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342 - La Face Cachée!

Publié le par JaneDo

Mercredi, 8 déc 2010 ; Hier, j’avais pensé dire à Thomas que j’étais toujours amoureuse de Pascal et que je n’avais pas perdu espoir et que j’avais envie de continuer à l’attendre, mais devant ses yeux de calliméro, je n’en ai pas eu le courage!!! Puis, de toute façon, il le savait en gros.

Aujourd’hui, j’avais besoin d’être seule et me reposer. J’avais l’intention de sortir demain soir avec Thom, parce que le week-end, j’espérais voir Pascal. S’il rentrait, je voulais éviter de me retrouver entre les 2. On a longuement discuté au téléphone à chercher une solution pour se voir. Pascal avait envi que les choses soient comme avant, qu’on puisse sortir, ensemble, sans avoir besoin de se cacher. Evidemment, ce n’était pas tellement possible, on le savait tous les 2.
Secrètement, Pascal espérait que Jess se remette à fréquenter quelqu'un d'autre.

Après avoir lu les messages sur mon blog, j’ai réalisé qu’il fallait que je me décide à faire quelque chose; parler à Thomas ou m’éloigner de Pascal. Je crois que je n'avais pas tellement le choix et ça me foutait en boule. Sminette avait milles fois raison, impossible de cacher ça à Thomas, sans aucun doute, il découvrira le pot aux roses, tôt ou tard, et cette fois, ça passera pas!

Mais afff, et si je profitais encore un peu? Juste un peu...

Pascal m’avait fait remarqué qu’on n’avait jamais eu l’occasion de vraiment passer un Nouvel An ensemble, il espérait que cette année... Je l’ai immédiatement ramené à la réalité... Pas possible! Ce serait la pire erreur qu’on pourrait faire, après ça, on sera la cible de sa famille, de Jess, et de Dieu sait qui encore! Mais au fond de moi, j'en avais vachement envie!!!

Je me mettais même à rêver... Une petite île déserte, plantée au milieu de nul part, avec juste lui et moi, quelques bouquins, des vivres et que la terre entière nous fiche la paix! C'était juste un rêve délirant!

Pascal était aussi un rêveur et il allait falloir qu’on discute sérieusement, et je n’en avais aucune envie. La réalité brise nos rêves, et je crois que ni l’un, ni l’autre n’avions vraiment envi d’étaller ces choses là, on préférait les ignorer. J’adore son côté rêveur et démesuré, je trouve ça tellement sexy. C’est vrai que ça lui fait faire parfois des folies, mais ce sont ces folies qui me font craquer. Pourtant...

Hum, pour être très honnête, j’aimerai savoir comment faire accepter l’idée de les garder, les 2... Je savais bien que quelque part au fond de moi, je cherchais comment parvenir à ce résultat!!! Ma lâcheté m’empêchait d'être cassante avec Thomas. Ce que je ressentais pour Thomas, me faisait comprendre que Pascal tenait à Jess et que parfois ses actions devaient le culpabiliser à mort.

J’avais du mal à revenir à mes tactiques habituelles... J’avais pourtant essayé, en profitant de ce qui s'était passé avec Maeva, la copine à Thomas. Hélas, je ne m'y attendais tellement pas, que je ne m'étais pas préparée et aussi,  sa gentillesse me coupait les pattes, m’empêchait d’être sévère et de couper les ponts. Même chose avec Pascal. Quoique Pascal, c’était un peu différent, je perds mes moyens et je sais que je n’ai pas envie de louper une seule chance de passer même 2mn avec lui. C’était lamentable!

Mais c’est là où, égoïste quand même, je n’ai pas envie d’être sur la touche alors que lui, Pascal, se faisait dorloter en Allemagne! Je voulais aussi être dorlotée, m’amuser, et quant il était là, me consacrer à lui. Contrairement à Caro, ce n’était pas dans ma nature de me privé si mon partenaire n’en faisait pas autant. Même si je restais discrète, pour moi, c’est donnant, donnant. Pas question que je donne plus que je ne reçois, déjà que j’avais tendance à donner peu!

Et ça, c’est le moi profond, le côté que je ne discute pas et ne montre pas!

Ca ne veut pas dire que je ne suis pas câline et tendre, je le suis. Tant que la passion couve, je n’ai pas de limites, mais une fois qu’on a fait le tour de la question et qu’on se connaît mieux, alors basta, que chacun reprenne ses activités, revenir à une certaine normalité me convient. J’aime qu’on me foute la paix, j’ai des tonnes de trucs à faire, et je n’aime pas être dérangée sans arrêt, d’où le fait que je n’ai aucune envie d’avoir des enfants. Une fois que les choses se sont stabilisés, que mon coeur ne part plus en vrille chaque fois que je suis avec mon amoureux, je n’ai pas envie qu’on me saute dessus tout le temps!

Mais avec Pascal, les palpitations ne se sont pas calmées, c’était même de pire en pire!!!  J’ai toujours les papillons qui s’affolent au creux de mon ventre, la peau en ébulition, les fourmis partout, et je suis toujours en haleine si j’ai rendez-vous avec lui ou si je dois le voir. C’est déprimant!

D’habitude, si je n’ai pas le contrôle, si les choses ne se tassent pas, j’ai plutôt tendance à partir en courant. Dans ma vie privée et perso, je n’aime pas les montagnes russes!!

Wafff, le décryptage que je viens de faire de moi, est déprimant. Je comprends pourquoi on me trouve généralement froide et distante! Hum, pas terrible. Je sais que je suis comme ça généralement; je me livre peu, j’observe beaucoup, ou peut-être qu’aujourd’hui ce sentiment est un peu exagéré parce que je réfléchi trop! La situation est tellement compliquée que j’ai envie d’aller planter ma tente sur le Mont Fidji et attendre que les choses se tassent! (je ne sais même pas si le Mont Fidji existe, ça doit être une métaphore)

Zut... Je suis paumée!

Pascal essayait de me convaincre de filer avec lui quelque part, tous les 2, ce week-end, loin des autres, mais je ne pouvais pas me tirer tout le week-end, et comme par hasard lui aussi, sans qu’on se doute qu’on était ensemble!!! Je ne pouvais pas faire ça, et pourtant j’en avais envie. Je cherchais même des excuses pour le faire!

Mais, soyons sérieux..... Si j’étais à la place de Thomas? Non mieux, si j’attendais le week-end avec impatience pour le passer avec Pascal et qu’il était amoureux d’une autre fille et qu’il disparaissait tout le week-end et comme par hasard, elle aussi? Rhooooh, j’aurai mal comme jamais! Non, je ne pouvais pas agir aussi égoïstement.... Hélas!

Pour être encore plus honnête, j’espérais que Thomas me donne une bonne raison de lui mettre toute la faute dessus et me tirer, le fuir, qu’il soit responsable de notre “séparation”, le seul coupable, ou du moins qu’il en ait l’impression, pour que je puisse m’adonner à ma passion; courir après Pascal! Jeeez... Mis comme ça noir sur blanc, ça semble dégueulasse!!!

Mince... Je vais me coucher, parce que je commence à déconner sec!!!

----- La Face Cachée! (Mon côté sombre) -- (342) -- Mer.08.Déc.10 ------

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341 - Petit pincement au coeur

Publié le par JaneDo

Mardi, 7 décembre 2010 - Le matin, on a pris le café ensemble, après quoi Pascal m’a encore traînée au lit, puis il est parti au boulot... Afff! Ensuite, on a passé des heures au téléphone pendant mon retour en train jusqu’à ce que je n’ai plus de batterie.

En arrivant à Lausanne, je me suis rappelée de mon dernier voyage en train, de retour de l’Allemagne, j’étais complètement down... Et Thomas était là, il m’attendait... J’ai eu un petit pincement au coeur. Pauvre chou, j’étais monstrueuse!

Il m’avait laissé 2 douzaines de messages et autant d’appels en absences. Je voulais l’appeler, mais j’ai remis ça à demain. Si je l’appelais, s’il était passé chez moi et ne m’avait pas trouvée, il devinerait que je m’étais absentée et se poserait des questions. Brian me couvrait pour la majorité de mes absences.

J’étais presque certaine que Thomas m’espionnerait, donc je voulais qu’il me trouve. Je pouvais toujours dire que je n’avais pas regarder mon natel. Il savait que je pouvais passer plusieurs jours à peindre, sans faire attention à autre chose. Et zut, pourquoi me justifier?!

J’avais raison, en début de soirée, 1h après le boulot, Thomas tournait dans les parages. J’étais au rez à jouer au Monopoly avec le petit Roméo, j’avais laissé mon natel en haut. Je pouvais prétendre n’avoir pas vu ses messages. Je l’ai entendu monter chez moi, je suis sortie de chez Marie alors qu’il quittait l’immeuble. On s’est croisé dans les escaliers.

Je l’ai donc invité à remonter. Il a tout de suite remarqué que je n’avais pas mon natel. Je lui ai dit que je l’avais oublié chez Brian et que depuis, ben, je n’avais pas remarqué non plus, que ma batterie était plate. J’ai donc mis mon natel à charger et hop, ça a commencé à biper à mort. Thomas m’a cru sans broncher. Il avait l’air amusé de voir à quel point je pouvais être tête en l’air. Hum! Je lui ai dit que j’avais été chercher mon natel chez Brian et en rentrant, ben, le petit du rez m’a demandé de jouer avec lui pendant que sa maman faisait sa visite à l’hôpital pour sa main.

Thomas a été soulagé et tous ses doutes se sont envolés!

Je pense que c’est sans penser à mal, ou peut.-être pour avoir une certaine emprise, je ne sais pas, mais Thomas m’entourait de ses bras, me faisait de petits bisous par-ci, par-là, cherchait le contact, et j'avoue que je me sentais légèrement coupable. Il m’a embrassée. Je pense que je me suis un peu raidie, mais il n’a pas eu l’air de s’en rendre compte. J’ai réussi à m’éclipser de ses câlins, je sentais que si je ne le faisais pas, j’allais me retrouver les 4 fers en l’air et je n’en avais pas vraiment envie. C’était... un peu trop tôt... Je venais à peine de quitter les bras de Pascal, et afff, j’étais râpée. Thomas aurait remarqué les marques de doigts, afff, non, je pouvais pas.

Le mensonge, c’est bien! Ca permet de ne pas faire souffrir inutilement quelqu’un qu’on aime. Pourquoi torturer ceux qu’on aime avec des vérités qui ne sont pas toujours bonnes à entendre, et qui causent souvent des dégâts irréversibles, sous prétexte d’être honnête? Ce qu’on ignore ne fait pas souffrir!

Trop mignon, Pascal m’avait envoyé des tonnes de messages. Il disait qu’il m’aimait à la folie, parce que c’était bien de la folie, qu’il attendait le week-end avec impatience, qu’il n’arrêtait pas de penser à moi, qu’il portait encore mes traces partout, mais qu’il n’avait pas besoin de ça pour penser à moi, que d’ailleurs si je savais à quoi il pensait, je rougirais, même rouge pivoine. Dans un de ces messages, Pascal disait qu’il aurait aimé que je sois en Allemagne avec lui... Owhhh, trop chou!

Thomas m’a invité à manger, j’ai refusé parce que j’étais naze de chez naze-land. J’avais besoin de dormir, et dormir encore. Puis tard dans la soirée, après une bonne sieste, j’avais prévu de passer la nuit à peindre...

Et aussi tiens, je dois me débarrasser de JD! J’en avais marre de l’avoir tout le temps dans les pattes!

J’en ai marre de voir son linge de bain mouillé traîner sur la corbeille à linge au lieu d’être pendu, marre de trouver ses pompes en vrac dans l’entrée, ras le cul de le voir traîner sur mon canapé à moitié à poil avec ses poils qui débordent dans tous les sens, ras le cul de trouver la cuvette WC ouverte, ras le cul du tube de dentifrice sans son bouchon, le rideau de douche pas tiré, ne pas pouvoir sortir de ma chambre sans m’habiller, etc, etc. Assez!

JD me sortait par les trous de nez... Arfff, je dois être fatiguée? Je vais dormir dessus, et on verra demain!

Pourquoi est-ce que Thomas m'aimait? Déjà Pascal, je ne comprenais pas? Qu'est-ce qu'ils pouvaient bien me trouver? Je me posais tout le temps la question, et je ne pigeais toujours pas? Quelque chose que je ne vois pas? Thomas m'avait dit une fois que, j'étais câline et qu'il aimait ça, mais les filles câlines, il y en a à la pelle, alors pourquoi? J'étais plutôt du genre "loup solitaire" et je ne voyais pas ce qu'un mec pouvait trouver de chouette à ça!!

------ Petit pincement au coeur -- (341) -- Mar.07.Déc.10 ------

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340 - Voyage au paradis ;)

Publié le par JaneDo

Lundi.... 6 décembre 2010;

On avait prévu de dormir à Zurich et le lendemain, je rentrerais alors que Pascal partirait pour Munich. Mais, j’avais envie de rester avec lui, encore un peu. Pourtant, j’avais pris la décision de le tempérer et de ne plus le laisser m'entraîner, enfin, de ne plus s'entraîner mutuellement à faire des bêtises, comme ça, je pourrais le garder le plus longtemps possible dans ma vie.

Mais afff, juste 1 petite dernière... Je rentrerais demain...

On a dormi à l’hôtel près face de son boulot. J’aurai préféré au même que lui. Pascal a dit à Jess qu’il était si fatigué, qu’il avait donc préféré s’arrêter pour dormir en route. Thomas a confirmé que Pascal avait été naze tout le week-end, donc ça ne l’étonnait pas tellement.

J’ai dormi dans les bras chaud et doux de mon amour, après avoir passé une bonne partie de la nuit à faire l’amour. Pascal n’est jamais fatigué, je ne peux pas en dire autant pour moi, j’étais naze. Le matin, après avoir pris le café ensemble, il est parti au boulot, crevée, je me suis effondrée et j’ai dormi jusque vers 11h. Pascal venait manger avec moi à midi.

Ce n'était pas prévu, mais on est resté ensemble jusque vers 16h, puis il est reparti au boulot. Au boulot, il avait prétendu avoir le médecin en début d’après-midi. Hihihi, c’était moi le médecin!

A 18h, après avoir fait un petit saut pour me faire un bisou. On se retrouvait plus tard pour manger ensemble. J’avais espoir et je me me doutais bien que Pascal voudrait passer la nuit avec moi. Pascal est donc rentré chez lui pour se changer, puis il a prétexté avoir une sortie avec des potes de boulot.

Jess ne l’avait pas vu du week-end et le dimanche soir, il n’avait pas dormi à la maison, et voilà qu’il sortait encore le lundi? Jess était furieuse et lui a fait une scène colossale. Sa rage était justifiée et compréhensible. Elle ne pouvait pas deviner que ça tombait à pique! Pascal a téléphoné à Caro devant elle, pour lui demander s’il pouvait dormir chez elle, qu’il avait un truc avant. Il a ramassé des affaires et il a filé.

Il n’avait rien avec ceux du boulot, et n’avait pas l’intention d’aller dormir chez Caro... La pauvre, elle avait dû l’attendre toute la soirée! Du moment que Jess pensait qu’il était chez Caro, on était tranquille. Caro n’irait jamais jusqu’à téléphoner chez lui pour savoir où il était.

C’était chouette de passer ces quelques heures avec lui, c’était même plus que je n’avais eu de tout le week-end. Naaaah, je blague! C’est seulement l’impression que j’en avais. On se sentait juste libre, et ça c’était agréable.

Sur le moment, j’avais oublié la discussion entre Thomas et Pascal. Bizarrement, je ne savais pas que les mecs pouvaient avoir ce genre de jalousie. Je n’ai pas non plus songé que, peut-être, quelque part, Pascal regrettait d’avoir abandonné sa femme, ou fait faux-bond à Caro. Ce n’était pas son genre, alors était-ce la combinaison de nous 2 qui le faisait changer comme ça?

On a mangé en amoureux au coin d’un feu de cheminée dans la chambre, avec la géniale impression d’être seuls au monde, protégé entre nos 4 mûrs de toute la planète. On essayait de ne pas trop s’inquiéter, on savait aussi que probablement on ne tiendrait pas longtemps comme ça, mais pour l’heure, on était juste heureux de se retrouver.

  • Je me demande ce qu’on va faire, tu crois qu’on tiendra longtemps comme ça? Tu sais, Thomas n’avait pas tout tord!
  • Afff, j’ai pas envi d’y penser chou... Prends moi juste dans tes bras... On verra bien ce que l’avenir nous réserve. Faut juste qu’on arrête de faire des bêtises et qu’on se fasse prendre, c’est tout!
  • De faire des bêtises, hein? Tais toi et viens par ici, toi...

Pascal souriait, et God, que j’aime le voir sourire, tout son visage s’éclaire. J’aime son sourire et j’adore ses yeux et son regard vert. Et j’aime sa peau, elle est douce. J’aime sentir ses muscles fermes sous mes doigts, j’aime promener ma joue sur son torse. Je l’adore. J’avais envie de le serrer tout fort, longtemps, j’aurai voulu ne plus me décoller de lui. On a passé presque tout notre temps à l’horizontal. Quant il disait être en manque, Pascal ne mentait pas. Rire. Je n’étais pas en manque, mais j’aime tellement sentir sa peau contre la mienne, comment résister! Afff, je l’adore et je sais qu’il m’aime, et même si je ne le suis pas officiellement, je suis “sa petite femme”.

Tard dans la soirée, j’ai réussi à le traîner dehors pour faire un tour en ville. J’avais envie de retrouver l’atmosphère féerique de Munich encore une fois avec lui.

Serré l'un contre l'autre, on a déambulé dans les ruelles, main dans la main, à se faire des bisous pour un oui, pour un non. J’aime, j’aime, j’aime. Ses bras autour de ma taille, des épaules, ses mains qui se balade sur mes reins, j’adore. J’avais un sourire scotché d'une oreille à l'autre et je n’arrêtais pas de parler. Une vrai petite pipelette. J’étais bien. Ça le faisait sourire. Pascal n'avait pas souvent l'occasion de m'entendre parler autant. Il faisait froid, qu’importe. Après notre balade, on est rentré se réchauffer jusqu’au matin.

Probablement dû à son entraînement de sportif, Pascal est infatigable, je n’ai pas son énergie! Malgré des kilomètres en voiture, peu d’heures de sommeil, une journée de boulot dans les dents, et le lendemain où il devait rempiler, comme je rentrais le lendemain, Pascal ne voulait pas dormir, ses mains baladeuses me tenaient en haleine. J’ai essayé de tenir, mais... voilà quoi!

----- Voyage au Paradis -- (340) -- Lun.06.Déc.10 ------

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339 - ...seuls contre tous...

Publié le par JaneDo

Dimanche.... 05 déc 2010

2h du matin..... Pascal aurait voulu se tirer juste après moi, mais que ce soit l’un ou l’autre, Thomas allait quand même flipper. Pascal devait passer la soirée avec eux. Ça le bouffait de me savoir à la maison et de ne pas pouvoir être là aussi. Il devait rentrer en même temps que Thomas, c’était le seul moyen, mais Thomas ne semblait pas pressé de rentrer. Pascal enrageait et piaffait d’impatience.

On savait qu’on aurait à faire face aux conséquences tôt ou tard, mais pour l’heure, je crois bien que j’étais la plus heureuse de la planète!!!

J’étais horrible avec Thomas, même si je m’en voulais, il n’y avait pas moyen de m’empêcher de courir vers Pascal. Thomas a bien essayé de me convaincre de rester avec lui, de passer chez moi ou que je passe chez lui, de me suggérer qu’on discute et régler le problème, mais rien ne pouvait marcher. Malgré le crève cœur devant sa déception et sa mine boudeuse, j’avais envie d’être avec Pascal.

3h du matin..... Caro leur a proposé de prendre un dernier café chez elle avant de rentrer, mais Thomas les a tous trainer chez lui. Entre 2, il m’appelait ou me laissait des messages. Pour finir, j’ai décidé de lui répondre avec une voix d’endormie. Ça a marché, il s’est excusé de m’avoir réveiller, mais il a quand même essayé de savoir s’il pouvait passer chez moi,  comme par erreur vu que j’étais à moitié endormie, je lui ai balancé, que je dormais chez Brian. Ça a coupé net son insistance.

Dans le noir complet, par la fenêtre, je les ai vu arriver chez Thomas. Thomas a lancé un coup d’oeil en direction des fenêtres, ce qui m’a fait sursauter. Il ne pouvait pas me voir. Pascal voulait aller se changer et Caro l’a suivi, alors je me suis planquée. Pascal sachant que j’étais là, ils sont restés au salon à discuter.

Puis Pascal l’a embrassée, longuement, passionnément.... Hhhha? Ça m’a fichu un choc, parce qu’il savait que j’étais là! J’ai plongé dans les affres du doute et il m’a fallu tout mon orgueil pour ne pas débouler au salon et lui demander à quoi il jouait, s’il se foutait de ma gueule! Puis Thomas est entré  pour leur demander s’ils pensaient monter et pour lui piquer des glaçons. Et ils sont montés avec lui. Et là je dois dire que, si je n’avais pas eu peur qu’on m’aperçoit quittant son appart, je serais partie aussi.

2mn après être monté, Pascal m’a envoyé un message me disant; Ne bouge pas... J’arrive”!

4h du matin... Par petits groupes, les gens ont commencé enfin à rentrer et Pascal en a profité pour partir aussi. Caro, collante comme à son habitude à suivi Pascal jusqu’à sa porte. J’imagine qu’elle pensait que le baiser de tout à l’heure signifiait qu’elle pourrait passer la nuit avec lui... S’il osait là, je lui en colle une!

Je les entendais discuter, Caro insistait pour qu’il la suive chez elle, comme il ne semblait pas vouloir la laisser entrer chez lui. Ils se sont encore embrassés et mes cheveux se sont dressés sur la tête, puis Thomas est venu les séparer et dire à Pascal, qu’il devait être un peu saoul, qu’il ferait mieux d’aller se coucher. Bravo Thomas, bravo, bravo, bravo! Je crois que Thomas devait aussi être pompette, ironique, il a proposé à Caro de remonter, qu’elle trouvera surement quelqu’un qui la raccompagnera pour prendre... "un dernier café"!

Ça m’aurait froissé, pas Caro! Elle a refusé et a voulu s’accrocher à Pascal et Marilou est arrivée pour en faire autant, alors Thomas a poussé Pascal en direction de son appart et a renvoyé les filles sans ménagement. Enfin...!!!

Pascal n’était pas si saoul que ça. Enfin, juste un peu, sans plus. De toute façon, il est carrément chou quant il est pompette, il sourit tout le temps et il est tout amoureux et encore plus câlinoux que d’habitude. Bon, un peu moins quant je le vois planter ses lévres sur la bouche d'une autre!

Pascal m’a expliqué qu'il avait vu Thomas arriver, c'est pour ça qu'il a embrassé Caro. Ils étaient dans son appart, qui aurait pu penser après ça que je me cachais chez lui??? Il m’a fallu un moment pour décolérer. Je ne voulais pas qu’il me touche ce qui l’a follement amusé. Bon, j’ai abandonné toute résistance à peine 10mn plus tard. Je pensais tenir plus longtemps!

Les heures suivantes se passent de commentaires...
J’ai encore des palpitations rien que d’y penser...

Pascal n’a pas voulu me laisser partir, il rêvait qu’on puisse passer collé-collé, les quelques heures qui lui restait, avant de repartir pour l’Allemagne. Bien sûr que j’ai refusé, je ne savais pas comment je réussirais à filer d’ici sinon.

Vers midi, Thomas est venu tapoter à sa porte pour le réveiller. Séance; petit déjeuner. Pascal n’en avait aucune envie et a voulu faire celui qui dormait, mais Thomas a insisté. En fait, il voulait parler...

  • Au fait, merci pour hier soir avec Caro...
  • Mouais... Y a pas de quoi. Je sais que t’es crevé, mais tu sais de quoi j’aimerai parler? On fait ça maintenant ou tu préf..
  • Maintenant, comme ça c’est fait.

Glups! Thomas avait évité le sujet tout le week-end, et il fallait qu’il fasse ça maintenant... Pas de chance! J’étais même embarrassée d’être là et devoir les entendre se prendre la tête.

  • Pourquoi de toutes les filles, il a fallu que tu jettes ton dévolu sur Jane?
  • Je l’ai vu en 1er je te le rappelle
  • Elle a quant même son mot à dire!
  • Tu n’as rien à lui offrir. Laisse la partir. Elle m’aime et..
  • Elle m’aime aussi!
  • Mais toi tu n’es pas libre!
  • Et si elle veut être avec moi quand même?
  • Au risque de me répéter, tu n'es PAS LIBRE! Si tu l’aime tu dois la laisser partir, tu ne peux que lui faire du mal, et certainement pas la rendre heureuse. Tu ne pense qu’à toi, et tu fais le malheur de tous ceux qui t’entoure; Jess, Jane, moi, tout ça pour ton petit bonheur personnel. C’est égoïste, même égocentrique.

Pascal s’est assis accablé par les mots de Thomas. Ça me faisait mal, le pauvre, il ne méritait pas que Thomas soit aussi dur avec lui, et il ne me rendait pas malheureuse, au contraire. Et j’avais envie d’être avec lui, envers et contre tous. Je m'en tape de ce que la terre entière et les autres avaient à dire à ça. En tous cas, ça n'allait pas être facile!

  • Tu n’es pas libre de faire ce que tu veux! Tu dois la laisser tranquille, fiche lui la paix, et surtout arrête de l’encourager...
  • Et si elle veut quand même être avec moi?
  • Si tu prétends tenir à elle, tu dois l’en dissuader!
  • Pour toi?
  • Pas pour moi, pour elle. Si ce n’est pas moi, pas grave, je serais là pour elle quand même. Franchement, tu as toutes les filles que tu veux, tu t’encouble même dessus... Et tu as Caroline, prête à tout, sans compter Marilou qui ne demande pas mieux, et encore la petite Yumi qui attend toujours un petit signe, sans compter la secrétaire du département à ton nouveau boulot, Patricia, Isabella? Je crois, je me rappelle plus! Et Jess, qui malgré tous ses défauts, t’as toujours aimé... Moi, je suis timide quant il s’agit des filles, elles ne se bousculent pas au portillon non plus... Probablement ton air innocent ou romantique... Moi, je dois aller vers elle et les draguer, toi tu n’as qu’à les ramasser, alors laisse la. Tu n’as pas besoin d’elle en plus!

Pascal était devenu livide... Mon pauvre chou. Thomas était trop dur. Et c'était qui cette... Isabella? Patricia? Aïe, petite morsure de jalousie!!!

  • Arrête ça... J’ai compris, c’est bon... (gros soupir)
  • Non, j’arrêterai pas. Tu veux quoi, qu’elle passe les 3 prochaines années assise dans son coin à attendre que tu daigne lui accorder quelques heures? C’est ce que tu veux? Tu ne pense pas qu’elle a le droit de vivre un peu et avoir une chance d’être heureuse? Tu ne penserais pas comme ça si tu l’aimais vraiment. Laisser la partir Pace! Comme tout à l’heure, t’aurai dû embrasser Caro quant elle était là, et pas après... Quant elle est là, tu reste sage comme une image! Ça, c’est ce que j’appelle l’encourager!
  • Assez, c’est bon...
  • Très bien! Tu sais ce qu’il te reste à faire...

Sur la pointe des pieds, j’ai fermé la porte à clé après le départ de Thomas et j’ai été l’entourer de mes bras. Je l’aime si fort et le voir effondré, la tête cachée entre ses mains, ça me rendait triste.

  • Tu as l’air si seul...
  • J’ai pas seulement l’air... Je me sens seul.
  • Je suis là moi?

Il a levé la tête et un petit sourire s’est profilé sur son visage. Voilà, c’était mieux. Il m’a caressé la joue avant de me serrer dans ses bras.

  • Je...
  • Pascal, je t’aime et je me fiche de tout le reste. Même si tu n’as que 5mn tous les x, je m’en tape, je les veux ces 5mn.
  • Arrête de dire des bêtises.

Je sais qu’il pensait que Thomas avait raison, mais il avait tord, j’avais mon mot à dire dans l’histoire, non? En gros Thomas lui disait que s’il tenait à leur amitié, à Jess, bref, il devait penser à tout le monde sauf à lui-même, donc, il devait arrêter de m’encourager et tout faire pour que je comprenne qu’il n’y avait pas d’avenir avec lui. Sympa!

Pascal était troublé, ça se voyait. Je savais qu’il allait penser à tout ça, dès qu’il serait seul, donc je ne devais pas le laisser seul. Je devais tout faire pour lui prouver que c'était ce que je voulais, qu’il comprenne que personne n’avait le droit de décider à ma place de ce qui était le mieux pour moi. J’espérais seulement
qu’il ne baisse pas les bras et m’abandonne pour faire plaisir à Thomas.

C’était difficile de se séparer comme d’habitude. En fin d’après-midi, comme prévu, Pascal allait avec Thomas chez Michael, le temps de prendre un verre, avant de rentrer en Allemagne. Mais Pascal est un peu fou-fou et je crois c’est ce qui fait aussi, que je l’aime autant.

Il devait normalement faire la route en voiture avec Caro, mais Pascal n’avait pas envi de rentrer, il voulait passer un bout de la soirée avec moi, et prendrait la route vers les 1h du matin. Il est vraiment dingo!

Caro n’avait plus qu’à prendre le train. Elle n’a pas cessé de l’appeler, il ne répondait plus à son natel. On imagine que pour finir, Caro a dû appeler Thomas et ça n’a pas manqué. Pascal n’a pas répondu non plus. Au lieu qu’on reste chez moi et de l’imaginer crevé, sur les routes à 1h du matin, j’ai décidé d’aller avec lui, jusqu'à la frontière, ou même jusqu’en Allemagne. Je rentrerai en train. Franchement, rien à foutre, je voulais passer le max de temps avec lui, même si ce n’était qu’en voiture.

Hihihi, j’ai finalement été jusqu’à Munich!

----- Seuls contre Tous! -- (339) -- Dim.05.Déc.10 ------

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338 - On devrait temporiser?

Publié le par JaneDo

Samedi..... 04 décembre 2010

A peine 1/2h après que Thomas soit arrivé au bar rejoindre ses copains, Pascal a décidé de rentrer. Pour ne pas le perdre de vue, Thomas avait réussi à attirer toute la bande chez lui. Fatigué, Pascal a voulu se coucher un moment. A l’abri des oreilles et des regards, Pascal m’avait appelé en vitesse. Il pensait dormir un moment et ensuite redescendre chez lui, attendre que Thomas se couche et filer en douce.

On essayait de trouver un petit moment pour se voir, mais ça semblait difficile. Pascal voulait me voir et je savais que si on ne trouvait pas le moyen, il se mettrait à faire des bêtises, du genre à venir quand même chez moi, alors je lui ai proposé de le retrouver chez lui.

On avait un plan, il détournerait l’attention de Thomas vers les 1h du matin pendant que je me glisse chez lui, et le lendemain matin, il monterait prendre le déjeuner avec lui, pendant que je me glisse hors de la maison. De cette manière, Thomas ne serait pas derrière une fenêtre et ne risque pas de me voir. On ne pensait pas que Thomas oserait se pointer chez lui, donc on était tranquille. Pour éviter que Thomas passe chez moi à l’improviste, j’ai demandé à Vania d’être mon alibi; si jamais, on était ensemble, et qui sait, je passe la nuit chez elle, ou la journée selon.

A 1h15, Pascal était chez lui... 10mn plus tard, Thomas descendait, sous prétexte de lui piquer de la Vodka...

On s’attendait à un truc du genre et j’ai eu le temps de sortir, au cas où il ferait le tour de l’appart. Pascal lui a joué la scène du mec crevé qui s’était endormi tout habillé et a fait semblant de ne pas remarquer que Thomas regardait furtivement un peu partout. Pendant que Thomas faisait sa petite ronde, Pascal s’est déshabillé, sans enlever son t-shirt à cause des marques que je lui avais malencontreusement fait, et s’est jeté sur son lit et faisait celui qui avait de la peine à suivre la conversation.

Quant il est retourné chez lui, on savait qu’on aurait enfin la paix. Pascal n’était pas si fatigué que ça.... Petit coquin! On a pas fermé l’oeil de la nuit. Des heures de mamours dans le noir... Je ne me rendais pas compte à quel point ça m’avait manqué. Je regrettais de ne pas voir ses yeux ou son sourire. Mes doigts sont devenus mes yeux, j’ai dessiner de mes doigts le contour de ses lèvres, son menton et de tout le reste... J'aime le toucher, sentir sa peau sous mes doigts, je ne m'en lasse jamais. On a fait très attention de ne pas faire le moindre bruit. God que je l’aime!

A midi, j’ai mangé avec Thomas.

J’ai demandé ce que faisait Pascal et Thomas a prétendu n’en avoir aucune idée. Je pensais ainsi lancer la discussion concernant mon voyage en Allemagne, mais Thomas n’a pas mordu à l’hameçon. Il a ingénieusement évité le sujet. Je sais qu’il savait, mais il ne semblait pas vouloir en parler. J’ai donc éviter de parler de Pascal. J'ai rappelé à Thomas, le sujet délicat de sa copine. C’était aussi un sujet qu’il ne voulait pas aborder, moi non plus, mais je voulais juste qu’il sache que je préférais garder une certaine distance et ne pas être prise pour responsable de ce qui se passait entre eux.

Hum, j’ai prétendu ne pas me sentir bien, donc le soir, je ne sortais pas. En fait, Pascal sortait avec ses copains, et on avait prévu de se retrouver comme hier soir. C’était un peu risqué, on ne savait pas à quoi s’attendre; est-ce que Thomas passerait chez moi? chez Pascal?

Caro est passé me chercher au resto pour qu’on aille traîner dans les magasins pour les cadeaux de Noël. Avant de se lancer à l’assaut des magasins, on a été prendre un verre, et Caro n’a pas arrêté de se plaindre qu’hier soir, elle n’avait pas beaucoup vu Pascal. Thomas, Pascal et les autres copains ont subitement disparu. Elle avait bien sûr essayé de joindre Pascal, mais son natel devait être sur silence, parce qu’il n’avait pas répondu. Puis elle était passé espionner les garçons et les a vus chez Thomas.

J’ai un peu flippé parce qu’elle aurait pu me surprendre en train d’aller chez Pascal. Si ça avait été le cas, elle me l’aurait dit, alors je me suis détendue.

Puis, innocemment, Caro m’a appris que Pascal l’avait appelée dans la matinée et que ce soir, elle le retrouverait avec le reste de la bande. Il lui avait même proposé soit; de passer la chercher ou qu’elle passe chez lui. J’ai encaissé sans broncher. Caro a essayé de me questionner sur mon séjour en Allemagne, elle avait l’air de croire que les choses ne s’étaient pas bien passé et je n’ai pas voulu la détromper.

Pour finir, après x messages de Thomas, j’ai décidé d’aller les rejoindre. Même de loin, j'avais envie de voir Pascal, et bizarrement, aussi Thomas. Va comprendre!!!

Merde, après tout ce temps, après avoir aussi passé la nuit avec lui, Pascal me fascinait toujours, le voir me coupait le souffle et me fichait toujours des palpitations.

Je crois qu’une grande part de l'attirance, ou disons la dépendance qu’il m’inspire, doit être à cause du sexe. C’est tellement fort, tellement bon que, je crois que c’est ça qui me rend tellement raide dingue de lui. L’autre partie doit être son immense tendresse, son romantisme et ses câlins. Glups, j’avais chaud. De là à penser que mon attirance pour lui n'était que physique, non, pas seulement.

Thomas et moi, on ne sortait pas ensemble, enfin, je croyais que c'était clair. Immanquablement, parce que je me sens plus à l’aise avec lui, je restais prêt de Thomas. Je n’esquivais pas comme je le devrais ses marques d’affections, ni non plus les petits bisous qu’il me faisait parfois dans le cou.

Pascal agissait normalement avec moi, me traitait comme une très bonne amie, mais il a passé plus de temps en compagnie de Caro. Plus qu’avec Marilou. C’était même à se demander ce qu’elle faisait là. Elle était avec une bande de copine à elle, et Pascal avait discuté un petit moment avec elle, mais très vite, il était revenu vers ses copains. Par contre, en boîte, elle s’est installée à la table avec ses 2 copines.

Peut-être qu'on poussait un peu le bouchon en se voyant tout le temps. On devrait peut-être temporiser un peu, éviter de se faire prendre, attendre pour se voir le week-end prochain, mais avec la nature passionnée de mon petit homme, se serait peine perdue. Miam, j’étais impatiente de me retrouver dans ses bras.

Vers 2h du matin, j’ai été attendre Pascal chez lui... ;)

------ On devrait temporiser?! -- (338) -- Sam.04.Déc.10 ------

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337 - Lui tracer sa route...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 03 décembre 2010;

C’était, Chalet ce week-end. Thomas m’avait laissé une tonne et demi de messages, et j’avais un peu honte de ne l’avoir pas rappelé, ni répondu à ses messages.

Jess voulait venir aussi en Suisse et passer le week-end au chalet avec leurs amis. Ça allait être... chiant. Je ne pouvais pas rester comme Pascal me l’avait demandé, j’imaginais mal notre petit trio prendre l’avion ensemble. On a pratiquement passé la journée au téléphone avec Pascal. Pour finir, j’ai décidé de prendre le train avec Caro et on le retrouverait au chalet.

Dans le train, Pascal m’a appelé pour me dire que Jess ne venait pas, et qu’il y avait un changement de programme; pas de chalet ce week-end. Thomas avait tout annulé parce qu’il ne savait pas si je l’accompagnais, je ne lui avais pas donné de réponses. Il voulait me parler et je devinais bien pourquoi.

Pascal voulait aussi qu’on en parle, il voulait aussi être celui qui parlerait à Thomas, mais on ne savait pas encore très bien ce qu’on allait faire. On voulait éviter qu’on nous force la main et se retrouver pris sur un chemin qu’on avait pas choisi. Je pouvais le comprendre, Pascal le pauvre, avait l’habitude qu’on trace sa route, et je comprenais parfaitement qu’il puisse en avoir marre.

Je ne pouvais quand même pas éviter Thomas...

On avait décidé que ce serait mieux de faire comme ça; Pascal sortirait avec ses copains et il dormirait chez lui, à son propre appart, moi j’invitais Thomas à manger et je ne sortais pas avec eux. Même si on en avait envi, on avait décidé de ne pas se voir ce soir. Pour éviter que Thomas ne me torture de questions trop indiscrètes ou auxquelles je n’avais pas encore de réponses, j’ai invité aussi Caro à manger.

Pascal et moi avions envi de nous voir, mais on avait des tas de choses à régler avant. On avait aucune idée de ce qui allait se passer, et je dois dire qu’on était un peu tendu. Je savais que si Thomas ne pouvait pas me cuisiner, il allait se rabattre sur Pascal et le cuisiner à fond.

Je pouvais toujours... me glisser en douce chez Pascal???  L’idée était assez tentante! On se doutait bien que Thomas l’aurait à l’oeil et Pascal m’avait dit que s’il le sentait vraiment soupçonneux, il dormirait même chez Thomas. C'était le seul moyen de le rassurer. Donc, ce ne serait pas une bonne idée d’aller chez lui ce soir.

J’étais prête à faire n’importe quoi pour que les choses marchent. De toute façon, j’étais tellement heureuse parce que je savais que même si on se voyait pas, quelque part en ville, il y avait quelqu'un qui m'aimait, ce garçon aux yeux verts et au sourire ravageur, alors je pouvais tout supporter.

Le souper chez moi s’est très bien passé, c’était sympa. Thomas n’a pas pu me parler, mais je pense que quant il a su que je ne sortais pas, il s’est précipité coller à Pascal pour être sûr qu’on avait pas prévu de se voir en douce. Pascal avait donc eu raison de prévoir la chose. Après avoir essayé de me faire changer d’avis, Caro est finalement repartie avec Thomas. Je me demande de quoi ils avaient parlé en voiture??

Pascal et quelques copains ont finis la soirée chez Thomas, et il s’est endormi sur place.

Pascal m’a avoué qu’il était crevé, et quant il avait voulu rentrer, Thomas s’est arrangé pour convaincre les autres à les suivre. et poursuivre la soirée chez lui. Chez Thomas, Pascal lui a dit qu’il allait juste reposer ses yeux 10mn dans la chambre d’amis, mais il ne s’est pas réveillé.

Au moins comme ça, Thomas était rassuré!

------ Lui tracer sa route -- (337) -- Ven.03.Déc.10 ------

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336 - Jamais cessé de t'aimer - (2/2)

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 2 décembre 2010

Après le café avec Pascal, je me suis recouchée. Je rechignais à quitter ma chambre pour me retrouver face à Jess. Je l’entendais traficoter dans l’appart, parler au téléphone et tout. J'imaginais très bien qu'elle attendait de me voir sortir de ma retraite. Vers les 13h, je me suis enfin décidée à sortir de ma cachette et affronter Jess. On a bavardé en prenant le café ensemble au salon.

Je sais bien que Jess se contenait, mais de femme à femme, on a parlé de Pascal. Franchement, sans détours. Je m’y attendais, et c’est pour ça que je ne voulais pas occuper la chambre d’amis, ni en sortir d'ailleurs.

J’ai reconnu que j’avais toujours des sentiments pour Pascal. Jess se demandait alors ce que je foutais avec Thomas, elle s'inquiétait pour son frère et ne voulait pas que je m’amuse avec lui. Parce que si j’aimais encore Pascal, je n’avais pas de sentiments pour Thomas. Je l’ai détrompée; je tenais à Thomas, je l’aimais aussi. Jess a semblé plus que sceptique. Puis, Jess a été claire et assez directe, elle n’avait pas l’intention de me laisser faire sans réagir, elle aimait son mari. Elle se doutait bien que je devais savoir qu'il ne la touchait plus, mais pour elle, il était juste fâché et ça lui passera.

Glups! Donc Pascal ne mentait pas... Ohhh, que je l'aime lui!

Oui, elle a précisé; mari. Jess tenait à lui, et mon intrusion dans leur vie l’énervait profondément. Elle voulait que je prenne le temps de réfléchir, pour elle, étant donné que Pascal m’avait plaquée dès qu’il avait cru qu’elle était enceinte démontrait bien qu’il ne m’aimait pas. Jess avait dit cela de manière calme, sans avoir l’air méchante, mais je sentais que ce n’était pas innocemment et qu’elle avait voulu me planter un couteau dans le cœur. Tout de même, c’était bizarre de parler de ça avec elle, sa femme.

Jess a voulu savoir de quoi on avait parlé hier soir, savoir tout ce qui c’était passé en Suisse, au chalet et tout. Elle a voulu savoir si on avait couché ensemble, si on s’était embrassé, parlé de se revoir, de se remettre ensemble... Bien sûr qu’elle ne croyait pas ce que je lui disais. Bon, à sa place, moi non plus!

LE SOIR, Pascal devait manger avec Marilou et des collègues de boulot. Glups, je trouvais que ce serait un peu ridicule de se retrouver, Jess, Caro et moi, avec lui et Marilou après. Ça faisait petit harem. De mon côté, j’allais sortir avec Caro, on irait manger un truc et on retrouverait Pascal et Jess plus tard. Caro ne voulait pas se coltiner Jess. Elle ne voulait pas faire pote-pote, moi non plus, mais c’était pour Pascal et pour sauver la face aussi.

Mais pendant le dîner, Pascal m’a appelé pour qu’on se retrouve à l’appart. Il n’avait pas envi de sortir trainer dans un pub avec Jess et Caro. Par contre, il me proposait de sortir, rien que les 2, prendre un verre. Je pense que l’idée d’avoir Jess sur le dos à nous surveiller ne lui disait rien. Tant mieux, moi non plus. J’étais contente que ça vienne de lui, je n’aurai pas osé le proposer. Pascal est venu me chercher au pub et on a été déposer Caro chez elle.

Maintenant, j’ai une idée où elle vit. J’ai un très bon sens de l’orientation, et je suis sure que je saurais retrouver l’endroit. J’ai tout de même noté l’adresse.

J’ai bien fait plus de 600km pour aller retrouver des gens en Belgique, en ayant été qu’1x, sans adresse, sans les noms de famille, sans prendre les numéros de téléphones et je suis tombée pile poil devant la maison. Mon cerveau fonctionne d’une manière que je ne connais pas, mais c’est top, j’ai beaucoup de chance. Même 20ans après, même si tout a changé, je suis capable de retrouver un lieu où je n’ai mis les pieds qu’une fois.

Malgré l’insistance de Caro, Pascal a refusé qu'elle nous colle aux pattes. Coooool ;)

On a été prendre un verre dans un petit bar tranquille. Le bar d’un hôtel en plein centre ville. C’était un endroit où on pouvait être tranquille, la foule envahi plutôt les bars de rue, pas ceux des hôtels.

J’avoue que je n’arrivais pas à résister à l’envie de l’embrasser. Au pire, il me repousserait, je n’avais rien à perdre. Mais Pascal ne m’a pas repoussée. Il a paru hésitant, je sentais même une certaine résistance, mais ça n'a duré que quelques secondes, puis on arrivait plus à se dire 2 mots sans s’embrasser, et on a plus arrêté. Impossible de ne pas avoir envi de plus. J’ai senti que ses baisers devenaient plus insistant, plus pressant.

Hiii! Je n’avais pas perdu la main, je savais encore ce qui le faisait tiquer, alors malicieusement, je lui ai murmuré à l’oreille que j’avais envie de lui et ça n’a pas loupé. Je savais aussi qu’il était en manque, alors c’était facile. Je suis une petite vache, hihihi!

Un léger détail que je ne perdais pas de vue... Il allait certainement tout regretter le lendemain!

Sans un mot, Pascal m’a attrapé par la main et à la réception, il a demandé une chambre illico presto, qu’il a payé cash, et on est monté. Pas de traces de cartes de crédit.

C’est fou les frissons que je ressens avec lui. C’est tellement bon que j’ai toujours l’impression d’être sur le point de perdre la raison, d’être au bord de la folie. Dieu que je l’aime. Je suis marquée au fer rouge, je lui appartient. Il m’avait manqué à la folie. Ses baisers, ses caresses, son toucher, sa voix, son odeur, tout de lui m’avait manqué. Tellement et trop manqué.

On ne pouvait pas traîner sans finir par éveiller les soupçons de sa femme. C’était presque minuit, et après avoir pris une douche rapide, qui a failli se terminer en douche crapuleuse, on est rentré en prenant un air innocent.

Malgré la douche, je tremblais encore au souvenir des instants que je venais de passer dans ses bras. Miam, miam, miam! Je portais son empreinte, j'étais heureuse plus que les mots ne pourraient l'exprimer. Je devais faire attention pour que Jess ne s’aperçoive de rien. Je redoutais que le bonheur intense que j'éprouvais ne se voit sur mon visage. Pascal avait essayé d’éviter que je ne m’accroche trop à lui et le griffe dans tous les sens, mais très vite, la passion a tout balayé.

Et Pascal était heureux, ça se voyait trop. Il était détendu, le langage du corps ne ment pas. Et ses yeux étincelaient, la couleur de ses yeux avaient viré à un vert profond.

Après un rapide bisou à Jess, Pascal nous a préparé un chocolat chaud pendant que je me changeais. Jess l’attendait pour aller se coucher, et il a été se changer en vitesse pendant que Jess rangeait la cuisine. C'était seulement pour nous surveiller du coin de l'œil.

Puis comme hier soir, Pascal est venu s’étaler sur mon lit pour bavarder, en laissant la porte grande ouverte.

Jess est passé me dire bonne nuit en allant se coucher, elle a laissé la porte de sa chambre ouverte. Discrètement, on se tenait par la main, Pascal me serrait les doigts et me murmurait qu'il avait encore envi de me faire l'amour. Aoutch, moi aussi. C'était si bon à entendre...

On a encore bavarder 1/2h et Pascal a été se coucher.

Je pensais rentrer le lendemain par le train, mais Pascal me proposait de rester et rentrer ensemble. Il devait récupérer sa voiture à l’aéroport.

J’étais plutôt réticente, d’habitude, il faisait la route avec Caro, et j’étais presque sure que Jess avait dans l’idée de venir aussi. L’idée de se retrouver tous les 4 à faire le voyage ensemble me fichait l’urticaire! Impossible de résister à l’envie de passer encore quelques heures avec lui.

Avec un sourire béat, j’ai repassé le film de la soirée dans ma tête, c’est sûr qu’il m’aimait toujours... J'étais follement heureuse. Cette fois, j’ai dormi comme un bébé.

------ Jamais cessé de t'aimer  (2/2) -- (336) -- Jeu.2.dec.10 ------

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336 - Jamais cessé de t'aimer - (1/2)

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 2 décembre 2010

Petite Jess, maligne petite Jess... Effectivement, elle nous avait tous les 2 à l’œil. Le truc de m’obliger à partager la chambre d’amis était bien vu!!! Peut-être que ça arrangeait Pascal aussi? Il était super mal à l’aise, et moi aussi. Se retrouver entre 4 mûrs tous les 3, en vase clos, c’était... pas génial.

Purée, j’étais rouge; les oreilles, les joues, les mains moites, tout. J’avais juste un sac, je n’avais pas l’intention de le vider, mais gênée, je n’avais pas envie de sortir de la chambre non plus, alors je boutiquais, ne sachant pas quoi faire d’autre.

Pascal a été se changer, je les entendais discuter mais je ne pouvais pas entendre ce qu’ils se disaient, mais je pense que ça me concernait. Glups. Pascal a mis un training et il est venu dans ma chambre. Il avait laissé la porte grande ouverte et s’est allongé sur mon lit. Graouhh, il était à croquer, j'avais envie de lui sauter dessus... Miam.

Ce n’était pas difficile de comprendre qu’il ne voulait pas que Jess se fasse des idées. Toutes ces précautions qu’il prenait pour ne pas faire souffrir madame m’agaçait.

Jess naviguait dans l’appart et s’est finalement installée au salon. Elle a mis la télé et s’était assise de manière à voir ce qui se passait dans la chambre. Et pour voir, elle voyait tout. Elle a allumé la télé et comme la télé était contre le mur de la chambre, ce qui était au moins pratique, c’est qu’elle ne pouvait pas nous entendre. Pour ça, elle aurait dû l’éteindre ou carrément venir s’installer sur le lit. Tout de même, sans le faire exprès, on s’est mis à chuchoter.

  • Écoute Jane, je ne suis pas bête, je sais que tu tiens à Thomas, et lui aussi tient à toi.
  • Et toi? Est-ce que tu tiens à moi?
  • Ben dis... si ça c’est pas évident?

Pascal m’a rappelé que quant je sortais avec Layne, j’avais été incapable de le quitter, fallait que ça vienne de lui. Je ne voulais pas lui faire faux-bond, le décevoir ou lui faire de la peine, donc je suis restée avec lui, même quant j'ai su qu’il me trompait. Pascal avait raison, c’est tout moi ça. C’est un de mes gros défauts, je ne quitte jamais. Si je m’engage avec quelqu’un, je reste quoi qu’il arrive, ou je m’arrange pour qu’il me quitte. A ma décharge, je crois que ça, c’est assez féminin.

Pour Pascal, tant que Thomas restera accroché à mes basques, même si pour moi, on ne sortait pas ensemble, je n’arriverais pas à m'en défaire. De toute façon, même s’il n’y avait pas Thomas, je serais obligée de vivre dans l’ombre, et il n’était pas sûr que je puisses le supporter. Il avait le droit de s’amuser, de sortir avec la terre entière, qu’il ait l’air volage, c’était une chose tout à fait acceptable dans notre société bizarre. C’est connu, les hommes ne sont pas fidèles, mais ne fréquenter qu’une seule fille, c’était une liaison et une liaison sérieuse de surcroit. Ça il n’avait pas le droit.

Invariablement, je répondais que ça m’était égal à tout ce qu’il disait pour essayer de me faire entendre raison. Oui, je m’en foutais, tout ce que je voulais, c’était lui, mais ça je ne pouvais pas le lui dire.

On a discuté comme ça allongé sur le lit, à quelques centimètres l’un de l’autre, sans se toucher, sans s’embrasser, sous
l’œil de Moscou. Finalement après plus d’1h, Jess a décidé d’aller se coucher. Elle est venu me dire un petit bonsoir tout en caressant le bras de Pascal. Son geste m’a paru possessif et assez éloquent, pour bien me montrer qu’il lui appartenait. Ça m’a défrisé!!

Pascal a décidé lui aussi d’aller se coucher. Il m’a fait comprendre qu’il ne pouvait pas rester, mais ça, je l’avais déjà compris, ou du moins deviné à la manière que Jess a eu de lui dire qu’elle l’attendait. Je pense que c’était de ça qu’ils discutaient un peu plus tôt. Pascal a eu un gros soupir en marmonnant que c’était drôlement compliqué.

  • Si Jess ne savait pas que tu étais à Munich, je serais probablement resté... Mais là, si je reste, Thomas le saura.

De toute façon, dès que Jess est sortie de la chambre, Pascal s’était levé pour se tenir sur le pas de la porte, d’où Jess pouvait le voir. De cette manière, elle voyait bien qu’il n’y avait pas de bisous-bisous, pas de câlins, rien. Je suis restée sur ma faim, en manque.

L’empêche que la garce dans l’histoire, c’était moi! Je n’avais pas à m’insinuer dans la vie de Pascal comme ça, Si j’étais à sa place, je ne supporterai pas, c’était un affront. Je ne me reconnaissais pas.

Cette fois, il n’y avait pas la télé et la porte de leur chambre était grande ouverte et je pouvais voir Jess assise dans leur lit un bouquin à la main. On discutait en chuchotant. Pascal retournait auprès de sa femme, c'était normal, je ne pouvais même pas lui en vouloir.

Alors qu’il partait, je l’ai attrapé par la manche pour lui poser une question qui me travaillait depuis des semaines;

  • Est-ce que... tu m’aimes?

Après avoir jeté un coup d’œil en direction de leur chambre, il m’a pris la main discrètement.

  • Tu ne devrais pas avoir à me poser la question, tu ne crois pas?
  • Ben, tu sais, avec tous ce que tu m’as dis ces derniers temps, comment savoir! Tu as dit que tu voulais qu’on te foute la paix, que tu ne voulais pas d’une nana qui te colle, tu n’avais de compte à rendre...
  • Stop, je sais, t’as raison, j’étais vache, jaloux, enragé et je t’en voulais. J’avais l’impression que tu m’avais zappé, que tu ne m’aimais plus, alors je voulais te montrer que j’en avais fait autant, mais tu devrais le savoir... Je t’aime. Je n’ai jamais cessé de t’aimer.

Pascal a immédiatement regretté d’avoir dit ça, il s’est passé l’autre main dans les cheveux, et ça, c’était un geste nerveux chez lui.

  • Oublie ce que je viens de dire. Je n’ai pas le droit de..
  • Siiii! Je voulais savoir.

Il s’est tourné vers moi, tournant le dos à leur chambre, et il a parlé encore plus doucement qu’avant:

  • Et qu’est-ce qu’on va faire, qu’est-ce qu’on fait maintenant? Hein? Tu oublie Thomas?

On s’est regardé un petit moment en silence, il y avait des tonnes de choses que je voulais lui dire, toutes commençaient ou finissaient par des “je t’aime”, mais c’est vrai que je ne pensais pas à Thomas. Arf. Je suis sure que si Jess n’était pas là, il m’aurait prise dans ses bras et m’aurait embrassée.

  • Bon, je vais me coucher avant de dire plus de conneries...

J’ai eu du mal à dormir, sans le vouloir, j’écoutais tous les bruits de l’appart. J’avais pourtant peur d’entendre des bruits suspects de sport matelas! N'importe qui à ma place en aurait fait autant. Je ne sais pas pourquoi, mais j’espérais qu’il se glisserait dans ma chambre, dès que Jess serait endormie. Mais, c’était du délire!

Le lendemain matin, Pascal est venu voir si j’étais réveillée. Jess dormait toujours. On a pris le café ensemble, comme on le faisait souvent par le passé. C’était agréable. Ce qui l’était moins, c’était de passer la journée avec Jess!!! Avant de partir, Pascal m’a demandé de ne pas filer en douce, comme je l’avais fait la dernière fois, quoi qu’il arrive. Il m’a demandé de le lui promettre. Pascal m’a aussi demandé de peut-être, avertir Thomas que j’étais en Allemagne, chez lui.

Le soir, on irait manger ensemble, avec Jess. Pascal savait que l’idée ne me plairait pas, que ce serait pénible, mais m’a demandé de le supporter pour lui. Hahhh, comment refuser? Pour lui, je ferais n'importe quoi. Je voulais lui prouver que je pouvais tout supporter, tout faire pour lui faire plaisir. J’arborerais même mon plus beau sourire.

Je n’allais rien dire à Thomas, impossible, je ne pouvais pas. Par contre, dès qu’il est parti, j’ai envoyé un message à Caro. Je voulais profiter de la voir puisque j’étais là. Par elle, j’apprendrais peut-être plus de choses qu’à travers Pascal ou Jess. Et surtout, l’idée de passer la journée avec Jess m’était insupportable.

------ Jamais cessé de t'aimer (1/2) - (336) - Jeu.2.Déc.10 ------

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335 - s'il m'aime encore... (2/2)

Publié le par JaneDo

Mercredi... 1er déc 2010  ...(2/2)

Voir son petit sourire amusé et mes jambes jouaient aux claquettes, pfff... Il est tellement mignon, je n’arrive pas à croire qu’il puisse m’aimer moi, avec mes tonnes et demi de défauts!

  • Incroyable! J’y crois pas, t’es vraiment là! Tu sais que tu es quand même un peu dingue, hein?

Tout à coup, glups, je me suis sentie vraiment conne! Que pouvait-il bien penser? J’utilisais Thomas comme bouche-trou et derrière son dos, je lui courrais après? Ça cassait mon image et ça me rendait vulnérable... Il m’a fait un petit bisou dans le cou et il est entré, mais il est resté adossé à la porte, les bras croisés devant lui. Gros rempart contre une éventuelle attaque???

  • J’ai eu Jess en ligne entre 2. Elle a deviné que je viendrais ici et que je ne rentrerais pas. Elle veut que tu prennes la chambre d’amis, j’ai dit non, mais elle insiste.
  • Non, je veux pas.
  • J’ai bien pensé. Ça me fait super plaisir de te voir, mais tu n’aurais pas dû venir, ou au moins, tu aurai dû me prévenir, tu ne pense pas? A quoi tu joues?
  • Désolée si j’ai dérangé tes plans pour la soirée. Laisse tomber et retournes-y, si tu as un moment demain?
  • Sois pas idiote.

Pascal m’a serré dans ses bras sans m’embrasser. Graouhh!

  • Tu me devines, ou tu me connais bien, 1 des 2. On dirait que tu as senti que j’étais en manque sur le point de rupture ou quoi. C’est pas cool.
  • Alors, tu es en manques?
  • Comme si tu ne le savais pas! La dernière fois que j’ai touché une femme, c’était toi. Le 5 octobre pour être précis, ça va faire 2 mois! Après ça, tu es partie sans un mot... Pas même un petit mot. Rien.
  • Je ne te crois pas. Je sais que tu as passé plusieurs nuits chez Caro.
  • Hum... Si j’avais fait une bêtise pareille, tu ne me l’aurai jamais pardonné. Je n’étais pas sûr de ce qui se passait entre nous... alors non, je ne l’ai pas touchée. C’est clair avec Caro, amis ou rien! En tous cas, pour l’instant...

Glups, je n’ai pas voulu relever sa remarque concernant mon départ précipité. En tous cas pour l’instant?; à croire qu’il cherchait à me provoquer ou à me rendre jalouse. Le rat. Mal à l’aise parce que je n’ai pas l’habitude de faire le 1er pas, je me suis approchée. Pascal restait sur la réserve.

  • C’est gentil d’être venu malgré le fait que je te bousillais ta soirée! T’étais avec Caro?
  • Non, je mangeais avec des collègues de boulot et Marilou. T’es quand même un petit monstre hein! Tu savais que Marilou était en Allemagne pour le boulot, c’est pour ça que tu es venue, hein? Un peu jalouse?
  • Je savais pas qu’elle était là.
  • Elle l’a dit quant on a mangé ensemble samedi.
  • Je ne me rappelais pas.
  • C’est ça!

C’est vrai, je n’avais pas entendu, sinon forcément, je m’en serais souvenue. Ha, et comment! Du coup, j’étais super ravie d’avoir bousillé son souper avec cette petite yenne! Pour une fois, super bon timing, hihihi.

  • Même si tu prétends le contraire, je sais que tu es avec Thomas, il me l’a dit.
  • Non, je ne suis pas avec Thomas. Enfin, c’est pas ça. C’est j’avais commencé à voir Thomas souvent, après tout Pascal, ta femme était enceinte et tu m’avais fait comprendre que c’était fini, que tu te rangeais dans le but de te transformer en bon petit papa. Tu voulais que je fasse quoi? J’étais complètement désespérée et Thomas était là. Il m’a aidée à ne pas m’effondrer complètement.
  • Mais enfin Jane, tu as bien dû te rendre compte que j’avais un gros petit faible pour toi, et que même si c’était ce que je voulais, je n’y arrivais pas avec toi dans les parages, non?
  • Oui, mais voilà, j’étais pas dans les parages, tu étais en Allemagne, et tu ne rentrais même pas les week-ends. Et en plus, je t’ai vu embrasser la... Marilou l’autre fois.

Pascal a éclaté de rire, puis son visage est redevenu tout sérieux.

  • Je ne l’ai pas embrassée, j’ai fait semblant. Je sais pas pourquoi, mais j’ai voulu te provoquer, et j’étais jaloux. J’étais jaloux de Thomas. Ça m’a fait plaisir de te voir réagir, au moins tu avais aussi mal que moi.
  • Les choses sont claires avec Thomas, je suis célibataire et j’ai le droit de faire ce que je veux, avec qui je veux.

Pascal me regardait d’un air sceptique. Oui, il était carrément sceptique, il ne me croyait pas. Dieu sait ce que Thomas lui avait dit. Il avait bien dû se rendre compte que rien n’allait plus avec Thomas, et il savait ce qui s’était passé à propos de sa copine, alors il me faisait quoi là?

  • Malgré ce que tu dis, tu es avec lui, alors je ne peux pas te toucher... Je ne peux pas lui faire ça.

Et il pouvait le faire à Jess sans problème? Il se foutait de ma gueule là?

  • Et à moi, tu peux me faire ça? Tu peux? Est-ce que tu m’aimes... un peu...

J’avais tapé juste, après quelques secondes d’hésitations, Pascal s’est approché enfin pour m'embrasser, il a pris mon visage entre ses mains. Ses lèvres chaudes et sensuelles ont ont dessinés lentement le contour des miennes avec douceur. Je retrouvais les vibrations de son corps contre le mien. Je nageais de bonheur.

Mauvais, mauvais timing la Jess! Pascal était sur le poing de craquer, zut, il allait craquer, j'en suis sûre! Elle est venu frapper à la porte. On a voulu ignorer son tambourinage, on pensait qu’il s’agissait de la réception ou un truc du genre. Pascal m’a averti qu’il avait demandé à la réception de mettre la chambre sur son compte. Je vois qu’il se préoccupait de la grosse dépense que ça allait me faire. Trop trop chou-xx. Mais ça insistait, alors j’ai dû aller ouvrir pour me retrouver nez à nez avec Jess. J’aurai pu m’en passer.

Ironique, elle a demandé si elle interrompait quelque chose, puis a insisté pour que je prenne la chambre d’amis. J’ai encore une fois refusé, soutenue par Pascal.

Jess ne voulait pas que l’hôtel ait des traces de mon passage ou que Pascal prenne une autre chambre, ici ou ailleurs, elle préférait que je passe pour une invitée, inattendue peut-être, qui n’avait pas prévenu de sa visite, mais j'étais leurs invitées. Ils avaient une chambre d’amis, alors elle insistait. C'était sans appel.

Je me demande pourquoi elle insistait tant, c'était ridicule de vouloir que je sois entre les mêmes mûrs, vraiment trop bizarre. Pascal aussi trouvait ça louche! Pourquoi tant d'insistance, pour avoir sa rivale sous la main?

  • Je ne suis pas née de la dernière pluie, j’imagine que Pascal voudra passer la nuit... Heu, on en discutera, mais tu ne peux pas rester ici.

Malgré nos protestations, elle a pris le téléphone et appelé la réception.

Je ne sais pas pourquoi, c’est seulement à ce moment là que j’ai réalisé que je n’aurai jamais, mais alors jamais, dû aller frapper chez eux, Jess n’aurait pas dû savoir que j’étais là. Maintenant, forcément Thomas le saura. C’était la poisse, je ne pensais pas lui en parler. Je crois que j’avais fait une connerie. Une bêtise de plus. Quant il s’agit de Pascal, je n’arrive pas à fonctionner logiquement, je ne fais que des conneries, les unes sur les autres. Merde, merde et merde!

------ Mode-Débile, mais... Est-ce qu''il m'aime encore! (2/2) - (335) - mer.1er.dec.10 ------

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335 - Je veux savoir s'il m'aime... (1/2)

Publié le par JaneDo

Mercredi... 1er déc 2010  (1/2)

Le voyage en train était interminable... La fluctuation de mon angoisse s’accentuait à mesure que je m’approchais de l’Allemange... Sans compter les petits tremblements que je n’arrivais pas à contrôler. J’étais impatiente et terrifiée, n’aurais-je pas l’air de le harceler là?

Je savais pourquoi je ne l’avais pas prévenu de mon arrivée; au cas où je n’avais pas le courage de l’appeler, je ferais demi-tour et personne n’en saura rien! A l’arrivée, j’étais épuisée, au bord de la crise de nerf. Je n’avais qu’une envie; dormir et vomir!

J’avais réservé la même chambre que la dernière fois... A mon nom! Glups, ça coûtait une fortune, la vache! Et le trajet en taxi, pfff!

Tremblante, j’ai trouvé le courage d’appeler Pascal. Bon, bien sûr, j’ai d’abord raccroché plusieurs fois avant de composer le dernier numéro, fumer au moins 5 clopes... Panique totale. Puis, après avoir fait un petit jogging dans la suite, pris une douche, terrifiée, j’ai appelé.

Je crois que je n’ai vraiment pas de chance, et si je n’avais pas si peur, j’aurai été sonner! C’est Jess qui a répondu et dans la panique, j’ai immédiatement raccroché. Après, j’ai réalisé que de toute façon, on voyait mon nom, donc elle savait que c’était moi. J’ai donc dû rappeler avec une excuse bidon au bout des lèvres, et encore une fois, Jess a décroché à la place de Pascal.

Est-ce qu’il lui avait laissé décrocher, parce qu’il ne voulait pas me parler? Ca y est, je tournais en mode-débile, je me laissais emporter par le doute! Sans me laisser le temps de débiter mon excuse bidon, Jess m’a aboyé de ne plus appeler, de laisser son mari tranquille, qu’il ne voulait pas me parler, et elle m’a bouclé au nez. Glups!

Zut, je ne pouvais pas passer la soirée à 2 pas, sans lui parler? S’il ne voulait pas me parler, qu’il me le dise en face!

J’ai rappelé... mon appel a été rejeté! Aïe, c’était horrible. Je ne savais pas quoi faire, il fallait pourtant que j’insiste. J’ai rappelé, mais cette fois, le natel était coupé! Hum? Pascal ne savait peut-être pas que j’avais appelé? Jess avait simplement répondu alors qu’il était occupé ailleurs? Au pire, j’irai sonner et voilà!

J’ai donc essayé son numéro encore 2 fois. Je savais que s’il rallumait son natel, il verrait mes appels en absence. Donc, si Jess faisait le garde chiourme, pas de chance, il saurait quant même que j’avais essayé de le joindre plus d’1 fois. Oui mais, qu’est-ce qui me garanti qu’il essayera de me rappeler? Alors, je lui ai envoyé quelques messages, lui demandant de me rappeler dès qu’il lirait mon message.

J’ai bien fait; Pascal était sous la douche, alors sa femme en a profité pour m’envoyer sur les roses!

Ca lui a pris plus d’1h avant de se rendre compte que son natel était coupé. C’est seulement en quittant l’appartement pour aller dîner qu’il s’en était aperçu. Pascal a attendu d’être au restaurant avant de m’appeler. Il avait même pensé attendre d’être de retour à l’appart et peut-être même que Jess se soit couchée. Heureusement qu’il ne l’a pas fait.

Quant il m’a appelée, je me suis rappelée qu’il avait dit qu’il ne voulait plus se lancer dans une histoire tant qu’il serait marié. Aoutch! Du coup, je n’ai pas osé lui dire que j’étais là. Quant j’ai raccroché, je me suis traitée d’imbécile, d’idiote, bref, de tous les noms du code.

C’était ridicule d’être venue jusqu’ici pour ne pas le voir, c’était trop bête. Je n’osais pas le rappeler droit derrière. Pascal avait eu l'air surpris par mon appel, mais content aussi, donc je me suis décidée à aller sonner... Après tout, ce serait une surprise, et je pourrais voir la tête de Jess se décomposer. Mais c’était la mienne qui allait se décomposer!

Pascal n’était pas chez lui et Jess avait été ravie de me le balancer à la gueule!

Alors, où était-il? Mon plan était lamentable, tout allait de travers, si j’étais à Lausanne, j’aurai abandonné. Ca m’a déboussolée, je ne savais plus quoi faire. Le rappeler? J’aurai l’air d’une idiote finie! Est-ce qu’il était avec Caroline? Je n’avais aucune idée où elle habitait, et Munich, c’est grand! Mince, j’étais anéantie, c’était la panade, les heures passaient, j’étais à 2 pas de lui, et rien! Je ne pouvais pas abandonner si près du but?

Je revoyais encore le visage amusé de Jess me regardant de la tête au pied, comme si j’avais été une bactérie! J’entendais encore son rire quant elle m’a dit qu’il n’était pas là, et aussi ses moqueries en me jetant à la figure que je lui courrais après, jusqu’en Allemagne. J’avais le coeur dans les pompes. Je me suis laissé aller à pleurer pendant bien 1h, avant de me ressaisir et décider de lui laisser encore un message (la honte!!!), ensuite de l’appeler.

J’avais peur qu’il coupe son natel pour la nuit et du coup, je ne le verrais pas. Ca, ça me déprimerait à mort. Après ça, je me suis postée derrière la fenêtre qui donnait dans la rue, pour surveiller son retour. S’il rentrait en voiture, ce serait foutu, je ne verrais rien. Puis je me suis rappelée qu’il avait laissé son 4x4 à l’aéroport, mais arf, s’il utilisait une autre voiture, ce serait encore plus foutu.

Enfin, 10mn plus tard, Pascal m’a rappelée... J’avais bombardé mon message d’urgence!!!!

Pascal ne se doutait absolument pas que je me trouvais à Munich. Il m’a fait remarquer en plaisantant que je ne l’appelais jamais, puis tout à coup, le même jour, plusieurs fois? Il était curieux, que se passait-il? Là, inutile de perdre plus de temps, je lui ai dit que j’étais là, dans la même suite que la dernière fois. Hihihi, pour une surprise, c’en était une, Pascal est resté sans voix. Quant il a reprit ses esprits, il m’a dit qu’il serait là dans les 10min.

Angoisse, palpitations, nervosité extrême, sueur... En 10mn, je me suis changée 4x... Training? Pour avoir l’air détendue? Habillée? Mais pourquoi faire? Retour dans mon sac, enfilé une jupe en 4ème vitesse; ça n’allait pas, ça faisait trop formel. Re-training, et il a sonné... J’étais en sueur!

------ Mode-Débile... Je veux savoir s'il m'aime encore! (1/2) -- (335) -- mer.1er.dec.10 ------

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