103/14 - Bateau bateau... (2)
Dimanche, 13 avril 2014 - 103/14 - Bateau bateau... (2)
Caroline et moi pensions être débarrassé de Maud. Et bien, pas du tout. 1/2h plus tard, après avoir vaguement frappé, elle passait à nouveau sa tête dans l’ouverture de la porte. Elle avait encore quelque chose à dire à Pascal. Grrraouh! Pascal s’est levé pour la suivre. On s’est regardé, Caro et moi, en faisant la grimace.
On s’est installé sur le lit à attendre qu’il revienne. On était persuadé qu’il reviendrait. A aucun moment, on n'a pensé qu’il pouvait traîner, ou même aller dormir ailleurs. On a réalisé qu’ils discutaient derrière la porte, alors on s’est précipité pour coller l’oreille pour écouter.
Ouuuh, elle lui faisait une scène! Mauvais.
Pourquoi l’avoir invitée à venir si c’était pour l’ignorer et rester collé aux deux petites grosses! Elle parlait de nous là? Pétasse. Pascal lui a rappelé que c’était elle qui avait voulu venir, il ne l’avait pas invitée, Il n’avait fait que passer la prendre, c’est tout. Ah! C’était donc ça! Pascal lui demandait de baisser le ton, mais elle n’en faisait qu’à sa tête. Elle a dû le tirer à l’écart, parce qu’après, on ne les entendait plus.
Après un petit moment, j’ai regardé dans le couloir. Personne. On voyait les lits au fond, ce que j’appelle le dortoir. ils n’y étaient pas. Caro a voulu aller jeter un coup d’oeil en haut, mais ils n’y étaient pas non plus. Pendant ce temps, comme il n’y avait personne en bas, j’ai longé le couloir écoutant aux portes.
Ils étaient dans une des chambre libre. On n’entendait le murmure de leurs voix, mais impossible de comprendre ce qu’ils se disaient. J’ai fait le guet alors que Caro collait son oreille à la porte. S’il y avait de vrais trous de serrures sur les bateaux, elle aurait l’oeil collé devant.
Si on ne faisait prendre, ce serait la honte géante. J’ai tapé sur l’épaule de la curieuse petite Caro et lui faisait signe, qu’on devrait s’en aller. Mais elle ne voulait rien savoir. Zut! Je ne pouvais pas lui faire faux-bond, et pourtant, je ne voulais pas être là, c’était trop ridicule.
J’ai tiré Caroline de force par le bras pour regagner notre chambre. I-oooh, elle n’était pas très contente. On s’est interrogé sur les attentes de Pascal cette nuit. Caroline avait envie de faire l’amour, moi non. Seulement si on avait été seul. Caroline m’a demandé si ça me gênait si elle tentait sa chance. Hum! Bonne question!
Elle avait entendu Maud lui demander s’il avait projeté de nous sauter toutes les deux, et si c’était pour ça qu’il voulait dormir avec nous. Caroline pensait que c’était probablement ce qu’il espérait. Moi, je ne le croyais pas. Caroline avait peut-être raison, Pascal espérait autre chose que dormir sagement?
Après tous les hauts et les bas que j’avais traversé ces derniers temps avec lui, je ne me sentais pas d’humeur pour une partie de jambes en l’air à trois. Caroline pouvait faire ce qui lui chantait, au pire, je ferais semblant de dormir.
Pascal est revenu 20 minutes plus tard. Caroline lui a demandé ce que voulait l’autre pétasse. Pascal a froncé son petit nez. Il n’aimait pas tellement ce genre de méchanceté entre filles. Moi, j’avais aussi envie de lui poser pleins de questions, mais je ne voulais pas le faire penser à l’autre. Ce serait comme la ramener dans la chambre avec nous.
On a discuté un moment. De mauvaise grâce, il nous a raconté que Maud voulait qu’il aille dormir dans le dortoir avec tout le monde. Ça ne lui disait rien. Il préférait être là avec nous. En disant “nous”, Pascal m’a jeté un petit regard en coin. On était sensé n’être que tous les deux, pas avec Caroline en prime. J’ai souris innocemment.
Pascal nous avait toutes les deux agglutinées sur lui. Il avait tourné la tête vers moi et jouait avec ma main. Je me suis soulevée pour l’embrasser et j’ai constaté qu’il lui caressait le dos.
Caroline lui faisait de petits bisous dans le cou, à la base de l’oreille. Ça le faisait frissonner.
Je me suis efforcée à fermer les yeux pour tenter de dormir. Je restais accrochée à lui. J’entendais Caroline lui murmurer qu’elle voulait lui faire l’amour. Grrrh, j’aurai voulu être frappée de surdité.
Peut-être que je devrais les laisser et remonter un moment sur le pont?
Pascal lui disait que ce n’était pas faisable, les autres risquaient de tout entendre, les mûrs n’étaient pas épais. Par dessus ma tête, j’ai senti qu’ils s’embrassaient. Pascal m’a caressé la tête, puis il a relevé mon visage pour m’embrasser. Je crois que la proposition de Caroline le tentait, qu’il était quand même partant. Je me suis mise en boule contre lui en fermant les yeux, je voulais sombrer rapidement dans le sommeil.
Ce qu’on espère n’arrive pas toujours…
Il a tenté de me faire participer, mais comme je ne réagissais pas, je l’ai senti se glisser vers Caroline.
Le coeur gros, toujours hésitante à me laisser aller, à travers mes cils je l’ai regardé enfiler sa main sous son t-shirt, puis glisser lentement sur sa poitrine, le long de son ventre. J’aurai pu me retourner et ne pas regarder, mais c’était plus fort que moi. Elle a gémi, Pascal a jeté un oeil de mon côté, et lui a demandé de ne pas faire de bruit. Pour ne pas me réveiller sans doute.
Après de longs baisers, de caresses, et leurs mains partout l'un sur l'autre, Pascal m’a attirée à lui… J’ai craqué… Je ne voulais pas être laissée de côté.
Dimanche matin, le bruit dans les escaliers, les rires, les pas sur le pont m’ont réveillé. J’étais collée à Pascal et je transpirais. Il faisait chaud dans la chambre. Caroline toute engourdie avait aussi été réveillée par les bruits. Ses cheveux traînait sur Pascal, il les a ramené sur elle avec un petit sourire. Son premier bisou a été pour Caroline.
Je me suis détournée, je ne voulais pas être en deuxième. Il m’a attrapée par la taille pour me ramener contre lui et m’a forcée à relevé la tête. Il m’a fait un bisou sur les yeux. Puis il s’est levé, a enfilé un caleçon et son bermuda pour sortir. Il a été se laver les dents avant de revenir nous bousculer pour qu’on se lève.
Caroline souriait avec cet air de petite chatte gavée, repue. Et comme une chatte, elle s’est étirée dans le lit. En remarquant mon regard, Caro m’a fait un clin d’oeil; “Tu regrettes?”. Non, je ne regrettais pas, mais j’aurai préféré qu’il ne se passe rien. J’avais encore trop de choses sur le coeur. Je ne voulais pas que Pascal pense que tout est réglé dans le meilleur des mondes.
A son retour, Pascal a tout fait, comme nous arracher les couvertures, pour qu’on se lève, pour aller déjeuner. Il était de bonne humeur et taquin. Comme on traînait encore, il s’est jeté en travers du lit. Je me suis levée pour aller me laver les dents à mon tour et on a fait la course avec Caro, puis on a encore fait la course pour retourner nous habiller.
Après quelques bisous bisous frais, on s’est habillé et on est monté. Hum. Les regards qu’on nous a lancé étaient pleins de sous-entendus. Je pense qu’ils avaient dû entendre quelques bruits provenant de notre chambre. Thomas, lui, a gardé les yeux sur son assiette.
Tout le monde était déjà assis autour de la table. Il y avait même des croissants et du pain frais.
Après un moment embarrassé, qui m’a paru long, l’ambiance autour de la table est redevenue normale. Je pense que ça doit venir de moi. J’ai dû imaginer l’embarras chez les autres, parce que je l’étais.
Hihihi, Maud était partie. Elle avait demandé à Thomas de la ramener au port hier soir. Tant mieux. Elle avait débarrassé le plancher. Certainement furieuse contre Pascal. Ou, elle espérait qu’il lui coure après. Son départ ne semblait pas le déranger. Il était souriant, de bonne humeur. Heureux.
Le reste de la journée a été plutôt reposante et tranquille. Sauf pour les fois où Erika réussissait à attirer Pascal à l’écart pour discuter. Elle le draguait ou je ne m’y connais pas! Il ne semblait pas tout à fait indifférent, ce qui me faisait groumer.
Le soir, quant il a fallu partir chacun de son côté, rentrer ou autre, Caroline nous a proposé, à Pascal et moi, d’aller manger chez elle et finir la soirée ensemble. Pascal a prétendu devoir rentrer. Je me suis demandée s’il n’était pas plutôt impatient de retrouver sa petite femme!!! Non. Je dois me faire des films.
J’ai réalisé que Maud lui avait envoyé une douzaine de messages. Alors au lieu de rentrer, je me suis mise en planque. Après 1h, j’ai décidé que je me faisais des idées et j’allais rentrer quant je l’ai vu passer en voiture. Je l’ai suivi jusque chez Maud. Je me suis sentie mal. Malade de jalousie. J’aurai dû écouter les messages qu’elle lui avait laissé sur sa messagerie, et les effacer, de même que les textos.
C’était donc ça... Pascal voulait aller la retrouver… J’en avais écouté qu’une… Elle pleurnichait… Pourquoi je ne les ai pas effacé! Stupide idiote.



Pur le reste, je verrais bien ce que Caro avait prévu. Comme je la connais, elle aura déjà préparé un gros truc. Ça me dirait bien son petit rôti aux champignons!
Les 2 copines à Michael étaient des filles bizarres et pas très sympathiques. J’ai préféré les éviter. Caroline a parlé avec elles. Elles semblaient s’entendre. Caro est vraiment une fille super cool et sympathique, elle s’entend avec tout le monde.
D’abord, on donne de petits billets à chaque joueur, qui inscrit le nom du personne connue ou célèbre. Pas d’objets, pas d’animaux. On place ensuite les billets pliés dans une boîte ou une corbeille. On forme les équipes. Une personne de l’équipe tire les billets et se lance pour qu’en 1 MINUTE, son équipe trouve le plus de réponses possible.
Ah oui, oublié de mentionner qu’

Glups! dire qu’effectivement, j’avais pensé annuler et repousser à demain. Hum, heureusement que je ne l’avais pas fait! Steven souriait, et il avait un très joli sourire. J’ai toujours été fasciné par les sourires.
Mardi, 8 avril 2014
Quelque chose m’échappe certainement! Etait-ce le ton de ma voix? Ou simplement le fait de l’avoir appelé? Ou je lui manque vraiment? Je n’ai aucune idée ce qui a déclenché ma bonne fortune et ça me serait utile de le savoir…
De voir son nom sur l’écran de mon natel m’a retourné l’estomac. C’était fou qu’un truc aussi banal me fasse autant d’effet.
Il avait baissé le ton chaque fois qu’il disait que je lui manquais, et encore plus en parlant d’Elodie. Aucun doute qu’ils étaient tout près. Ils pouvaient peut-être même l’entendre? Ou peut-être qu’il était dehors et ils pouvaient le voir depuis le restaurant? Non, s’ils étaient dans le restaurant et lui dehors, ils ne pouvaient pas l’entendre, alors pourquoi baissait-il le ton? Cela me travaillait!
Pascal est resté silencieux un long moment. J’avais senti qu’il faisait son sac, mais après mon insistance pour qu'il reste, j’imagine qu'il avait dû stopper ses préparatifs et s'asseoir sur son lit. Thomas lui a demandé ce qu’il foutait. J’entendais ses soupirs. Pascal ne savait plus quoi faire; rester ou rentrer!