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029/11 - Longue nuit... longue journée!

Publié le par JaneDo

Longue nuit... longue journée...
Samedi 29 janvier 2011 - (029/11)

Depuis notre arrivée à Munich, les souvenirs des balades avec Pascal, de nos soirées, les lumières de la ville, le froid, tout me faisait naviguer entre la dépression à de grosses vagues de tristesses. J’ai essayé de confiner tout ça dans un coin de ma tête, mais j’avais le cœur lourd. J’avais le sentiment d’être fatiguée et que si je ne contrôlais pas tout ça, je n’allais pas pouvoir tenir le coup 1mn de plus. Je ne me sentais pas très bien. De voir Pascal aussi m’avait déstabilisée, de plus, je ne le reconnaissais pas, son comportement était atroce.

J’avais cru remarqué qu’il était à cran et j’avoue que ça m’inquiétait un peu...

Dès le retour des garçons à l’appart, j’ai préféré battre en retraite dans la chambre d’amis que Jess nous avait préparé. Le regard que m’a lancé Pascal m’a laissé une impression désagréable. Je crois que c’était préférable que je disparaisse de sa vue. L’ambiance était désagréable. Je les entendais discuter. Thomas essayait de savoir ce qui se passait et Pascal lui demandait de ne pas se mêler de leurs histoires, qu’il devait rester en dehors de ça, que ça ne le regardait pas.

1/2h plus tard, quant Thomas est venu se coucher, je m’étais endormie. Je crois qu’il avait envi de discuter ou de me raconter, alors il m’a réveillée. Ciel, je ne voulais surtout pas qu’il ait d’autres idées en tête, je ne pourrais pas même si j’avalais tout le stock de Vodka de l’Angleterre.

J’étais aussi curieuse, je voulais savoir comment ça c’était passé, qui était cette nana, etc. Pascal n’avait pas accepté facilement qu’il l’accompagne, il avait dû insisté et si cette fille n’avait pas été présente, ils se seraient sûrement pris la tête. Il lui disait qu’il allait juste raccompagner son amie et qu’ils se retrouveront à la maison, mais Thomas l’a accompagné quand même, même s’il voyait bien que ça ne lui plaisait pas.

S’il ne l’avait pas accompagné, Thomas pense que Pascal n’avait pas eu l’intention de rentrer. Pauvre chou, dire qu’il a dû venir jusqu’ici pour servir d’arbitre, il semblait inquiet. Après l’avoir cuisiné un peu, j’ai su que notre présence irritait Pascal, il n’appréciait pas qu’on me mêle à ça. Pour faire court, Pascal n’appréciait pas de nous voir ensemble. Arf, je voulais rentrer, mais Thomas pensait qu’il devait rester pour sa sœur, il voulait tenter de discuter avec Pascal samedi, et on pouvait rentrer après. Il n’aimait pas beaucoup se retrouver pris entre les 2. Pauvre petit cœur, j’avais envie de lui faire un gros câlin, mais j’avais peur que ça finisse en partie de jambes en l’air, alors je me suis abstenue.

A peine 1h plus tard, on a entendu des bruits de voix, une dispute, puis la porte claquer; Pascal était ressorti. Sur l’insistance de sa sœur, Thomas est parti à la recherche de Pascal.

Jess voulait absolument que j’essaie de lui parler, je lui ai dit que ce n’était pas à moi de me mêler de ça, je ne m’en sentais pas le droit. En fait, je ne voulais pas le faire, j’étais, il y a pas si longtemps presque dans la même situation que cette fille, je ne me voyais pas faire la leçon à Pascal.!!! Finalement, pour avoir la paix et qu’elle arrête d’insister, j’ai dit que j’allais lui parler même si j’en avais pas l’intention.

Thomas a téléphoné pour dire qu’il n’avait pas trouvé Pascal, puis il a avoué que Pascal était bel et bien chez cette fille. Il ne se sentait pas le droit d’aller frapper à la porte. Jess a donc décidé d’y aller, mais avant, elle voulait que j’essaie de l’appeler. Ghhhhhhhh, voulait pas! J’ai dû le faire et j’avoue que ça ne me plaisait pas du tout. J’ai pensé avec soulagement qu’il ne répondrait probablement pas à mon appel, mais il l’a fait. Pascal n’avait pas encore vu le message de Thomas qui l’avertissait que Jess allait venir sonner et que ce serait mieux, pour éviter ça, de sortir de là.

Rouge de honte, j’ai demandé à Pascal de rentrer. Je l’ai averti que Jess voulait venir le chercher, que ce serait bien qu’il rentre avant qu’elle ne passe faire du grabuge chez cette fille. Énervé, Pascal a finalement accepté de rentrer.

Thomas et Pascal sont arrivés 1/2h plus tard. Pascal avait le visage fermé, agacé. Il nous a ignoré et c’est dirigé directement dans sa chambre sans un mot. Inquiet, on a eu de la peine à dormir, on les entendait se disputer. Enfin, on entendait surtout Jess, ça allait des reproches, des cris aux pleurs, puis le silence a semblé revenir. On avait entendu la porte, et Thomas a failli se précipité à nouveau, mais on a pas entendu la porte. On devinait que Pascal avait décidé de dormir sur le canapé.

Afff, ça m’a fait mal au cœur... Ciel, c’était embarrassant d’être là, embarrassant de les entendre se disputer, affreux de ne pas savoir quoi faire, de se sentir si impuissant et de se sentir cloîtré dans la chambre d’amis. Intérieurement, je me sentais anesthésié, tétanisée, choquée, j’aurai aimé n’avoir pas assisté à tout ça, que j’apprécie ou non Jess.

Le lendemain, Pascal a prétendu avoir un truc et vers midi, il a disparu. Il n’est rentré qu’en fin d’après-midi. J’essayais d’être invisible, j’étais trop mal à l’aise d’être présente. Mal à l’aise aussi d’être dans cet appartement où j’avais passé quelques jours adorables avec Pascal, aussi de me retrouver dans l’intimité du couple, bref, c’était pas terrible.

La journée, Thomas est sorti avec Pascal. Je pense qu’ils ont ainsi pu discuter. De mon côté, je ne me suis pas sentie à l’aise de la journée en compagnie de Jess. C’était délicat d’être plantée avec elle, elle était nerveuse et au bord de la crise de nerf. Je n’étais pas la bonne personne. Difficile de lui donner des conseils ou même de prendre parti. Si on veut, dans ma tête, je me disais que j’avais devant les yeux, le spectacle de la souffrance que j’avais dû lui imposer et je me sentais coupable.

La journée a été franchement un cauchemar... J’aurai aimé pouvoir rentrer chez moi...

En fin de journée, me retrouvant seule avec lui à la cuisine, j’ai enfin eu le courage de lui parler. Pascal était froid et c’était difficile; il ne voulait pas me parler et m’a demandé de rester en dehors de tout ça. Mais, je lui ai dit que je ne le reconnaissais pas et que je voulais comprendre; il m’avait plaquée en me disant qu’il voulait tout faire pour que son couple fonctionne, alors je ne comprenais pas. Son attitude depuis quelques semaines me faisait comprendre, qu’en fait, il ne cherchait qu’à se débarrasser de moi.

Ce qui était chiant, c’est que je n’ai pas eu de réponses, Thomas est venu nous rejoindre. Je n’ai pas très bien compris le petit sourire ironique qu’il a eu ou son regard quant Thomas m’a prise par la taille en arrivant dans la cuisine.

Le soir, Pascal avait prévu de sortir, soit-disant avec des potes. On devinait qu’il cherchait à aller retrouver cette fille, alors on était sur ses talons et on sentait bien que ça le rendait nerveux. On a été prendre un verre et manger ensemble, mais il s’est absenté à plusieurs reprises pour parler au téléphone.

On est ensuite sorti prendre un verre ensemble dans le bar où l’on avait retrouvé Pascal le soir précédent. Il n’était pas vraiment enchanté d’y retourner avec nous, c’était clair.

Pendant toute la soirée, nos regards se croisaient, mais je n’arrivais pas à lire les expressions que je voyais sur son visage. La plupart du temps, toutefois, je ressentais clairement qu’il évitait de me regarder, peut-être même de me parler. Bon, moi aussi, je n’aurai pas su quoi lui dire. Je me rend compte maintenant que j’étais un peu ailleurs la plupart du temps, trop mal à l’aise pour vraiment me sentir dans l’instant. Je faisais beaucoup d’effort pour ne pas laisser mes sentiments pour les protagonistes prendre le dessus ou même faire surface.

On s’est installé à une table. Vive l’ambiance!!! Jess essayait de lui prendre la main et Pascal l’évitait en mettant en mettant ses mains dans les poches ou en se penchant en avant pour éviter qu’elle ne l’enlace. Elle a voulu danser, il ne voulait pas, elle a voulu se serrer contre lui, il s'est écarté... Affligeant! Pascal ne parlait pas beaucoup se contentant de regarder les gens évoluer autour de nous.

Puis, il a prétexté je ne sais quoi et il s’est levé pour se diriger vers le bar. J’ai pensé qu’il allait commandé quelque chose, mais ce n’était pas ça; la fille de l’autre soir était au bar! Pascal avait donc filé pour aller la rejoindre!!!

Du coin de l’oeil, je le voyais surveiller la table, et dès que Thomas s’est levé pour aller vers lui, il a rapidement fait la bise à cette fille et est revenu vers la table. Mouais, il se passait quelque chose avec cette nana, c’était sûr. Cette femme travaillait dans la même boîte que lui, et il semblait évident, que Pascal avait sans doute commencé à entretenir une liaison avec elle.

Est-ce que ça me rendait jalouse? Est-ce qu'il l'aime déjà? Immédiatement, ma tête a voulu commencer à analyser mes sentiments sur le sujet, sur ce que je ressentais pour Pascal, mais par prudence, j’ai écrasé tout ça dans un coin. Je ne devais pas sinon, il était probable que je m’effondrerais. Je ferais ça une fois rentrée, quant je serais seule et chez moi.

Après ça, Pascal a voulu rentré, il prétendait être fatigué! Ouaip! Il y avait tous les signes des prémices d’une liaison... Pascal ne voulait pas imposer sa femme à cette autre femme! Sa nouvelle passion...


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028/11 - Du grabuge dans le couple!

Publié le par JaneDo

Du grabuge dans le couple!
Vendredi 28 janvier 2011 -  (028/11)

J’étais contente d’apprendre que Pascal ne rentrait pas ce week-end, mon cœur pouvait se reposer un peu. Je me préparais à passer un week-end agréable avec Thomas. On hésitait même à monter au chalet, seulement tous les 2, en amoureux. On aurait aimé laissé tout le monde derrière, loin, être seuls au monde. Hélas, il y a eu un changement de programme de dernière minute.

Jess a téléphoné à son frère lui demandant d’aller à Munich, il y avait de l’urgence dans sa voix, elle avait besoin de lui. L’idée de passer le week-end séparément a décidé Thomas à insister lourdement pour que je l’accompagne. Je savais bien qu’il redoutait que je sois à nouveau en présence de Pascal. Moi aussi.

Thomas a quitté le boulot un peu plus tôt, et on a pris la route. On est arrivé vers 22h. Jess était déçue, elle espérait nous voir arriver plus tôt. J’ai compris d’après leurs discussions, que Pascal lui en faisait voir de toutes les couleurs. Il ne rentrait que pour se changer. Le plus souvent, il disparaissait toute la soirée, et mercredi soir, il n’était pas rentré de la nuit. Le lendemain, donc jeudi, elle lui avait demandé des explications, énervé, il ne lui a non seulement pas répondu, mais il n’est même pas rentré du boulot et même pas de la nuit.

Jess n’en pouvait plus, elle voulait que Thomas lui parle.

Inquiet, Thomas lui a demandé ce qui a provoqué sa 1ère escapade, s’il s’était disputé et à quel sujet. Rien. Ils ne s’étaient pas disputé, s’étaient à peine adressé la parole depuis son retour de week-end. Pascal avait été distant, sortait tous les soirs. Elle n’avait même pas osé lui faire des reproches, et avait préféré ne rien dire, mais après qu’il ait découché, elle s’est énervé et se trouvait en droit de lui demander s’il la prenait pour une idiote.

Jess était embarrassée de parler devant moi, alors je m’étais éloignée.

  • C’est de ta faute aussi, c’était quoi cette idée d’aller en Angleterre, hein?. Rhhh, t’es vraiment une idiote toi. Vous êtes tous les 2 des imbéciles tiens! Et tu te demande pourquoi il agit comme ça?
  • Toi avec Jane, tu peux parler toi!

Jess savait où trouver Pascal, elle l’avait fait suivre. Apparemment Pascal avait commencé à fréquenter une fille du boulot. Ça m’a fait un petit pincement au cœur, alors voilà pourquoi il ne n’avait pas l’intention de venir en Suisse ce week-end. C’était devenu sérieux, alors du coup, il ne rentrait pas ce week-end, le suivant certainement pas non plus. On a donc été tous les 3 prendre un verre dans le bar où il se trouvait.

Ils étaient installés dans un coin du bar. Pascal appuyé au bar, il nous tournait le dos, donc il ne nous a pas vu arrivé. On s’est installé à une table, Jess insistait pour que Thomas aille immédiatement le ramener à la table, mais Thomas voulait attendre. Je pense qu’il se sentait mal à l’aise ou voulait d’abord les observer. De mon côté, j’ai été inondée d’une vague d’envie.

Ils se souriaient, riaient, de temps à autre, elle se collait à lui et semblait attendre qu’il fasse les premiers pas. Je pense qu’elle devait savoir qu’il était marié. Même à distance, il était clair qu’ils se cherchaient, ça se voyait aux regards et aux sourires qu’ils se lançaient. Ils n’étaient pas seuls, probablement d’autres collègues de boulot, donc ils évitaient d’être trop explicite, mais ils faisaient bande à part. Thomas a finalement décidé d’aller vers Pascal. Il a été surpris de le voir, et a même sursauter, comme pris en faute. Il a jeté un regard dans notre direction, un regard qui en disait long; on l’avait dérangé. Nous voir là ne lui a pas plût du tout. Intérieurement, j’avais rougi, j’aurai voulu être un grain de sable, ça me mettait mal à l’aise d’être au milieu de leurs problèmes de famille. En plus, surtout moi quoi!

Les dents serrés, Pascal est revenu avec Thomas. Je l’ai vu jeté un coup d’oeil vers la miss. Ouaip! On le dérangeait!

Il m’a fait la bise avant de s’asseoir. Il restait muet et a fait mine d’ignorer sa femme. Ça c’était vache. Il s’est assis à l’écart pour éviter qu’elle ne l’approche. Je trouvais son comportement horrible, j’en avais les larmes aux yeux. Je ne sais pas si c’était pour moi ou pour Jess, mais l’ambiance était affreuse. Du coup, je suis restée muette comme une carpe, pas un mot ne traversait mes lèvres.

Quant Thomas avait été le récupérer, Jess m’a dit que finalement, elle préférait nettement quant il était avec moi, au moins, il ne se comportait pas comme un salaud. Au cas où ça ne marchait pas avec Thomas, Jess voulait que je lui parle. Pfff, moi? Pis quoi encore? Pour lui dire quoi? Retourne vers ta femme? Ne la traite pas comme ça? J’étais vraiment la dernière qui avait quelque chose à dire, la dernière à qui demander ça!!

Pascal faisait la gueule, il ne disait pas un mot se contentant de regarder les gens évoluer autour de nous. Thomas lui parlait à l’oreille, et il faisait mine de ne pas l’écouter, mais je pouvais voir la moutarde lui monter au nez. Puis j’ai vu la fille passer près de notre table et lui a lancé un regard timide, mais triste. Elle partait. Tout à coup, il a éclaté:

  • Je t’ai dis de ne pas te mêler de ça, t’es vraiment mal placé pour ça! Vous avez tous ce que vous voulez, non? Jess, toi! Alors foutez moi la paix.

Pascal s’est lancé à la poursuite de la fille. On pouvait les voir discuter vers le vestiaire. Elle a regardé 1 ou 2 fois dans notre direction et je voyais à la manière qu’il avait de lui prendre le bras, qu’il essayait de la retenir. Elle a disparu de nos regards, et après nous avoir dit bonsoir, Pascal a pris sa veste et il a filé. Thomas l'a suivi à la demande de Jess. On est resté toutes les 2 comme des bobettes à la table ne sachant pas si on devait y aller ou rester.

Je me sentais tout à coup épuisée, fatiguée, raide, j’avais une folle envie de m’allonger illico presto et dormir. J’avais mal à la tête.

Pendant tout le temps où Pascal était à la table, il a évité de regarder dans ma direction, et ne m’a pas adressé la parole. Je ne l’avais jamais vu comme ça; pas un sourire, un air ennuyé à mourir, bref, l’horreur.

Après un coup de fils de Thomas, on s’est décidé à rentrer Jess et moi. Thomas m’avait laissé les clés de sa voiture, il s’était incrusté dans celle de Pascal. Ca n’avait pas dû lui plaire. Je me sentais mal, et j'avais aussi mal pour Jess. On dormait à l’appartement, et pour une fois, ciel que j’aurai aimé qu’on ait pas à rester sous le même toit!

Pascal et Thomas sont rentrés approx. 1h plus tard. Piouhhh, il était passé minuit et j’avais l’impression que ça allait être une longue nuit. Merde, j’aurai dû rester chez moi, rester en Suisse, je n’aimais pas être au milieu d’un tel conflit. L’air de rien, même si Jess est la pire peste de la planète, en ce moment, je la plaignais.


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027/11 - Nos 1ers petits pas en couple

Publié le par JaneDo

Nos 1ers petits pas en couple
Mercredi 26, Jeudi 27 janvier 2011 - (027/11)

Hum, penser à Thomas me donnait des frissons partout en pensant à ses petits sourires heureux, à ses yeux étincelants de bonheur, à sa manière de m’attraper à tous moments pour me serrer contre lui, ou à ses tonnes de “I Love You Babe”. Je l’adore. Les moments qu’on passe ensemble sont super chouette, comme un vieux couple qui s’entend bien. C’est les débuts, alors forcément, tout est beau et rose.

Thomas me gâtait en me couvrant de fleurs, de petits chocolats “Mon Chéri” ou en forme de cœurs, de petits cadeaux en tous genres. C’était franchement adorable.

Mardi soir, je suis arrivée chez lui, c’était passé 23h. C’était juste pour dormir, Thomas m’avait préparé un feu dans la cheminée, comme si on était en début de soirée, et il avait allumé des bougies partout. C’était mignon. Je l’ai taquiné un peu en lui demandant s’il croyait que les bougies aideraient à me mettre d’humeur, ça l’a fait rire, parce que c’était exactement l’idée qu’il avait derrière la tête. Hum, y avait pas besoin de bougies pour ça!

Du coup, j’ai eu envie de le voir mercredi soir et jeudi aussi... J’avais peur de lui donner de mauvaises habitudes et, pour une fois, j’ai osé parler. Je lui ai expliqué que j’aimais qu’on me fiche la paix en début de semaine, parce que j’avais besoin de travailler et mes soirées sont consacrés au boulot, c’est là que je fonctionne le mieux. Il a paru le comprendre, et a promis d’essayer de ne pas empiéter sur mon temps, par contre, on a décidé de se laisser aller un peu étant donné que... c’était nos 1ers petits pas ensemble. Thomas m’a fait promettre d’être toujours aussi franche et de lui dire s’il dépassait les bornes

Thomas avait repris l'entraînement et jeudi soir, il avait un match, alors j’ai été le voir. Ça l’a rendu fou de joie, il ne s’y attendait pas. Hum, hum, moi non plus, mais je voulais faire plaisir à mon petit homme. A midi, il m’avait fait livrer des fleurs, c’était ma façon à moi de lui faire savoir que toutes ses attentions m’allaient droit au cœur.

Après le match, ses copains sortaient comme d’hab pour aller prendre un verre, je l’ai encouragé à y aller. Je ne voulais surtout pas qu’il change ses habitudes à cause de moi. Lui avait envi de me vampiriser au maximum, qu’on passe tout notre temps ensemble.

  • Super! Et après tes copains vont croire que c’est à cause de moi si tu ne sort plus? Que je ne veux pas te laisser sortir? Non. Vas-y.

Il ne fallait pas qu’il se précipite pour rentrer, j’avais l’intention de rentrer bosser un peu, puis j’irai chauffer notre petit nid d’amour et attendre son retour. J’avais juste oublié que Thomas pouvait être très convaincant parfois, et même plutôt insistant, alors on a fini par rentrer. Je n’ai pas été travailler et on n’est pas sorti comme d’habitude, traîner avec nos potes.

Jeudi soir, j’avais aussi rendez-vous avec Layne, mais j’ai annulé. Je préférais passer le reste de la soirée à l’horizontale avec mon petit chéri. C’était le soir des petits chocolats. Je pense qu’il avait prévu qu’on passerait la fin de soirée ensemble. Je crois qu’il me gâte un peu trop! Mais c’est
peut-être pour ça que je l’aime ;)

Quant je me décide à aimer quelqu'un, c'est assez facile; je remplis un tiroir de mon cerveau avec des tas de choses que j'aime chez lui; son sourire, son expression surpris, sa façon de lire avec concentration, de froncer son petit nez, sa voix, etc, etc, et je laisse de côté ce qui risque de me déplaire. Et c'était assez facile d'aimer Thomas... Par contre, hihihi, j'ai rajouter dans ma petite boîte sa nullité en cuisine, parce que je le trouve trop amusant, trop craquant. Quant il essaie de faire quelque chose, c'est presque toujours raté, et pourtant, il s'applique et ça me fait mourir de rire.

Dans le fin fond de mon cœur, j’ai un peu peur de ne pas encore être totalement guérie de Pascal, alors j’ai peur de m’avancer trop avec Thomas... Je ne voudrais pas le décevoir... Mince, il ne le mérite pas...


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025/11 - Aimer 2 hommes à la fois?!

Publié le par JaneDo

Lundi, 24 janvier 2011 - (024/11)
Aimer 2 hommes à la fois ?!

J’ai toujours eu de la peine à qualifier mes sentiments pour Thomas, parce que je sais que j’aime Pascal à la folie, mais là... je suis un peu paumée parce que je crois bien que j’aime Thomas tout autant, sinon comment expliquer ce que je ressens quant je suis avec Thomas???

Comment expliquer les battements de mon coeur, la douce chaleur qui m’envahi quant il me prend dans ses bras, ou même seulement quant il me prend la main?

Comment expliquer que quant je suis dans ses bras ou quant il me touche, je fonds littéralement, ou le sentiment de bien être quant il est prêt de moi? Ou mes grosses bouffées de tendresses quant je pose les yeux sur Thomas?

Jeeez, non, non et non, impossible! On ne peut pas aimer 2 hommes en même temps? On ne peut pas éprouver des sentiments aussi fort pour 2 hommes à la fois? C’est un casse tête chinois. Je me suis torturée la tête toute la journée... Je ne comprends pas!

J’ai aussi passé la journée à tripoter, tourner autour du cadeau de Noël que Pascal m’avait offert, je ne l’ai toujours pas ouvert et j’hésitais encore... Pfff! Mince, qu’est-ce que je suis lâche.


Mardi, 25 janvier 2011 - (25/11)
Des bisous partout ;)

Thomas est trop adorable, il me bombarde toute la journée avec des “Je T’aime” à n’en plus finir. Trop cute. On a mangé ensemble à midi, et le soir après le boulot, il a fait un petit détour par chez moi, juste pour me serrer dans ses bras 2mn. Si je l’avais laissé faire, il serait encore ici. Il a essayé de me corrompre à sortir manger en promettant de me ramener aussitôt après, si c’était ce que je voulais.

Quant j’ai refusé en lui disant qu’après je n’étais pas sûre que j’aurai été capable de rentrer et de ne pas passer la nuit avec lui, ça l’a fait rire. Il a insisté encore un peu avant de partir avec son petit sourire heureux. Pendant qu’il était sur la route pour rentrer, je lui ai envoyé un message, qu’il ne verra qu’une fois rentré, pour lui dire que je l’adore, avec des petits coeurs, et que je lui faisais des bisous partout.

Arf, il y a pas si longtemps, c’était à Pascal que j’envoyais ce genre de messages... J’étais étonnée d’avoir si bien supporté le week-end. En fin de compte, j’avais passé un bon week-end, bien meilleur que je ne l’aurai cru et je n’ai pas été aussi perturbée par la présence de Pascal, comme je l’aurai cru. C’est bien.

J’ai peint une partie de la soirée et après, zut, Thomas a commencé à me manquer.

Glups, j’avais l’envie mortelle d’aller le retrouver, envie de ses bisous, de sa présence, sa chaleur, d’entendre sa voix, de le noyer sous une montagne de câlins... Arf! J’ai essayé de combattre mon impulsivité, mais quant on s’est appelé pour se dire bonne nuit, j’ai flanché. J’ai couru retrouver la chaleur de ses bras.


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023/11 - Tenu le coup... C'est avec Thomas que je suis bien

Publié le par JaneDo

Dimanche, 23 janvier 2011 - (022/11)
Tenu le coup... C’est avec Thomas que je suis bien!

Dimanche, 1h du matin, Caroline s’est pointée au chalet, les yeux presque exorbités et tout. En fait, elle cherchait Pascal et avait été persuadée qu’il était rentré pour me retrouver. Donc, Pascal avait disparu. La dernière fois qu’elle l’avait vu, il discutait avec une nana, une grande blonde, genre suédoise. La fille avait aussi disparue, donc puisqu’il n’était pas au chalet, il était probable qu’il s’était éclipsé en douce avec la grande blonde.

Incroyable! Caroline n’avait aucune idée que ça pouvait me faire mal ça? Que tout ce qui touchait à Pascal me touchait encore? Elle me racontait tout ça comme de rien, c’est dingue!

Hystérique, Caro s’est mis à l’appeler sur son natel jusqu'à ce qu'il réponde. Pascal, Paul et Julien sont bel et bien parti avec la grande blonde et ses 2 copines. Les filles les avaient invités à leur appart. Caro m’a dit qu’il était cuit. Il lui a demandé de ne pas le harceler au téléphone, qu’il ne fallait pas qu’elle attend sur lui, il ne savait pas quant il rentrerait. Caroline était dévastée. Elle avait pensé que les choses avaient évoluées entre eux. J’ai appris qu’ils s’étaient vu 3 fois cette semaine; facile de lire entre les lignes. Caro s’était plainte; elle ne supportait pas de le voir s’amuser comme il le faisait en naviguant d’une fille à l’autre. Elle aurait voulu le mettre au pieds du mur et lui poser un ultimatum, mais elle n’a pas osé, elle avait eu peur qu’il préfère arrêter de la voir.

Thomas est arrivé peut-être 1/2h après Caroline, il avait aussi pensé que Pascal était rentré au chalet et avait eu peur de constater que j’avais disparue aussi. Il aurait été persuadé qu’on était ensemble. Puis les complications ont commencés... J’avais pensé aller me coucher avant que Thomas ne rentre, ou tout du moins, avant que tous ceux qui étaient sortis ne retournent au chalet, comme ça, je n’aurais pas dû batailler avec mes hésitations. Maintenant que Thomas était rentré avant ma petite retraite, comment faire pour qu’il n’ait pas l’impression que j’attendais Pascal? Si je refuse de monter avec lui, il restera persuadé que j’espérais passer la nuit avec Pascal, ou un truc dans le genre.

De toute façon, Pascal était ailleurs et je ne voulais pas me laisser perturber par tout ça, et ce n’était certainement pas parce que je l’attendais ou que j’espérais qu’il finirait par avoir envi de passer la nuit avec moi, surtout après avoir probablement tripoté une autre, ou d’autres nanas.

Sûrement pas. Pas question de passer en dernier, ni même en 2ème. Je ne suis pas son bouche-trou.!!! Thomas insistait pour qu’on aille se coucher, malgré la présence de Caroline, Michael et sa nana et je ne voulais pas l’embarrasser en lui rappelant que je ne voulais pas qu’il me fasse des scènes devant les autres. Pour finir, Caro m’a sauvé la mise en me suppliant de rester avec elle. Elle voulait attendre Pascal.

J’ai donc décidé de rester avec elle. Thomas était mort de fatigue, il faisait la tête, mais il ne voulait pas monter se coucher sans moi. Pascal et Paul ne sont rentré que 1h30 plus tard, Julien était resté chez les filles. Dès que Pascal a passé la porte, je me suis levée pour monter me coucher, avec Thomas sur les talons. Je n’ai pas attendu qu’il soit entré pour filer, dès que j’ai entendu sa voix, j’ai filé.

Courant dans les escaliers, Pascal nous m’a attrapé par la main pour m’entraîner derrière lui. Aïe, je savais que Thomas allait flipper. Pascal m’a traînée jusqu’à sa chambre. Traînée, parce que j’essayais de lui faire me lâcher la main.

  • Tu me fais la tête? (Pascal)
  • Mais non...
  • Si, si... Alors, tu m’évites?
  • Pas du tout... Je... Je sais juste pas comment... Enfin... Je sais pas...
  • Ouais, ouais... Tu fais tout pour m’éviter. C’est à cause de Thomas, non? Ou parce que tu me fais juste la tête?

Toute la soirée, pendant 1mn, je décidais que cette fois j’allais dire à Thomas que j’acceptais de sortir avec lui, la minute d’après, je décidais qu’au contraire, j’allais lui dire que je ne pouvais pas, même si j’avais aucune chance avec Pascal. Est-ce que ça c’était vu? Je n’ai pas réussi à décider ce que j’allais faire.

Pascal était un peu pompette, et j’avais rappelé à la rescousse tous mes parre-feux; il s’était tapé toutes les filles qui passaient, il ne faisait pas attention à moi, il voyait Caro, il s’était aussi tapé Caro et Marilou, et ce soir, il s’était tapé une autre encore. Bref, j’étais parée pour ne pas tomber dans le panneau de le trouver... Il était en train de se changer, il avait enlevé son pull et était à torse nu et s’apprêtait à virer son pantalon. Mes pulsations avaient repris leurs rythmes effrénés et j’étais contente qu’il m’ait fait asseoir sinon, je serais sûrement tombée à genoux.

J’avais voulu me lever pour prendre la fuite, mais mes jambes ne répondaient pas. Mes yeux essayaient d’éviter de regarder cette avalanche de muscles, de plaques de chocolat, alors je m’accrochais mentalement à mes garde-fous, essayant de me raccrocher à tout ce que j’avais détesté chez lui ces derniers temps, mais mon coeur s’affolait. Heureusement, Thomas a déboulé dans la chambre alors qu’il venait vers moi en caleçon.

Thomas m’a demandé si ça allait, aucun son n'arrivait à traverser mes lèvres, je n’ai que pu faire oui de la tête. Un peu fâché, il a demandé à Pascal à quoi il jouait. Pascal a rigolé en lui rappelant qu’il avait perdu tout à l'heure au bar et que j’étais à lui ce soir. Thomas n’a rien répondu, il attendait une réaction de ma part.

Non mais attend, de quoi il parlait là? C’est quoi cette histoire? Je ne suis pas un paquet qu’on ballade, j’ai droit à la parole aussi? Mais bon, rien ne semblait vouloir sortir de ma gorge, à part quelques sons assez incompréhensible. Et mes foutus jambes en coton qui ne voulaient pas me porter.

C’est à ce moment là que j’ai remarqué que Caroline se tenait dans l’embrasure de la porte. Pascal lui a souri en enfilant un bas de training. Caroline était venu lui dire que Julien et 3 nanas le demandaient en bas, Paul était avec eux. Pascal a dit qu’il descendait dans 1mn et il s’est tourné vers moi, et il me fixait. Il attendait que je vocalise quelque chose, mais j’étais muette.

  • Tom, je ne vais pas la manger, on parlait tout simplement.

De savoir qu’il allait descendre retrouver ces “copines” de boîte, j’ai enfin pu me lever. Je voulais descendre, j’étais curieuse de voir leurs têtes, mais Thomas m’a prise par la main, il voulait lui aussi me traîner à sa chambre. Glups, sans avoir besoin de me retourner, je sentais le regard de Pascal fixé sur nous et ça me rendait mal à l’aise.

Pascal m’a rappelée pour me dire que j’avais oublié mon bouquin. Il le tenait dans une main, toujours à torse nu, légèrement flapi, je suis allée le chercher. J’avais voulu le lui arracher, mais il a levé le bras pour m’empêcher d’atteindre mon livre.

  • Vous sortez ensemble, Thomas et toi, non?
  • Oui... Oui, on sort ensemble.

En me posant une question auquel j’aurai voulu ne pas avoir à répondre pour le moment, par sa faute, Jane la fronde à répondu à ma place. Je savais que Thomas avait entendu et ça lui aurait fait mal si j’avais répondu autre chose. Pascal m’a tendu mon livre et on a quitté sa chambre. Bah, je ne suis pas descendu finalement, ça n’aurait rien changé de voir la tête de ces filles, puis j’aurai sûrement voulu rester pour voir ce qui allait se passer.

Thomas était heureux, enchanté même, il ne savait pas que je pensais qu’on sortait ensemble. Hum, moi non plus d’ailleurs. Je me demande pourquoi j’avais répondu ça! Il était si content que finalement, je ne le regrettais pas trop... pour l’instant.

A peine dans sa chambre, il m’a collée à la porte et me couvrait de bisous, ses mains cherchaient à ramener un peu de vie dans mon corps inerte, j’ai fondu. C’est fou, mais je l’aimais quand même; j’aime son sourire, ses expressions, j’aime sa façon d’embrasser et le reste aussi. Et il m’aime et il savait me le prouver, et ça, ça avait le don de me faire frémir.

Vers les 9h, malgré qu’on se soit couché tard, Thomas est parti faire du snowboard avec ses copains. Je me suis levée un peu avant 11h, j’étais anxieuse et je ne sais pas très bien pourquoi. J’ai déjeuner tranquillement, en avalant café sur café dans la cuisine, avec mon bouquin sous les yeux, puis je me suis installée sur le canapé près des baies vitrés, pour lire. Vers 13h, après avoir mangé des tartines et l’appel de Thomas, j’ai été faire une sieste, j’étais naze.

Vers 16h, ils ont commencés à rentrer du ski. On a encore traîné un peu au salon. Dès que les derniers invités sont partis, Pascal et Caro nous ont aidés à ranger et fermer le chalet. Elle attendait sur Pascal pour rentrer en Allemagne, pourtant elle n’avait plus de boulot en Allemagne. Ca piquait ma curiosité.

C’est clair que Pascal ne pouvait que tomber dans ses filets; elle était aussi fidèle qu’une montre suisse! Elle n’avait plus de boulot, mais elle restait pour être près de lui. Elle était peut-être une intrigante, mais elle était à la hauteur de ses sentiments pour lui, elle était devenue incontournable. Je l’enviais un peu.

Pascal a proposé qu’on aille mangé ensemble avant qu’ils ne prennent la route et Thomas a accepté. Hum, c’était notre 1ère sortie à 4, en couples! Assez déstabilisant, mais c’était sympa je crois.

A un moment, parce que Caro avait tendance à se pencher pour faire des bisous à Pascal, Thomas lui a demandé d’arrêter. Pascal était tout de même marié à sa soeur, et c’était embarrassant. Ca a fait sourire Pascal, mais il n’a rien dit. Caro s’est tenue à carreau après ça, mais je devinais qu’elle avait la main sur ses genoux. Pascal me fixait parfois de ses yeux verts, inquisiteurs, surtout quant Thomas se montrait trop tendre ou me faisait des bisous. Je pense qu’il essayait de lire mes réactions.

J’étais quand même soulagée de les voir partir... Dire que c’est moi qui dit ça!!!

J’étais aussi contente d’avoir pris ma voiture, ces instants de solitude sur le chemin du retour, était aussi un grand soulagement. Je suis rentrée me changer et poser mes affaires avant d’aller rejoindre Thomas pour prendre un verre avec ses copains.

Ouais, je suis bien avec Thomas...


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022/11 - Contente de retrouver des bouts de moi...

Publié le par JaneDo

Samedi, 22 janvier 2011 - (022/11) - Contente de retrouver des bouts de moi...

Le lendemain matin, samedi, peu avant 11h, je suis passée prendre Caro pour monter à Gstaad. J’avais fait un saut chez Thomas qui était rentré dans la matinée, mais il n’était pas là. Dès qu’il est rentré, Thomas a filé à Gstaad où il pensait me trouver. Il avait dû penser que je m’étais précipitée là haut en espérant voir Pascal. Mais, ce n’était pas le cas, j’espérais qu’il soit surpris en bien.

On est arrivé après midi, et effectivement, j’ai pu voir sur le visage de Thomas qu’il était heureux de me voir, heureux que je ne sois pas montée sans lui. Il m’a dit plus tard dans la soirée qu’il avait s’était précipité au chalet, parce qu’il avait effectivement pensé que j’étais avec Pascal. Après notre arrivée, Thomas est parti rejoindre les autres pour faire du snowboard.

Hier soir, alors que Caro se faisait plein de films (moi aussi), Pascal avait été jouer au tennis avec Paul, puis ils ont été prendre un verre avec quelques copains avant de monter au chalet. Ils avaient l’intention d’aller skier le lendemain matin. Ils sont sortis avec l’équipe prendre un verre au clochard. Pascal, Paul et un autre copain sont ensuite partis avec Yumi et des copines à elle. Caroline n’avait pas réussi à savoir quant et si ils étaient rentrés.

On s’est installé et j’en ai profité pour faire une sieste. J’étais levée quant ils sont rentrés au chalet. God, je frémis toujours quant Pascal était dans les parages! L’enfer.

Comme toujours quant tout le monde était au chalet, il y a ceux qui se changent, ceux qui profitent de se détendre à la piscine, les petits groupes qui se forment ça et là, ceux qui se lancent dans des parties de billards ou autres jeux de sociétés, quelques garçons qui tripotent les guitares ou le piano de la maison. On traîne dans les salons du chalet, on discute activement du programme de la soirée, on essaie de décider si on mange au chalet ou au resto, bref, c’est une vrai petite fourmilière.

J’ai toujours un bouquin qui traîne vers la cheminée. J’aime lire dans mon coin, mais ce soir, je préférais rester scotchée à Thomas. God, ce qu’il était adorable avec moi... Dès que je m’approchais, il me prenait par la main, m’entourait de ses bras, ou si je m’asseyais sur le bras de son fauteuil, il plaçait son bras derrière, ou autour de moi.

Yumi et ses copines sont arrivés avant qu’on ait décidé si on sortait manger ou pas. Finalement, on a décidé de rester au chalet et manger sur place. Avec la troupe qu’on était, c’était un peu difficile d’improviser un repas, alors on s’est décidé pour du chinois, des pizzas, etc. Une équipe a été chargé d’aller chercher tout ce qu’on a commandé par téléphone, et Thomas en faisait partie.

Dès qu’il est sorti, je me suis retrouvée face à Pascal. Pour me donner une contenance, je m’étais installée vers la cheminée pour lire et Pascal est venu s’asseoir là. Je ne l’avais pas vu arriver et ça m’a fait un peu sursauter quant il m’a pris le livre des mains pour voir ce que je lisais. Mince, j’ai commencé à trembloter d’être si près de lui et j’avais les joues en feu, heureusement ça ne se voyait pas trop. Les palpitations avaient recommencés et j’allais perdre pieds quant les images de lui et des 2 filles; Caro et Marilou sont venus me remettre les idées en place.

J’ai retrouvé mon calme presque immédiatement; je n’avais pas envie de lui parler et je n’avais pas envie de le laisser me troubler, mais je ne voulais pas non plus prendre la fuite et lui montrer que j’étais encore sous sa coupe. On a discuté tranquillement jusqu’à ce que Thomas rentre au chalet. Chaque fois que quelqu’un tentait de nous interrompre, Pascal les ignorait et continuait à s’adresser à moi, comme s’ils n’étaient pas là. Idem pour Caro qui a voulu venir s’asseoir vers nous, sauf qu’il lui a demandé de nous laisser. Pas cool. Par moment, lorsqu’on discutait, les regards qu’il me lançaient me faisait vaciller quand même un peu.

Certains de ses regards étaient pleins de sous-entendus, appuyés, taquins par moments... Je me demande pourquoi il avait voulu me parler, ce qu’il avait essayé de me faire comprendre... J'adore ses yeux verts, je sais que je l'aime toujours, alors c'était difficile de jouer les bonnes copines!

Sentir son bras effleurer la mienne, ses doigts tripoter mon livre, miam son odeur, sa voix, l'entendre rire, sa façon de me regarder, voir ses lèvres formuler les mots, arfff, tout me rappelait à lui. Je suis dingue, mon coeur s'affolait encore!

Dès que Thomas est rentré, j’ai couru l’aider avec la bouffe. Piouhhh, c’était pour fuir l’emprise de Pascal.

On a traîné au chalet jusque vers les 23h... Une partie de la troupe voulait sortir se bourrer la tête et faire la fête, l’autre partie préférait rester au chalet. Ils avaient l’intention d’aller faire du snowboard le lendemain, tôt dans la matinée, alors ils n’avaient pas envi de traîner dans les bars et les boîtes jusqu’au matin.

Je n’avais pas l’intention de sortir et regarder Pascal faire le con toute la soirée. Même si je pensais avoir le contrôle de mes émotions, je n’étais pas tentée de me mettre à l’épreuve, Je suis restée au chalet avec le petit groupe qui jouait au billards.

J’avais décidé de lire tranquillement au coin du feu, c’est mon passe temps favori en vacances. J’étais assez fière de moi. J’avais réussi à ne pas me faire entraîner à faire ce que je ne voulais pas. Et rester au chalet était pour moi un petit pas dans la bonne direction. Thomas a longuement insisté pour que je les accompagne, hésité à rester au chalet, mais ç’aurait été inutile, je n’ai besoin de personne pour tenir mon livre!!!

Dès qu’ils sont partis, j’ai été me baigner à la piscine, me suis offerte un moment de relaxation dans la sauna, en évitant de me rappeler les souvenirs qui s’y rattachait, avant de m’installer confortablement au coin du feu. Je ne sentais hyper bien et détendue. Je me suffit à moi-même, je n’ai besoin de personne pour me sentir bien, et j’étais contente de retrouver un bout de moi-même... De me retrouver... Retrouver des bouts de moi tout simplement!


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021/11 - Quelques larmes, pas la tempête

Publié le par JaneDo

Vendredi, 21 janvier 2011 - (021/11) - Quelques larmes, puis le calme

Je devais retrouver Thomas au chalet samedi, et je devais monter ce soir, mais l’idée que Thomas ne soit pas là et me retrouver face à Pascal m’a fait rester. J’avais décidé de monter seulement demain au chalet. Toutefois, j’ai passé la journée à me ronger les ongles, à me trouver toute sorte d’excuses bidons pour monter quand même, dans l’espoir que peut-être Pascal tenterait quelque chose.

Le soir, j’avais trouvé tout un paquet d’excuses pour monter au chalet, puis la peur de passer la soirée à regarder Pascal s’amuser avec d’autres filles m’a clouée chez moi.

C’était l’enfer, je n’étais pas au chalet, mais mon imagination oui. Avec horreur, j’imaginais la joie et le plaisir de Caro d’avoir Pascal pour elle toute seule et je l’enviais, sans compter la garce de Marilou. Puis, pour me remonter le moral, je me suis dit qu’après tout, je n’étais pas là-bas pour ne pas me faire du mal, ici, il ne pouvait pas m’atteindre.

J’ai essayé de me plonger dans une série que j’adore; Criminal Minds, mais c’était pas la peine, ma tête suivait la route de Pascal, vers les 22h, je savais qu’il devait se trouver au chalet, 22h30 il devait sûrement se préparer à sortir avec toute l’équipe, j’imaginais la petite fossette sur sa joue quant il souri, caressant de ses yeux verts les courbes voluptueuses de Caro, bref, je me torturais.

Puis j’ai perdu les pédales quant Caro m’a appelée peu avant 23h. J’ai très vite compris que Pascal n’était pas avec elle, ou n’était pas au chalet, qu’il devait être rentré chez lui et qu’elle cherchait à savoir si on avait prévu de se voir. Quant j’ai raccroché, je tremblais. Alors il était ici, tout prêt... J’avais des palpitations.

Est-ce qu’il allait passer? Que faisait-il? Avait-il rendez-vous quelqu’un d’autre? Pas Marilou quand même?

Je suis restée toute la soirée clouée à la maison à attendre, à espérer que Pascal ait l’idée de passer chez moi! Je n’osais pas m’absenter pour aller voir chez lui ou chez Caro, de peur qu’il passe entre 2 et s’en aille parce que je n’étais pas là.

Minuit toujours rien... Je commençais à me sentir triste, puis j’ai fini encore une fois en larmes. Je ne devais pas lui manquer, il devait s’amuser ailleurs, avait sûrement rendez-vous avec une nana. Pascal n’est pas passé, ça m’a rendue triste... Triste qu’il ne pense pas à moi.

Vers minuit donc, Caroline m’a rappelée pour me dire que Pascal était parti, elle me suppliait de lui dire si on avait rendez-vous. Je lui ai juré que non. Caro m’a alors demandé si elle pouvait passer, j’ai cherché à refuser, mais j’ai très vite compris qu’elle s’imaginerait que Pascal était là, alors je l’ai laissé venir.

On a passé tout le reste de la soirée à nous lamenter, à rire de nos conneries. Elle s’est rendue compte que Pascal n’était pas là. Si Pascal était seul à Munich, ils se voyaient souvent mais pas autant que je l’aurai cru. Vers les 2h30 du matin, elle a décidé d’aller voir chez Marilou, et m’a promis de me tenir au courant. J’ai prétendu que ça ne m’intéressait pas, mais Caro m’a rappelé qu’elle n’avait personne d’autre à enquiquiner à propos de Pascal. La vérité, c’est que je voulais savoir, mais que je ne voulais pas quitter mon appart au cas où Pascal passerait.

Caro m’a tenu au courant. Elle avait passé des heures planquées dans sa voiture, à faire les allers retours entre les 2 adresses. Elle a même été écouter derrière la porte de Marilou. Après quelques recherches, elle a appris que le chacal était au chalet, Pascal non. Donc, Caro est retournée faire le pieds de grue chez lui, dans le froid. 5h du matin, toujours pas de Pascal. Elle a fini par se résoudre à rentrer en laissant un petit mot sur sa porte.

Depuis la visite de Caro, je n’avais plus pleuré, ni été aussi triste. Peut-être que de voir quelqu’un encore plus mal que moi m’a remonté le moral? Peut-être aussi que ses coups de fils pour me raconter ses investigations m’ont distraitent, bizarrement, j’ai arrêté de me faire des films. En tous cas, j’étais sereine.


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020/11 - Je voudrais être Elle!

Publié le par JaneDo

Je voudrais être... Elle!
Mercredi 19 janvier 2011 - (019/11)

Mercredi, j’ai fait pareil. Je n’ai pas mis le nez dehors de la journée. Trop déprimée. Le seul appel auquel j’ai répondu était celui de Caroline. J’étais curieuse et je voulais l’entendre me parler de Pascal.

Pour mes autres amis, j’ai prétendu être partie quelques jours! Et oui, je ne voulais voir personne. Ça se voyait comme le nez au milieu de la figure, que j’avais beaucoup pleuré, et je n’avais pas envie d’avoir à raconter pourquoi!

Pourtant le soir, je devais mettre mon masque de carnaval et sortir de mon trou, Thomas partait à Londres quelques jours. Il rentrerait samedi, et peut-être avec Jess.

C’est comme ça que j’ai appris que Jess était à Londres depuis quelques temps. Je comprenais un peu mieux le comportement de Pascal et pourquoi il venait le week-end sans elle. Le cauchemar a été de me rendre compte que, du coup, il était seul en Allemagne, donc, Caro et Pascal devaient surement se voir tout le temps, tous les soirs. Ils passaient sûrement leurs nuits ensemble?

La douleur de le savoir avec une autre a failli m’achever! Tout me donnait envie de vomir, je me sentais malade...

Pourtant, le soir, j’ai fait un effort et j’ai été manger avec Thomas. J’ai pu un peu oublier Pascal pendant les précieuses heures qu’on a passé ensemble. C’était toujours ça de gagner. Thomas m’a beaucoup dévisagée, il trouvait que j’avais l’air d’un bébé, que mon regard avait changé, il ne savait pas pourquoi. Puis, il a réalisé que j’avais maigri, ça l’a surpris. Il a pensé que j’avais dû avoir beaucoup à faire, il n’a pas osé ou pas voulu faire le rapprochement avec ma séparation d’avec Pascal.

J’aurai pu lui dire que j’avais aussi passé des heures avec des lavettes froides et chaudes pour dégonfler mes yeux et mon visage bouffi!!!

J’étais contente de retrouver la sécurité de son amour et de ses bras. Y a pas à dire, rien ne vaut la tendresse de quelqu’un qui nous aime quant on est mal.

Je suis toujours un peu troublée quant je passe la nuit avec Thomas, il est... Il me trouble, j’ai souvent des coups de cœur pour lui. Sa présence est dévorante. J’observais de petits changements chez lui, je sens bien qu’il essaie d’avoir le contrôle sur moi ou sur la situation. Baf, je l’adore. J’aime ses éclats de rire ou les petits regards qu’il me lance parfois. Il aime être avec moi, il m’aime et raffole de nos petites soirées de vieux couples, ça me touche beaucoup.


Jeudi, 20 janvier 2011 - (020/11)

Comme Thomas n’était pas là, j’ai pu m’adonner sans restriction à mon nouveau sport; déprimer! Pas d’énergie, envie de rien, même pas la force de répondre au téléphone, pas faim non plus. Pourtant, j’ai répondu à Thomas, ça me faisait plaisir d’entendre sa voie. Il était chou, ça m’a remonté le moral d’entendre sa voix.

Mais ce n’était que temporaire, j’ai replongé presque aussitôt après. Du coup, Thomas me manquait, j’aurai voulu dormir dans ses bras!

J’suis nulle, quant il est là, je ne le fais pas, et il suffit qu’il s’éloigne pour que j’en ai envie, va comprendre! Me manquait-il vraiment ou est-ce que je ne cherchais pas seulement à me réfugier dans ses bras parce que c’était rassurant?

Je ne réussissais pas à trouver le sommeil, comme un lion en cage, je tournais en rond dans mon appart, commençant tout, ne finissant rien... Arf, Pascal était sûrement avec Caro... J’aurai voulu être à sa place... J’avais mal, tellement mal. Je n’arrivais pas à reprendre le dessus, pfff. Je n’arrive pas à l’oublier, c’est infernal.

------ Je veux être elle! -- Jeudi.20.jan.11 - (020/11) ------

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018/11 - Mais où vont les coeurs brisés?

Publié le par JaneDo

Lundi, 17 janvier 2011

J’étais trop triste... Pascal n’avait pas chercher à me voir, ni même par téléphone, n’était pas passé chez moi comme il avait l’habitude de le faire quant on ne se comprenait pas et qu’il y avait un malentendu. Je me sentais frustrée. Comment est-ce qu’on peut effacer quelqu’un qu’on a, soit-disant aimé? J’aimerai comme lui savoir tirer un trait aussi épais!

J’ai passé la journée à pleurer quant je ne dormais pas, alors j’ai essayé de dormir le plus possible. J’avais perdu  env. 6kg depuis notre rupture, et bêtement, j’ai pensé que je ferais mieux de reprendre du poids rapidement, sinon j’allais ne plus lui plaire à la longue si je commence à ressembler à un spaghetti!

Thomas savait que j’avais mon souper en famille le soir et pendant mon absence, il m’a laissé une rose derrière la porte avec un petit mot qui disant simplement; I’m missing you already... Love, Thomas (Tu me manque déjà... T’aime). C’était trop chou. Je l’ai remercié par sms en lui envoyant des paniers de bisous.

Qu’est-ce que j’attendais??? Il était adorable, alors pourquoi Pascal continuait à me hanter? Je savais pourtant que je ne pourrais pas lui pardonner ce qui s’était passé avec Caro et Marilou ce week-end! Rien que d’y faire allusion, l’idée qu’il me touche m’horripilait! Et pourtant, tout aussi fort, je ne voulais que ça!

Je voulais que Pascal me harcèle, qu’il s’excuse, invente même des tonnes d’excuses, de raisons... Afff, c’était horrible, mais je l’avais dans la peau jusqu’à l’os! J’étais en manque de lui...


Mardi, 18 janvier 2011

Je suis déprimée... Les images de Pascal et des filles me hantaient sans relâche. J’avais de petits moment de répits, mais la plupart du temps, j’étais en larmes. J’avais mal à la tête d’avoir tellement pleuré, j’ai milles fois voulu prendre mon natel et appeler Pascal, et milles fois j’ai puisé dans mon orgueil pour ne pas le faire.

Quant je ne pleurais pas, c’était parce que je dormais d’avoir tellement pleuré. Je n’ai pas mis les pieds dehors aujourd’hui, je suis complètement épuisée...

Ses yeux verts me poursuivaient partout, son sourire aussi, et j’avais mal, tellement mal que je voulais mourir pour ne plus souffrir. Pascal me manquait. J’étais lamentable et j’offrais un spectacle encore plus lamentable.

En rendant mon numéro invisible, j’ai appelé sans relâche sa boîte vocale pour entendre sa voie. C’est désespérant, je me détestais d’être aussi faible. Je déteste la faiblesse.

J’ai même évité tous les appels de Thomas, ne lui répondant que par sms. Il aurait immédiatement entendu ma détresse et les larmes dans ma voix.

------ Mais où vont les coeurs brisés? -- Mardi.18.jan.11 - (018/11) ------


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016/11 - Blessure ouverte

Publié le par JaneDo

Dimanche, 16 janvier 2011 ;

Arf, je le déteste, je le déteste, je le déteste... Je n’arrivais pas à supporter ma peine, je manquais d’air, difficile de contrôler ma respiration et les larmes continuaient à couler malgré le fait que je ne pleurais plus. J’avais un gros bloc au fond de la poitrine et la souffrance semblait vouloir stagner.

Je le haïssais et je l’aimais en même temps et j’avais beaucoup de peine à faire de l’ordre dans ma tête.

C’était un peu plus d’1h du matin quant je suis arrivée au bar où se trouvait toute l’équipe et j’avais un peu les boules. Je me sentais patraque, il me fallait reprendre le contrôle sur moi-même, je ne voulais pas m’effondrer en larmes, ce serait la honte. J’ai immédiatement aperçu Thomas debout au bar, alors j’ai été directement vers lui. Je n’ai pas fait très attention à ceux qui étaient autour parce que je ne voulais pas voir Pascal. Mon cœur aurait sûrement lâché, alors autant éviter.

Je voulais sortir pour montrer à Caro que j’avais repris le dessus, pour faire plaisir à Thomas, et aussi pour montrer à Pascal que j’allais aussi bien que lui. Je voulais aussi voir la tête qu’il faisait après “sa petite partie de jambes en l’air”. Pour l’instant, je n’étais pas capable de le regarder. Même en lui faisant la bise, je souriais à Caro comme si j’avais un truc à lui dire, d’ailleurs après Pascal, c’est elle que j’ai salué.

J’avais aussi un peu la trouille, parce qu’à force de repousser Thomas, il s'était fait une raison, compris que c’était chacun pour soit, il pouvait faire ce qu’il voulait, sortir avec qui il voulait, même si de temps à autre on se voyait. J'allais finir par le perdre à force. Je crois que j’avais fait une erreur, alors, je voulais me rattraper un peu.

En fait, j’étais paumée, je ne savais pas très bien où j’en étais, tout allait trop vite, me poussait dans des directions opposés, ou que je n’étais pas encore sûr de vouloir prendre. Je nageais dans de la vase, alors je me suis décidée à me laisser porter par les événements... On verra bien quoi!

Pascal discutait dans son coin, c’était encore trop prêt. J’entendais sa voix et ses rires, et de temps à autre ça me faisait de petits pincements assez désagréables. J’ai immédiatement vu Marilou qui se tenait à côté de lui et qu’ils se parlaient comme si de rien. Si je les avais pas vu plus tôt, je n’aurai jamais imaginé ce qui c’était passé!!!

Tout de même, j’ai eu un petit sourire intérieur en me rappelant de Marilou dans sa position chien, en train de se taper elle-même sur les fesses!! Ridicule!

Je sais que Pascal n’avait pas trop aimé, ça se voyait à l’expression de son visage. Je n’avais pas pu les regarder tout le temps, c’était trop pénible, mais c’était une des scènes qui m’avait marquée et surprise. Elle avait été quelque peu vulgaire, un peu trop excitée, un peu trop à lui sauter dessus tout le temps, à faire des trucs incroyables, probablement pour impressionner Pascal, mais je savais que ça ne lui plaisait pas. Elle avait l’air d’une p.. Je les avais entendu, lui et Caro en parler et en rire. Pascal avait trouvé ça horrible. Ou peut-être que je ne suis pas objective parce que je la déteste?

Caroline est venue enfiler sa main dans la mienne et est restée collée à moi. C’était quand même adorable. On s’est mis à se chuchoter dans l’oreille.

  • J’suis désolée que tu ai dû assister à ça... Je regrette un peu de t’avoir dit de rester. Tu l’aime toujours n’est-ce pas?
  • T’es chou, mais non, c’était au contraire gentil, et disons, nécessaire hein! Je crois que j’avais besoin de ça pour me détacher de lui.
  • Je suis contente de voir que tu va mieux, ça m’a fait de la peine de te voir pleurer comme ça.
  • C’est rien, c’est passé.
  • Juste pour que tu saches, c’était mieux avec toi!

Ça m’a fait rire. C’était du semblant, parce qu’à l’intérieur, j’avais toujours une petite main de fer qui me serrait le cœur. C'était chou l'empêche, malgré qu'elle soit ma rivale, Caro essayait de me consoler comme elle pouvait. Thomas s’est tourné pour nous donner le signal du départ en me passant un bras autour de la taille. Malgré tout ce que je lui avais fait, Thomas restait adorable avec moi.

J’avais remarqué que Pascal m'observait, il avait aussi observé mes chuchotages avec Caro, de mon côté, j’évitais soigneusement de me retrouver seule avec lui ou de devoir lui parler. Je dois dire que Caro a été adorable avec moi toute la soirée.

En boîte, on s’est retrouvé par hasard côte à côte autour de la table. Comédienne, quant il m’a demandé comment j’allais, j’ai répondu bien et je me suis immédiatement penché de l’autre côté pour chuchoter quelque chose à l’oreille de Thomas.

J’ai choisi la 1ère chose qui m’est venu en tête; je lui ai demandé si je pouvais boire et si je pouvais compter sur lui pour me ramener. Banal, mais c’est la seule chose qui m’est venu en tête. Ensuite, après avoir pris une gorgée de mon verre de vodka, je me suis précipitée sur la piste pour danser vers Caro.

Caro dansait avec Marilou, qui lançait des œillades débiles en direction de Pascal.

(...mouais, je ne suis pas très objective, mon ressentiment pour elle transparaît à chaque phrase, zut...)

Caro et Marilou riaient en se racontant des trucs à l’oreille, dès que je me suis pointée, Marilou m’a regardée de haut et s’est détournée. Quelle PéTasse. J’avais du plomb dans les pieds, mais rien qu’1 ou 2 verres de plus n’arrangeraient pas. Très vite, j’ai oublié tout le reste, c’est pour ça que j’aime la musique!

Thomas est venu danser avec nous, il s’est collé derrière moi en passant un bras autour de ma taille. C’était chou. Je me suis tournée vers lui pour danser. J’aime comme il danse, il est trop sexe. J’aime le voir danser et j’adore danser avec lui.

Avec le recul, je vois maintenant que quant il se passe, ou s’est passé quelque chose avec Caroline, elle est rayonnant et reste en retrait. Pascal aussi était calme, comme je le connaissais au début. Il restait à la table, discutait avec ses copains, ne naviguait pas à discuter à droite et à gauche. Je saurais reconnaître les signes. (mais pourquoi? Je n’en avais plus besoin, rhhh!) Je ne voyais pas celui que m’avait décrite Caro, celui qui allait se planquer dans un coin pour discuter avec une fille!!! Avant de quitter la piste, Thomas m’a embrassée et je n’ai pas fait mine de le repousser.

Je me demande si inconsciemment je l’utilisais, ou si j’avais peur de le perdre et de me retrouver toute seule???

  • Qu’est-ce qui se passe? Ou qu’est-ce qui s’est passé? Tu as parlé à Pascal ou quoi?
  • Non! Rien! Pourquoi tu me demande ça?
  • Je sais pas... D’habitude quant j’essaie de t’embrasser quant Pascal est dans les parages, tu te bloques! Je sens toujours une certaine réticence, là rien. Alors, je me demande ce qui t’arrive, ce qui s’est passé?
  • Je t’assure que tu te fais des films. Il ne se passe absolument rien.

Thomas m’avait tiré un peu à l’écart. Il avait remarqué notre attitude, à Pascal et moi l’un envers l’autre, remarqué que j’étais venue directement vers lui et senti ma réticence à saluer Pascal. Aussi, il trouvait étrange ce copinage avec Caro, il avait remarqué qu’elle m’avait pris la main quant on était au bar. Je l’ai rassuré en lui disant qu’il ne se passait rien, que c’était pas une nouveauté qu’on s’aimait bien Caro et moi même si on se prenait la tête parfois.

De retour à la table, j’ai tout de même fait attention de ne pas m’asseoir près de Pascal, qui lui n’avait pas bougé depuis tout à l’heure. Thomas discutait avec ses copains et de temps en temps, il lançait un petit coup d’oeil dans ma direction, nos regards se croisaient, alors on se souriait avant de détourner la tête. Ben oui, si j’avais l’intention de sortir avec lui, il fallait que je l’observe pour voir s’il y avait plus de choses que j’aimais que de choses que je n’aimais pas, alors oui, je passais mon temps à le regarder.

Peut-être que c’était pour faire enrager Pascal? Je n’en sais rien. Je m'efforçais d’oublier sa présence et surtout de le regarder. D’ailleurs quant il a été rejoindre Thomas, j’ai regardé ailleurs. Je ne voulais pas me mettre à les comparer.

( Je le déteste, je le déteste, je le déteste, c’est la seule chose qui me traversait la tête le concernant... )

J’étais tellement occupée à éviter de regarder dans les coins où se trouvait Pascal, que je ne l’avais pas vu revenir à la table, ni qu’on était pratiquement seuls. L’angoisse. Si j’avais remarqué qu’il revenait à la table, j’aurai pris mes jambes à mon cou et j’aurai détalé en flamme! D’entendre sa voix avec sa joue presque collée à la mienne m’a fait sursauter.

  • Tu m’évites ou quoi?
  • (Jeeez, comment t’a deviné ça?) Non, pas du tout!
  • Tant mieux, ç’aurait été triste. Tu sais tu peux toujours venir vers moi, ou me parler et j’ai toujours le même numéro de téléphone...
  • (Vraiment? Ben, c’est dans les 2 sens mon vieux, t’aurait aussi pu m’appeler quant tu voulais... avant! Va te faire voir!) Oh! Ok!
  • Tu es distante... Qu’est-ce que tu as? Tu va bien?
  • Tu me veux quoi? Tu veux avoir la conscience tranquille et savoir que tout va bien? Alors, tu m’as plaquée, mais ça va bien. Je vais bien.

J’ai souriais quant intérieurement, je lui faisais un bras d’honneur. Il avait l'air si innocent que ça me faisait encore plus mal et m'énervait au plus haut point. Je me suis levée pour retourner sur la piste. Je ne voulais pas lui parler. Je n’ai pas eu de chance, parce qu’ils ont mis des slows et Pascal s'est permis de passer son bras autour de ma taille pour me m'inviter à danser... Ça, ça... Je pouvais pas. Oh! Non! Je ne pouvais pas, je ne voulais pas.

Avec un grand sourire, que j’ai eu toutes les peines du monde à rendre crédible, je lui ai dis que j’avais promis de danser avec Thomas, alors désolée et je me suis enfuie.

Pourtant, Pascal était tout calme ce soir, restant sur la réserve, entouré de ses potes, gardant ses distances avec Marilou et même Caro... C'était bien joué, en d'autres circonstances, je n'aurai rien deviné, rien remarqué... Iak, je le déteste!

Mais... je savais pourquoi... On pourrait croire qu’il était fatigué, mais je savais bien que non. Ma tête était encombrée de pensées; toutes les fois où il avait cet air là, était-ce parce qu’il avait...? Et cette manière d’éviter de se faire harponner par les filles, c’était juste pour que je m’imagine qu’il n’était pas intéressé? Ou qu’il tenait à moi? Ou pour ne pas me faire flipper? Arf, j’avais le cerveau en bouilli... Toutes mes certitudes avaient pris l’eau!

J’ai couru enfiler ma main dans celle de Thomas et lui ai demandé de danser.

Glups, je n’avais pas remarqué que Thomas discutait avec son ex et que ce n’était peut-être pas le bon moment. J’ai failli tomber à la renverse quant je m’en suis rendue compte. C’était un peu trop tard, elle avait vu mon geste, le regard qu’elle m’a lancé aurait suffi à me mettre sur la voie sinon. Si ses yeux aurait pu fusiller, Thomas aurait été raide, parce que après m’avoir regardée de la tête au pied, elle lui ai lancé le regard qui tue.

Prise de court, je me suis excusée de les déranger, Thomas a essayé de me dire que ça ne faisait rien, que je ne dérangeais pas. Il m’a attrapé par la main pour que je reste, mais je me sentais mal à l’aise, alors je lui ai dit que je rentrais, qu’il fallait pas faire attention à moi. Thomas m’a suivi et je lui ai dit que je ne voulais pas lui causer de problèmes, j’avais juste pas vu avec qui il parlait et je l’ai dépêché de retourner discuter avec sa copine avant qu’elle ne fasse une scène ou ne lui donne encore une tarte.

J’ai filé comme une hélice. Je ne voulais pas que Pascal ou qui que ce soit remarque mon malaise.

Thomas m’a appelée 1h plus tard, pour me demander où j’étais. J’étais rentrée et je n’étais pas en état de voir qui que ce soit, alors j’ai baragouiné une excuse et qu’on se verrait le lendemain.

Des rivières de larmes avaient refait surface, et le top, cette fois, j’avais les yeux enflés comme des ballons de foot! Je ne pleurais non pas à cause de Thomas, je m’en suis vite rendue compte, c’était encore et toujours Pascal. J’avais fait de gros effort ce soir pour montrer une figure sereine, mais dès que j’ai quitté la boîte, j’ai sombré. Je l’aimais toujours, et TOUT me faisait mal; ma peau, ma tête, le cœur... tout.

Il fallait que je dorme, c’était la seule façon d’arrêter de penser. Donc, je me suis enfilé un 1/2 somnifère et encore un verre et une 1/2h à peine plus tard, je planais. J’étais raide. Dès que j’ai posé ma tête sur l’oreiller, je me suis envolée dans les bras de Morphée. Fabuleux.

Je me suis réveillée un peu dans les vapes, mais pour l’heure, tout allait bien. Je me suis plongée dans un bain avec des petites bulles partout et j’ai lu. Après, j’avais prévu de peindre. J’ai dû sortir du bain précipitamment à cause de la porte. Une visite???

C’était mon chevalier servant, Thomas. Il était trop chou avec ses cheveux bouclés qui lui mangeaient les yeux et son débardeur bordeaux. Les mains dans les poches, il faisait la tête de celui qui sait qu’il dérange, ben, il ne me dérangeait pas du tout. Thomas était passé hier soir après notre coup de fils, comme je ne répondais pas, il a eu l’impression que je lui en voulais à cause d’hier soir avec son ex. Mah Non! Je devais déjà être profondément endormie et je n’ai pas entendu la porte!

J’ai vu l’étincelle dans ses yeux en regardant mes épaules nus, ça m’a fait sourire. Titillée par son regard rempli de convoitise et son air de mauvais garçon, je l’ai attrapé par la ceinture de son pantalon pour le tirer à l’intérieur... J’étais contente de voir sa tête en ouvrant la porte. Je lui ai fait sa fête en long et en large, il est reparti sur les rotules avec un sourire béat, non sans avoir insisté comme un malade pour qu’on sorte ensemble le soir. On verra... En tous cas, Thomas ne regrettait pas d’être passé à la maison!!

Est-ce qu’une fois de plus, j’avais utilisé Thomas pour me venger?

J’avais refusé d’aller manger avec lui et toute la bande, parce que je savais que Pascal serait là. Je n’étais pas encore en état de lui faire encore face, hier soir j’avais donné mon max. J’avais besoin d’un peu d’espace. Je le détestais encore trop fort, les images n’avaient pas encore disparu de ma tête et je savais que ça prendrait sûrement du temps. Mais je n’avais pas à m’imposer son regard innocent, ça m’agaçait.

Thomas pensait passer plus tard en rentrant, mais j’ai prétendu avoir quelque chose en début de soirée, par contre, j’irai le retrouver plus tard. En fait, une fois que je serais sûre que Pascal aura pris la route. Je voulais profiter d'une petite soirée tranquille, et quant j’aurai envie de dormir, j’irai le retrouver, pas avant.

------ Blessure ouverte -- Dim.16.jan.11 - (016/11) ------

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