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323/2013 - Décevante retrouvaille...

Publié le par JaneDo


Mardi, 19 Novembre 2013  - 323/2013 - Décevante retrouvaille...

Rien de spécial aujourd’hui. J’attendais seulement avec impatience un appel de Pascal. Mon dieu, quel choc de réaliser que je ne vivais que pour mes rendez-vous avec Pascal, que toute ma… vie, ne tourne qu’autour de lui! Comment est-ce que j’en suis arrivé là? Despite all that, I’m still waiting, hoping… I just want to see him. We were supposed to see each other tonight, well, I’m still waiting. For nothing. He called at the end of the day, to tell me that it was not feasible. He had an obligation with his wife.

Malgré tout, j’attendais, espérant… Je voulais le voir. On était sensé se voir ce soir. Hélas, il m’a appelé en fin de journée pour me dire qu’il avait des obligations avec sa femme. Encore une fois, je passais à la trappe. Bon, je dis ça, mais je comprenais, ça faisait partie du jeu. Pendant la soirée, il m’a rappelée pour me demander si je voulais passer chez lui. Bien sûr que j’ai dis oui.

En rentrant, Pascal m’a avertie, alors j’ai couru l’attendre à la maison, chez Thomas, qui était heureusement absent. Je ne sais pas pourquoi, mais Pascal m’a fait descendre chez lui. Il avait l’air fatigué. Dès que Pascal a tourné les talons pour filer sous la douche, Jess m’a sorti; “Ça m’épate toujours le culot que tu as de venir t’envoyer en l’air sous mon toit, avec mon mari! Tu devrais avoir honte.”.

Oups, comme entrée en matière, il y avait mieux! Je croyais qu’on avait une certaine entente. Que si nous n’étions pas vraiment des amies, nous faisions comme si. C’est pas comme si on se supportait seulement, non, on avait appris à s’apprécier, malgré ce qui nous séparait; Pascal! Jess a tourné les talons pour aller s’enfermer dans leur chambre. Chambre dans laquelle Pascal prenait justement sa douche.

Je les ai entendu discuter en chuchotant assez énergiquement. D’après le ton, ils se disputaient. J’ai hésité à filer en douce. Je ne voulais pas être la cause de disputes entre eux. Pascal semblait exténué, alors ça n’allait que l’épuiser encore plus. Mais, je ne voulais pas qu’après tout ça, il retrouve le salon vide. Ce serait humiliant. D’une façon, comme de l’autre, que je reste ou que je parte, j’avais le mauvais rôle. Zut.

Il avait mis un training et s’est laissé tomber dans le canapé à côté de moi. Jess faisait des allers-retours, alors on a chuchoté. Ridicule. Je ne me sentais pas très à l’aise, alors je lui ai dis que je ne pouvais pas rester. Que j’étais juste venu pour passer un moment en sa compagnie, il m’avait trop manqué ce week-end. Pascal a répondu qu’il avait bien pensé.

J’étais étonnée quand même; est-ce que ça voulait dire qu’il dormait au rez? Avec Jess? C’était un peu perturbant…

Il faisait bien trop froid, et il était bien trop tard, pour que je lui propose de sortie sur le porche, ou faire une balade. Alors on est resté vautré dans le canapé, se forçant à faire semblant qu’on ne voyait pas le manège de Jess. Tout de même, je la comprenais un peu, et si ce n’était pas pour Pascal, je serais partie depuis bien longtemps. Je pense que Jess comptais là-dessus aussi.

Probablement un reste de respect pour sa femme, Pascal ne m’a pas embrassée. Il tenait seulement ma main, la serrant par moment. Il me donnait de petits bisous sur la main, ou dans la paume, et une ou deux fois dans le cou, en vitesse quant Jess quittait la pièce. C’était chou. Ça me rendait toute chose.

Jess a fini par en avoir marre du manque de réaction de Pascal, elle est venue se planter devant le canapé. J’ai décidé qu’il était temps pour moi de prendre la tengeante et disparaître.

Je me suis quand même excusée auprès de Jess. Franchement, je trouvais mon rôle et ces retrouvailles à chier. Quelque part, je m’attendais à… des infos? savoir ce qui c’était passé? des explications? Enfin, quelque chose qui m’explique pourquoi Pascal avait jugé utile de me cacher ce petit voyage. Et aussi, savoir ce qui allait se passer maintenant! Il divorce ou pas? Et si pas, pourquoi? It sucks!

Au lieu de ça, on a parlé du week-end à venir. Savoir si on allait ou non au chalet, ou si j’avais envie de faire autre chose, il me demandait de le lui dire. Comme pour se racheter, il me proposait de partir rien que les 2 tout le week-end. Je n’ai pas osé lui dire que c’était impossible, j’avais déjà proposé à mon neveu de garder son chien du vendredi au samedi. Je crois que ça aurait fait un peu trop de non venant de ma part.

D’après ce que j’ai cru comprendre, Pascal avait à me parler. Mais, ce soir, ce n’était juste pas possible. J’avais cru remarquer aussi qu’il semblait troubler de me voir. Hésitant aussi. Parce qu’il avait été quelque peu distant au premier abord. Il s’était mis à se mordiller le coin des lèvres, ce qui dénotait chez lui un certain trouble, puis il a annoncé qu’il  allait prendre une douche.

Peut-être avait-il voulu s’expliquer, mais la présence de Jess a rendu cela impossible. Je me suis sentie un peu frustrée quand même par ce rendez-vous tardif. J’ai noté que Pascal n’avait pas insisté pour que je reste!


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322/2013 - Les germes pervers de la pédophilie

Publié le par JaneDo


Lundi, 18 Novembre 2013  - 322/2013 - Les germes pervers de la pédophilie

Donc debout tôt pour foncer à l’aéroport chercher nos miss. Elles sont bien arrivées. Entières. C’est tout ce qui compte. Après avoir raccompagné chacune de ces demoiselles chez elle, Lilice nous a invité à prendre un café, avant de se coucher quelques heures. Elle n’avait pas réussi à dormir dans l’avion, alors elle était crevée, en plus du changement d’horaire.

Ma soeur pensait reporter le souper en famille de ce soir, mais Lilice y tenait, elle avait rapporté de petits cadeaux pour tout le monde. Et elle avait peur qu’en dormant d’une traite, elle ne se réveille en pleine nuit, sans réussir à se rendormir. Rose et moi avons fait les courses et elle a préparé son rôti, en attendant Pascale, la femme de son ex-mari, et père de ses 3 premiers enfants.

Dès que Pascal est arrivée, j’ai filé, pour aller moi aussi prendre quelques heures de repos. J’espérais avoir des nouvelles de Pascal aussi. Je croyais qu’il rentrait aujourd’hui. De toute façon, n ne pourrait se voir avant 22h, vu mes obligations familiales.

Depuis quelques temps, je suis perturbée par le comportement anormal de Carmine, le mec de ma soeur. Il a toujours des gestes déplacés envers ma nièce. Personne ne semble s’en rendre compte, à part moi. Ça a toujours l’air anodin, mais si on n’y prête attention, c’est bizarre. C'est tellement dégoûtant de voir ce qui est sensé être un homme, se comporter comme une merde. Poursuivre de ses yeux luisants et porcines, les faits et gestes d'une gamine. Une gamine qui ne voit qu'un vieux.

il y a 3 semaines, elle avait une tâche minuscule sur son t-shirt au niveau des seins. Comment se fait-il qu’il ait vu la tâche que personne d’autre n’avait vu, s’il ne regardait pas de manière déplacée la poitrine de ma nièce??? Il a attrapé son t-shirt du bout des doigts, soi-disant pour lui montrer la tâche. Pour moi, ce n’était qu’une façon détournée d’essayer de la tripoter.

Plusieurs fois, le temps qu’il était à la maison, il l'a poursuivie pour lui donner des tapes sur les fesses! Encore un comportement anormal d’une bonhomme de passé 40ans, envers une fillette de 16ans!

J’ai fait la remarque, mais ma frangine a rigolé en disant que, c’était leur petit jeu. Petit jeu? Mon oeil! C’est toujours comme ça que ça commence. De petits gestes ou comportements déplacés, mais qui semblent anodins. Peut-être parce que j’ai failli être violée à plusieurs reprises à son âge, je remarque ces petites attitudes anormales. Mon patron d’apprentissage a dit au flic qui l’avait convoqué dans son bureau, que j’étais toujours souriante, donc il a pensé que c’était pour lui, donc que j’étais d’accord!!!

Après ça, c’était le père d’une de mes copines. J’étais souvent chez elle, et son père me ramenait souvent quant je ne dormais pas chez elle, et qu’il était tard. Au début, c’était de petites taquineries, puis un soir en me raccompagnant, c’était la main sur ma jambe. C’était bon, j’avais compris. J’ai commencé à moins voir ma copine, surtout, je n’allais plus chez elle.

Comme se sont toujours des gestes ou attitudes qui semblent anodines, personne n’y prête attention. Et on a l’air de faire tout un foin de rien du tout. Je me demande si lors du prochain souper, je ne vais pas tout simplement dire à Carmine de cesser de donner des tapes à ma nièce. Parce que, comme la dernière fois, quant il l’a fait, je l’ai apostrophé; Hé, ça va pas?.

Ma frangine m’a dit de laisser tomber, c’était leur façon de communiquer. Elle est aveugle! Donc, cette fois, Carmine s’est retenu jusqu’au moment de son départ, alors que je rangeais la cuisine, j’ai juste entendu ma nièce lui dire en rigolant d’arrêter. Mais elle a saisi mon regard. Elle m’a dit qu’elle n’osait pas le rabrouer méchamment. Parce que c’est le mec à sa mère, et que ça risque de le fâcher. Alors, c’est moi qui va m’y coller!

Je me demande si je dois d’abord en parler à ma frangine, et lui dire que ça dérange Kaya, point barre. Parce que ma frangine par moment est, malheureusement, vraiment stupide. Si je lui dis que le comportement de Carmine vis-à-vis de la petite n’est pas normale, elle va seulement me dire que, je vois du mal partout. Qu’il n’y a rien d’anormal, qu’il la considère comme sa fille. Qu’il a un fils de 20ans, et que la petite ne risque rien avec lui.

Ça me bouffe les nerfs depuis plusieurs jours. Je dois y mettre un terme. D’abord gentiment, en lui demandant d’arrêter. S’il n’a pas l’air de me prendre au sérieux, alors je déballerais le tout; qu’un vieux de son âge n’a pas à avoir des gestes aussi déplacé et pervers envers une fillette de 16ans. Et là, il sera vexé, furax, et ma frangine se jetterait les 2 bras devant pour le défendre. Complètement inconsciente de ce qui se passe sous son nez.

Dans ma tête, je revois des images dérangeantes; comme le fait d’être arrivé tout rasé, se croyant tout beau, et suivant ma nièce discrètement du regard. Pendant le souper, alors que n’importe qui pouvait le servir, il n’arrêtait pas; Kaya, Kaya, Kaya, tu me remets des pâtes.

Et ces derniers temps; Alors, vous vous êtes roulé des pèles avec Théo? !!! En quoi cela le concerne??? Puis, quant elle a dit qu’il venait au chalet à Nouvel An. Le plouk de Carmine; Qui te dis que tu seras encore avec à Noël???. Non mais!

Alors je lui ai demandé si son fils sera avec la même qu’on a vu à son anniversaire, ou si ce serait une nouvelle encore? Carmine s’est braqué et a fermé sa gueule.

Voilà. Je me sens soulagée de pouvoir me confier à mon journal. Même si je m’exprime mal, c’est noir sur blanc, et pas seulement dans ma tête.

Après le souper, il ne restait que Lilice, Kaya, ma soeur et moi. Lilice a voulu encore discuté, prendre un verre et nous raconter ses vacances aux States. Elle avait pleins de choses à raconter et pleins de photos à nous montrer. Sans compter les prises de têtes entre elles. Je connais toutes ses copines, je croyais connaître Ellisette, mais finalement, j’ai été surprise de me rendre compte qu’elle était bien différente de l’image qu’elle donne.

Vers 23h, j’ai ramené Lilice et je suis rentrée chez moi. Home Sweet Home. Et j’ai attendu des nouvelles de Pascal en vain. Il savait bien sûr que j’avais mon souper, donc ce soir, Pascal avait été manger avec Caro. Il m’a appelée vers 21h. Normalement, d’habitude, j’avais terminé mon souper, mais pas ce soir. Alors, on a dit qu’on se rappelait plus tard. Vu l’heure tardive, je pense qu’il était rentré depuis longtemps et dormait sûrement.


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321/2013 - Manger avec mon amant!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 17 Novembre 2013  - 321/2013 - Manger avec mon amant!

Demain matin, je vais à l’aéroport, avec ma frangine, chercher Lilice et ses 4 copines qui rentrent de Miami. Alors, j’ai décidé de dormir chez elle. C’est plus pratique. On doit être à l’aéroport à 7h25, donc se lever vers 5h30, et prendre la route au plus tard à 6h30. Il y aura beaucoup de circulation.

J’ai passé la journée à dormir sur mon canapé. J’ai dormi comme jamais. Ça faisait longtemps. Reposé et en pleine forme, vers 21h, j’ai retrouvé Thomas au Restaurant du Lac. C’était cool, j’avais l’impression de ne pas être sortie depuis des siècles. Comme si le fait d’avoir passé tout le dimanche au lit, m’avait coupé du monde.

Je suis arrivée en premier. Ce soir, il avait pris la Camaro blanche. Je l’ai entendu arriver au bruit. C’était sympa de sortir manger ensemble comme ça, tous les deux. On a beaucoup discuté. Thomas est sidéré de ma quasi dépendance vis-à-vis de Pascal. Comme mon comportement change, dès que Pascal me siffle. Evidemment, ça ne m’a pas fait plaisir d’entendre ça, mais je sais que c’est vrai.

Thomas a les cheveux un peu plus longs depuis l’été, et je trouve que ses bouclettes lui vont très bien. Même très mignon. Pour lui, si Pascal ne veut pas divorcer, c’est parce qu’il tient à Jess. Il fait parti de ses hommes qui ont de la peine à quitter leur femme. Bof, rien de nouveau, je sais bien que je suis craque dingue de Pascal. Rien de ce qu’on pourrait me dire risque de changer ça.

Même si on ne se voit pas souvent, Thomas voulait savoir s’il pouvait toujours se considérer comme mon amant. Quant je lui ai dit que oui, il a essayé de m’emmener chez lui. Comme je ne voulais pas, parce que c’était vraiment trop risqué. Alors, il a tenté de m’inviter à l’hôtel. Mais là, franchement je trouvais ça… trop bizarre.

En sortant du resto, Thomas m’a prise par la taille pour me coller à lui. Je savais qu’il allait m’embrasser. Je l’ai laissé faire.  Thomas s’était dépêcher de tout emballer, et quitter le chalet au plus vite, juste pour le plaisir de manger avec moi. Ciel, des fois, j’aimerai bien pouvoir lui offrir plus. Lui donner mon coeur tout entier… Il est tellement chou avec moi.


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320/2013 - Interminable absence!

Publié le par JaneDo


Samedi, 16 Novembre 2013  - 319/2013 - Interminable absence!

Cet horrible week-end semble s’étirer en longueur. Vivement lundi! C’est la première fois de ma vie que je dis ça!!! Je n’ai jamais aimé les lundi, sauf quant je travaillais à 80% pour VisioCom. J’aimerai savoir si Pascal et Jess ont enfin décidé de divorcer ou pas. J’imagine, contre toute attente, que c’était le but de ce petit week-end en tête à tête; discuter de leur séparation.

Thomas était vraiment déçu de me voir quitter le chalet. Tout ça pour faire plaisir à Pascal, absent, qui était selon toute vraisemblance, en train de profiter de ses quelques jours avec sa femme. Hhhhh, je m’ennuie.

Pascal m’a téléphone 3x aujourd’hui, mais ça ne rempli pas son absence. Il a prétendu vouloir juste entendre ma voix. Peut-être qu’il me mène en bateau, question de me rassurer. Ou de s’assurer que je respectais sa demande!

Ce soir, je me suis loué un film; “Suspect”. Rhhh, dans le film, la fille est tellement conne qu’elle méritait de mourir. D’être aussi idiote, c’est juste pas possible.

Le flic, Nicolas Cage, essaie de la sauver, et elle, décérébrée, retourne se jeter dans la gueule du loup. Même après avoir croisé encore une fois le tueur en série, qui avait failli la buter, elle retourne se larver dans les tripots où le tueur l’avait ramassée. Y en a qui ne mérite pas la chance que la vie leur donne franchement.

Bouhhh, ce n’est que samedi, j’espère que dimanche passera vite… Thomas m’a proposé de manger avec lui demain soir. Comme je ne pouvais pas aller chez lui, on ira manger une pizza en ville. Thomas a dit que demain, il sera sur Lausanne vers 21h. En fait, je me réjouis. Ça me changera et mettra un peu de soleil dans cet interminable week-end.


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319/2013 - Femme soumine?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 15 Novembre 2013  - 319/2013 - Femme soumise!

Voilà, ils sont tous à Gstaad, sauf Pascal bien sûr, qui est en “Lune de Miel” en Corse, avec sa femme. Je ne peux pas prétendre que je m’ennuie. Ça va. J’ai la gorge en feu, alors je me suis bourrée de médics aujourd’hui. J’avais aussi des trucs à faire; comme courir faire les courses avec ma puce, qui passe le week-end chez sa soeur, Lilice. Ce soir, Alizée sera avec elle, et demain, sa meilleure cops, Maud. Encore une Maud. La différence, c’est que la copine à Kaya est drôle, et très sympa.

Vers 22h, Thomas a appelé pour me dire de monter, que c’était sympa, que je ne le regretterais pas. Que je n’avais pas à rester plantée chez moi à germer. Hum, il avait peut-être raison, mais… Puis zut, je m’ennuyais, alors j’ai filé à Gstaad. Thomas m’attendait devant le Clochard. Il est fou, il fait plus froid qu’au Pôle Nord. Une chance que les routes n’étaient pas glacées.


Thomas a essayé de m’arracher un baiser, mais consciente que je risquais de lui filer ma crève, j’ai esquivé. Je lui ai expliqué.

Chevaleresque, Thomas est resté toute la soirée à mes côté, facilitant même ma participation aux discussions autour de la table. On a dansé. Même un slow. Demande spéciale de Thomas. Quant je suis avec lui, je me sens en couple.

Thomas est toujours si prévenant, adorablement galant. Toujours attentif. Tellement chou avec moi. J’aime vraiment beaucoup être en sa compagnie. Mais, vers 3h du matin, j’ai préféré rentrer. Si je restais au chalet, Pascal le saura. J’étais certaine que Thomas essayerait de passer la nuit avec moi.

Pascal avait appelé en début de soirée. Il était adorable au téléphone. Peut-être facile, comme il se trouve à des milliers de kilomètres! Pascal me téléphone plus souvent quant il est absent, que quant il est ici. Peut-être aussi pour se faire pardonner de n’avoir pas parlé de son voyage? Ou pour me brider? En tous cas, ça me fait plaisir.

J’ai trouvé le chemin du retour plutôt long! Pendant tout le trajet, j’ai hésité à faire demi-tour. Passer le week-end au chalet aurait été plutôt cool. D’avoir filé comme ça, juste pour ne pas froisser Pascal, me donnait la désagréable impression d’être une femme soumise. Eurk. Ce que je ne suis absolument pas.

Grosse boule à l’estomac chaque fois que je croisais une Audi jeep. Hahaha, chaque fois que je traite son Audi de jeep, ça le fait marrer. J’y connais rien en voiture, en plus ça ne m’intéresse pas des masses. Une voiture doit me conduire d’un point à l’autre, sans être trop moche. Aujourd’hui, c’est le jour “J” de leur anniversaire de mariage… Je me demande ce qu’ils font?! Comment ils le fêtent?! Ça me torture un peu…


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318/2013 - Pascal a emmené sa femme en Corse

Publié le par JaneDo


Jeudi, 14 Novembre 2013  - 318/2013 - Pascal a emmené sa femme en Corse

Comme c’est désagréable d’apprendre des choses concernant son partenaire par d’autres! J’avais dis à Thomas que je sortais ce soir, alors il m’a invitée chez lui. Ce soir, il n’avait pas l’intention de sortir en ville, mais seulement d’inviter quelques copains à la maison pour un verre. J’ai accepté, toute contente à l’idée de croiser Pascal.

Puis, boum, au détour de la conversation, Thomas m’apprend que Pascal et Jess sont en Corse. Tout le week-end. Pascal avait même pris congé vendredi. Ils étaient parti fêter leur 5ans de mariage, en tête à tête. Autant dire en amoureux!!!

Waouh, alors ça pour une nouvelle! Pascal aurait pu m’en parler, je l’avais eu au téléphone hier soir et niet? Pourquoi? C’est complètement nul. Je crois que Pascal aurait dû me le dire! C'est un truc qui se programme à l'avance, donc, ça fait des semaines qu'il prépare ce voyage. Des semaines qu'il sait qu'il allait s'absenter!!!

Me voilà plantée chez Thomas, sachant que je n’avais aucune chance de voir Pascal ce soir, ni même demain, ni même du week-end. Je me donnais un mal de chien pour sourire, mais en réalité, j’étais triste et je m’ennuyais

Direct, je lui ai envoyé un message pour lui dire; merci de me faire me sentir comme si je comptais pour du beurre! qu'il n'ait pas jugé utile de me parler de son voyage! Je ne comprenais pas... Pourquoi me cachait-il ce genre de chose? Est-ce que Caro était au courant? Si oui, ça allait vraiment m'énerver. Est-ce que c'est moi qui débloque ou Pascal se conduit bizarrement depuis quelque temps?!

Thomas a proposé qu'on monte au chalet ce week-end. Tout le monde semblait se réjouir de remettre Snowboards, skis ou faire toutes sortes d’activités hivernales. J’ai constaté que Caroline n’était pas sortie. J’aurai dû l’appeler. Pour Thomas, c’était entendu, je montais. Moi, j’en étais pas aussi sûre. A quoi bon monter alors que Pascal n’était pas là. Si j’allais au chalet, c’était pour être avec lui.

Sûr de lui, Thomas m’a proposé de dormir à la maison. Je me rappelais trop bien la dispute que cela avait causé la dernière fois. Alors . J’en avais drôlement envie, mais non merci. J’ai quand même trouvé le courage de dire à Thom que je n’irais pas à Gstaad.

J’ai donc appelé Caro pour savoir ce qu’elle faisait. Ben oui, elle savait que Pascal était en Corse avec sa femme. La moutarde me chatouillait le nez. Alors, Pascal le lui avait dit, mais à moi non! Mais bon dieu, pourquoi? Pourquoi est-ce qu’elle savait toujours tout avant moi? Mécontente, je lui ai envoyé encore un message pour le remercier pour ça. Pascal a téléphoné 5mn après pour s’excuser. Pfff, comme si de banales excuses pouvait suffire.

Pascal a d’abord prétendu que c’était pour éviter que je me fasse des idées, ou que je le prenne mal. Ses prétextes ne tenaient pas la route. En fin de compte, il a avoué que c’était pour éviter que je ne programme quelque chose, sachant pertinemment qu’il ne serait pas dans les parages.

En fait, Pascal ne voulait pas que je m’amuse pendant son absence!!! Bizarre. Donc, il était jaloux! A la fin de la conversation, il m’a demandé sur le ton de la plaisanterie de ne pas trop en profiter. Puis, il m’a interdit de trop voir Thomas.

Après avoir raccroché, il a rappelé pour dire; “je t’interdis d'aller ou de dormir chez Thomas”. Cette fois, comme il m’avait avertie, ça ne passerait pas. Culotté! Mais je ne suis qu’une nana amoureuse; ça m’a fait plutôt plaisir. Contente aussi d’avoir eu la bonne idée de refuser l’invitation tentante de Thomas. Sa copine était en Italie, avec sa famille ce week-end, et Pascal en Corse pourtant…

Je crois que je vais passer le week-end chez moi et en profiter pour me reposer un peu… J’avais drôlement envie de faire un peu de jogging, mais il faisait sacrément froid, et j’ai encore la gorge qui chatouille.


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317/2013 - Succession d'anniversaires; Théo, Natasha, Vincent, et David

Publié le par JaneDo

Mercredi, 13 Novembre 2013  - 317/2013 - Succession d’anniversaires; Théo, Natasha, Vincent, et David

Hier, dimanche, on a dormi chez Thomas. Le matin, Pascal a pensé qu’il était préférable que je rentre. Autant éviter de s’attirer les foudres de sa femme, Jess. J’étais d’accord. Parce qu’elle avait été sympa avec moi, je voulais que ça continue. Donc quant Jess est montée chez Thomas, en fin de matinée, elle a trouvé Pascal tout seul, et a pensé qu’il avait passé la nuit tout seul. Il n’a pas jugé utile de corriger le tir.
 

Thomas n’est rentré qu’en fin de journée. Pascal m’a dit qu’il avait déjeuné en bas avec Jess, et ils ont passé l’après-midi ensemble. Le soir, ils ont dû aller dîner chez ses parents. Il n’en avait pas envi, il en voulait toujours à ses parents. Un peu moins à sa mère. Pour lui, sa mère ne devait pas être au courant de tout.

Lundi soir, j’avais mon souper de famille, comme d’ab. Je ne suis rentrée qu’après 22h30. J’ai appelé Pascal pour lui souhaiter bonne nuit. Il était avec Jess et des amis, j’entendais leurs voix en arrière plan. J’ai aussi parlé un moment avec Caro. Mince, elle déprime, ça s’entendait dans sa voix. Elle a voulu que je passe chez elle, me proposait une soirée DVD entre filles. Je crois qu’elle ne voulait pas être toute seule. Il était tard, je ne rêvais que de passer une fin de soirée tranquille moi. Ensuite, je me suis larvée devant la télé.

Mardi, j’ai eu une journée chargée. En fin d’après-midi, j’ai bricolé chez moi, puis je suis montée manger avec ma frangine et sa fille. De retour au bercail, j’étais tellement naze que je me suis presque endormie dès que j’ai posé ma tête sur l’oreillé.

Dimanche, c’était l’anniversaire de Théo, le fils à Tchoy. Lundi, celui de la copine à mon frère, Natasha. Mardi, celui de Vincent. Et mercredi, celui de mon neveu, David.

Inutile de dire que je n’avais pas le temps de voir Pascal pendant toute cette période. Et je dois passer chez mon papa, jeudi. Oups… je dois aussi conduire ma nièce à son cours d’équitation! Et le soir, je mange avec ma frangine. Et dire que je voulais me faire une petite semaine de repos et de tranquillité! Ben, c’est raté.

Et Tchoy qui veut faire la crémaillère samedi? Noooon, je peux pas. J’ai annulé. Ce week-end, je vais à Gstaad, et je rêve aussi de tranquillité. Au chalet, je pourrais lire, me faire de petites saunas, des siestes, bref, tanquillos. Je ne veux pas d’autres obligations.

Voilà, c’était mercredi, l’anniversaire à David. J’avais fait le gâteau, et Kaya la déco. Je viens enfin de rentrer, et il est plus de minuit. J’ai discuté un moment avec Tchoy à propos de Vincent. Lui aussi venait d’atterir à la maison. J’ai entendu mon natel biper, mais je n’ai pas encore pu regarder mes messages. Je ferais ça dans un moment. Je suis OUT.


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314/2013 - Au bord de l’affrontement

Publié le par JaneDo


Dimanche, 10 Novembre 2013  - 314/2013 - Au bord de l’affrontement

Hahhh samedi… Trop cool. Un samedi à moi. J’avais envie de passer ma journée à bricoler, entrecoupée de petites siestes. J’étais raide d’avoir passé la semaine à courir. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pu me larver toute la journée et la soirée avec. Mais hélas, ce soir, j’avais promis de passer chez Aurore, ma copine qui habite à Morges. Pourtant, j’avais d’autres projets, alors je cherchais une excuse pour annuler. En priant que ce soit elle qui le fasse, j'ai allumé "Whatsapp". Et bingo. Dans son message, Aurore me demandait si on pouvait repousser. Fantastique. Mais bien évidemment. J'étais aux anges et libre comme l’air.

Pascal, lui de son côté, avait une journée chargée. Entre ses obligations familiales avec sa femme, et ses répétitions avec le groupe de musiciens, il n’avait pas une minute. Mais, il aime bouger, alors ça ou autre chose, ça lui plaît. On avait décidé de se retrouver dans la soirée...

Alors c’était simple; soit j’accompagnais Pascal à une fête, dans la villa d’un copain, au-dessus de Nyon, ou je le retrouvais chez lui après. Le copain en question était musicien lui aussi, mais ne faisait pas partie du groupe de Varios. D'ailleurs c'est quoi comme nom Varios?!?!! Bref. Le type qui invitait, avait invité plusieurs groupes et potes musiciens, et leurs avaient demandés de jouer pendant la soirée pour ses invités.

Pascal se réjouissait de retrouver ses potes, de jouer, et faire la fête. J’avais aussi très envie de profiter d’une journée et d’une soirée tranquille, alors je l’ai encouragé à y aller. Je l’attendrais tranquillement à la maison, chez Thomas.

En fin de matinée, Pascal m’a proposé de le retrouver en ville pour dîner ensemble. Hum, je n’avais pas envie de me bouger, mais c'était chou ça! Finalement, c’était bien de sortir un peu prendre l’air. Même si on pouvait dire prendre la pluie et se geler un petit coup. Parce qu’il faisait passablement froid. Je suis en pleine convalescence, après une angine carabinée, alors j’ai encore peur de faire une rechute.

D’ailleurs, après mon petit tour, j’ai recommencé à tousser comme une dingue. J'avais oublié mon écharpe, Pascal m'a refilé la sienne. Miam, j'avais son odeur autour du cou. C'était affriolant. Mais, je crois que le mal était fait, j’avais une amygdale qui gonflait. Je me suis aussitôt bourrée de médics.

Pascal voulait que je l’accompagne ce soir. En fait, j’étais gênée d’y aller, je ne connais pas grand monde. Comme je ne parle pas vraiment à ses proches, je me sentirais plutôt isolée. Je voulais plutôt l’attendre au chaud, à la maison. Pascal m’a demandé si j’avais prévu autre chose. Je n’ai pas osé lui dire que c’était juste me larver à la maison. Il aurait pu penser que je préférais être tranquille chez moi, plutôt qu’avec lui. Alors j’ai fini par me plier à sa volonté. Rhhh, foutu ma petite soirée tranquillos! Mais tant pis si ça fait plaisir à mon pti coeur!

Pascal avait beaucoup insisté, moi beaucoup résisté. Finalement, il m’a dit qu’il me laisserait tranquille pendant la soirée, et ferait presque comme si je n’étais pas là. Hum, ce n’était pas tout à fait ce que je voulais!!! Mais, comme je lui avais sorti des trucs, comme quoi je n’avais envie de voir personne, que la foule m’ennuyait ce soir, que je n’étais pas encore en top forme, bref, un tas d’excuses bidons, c'était bien fait pour ma tête. Pascal a dû penser que je voulais rester dans mon coin. Zut.

Il m’a dit qu’il avait envi d’être avec moi, mais si je n’en avais pas envie, alors, bah, je pourrais voir comment il est quant il sort sans moi. Qu'il avait juste envi de sentir ma présente. Là, ça a titillé ma curiosité. Ben, pourquoi pas! C’était aussi un apprentissage, pour savoir comment fonctionner, en évitant des gestes ou comportements déplacés. Après, on pourrait en discuter et voir ce qu'il fallait changer. En plus, de mon côté, je n’avais pas grand chose à faire, à part rester à l’écart.

Pascal est donc venu me chercher vers 20h. J’avais pris mon iPad, ce qui faisait toujours sourire Pascal. Au pire, je pouvais lire dans mon coin, mettre mon journal à jour, etc.

Le début de soirée, n’était pas mal. Pascal m’a présentée à celui chez qui on avait été invité, puis s’est arrangé pour m’installer avec des copains que je connaissais. Pascal passait de temps à autre me faire de petits bisous, discuter et disparaissait dans la foule. Il s’inquiétait de savoir si tout allait bien. Puis, très vite, j’ai commencé à m’ennuyer comme un rat mort. La table en fait, ne servait qu’à poser les verres, les sacs à main ou les vestes. La plupart restait debout et naviguait d'un groupe à l'autre. Je me suis retrouvée à être la seule assise. Je me suis donc levée. De plus, en étant assise, je ne voyais pas Pascal. Il n’était plus très souvent à la table, et par fierté, j’avais dis que tout allait à merveille. C’était faux évidemment.

Thomas est venu me tenir compagnie un moment, puis m’a entrainée vers un des petits bars aménagé dans les petits coins. J’ai découvert que la connasse de Maud était là elle aussi. Et devine quoi; Pascal traînait avec elle. Mon cerveau a tourné au bleu-vert et par accoup. Maud avait passé son bras sous celui de Pascal, le couvant de sourires charmeuses. Ils se déplaçaient ensemble, comme s’ils étaient en couple. Ça m’a énervée, mais j’ai décidé de ne rien dire. Je ne voulais pas m’énerver. Je ne voulais pas être une chieuse non plus et lui gâcher sa soirée.

Avant de monter sur la petite scène, mise en place pour l’occasion, Pascal est passé m’avertir et me faire un bisou. Ce qui m’a fait péter un câble, c’est que quant Pascal jouait, Maud a décidé de s’improviser chanteuse. Elle a grimpé sur la scène en embarquant un des micros, avec sa robe beaucoup trop moulante et trop échancrée sur le devant. Maud s’est mise à chanter en faisant tout un tas de mimiques à Pascal, lui collant même ses nibards contre son bras nu. Bon, elle chantait plutôt bien et avait une jolie voix.

Mon sang n’a fait qu’un tour, je bouillonnais, avec la furieuse envie de monter là-bas et la jeter hors de la scène. En chantant, elle ne regardait que Pascal, qui a eu, en plus, la mauvaise idée de lui renvoyer ses sourires. Encouragée, son micro dans une main, elle lui a passé un bras autour du cou. C’était une chanson d’amour et elle semblait le chanter rien que pour lui. Je n’entendais rien, mais veines gonflées battaient dans mes oreilles et la fumée me sortait du nez.

En jetant un regard autour de moi, j’ai remarqué que tout le monde souriait ou encourageait Maud. C’était encore pire. Ils avaient tous les yeux rivés sur la scène. Maud avait tellement approché son visage de Pascal que j’ai crains qu’elle ne l’embrasse. Là, tant pis, je m’m’assois sur ma fierté et je la déguille de la scène. En attendant, j’avais des palpitations, et je manquais d’air. Et Pascal qui souriait en la regardant droit dans les yeux! Une partie des gens ont commencés à scander; un bisou, un bisou Wouhhhh, pas intérêt, sinon lui aussi, je le scalpe.

Maud s'est alors avancé pour l’embrasser, mes poils se sont dressés au garde à vous, mais... Pascal a eu le réflexe de détourner la tête au bon moment, pour lui tendre la joue… Ouf… Peut-être avait-il vu mon regard qui lançait de dangereux éclairs? C'était la fin de sa représentation, Maud a salué la foule en faisant la révérence, les incitants à l'applaudir encore plus fort.

Dès que Varios et son groupe ont laissés la place au groupe suivant, j’ai foncé vers Pascal. Maud, s’était accrochée à son cou et ils discutaient yeux dans les yeux. Leurs lèvres étaient à un doigt. Un doigt très fin! Elle semblait avoir un peu trop bu. Pascal souriait, en la tenant par la taille. Dans ma rage aveugle, je n’ai pas tout de suite réalisé qu’il essayait de la maintenir à distance.

Hystérique, j’ai attrapé un de ses bras et plongé mes ongles dans sa chair, lui intimant l’ordre de lâcher Pascal. Elle m’a regardé comme si je parlais chinois. Mais, elle l’a lâché en poussant un petit cri de douleur. Pascal n'a rien dit, mais j'ai cru apercevoir un petit sourire.

Et je crois que c’est ce sourire qui m’a fait retrouver instantanément mon calme. J’ai compris qu’il était ravi de me voir réagir, et que je n’avais rien à craindre. La rage m’avait fait perdre la raison. Un peu plus, et j’envoyais la pouffe valser sur les tables en contrebas. C’est fou comme la colère décuple la force. Je me suis retrouvée un peu conne, ne sachant pas quoi faire. Je ne voulais pas m’excuser envers Maud, ce serait trop humiliant.

Prise de court, j’ai demandé à Pascal si je pouvais aller m’isoler un moment quelque part. Il m’a dit qu’il y avait une bibliothèque en haut. Maud a voulu s’accrocher à nouveau à son bras pour nous suivre. En la décrochant de son bras, Pascal lui a marmonné quelque chose, puis il m'a prise par la main, et on est monté.

En haut, Pascal a éclaté de rire. C’était rare de me voir dans un tel état. Apparemment, il me trouvait amusante. L’air de rien, Pascal trouvait ça assez flatteur et rigolo; me voir me jeter sur ma rivale comme une furie, était semble-t-il assez imprévisible. J’ai eu droit à un baiser enflammé. Il n’avait pas manqué mes ongles enfoncés dans sa peau. Pascal continuait à rigoler, il m’a confirmé que je n’avais rien à craindre, qu’il s’était méfié qu’elle tenterait un truc du genre.

Oui, mais s’il n’avait rien vu venir, et qu’elle l’aurait embrassé, là, devant tout le monde??? Hein???

Après avoir pianoté un moment sur le clavier de mon iPad, offert d’ailleurs par Pascal, j’ai été jeté un coup d’oeil en bas. Le toit de la terrasse extérieur est en verre. De l'étage, on pouvait voir tout ce qui s'y passait. Pascal discutait avec ses copains, et Maud venait sans arrêt le harceler. Dès qu’il se débarrassait d’elle et s’éloignait, elle le pourchassait et s’accrochait à nouveau à son bras.

Hum, j’ai eu l’impression que lui, ça l’amusait. Que quelque part, il le faisait exprès, pour qu’elle lui court après. J’ai aussi vu Elodie regarder ces scènes avec tristesse. Elle n’avait pas l’air de beaucoup s’amuser. Pascal a aussi discuté un moment avec elle. Je crois qu’elle est toujours amoureuse de lui. En tous cas, c'est l'impression que j'ai eu. Je la plains. Je suis retourné tapoter sur mon iPad. Je me suis rendue compte que j’avais passé plus d'une heure, à la fenêtre, à regarder en bas. L’empêche, j’aurai pu rester là toute la soirée. C'était presque mieux que d'être en bas.

Je me sentais obligée de redescendre dans la fosse. Dommage. Mais avant, comme pour me remettre dans l'ambiance, je suis retournée un moment à mon poste d’observation.

Pascal m’avait dit que je n’avais rien à craindre, pourtant, j’ai surpris une scène qui m’a paru étrange, entre Pascal et Maud. Il avait un bras autour de sa taille, elle les bras autour de son cou, et il lui chuchotait quelque chose à l’oreille. Quelque chose qui l’a fait sourire. Ensuite, ils se sont séparés. Son geste n’avait rien d’anodin. C'était peut-être les regards qu'ils ont échangés? Sa manière de se pencher vers elle? La manière dont leurs lèvres se sont éfleurées? Je ne sais pas, mais ça m'a fait légèrement chaviré.

Que lui chuchotait-il? Que lui a-t-il dit? Est-ce que j’avais raison de lui faire confiance? De le croire? Quel est ce sentiment étrange qui me tord les tripes? Est-ce mon sixième sens qui me faisait de grand signe? J’ai choisi de fermer les yeux, de ne pas écouter.

Après mon escapade à l’étage, Pascal était à nouveau un peu plus souvent vers moi. Il était même encore plus adorable et tout. La scène que j’avais surpris me tourmentait. Non, ça n’avait rien d’anodin, ça, j’en étais persuadée. C’était comme s’il lui avait dit de faire attention, de m'éviter, ou pour éviter que je me doute de quelque chose. Parce que depuis, Maud restait à l’écart, tout en lui lançant des sourires discrets dans mon dos. Je détestais ça. Caroline aussi s’en était aperçue.

Caroline m’a dit que c’était de cette manière qu’ils se comportaient eux aussi à l’époque… dans mon dos. Souvent aussi, ils s’arrangeaient pour se donner rendez-vous, même en ma présence, et je ne me rendais compte de rien. Les souvenirs de ce temps là m’ont blessés. Mal au ventre. Ça m’a rendue triste. Pourtant, Pascal était adorable. Et zut, je n’avais pas envie de lui demander des explications, ni de lui faire de scènes. Je continuerais à faire l'autruche ce soir.

Pascal a été chouky tout au long du reste de la soirée. Il est passé souvent me faire des bisous, ou même me prendre dans ses bras. Ça ne me gênait pas qu’il passe la soirée avec ses potes, ni même à discuter avec ses copines. Tant qu’il n’était pas tout seul avec elles dans un coin… sombre. Ou caché. Ou comme tout à l'heure avec Maud, dissimulés au milieu de la foule. Si j’étais toute seule dans mon coin, c’est parce que je le voulais bien. Si j’avais été en forme, j’aurai moi aussi apprécié de papoter à droite et à gauche. On n’avait pas besoin d’être, tout le temps, collé ensemble.

Je crois que je suis dans une mauvaise période… Je flippe pour un rien… M’imagine des choses qui n’existent pas…  Ou peut-être pas? Ouais, peut-être simplement une mauvaise passe quoi… Ou est-ce qu’il me trompe??? Nooon...


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313/2013 - Supplier... Je sais faire aussi...

Publié le par JaneDo


Samedi, 9 Novembre 2013  - 313/2013 - Supplier… Je sais faire aussi...



Tout le coin au fond du bar était réservé à celui qui fêtait son anniversaire et ses invités. D’après ce que je savais, on bougeait vers minuit, pour aller en boîte. Il faisait si froid dehors, et il pleuvait maintenant à verse. Entouré de Pascal, Thomas, et de nos amis, j’étais bien. Surtout depuis que Pascal m’a fait comprendre que, ce n’était pas parce qu’on se dispute qu’on n’était plus ensemble. Je me demande d’ailleurs pourquoi j’avais pensé ça. Faut toujours que j’imagine le pire. Je les écoutais blablater, rigoler, s’échanger des idées, parlé de leurs boulots respectifs en souriant.

Dans les glaces en face de moi, j’observais Pascal le coeur battant comme tout un orchestre de tambour. J’aimais ce type; son rire, son sourire, sa façon de froncer les sourcils ou son petit nez que j’adore embrasser. Tout chez lui me fichait des palpitations d'amour.

J’avais oublié tout ce qui m’avait traversé l’esprit ses derniers temps. Tous les doutes, les questions, les hésitations et mes petites crises pour je ne sais même pas quelle raison. J’étais bien. C’était toujours comme ça dès que Pascal était à mes côtés. Tout ce qui m’avait fait pleurer, enrager, ou donner l’envie de vengeance disparaissait rien qu’avec qu’un sourire de sa part. Lamentable peut-être. Mais, j’étais si bien maintenant.

On était installé au bar avec Pascal et on discutait du week-end prochain au chalet, avec Michael et Paul. Pascal se réjouissait de remettre son surf. En fait, ils se réjouissaient tous de remettre skis et surf, de dévaler les pistes comme des fous, alors que moi, je me réjouissais pour une toute autre raison. Un bon bouquin, au coin du feu, alors que le chalet serait déserté toute la journée, voilà ce qui me faisait rêver.

Maud est venue se planter entre nous. Pascal avait son bras autour de moi, mais il a dû l’enlever pour se tourner vers elle. Elle en a profiter pour s’insinuer juste au milieu de nous deux. Maud est plus grande que moi, mais pas aussi grande que Pascal, donc il s’est penché vers sa bouche. J’avais pensé qu’elle passait juste pour le saluer avant de partir. Quant il s’est mis à rire avec elle, j’ai su que ce n’était pas ça. Petit à petit, à petit pas, Maud s’est mise carrément entre nous, me tournant le dos. Elle faisait écran. A cause de quelques coup d’oeil de Pascal, j’ai su qu’il s’en était rendu compte.

Maud cherchait à me provoquer, à me mettre mal à l’aise. Ou peut-être à me faire sortir de mes gongs et lui sauter à la gorge pour ridiculiser devant tout le monde, mais elle perdait son temps. Cela a eu pour effet de me rassurer et de faire redescendre la dose de moutarde qui avait commencé à me monter au nez.  J’ai continué la conversation avec Paul, Michael et Julien qui venait de se rappliquer avec Caro.

A sa façon de me regarder en fronçant les sourcils, j’ai compris que Caro se demandait pourquoi je ne faisais rien. Pourquoi je ne réagissais pas. Qu’est-ce que Maud pouvait bien faire de plus que parler avec Pascal? Rien! Donc, pourquoi en faire tout un plat.

J’en avais assez de rester debout, j’ai décidé d’aller m’asseoir à une des tables. En partant, j’ai contourné Maud pour aller faire un bisou à Pascal, qui m’avait déjà saisi le bras. En me voyant bouger, il a dû croire que je partais, ou un truc du genre. J’ai éviter celle où se trouvait Thomas. Je ne voulais pas que Pascal pense que je cherchais à me venger, parce qu’il parlait à la jeune Sophia Loren! Je me suis laissée tomber à une table où se trouvait Sandra (je crois), une copine à Jess. Jess était en grande discussion avec un type qui jouait dans la même équipe que Thomas et Pascal.

Je me sentais tout à coup extrêmement fatiguée. Je rêvais d’être ailleurs… avec Pascal… Chez lui par exemple. Au chaud, enroulée dans ses bras. J’avais envie de dormir dans ses bras, de faire l’amour.

Ok, j’en avais marre. Prenant mon courage à 2 mains, j’ai décidé d’aller vers lui et de lui proposer de partir, de rentrer. Mais pour aller où? En tous cas, pas chez moi. Chez moi, ce n’était pas assez bien pour lui. C’était pas possible. Baf, on pouvait toujours aller chez lui. Enfin, chez Thomas. Si on rentrait avant Thomas, ce serait parfait. On aurait plusieurs heures de tranquillité, et je pourrais toujours filer avant que Thomas ne rentre.

Petit problème; Pascal avait l’air de s’amuser!

Faisant comme Maud tout à l’heure, j’ai tapoté le bras à Pascal et comme avant, il s’est tourné vers moi. Je me suis aussi, comme elle, interposée entre eux, lui tournant le dos. Et comme elle, vu le bruit de la musique, j’ai pris un malin plaisir à chuchoter aux oreilles de Pascal. Je suis sûre que Maud a dû apprécier le retournement de la situation.

Pascal n’avait pas vraiment envi de partir, il était encore trop tôt. Et d’après ce qu’il m’a dit, on était sensé tous se retrouver plus tard, au petit pavillon de son pote. La fête semblait devoir durer toute la nuit. Alors, je me suis mise à le supplier. Et tout ça en chuchotant à son oreille. Il m’a sorti une ou deux bonnes raisons de rester. Des raisons pour que je change d’avis, mais j’étais raide et j’avais envie de l’avoir pour moi toute seule. La foule soudain me sortait par les oreilles. Alors, j’ai joué le tout pour le tout, en lui avouant que j’avais envie de lui.

Ça a eu de l’effet. Pascal a piqué un fard géant. Il s’est mordu la lèvre en regardant aux alentours, comme s’il vérifiait que personne n’avait entendu, ou que personne ne puisse se douter de ce qui l’avait fait autant rougir. Puis, il m’a demandé; “Là, tout de suite?”. Ça m’a fait sourire. En fonçant mon petit nez et en rigolant, je lui ai dis que je pouvais bien attendre d’être à la maison, qu’un peu de confort ne ferait pas de mal.

Pascal a souri et m’a fait un bisou sur les lèvres tout en me chuchotant; “D’accord”. Iahhh, boum boum boum. Mon coeur recommençait ses conneries de battements désordonnés.

A Maud, il a jeté en passant qu’on rentrait, et main dans la main, on a fait le tour pour dire au revoir à tout le monde. Je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un petit regard ravi et un sourire empreint de fierté à la maudite Maud. Peut-être un peu de mépris aussi. Pascal a discuté quelques minutes avec celui qui fêtait son anniversaire. Quant ils ont eu fini, je l’ai gratifié d’un sourire en lui faisant la bise, réitérant mes voeux et on a filé.

Pascal s’est assuré que Thomas n’était pas près de rentrer… En fait, il passait la nuit ailleurs. Quel bonheur…

Sur tout le chemin du retour, c’était bisous bisous tout le long. Bisous dans le cou pour le distraire alors qu’il essayait de nous conduire le plus rapidement possible à la maison. Lui me faisait des bisous sur la main, dans la paume, m’en volait un à chaque arrêt. A chaque feu, on se jetait l’un sur l’autre.

A la maison, de l’entrée à la chambre, on était déjà à moitié dévêtu. Dès qu’on a passé la porte, Pascal a jeté ses clés sur la petite table, en me prenant dans ses bras. Sa veste à atterri parterre, il a viré la mienne de la même manière. Mon coeur avait perdu le rythme, j’étais hors d’haleine… mais heureuse. Tellement heureuse que c’en était presque douloureux. Je ne regrettais rien de ma vie, puisqu’elle m’a permis de rencontrer l’amour. De rencontrer quelqu’un d’aussi exceptionnelle que lui. Ses mains connaissaient mieux mon corps que moi. Je l’aimais tant que ça me donne envie de pleurer.


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312/2013 - Que je t'aime...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 8 Novembre 2013  - 312/2013 - Que je t’aime...

Pas d’appels, pas de réponses à mes messages; c’était clair, Pascal ne voulait pas me parler, ni me voir. Moi, j’avais besoin, envie de le voir, même s’il me faisait la tête. Ce soir, justement, Thomas m’a prévenue qu’ils avaient d’abord l’intention de monter au chalet, puis finalement, ils restaient ici. Un copain à eux fêtait son anniversaire au Tiger. Donc en principe, ils allaient tous être là. Même Pascal.

J’ai contacté Caro pour qu’on y aille ensemble, après avoir refusé l’invitation de Thomas de l’y accompagner. J’ai mis 3 plombes à me préparer. Aucune idée quoi mettre pour faire mon petit effet. J’ai finalement opté pour la simplicité. Surtout ne pas en faire trop. Et j’avais peur. Je sentais que j’allais morfler ce soir.

Donc on est arrivé très tard. J’ai tout de suite repéré Pascal…

Pascal n’était pas au bar avec ses copains. Il y a des tables à l’entrée, avec quelques petites tables rondes, hautes. Un peu surélevé, 2 marches plus hauts, il y a le bar, et tout autour il a de petites tables rondes.

Pascal était accoudée à l’une d’elle. A cette table, ils n'étaient que quatre personnes; Maud, et un couple d’amis, et Pascal.

Mon coeur a fait un faux pas. Puis un autre. Il battait trop vite. Ma tête perdait le Nord. On aurait dit une sortie à 4. Deux petits couples de sortie. La jalousie et la colère m’ont voilé la vision. Si je n’avais pas été fière, j’aurai laissé les larmes qui se battaient en duel au bord de mes paupières, me ravager le visage.

Alors voilà pourquoi il ne répondait pas à mes appels? Il n’avait pas attendu que mon cadavre soit froid pour se jeter dans un relation avec Maud. Le salaud. L’empêche, si j’avais osé, je me serais jetée à ses pieds pour le supplier de ne pas me laisser tomber. Je me forçais à sourire, mais mon coeur était en larmes.

J’ai dit bonjour aux copains installés au bar avec Thomas. J’ai jeté encore un coup d’oeil à la table du délit, vers Pascal et nos regards se sont croisés. Je m’étais mise de manière à pouvoir être face au spectacle de ma déchéance.

J’étais en chaleur, mon sang roulait trop vite, et je manquais d’air. Pascal m’avait vue. Il a eu un geste qui m’a presque fait imploser. s’est penché pour faire un bisou sur la joue à Maud. Je me suis dit, qu’il avait fait exprès de l’embrasser devant moi, même si ce n’était que sur la joue. Le message semblait clair; "lâche moi les baskets, maintenant, je suis avec Maud". Mourir là tout de suite aurait été une bénédiction suprême.

Thomas, qui était à côté de moi, avait vu mon expression, et m’a frictionné le dos. C’était sensé être un geste pour me rassurer, et j’avais envie de me blottir contre son épaule et pleurer.

Pascal est ensuite venu vers moi. Il m’a fait aussi un bisou. On n’était pas du genre à se rouler des pèles, donc rien de surprenant. Mais de l’avoir vu en faire ni plus, ni moins avec Maud, j’ai eu l’impression que son bisou m’avait brûler la joue. Cette bouche s’était posée sur la joue de l’autre vache avant d’atterrir sur la mienne. Ça me démangeait de me frotter l’endroit où ses lèvres se sont posées jusqu’au sang. Mais, je me suis retenue.

Après avoir traîné une minute à la table, Pascal a passé son bras autour de ma taille, et m’a proposé de sortir discuter. Ouhhhh, je sais pas si j’avais vraiment envie d’aller dehors me faire poignarder devant les fenêtres du Pub, au vu de tous! Mais, je l’ai quand même suivi. Frénétique, nerveuse, j’ai aussitôt commencé à parler pour ne pas laissé un lourd silence planer entre nous.

  • Tu as zappé tous mes appels et messages, alors je ne m’attendais pas à ce que tu viennes même me dire bonjour! J’ai pensé que tu m’éviterais toute la soirée...
  • Ah bon! C’est ridicule… Je ne m’attendais pas à te voir ce soir. Mais, on s’est disputé, ça n’empêche pas qu’on est toujours ensemble. Pourquoi tu n’es pas venue vers moi directement? Pourquoi c’est toujours moi qui doit venir à toi?

Wah! Alors je me serais trompée? Apparemment. Je l’adore trop fort. Malgré notre dispute, il me considérait toujours comme sa copine. J’avoue que j’avais eu un tel choc, que je sentais mes jambes me lâcher. Je me suis assise. J’avais déjà tout peint en noir. Je voyais le mal direct, imaginait l’horreur. Pfffouh, j’étais heureuse de m’être trompée.

Du coin de l’oeil, j’ai admiré le profil de celui qui me fait tourner la tête, qui me rend dingue par sa seule présence. Un seul petit sourire de lui, me fait presque grimper aux rideaux. Que je t’aime Pascal. A ce moment précis, je me suis dit que je ne le méritais pas. Si je pouvais, je me pincerais pour me rassurer, pour être sûre que je ne rêve pas. Que lui, Pascal, était bien là à mes côtés.

  • Pourquoi tu me regardes comme ça? A quoi tu penses?
  • Oh… rien… seulement… que je t’aime…

Dans le vert profond de ses yeux, j’ai fondu. Je voyais des tonnes d’étoiles d’amour qui dansaient autour de moi. Pascal m’a relevé pour me serrer contre lui et m’embrasser. Un vrai baiser cette fois. Loin des autres, loin des questions. Puis, il a dit qu’il n’aurait pas dû faire ça, parce qu’il était toujours furax contre moi. Malgré ça, il m’a prise par la main pour retourner à l’intérieur. Ce simple contact me mettait dans tous mes états, mon coeur s'affolait. Je rougissais comme une adolescente, folle d'amour.

Au passage, j’ai croisé le regard méprisant de la Maud. Elle était certainement verte de rage. Si on avait été dans un poulailler, on en serait venue aux mains. Pfff, j’ai pensé; “va te faire voir chez les grecs… il est à moi”. Et je lui appartenais de toute mon âme.


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