomas ne faisait toujours pas mine de vouloir partir. Inconsciemment, ou peut-être consciemment, je me suis rapprochée de Pascal et j’ai fini par m’endormir sur lui. Je sais qu’il m’a portée dans sa chambre, ensuite que lui et Thomas ont continué à discuter, mais Pascal n’a pas voulu mentionner la conversation pendant la journée.

Dimanche matin, petit réveil câlins. Afff, palpitations de la tête aux pieds. Mais on a été interrompu par l’arrivée de Thomas. Arfff, je lui aurai bien taillé les cheveux en 4 moi, mais ma mauvaise humeur est vite tombée, il était clair que Thomas n’avait pas fermé l’oeil de la nuit.

J’avais prévu de passer la journée avec Pascal, collée à ses basques, mais Thomas avait apparemment l’intention d’en faire autant. C’était une situation bizarre, en plus je n’osais même pas regarder Thomas en face, ni même dans sa direction. Des copains invités par Thomas ont commencés à arriver, et Thomas les a tous invité chez Pascal. On s’est retrouvé envahi. Je savais que Thomas l’avait fait exprès, je crois que Pascal aussi. Je me suis retrouvée toute seule comme nana. C’était embarrassant au possible, il était évident que je devais m’en aller, mais j’avais envie de m’incruster. Je commençais à friser le ridicule, d’autant que certains avaient remarqué que je portais les même vêtements que le soir précédent.

Pascal était aussi très mal à l’aise, il ne savait pas très bien quoi faire. Il tentait de me faire participer à leur discussion, mais je ne trouvais rien à dire. Chaque fois que je me retrouvais un peu à l’écart, il me tirait près de lui, mais dès qu’on se mettait à chuchoter ou à discuter tous les 2, Thomas nous interrompait.

Pascal prenait la route vers les 16h, et plus les heures passaient, plus je flippais, je me rendais compte que je ne réussirais pas à rester 5mn avec lui. Intérieurement, je commençais à déprimer sérieusement.

Lassée par la présence de toute cette foule, je réalisais qu’il fallait que je m’en aille, j'étais de trop. La mort dans l’âme, j’ai fait la bise à tout le monde, puis Pascal et Thomas ont commencés à se chamailler pour me raccompagner. Fait chier. Thomas pensait qu’il devait me raccompagner puisque Pascal avait du monde chez lui. Hum! On se demande pourquoi? Pascal a insisté, il allait me déposer avant de prendre la route, ses affaires étaient prêt. Les copains nous regardaient bizarrement, comme s’il pensait que c’était à moi d’intervenir. Mais pour dire quoi? J’étais si surprise que je ne savais pas quoi faire.

J’ai décidé de prendre un taxi, Pascal ne pouvait pas franchement se tirer en laissant toute cette bande chez lui!

J’avoue que je suis partie la larme à l’oeil. Arf, j’avais la honte d’être restée scotchée chez Pascal, au milieu de tous ces garçons qui me regardaient curieusement. Rhhh, ils devaient sûrement penser que j’étais la pire salope de la planète, se rendre compte que je courais après Pascal, arrrh, la honte. Pour ma défense, j’avais tellement espéré passer l’après-midi avec lui!

Pascal est un fou furieux, et parfois il me scotche avec les folies qu’il fait. C’est une de ses grosses qualités que j’aime chez lui. Je l’adore! Il a poursuivi le taxi, lui a fait signe de s’arrêter, payé et m’a tout simplement arraché de mon siège. Ridicule mais, avant j’avais juste la larme à l’oeil, là, j’ai fondu en larmes comme une mauviette.

Après mon départ, il n’a pas perdu du temps pour ramasser ses affaires, laissé le soin à Thomas de fermer et a filé sans prendre le temps de correctement saluer ses potes pour essayer de me rattraper. Mince, je l’adore, Pascal est mon prince charmant en armure flamboyant. Il avait vraiment l’art de m’étonner, de me faire perdre pied.

On avait qu’1h devant nous, ça s’était transformé en 2h puis presque 3h... Je l’adore ce bonhomme, il est vraiment trop trop chou, trop adorable, trop romantique. Quant il est parti, mon cœur était gonflé d’amour. Ça n’a duré qu’une petite 1/2h, après j’étais denouveau triste à mourir... Il me manquait!

Même les heures suivantes qu’on a passé au téléphone n’ont pas suffit à effacer ma peine. J’ai été lamentable en plus; pleurnicheuse et tout! Carrément à jeter!

Pascal a essayé de me remonter le moral, de me dire qu’il serait là le week-end prochain, qu’il aurait 2 semaines de congé, qu’on pourrait se voir plus, mais rien n’y faisait. J’ai pensé lui demander si sa mission en Allemagne serait terminée et s’il rentrait définitivement, mais j’étais déjà assez triste. Le fait qu’il ne parle que de congé, sans dire qu’on ne sera plus séparé me faisait me douter de sa réponse!

Bouuuuh, quelle sale journée, horrible dimanche... enfin... sauf la partie où l’on était ensemble... Pour le reste, c’était la dèche!

------ Agir ouvertement? (2) -- Dim.19.Déc.10 - (353) ------

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353 - Agir ouvertement !? (1)

Publié le par JaneDo

Dans la  nuit de samedi 18 à Dimanche 19 décembre 2010 -- Malgré mes prières, Pascal n’est pas revenu, mais Thomas oui. Après m’avoir quitté, il a eu sa sœur au téléphone, et Thomas est revenu pour s’assurer que Pascal n’était pas chez moi. Ciel! Heureusement que Pascal était parti entre temps!! Cette fois, Thomas a fait le tour de l’appartement d’un air soupçonneux, ensuite il m’a parlé de son coup de fils avec Jess.

En voyant mes yeux rougis, Thomas a deviné que j’avais pleuré, mais il a dû penser que c’était à cause de notre discussion. Je n’ai pas voulu le détromper. Sans conviction, Thomas s’est excusé et je l’ai gentiment fichu à la porte.

De retour chez lui, il a trouvé Pascal. Il a aussitôt appelé Jess pour lui dire qu’en fait, Pascal devait être sur la route quant elle le cherchait partout. Thomas a quand même tenu à dire à Pascal qu’il aurait dû avertir Jess, ou au moins la tenir au courant pour éviter qu’elle ne s’inquiète. Pascal avait eu Caroline au téléphone aussi, donc il savait ce que sa femme avait fait. Caroline était triste d’être plantée à Munich, déçue aussi qu’il ne l’ait pas embarquée avec lui.

Pascal s’est montré surpris que Thomas ne soit pas sorti un samedi soir, mais Thomas lui a dit qu’il avait eu des choses à régler.... Hum mouais!

4h du matin, Pascal ne réussissait pas à trouver le sommeil et il m’a téléphoné. Ça c’était... Ouf! D’habitude, il n’aurait pas osé et je l’aurai appris après coup. Je lui manquais. Il se réjouissait toujours de rentrer le week-end en espérant qu’on se verrait et il était triste que ça finissait souvent en queue de boudin.

  • Alors viens... J’aimerai tellement que tu viennes...
  • Je peux pas Jane... Je le voudrais, mais je peux pas!
  • Mais pourquoi? Tu me manques aussi. On se voit tellement peu et je ne peux pas accepter le “je veux mais je peux pas”, sinon dis moi pourquoi?
  • Tu viendrais ici toi?

Glups, heu, non!

  • Tu vois! Je voulais lui parler tout à l’heure, mais je n’ai pas pu. Tu sais, il y a tout un tas de raisons; la mort de ses parents, il doit partager les miens, et il se donne tellement de mal pour se faire sa place. Il a toujours été mon meilleur ami, le meilleur des grands frères pour moi, mais il a souvent l’impression de passer après, ou que j’obtiens toujours ce que je veux et lui doit se battre comme un fou... Ha! Je sais pas, tout ça etc, et j’ai pas pu. J’ai vraiment pas pu.

Gros gros soupir à l’autre bout du fils. Mince, je comprenais très bien ce qu’il me disait, mais j’avais tellement envie de le voir, de pouvoir dormir près de lui et tout ça sans ressentir de culpabilité. J’imaginais sa mine boudeuse et ses sourcils froncés, il parlait en chuchotant, pourtant il était seul.

Même s’il chuchotait, j’adorais les intonations chaudes de sa voix, j’étais déchirée par le manque, mais tout comme lui, je ne pouvais pas faire souffrir Thomas. Pourtant au fin fond de mon esprit tordu, je formatais déjà un petit plan pour obtenir ce que je voulais; que ce soit Thomas qui brise nos liens! J’étais bien trop lâche pour avoir le courage de le faire moi-même.

Samedi dans la journée, Thomas et Pascal ont été jouer au tennis avec 2 copains. Je sais qu’ils ont aussi été nager avec leurs potes du club de natation. Pascal était heureux, ça le détendait. Il aimait vraiment la natation en tous cas.

C’est drôle mais, Thomas ne m’a pas proposé de les accompagner, ni mentionné la présence de Pascal. Le soir, avant de sortir, j’avais papoté avec Pascal pendant presqu’1h, avant de raccrocher, plus serein qu’hier soir, il m’a dit qu’il allait parler à Thomas parce qu’il le lui devait. Il s’attendait à ce que Thomas lui rappelle, une fois encore, qu’il n’était pas libre et qu’il n’avait pas le droit de me faire vivre ça; être toujours la 2ème priorité sur sa liste. Il a voulu juste se rassurer et être sûr que je le voulais aussi, avant de se lancer. J’étais à 100% d’accord, c’est ce que je voulais.

Je soupçonne Thomas d’essayer de mettre une autre nana dans les pattes à Pascal, parce qu’il a invité Marilou, et moi non. Le rat! Comme il se préparait à parler à Thomas, Pascal préférait que je ne sois pas dans les parages.

Ça m’a fait dresser les cheveux sur la tête quant Pascal m’a dit que Marilou était avec eux. Puis, j’avais eu le temps de réfléchir après son coup de fils de tout à l’heure, je lui ai demandé de ne pas parler à Thomas, j’allais lui faire comprendre que je ne sortais pas avec lui, donc j’avais le droit de voir qui je voulais.

De toute façon, Thomas savait que j’étais amoureuse de Pascal depuis le début, et avait quand même voulu s’engager dans une relation qu’il savait perdu d’avance. Ce n’était au fond pas de ma faute, et je n’avais pas à marcher sur des œufs!

Wahhh! On dirait que je me cherchais des excuses!!!

De savoir Marilou dans le sillage de mon petit homme, je ne tenais plus en place, j’avais envie de sortir et d’être là-bas, mais voilà, je n’avais appelé personne, ni rien prévu. J’étais coincée chez moi. La rage. Si je n’y allais pas, je ne verrais pas Pascal et je ne pouvais pas franchement aller chez lui? Et merde... J’étais bien trop timide pour avoir les "corrones” pour sortir seule! Et je savais d’avance que Pascal serait sous surveillance, donc il ne viendra pas chez moi! J’étais dégoûtée. Et demain, en fin d’après-midi, Pascal repartait...

Marilou les a invité chez elle en fin de soirée, avec ses copines. Alors qu’il m’avait appelé juste pour que je sache ce qu’il fabriquait, mais aussi sûrement parce qu’il avait envi de m’entendre, Pascal a eu une idée; il m’a dit qu’il raccrochait et qu’il m’appellerait dans la minute avec Thomas à côté. En fait, comme Thomas ne m’avait pas proposé de sortir avec eux, il pensait m’appeler pour me demander ce que je faisais et se proposait de passer me prendre.

Thomas n’a rien pu faire et s’est retrouvé bête! J’ai bien sûr accepté et j’ai pu voir où habitait Marilou ;)

Hihihi, elle a ravalé sa rage en me voyant pointer le bout de mon nez. Bien fait! J’étais drôlement contente que Pascal ait pensé m’emmener, sans avoir peur des réactions des autres, et aussi qu'il fasse comme s’il ne se doutait pas de ce qui se passait avec Thomas. Ce dernier pouvait très bien imaginer  comme je devais être déçue qu’il ne me propose pas de l’accompagner!! Maintenant, j’imagine très bien comment il se comportait avec sa copine, voilà pourquoi on ne l’avait pratiquement jamais vue.

J’étais consciente que je n’étais pas la bienvenue, et je ne montrais pas de signe même quant elle tirait Pascal à l’autre bout pour discuter, même si je restais souvent seule dans mon coin. De toute façon, Thomas ne me laissait pas seule, il s’était presque immédiatement collé à mes basques. Il restait à côté, comme si on était ensemble.

Je suis sûre qu’on avait tous une idée différente pour la fin de soirée... Dans le vague, chacun attendait que les autres se décident à, ou partir, ou proposer autre chose. Approximativement, 1h après notre arrivée, Pascal a décidé de rentrer. Évidemment, comme on était venu ensemble, on repartait ensemble. Marilou lui a proposé de rester encore un peu, et comme Thomas a lui aussi décidé de rentrer, elle a suggéré qu’il me ramène. Thomas a sauté sur l’occasion pour appuyé sa proposition. J’ai refusé, je rentrais avec Pascal.

Je sentais bien que Thomas était à cran...

En désespoir de cause, Thomas a proposé qu’on aille prendre un verre chez lui et sans se laisser démolir, il m’a proposé de dormir chez lui. Pascal n’a pas osé intervenir, mais il a refusé pour le verre. Il lui a fait comprendre qu’il me raccompagnait et on est parti.

On ne pouvait pas aller chez moi, ni chez lui, Thomas risquait de se pointer pour faire capoter nos projets. Parqué face au lac, on est resté dans la voiture à discuter. Comme il n’avait pas l’air de faire un geste pour se rapprocher, j’en ai eu marre et je l’ai embrassé. A partir de là, ça a dégénéré pour ma plus grande joie. Rhhha... Je l’ai laissé me convaincre d’aller chez lui... Je n’ai pas pu résister! J’étais contente, parce que je ne crois pas que j’aurai supporté de passer le week-end sans le voir.

Pascal pensait qu’en agissant ouvertement, il pousserait Thomas à la discussion...

------ Agir ouvertement !? -- (353) -- Dim.19.Déc.10 ------

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352 - Cul de sac avec 3 mois de plus?!?

Publié le par JaneDo

Samedi, 18 déc 10 - Malheureusement, je crois que mon histoire avec Pascal était vouée à l’échec quoi qu’on fasse. On se retrouve toujours dans des situations abominables et on se fait toujours avoir! On n’arrive vraiment pas à se retenir d’exagérer et pour finir, on se retrouve très vite acculé dans le plus petit carré du coin!

En quelque sorte, Thomas était déçu de me trouver à la maison, même un peu vexé de me trouver seule, parce que ça voulait dire que je préférais rester à la maison, plutôt que de passer la soirée avec lui.

Glups! J’étais à 2 doigts de lui dire que je continuais à voir Pascal, donc, je ne pouvais franchement plus continuer à le fréquenter lui. Enfin, en tous cas, pas en tant que petite copine, mais on pouvait être amis? Re-Glups! Impossible! Je me voyais mal lui dire un truc pareil. En même temps, Pascal avait surement l’oreille collé au mur, je savais ce qu’il m’avait dit, et il serait certainement très déçu si je n’étais pas claire avec Thomas.

Ohhhhh, j’étais maaaal...

La sonnerie insistante à ma porte nous avait quelque peu plongé dans un stress pas possible. J’habite au 2è, et il n’y a pas moyen de s’éclipser par la fenêtre, il n’y a que la porte d’entrée!!! Purée, on s’était regardé un peu paniqué. Je me suis vite flanquée en training, et après avoir enlever les traces de Pascal au salon; sa veste, sa montre, les verres, les tasses, la couverture dans laquelle on s’était enroulé devant la cheminée... Oh la la, et tout ça en silence et le plus vite possible, ensuite j’ai poussé un Pascal récalcitrant dans la chambre pour aller ouvrir.

J’étais prise au piège et aussi paniquée par la présence de Pascal dans la pièce d’à côté. Il entendait et pouvait deviner tout ce qui se passait, le moindre mot de travers et il pouvait sortir de la boîte de pandore sans y être invité.

...(enlever les résumés des choses qu’on s’est dit et résumer encore plus, ou p-e laisser seulement ce que Pascal m’a dit après, afff, on verra)...

Thomas avait sa tête de caliméro; déception, déprime, un air paumé (ravie de constater que je n’étais pas la seule). Si Pascal n’avait pas été là, je l’aurai surement pris dans mes bras pour le rassurer. Zut, le rassurer? J’suis dingue ou quoi, ça ne ferait que lui faire encore plus de mal après!

Les mains dans les poches, il a hésité à entrer et a tenté de m’inciter à aller chez lui, mais j’ai refusé. Je n’avais pas envie de me retrouver coincée chez lui sans ma voiture. Afff, puis il a voulu m’embrasser, alors je me suis dérobée en lui demandant ce qui n’allait pas.

  • Plus de visites nocturnes surprises, plus de “Je t’Aime”, plus de “J’aimerai te manger tout cru”, plus de “Tu me manque”... Depuis que Pascal a commencé à rentrer les week-ends, je t’ai senti t’éloigner... Jane me manque, la tendre Jane qui venait au milieu de la nuit se réchauffer dans mes bras, celle qui m’entouraient de ses bras sous n’importe quel prétexte, qui me faisait des milliers de bisous tout le temps... Tu me manques! Écoute Jane...

Glups! De l’entendre commencer ses phrases comme Pascal m’a fait sursauté. On a discuté longuement, et je n’ai pas osé lui dire pour Pascal. J’étais trop lâche.

  • Je sais parfaitement que tu en pince encore pour Pascal, je sais que ça ne sert à rien que je te demande de ne plus penser à lui ou d’abandonner... Je voudrais juste que puisqu’il n’est pas là, que rien ne change entre nous. J’imagine que je n’ai pas besoin... De toute façon, il en a encore pour 3 mois de plus en Allemagne tu sais! Je veux pas que tu prenne ça comme un ordre ou une tentative de te diriger, mais tu fais ce que tu veux, mais je voudrais que les choses restent comme elles sont, enfin comme elles étaient avant que Pascal ne revienne ici presque tous les week-end. On était heureux, non? En tous cas, moi je l’étais. Je n’ai jamais été aussi bien avec quelqu’un... Je voudrais retrouver tout ça... Est-ce que c’est trop demander?

En pincer? Il disait ça comme si c'était une honte! Je ne savais pas quoi dire, alors je suis restée silencieuse sans oser même le regarder. J’avais chaud.

  • On a pas besoin de revenir sur ton malaise quant il est là, je sais bien que tu n’aimerais pas que je sois trop... câlin, c’est trop frais, je le comprends. Je t’aime et je serais patient d’accord?
  • Thomas...

Il m’a embrassée, c’était pour me faire taire, je le savais.

  • J’ai compris ce que tu essaies de dire, ou plutôt ce que tu essaie de me faire comprendre... Je ne sais pas où tu en ai avec ta copine et je ne veux pas le savoir, ça ne me reg...
  • Est-ce que tu m’aimes?

Ohhhhh là! Ciel... Quoi répondre? Si je lui dis que je l’aime, Pascal va péter un câble, et il va me presser comme un citron. Si je ne le dis pas, il va être déçu et se sentir trahi... Saperlipopette, qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire?

  • Tu ne m’aime plus. Ok, j’ai compris.
  • Thomas, je t’adore, j’aime qui tu es... Tu es adorable avec moi, gentil et tout, comment ne pas t’aimer? C’est impossible! Mais...
  • Pas de mais! Ça me va, ça me suffit. Je ne veux pas entendre de; “mais”.
  • Il faut quand même...

Thomas ne m’a pas laissé en placer une. Je crois qu’il ne voulait pas entendre ce que j’avais à dire.

Quant il m’a embrassée, je n’ai pas eu le cœur de le repousser, mais plus, je pouvais pas. J’ai eu toutes les peines du monde à le faire partir. Heureusement, il avait du monde qui l’attendait.

Je sais que j’avais été à la place de Pascal, dans l’autre pièce, j’aurai souffert. J’aurai sûrement aussi pété un plomb, peut-être même que je serais sortie de la pièce pour foutre le camp. Je me suis promise d’être plus conciliante désormais, parce qu’on ne pouvait pas toujours maîtriser les évènements. On ne pouvait pas non plus intentionnellement faire du mal à quelqu’un pour qui on a de l’affection. Je comprenais mieux les sentiments contradictoires que Pascal avait parfois dû endurer.

Quant il est parti, Pascal est venu s’asseoir au salon. On est resté assis, l’un à côté de l’autre, silencieux sans se regarder. Pascal avait l’air abattu. Je n’avais vraiment pas envie de parler, ou plutôt, je voulais le laisser commencer.  J’ai glissé ma main dans les siennes.

Après un silence qui a duré une éternité, il a eu une sorte de petit rire triste. Il pensait qu’il était préférable qu’il rentre chez lui. Il savait que je n’oserais rien dire à Thomas, pire, lui non plus. On se retrouvait dans un cul de sac.

  • Plus de “je t’aime ou je te mangerai tout cru” hein? Tu lui as dit que tu l’aimais... Drôle, j’ai l’impression de me retrouver 1an en arrière, quant tu sortais avec Layne... Tu es avec lui comme tu l'es avec moi? Non! Ne réponds pas à ça!

On était foutu. Pascal ne pouvait pas accepter que je vois quelqu’un d’autre, et il ne pouvait pas non plus parler à Thomas. On ne pouvait pas continuer à se voir comme ça. On a retourné la question dans tous les sens, et on revenait toujours au même résultat. On était coincé. Je ne vouais pas qu’il parte, je voulais qu’il reste là, j’avais tant rêvé de cette soirée, mais Pascal avait l’impression d’étouffer, il avait besoin de bouger, de réfléchir, bref, de prendre l’air. Et pourtant, il m’a avoué qu’il n’avait pas envi de partir, mais il ne pouvait pas rester non plus!

En partant, Pascal a décidé qu’il parlerait quand même à Thomas et que c’était mieux que je ne sois pas dans les parages. Il avait autant envi que moi qu’on puisse passer le Nouvel An ensemble. Pour ça, il avait déjà demandé à Ethan de venir passer les fêtes ici...

J’étais inquiète qu’il soit tellement abattu. Pour finir, ce n’était qu’avec moi qu’il se retrouvait dans des états pareils. Il allait réaliser qu’avec Caro, il avait beaucoup moins de problèmes et il allait me quitter. Avec Caro, les choses étaient tellement plus simple, elle ne lui compliquait pas l’existence. Cette idée m’a poursuivie toute la soirée, jusqu’à me rendre malade. J’avais peur.

On était sensé passer la soirée et la nuit ensemble, c’était foutu. Je me suis endormie en larmes. Ça valait la peine d’avoir espéré passer une soirée tranquille, zut, je déteste les fêtes. J’étais mal et j’aurai bien filé chez Brian malgré la neige et tout, mais je n’osais pas bouger au cas où Pascal aurait la merveilleuse idée de revenir. Ce serait le pire de ne pas me trouver à la maison. Le pire aussi, c’est que je ne savais pas où ça nous laissait avec tout ça. Ciel, ce que ça pouvait faire mal, ce que ça pouvait me ronger. J'avais le cœur en miettes et j'ai même oublié de demander à Pascal si ce que Thomas avait dit était vrai; 3 mois de plus en Allemagne? Non, non, non, ça ne se pouvait pas! Il avait dit ça pour me faire flipper!

J’ai vidé mon sac au téléphone à Brian, il ne m’a pas dit; “je te l’avais bien dit”, mais il le pensait si fort que les ondes me percutait à l’autre bout du téléphone. Et je voulais, je priais, j’espérais que Pascal revienne...

------ Cul de sac avec 3 mois de plus?!? -- (352) -- Sam.18.Déc.10 ------

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351 - Youpi et pas youpi!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 17 déc 2010 -- Youpi ;) Mon 1er projet pour la nouvelle agence avec laquelle je travaille, a été acceptée aujourd’hui. Haut la main en plus! Trop cool. Je l’ai reçu dans le courrier, un de mes dessins représentant le logo de la boîte a été utilisé pour envoyer les cartes de vœux de fin d’année. Youpi, youpi!

Sur les 1000 projets, j’avais été sélectionné parmi les 20 meilleurs, ça je le savais déjà après la 1ère semaine chez eux. En plus, parmi les 6 projets de cartes que j’avais soumis, 1 de mes compositions avait été choisie. Nous étions une vingtaine au final, et là, ils m’avaient envoyé les vœux de l’agence, avec un petit mot pour me montrer l’impression finale, et ce qui avait été envoyé à tous leurs clients. C’était une bonne nouvelle et un très bon début. Cooool.

En début d’après-midi, j’ai couru les magasins à la recherche d’idées pour les cadeaux de Noël. La seule chose que j’avais pris avec moi était ma petite liste de noms, je ne voulais oublier personne. Bon, comme d’hab, pour mes neveux, j’ai multiplié les petits cadeaux. Je me rappelle encore ce que c’était d’être un enfant :)

Vers 16h, Pascal m’a avertie qu’il serait là 20h30. Je voulais aller le prendre à l’aéroport, mais un week-end sans voiture pour lui c’était le néant, alors il préférait en louer une. Donc, après avoir trotter dans les magasins, je me suis précipitée à la maison pour l’attendre. J’ai viré JD en lui payant l’ hôtel, je ne voulais pas l’avoir dans les pattes. Je voulais être seule avec mon petit cœur. Hum, Pascal se demandait quant j’allais me débarrasser de lui?! Ben ça!

Pascal était en déplacement aujourd’hui à Hambourg. Jess s’attendait à le voir rentrer, et elle voulait venir avec lui ce week-end. Pour éviter les explications, et éviter de devoir se la coltiner, il a filé directement ici depuis Hambourg. Cool. Et exit Jess, et aussi Caro ;)

Pascal avait laissé un message assez vague à sa femme lui disant, qu’il finirait tard, qu’il avait prévu d’aller manger avec une équipe de Hambourg, qu’il dormirait sur place. Super, donc personne ne savait qu’il était ici ce soir, il était tout à moi. J’allais pouvoir le coller comme une limace, le vampiriser, le... ok stop!

D’ailleurs dès qu’il est arrivé, j’ai sauté dans ses bras. Clap. Après son coup de fils, j’avais déjà fantasmé sur la soirée; toute une soirée entière avec lui, dormir collée dans ses bras. Miam. Pour éviter de passer mon temps dans la cuisine, j’avais déjà préparé à manger et j’avais même loué un film en rentrant. Pendant une petite heure avant de me larver dans un bain, je m’étais transformée en fée du logis express et j’ai fait le ménage en 4ème vitesse. Le bois attendait près de la cheminée, et j’avais même eu le temps de faire une petite sieste... Tout était prêt pour qu’on ait pas à bouger le petit doigt.

Je n’avais pas l’intention de louper une seule seconde de cette soirée et de cette nuit dans ses bras, ni l’intention de le laisser respirer une seule seconde :)

Comme d’hab, on avait tellement peu souvent l’occasion de passer des heures ensembles, que dès qu’on était face à face, on avait toujours autre chose en tête, la discussion c’était pour plus tard... Et on avait des tas de choses à discuter!

Pascal voulait savoir ce que je pensais faire pour Thomas, il voulait être sûr avant de lui parler. Il voulait être sûr que les choses étaient claires entre Thomas et moi, avant de mettre les pieds dans le plat. Une chose était sûr, on avait envi de passer le Nouvel An ensemble. Absolument.

  • Écoute, parlons franchement, mettons tout sur la table... Je crois qu’on ne peut plus continuer à se voiler la face et éviter les sujets qui nous dérange, ok? Soyons cash et on se dit tout... même si on en a pas envi, même si c’est des trucs qu’on préfère cacher ou ne pas mentionner, ou qu’on devine sans avoir besoin de le dire, d’accord?
  • D’accord... Seulement Pace... Le problème, c’est que tu es en Allemagne, tu es avec ta femme, je sais aussi que tu vois souvent Caro, même que tu as dormi chez elle plus d’1 fois. Je ne veux pas savoir ce que tu fais avec elles, mais je... Écoute! Est-ce que tu ne te sens jamais coupable vis-à-vis de Jess?
  • Oui... (gros soupir) Bien sûr que je me sens coupable. Je ne devrais pas agir comme ça, je lui fais de la peine et je m’en veux, c’est normal. J'ai envi de te voir, alors je lui mens, je la blesse et ça me fait mal de lui faire ça, mais... comment faire autrement?
  • Exactement... Et quant tu rentres, difficile de la repousser si elle vient vers toi? Tu te sens trop coupable alors tu essaies d’être gentil? Je le comprends. Inutile de se le cacher, elle ne s’est pas retrouvée enceinte par hasard.
  • Ce n’était pas le mien!
  • Oh, mais quant tu l’as appris, tu n’en étais pas sûr... Ça m’a fait mal, mais là j’ai su que vous couchiez encore ensemble.

Il a voulu dire quelque chose, mais on avait dit qu’on parlerait franchement, alors il s’est tu... Inutile de mentir...

  • Tu peux imaginer les images qui me traversaient la tête, surtout que Jess avait déjà eu la gentillesse de me fournir une cassette vidéo de vos exploits, donc le reste, heu, facile à imaginer!
  • Aïe, oh Jane!

Pascal a fermé les yeux en serrant la mâchoire. Je pense qu’il n’était pas fier de l’épisode et ne voulait pas que je le lui rappelle. Ha! La discussion allait être... vache!

  • Je t’imagine en train de t’amuser aussi t’amusant, ta femme qui dort au chaud dans tes bras tous les soirs, tes soirées avec Caro... Je t’imagine toujours en train de prendre du bon temps... Et aussi comme tu te sens coupable, comme après ce week-end par exemple, je ne pense pas que tu te sens le cœur de repousser Jess... Je comprends mieux parce que, moi aussi je me sens coupable vis-à-vis de Thomas, et moi non plus, je n’ai pas le coeur de le repousser quant il me prend dans ses bras...
  • Arrête! Je ne veux pas entendre ça, je ne veux pas...
  • Tu voulais qu’on parle... Qu’on mette tout sur la table... Alors...

Pascal a poussé un gros soupir et s’est levé pour faire les 100pas autour du canapé. C’est un Lion, et là, il avait l’air d’un petit lion en cage. Intérieurement, ça me faisait sourire, mais c’était pas le moment de me mettre à rire. Arf, même quant il a l’air préoccupé, je le trouve chou. Apparemment, je tenais mieux le choc que lui? Peut-être parce que presque depuis le début, je savais qu’il n’étais pas célibataire?

  • D’accord... Je comprends, mais Jane... Je ne veux plus. Je ne veux plus t’imaginer en train de chuchoter des mots d’amour à un autre homme! C’est égoïste, je l’avoue, mais je préfère t’imaginer seule à la maison en train de peindre, ou de boutiquer sur ton ordi, mais pas avec un autre. Voilà, c’est dit. Alors, qu’est-ce qu’on fait? Est-ce que tu es prête à ne plus le voir ou que comme copain? Et le moins souvent possible, je préfère. Si oui, alors c’est à moi de lui parler, c’est mieux, sinon, vaut mieux que je ne dise rien. Alors?
  • Est-ce que tu es prêt à ne plus voir Caroline? Ne plus toucher ta femme?

Pascal m’a dévisagé un petit moment, avant de me dire que, pas de problème pour Caro, mais sa femme, ça c’était pas tellement possible. D'accord, il y avait toujours quelque chose entre eux; ils couchaient toujours ensemble! Mes poils se sont mis au garde à vous; pendant 1 petite seconde, j’ai pensé que je ne voulais plus qu’il me touche tant qu’il la touchait toujours. Hun! Mais je savais que je ne tiendrais pas. Alors, motus et bouche cousu.

  • Ouais...

Pascal a eu un gros soupir, il a réfléchi un moment sans rien dire, puis il est venu s’asseoir à côté de moi. Il était clair que ce n’était pas équitable.

  • T’as raison! Mais tant pis, tu ne peux pas nous avoir tous les 2, c’est Thomas ou moi, il n’y a pas d’alternative. Je sais, je ne vais même pas protester, c’est égoïste, c’est vrai, mais c’est comme ça! Mais je ne veux pas t’imaginer en train de... enfin... dans ses bras ou en train de l’embrasser ou... Non, c’est lui ou moi, voilà, pas de compromis! Ça, c’est le marché.

Ha! les hommes... De grands enfants pourris gâtés, égoïstes, qui font de petits caprices! Ils veulent toujours que tout tourne autour de leur nombril. Ils sont carrément incapable de supporter le 1/100ème de ce que nous les femmes supportons! Mais, c’est de notre faute aussi, je le trouvais trop mignon avec son petit air buté! Mais une question? Est-ce que j’allais répondre à son caprice? Avoir le cran de mettre ma vie de côté pour lui?

Méchante petite pétasse de Jane avait bien envie de lui tenir tête, de le titiller, lui faire croire que niet, que dalle, ça ne marcherait pas comme il le voulait. Pascal me fixait avec son petit air frondeur, puis tout à coup, il a pâli, son regard a soudainement changé;

  • Je sais pas comment on va faire. Si on veut passer Nouvel An ensemble, ce ne sera pas sans blesser quelqu’un... On peut pas vraiment faire ça, hein?
  • Tu veux dire, carrément blesser les 2 personnes qui te sont le plus cher; Thomas et Jess?

Glups! C’était un retour sur terre ça! On s’est regardé en silence. Mouais, on pouvait pas faire ça... Je crois qu’on réalisait que nos rêves étaient impossibles! Comment faire? Je ne voulais pas que ce soit de ma faute, il m’en voudrait probablement un jour, et je ne pense pas qu’il voulait non plus être responsable de la peine qu’on allait causer. Arf, l’histoire du chat qui se mord la queue quoi!

Afff, c’était tellement compliqué que ça commençait à me donner un mal de tête géant. Intérieurement, je me rebiffais, mais Pascal m’a tendu la main pour m’attirer à lui, et hop, j’ai fondu. Après m’avoir embrassée, avant d’aller plus loin, il a tenu à savoir si j’avais accepté son ultimatum, s’il devait parler à Thomas ou pas? Ben... Mon cerveau avait déménagé, ou l’appel de la chair était la plus forte?

Qu’est-ce qu’il est gonflé, mais c’était aussi trop craquant!

J’avais pourtant bien commencé, j’avais commencé à tout mettre à plat, puis j’ai fini par capituler. Une fois de plus, on avait peut-être pas été au fond des choses. C’était entièrement de ma faute, je suis trop à sa botte quoi! Mais entourée de ses bras, je ne me rappelais de plus rien, ma tête était vide. Tout ce que je voulais c’était ne faire qu’un avec lui, sentir la chaleur de sa peau, gouter ses lèvres, qu’il m’embrasse encore et encore. Le reste, je m’en fou, j’aurai bien le temps d’y penser plus tard.

Collé l’un contre l’autre, on roucoulait tranquillement au chaud, heureux. Ses lèvres se promenaient lentement le long de ma colonne vertébrale. Entre 2 bisous, Pascal riait
(trop chou son petit rire coquin) en me dévoilant les pensées inavouables qu’il avait parfois eu en pensant à moi en pleine réunion de travail. Ça me faisait rougir. Il était trop mignon, je riais en le couvrant de bisous. Plus introvertie que lui, moi, je préférais lui cacher mes pensées dans le style. J’aurai été violette si j’avais dû lui les raconter. Le feu de cheminée crépitait doucement, on était si bien, mais le charme a été rompu par la sonnette de la porte.

C’était Thomas... La vache! Il tombait drôlement mal.!

Normalement, c’était décidé, c’était à Pascal de lui parler en 1er, mais là, on dirait que j’étais légèrement au pied du mur. Pascal était resté dans la chambre, il n’était pas sensé être là. Par contre, il entendait tout. Pour ça, les maisons en bois, c’est pas top! Je priais juste pour que Pascal n’ait pas la mauvaise idée de sortir de la chambre, Thomas se serait senti humilié. Ce serait moche! Ze poisse!

Mais c’était pas la seule galère! Jess a su que Pascal n’était plus à Hambourg, elle a pensé qu’il était chez Caro. Alors furax, elle  a débarqué chez Caro... Pascal n’y était pas non plus!

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