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95/14 - Pascal à Milan? sans moi!

Publié le par JaneDo


Samedi, 5 avril 2014 - 95/14 - Pascal à Milan… sans moi!

C’est quand même lamentable que je n’organise rien pour mes week-ends,  je ne fais qu’attendre de savoir ce que font Pascal et Thomas! Depuis quand est-ce que j’étais devenue si dépendante? Me voici plantée devant mon téléphone à hésiter pour appeler Thomas, pour savoir s’ils étaient au chalet. D’après un message laconique de Caro, j’avais cru comprendre que le programme du week-end avait changé.

Donc, l’espèce de paillasson que j’étais devenue, ne savait pas quoi faire de son week-end, sans consulter Thomas. Heureusement qu’il est de mon côté, sinon, ce serait le néant!!! Les garçons font ce qui leur plaît, et nous, ben nous, on suit, comme des petits chiots.

Même si je m’en rends compte, je suis là à chercher des renseignements pour courir les rejoindre. J’ai relu le message de Caro; “Programme du week-end changé! mais je sais pas encore ce qu’ils font. Et toi?”. Ouais, ça ne m’avance pas des masses. Et moi? Ben moi, que dalle.

Café courage, et j’ai enfin composé le numéro à Thomas. J’aurai pu commencer par lui demander comment il allait et tout, mais il n’est pas stupide, il saura que j’appelais pour savoir où ils étaient, et ce qu’ils faisaient. Si Thomas aurait voulu s’amuser à mes dépens, il aurait pu tourner autour du pot, jusqu’à ce que je lui pose la question. Et s’il n’avait pas l’intention de me proposer de les rejoindre, il ne le fera pas et je me sentirais vexée.

Quant j’ai raccroché, j’aurai pu mordre mon téléphone, le bouffer, le fracassé, tellement j’étais énervée. Ils étaient déjà parti. Ils sont à Milan. Et moi, j’étais là, toute seule.

Ils avaient décidés, un peu à la der, de passer le week-end à Milan. Week-end chopping et tout. Au début, c’était sensé être un week-end entre mecs, finalement, il y avait quelques filles avec eux.

J’ai réussi à joindre Caroline. Pascal ne lui avait rien dit non plus. Le rat des bois. Elle avait bien sûr tenté de le joindre au téléphone, mais il ne lui avait répondu qu’une fois sur place. Caro hésitait à sauter dans le premier train pour Milan et de s’inviter dans sa chambre, pour lui faire regretter de ne pas l’avoir invitée. Elle voulait qu’on y aille toutes les deux.

Toutes les deux? Elle pouvait peut-être pousser l’effronterie de s’incruster dans sa chambre, moi non. C’était bête, mais je l’ai encouragée à le faire. Hum, moi, pas le courage. Elle voulait qu’on y aille ensemble. Non. Je me sentais frustrée de n’avoir rien su, et de m’y être prise un peu trop tard. J’ai prétendu avoir déjà autre chose.

Ouais, autre chose? Quoi donc? Quelque chose de mieux que d’être près de Pascal? Pfffh, sûrement. Cela faisait si longtemps que mes week-ends ne tournent qu’autour de Pascal et Thomas, j’ai perdu l’habitude de prévoir quoi que ce soit. Et ça y est, ma crise d’angoisse est revenu me terrasser; le noeud à l’estomac, la peau gelée, le bloc dans la poitrine.

Rhhh, j’allais passer un week-end à me torturer à imaginer des choses, mais je suis sûre qu’ils passeront un week-end encore mieux que tout ce que je pouvais imaginer. Au sommet de ma crise, j’ai appelé Thomas pour lui demander qui était avec eux. Il a voulu me charrier en ne me donnant que des noms de mecs, alors je me suis jetée à l’eau.

Tendue comme une hélice, encore plus déprimée après mon coup de fils, je rêvais de tomber dans le coma, qu’on me fasse une piqûre pour que je puisse dormir non-stop tout le week-end. Elodie était à Milan avec eux. C’était la nouvelle la plus déprimante du siècle. Il y avait aussi d’autres filles que je ne crois pas connaître. J’étais verte. Ce week-end allait être long, un véritable cauchemar pour moi.

Merde… et on était seulement samedi midi… L’horreur. Les minutes s’écoulaient lentement. Le temps me jouait des tours. Pour noyer mon esprit et ma tête, j’ai passé la journée à bouffer. Steven avait un truc la journée, mais quant il a essayé d’appeler en début de soirée, et laissé un message pour me demander ce que je faisais, si j’étais là, et si j’aurai envie qu’on se fasse un ciné, j’étais trop dégoûtée pour répondre.

J’avais trop mangé, pas le courage de me préparer, ni envie de sortir. Si on se connaissait mieux, j’aurai proposé qu’on passe la soirée chez lui à mâter des films. Hélas, si je lui proposais ça, il allait imaginer que je voulais m’envoyer en l’air. Et j’en ai absolument pas envie.

De toute façon, j’aurai été de très mauvaise compagnie et je l’aurai sûrement bassiné à parler sans cesse de Pascal. Je préfère ne pas m’exposer aux regards des autres dans cet état. Autant garder mes mauvaises facettes pour moi. Je me sentais plus bas que terre, lamentablement désespérée, stressée et au bord des larmes.

Quelques heures plus tard, au bord de la folie, j’ai osé appeler Pascal. Quelle horreur. Le truc à ne pas faire. Dès qu’il a répondu, j’ai raccroché. Je me sentais ridicule de l’appeler comme ça, en plus, je ne savais pas quoi lui dire. Rentre? Ne regarde pas d’autres filles? Ne leur parle pas? Reste enfermé dans ta chambre d’hôtel et n’ouvre à personne? Pfff.

Détail crucial; j’avais oublié qu’il pouvait voir mon numéro! Pascal a essayé aussitôt de me rappeler. J’avais les boules, je voulais lui répondre, mais pour lui dire quoi? J’ai laissé sonné trop longtemps, et il a raccroché. Je me suis sentie obligée de le rappeler. Mais, était-ce juste une excuse parce que je voulais l’entendre?

Rhhh, je me suis laissée tomber sur mon lit, la tête dans l’oreiller. Je me serais baffée. J’étais là à me mastiquer le cerveau, non mais, j’avais quel âge moi! Pourtant, je n’étais pas du genre à vouloir enfermer l’homme que j’aime dans une jolie boîte, alors qu’est-ce qui m’arrive enfin!

Finalement, après avoir perdu plus d’une demi heure à calmer les battements de mon coeur, pour éviter d’avoir la voix qui tremble. Je l’ai rappelé. Rhhh, difficile de s’entendre, il y avait un bruit fou. Il devait crier pour me parler. C’était un peu énervant. Pascal aurait quand même pu s’éloigner avant de me répondre. Quant j’ai su qu’il était entouré, et qu’Elodie était sans doute juste à côté de lui, j’ai raccroché.

J’étais énervée! Il n’imaginait quand même pas que ça me plairait de lui parler pour les oreilles de tous! Pascal a essayé de me rappeler. Je n’ai pas répondu. Par contre, dans ma lancée, je lui ai envoyé un message; “Trop de bruit! Tu aurais pu trouver un endroit moins bruyant, non?  Donc, j’imagine que tu n’avais pas envi de me parler”. Trop furax moi!

Après ça, après ce semblant de scène navrant, plus que ridicule, j’ai éteint mon natel. Pourquoi? Parce que s’il tente de me rappeler, je ne répondrais pas. Il ne réussira qu’à m’énerver encore plus s’il tentait de se justifier. Et s’il ne faisait même pas l’effort de me rappeler, ça me déprimerait et m’énerverait encore pire.

C’était trop nulle de l’avoir appelé, encore plus de lui avoir fait entrevoir à quel point j’étais désespérée!


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94/14 - Des Permanences qui n\'en sont pas?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 4 avril 2014 - 94/14Des Permanences qui n'en sont pas…

Mon sac était prêt, prête pour partir à Gstaad, mais avant un petit bain, question de me détendre. Je me préparais à me fondre dans un bon petit bain quant ma nièce, Lilice, m'a appelé au secours. Elle avait besoin que je l'accompagne aux urgences d'une clinique, elle avait un oeil qui lui faisait souffrir le martyre.

Donc, pas de bain... sauté dans un training, et dans ma voiture, direction chez ma puce. Jeeez en effet, elle avait l'oeil rouge, explosé, accompagné de maux de tête fracassant.

Ensuite, ça a été la course d'hôpital, permanence, pharmacie, etc. Alors, les urgences dans les hôpitaux, c'est juste pour la frime, parce que la plupart ferme vers 20h. Pour les pharmacie, il y en a qu'une à Lausanne, sur l'enseigne on peut lire; 24/7! Ce qui veut dire, ouvert 24h sur 24, 7 jours sur 7, mais là aussi, de la foutaise, ça ferme à minuit. Donc, autant ne rien avoir de grave après 18h, sinon, bonne chance!

Bref, je viens de rentrer, il est presque 1h du matin. Si je veux monter à Gstaad, j'ai tout de même envie de ma douche, et me changer, parce que l'odeur des hôpitaux, c'est pas top. Donc, je ne serais pas là-haut avant 3h du matin!!! Est-ce que ça en vaut la peine? La fête aura commencé depuis des lustres sans moi, les petits groupes/affinités seront déjà formés, ou éparpillés. Bref, je serais hors jeu!

Finalement, je monterai demain... Au moins, je serais en forme. Enfin, je crois! Pour l'instant, je me languis, me creuse les méninges à me faire des films. Je me demande si je manque à qui que ce soit!!!


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93/14 - Devenir une salope...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 3 avril 2014 - 93/14 - Devenir une salope...

Je ne suis pas passée prendre le café avec ma frangine ce matin, comme on avait souvent l’habitude de le faire. En fait, le répétiteur de Math de ma nièce venait vers 15h aujourd’hui, alors je passais la prendre après l’école, à 14h45. Pas question de la laisser seule avec un type que je ne connais pas, même si sa prof le connait. Donc, je passais l’heure de son cours à lire sur le canapé, surveillant du coin de l’œil.

Après ça, je suis rentrée me plonger dans un bain chaud et je me suis accordée une petite sieste. J’avais l’intention de sortir ce soir.


Il fallait que j’apprenne à me comporter comme ces fameuses bonnes copines de certains mecs que j’ai fréquenté. Il était temps que j’apprenne à être la rêne des connasses, comme ces salopes que j’ai détesté. Regarder de haut, comme Maud me regardait, alors qu’elle venait à peine de rencontrer Pascal.

Je ne me souviens que trop bien de la manière qu’elle avait de me regarder de haut, du mépris qu’elle me faisait ressentir quant je m’approchais. Non mais, pour qui se prenait-elle! Caroline et moi sommes arrivées en avance au Time-Out. On s’est installé dans le coin habituel du bar, où l’équipe de basket avait l’habitude de se placer. On a pris un verre, question de se détendre. J’ai commencé à travailler mon regard méprisant et hautain pour voir.

Caroline a remarqué, donc je devais être au point! Normalement, vers 21h30, une grande partie de l’équipe devait être là, mais il n’y avait encore personne. J’ai commencé à paniquer. Est-ce qu’ils viendront, ou est-ce qu’on n’allait passer notre soirée assise, les deux, toutes seules, comme des idiotes? Non, ils ne nous feraient pas un truc pareille.

J’essayais de calmer les battements précipités de mon coeur et d’arrêter de regarder la porte. Mais, ça m’a fait un peu perdre de ma superbe! Ils sont arrivés vers 22h. Plus tard que d’habitude. Voilà pourquoi je déteste être en avance ou à l’heure, parce que je me mets à baliser quant les personnes avec qui j’ai rendez-vous sont en retard. J’imagine qu’ils ne vont pas venir, et que je vais passer des heures à attendre pour rien.

Pascal était dans les premiers à arriver. Wahhh. Si tout mon être semblait suivre un rythme endiablé, ce n’était pas à cause de la musique. Il était tout sourire, sa main dans mon dos et son bisou sur ma joue m’ont enflammée.

Mon rythme cardiaque avait augmenté et j’avais super chaud, mais là encore, ce n’était pas à cause de la chaleur ambiante. Quelques pouffes riantes sont entrées après eux. Elles accompagnaient l’équipe, donc elles étaient certainement au basket. Je me suis rappelée d’utiliser mon regard qui écrase rempli de mépris opaque. L’une d’elle a voulu approcher Pascal, et  il a voulu me la présenter.

Après l’avoir giflée du regard, j’ai détourné la tête pour commander à boire. Hum, ça semblait marcher, elle a reçu le message 5 sur 5 et est restée en arrière. Si Pascal a remarqué quoi que ce soit, il n’a rien dit. Je l’ai vu cherché une solution, me scrutant du regard. Quelqu’un lui a chuchoté un truc à l’oreille et elle m’a regardé encore. Je ne la regardait pas, mais je la voyais très bien du coin de l'oeil. Donc, je la voyais trépigner sur place.

Sa copine, plus gonflée, a osé une approche. Encore une fois, j'ai lancé mon regard qui écrase et l’ait dévisagée sans sympathie se mettre sur la pointe des pieds et lui chuchoter à l’oreille. Il a fait un signe de tête. Son culot m’a énervée, je bouillonnais de l’intérieur.

Dès qu’elle a tourné les talons, je me suis penchée vers Pascal pour lui demander ce qu’elle voulait. Alors qu’il m’expliquait qu’elle lui avait dit que sa copine aimerait lui offrir un verre, je les regardais d’un air moqueur en rigolant. Et paf! Après tout, on me l’avait assez fait ce genre de vacherie. J’ai surtout ciblée la fille qui voulait lui offrir un verre. Elle a dû croire qu’on se moquait d’elle et elle a rougi, gênée. Hihihi…

Pour bien enfoncé le clou, j’ai dit à Pascal que je serais vraiment furax s’il me plantait là pour aller boire un verre avec quelqu’un d’autre. Du coup, il n’osait pas me quitter. Hihihi, j’étais contente. J’avais envie de dire à la nana; “et tok”. Pascal a dit qu’il ne restait pas de toute façon, qu’il était juste passé en vitesse, Jess avait préparé à manger et l’attendait à la maison. Il crevait la dalle. Connaissant les talents culinaires de sa femme, j’ai eu pitié de lui. Il ferait mieux de passer au McDonald avant de rentrer!

Caroline pétillait de joie que Pascal soit resté vers nous. D’ailleurs, la plupart de leurs copains étaient autour de nous, et les filles se retrouvaient à l’écart, dans leur coin. Carrément jubilatoire. Fallait que j’utilise cette technique plus souvent. Discrètement, j’ai filé mes clés à Caroline. J’avais décidé de me faire raccompagné par Pascal. Je lui dirais que j’avais laissé ma voiture chez Caroline.


Mais Caroline ne voulait pas être laissée de côté, alors elle m’a chuchoté qu’on viendrait rechercher ma voiture, qu’on avait qu’à lui faire croire qu’on était venue en taxi. Normal si on avait l’intention de boire.

En partant, Pascal s’est arrêté vers les filles pour leur faire la bise. L’air narquois, je les ai dévisagé, l'une après l'autre, de haut en bas, sans un mot, les bras croisés, un petit sourire moqueur au coin des lèvres.

Ni au revoir, ni salut à plus, rien. Aussi sympa qu’une porte de grange. J’attendais c’est tout. J’étais ravie de voir la déception sur leurs visages. Caroline paraissait plus sympa que moi du coup. Je sais que comme je me comportais, j’avais l’air d’être sa nana.

Le sourire a réapparu sur mon visage dès que Pascal en a eu terminé. En sortant, je me suis adressée à Pascal en riant, et je leurs ai jeté un dernier regard amusé et le plus méprisant possible. Les laissant croire que je parlais d'elles.

En fait, j'avais juste dit; "wahh, pour passer en vitesse, c'était vraiment en vitesse!". Donc rien de marquant, et rien contre elles.

Après coup, je me suis demandée si c’était vraiment une bonne idée. Un comportement pareil était peut-être pire, ça ne ferait que les encourager à vouloir me faire mordre la poussière avec mon arrogance, non? Afff, pas envie de trop réfléchir. Jusqu’à maintenant, ça avait eu le don de me faire reculer devant ce genre de regard, alors j’espère que ça leur fera pareil.

Devant chez Caro, on a discuté un moment. On cherchait à savoir ce qui était au programme pour le week-end, mais Pascal ne savait rien. C’est toujours Thomas qui organisait tout. Comme d’habitude, Caroline a toujours le courage de poser les questions que je n’ose pas poser; elle a demandé qui était les filles de tout à l’heure.

Il ne les connaissait pas vraiment, elles semblaient connaître un des joueurs de l’équipe et venaient souvent à leurs matchs. Hum! Alors elles traînaient souvent autour d’eux! Ok. Comme elle lui a aussi posé la même question que moi, à savoir ce que l’autre lui avait chuchoté à l’oreille, il lui a répété ce qu’il m’avait dit.

Caroline a rigolé pendant presque tout le trajet de retour à ma voiture. Elle avait bien entendu remarqué mon manège. Elle m’avait trouvée atrocement fort antipathique avec ces pauvres filles. Je lui ai expliqué que ce soir, j’avais décidé d’essayer d’être aussi imbuvable que certaines filles avaient été avec moi. Pour m’aider, je n’avais eu qu’à reproduire la façon que Maud nous regardait quant elle était avec Pascal, si on avait le culot de s'approcher. Ça l’a fait explosé de rire.

Caroline allait aussi essayer, elle trouvait ça trop fort. Hihihi, l’empêche, j’étais assez contente du résultat. C’était donc ça le plaisir qu’en retirait ces garces? Bien! C’était assez jouissif de les tenir à l’écart rien qu’avec le regard.


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92/14 - Rendez-vous manqué...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 2 avril 2014 - 92/14 - Rendez-vous manqué...

 

Ma journée a été un long sans rien! J’avais rendez-vous à 13h pour emmener ma puce à l’équitation. Elle n’y allait pas, elle ne m’a rien dit. Mon neveu, son grand frère, m’a demandé de promener Dobby, donc, je suis passée chercher la petite avant d’aller chez ma soeur pour Kaya, comme ça, pendant son cours, on faisait une grande promenade. Foutu donc.

 

J’ai eu ma frangine en ligne, ne voyant pas ma nièce, et du coup, elle m’a demandé de passer lui faire une lettre, et des corrections sur une autre.  Bref, comme après-midi fichu, c’était fichu. J’étais crevée de n’avoir pas assez dormi, donc, je ne rêvais que de rentrer dormir un peu avant ce soir.

 

J’avais promis à Thomas de passer un moment chez lui. Ça aussi, c’était râpé du coup, j'étais bien trop épuisée d'avoir passé la journée à trotter!

Vers 16h, en rentrant enfin, j’ai eu l’idée de passer chez le chinois du coin, pour acheter quelques trucs pour pouvoir préparer du “Foeu”. Trop de circulation, alors j’ai fait demi-tour. En arrivant à la maison, j’avais un mal de tête à me jeter parterre, et c’est là que j’ai réalisé que j’avais rendez-vous chez le médecin pour vérifier ma tension.

 

Le cabinet se trouvait à 2 pas du chinois, et je suis passé devant!!! J’étais passée chez le médecin la semaine passée pour mes médics pour la thyroïde et il a fait un rapide check-up, et m’a appris que ma tension était beaucoup trop haute. Presque le double de la normale.

 

Le médecin a été étonné que mon médecin n’ait rien remarqué. Je risquais un anévrisme à tout moment. En fait, mon médecin prenait ma tension une fois par semaine, mais, je ne crois pas qu’elle m’ait donné quoi que ce soit pour ça. De toute façon, si elle ne m’a pas expliqué à quoi servait les médics qu’elle me prescrivaient, je ne les ai pas pris. Je n’aime pas avaler toutes ses horribles pilules. Mais sincèrement, elle ne m’avait pas dit à quel point c’était sérieux.

 

J’avais donc rendez-vous pour vérifier si la posologie qu’il m’avait donné était suffisante. Je suis donc arrivée chez lui avec une heure de retard. Il m’a quand même prise. Ma tension avait un peu baissé, donc il m’a demandé de prendre 2x ce qu’il m’a prescrit, et on re-vérifie lundi. Il m’a dit que ce n’était pas bon pour mon coeur non plus.

 

Je suis rentrée sur les rotules. Je n’avais qu’une envie; dormir! J’ai donc annulé avec Thomas en repoussant à demain. Hum, je sais que demain, je n’aurais pas envie de sortir, parce que je n’ai pas trop envie de croiser Pascal, je ne me sens pas au mieux de ma forme, moche, en plus ces temps-ci, mes cheveux font ce qu’ils veulent. Bref, je manque de confiance. Je compte me retaper pour ce week-end.

 

Tard dans la soirée, Thomas et moi avons passé plus d’une heure au téléphone. Il me disait de faire attention à ne pas me lancer tête baisée dans une histoire. Pour Thomas, je ne suis pas encore prête. Je pense qu’il faisait référence à Steven. Avant de raccrocher, je lui ai dit que je monterais au chalet ce week-end et que je ne voulais pas que Caro scouate ma chambre. Ça l’a fait rigoler. Il fera en sorte qu’elle regagne sa propre chambre.

 

Hum, j’ai pas pu résister à l’envie de faire un petit tour chez Pascal… Sa femme regardait la télé, Pascal n’était pas à la maison. Je n’ai pas voulu sillonner tout le canton à sa recherche. Pas envie de rentrer le coeur brisé. J’ai eu du mal à dormir ce soir encore, perturbée à me demander ce que Pascal faisait, où est-ce qu’il pouvait traîner encore!

 

Pas trouver le temps de répondre au gentil message de Steven. Quant j’y ai repensé, c’était trop tard pour le faire.


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91/14 - Ramper à ses pieds?

Publié le par JaneDo


Mardi, 1 avril 2014 - 91/14 - Ramper à ses pieds…

La séparation c'est trop dur. Je n'en peux plus. J'ai beau essayer de me raisonner, de me persuader que la meilleure des choses à faire, est de tourner la page, je n'y arrive pas. J'ai envie de le voir, besoin de le voir. Ses baisers me manquent, ses caresses, sa tendresse. Pascal me manque.

Je n'arrive pas à envisager la vie sans lui. Je veux qu’il me prenne encore dans ses bras qu’il me murmure que je suis la seule qu’il aime, que je suis belle. Je veux l’entendre encore me dire qu’il m’aime à la folie. Que son coeur a besoin de moi.

Quoi que je fasse, il reste dans mes pensées, me hantent. Je le désir. Mon désir de lui brise ma résistance. Je suis comme une droguée sans son fixe. J’ai besoin de lui. Ce week-end, je me jetterais à ses pieds. Je me fou de ma fierté, je m’en tamponne, tout ce que je veux, c’est lui.

Pourtant, je prie pour qu’il ne me rejette pas… je ne m’en remettrais pas. Je trouverais le bon moment… En attendant, avec les dernières effluves de raison, je vais essayer de me convaincre de ne pas me rabaisser à ce niveau.

Mais, si je n’y arrive pas, alors pourquoi continuer à souffrir pour rien? Je me fou qu’on prenne pour une idiote. Je ramperai comme jamais. Quitte à devenir une limace pro! Autant laisser mon penchant pour lui prendre le dessus. Ça ne sert à rien de crever dans mon coin, je me fais seulement du mal.


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Lundi - 90/14 - Je surnage...

Publié le par JaneDo


Lundi, 31 mars 2014 - 90/14 - Je surnage…

Rien de spécial aujourd'hui, je suis toujours au fond du bac. J'ai  bossé un peu, mais j'étais trop déprimée pour vraiment fournir un travail efficace. Tout ce que je fais respire la tristesse. Bon, d'un côté, ça me défoule. Le soir, après le souper, après avoir ramené Lilice, je me suis forcée à aller prendre un verre avec Thomas.

On a téléphoné à papa pour son anniversaire. Sourire. On aurait dit qu'il ne voulait pas racrocher. Il aimerait des nouvelles du frangin. On a alors appelé Mark, mais il est encore fâché, alors il n'a pas voulu appeler papa. Le con. Quant il ne sera plus là, il verra à quel point son atitude est idiote.

Heureusement, il n'étais pas seul, il y avait un copain à lui, ce qui l'a empêché de me cuisiner sur Steven. Parce que, dès que son copain a quitté la table une minute pour aller chercher une bière, il a commencé à me poser des questions. J'espère que ma morosité ne se voyait pas, j'avais pris mon masque de bonne humeur sous le bras.

Je ne suis restée qu'une petite heure.J'étais contente de retrouver mes pénates. J'avais oublié de regarder ma série préférée; The Walking Dead. C'est l'avant-dernier épisode de la saison 4, donc, à ne pas manquer. J'ai donc regardé ma série, puis aussi le dernier épisode, de Revenge, l'épisode 17 de la saison 3.

Insomniaque, je n'arrivais à dormir, alors j'ai lu, puis peints un moment avant de tomber vers les 7h du matin.


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89/14 - Au fond du bac?

Publié le par JaneDo


Dimanche, 30 mars 2014 - 89/14 - Au fond du bac…

Mon dimanche était sans surprise. Au fond du bac, je m’efforçais à ne pas trop penser à hier soir, et à Pascal. Je n’ai même pas à lui en vouloir, il s’amuse et profite de la vie et il a raison. Ce qui me fait mal, c’est de ne pas savoir si j’ai une place dans son coeur, une petite place dans sa vie. Je panique à l’idée de ne plus le revoir, de le voir disparaître petit à petit de mon paysage.

J’étais triste et anxieuse toute la journée. J’ai aussi beaucoup pleuré, désespérée d’imaginer que c’était Elodie qui avait le bonheur de passer la journée avec lui. C’est elle qui a la chance de l’entendre, de le voir, de voir ses yeux, ses sourires. Et désespérée, c’était peu dire, je me sentais pire que ça. J’avais tellement envie de le voir, s’il n’y avait pas le risque de tomber sur Jess, je serais allé l’attendre chez lui.

Et en même temps, à l’idée qu’il était dans les bras d’une autre, ça me mettait en pétard. Je n’aurai pas supporté son contact. Je ne pourrais pas m’empêcher de penser à Elodie, avec qui il avait passé la nuit. Je n’ai pas voulu répondre aux appels de Caroline, je crois que j’aurai été encore plus déprimée. Il y a un truc que je ne comprends pas, je ne comprends pas ce qui se passe entre Pascal et Elodie... parce qu'il y a aussi Maud!


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88/14 - La séparation me fait souffrir

Publié le par JaneDo


Samedi, 29 mars 2014 - 88/14 - Pascal me fait du mal…

Pascal s’est mieux comporté depuis que j’étais à la table. Heureusement, je me sentais prête à faire un petit scandale, oubliant même que Steven aurait trouvé ça bizarre. Pascal était plus occupé à observer l’interaction entre Steven et moi. Quelque part, ça m’a fait plutôt plaisir. Donc, comme lui, je faisais attention à mon comportement.

Je parlais à tout le monde, mais presque pas à Pascal. Lui non plus ne semblait avoir rien à me dire. Il semblait moins enthousiaste et jovial depuis mon arrivée à la table. C’était comme si j’étais de trop, ça me faisait mal au coeur.

Puis, comme pour me faire encore un peu plus mal, Pascal s’est levé, a dit qu’il s’en allait. La fille avec qui ils se marmonnaient  des trucs à l’oreille avant qu’on vienne à la table s’est levée aussi. Ce qui m’a fait penser qu’ils avaient prévu de rentrer ensemble depuis le début.

Un concert de palpitations, d’angoisses et de chagrins m’ont submergés. J’ai remarqué son geste de la laisser passer en premier, et son bras dans son dos.

Pourquoi est-ce que ça me donnait envie de pleurer si fort? Malgré l’alarmant débit de mon système cardiaque, j’ai tenté de donner le change et me montrer bonne figure, mais le coeur n’y était plus. J’ai tenu une bonne heure avant de demander à Steven de me ramener. Je n’avais plus envie de faire la fête.

J’irai quand même samedi soir chez Thomas. J’avais besoin de le revoir, de savoir où il avait été après son départ du Time-Out. S’il va chez cette fille, s’il couche avec elle, alors je n’aurai plus de raison de continuer à garder mes distances avec Steven. Je sais que je lui en voudrais énormément. Et pourtant, je sais pertinemment que je n’en avais pas le droit. La distance qu’il y a entre nous me fait mal.

Samedi soir, j’ai voulu prendre ma voiture. Je voulais pouvoir partir quant bon me semblait, sans avoir de compte à rendre. Je suis arrivée en avance et j’ai déchanté presque aussitôt. Pascal n’était pas là, et j’ai appelé Caroline en douce, et appris que Pascal jouait avec le groupe ce soir sur Genève. Elle se trouvait là-bas. Elle m’a appris que la fille d’hier soir était là-bas. Elle était arrivée avec Pascal et patientait au bar avec ses copines.

Elle rayonnait, se comportant comme si elle était déjà la petite amie à Pascal.

Il n’en fallait pas plus pour me flinguer le moral. Je n’avais plus du tout envie d’être là, à cette soirée. J’aurai préféré être avec Caroline à Genève, à garder un oeil sur Pascal. 1h plus tard, un sms de Caro m’apprenait qu’Elodie, Maud et quelques copines venaient de faire leurs entrées. Je me demandais ce que ça allait donner! Même si j’aurai eu envie d’être au concert, je n’aurai pas osé; Pascal aurait immédiatement deviné que j’étais à ses pieds.

Après avoir fait semblant de ne pas me sentir très bien, j’ai pu enfin me tirer et aller rejoindre Caroline.

On s’est mise au fond de la salle pour observer. En tous cas, si Pascal souffrait, ou si je lui manquais, ça ne se voyait pas du tout! Lors des pauses, on l’a regardé se faire aborder par des groupies du groupe. Leurs faire des sourires chaleureux. J’ai eu bien du mal à retenir Caroline, qui voulait aller vers lui.

Pascal a fait la bise à sa “compagne” d’hier soir, qui souriait de toutes ses dents, le touchant à la poitrine, lui chuchotant à l’oreille en le bombardant d’oeillades sexy. Grrrh. Il a passé plus de temps vers Elodie, qu’il a même embrassé sur les lèvres.

Mais bon, il en a fait autant avec Maud, qui a aplati son énorme poitrine contre son torse, volant la vedette à Elodie. Ce qui n’a pas échappé à la miss d’hier soir. Je suis sûre qu’elle a dû lui poser la question quant il est repassé vers elle et ses copines.

… J’étais furax …

Caroline voulait absolument qu’on aille vers lui. Moi j’étais d’avis d’attendre de voir ce qu’il allait faire après. J’espérais le voir rejoindre ses copains. Caroline pensait qu’il rentrerait avec une de ces filles si on n’intervenait pas.  Je ne vois pas pourquoi on l’empêcherai de faire des conneries. Pour qui? Pour quoi’ Pas pour nous en tous cas!

Après le concert, on a pris Pascal en filature. Il a été prendre un verre avec le groupe. La pouffe de Lali le collait de près. Je pensais qu’elle avait abandonné depuis le temps!! Elodie, Maud et leurs copines les avaient accompagnés. La fille d’hier soir n’était plus dans la partie. Tant mieux.

Pascal est sorti fumer et Maud l’a accompagné dehors. Caroline est immédiatement sortie de la voiture pour approcher. Elle a rampé entre les voitures jusqu’à eux.

Maud a eu le culot d'inviter Pascal à passer chez elle après. Elle lui a dit qu’elle allait partir, sortir avec ses copines et s’il voulait la voir, il n’avait qu’à l’appeler. Pascal n’avait rien répondu, ni oui, ni non, il ne l’avait non plus pas découragée. De retour à l’intérieur, Maud à saluer tout le monde et est partie avec ses copines. Elodie est restée.

Après le verre avec le groupe, on a vu Pascal et Elodie partir ensemble. On l’a suivi jusque chez elle.

On a attendu deux heures dehors. Heureusement, il faisait bon. On a fumé cigarettes sur cigarettes, la voiture était un vrai cendrier. Ou plutôt une bonbonne de gaz infect, difficile à respirer. On n’a pas beaucoup parlé, chacune perdue dans ses pensées, plus ou moins sombres. J’étais d’avis d’abandonné et rentrer. Je ne sais pas pourquoi, mais j’étais sûre qu’il passerait la nuit chez Elodie. Caroline ne voulait pas partir, elle espérait encore le voir sortir de l’immeuble pour rentrer chez lui.

De toute façon, je crois que le mal était fait… Pas besoin d'un dessin pour deviner ce qui se passait chez Elodie.

Pour finir, j’ai dû prendre un taxi pour me ramener à la voiture à Caro. On avait pris ma voiture pour le suivre, comme il ne savait pas encore ce que j’avais comme voiture. J’ai dû lui ramener sa voiture pour reprendre la mienne et rentrer. Pascal était toujours chez Elodie, et il n’y avait plus de lumière. Caroline attendait pour rien. J’ai remarqué ses yeux rougis, et j’ai eu de la peine pour elle, et aussi pour moi.

En partant, j’ai entendu le chant des oiseaux du matin… ça m’a serré le coeur… je ne pourrais plus entendre ses chants sans penser à ce soir… à Pascal… et avec tristesse. Ce n’était plus un chant joyeux, mais un chant de blessure, de mortification, de chagrin. Cette musique matinale était autant de picotements directement dans le coeur. J’étais triste. Les larmes ne se sont pas fait attendre.


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