015/11 - 9 semaines 1/2 en live (3)
Samedi, 15 janvier 2011
A la vue de Marilou, il a jeté un regard interrogatoire à Caro, une petite flamme coquin s’est glissé dans ses yeux. Flûte, il avait l’air amusé! Pascal savait que Marilou était là, il avait vu sa voiture. Il a dit que ses potes l’attendait, qu’il était juste passé la chercher (Caro), mais elle a baissé la lumière, le massacre allait commencer.
Inutile d’aller dans les détails, je n’arriverais pas à tout raconter. J’ai morflé, j’ai pleuré en silence, tremblé de partout. jusqu'à ne plus avoir de force. C’était horrible. Caroline et Marilou lui avait préparé une soirée “9 semaines 1/2”.
Je comprenais pourquoi Caro avait vérifié ses courses à maintes reprises... Qu’est-ce que je raconte moi!! J’ai encore mal au ventre en y pensant, j’ai envie d’oublier, qu'est-ce que je parle des courses!!! Par moments, je ne pouvais même pas regarder tellement que ça faisait mal. Pascal a eu l’air d’apprécier la soirée, même si j’ai eu un tout bref espoir qu’il parte en courant.
Caro l’a tiré à l‘intérieur, j’ai remarqué sa manière de l’entourer de son bras et le petit bisou qu’il lui a fait. C’était intime, un geste bien tendre. De prime abord, il avait l’air mal à l’aise par la présence de Marilou, hésitant même, mais ça n’a pas duré trop longtemps.
Caro l’a installé sur le canapé avec un bisou, puis elle a couru chercher ce qu’elle avait préparé pour l’occasion. Marilou a immédiatement commencé à attaquer. Elle a voulu lui mettre la main entre les jambes, mais il a attrapé sa main pour l’en empêcher. Ça m’a fait plaisir, et j’ai cru qu’après ça, il allait prendre la fuite. Mais non.
Marilou a immédiatement augmenté le volume de la musique et s’était lancée dans une danse-strip. Ça devait lui plaire, parce qu’il souriait. C’était autant de coups de couteau dans mon cœur déjà au bord de la crise. Ma respiration était difficile, j’avais mal à l’épiderme, les nerfs à fleurs de peau, j’ai même à un moment voulu quitter ma cachette pour partir. J’aurai dû passer devant eux... C’aurait été la honte et plus jamais je n’aurai pu accepter de me remettre avec lui, alors je suis restée où j’étais.
Caro a été rejoindre Marilou pour danser. Elles ont commencé à se déshabiller (arf dur dur) en se caressant et en s’embrassant. Puis Caro est passée derrière Pascal pour lui bander les yeux et lui attacher les mains. Il ne voulait pas au début, mais à 2 elles ont réussi. Je ne voulais pas regarder, mais je n’ai pas pu faire autrement.
Caro a couru chercher ce qu’elle avait préparé et elles ont commencés à le nourrir de fraises, etc. de bouche à bouche, en bisous.
Marilou, profitant que Caro avait été chercher les plats, elle s’était installée à califourchon sur Pascal et a commencé à défaire sa chemise en le caressant et l’embrassant. Ça me foutait la nausée. Puis, elle s’est mise à enlever sa ceinture. J’ai remarqué que Caro a marqué un temps d’arrêt en revenant vers le canapé, je pense qu’elle voulait être la 1ère, mais Marilou l’avait devancée.
Déçue, j’ai pu constater que Pascal était tout excité. Prêt. Je ne pensais pas qu’il ferait ça, en plus pas si quelqu’un d’autre initialisait l’idée.
Marilou s’est plantée sur lui, tandis que Caro s’était glissée derrière lui et ils s’embrassaient. J’étais mortellement jalouse. Jalouse qu’il y prenne du plaisir, jalouse d’entendre les bruits de leurs murmures, de leurs râles, leurs cris. Déçue de le voir accepter qu’une autre glisse sa tête entre ses cuisses et tout le reste. C’était une torture que les mots ne peuvent pas décrire. Marilou a laissé la place à Caro qui s’était badigeonné les seins de chocolat et caressait les lèvres d’un Pascal. Moins de 3mn après, il était de nouveau prêt à fonctionner...
Je crois à un moment avoir entendu Pascal dire qu’il n’avait jamais expérimenté ça, et ça m’a fait mal qu’il ne le fasse pas en 1er avec moi. Je crois que je le détestais, je lui en voulais aussi. Mon visage était noyé de larmes, je n’ai pas pu regarder jusqu’au bout, mais de toute manière, c’est ce qu’ils se disaient... quoique... Les images de cette soirée me font encore trop mal, dès que j’y pense ça me donne la nausée et je suis au bord des larmes. Je lui en voulais beaucoup.
Après minuit, ils se sont un peu calmés. Après une douche, comme convenu, Marilou est partie en 1er. Pendant qu’elle était sous la douche, j’ai entendu Pascal demander à Caroline de la faire partir, et elle lui a dit que c’était déjà convenu. Dès qu’elle est partie, Pascal a ramassé Caro dans ses bras pour l’emmener dans la chambre et, après tout ça, ils ont encore fait l’amour. Cette fois, c'était vraiment faire l'amour, ils se murmuraient des mots doux, qui étaient autant de fléchettes direct dans le cœur. Il était tendre et câlins comme je ne l'avais jamais vu l'être avec elle.
Je n’ai pas bougé d’où j’étais, je n’étais pas en état de faire un seul mouvement.
Je pouvais les voir, mais je ne regardais pas, j’essayais de calmer les battements irréguliers de mon pauvre cœur, qui tapait sous la peau déjà douloureux. J’entendais tout ce qu’ils se disaient, c’était ce qui comptait. Caroline a voulu savoir si sa surprise lui avait plu et il lui a répondu un truc, comme quoi, la prochaine fois, qu’il lui dise qui était l’autre invitée. Caro a alors voulu savoir s’il espérait que ce soit moi, et coup de poignard supplémentaire, il a dit que... non.
La prochaine fois??? J’espère que ce n’était que, façon de parler? Il ne voulait pas que ce soit moi et il a dit que non. C’est tout ce que j’ai retenu. Le salaud. Pourquoi me faire encore du mal! Il ne m’aime plus.
Puis, et pour ça, je pourrais la remercier, parce que je voulais aussi savoir; Caro lui a demandé s’il pensait encore à moi et s’il tenait encore à moi. Mais Pascal n’a pas voulu répondre. Il lui a demandé de ne pas parler de moi, qu’elle n’aimerait sûrement pas sa réponse. Qu’est-ce que ça voulait dire? Dire qu’il ne voulait pas parler de moi! Ça fait mal ça, trop trop mal.
Ils sont enfin parti... Ils s’étaient dépêché de prendre une douche, j’entendais Pascal lui dire de se dépêcher de sortir de la douche sinon, elle risquait de passer à la casserole. Je le déteste.
Enfin seule, je suis sortie de ma cachette comme une morte vivante et je me suis effondrée sur le bord du canapé où ils s’amusaient quelques instants plus tôt et j’ai pleuré comme une madeleine. Elle s’était agenouillée à côté de moi et j’ai sursauté quant elle m’a passé les bras autour, je n’avais pas entendu Caroline revenir sur ses pas. Je n’aurai pas voulu qu’elle me retrouve comme ça, c’était humiliant. Bon, ça a un peu coupé les flots, et quelque part, son geste m’a réconforté.
Après son départ, je suis restée encore un moment prostrée à me rappeler... Chaque instant de cette soirée était gravé à jamais dans ma mémoire... Puis, j’ai enfin réussi à me remettre sur mes jambes. C’était inutile que je reste cachée, à distance, je ne lui manquais pas du tout... Après avoir couru me changer chez moi, j’étais décidée à aller rejoindre Thomas et les copains pour faire la fête. J’avais surtout besoin de danser pour évacuer...
C’était presque 2h du matin quant je me suis pointée dans la boîte... C’était déjà dimanche... Dans quelques heures, Pascal retournerait en Allemagne, mais je n’oublierai pas, jamais, cette soirée!
------ 9 semaines 1/2 en live (3) -- Sam.15.jan.11 - (015/11) ------
Caro m’avait dit, qu’
Pascal avait rendez-vous à 22h30 avec Caro. Il était sensé passer la chercher pour sortir. Marilou devait aller chez Caro vers 21h30, elles avaient l’intention de boire quelques verres question de se mettre en forme.
Thomas m’avait laissé des messages me proposant d’aller le rejoindre ou encore de
3h du matin, rien... 4h, toujours rien...
Comment Caroline pouvait avoir le culot de venir me raconter tout ça? Et puis, non, heureusement!
C’était prévu de passer le week-end au chalet, tout le monde avait envi de skier. Adorable, Thomas m’avait appelée pour savoir si je montais avec lui, comme ça, je n’avais pas besoin de prendre ma voiture, mais je ne savais pas encore ce que je voulais faire.
Le soir, j’ai été rejoindre Thomas dans le bar où on avait l’habitude d’aller. J’aurai aimé lui parler, mais ça n’a pas été possible. Tout ce que je pouvais faire, c’était d’essayer de lui faire
Je suis restée enfermée dans ma chambre, ne sortant qu’épisodiquement pour aller prendre un café dans un des café de la station.
J’ai commencé à tourner dans le sens où j’avais vu le taxi disparaître, dans l’espoir de voir la voiture arrêtée pour décharger ses passagers. Rien.




outefois, je ferai un saut samedi et rentrerai, au plus tard, en début de soirée. Juste question de faire une apparition, pour donner 