Partir les 4? Trop bizarre!
Samedi.23.avril.2011 (113/11)
Dans la soirée, Thomas m’avait déjà appelée 3 fois; la 1ère pour me dire qu’ils étaient bien arrivé, la 2ème pour savoir où j’en étais avec mon souper en famille et la 3ème pour savoir si on était en route. J’avais prévu d’aller attendre Pascal après son concert, et si j’osais, même voir la fin du concert. J’étais tellement impatiente, que j’ai été vite prête, mon sac bouclé et j’ai filé jusqu’à Nyon.
Je suis arrivée au milieu de la 2ème partie. Perdue, émerveillée à dévorer Pascal des yeux, je crois que je n’entendais pas vraiment ce qu’ils jouaient.
Puis la pose est arrivée et je n’avais pas réfléchi à comment lui faire savoir que j’étais là. Il ne regarderait probablement pas son natel avant la fin, donc inutile de lui envoyer de messages. D’autres ne s’embarrassait pas autant que moi, dès qu’ils ont posés leurs instruments, la fille d’hier soir lui a fait signe en l’appelant. J’ai cherché Caro du regard, mais il y avait trop de monde et je ne suis pas une géante, alors je l’ai pas trouvée.
J’ai vu les filles s’engouffrer dans les coulisses avec le groupe, il y avait un gros balaise devant le passage et je n’ai pas osé les suivre de peur d’être refoulée. Il y avait une petite troupe qui attendait près du passage, mais le type ne laissait passer personne, et je me sentais bête d’aller attendre avec les groupies, alors je suis sortie pour fumer.
En revenant, j’ai vu que Pascal était revenu dans la salle et il prenait un verre au bar avec la chanteuse, un autre mec et 2 des filles d’hier soir. Celle d’hier soir, celle avec qui il était venu à la fête, lui chuchottait sans arrêt des trucs à l’oreille. Bon, c’était difficile de discuter autrement, parce que la musique de fond essayait tant bien que mal de couvrir le bruit des voix. Pascal lui souriait et lui parlait aussi à l’oreille et elle gloussait comme une poule. Je n’entendais pas, mais c’est l’air qu’elle donnait. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’avais les oreilles en feu à cause d’une malencontreuse attaque de timidité. Je me suis faufillée à travers la foule jusqu’au bar, juste à temps pour pouvoir m’agripper à sa manche, parce qu’il quittait le bar en compagnie de la miss.
Son visage s’est éclairé d’un grand sourire heureux, je crois qu’il ne s’attendait pas à me voir. Normal, d’habitude, entre mes changements d’avis vestimenaire, et mon habitude à trâiner, et ne jamais être à l’heure, je crois qu’il était surpris de me voir au concert. Je lui ai expliqué plus tard que j’avais pensé gagner du temps en venant au concert. Facile de deviner pourquoi.
Sans un mot, Pascal m’a attrapé par la main et m’a traînée derrière lui au pas de charge, direction; les coulisses. Dans la loge du groupe, il y avait Varios et 2 ou 3 personnes. Pascal a demandé qu’on nous laisse la place 5mn. Varios lui a rappeler que dans moins de 10mn, il devait être en bas.
Dès qu’ils sont sortir, Pascal s’est apuyé à la porte et il a pris mon visage entre ses mains chaudes et.... Hahhh, ses lèvres gourmandes qui savent se faire si douce... J’avais l’impression d’avoir été en manque, et de n’avoir pas senti le contact de ses mains ou de sa bouche depuis des siècles. Ca m’a fait frissonner de la tête aux pieds, en passant par chaque poil de mon corps tout entier. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais j’aime chaque fibre de lui, me presser contre lui, son contact, son odeur... Je dois être possédée!
Il devait redescendre, mais il a eu le temps de me dire qu’il ne s’attendait pas à me voir, c’était une super bonne surprise et qu’on pouvait partir dès qu’il aura fini. Je lui ai dit que je l’attendrais vers le bar du fond. Encore un petit bisou et il a dû filer. On entendait déjà la bande ajuster leurs instruments.
Un sourire aux anges, les pieds ne touchant plus terre, j’ai survolé le sol jusqu’au fond de la salle pour attendre la fin du concert. J’ai croisé la fille de l’autre soir et ses copines, j’ai senti aussi son regard curieux, ou plutôt interrogateur, mais ça me glissait dessus. J’avais réussi à braver ma timidité pour aller jusqu’à Pascal et j’en avais été récompensé. C’était une victoire sur moi-même. Si je ne l’avais pas fait, je serais surement encore perdue dans la foule à l’attendre, je l’aurai peut-être même manqué s’il avait quitté la salle juste après avoir joué. J’aurai eu l’air maligne.
Dès qu’ils ont eu fini, il a enfilé sa guitare dans son fureau, salué les autres, ramassé sa veste, puis il s’est dirigé vers moi. Au passage, la miss l’a arrêté et il lui a fait la bise à elle et ses copines, discuté 2 mots, puis hop. Varios l’a rattrapé, m’a salué en vitesse avant de lui dire qu’il avait un truc samedi prochain, pas vendredi. Il avait annulé vendredi, parce que ça ne jouait pas pour le batteur. Après ça, il m’a prise par la main et on a filé.
Yippiiii, je l’avais pour moi toute seule quelques heures... enfin, 1 peu plus d’1h... c’était toujours ça!
Ce n’était pas la peine que je cherche Caroline dans la foule, elle n’était pas là. Elle était bien là en début de soirée, mais Pascal lui avait dit que ce n’était pas la peine qu’elle reste, il n’aurait pas le temps de s’occuper d’elle et direct après le concert, il partait. Il avait même insisté pour qu’elle ne reste pas. Elle était donc rentrée chez elle. Caro savait qu’après le concert, il devait passer me chercher pour monter à Gstaad.
On avait peut-être rouler 10mn et Pascal s’est arrêté sur le côté de la route pour m’attirer contre lui. Miam. C’était juste question de s’embrasser. J’avais décidé d’attendre qu’il fasse le 1er pas, mais bon, s’il ne faisait rien, j’avais décidé de passer à l’attaque avant d’arriver au chalet. Je n’allais pas louper ma chance pour une question d’orgeuil.
J’ai senti que mon petit homme avait envi d’un peu plus que de petits bisous bisous. Moi aussi! Je n’ai rien dit, j’aimais bien le laisser prendre les choses en mains.
A la sortie de l’autoroute, on a cherché un petit coin pour se garer en toute tranquilité. Après avoir verrouillé les portières, on est passé à l’arrière, et là, j’ai pris les rennes. J’avais faim de lui, de l’embrasser encore et encore, j’en avais jamais assez de ses baisers, de sa bouche, de toucher sa peau, passer mes mains dans ses cheveux, d’embrasser ses yeux, sa pomme d’adam, son menton... Le reste c’est classé x, secret défense...
Pascal cherchait à savoir ce que je voulais faire, si je voulais être avec lui, ou continuer comme ça.
Au moins, j’ai compris qu’il avait envi qu’on resorte ensemble, qu’on soit ensemble comme avant. Il ne voulait pas attendre et pensait qu’on devait mettre les choses au clair avec Thomas au plus vite, que plus on attendait, plus ce serait difficile. Je n’étais pas d’accord. Surtout, je ne pouvais pas lui dire que j’avais un plan, ni lui en parler. J’avais besoin d’un peu de temps.
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Je sens que ces 2 prochains jours vont être hyper pénibles. J’ai l’impression que ça va être le plus long week-end de ma vie!
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Je sais... Je sais bien... Désolée...
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Whaah, tais-toi, je n’aime pas t’entendre t’excuser, ça me donne l’impression de te tyraniser.
J’ai souri, il était si mignon. Il me faisait de petis bisous dans la nuque, sur les épaules tout en parlant, et il recommençait à me caresser partout en se mordillant la lèvre. Il voulait parler, mais en même temps, il avait d’autres idées en tête, des idées beaucoup plus urgentes semble-t-il que parler. Elles ont gagné la partie, donc, on parlera plus tard sur le chemin, après.
Après une petite inspection pour être sûr qu’on était impeccable, que rien n’était remis à l’envers ou de travers, on a repris la route. Je crois que j’avais les joues en feu. Ca le faisait sourire, de ce petit sourire qui me faisait craquer à mort; c’était rare de me voir rougir. Pascal est revenu encore sur le sujet de Thomas, il insistait, il pensait que c'était à lui de parler à Thomas.
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C’est peut-être mieux si je lui dis simplement que j’ai besoin d’être seule, que je ne me sens pas prête pour une relation pour l’instant, ou un truc du genre!
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Jane, il finira par l’apprendre, alors autant le lui dire franchement! Puis ton truc du genre, ça ne marchera jamais, il n’est pas stupide, il continuera à te harceler jusqu’à ce que tu lui laisse un semblant de chance, et il te bouffera tout cru. Dès que tu ouvrira la bouche, il saura où tu veux en venir, il trouvera une parade pour t’empêcher de parler, je le connais!
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Ben... Lui parler... Heu, peut-être pas direct après avoir fait la route ensemble et avoir pu discuter... Peut-être pas... Il le prendrait mal...
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Oui, mais attendre ce sera pire.
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Pire tu crois, que de passer 2 jours face à une Jess et un Thomas furax?
Il a froncé les sourcils... mouais, je crois qu’il voyait ce que je voulais dire. Mais, je le connais, à voir sa tête, je savais ce qu’il pensait, il est presque aussi buté que moi. Pascal pensait que je compliquais seulement les choses, ou que je ne savais pas ce que je voulais, puis il s’est rappelé ma timide tentative de l’autre jour, et comme ça avait été dur pour lui aussi de parler à sa femme, et il a fini par se calmer. C’était toujours plus facile en théorie que dans la pratique.
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Très bien... Je dis rien pour le moment, mais il va falloir le faire de toute façon... Moi, je sais ce que je veux, et toi?
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T’es bête!
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Dis le, je veux l’entendre, je veux être sûr.
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Afff, tu le sais bien, je t'aime et je veux être avec toi.
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Juré, craché?
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Juré, craché.
C’était décidé, on ne dira rien pour l’instant, on fera comme si de rien. Juste amis. Par contre après le week-end, il allait falloir que les choses changent, il était temps d’arrêter de jouer à cache-cache.
Ensuite, il m’a un peu taquinée en me disant que j’avais toujours les joues toutes roses, que ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. De me dire ça, n’a fait qu’empirer mon était de chauffe.
Curieuse, je lui ai demandé s’il avait déjà fait de petits arrêts coquins avec Caro, étant donné les longs trajets qu’ils avaient l’habitude de faire ensemble, et ça l’a fait explosé de rire. Pascal m’a avoué qu’1x, tout au début, ils avaient failli, puis il s’était dit que s’il faisait cette connerie, après il n’y aurait plus moyen de faire marche arrière, alors il était content de n’avoir pas été jusqu’au bout, sinon il aurait été dans de beaux draps. Il n’imaginait pas devoir m’avouer un truc pareil!
Ahh, j’adore ses mains, j’aime le toucher, je trouvais que la boucle d’oreilles qu’il portait lui allait bien, comme le bracelet de sa montre. Il y avait tout un tas de petits détails que j’aimais chez lui. Arf, ce soir, je pouvais me laisser aller à lui faire tout plein de bisous, le dévorer des yeux, c’était un agréable sentiment de liberté. D'être avec lui faisait battre mon coeur.
Pascal m’a raconté que samedi, la plus grande partie de ses affaires en Allemagne avait été livré chez lui ici. Il aurait aussi aimé que je l’accompagne en Allemagne pour ses derniers jours là-bas, qu’on puisse à nouveau se balader à travers les rues de Munich une dernière fois, comme la 1ère fois. Pour lui, c’était un super bon souvenir, ça le rendait nostalgique.
Le temps avait passé trop trop vite... Avant d’entré dans Gstaad, il s’est arrêté pour quelques derniers bisous et s’assurer qu’on était bien d’accord. J’ai ensuite appelé Thomas pour savoir où ils étaient et on a été les rejoindre.
C’était déjà presque 3h du matin...