106/11 - J'attendrais le temps qu'il faudra.. (2)
J’attendrais... J'attendrais le temps qu'il faudra... (2)
Samedi.16.avril.2011 (106/11)
Thomas m’a rattrapée vers ma voiture, il ne voulait pas que je parte. J’étais vraiment un monstre avec lui, je me suis sentie coupable. On sortait ensemble et pourtant, il se sentait abandonné, toujours seul, il ne me voyait presque jamais le week-end et pas beaucoup plus pendant la semaine. Thomas était malheureux et cherchait à comprendre pourquoi les choses se passaient si mal et demandait ce qu’il pourrait faire pour que ça s’arrangent. Thomas ne comprenait pas parce qu’on s’entendait bien, qu’on était bien quant on était tous les 2.
Aoutch, quoi répondre? Mince, ce n’était pas trop le moment pour discuter avec ses copains à la maison... J’ai essayé de m’esquiver, mais Thomas ne voulait pas remettre la discussion à plus tard, il m’a dit que j’avais toujours une bonne excuse pour éviter de parler, puis après pour l’éviter encore mieux, je prenais toujours la fuite. Il insistait pour que je reste et moi j’avais envie de prendre la fuite, glups, il avait raison!
J'essayais de faire plaisir à tout le monde, mais il n'y avait pas d'issue, quoique je fasse pour bien faire, Thomas était malheureux!
Derrière lui, j’ai vu Pascal descendre les escaliers pour rentrer chez lui. Il n’était pas arrivé en bas des marches que Caroline s’était lancée à sa suite, avant qu’il ne disparaisse à l’intérieur de son appart, elle l’a interpelé. Thomas s’est retourné, mais ça ne l’a pas empêché de continuer à insister. Les copains allaient surement traîner là jusqu’à pas d’heure, et j’avais envie de me coucher. Pour Thomas ça ne posait pas de problèmes, c’était quand même normal à son avis, que j’aille me coucher si j’en avais envie, en plus, je suis chez mon petit ami, donc chez moi, et les autres comprendront très bien. Un de mes gros défauts est de ne pas savoir dire non, alors je suis restée.
Je voulais voir Pascal 2mn, comme ce n’était pas possible de le faire en cachette, ou ça aurait eu l’air encore plus louche, j’ai dû dire à Thomas que je voulais passer vers Pascal et ensuite que je monterais. A sa moue, ça ne lui plaisait pas, mais il ne pouvait rien y faire. Pascal s’était débarrassé de Caro dans les escaliers, alors je savais qu’il était seul.
Dès que je suis entrée, je l’ai remercié pour son message, trop chou. Ses yeux brillaient et son petit sourire m’a fait illico craquer. Diable qu’il pouvait être sexy lui, pfffouh! Rien qu’un sourire et me voilà avec les jambes en coton! Il s’était déjà changé pour mettre un short, je pense qu’il se préparait à aller se coucher. J’adore ses jambes, surtout ses cuisses hyper développés. Je crois que je dois avoir un truc pour les cuisses moi!!! Fétichisme?
Il s’est approché d’un peu trop prêt, un peu beaucoup, manque d’air, j’ai dégluti, j’ai cru qu’il allait m’embrasser, mais c’était pour regarder ce que je portais au cou. J’ai rougi. J’avais beaucoup trop d’imagination, qu’est-ce que j’avais cru, qu’il allait me rouler un patin, alors que n’importe qui pouvait nous surprendre?
Pascal avait remarqué que je portais pour la 1ère fois le collier qu’il m’avait offert. Ça ne passait pas inaperçu. J’étais habillée simplement, juste un jean, un t-shirt qui cachait mal ma poitrine et une chemise en jean clair, alors un bijoux aussi raffiné se voyait comme le nez au milieu de la figure.
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Je vois que tu as fini par ouvrir ton cadeau de Noël?
Si proche, sa main a effleuré ma gorge, et je n’avais même pas le courage de le regarder dans les yeux. Il avait vu ce qui s’était passé dehors et avait aussi entendu la plus grande partie de notre discussion. Je sais qu’il espérait capté mon regard, mais j’étais rouge et en feu, alors j’ai préféré garder les yeux baissés.
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Qu’est-ce que vous complotez tous les 2?
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Thom, on peut quand même se parler sans tu voies le mal partout?
Pascal a reculé, presque de concert, on a dit qu’on ne faisait rien, ni ne complotons rien du tout. Pour couper court au malaise qui risquait de s’insinuer, je me suis mise sur la pointe des pieds pour faire la bise à Pascal et j’ai été enfiler ma main dans celle de Thomas pour qu’on s’en aille. Ça l’a coupé net dans sa crise. J’ai passé à peine 5mn avec Thomas après être montée, puis j’ai été me coucher.
J’avais espérer que Thomas me laisse tranquille en venant se coucher, mais j’avais rêvé. Thomas a assez rapidement mis tout le monde dehors pour venir se coucher lui aussi. Je faisais semblant de dormir, mais Thomas n’avait pas l’intention de dormir, il m’a réveillée. C’est pas que je n’aime pas faire l’amour avec lui, bien au contraire, mais avec son petit mot, Pascal m’avait récupérée et j’avais l’impression de le trahir. De plus, Thomas avait, je crois, laissé la fenêtre ouverte exprès, je crois qu’il voulait que Pascal nous entende. J’ai voulu la fermer, mais il a prétendu qu’il faisait chaud. Embarrassant, pfff.
Le matin, j’ai vite filé. Je voulais éviter de croiser Pascal.
La journée, je sais qu’ils avaient prévu de le passer sur le bateau. Je savais que Pascal y serait jusqu’en fin d’après-midi, après il était avec le groupe pour une petite répète avant le concert du soir. Pascal remplaçait toujours l’autre guitariste. Moi de mon côté j’avais prévu autre chose. J’ai passé ma journée avec ma nièce.
Bizarrement, je ne me sentais pas inquiète de le savoir avec le groupe, avec l’autre pouffe; peut-être à cause de son message d’hier soir, ou peut-être parce qu’à 2 reprises, il l’avait platement plantée pour revenir vers moi, alors je me sentais rassurée. Quoiqu’il arrive, quoiqu’il fasse, grâce à son message, je savais qu’il m’aimait. Même s’il faisait une bêtise, je crois que je ne lui en voudrais pas, parce qu’il m’avait montré que je passais en 1er.
Le soir, un des copains à Thomas et Pascal avait organisé une soirée dans un refuge à Épalinges. Pascal avait le concert avec le groupe, puis il viendrait au refuge. Pour bien faire, je devrais éviter d’aller au refuge, mais en même temps, encore une fois, je devais laisser tomber Thomas et je ne pouvais même pas voir Pascal.
Je suis arrivée assez tard pour rejoindre Thomas, Pascal n’était pas encore arrivé, alors je me sentais à l’aise. Je savais que ça ne durerait que jusqu’à l’arrivée de Pascal. Thomas me couvait jalousement comme un œuf, j’ai dû me forcer à m’éloigner pour discuter avec les personnes que je connaissais pour ne pas me retrouver à part, dans mon coin. J’étais souriante et gentille, mais j’essayais d’éviter que Thomas continue à me couver comme ça, ça me coupait de tout le monde.
Pascal est arrivé vers 1h du matin, après m’avoir fait la bise en passant, j’ai pensé qu’on ne s’approcherait plus de la soirée, mais je me trompais. Après avoir salué ses potes et discuté un moment avec eux, Pascal est venu s’assoir à côté de moi, même s’il savait que ça déplairait à Thomas.
J’étais trop contente de pouvoir parler avec lui, d’être près de lui. C'était drôlement agréable.
On a longuement discuté de tout et de rien. Je lui ai raconté l’accident de la ma nièce, ses béquilles, nos délires avec nos mangas, nos ballades. Il m’a raconté ses sorties avec ses collègues à Munich, son impatience de rentrer en Suisse, l’absence bienvenue de Jess. Les fêtes de Pâques approchaient, et Pascal m’a dit qu’il pensait prendre un jour de plus, il ne savait pas encore si ce serait le jeudi ou le mardi. Il m’a demandé ce que j’en pensait et j’ai suggéré le mardi. Je me disais que comme ça, je pourrais peut-être passer la journée avec lui, tandis que le jeudi, après avoir passé du temps ensemble, je devrais rejoindre Thomas. Mais Pascal pensait qu’au moins, s'il prenait jeudi, il n’avait pas à rentrer immédiatement après, ce qui serait le cas s’il prenait mardi. Il avait raison. Je crois que Pascal me faisait comprendre discrètement qu’on pourrait se voir. En tous cas, c’est ce que j’ai cru comprendre. J’espère qu’il m’appellera...
Thomas a bien essayé de nous séparer en nous interrompant à plusieurs reprises, mais chaque fois, il n’a pu que constater qu’on ne faisait que discuter.
Évidemment que Caro était là, et bien sûr, elle suivait Pascal partout. J’ai bien aimé qu’il se soit débrouillé pour qu’elle nous laisse discuter en paix. Je n’ai pas pu danser avec lui, il a dansé avec Caro. On a pas pu non plus s’éclipser, même un petit moment, pour se retrouver rien que les 2. C’était pas possible, même sans avoir l’air, Thomas nous avait à l’oeil. On a essayé de sortir sous prétexte de fumer à l’extérieur, mais Thomas ne nous a pas lâché.
J’avais même pensé partir avant tout le monde, mais Thomas risquait de m’emboîter le pas. Et s’il me laissait partir, rien ne me garantissait qu’il n’irait pas m’attendre chez moi et me demanderait des comptes. Bref, c’était fichu.
J’ai quand même décidé de rentrer après avoir dansé avec Thomas. Je ne voulais pas aller chez lui, et je lui ai bien fait comprendre que j’étais crevée, que j’avais besoin de me reposer, que je voulais dormir seule. J'ai prétendu avoir des trucs en famille et que demain, je ne pouvais pas le voir. Je dois admettre que j’étais une horreur avec lui, mais je ne savais pas comment faire autrement.
L’empêche que j’ai un peu tiqué quant j’ai vu Pascal passer son bras autour des épaules de Caroline pour rentrer ensemble. Il était clair qu’il avait l’intention de passer la nuit avec elle.
C'était ce qu'il entendait par "attendre le temps qu'il faudra???". Et zut, j’aurai dû dire à Pascal que je ne voulais plus qu’il fréquente Caroline, sauf comme simple pote. Mince, il aurait dû le savoir, ou était-ce moi qui avait mal compris? Est-ce qu’il pensait continuer ses aventures à droite et à gauche? Je me suis traitée d’idiote d’avoir gâcher la soirée à Thomas, la mienne par la même occasion. Et tout ça, pourquoi? Pour éviter que Pascal n’ait à supporter de nous voir en couple ou de savoir qu’on passait la nuit ensemble. Pfff! Dépitée, je suis rentrée après eux, et seule.
Non, je ne devais pas pleurer, j’aurai dû être clair... C'était de ma faute...
Donc, j’étais en route pour rentrer chez moi, mais j’ai fait
Au téléphone, quant Thomas avait insisté pour que je passe chez lui, je lui avais dis que je devais lui parler de quelque chose. J’avais rajouté; “quelque chose” pour que ce ne soit pas aussi formel que; “il faut qu’on parle”. Comme on était seul, j’en ai profité pour balancer ce que j’avais à lui dire...
Pascal était déjà de retour dans le salon et s’était joint à sa bande de potes, il m’a lancé un petit sourire discret et faisait mine de s’intéresser à la discussion. Quelques minutes plus tard, j’ai reçu un petit message de Pascal sur mon portable;
Pascal rentrait vers les 22h30 ce soir, je ne savais pas très bien comment les choses se passeraient, mais étant donné qu’il ne voulait pas de petite amie, je devais me faire une raison et 
Thomas a proposé à toute l’équipe d’aller chez lui pour finir la soirée, c’était une bonne idée, j’étais emballée. S’il ne l’avait pas proposé à toute la clique, je crois que j’aurai trouvé une excuse pour ne pas y aller. J’étais emballée parce que j’espérais voir Pascal... Pour finir, je me suis dit que Pascal n’avait jamais besoin de
8h45, je suis passée chercher Lilice, ma nièce, pour la déposer au travail. Je devais ensuite passer à mon agence pour leur 

Ben voilà... On était bien là tous les 3... Et maintenant?
Pascal se rendait très bien compte que j’étais jalouse et que je ne voulais pas le voir fréquenter une autre fille, d’ailleurs ça le faisait marrer, mais je me suis rendue compte que
Pascal ne m’avait pas embrassée, il m’avait simplement attirée contre lui, peut-être seulement parce que je l’avais demandé, et là, il me raccompagnait cheu moi. Il m’a juré qu’il ne retournerait pas chez Nat, m’a assurée que je n’avais pas de soucis à me faire. J’étais à 2 doigts de le supplier de me permettre d’aller alors chez lui, mais je savais qu’il ne le voudrait pas. J’étais trop déçue.
J’étais triste de ne pas pouvoir le voir avant son départ.
J’ai eu Caroline en ligne, elle avait attendu chez Pascal et ne les voyant pas venir, elle avait été chez la nana. Elle était persuadée qu’ils étaient là étant donné que la voiture à Pascal était parqué dehors. Elle ne savait pas que j’avais eu le courage d’entamer la filature aussi de mon côté, je ne lui ai rien dit. Je me doutais que d’un moment à l’autre j’allais m’humilier et je préférais ne
La pouffe aussi avait entendu qu’il rentrait avec moi, alors en lui montrant bien qu’elle faisait la tête, elle a ramassé ses clefs et avant qu’il n’arrive à sa hauteur, elle lui a tourné le dos pour enfiler sa propre veste.
Pfffouuuh! C’était mon tour de pousser un gros soupir. J’étais trop tendue, j’avais peur, et à chaque phrase j’avais peur que Pascal se décide à me demander de partir en me promettant de venir me rejoindre et là, je serais obligée de dire non, de pester, bref, avoir le mauvais rôle, parce que je ne pouvais pas utiliser le coup de bouder!
Quoi dire? Que je voulais une petite place? Oui, c’est vrai, mais je ne supportais quand même pas de le voir s’intéresser à une autre. Alors non, au fond de mon cœur, je savais que je le voulais tout à moi. Non, en fait, c’est aussi faux, 
Au moins comme ça, je saurai s’il rentrait vraiment ou pas!
Samedi, j’avais promis à ma nièce de passer l’après-midi avec elle. Je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’avais proposé ça comme ça, peut-être parce que la petite était toute seule à la maison puisque ma sœur travaillait, en plus, elle avait une jambe dans le plâtre et ça me faisait mal au cœur de la savoir seule à la maison. Donc, vers 10h, j’ai été acheté du pain et des croissants, j’ai embarqué les mangas qu’elle m’avait prêté et 
Pascal avait toujours eu la délicatesse de demander mon avis, et si je semblais hésitante, alors il proposait. J’adorais ça chez Pascal. Toute la journée, je n'ai fait qu'attendre le coup de fils de Pascal, je piaffais d'impatience à l'idée de le voir, mais j'étais aussi hyper nerveuse.

Hahhhhhh, ça m’a fait monter la température... Non non non, je veux pas! J’aurai voulu ne rien savoir, j’aurai voulu qu’elle ne me dise rien. Je me suis mise à trembler. J’aurai voulu qu’elle soit la Caro que je connaissais et
On s’est assis sur le canapé près de la fenêtre, et dans le noir, on a discuté en chuchottant. On verrait Thomas arriver au cas où. Pascal a essayé d’être ferme, de me dire que ça n’avait pas de sens de continuer à se faire du mal, que je devais me faire une raison. Je pleurais en silence et il tenait mes doigts gelés dans ses mains chaudes.
Pascal m’a accompagnée jusqu’à l’endroit où il avait planqué sa voiture. On faisait attention de ne croiser personne, et surtout pas Thomas. Encore une planque que je n’oublierais pas!