Drôle de surprise - (Sam.2.avr.11 - (092/11)
Dire que j’ai passé la nuit chez lui toute seule! je ne savais pas que Thomas ne rentrerait pas, sinon, j’aurai été dormir chez moi. Je dormais encore quant il est rentré peu avant 11h. J’ai senti ses mains remonter le long de mon corps, et pendant une petite seconde, j’ai cru que c’était Pascal avant de me rappeler où j’étais. Piouhhh, heureusement que je n’ai pas prononcé de nom, heureusement que je n’ai pas prononcé le nom de Pascal.!
Il faisait une châleur infernale aujourd’hui, malgré ça, j’avais déjà prévu des trucs, alors je n’ai pas pu traîner avec Thomas la journée. Ils avaient prévu de jouer au basquet dans le jardin l'après-midi, je crois. Et j’avais envie d’être chez moi, je voulais peindre et traîner dans un training défoncé toute la journée. Quant je traverse une de mes phases de solitude, je regrette de ne pas être célibataire, parce que je me sens coupable de repousser mon partenaire.
J’ai donc pris la fuite et j’ai pu passer ma petite journée adorable à la maison.
20h, j’avais rendez-vous avec mon petit Prince pour aller manger en tête à tête, mais il y a eu un changement de programme, ses parents étaient en Suisse et ils l’ont invité à manger et Thomas tenait à ce que je l’accompagne. Queeellle Poissssse! Je ne voulais pas y aller, mais alors pas du tout, pfffff. J’allais encore devoir subir leurs regards apuyé et désaprobateurs et en même temps, ça me rappelait désagréablement que la dernière fois, j’avais hélas humilié Pascal.
Rho, non non non, je ne voulais pas y aller, pas question que j’y aille. Thomas a insisté et insisté et j’ai refusé en bloc, il connaissait mes raisons. Il n’avait pas le choix, rien ne me ferait endurer un dîner avec ses vieux!
Caroline a essayé de me joindre, mais je n’ai pas répondu. Je ne voulais pas l’entendre me parler encore de Pascal, de sa joie de travailler avec lui ou de le voir tout le temps. J’étais assez tendue comme ça, et j’avais envie de passer un week-end tranquille et heureux pour une fois. Pascal, je le trace de ma tête.
Je me mentais à moi-même, ce n’était pas si facile d’oublier Pascal...
Normalement, Thomas aurait dû passer me chercher vers 22h, comme il n’avait toujours pas donner signe de vie, j’ai été contente d’avoir une excuse pour prendre ma voiture. J’en ai profité pour rejoindre Vania et sa copine, du même coup de croiser mes potes et prendre un verre avec eux.
Inconsciemment, je regardais toutes les personnes qui entraient, et je me suis rendue compte que... j’espèrais voir quelqu’un... J’ai eu une petite pensée pour Pascal... Il devait être parti en vacances probablement comme prévu? Gros poid dans la poitrine, glups... Seul? Ou avec? Qui? Caro? Ou quand même Nina? Est-ce que Caro cherchait à me joindre pour m’apprendre la bonne nouvelle? Stoooop! Fallait que j’arrête ça, sinon j’allais devenir folle. Il pouvait partir en vacances avec qui il voulait, ça ne me regardait pas. Oui mais... Quand même, ça me ferait si mal. Afff, je devais aimé me torturer, mais comment faire pour arrêter la machine, la tête ne devrait pas être autorisé à penser à des choses qu’on ne veut pas, on devrait avoir un bouton ON-OFF pour arrêter tout ça.
Pour arrêter ma descente aux enfers, je me susi raccrochée à la pensée que bientôt, Thomas serait là, et toutes ces idées noires s’envoleraient aussitôt. Je me suis plongée dans l’ambiance, et j’ai bu 1 ou 2 verres trop vite.
Thomas est arrivé peu après 23h30. J’étais contente de le voir enfin et je lui ai presque sauté au cou de joie. L’alcool aidant, j’étais collante comme une grosse limace. J’étais tout le temps à lui faire des bisous, heureuse comme une petite midinette à 2 balles parce qu’il me tenait par la main. J’étais bien trop aux anges et déjà trop alcoolisée pour remarquer son regard appuyé. Probablement que j’aurai mal interprêté son regard de toute façon, parce que j’avais l’impression qu’il aurait aimé qu’on soit seul tous les 2. Il me couvrait de câlins, ne me laissant pas m’éloigner même pour aller discuter avec mes copines, à 2 pas.
J’aime ses cheveux légèrement bouclés... Je ne l’ai jamais dis? Pourtant, il a une belle chevelure que je lui enviais à mort. J’aime passé mes mains dans ses cheveux et j’aime lui faire des bisous dans le cou. Pour pouvoir faire ça, j’étais obligée de me mettre en talons et ce soir, j’avais fait l’effort. Ce soir, je me sentais libre comme l’air et j’avais envie que Thomas se sente heureux d’être avec moi et pas une autre, alors j’étais plus câline que d’habitude. En général, je me retiens en publique. On dansait collé-collé, tout amoureux et tout. Puis on a été s’asseoir et quant il me parlait, je lui coupais la parole pour lui faire des bisous.
Mes radards n’avaient pas fonctionné correctement ce soir, parce que je n’avais pas vu que quelqu’un debout au bar ne nous quittait pas des yeux.
J’ai cru que j’avais vraiment trop bu quant j’ai cru reconnaître à l’autre bout de la salle, la silhouette de Jess. Puis j’ai eu froid dans le dos quant j’ai cru reconnaître Pascal. Intérieurement, j’ai secoué la tête et je me suis concentrée, et discrètement, j’ai regardé à nouveau; pas de doute c’était... Pascal. Il ne ressemblait à personne, c’était impossible de le confondre avec quelqu’un d’autre, c’était bien lui. Nos regards s’étaient accrochés quelques secondes et j’avais détourné les yeux, comme si je ne regardais rien en particulier. Aoutch, c’était comme une douche froide, j’ai cru que mon coeur allait s’arrêter de battre.
Alors, il était donc venu ce week-end malgré tout...
Avec le sourire, comme si de rien, je me suis excusée pour aller aux toilettes. Rhhhhhh! Qu’est-ce qu’il faisait là? Thomas devait sûrement le savoir et il ne m’avait rien dit? Pourquoi? Depuis quant était-il là? Est-ce qu’il m’avait vu embrasser Thomas? Je suis restée un moment enfermée dans les toilettes à essayer de me calmer. Je me sentais trahie, Thomas aurait dû me le dire.
Après tout, je l’avais bien surpris avec sa Nina, je m’étais promise qu’il me le paierait, alors ce n’était qu’un prêté pour un rendu. Puis zut, j’avais le droit d’être heureuse aussi, et j’étais avec Thomas, il fallait qu’il s’y habitue. Hum, comme moi d’ailleurs. Puis si ça lui faisait mal, et alors? J’avais eu mal aussi et plus d’une fois. Puis c’était même pas dit que ça lui fasse quelque chose. J’ai choisi de ne pas me mettre martelle en tête et de faire comme si de rien, après tout, il était spécialiste pour ça, et à l’instant, j’allais aussi le devenir.
Après m’être tamponner le visage d’eau froide, je suis retournée auprès de Thomas. Pascal était à la table, Jess aussi. Pas de Caroline? Heureusement que j’avais eu le temps de me calmer, je leur ai fait la bise avant de m’asseoir et enfiler ma main dans celle de Thomas. Mon geste l’a surpris, il s’est tourné vers moi pour me lancer un petit sourire heureux en serrant ma main dans la seinne. Ca m’a remonté le moral illico. Je sais bien qu’il avait eu peur qu’en voyant Pascal, je ne devienne distante et que je fasse tout pour ne pas montrer qu’on était ensemble.
La vue de Pascal m’avait désaoulée directe, malgré tout la soirée s’est très bien passé.
Thomas avait de la peine à quitter la table, ne voulant pas me laisser seule avec Pascal. Pourtant, on avait dansé et j’étais toujours aussi câline, faisant abstraction de la présence de Pascal. Je restais collée à lui, débordante de tendresses. Je n’ai rien changé à mon comportement depuis que Pascal était entré en jeux, j’espèrais que Thomas s’en rend compte. Je préfèrais oublier qu’il était là.
Dès qu’on s’est retrouvé seul, Pascal m’a demandé comment j’allais, évidemment, j’ai répondu que j’allais bien. Je trouvais qu’il avait l’air d’aller bien aussi. Je me suis montrée surprise de ne pas voir Caroline accrochée à ses basques. Il a rigolé et m’a dit que quant il a décidé de venir, il lui avait demandé de ne pas le suivre comme un chien, ils se voyaient déjà toute la semaine, et Jess risquait de s’énerver de la voir encore durant le week-end.
J’ai noté qu’il n’avait pas pensé à ce que je ressentirais, mais bien à ce que ressentirait sa femme!
Et je me suis félicitée de n’avoir pas changé ma manière d’être avec Thomas en pensant à ses sentiments, puisqu’il ne semblait pas s’en faire pour moi.
Puis Thomas a invité ceux qui le voulaient à prolonger la soirée chez lui (chez nous). Arf, ça c’était de trop. Une fois dans la voiture, j’ai senti la fatigue me submerger. Etait-ce parce que la présence de Pascal me remplissait d’angoisse? Je n’en sais rien. En arrivant à la maison, j’ai essayé de tenir le coup, mais j’étais naze. Après avoir averti Thomas, je me suis éclipsée pour aller me coucher.
Une fois dans la chambre, la fatigue s’était envolée, je ne tenais pas en place. Incapable de me coucher, je voulais savoir ce qui se passait au salon. Toute seule, je m’étais exclue de la fête, exclue de la fin de soirée. J’suis vraiment sotte. J’aurai pu sortir sur le balcon et essayer de jeter un coup d’oeil, mais je n’osais pas mettre le nez dehors de peur de tomber nez à nez avec quelqu’un qui fumait dehors. Je n’osais pas non plus m’adosser à la porte pour écouter, si d’aventure Thomas venait me faire un bisou pour me dire bonne nuit, j’aurai l’air maligne. Ridicule de retourner au salon aussi, donc, j’ai dû me résoudre à me coucher et essayer de dormir.
Stupidement, j’ai vérifié mon natel, espérant contre toute attente un message de Pascal, un truc du genre; “Déjà?”, mais niet.
Incroyable, mais j’ai quand même réussi à m’endormir. Je devais être crevée. La soirée s’est prolongée tard, et Thomas n’est venu se coucher que vers les 6h30 du matin, avec bien d’autres idées en tête que de dormir. J’avais peur que Pascal puisse nous entendre, alors je n’en avais pas envie. Je n’ai pas voulu le repousser, même en prétextant que je dormais, Thomas aurait tout de suite deviné que c'était à cause de la présence de Pascal.
Je crois que j’ai entendu Pascal quitté la maison... Il allait dormir ailleurs? Je me demande si c’était pour aller rejoindre Caro? Alors elle était là? Sinon, où pouvait-il bien aller à une heure aussi matinale?