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103/14 - Bateau bateau... (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 13 avril 2014 - 103/14 - Bateau bateau... (2)

Caroline et moi pensions être débarrassé de Maud. Et bien, pas du tout. 1/2h plus tard, après avoir vaguement frappé, elle passait à nouveau sa tête dans l’ouverture de la porte. Elle avait encore quelque chose à dire à Pascal. Grrraouh! Pascal s’est levé pour la suivre. On s’est regardé, Caro et moi, en faisant la grimace.

On s’est installé sur le lit à attendre qu’il revienne. On était persuadé qu’il reviendrait. A aucun moment, on n'a pensé qu’il pouvait traîner, ou même aller dormir ailleurs. On a réalisé qu’ils discutaient derrière la porte, alors on s’est précipité pour coller l’oreille pour écouter.

Ouuuh, elle lui faisait une scène! Mauvais.

Pourquoi l’avoir invitée à venir si c’était pour l’ignorer et rester collé aux deux petites grosses! Elle parlait de nous là? Pétasse. Pascal lui a rappelé que c’était elle qui avait voulu venir, il ne l’avait pas invitée, Il n’avait fait que passer la prendre, c’est tout. Ah! C’était donc ça! Pascal lui demandait de baisser le ton, mais elle n’en faisait qu’à sa tête. Elle a dû le tirer à l’écart, parce qu’après, on ne les entendait plus.

Après un petit moment, j’ai regardé dans le couloir. Personne. On voyait les lits au fond, ce que j’appelle le dortoir. ils n’y étaient pas. Caro a voulu aller jeter un coup d’oeil en haut, mais ils n’y étaient pas non plus. Pendant ce temps, comme il n’y avait personne en bas, j’ai longé le couloir écoutant aux portes.

Ils étaient dans une des chambre libre. On n’entendait le murmure de leurs voix, mais impossible de comprendre ce qu’ils se disaient. J’ai fait le guet alors que Caro collait son oreille à la porte. S’il y avait de vrais trous de serrures sur les bateaux, elle aurait l’oeil collé devant.

Si on ne faisait prendre, ce serait la honte géante. J’ai tapé sur l’épaule de la curieuse petite Caro et lui faisait signe, qu’on devrait s’en aller. Mais elle ne voulait rien savoir. Zut! Je ne pouvais pas lui faire faux-bond, et pourtant, je ne voulais pas être là, c’était trop ridicule.

J’ai tiré Caroline de force par le bras pour regagner notre chambre. I-oooh, elle n’était pas très contente. On s’est interrogé sur les attentes de Pascal cette nuit. Caroline avait envie de faire l’amour, moi non. Seulement si on avait été seul. Caroline m’a demandé si ça me gênait si elle tentait sa chance. Hum! Bonne question!

Elle avait entendu Maud lui demander s’il avait projeté de nous sauter toutes les deux, et si c’était pour ça qu’il voulait dormir avec nous. Caroline pensait que c’était probablement ce qu’il espérait. Moi, je ne le croyais pas. Caroline avait peut-être raison, Pascal espérait autre chose que dormir sagement?

Après tous les hauts et les bas que j’avais traversé ces derniers temps avec lui, je ne me sentais pas d’humeur pour une partie de jambes en l’air à trois. Caroline pouvait faire ce qui lui chantait, au pire, je ferais semblant de dormir.

Pascal est revenu 20 minutes plus tard. Caroline lui a demandé ce que voulait l’autre pétasse. Pascal a froncé son petit nez. Il n’aimait pas tellement ce genre de méchanceté entre filles. Moi, j’avais aussi envie de lui poser pleins de questions, mais je ne voulais pas le faire penser à l’autre. Ce serait comme la ramener dans la chambre avec nous.

On a discuté un moment. De mauvaise grâce, il nous a raconté que Maud voulait qu’il aille dormir dans le dortoir avec tout le monde. Ça ne lui disait rien. Il préférait être là avec nous. En disant “nous”, Pascal m’a jeté un petit regard en coin. On était sensé n’être que tous les deux, pas avec Caroline en prime. J’ai souris innocemment.

Pascal nous avait toutes les deux agglutinées sur lui. Il avait tourné la tête vers moi et jouait avec ma main. Je me suis soulevée pour l’embrasser et j’ai constaté qu’il lui caressait le dos.

Caroline lui faisait de petits bisous dans le cou, à la base de l’oreille. Ça le faisait frissonner.

Je me suis efforcée à fermer les yeux pour tenter de dormir. Je restais accrochée à lui. J’entendais Caroline lui murmurer qu’elle voulait lui faire l’amour. Grrrh, j’aurai voulu être frappée de surdité.

Peut-être que je devrais les laisser et remonter un moment sur le pont?

Pascal lui disait que ce n’était pas faisable, les autres risquaient de tout entendre, les mûrs n’étaient pas épais. Par dessus ma tête, j’ai senti qu’ils s’embrassaient. Pascal m’a caressé la tête, puis il a relevé mon visage pour m’embrasser. Je crois que la proposition de Caroline le tentait, qu’il était quand même partant. Je me suis mise en boule contre lui en fermant les yeux, je voulais sombrer rapidement dans le sommeil.

Ce qu’on espère n’arrive pas toujours…
Il a tenté de me faire participer, mais comme je ne réagissais pas, je l’ai senti se glisser vers Caroline.

Le coeur gros, toujours hésitante à me laisser aller, à travers mes cils je l’ai regardé enfiler sa main sous son t-shirt, puis glisser lentement sur sa poitrine, le long de son ventre. J’aurai pu me retourner et ne pas regarder, mais c’était plus fort que moi. Elle a gémi, Pascal a jeté un oeil de mon côté, et lui a demandé de ne pas faire de bruit. Pour ne pas me réveiller sans doute.

Après de longs baisers, de caresses, et leurs mains partout l'un sur l'autre, Pascal m’a attirée à lui… J’ai craqué… Je ne voulais pas être laissée de côté.

Dimanche matin, le bruit dans les escaliers, les rires, les pas sur le pont m’ont réveillé. J’étais collée à Pascal et je transpirais. Il faisait chaud dans la chambre. Caroline toute engourdie avait aussi été réveillée par les bruits. Ses cheveux traînait sur Pascal, il les a ramené sur elle avec un petit sourire. Son premier bisou a été pour Caroline.

Je me suis détournée, je ne voulais pas être en deuxième. Il m’a attrapée par la taille pour me ramener contre lui et m’a forcée à relevé la tête. Il m’a fait un bisou sur les yeux. Puis il s’est levé, a enfilé un caleçon et son bermuda pour sortir. Il a été se laver les dents avant de revenir nous bousculer pour qu’on se lève.

Caroline souriait avec cet air de petite chatte gavée, repue. Et comme une chatte, elle s’est étirée dans le lit. En remarquant mon regard, Caro m’a fait un clin d’oeil; “Tu regrettes?”. Non, je ne regrettais pas, mais j’aurai préféré qu’il ne se passe rien. J’avais encore trop de choses sur le coeur. Je ne voulais pas que Pascal pense que tout est réglé dans le meilleur des mondes.

A son retour, Pascal a tout fait, comme nous arracher les couvertures, pour qu’on se lève, pour aller déjeuner. Il était de bonne humeur et taquin. Comme on traînait encore, il s’est jeté en travers du lit. Je me suis levée pour aller me laver les dents à mon tour et on a fait la course avec Caro, puis on a encore fait la course pour retourner nous habiller.

Après quelques bisous bisous frais, on s’est habillé et on est monté. Hum. Les regards qu’on nous a lancé étaient pleins de sous-entendus. Je pense qu’ils avaient dû entendre quelques bruits provenant de notre chambre. Thomas, lui, a gardé les yeux sur son assiette.

Tout le monde était déjà assis autour de la table. Il y avait même des croissants et du pain frais.

Après un moment embarrassé, qui m’a paru long, l’ambiance autour de la table est redevenue normale. Je pense que ça doit venir de moi. J’ai dû imaginer l’embarras chez les autres, parce que je l’étais.

Hihihi, Maud était partie. Elle avait demandé à Thomas de la ramener au port hier soir. Tant mieux. Elle avait débarrassé le plancher. Certainement furieuse contre Pascal. Ou, elle espérait qu’il lui coure après. Son départ ne semblait pas le déranger. Il était souriant, de bonne humeur. Heureux.

Le reste de la journée a été plutôt reposante et tranquille. Sauf pour les fois où Erika réussissait à attirer Pascal à l’écart pour discuter. Elle le draguait ou je ne m’y connais pas! Il ne semblait pas tout à fait indifférent, ce qui me faisait groumer.

Le soir, quant il a fallu partir chacun de son côté, rentrer ou autre, Caroline nous a proposé, à Pascal et moi, d’aller manger chez elle et finir la soirée ensemble. Pascal a prétendu devoir rentrer. Je me suis demandée s’il n’était pas plutôt impatient de retrouver sa petite femme!!! Non. Je dois me faire des films.

J’ai réalisé que Maud lui avait envoyé une douzaine de messages. Alors au lieu de rentrer, je me suis mise en planque. Après 1h, j’ai décidé que je me faisais des idées et j’allais rentrer quant je l’ai vu passer en voiture. Je l’ai suivi jusque chez Maud. Je me suis sentie mal. Malade de jalousie. J’aurai dû écouter les messages qu’elle lui avait laissé sur sa messagerie, et les effacer, de même que les textos.

C’était donc ça... Pascal voulait aller la retrouver… J’en avais écouté qu’une… Elle pleurnichait… Pourquoi je ne les ai pas effacé! Stupide idiote.


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103/14 - Bateau bateau... (1)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 13 avril 2014 - 103/14 - Bateau bateau... (1)

Impossible de quitter le bateau, sauf si on avait le courage de demander à Thomas de nous ramener au port. Quelle poisse! On va devoir rester entassé ensemble on dirait. Je me demande comment on allait organiser le coucher. Dormir dans la grande chambre/dortoir avec 4 autres personnes, ou si on prennait une des 3 chambres?? J’aimerai bien un peu d’intimité.

Je recevais des messages de Steven qui me demandait ce que je faisais, où j’étais, etc. Il semblait curieux de savoir ce qui se passait sur le bateau, mais n’a pas osé vraiment le demander directement.

“T'es où, tu fais quoi?”
“Lac! Thomas nous a invité sur son bateau.”
“Ah! Et ça se passe bien? Tu t’amuses?”
“Oui, c’est assez cool. Au moins, il n’y a pas trop de monde.”
“Y a qui? J’imagine que Pascal fait partie du groupe?”
“Les habituels, bien sûr Pascal aussi.”
“Je m’ennuie! Les anniversaires en famille c’est pas le grand délire!”


Long silence. Ça commençait à m’ennuyer d’être tout le temps le nez fourré sur mon natel.

“Bon, on va manger… alors à plus. Bisous”
“Tu fais quoi après? On pourrait se retrouver pour prendre un verre?”
“Heu, ça m’étonnerait, on dort sur le bateau!”
“Zut! Bon ben… Dommage! Bisous à toi aussi”


J’ai couru demander à Caro si elle connaissait cette “Erika”. C’était bien ce que je pensais, il y avait un truc pas net. C’est la fille que Pascal avait raccompagné un dimanche soir en rentrant du chalet. Il était rentré tard chez lui et sa femme et lui s’était disputés. Donc, c’était elle! J’avais l’estomac retourné et plus très faim.

Mais bon, je ne devais pas me faire tout un film, Pascal dormirait avec moi ce soir. Il me l’avait pratiquement promis. Qu’elle soit là ou pas, ne changerait rien. Enfin, je l’espère! Sinon, je le scalpe. Je ne croirais plus un mot de ce qu’il me raconte. Je verrais bien son comportement. Et je voulais m’amuser ce soir, pas me démonter le moral pour une fille qui n’était sans doute rien de plus qu’une petite aventure de passage.

Allez courage… Détourne la tête, arrête de les observer et passe une bonne soirée. A force d’avoir peur, tu vas finir par t’attirer le mauvais oeil. Voilà, après un petit encouragement perso, je retournais mon attention à la conversation des amis qui m’entouraient. Au début, je me suis forcée à rire, à avoir l’air enjouée, puis c’est venu tout naturellement.

Pascal discutait dans son coin avec la pouffe de Maud, Paul et Caroline, Erika était appuyée contre la balustrade, en grande conversation avec Michael. Donc, Pascal a connu cette Erika à travers Michael. Chiotte. Thomas était à la barre, un verre posé à côté de lui. L’autre copine que Michael avait ramené semblait le draguer. Assise les jambes ballantes en face de Thomas, qui avait une vue plongeante dans son décolleté. Hum, elle n’avait pas grand chose à montrer!

3h du matin, Pascal est passé me dire qu’il allait se coucher. Je n’ai pas vraiment fait attention. Bête comme je peux être parfois. J’ai continué à faire la fête, le clown avec Thomas. Quant j’ai vu Maud descendre quelques minutes plus tard, dans les cabines, mon coeur a semblé faire un plongeon dans le lac. Il fallait que j’y aille.

Je me suis sentie rassurée de voir Caroline descendre à son tour. Je pouvais prendre le temps de me tirer gentiment sans avoir l’air de courir après Pascal, ou de courir poussée par la jalousie de voir une autre fille descendre après Pascal. Mais Caroline est remontée moins d’une minute plus tard, et je me suis sentie chavirer.

Jalouse ou pas, je devais y aller, tant pis pour les bonnes manières. Caro m’a chopée par le bras au passage, elle m’a demandé si j’allais rejoindre Pascal. Gros bloc qui m’écrase la poitrine, des questions furtives me sclérosent illico le cerveau; pourquoi est-ce qu’elle me demande ça? avertissement? elle sait quelque chose?

En tous cas, elle n’en a rien dit. Elle m’a juste demandé si elle pouvait dormir dans la même chambre que nous. Je crois que la peur de me retrouver face à une situation ingérable, seule, m’a fait accepté.

Je l’ai laissé en haut pour descendre, les jambes tremblantes. Pfff, il n’y avait pas de quoi, mais je suis comme ça. La trouille, mon imagination, me font perdre mes moyens. Et me voilà tremblante comme une feuille, marchant sur la pointe des pieds, attentive aux bruits, écoutant aux portes, pour trouver Pascal. Priant secrètement pour qu’il soit seul.

C’est le son d’une conversation, d’un rire en sourdine qui me sont parvenus en premier. J’ai su derrière quelle porte ils étaient. J’ai frappé en appelant Pascal et j’ai ouvert sans attendre  de réponses.

Ils étaient dans le couloir, Pascal avait les bras croisés, appuyé contre une porte, et l’écoutait en souriant lui raconter des foutaises en minaudant tant qu’elle pouvait. Je sais bien qu’elle lui plaît, ça se voyait dans ses yeux. Et c’est ce qui me retournait l’estomac.

Quant Pascal m’a vu, il s’est redressé et m'a adressé un sourire. Elle s’est retournée pour me fixer avec son petit air de pouffe première classe.

J’ai commencé à jeter un oeil dans les chambres que je longeais, pour voir dans laquelle Pascal avait posé ses affaires, ou celles qui étaient libres. J’ai vu le pull de Pascal sur un le lit d’une des chambres, alors je suis entrée en laissant la porte ouverte.

Pascal a mis fin à la conversation et il est venu me rejoindre. Il a croisé Erika et je les ai entendu échanger quelques mots. Elle lui demandait s’il allait se coucher lui aussi. Pas entendu sa réponse, donc il a dû sourire ou faire signe de la tête. Elle a mentionné qu’elle dormait dans le dortoir et a demandé si lui aussi. Pascal a répondu qu’il ne savait pas encore.

TILT!!! Pourquoi ne pas lui dire qu’il dormait là, juste à côté, dans la chambre qui avait la porte ouverte avec moi??? Un peu froissée, je me suis convaincue qu’il devait avoir ses raisons. De toute manière, elle l’a vu entrer dans la chambre, et les lits du fond, le dortoir était ouvert sur le couloir. Donc, elle verra bien! Elle comprendrait bien assez tôt.

J'ai dû dire à Pascal que j’avais accepté que Caro partage notre chambre. Il a fait la grimace; “Donc pas de crac-crac ce soir!”. Ça m’a fait rire. Trop chou. Qui sait, peut-être que je pourrais renvoyer Caro dans le dortoir!?

Pascal s’était allongé sur le lit. D’office, il s’est mis au milieu. Hum, donc une de chaque côté. Bon.

Maud a pointé son nez par la porte alors que Caro et moi étions en train de nous changer. On s’est retrouvé topless. Elle aurait quand même pu attendre d’être invitée à entrer? Non, madame a frappé et hop. Maud a marmonné un vague; “Oh désolée”, mais elle est entrée et s’est assise sur le lit à côté de Pascal. Elle a fait comme si Caro et moi n’étions pas là en fait.

Elle s’est adressée directement à Pascal, en se passant la main sur sa proéminente poitrine, en lui lançant des regards “chaud comme la braise”. Pfff! M’énerve.

Maud était venue le chercher pour le ramener au dortoir. Elle lui avait réservé une place à côté d’elle. Elle avait entendu qu’il ne savait pas encore où dormir. Il y en avait une de libre. Pascal lui a répondu qu’il restait là. Il n’avait aucune envie de dormir en vrac dans le dortoir. Maud a encore insisté, elle disait qu’ils pouvaient aussi scouater une des autres chambres.

J’ai répondu pour Pascal; “Il reste dormir ici Maud, pas la peine d’insister.”.

Maud a interrogé Pascal des yeux, ignorant ma réponse et notre présence. Pascal n’a fait que lui répété qu’il restait. Un peu froissée, elle l’a toisé en lui demandant pourquoi l’avait-il invitée alors? Sans attendre sa réponse, elle a enfin quitté notre chambre la tête haute. Caro et moi étions toujours planquée derrière nos t-shirts. Nous n’avions rien manqué de la prestation de séduction de madame, ni de la conversation.

Ouf, Pascal était là. Il ne partait nulle part. Il restait ici, avec moi. Mon coeur chantait d’allégresse et de bonheur. Un petit bout de bonheur par-ci, par-là, si c’est tout ce que je pouvais grappiller, ça me suffisait très bien.

Il n’y avait peut-être pas de quoi, mais j’étais assez fière de lui… Il n’avait pas bougé d’un iota, toujours allongé au milieu du lit, les bras replié derrière la tête. En riant de le voir si détendu, je lui ai lancé mon pull sur la figure. Il a souri. Il s’est débarrassé du pull en me le rejetant et ça a fini en bataille d’oreiller, de pulls et tout ce qui nous tombait sous la main.


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102/14 - Garden Party impro... (approx. midi à minuit)

Publié le par JaneDo


Samedi, 12 avril 2014 - 102/14 - Garden Party impro...   (approx. midi à minuit)

Le reste de la journée, je me suis reposée. Je n’ai même pas répondu à l’appel de Caro après le match. Je l’ai rappelée plus tard. C’était prévu que je passe chez elle avant qu’on se retrouve tous chez Pascal et Thomas. On devait préparer quelques trucs pour le repas du soir. J’avais prévu de faire ma salade au maïs comme d’habitude.

Pur le reste, je verrais bien ce que Caro avait prévu. Comme je la connais, elle aura déjà préparé un gros truc. Ça me dirait bien son petit rôti aux champignons!

  Thomas a décidé de sortir le bateau  , il faisait beau. Dès qu’on est pas au soleil, il fait plutôt frais. Donc, j’ai mis mon gros pull Def Leppard et un jean. Si j’avais osé le short, j’aurai gelé sur pieds plus tard.

D’après ce que j’ai cru comprendre, on était en petit comité ce soir; Michael, 2 de ses copines, Julien, Paul, Pascal, Caro et moi. Avec Thomas, on était 9. Je crois qu’on était sensé dormir sur le bateau, alors j’ai pris mon training douillet.

Triste quand même de constater que Steven ne sera pas là ce soir!

Au programme ce soir, dîner à bord et tranquilos jusqu’au matin. Je me réjouissais! J’aime bien les petites soirées tranquilles, assis autour d’une table, sans chichi, pour discuter et rigoler entre potes.

Rhhh, chez Caro, je me suis retrouvée derrière les fourneaux à l’aider à terminer son dîner à apporter sur le bateau. On dirait qu’elle faisait toujours un max pour leur plaire et pour qu’ils n’oublient jamais de l’inviter. Elle avait, comme je l’avais espéré, fait son rôti aux champignons avec des petites patates. Miam, je me réjouis de me jeter à table!

Pile à l’heure, on s’est présenté les bras chargé sur le pont, près à embarquer. Thomas avait mis des petites lampes, comme celle qu’on met sur les sapins de Noël,  qui faisait tout le tour du bateau. Chouette! Le bateau était agréablement décoré; ambiance feutré, chaleureux. Ce sera du tonnerre ce soir avec toutes ces petites lampes. On l’a vite aidé à tout installé, puis on s’est planté autour de la table sur le pont pour prendre un verre en attendant les autres.

Pascal et Paul sont arrivé ensemble… grrrh, avec Maud. Il avait perdu Elodie en route ou quoi? Pourquoi nous ramener cette pétasse! Arhhh! Je ne sais pas si j’étais dégoûtée ou furax. Agacée, ça c’est sûr.

Puis j’ai eu une chance terrible, ou un éclair de génie, je ne sais pas, mais, par sms, j’ai demandé à Pascal si je pouvais dormir dans ses bras. Moi qui ne voulait surtout pas dormir sur le bateau!!! J’avais changé d’avis. Je lui ai envoyé mon message, l’ai regardé sortir son natel pour le lire.

Mon message l’a fait sourire. Il m’a cherché des yeux et m’a fait un petit clin d’oeil. Il m’a répondu de la même manière. Pascal proposait qu’on file en douce, pour aller dormir chez Michael, si on en avait l’opportunité. Moi aussi j’ai souri en lisant son message.

Il était retourné à sa conversation et ne regardait pas dans ma direction. Maud avait essayé de lui arracher son natel pour voir à qui il écrivait. Pouffiasse. Elle n’avait pas réussi. J’ai répondu avec une dizaine de “ouiiiii”. Pascal s’était levé et éloigné pour lire mon message. Il a souri. Sans me regarder, il est retourné s’asseoir comme si de rien.

Mon regard a croisé celui de Maud. Je me suis rendue compte que je souriais comme une idiote, et je ne voulais pas qu’elle sache que les messages venaient de moi, alors j’ai détourné la tête en continuant à sourire. Comme si j’écoutais ce qui se disait autour de moi et que c’était amusant. Qu’elle aille au diable.

Du coin de l’oeil, je la voyais se lover sans arrêt contre Pascal. Elle s’était même installée sur ses genoux, les bras autour de son cou. Ça ne me faisait rien, après tout, ici ou pas, c’est moi qui dormirait dans ses bras tout à l’heure. Caro avait remarqué mon manège et a voulu savoir ce qui se passait. Pas cool, mais je n’ai pas voulu lui raconter.

Les 2 copines à Michael étaient des filles bizarres et pas très sympathiques. J’ai préféré les éviter. Caroline a parlé avec elles. Elles semblaient s’entendre. Caro est vraiment une fille super cool et sympathique, elle s’entend avec tout le monde.

Mise à part cette Maud, la soirée était agréable, j’ai passé un super moment. Le fait qu’on soit peu m’a donné l’occasion de parler un peu plus avec les copains à Pascal. A minuit, Thomas a voulu faire sauter quelques pétards. C’était assez amusant, même si j’ai un peu peur de tout ce qui se rapporte au feu, j’en ai quand même allumé 2.

Puis, quelqu’un a appelé une des filles par son prénom; Erika… Ça m’a fait une gros “BOUM” dans la tête! Je sais que je connaissais ce nom là, mais d’où? La nouvelle petite copine à Thomas? Michael? C’était comme quant on a un mauvais goût sur la langue, mais c’était dans la tête. Je n’arrivais pas à me rappeler, mais je sentais qu’il y avait un truc avec cette fille. Alors j’ai commencé à l’observer discrètement.

C’est seulement quant j’ai vu Pascal discuté avec elle, un peu à l’écart que ça m’a fait un énorme “TILT” dans la tête!
Est-ce que ce n'était pas la fille avec qui Pascal était rentré une fois du chalet??? Est-ce qu’il s’était passé quelque chose avec cette fille? Si seulement j’arrivais à me rappeler! Erika?

J’essayais de lire leurs gestes, les expressions de leurs visages, de deviner ce qu’ils pouvaient se dire… Un sentiment désagréable descendait le long de ma colonne vertébrale. L’empêche, j’avais envie de mordre quelqu’un! Pitié… qu’on ne me gâche pas ma soirée! Pas ce soir… Pitié pitié!


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102/14 - Garden Party impro! (suite; de minuit à Midi)

Publié le par JaneDo


Samedi, 12 avril 2014 - 102/14 - Garden Party impro!  (suite; de minuit à Midi)

Alors les règles du “Time’s up” (qui veut dire; "le temps est écoulé"); il y a 3 tours et se joue par équipe. Il faut toujours faire attention, des mots utilisés et du résultat, au premier tour, parce que c’est utile pour la suite. Aussi se rappeler du résultat.

D’abord, on donne de petits billets à chaque joueur, qui inscrit le nom du personne connue ou célèbre. Pas d’objets, pas d’animaux. On place ensuite les billets pliés dans une boîte ou une corbeille. On forme les équipes. Une personne de l’équipe tire les billets et se lance pour qu’en 1 MINUTE, son équipe trouve le plus de réponses possible.

A la fin de cette minute, l’équipe garde les billets trouvés, et on passe la main à l’équipe suivante. Qui aura elle aussi 1mn pour trouver le plus de réponses possible. Et ainsi de suite. Chaque fois, c’est au tour d’un autre membre de l’équipe, et à la fin, on compte le nombre de réponses trouvées.

1er tour; l’équipe qui commence tire un billet et doit faire deviner le nom figurant dessus. Alors il peut tout dire, sauf prononcer le nom, bien entendu, utiliser les mots du nom. Exemple; Marilyn Monroe; blonde, actrice, maîtresse de JFK, morte en 1963, etc. Mais tu ne peux dire; nom ressemble à celui du groupe Marilyn Manson! Parce qu’on utilise le nom de Marilyn.

L’équipe qui aura le plus de billets ou fait deviner le plus de billets à son équipe, aura gagné le 1er tour. Tous les billets sont remis en jeu dans la boîte. Et on recommence.

2ème tour; On a que le droit de ne prononcer qu’un seul et unique mot pour faire deviner les noms figurants sur les petits fiches. D’où la raison de bien écouter les explications et les réponses, même quant ce n’est pas notre équipe. Exemple encore avec Marilyn Monroe; blonde! ou JFK! ou 1963! Donc si on a pas suivi le premier tour, on est fichu!

3ème tour; la plus rigolote en fait. D’ailleurs on était poilé de rire; Mimer!

On était par moment tellement mort de rire qu’on arrivait même pas à répondre! Un a dû imiter Batman! Et il faisait celui qui vole, après il a fait celui qui conduit, il sautait partout en bougeant ses bras, à se mettre la tête en bas et les jambes en l’air. Bon, il tombait parce qu’il avait déjà un peu bu.

On était tellement occupé à rire, qu’on a pas trouvé et la minute était terminée… Rien que d’y penser, ça me fait encore rire hihihi. Bien sûr que les équipes qui perdaient devait se taper un verre cul sec, ce qui nous mettait dans un état encore plus euphorique et pas du tout concentré.

Pascal était arrivé entre deux avec sa femme, et je n’ai rien vu. Trop investie dans le jeu. Evidemment, il était sobre et nous… ben pas du tout.

Pascal n’a pas pu jouer avec nous. Il est resté à côté à nous regarder, ce qui me mettait presque en transe. Ce devait sans doute être exprès que je sautais au cou de Steven quant notre équipe faisait un bon score et que je riais à gorge déployé! Je savais qu’il suivait et sans doute regrettait de ne pas pouvoir participer. Sa femme est venue le rejoindre et a dû elle aussi rester à l’écart.

A cause d’eux, on a fait une pause et changer de jeu. Ils avaient un sérieux retard sur nous, question boisson!

A la pause, je suis partie marcher un peu au bord du lac avec Steven. Je sais que c’était pour emmerder Pascal. D’ailleurs, il nous suivait du regard et ça me faisait bouillir de joie. Je faisais semblant de ne pas faire attention à lui. Pascal s’est débrouillé pour s’asseoir près de moi et pour engager la conversation. C’était cool.

A sa façon de me regarder, à son expression, j’ai réalisé qu’il essayait de me faire comprendre qu’il pensait à dimanche passé quant il était rentré de Milan pour qu’on puisse passer la journée ensemble. Hum! J’avais oublié moi! J’avais oublié que la dernière fois qu’on s’était vu, on était tout “lovi-dovi”.

C’est clair qu’après cette journée, mon attitude n’était pas cohérente. Je me suis sentie gênée. Mais, je pouvais toujours prétendre que la vodka m’avait obscurci l’esprit!

J’ai remarqué que Steven n’osait plus m’approcher depuis que Pascal était là. De plus, ce qui m’a déplu, c’était de le voir entamer des contacts avec d’autres filles. Le voir rigoler et avoir l’air de s’amuser en leurs compagnies me dérangeait un peu. C’était comme s’il avait tâté le terrain avec moi, boh ça marche pas, à la suivante!

Ah oui, oublié de mentionner qu’Elodie et Maud étaient là aussi. Je ne sais pas qui les avait invité, mais j’ai tout fait pour ne pas avoir à leurs parler ou à devoir interagir avec elles. Pourtant, un moment donné, j’ai été forcée de parler et sourire à Elodie, sinon j’aurai paru vindicative et mal élevée.

J’étais désagréablement surprise de la trouver sympa…

Tout en discutant avec Pascal, j’ai remarqué que Jess, sa femme, ne semblait pas le surveiller, ni le suivre du regard, ni ennuyée de le voir me parler. Bien. Je me suis donc détendue. Mais je n’ai pas apprécié longtemps sa compagnie. Pascal s’est levé pour aller chercher à boire, et a été happé par ses potes au passage. Je me suis retrouvée plantée comme un ”i”, toute seule, au milieu de la pergola.

Thomas était en pleine conversation de son côté, Pascal avec ses potes, et Stevens occupé aussi à rigoler avec une autre bande, Caroline avait la fesse posée au bord d’une des chaises du jardin, à rire avec Pascal et ses potes, Elodie pas loin… Bref, grand et long moment de solitude ultime!

Je me suis repliée dans la maison pour faire semblant d’aller aux toilettes. J’ai attendu assez longtemps pour pouvoir me permettre de ressortir et de chercher à me fondre dans un groupe. La longue marche de la maison m’a donné l’occasion de scanner les groupes et de choisir où aller poser mes fesses. J’avais perdu ma pêche et me sentais à nouveau complètement coincée! Si je riais en écoutant les autres parler, ce n’était que de la frime.

Je ne suivais pas vraiment la conversation et ne faisait que semblant de rire quant les autres riaient. Pascal m'avait oubliée? Je n'arrivais pas à y croire!

Avant que je le réalise, Steven avait disparu, Pascal et sa femme s’apprêtaient à rentrer se coucher. Il était un peu plus de 4h du matin. On était plus qu’une dizaine de pelés à traîner encore dans le jardin. Le comité prenait retraite sur la terrasse de Thomas. Assez fatiguée, je me suis retrouvée à marcher bras dessus, bras dessous en direction de chez Caro.

Vu ce le nombre de verres que j’avais descendues, Caroline m’a proposé de dormir chez elle. C’était plus prudent.

Il faisait un froid de canard, mais on a encore bu un café sur sa terrasse, des couvertures sur les épaules. C’était sympa l’air de rien. Evidemment, on a parlé de Pascal. Elle l’avait trouvé assez distant ce soir. Moi aussi. On a aussi parlé du week-end passé. Je lui ai raconté que Pascal était rentré de Milan et qu’on avait passé le dimanche ensemble. Mais, elle le savait déjà. Je ne lui ai pas demandé comment.

Pascal, et bien entendu Thomas, avaient un match samedi en fin de matinée. Je l’ai appris par Caro. Elle voulait y aller. Moi non. Pas question de jouer la groupie. Je préférais rentrer chez moi et terminer ma nuit. On s’est quitté vers 10h, moi pour rentrer, et elle qui partait scouater les bancs de la salle de sport où se déroulait le match.


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101/14 - Garden Party impro!

Publié le par JaneDo

 


Vendredi, 11 avril 2014 - 101/14 - Garden Party impro!

Ce soir, soirée tranquille dans le jardin chez Thomas et Pascal. Les garçons avaient un match après le boulot ce soir. Donc, j’ai proposé à Thomas de commencer à préparer des petits trucs pour ce soir. Chacun devait amener une bouteille; whisky, vodka, etc, et  quelque chose à grignoter. Caroline est venue me donner un coup de main.

Je ne m’étais pas foulée; salade de maïs et vodka. Pour la salade de maïs, facile, vider quelques boîtes dans un plat et sauce, et c’était réglé. Caro avait préparé une salade de patates. C’était extra, j’ai goûté. On a sorti le barbecue, disposé les boissons sous les tables, disposé les serviettes, etc. Bref, on a fait le maxi.

Je savais où Thomas disposait les lampes qu’il disposait par-ci par-là dans le jardin pour les éclairages tamisées. Donc, on les a posé près des chemins et pendu aux arbres. Bref, Caro et moi avions bien travaillé. Vers 19h30, les gens ont commencés à arriver. Grrrh, moi j’étais raide, j’aurai bien fait une sieste.

En plus, de savoir que les garçons ne seraient pas là avant au moins 2h, l’idée de jouer les hôtesses ne m’emballaient pas vraiment. Mais Caroline faisait ça très bien.

Je me suis forcée un peu, j’ai évité les boissons alcoolisées pour ne pas finir sous la table avant que Thomas, Pascal, Paul, etc, n’arrivent. Le café me convenait très bien. D’ailleurs j’en avais fait une cargaison respectable que j’avais mis dans des Thermos.

Pas de détour après le match, Thomas est rentré direct. Paul, Julien, Michael suivaient droit derrière. Pas de Pascal. Rhhh, lui, toujours à traîner les pieds.

Petit chef dans l’âme, notre petit inspecteur des travaux finis à fait le tour de notre boulot. Thomas a semblé étonné qu’on ait si bien réussi à faire tout ça à sa place.

D’habitude, c’est lui qui s’occupe de tout, jetant ses ordres à ceux qui voulaient bien l’aider, mais passant derrière aussitôt pour tout vérifier et y mettre sa touche perso, au besoin.

Puis, tout a été très vite. Le jardin était bourré de monde en moins de 30 minutes. Thomas trouvait qu’il était un peu tard pour faire un barbecue.

Après tout, on avait tout ce qui fallait sans avoir besoin d’allumer de feu; saucisses, jambons à l’os, de la viande séchée, et tout un tas de trucs à manger. Et à boire! Quelqu’un avait apporté une glacière de Sangria.

L'air de rien, la journée il fait peut-être bon, mais le soir, ça caille! Pascal n’arrivait toujours pas! J’ai vite compris d’après les airs entendus quant on posait la question, qu’il ne viendrait pas. Ou en tous cas, plutôt tard. Impossible de savoir ce qu’il fabriquait. Je pense que Pascal était avec sa femme, parce qu’elle n’était pas là non plus.

Mon coeur a fait de petits bons heureux en voyant le sourire de Steven se pointer à l’horizon. Lui au moins, il était là. A minuit, on jouait bruyamment au “Time’s Up” et on était tous assez éméché! Comme l’alcool me décoince passablement, j’étais plus… câline avec Steven. Plus souriante aussi.

Le temps de quelques heures, grâce au ciel, j’avais oublié Pascal en noyant mon cafard dans la vodka. Et Steven souriait, et j’adore son sourire, presque aussi magique que celui de Pascal… Au milieu du nuage des effluves de la vodka, de ma joie chimique, je me suis dis que je rentrerais peut-être avec Steven ce soir…


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100/14 - Petite forme!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 10 avril 2014 - 100/14 - Petite forme!

Ôfff! Petite forme aujourd’hui. J’espérais un appel de Pascal, mais rien. Seulement un petit message sms; Pascal voulait que je l’appelle. Je n’ai pas pu avant la fin de la journée. Pascal a été très charmant au téléphone. Il prenait de mes nouvelles, savoir ce que je faisais. J'ai raconté un peu, et j'ai voulu savoir aussi ce qu'il faisait de son côté.

Ce soir, Pascal ne sortait pas prendre un verre avec les copains. Après le boulot, il rentrait se changer, puis sa femme et lui avaient rendez-vous pour dîner avec des amis à Jess. Hum! ça ne me donnait pas envie de sortir du coup. Ce week-end, personne ne montait au chalet, à part ses parents.

Comme il allait faire plutôt beau, on allait certainement faire des trucs au bord du lac. Thomas avait l’intention de sortir le bateau, mais ce n’était pas encore sûr. A la fin de la conversation, Pascal m’a dit qu’il pensait encore à ce dimanche qu’on a passé ensemble. Hihihi, moi aussi, j’y pensais souvent avec le coeur qui bat à fond.

J’étais contente de savoir qu’il ne regrettait pas du tout d’avoir fait la route. Il s’interrogeait tout de même sur ses sentiments, les raisons qui le poussent toujours vers moi. Je sais bien que ça le rend perplexe. Moi, ça me fait plaisir.


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99/14 - Je crois qu il me plaît!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 9 avril 2014 - 99/14 - Je crois qu’il me plaît!

Aujourd’hui, j’étais invitée à l’anniversaire de l’autre Pascal, celui de Saint-Domingue, et d’un de mes potes. Je ne pensais pas faire très tard. En plus, j’avais promis de retrouver Steven après. J’en avais assez de chercher des excuses pour le voir et me donner plus de temps. Puis, je crois que j’avais envie de le voir pour sonder ce que je ressentais.

 

     
  • Quant tu m’as dis que tu avais un anniversaire, j’ai pensé que ce n’était qu’une excuse pour annuler. Je crois que je m’y attendais un peu. D’où ma surprise que tu me proposes qu’on se retrouve après!
  •  

 

Glups! dire qu’effectivement, j’avais pensé annuler et repousser à demain. Hum, heureusement que je ne l’avais pas fait! Steven souriait, et il avait un très joli sourire. J’ai toujours été fasciné par les sourires. C’est une des portes qui me fait tomber amoureuse d’un garçon. Une porte très importante, mais la voix et le toucher passe avant tout. Si quant il me prend la main, ça ne me plaît pas, alors c’est niet. Il n’y aura jamais rien. Steven avait aussi de beaux yeux bleus, doux, sensuel et de longs cils.

  • Je ne peux pas faire très long, j’ai une longue journée demain, et je suis fatiguée. A partir du jeudi, je m’accorde un peu plus de temps pour moi, mais la semaine, je cours toujours comme une dératée.

Il me surprit en train de le regarder. Il a sourit. Ça m’a fait rougir. Il avait vraiment un beau sourire, et ses lèvres n’étaient pas mal non plus. Je me demande ce que ça donnait de l’embrasser? Steven était habillé de façon décontracté; un jean, une chemise pêche ouverte sur un débardeur blanc. Mouais, il est plutôt mignon.

La fête d’anniversaire était plutôt ennuyeuse, mais j’ai passé un moment adorable avec Steven, plein de rire. J’aimais bien sa compagnie en fait.
Je ne sais pas s’il me drague ou s’il me trouve seulement sympa, mais en attendant, je passe de bons moments en sa compagnie.

Steven a tenu à payer l’addition. Encore un bon point pour lui. Je déteste les mecs qui vous invitent à prendre un verre, et qui compte leurs petits sous pour ne payer que leur part. Ça démontre illico qu’ils sont pingres. S’ils ne sont pas généreux là, alors dans la vie intime, ils ne le sont pas non plus.

Avant de se pencher pour me faire un bisou pour se dire bonne nuit, il souriait.
Son sourire était nettement charmeur. Peut-être qu’il me fait effectivement du rentre dedans! J’ai évité de justesse le baiser qui dérape de la joue sur les lèvres. C’était encore trop tôt. Même si j’étais curieuse de connaître le goût de ses baisers, je ne voulais pas qu’il me prenne ce que je ne suis pas; une fille facile.

Légèrement déçu, il a gardé le sourire. Je l’ai regardé s’éloigner vers sa voiture. J’aimais sa démarche; calme et assurée. Mouais, je crois qu’il me plaît bien, mais je suis encore et tujours très amoureuse de Pascal.


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98/14 - Tête en l air!

Publié le par JaneDo


Mardi, 8 avril 2014 - 98/14 - Tête en l’air!

J’ai oublié de noter comment je me sentais aujourd’hui et ce que j’avais fait! C’est la première fois que ça m’arrive! Je pense que je devais avoir la tête dans les nuages, trop contente que Pascal ait fait des tonnes de kilomètres, juste pour me voir.

Je l’aime toujours à la folie. Je sais que c’est bête, que je devrais tourner la page, prendre mes jambes à mon cou, mais voilà… Mon coeur s’accroche désespérément. Faut dire qu’il m’encourage aussi, en agissant comme il le fait. Je suis sûre que je ne l’ai pas appelé, pour ne pas le déranger. Juste répondu à son message où il disait qu’il avait passé un chouette dimanche.

Ma tension a baissé! Au lieu de 90, je suis à 143, au lieu des 197 de l’autre jour! Ça doit être à cause du merveilleux dimanche dans les bras de celui que j’aime! Mon médecin était ravi. Il m’a donné rendez-vous vendredi prochain. il espère que ça va encore baisser d’ici là. Moi ausi.


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97/14 - Retour imprévu.. Bonheur!

Publié le par JaneDo


Lundi, 7 avril 2014 - 97/14 - Retour imprévu.. Bonheur!

Le coeur léger après les nombreux coups de fils de Pascal, je me détendais glorieusement devant la télé, dans un training défoncé, les cheveux en bataille, un livre à la main. Je me sentais légère et détendue, ce que je n’avais pas ressenti depuis des lustres. J’étais quand même un peu perplexe par l’attitude de mon Roi de Coeur. On passe des semaines sans pratiquement se parler, il boutique avec d’autres filles, la fleur au bec, et là, je lui lance un coup de fils honteux, au bord du gouffre de la désespérance et il me bombarde d’appels!?!

Quelque chose m’échappe certainement! Etait-ce le ton de ma voix? Ou simplement le fait de l’avoir appelé? Ou je lui manque vraiment? Je n’ai aucune idée ce qui a déclenché ma bonne fortune et ça me serait utile  de le savoir…

Toute détendue, avec une petite pointe d’angoisse quand même, j’essayais de terminer le roman policier que j’avais commencé. Peu avant minuit, le téléphone a sonné. J’ai failli ne pas regarder et ne pas répondre, mais quand j’ai vu que c’était à nouveau Pascal, le plaisir d’entendre encore sa voix m’a poussé à peser sur le petit bouton "répondre".

Pascal avait tout de même pris la route depuis plus d’1h. Il rentrait. Il rentrait pour moi! Mes pensées m’ont échappé; je l'adore, puis il fallait que je me prépare, et surtout me laver les cheveux et me faire un brushing! Je voulais être absolument impeccable, c’était vital.

En parlant au téléphone avec Pascal, j’ai réalisé qu’il n’était pas seul. Il n’était pas très clair, et tout à coup, l’autre, Elodie, lui a demandé de s’arrêter dans la prochaine station service. Hum! Petit coup de froid sur la ligne! Bien sûr Pascal aurait pu me dire qu’Elodie rentrait avec lui. J’ai décidé de prendre ça à la rigolade, il n’y avait pas de raison de lui en vouloir.

  • Elle l’a fait exprès…
  • Ouais, je le crois aussi.

Pascal m’a dit qu’il pensait être chez lui vers les 3h du matin, alors, je n’avais plus qu’à me rendre chez lui et l’attendre. Maintenant qu’il savait que je savais qu’Elodie était dans la voiture, il parlait plus librement. Il m’a dit qu’une copine à Julien, Martine, avait aussi voulu rentrer, alors il ramenait les deux nanas et me rejoindrait après.

Je pouvais toujours entendre ce qui se passait dans la voiture, Pascal n’avait pas éteint correctement son natel. Elodie a voulu savoir avec qui il parlait. Pascal lui a dit qu’elle était trop curieuse. J’aurai pu continuer à écouter, mais Pascal s’en rendrait certainement compte. J’ai donc raccroché. Je me suis préparée, et j’ai décidé de me rendre chez Pascal, mais je voulais arriver après lui, parce que j’adore qu’il m’ouvre. parce que j'aime le sourire malicieux qui transparaît dans ses beaux yeux verts.

Chaque fois, ça me court-circuite les neurones, me coupe le souffle, le sang dans mes veines se met à bouillir… C’est comparable aux sensations fortes qu’on ressent sur un circuit automobile, ou le grand-huit, et j’aime ça. Je lui ai donc envoyé un message pour lui demander de m’avertir une demi-heure avant d’arriver à la maison.

J’ai donc attendu qu’il soit en train de se changer pour sonner, qu’il soit à torse nu… mon coeur a fait son plongeon… Il était enfin là… Ça faisait si longtemps!

Son sourire me fait toujours autant chavirer, ses lèvres toujours aussi douces. Il embrasse comme un Dieu. J’étais conquise avant même que ses lèvres se posent sur les miennes. Ses baisers étaient brûlants, me libéraient de mes angoisses, de mes incertitudes. J’avais la tête aussi vide que creuse. Je ne me rappelais de plus rien, ni même comment je m’appelais. Son regard brulant me faisait flotter sur un nuage, me donnait l’impression d’être la plus belle, la plus désirable des femmes. Toujours complètement et totalement folle de lui.

On a fait l’amour pour toutes les fois où on s’était manqué, comme si c’était les premières fois. Puis, on s’est endormi collé l’un à l’autre, malgré la chaleur, comme si par malheur, on se lâchait, on risquait de se réveiller seul. Je ne voulais pas dormir, pour profiter de chaque seconde, mais j’avais fini par m’effondrer au creux de son épaule. Je me suis réveillée en sursaut, avec la peur au ventre d’être en train de rêver. Je l’ai regardé dormir longtemps, avant de me laisser emporter par le sommeil.

On a passé toute la journée du dimanche au fond du lit. On a même mangé au lit. Ces quelques heures passées auprès de lui m’avaient fait oublier tout mon ressentiment, toutes mes angoisses. Je nageais dans le bonheur le plus parfait. Je l’adore!

Vers les 23h, j’ai préféré rentrer avant le retour de Thomas. Pourtant, Pascal m’a dit que de toute façon, Thomas était déjà au courant. Il savait pourquoi Pascal avait quitté Milan plus tôt.

Lundi, j’avais mon souper en famille comme d’habitude. On a fêté avec retard l’anniversaire de mon père à Moudon.

Je suis passée prendre Lilice, et on a été acheté un Box Cadeau Gastronomie pour mon papa. Le voyant lumineux, signalant un problème avec les freins s’est mis à sonner, alors qu’on a’apprêtait à prendre la route pour Moudon. Rhhh, quelle poisse.

Ma frangine avait fait un plat africain du Libéria que mon papa adore, et Marlène, sa copine, avait apporté un gâteau d’anniversaire au moka.

Mon papa et Marlène sont parti vers 21h, on avait commencé à manger tôt. A 22h, j’étais à la maison. On avait passé une belle soirée. Papa a beaucoup aimé son cadeau d’anniversaire. C’est Lilice qui en a eu l’idée. Elle a souvent de très bonnes idées. D’ailleurs, on lui demande toujours quant on a un cadeau à faire, ce n’est pas pour rien.


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96/14 - Week-end à Milan... sans moi... (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 6 avril 2014 - 96/14 - Week-end à Milan... sans moi... (2)

Samedi soir, une heure après ma honte d’avoir appelé Pascal, raccroché et éteint mon natel, j’ai fini par le rallumer. Contre toute attente, j’espérais encore qu’il me rappelle. J’avais 3 appels en absence, toutes de Pascal. Ouf. Il semblerait qu’il ait alors envie de me parler? Ou a-t-il seulement pitié? Quelques minutes plus tard, l’appel tant espéré est arrivé.

De voir son nom sur l’écran de mon natel m’a retourné l’estomac. C’était fou qu’un truc aussi banal me fasse autant d’effet.

  • Hey, enfin! J’ai imaginé que tu avais peut-être éteint ton natel!
  • Hey! Non, je ne l’avais pas éteint.
  • Ok. Dis pourquoi tu as raccroché comme ça?
  • A cause du bruit.
  • Bien sûr que ça  m’a fait plaisir que tu m’appelle! J’étais content, moins quant t’as raccroché!
  • Sorry, j’ai eu un coup de sang. Je me si tu voulais vraiment me parler, tu te serais éloigné du bruit.
  • Bon ok. J’ai compris, t’as vu? Presque pas de bruit, comme ça tu ne me raccrocheras pas au nez cette fois j’espère?

J’ai rigolé. Jeez, ça me faisait plaisir de l’entendre. Encore plus plaisir de le sentir disponible et heureux de m’avoir en ligne.

Il m’a raconté qu’ils ont été voir le stade, La Scala, mais aussi le Duomo (Cathédrale de Milan). Ils étaient morts de fatigue, ils avaient passé l’après-midi à visiter la ville, voir les monuments historiques et aussi un Musée d’art, la Pina… je-ne-quoi. Pascal m’a dit que ça m’aurait plût, qu’il y avait des tableaux incroyables.

  • C’est dommage que tu ne sois pas là, je te jure que ça t’aurait plu.
  • Y a pas de dommage, personne ne m’a parlé de ce voyage. Tu avais plus envi qu’Elodie soit là, pas moi, sinon tu m’en aurai parlé.
  • Ja-aaa-ne! Bien sûr que j’avais envi que tu sois là! J’ai essayé de t’appeler vendredi en fin d’après-midi. Puis, j’ai ré-essayé vers 20h. J’en avais parlé par hasard à Elodie, qui a voulu venir pour faire du shopping, mais c’était pas prévu, contrairement à ce que tu as l’air de penser. Normalement, on devait rester entre mecs, mais Michael et Ju ont emmenaient des copines avec, alors je ne pouvais pas refuser qu’Elodie vienne! Puis, j’ai pensé que Thomas t’en avais sûrement parlé, alors je ne me suis pas inquiété plus que ça. J’ai été surpris de ne pas te voir quant on s’est retrouvé pour partir. C’était trop tard pour t’appeler pour te dire ou passer te chercher.
  • Mouais… Et tu as appelé vers 20h, c’était pas un peu tard?

Pascal a reconnu que c’était tard, mais comme il l’avait dit, il était persuadé que Thomas m’en aurait parlé, étant donné qu’on se parlait presque tous les jours. Alors, il avait été très surpris de ne pas me voir. Il avait pensé que je n’avais peut-être envie d’y aller, avant de poser la question à Thomas. Je lui ai reproché de n’avoir pas pris la peine de m’appeler en remarquant mon absence.

Il n’avait pas osé.

En douceur, on est revenu sur le sujet des visites à travers Milan. J’ai essayé de savoir si Elodie était avec lui, et aussi si elle avait fait la route avec lui. Mais, astucieusement, Pascal éludait les questions se rapportant à Elodie. J’ai arrêté. Je ne voulais pas être lourdingue non plus.

Puis, je me suis rendue compte qu’elle était tout près, à cause de certains silences ou changements de sujets. J’ai réalisé aussi qu’il changeait de place, et j’ai entendu sa voix. Elle l’appelait. La moutarde m’est monté au nez direct. Ou c’était plutôt la jalousie, je n’arrive pas faire la différence. Mais, je me suis calmée en réalisant aussi que Pascal n’avait pas l’air d’être pressé de raccrocher. Ça m’a fait plaisir.

  • Vous êtes où là? En train de visiter?
  • Non, au resto. On a trouvé un restaurant sympa, on s’apprête à manger… Tu me manques, j’aurai bien aimé que tu sois ici.
  • Hum! (petit rire narquois). Tellement facile de dire ça maintenant, puisque je suis trop loin pour risquer de te flinguer ta soirée.
  • Me flinguer ma soirée? Qu’est-ce que tu veux dire? Jane, je le pense. Je pense ce que je dis; ça t’aurai plu la visite du Musée d’art, et tu me manques, j’aurai aimé que tu sois là.
  • Oui, sauf que je ne te crois pas. T’aurai aimé que je sois là pourquoi? Te regarder flirter avec Elodie?
  • Arrête de dire des trucs pareils! J’aurai préféré que tu sois là plutôt qu’Elodie.

Il avait baissé le ton chaque fois qu’il disait que je lui manquais, et encore plus en parlant d’Elodie. Aucun doute qu’ils étaient tout près. Ils pouvaient peut-être même l’entendre? Ou peut-être qu’il était dehors et ils pouvaient le voir depuis le restaurant? Non, s’ils étaient dans le restaurant et lui dehors, ils ne pouvaient pas l’entendre, alors pourquoi baissait-il le ton? Cela me travaillait!

  • Ta femme n’est pas venue? Elle aime faire du shopping, non?
  • Elle est à Paris. Surement en train de dévaliser les magasins de la capitale française!

Il avait dit ça avec amusement. Malgré tout, on dirait que ce que faisait sa femme l’intéressait. J’ai même senti une sorte de tendresse, comme si… enfin, je ne sais comment l’expliquer. Moi, j’aurai utilisé ce ton en parlant de quelqu’un que je trouve marrant et chou. Je ne sais pas, mais c’est bizarre!

On ne pouvait quand même pas passer 3h au téléphone, donc il a fallu raccrocher. Surtout que j’entendais les autres l’appeler. Alors, j’ai préféré être l’initiatrice.

Après le dîner, Pascal a rappelé. Ils retournaient à l’hôtel pour se changer avant de sortir. Drôle, mais pour me rappeler autant,  on dirait que je lui manquais vraiment! Touchée par son geste inattendu, je me suis laissée allée à lui dire qu’il me manquait, que ça me faisait vraiment beaucoup de peine de ne pas être là-bas avec eux. Surtout avec lui.

Sa femme ne rentrait que lundi soir. Petit pincement au coeur. Donc, il aurait pu refuser d’aller s’expatrier à Milan et rester ici avec moi?

On a parlé pendant tout le trajet jusqu’à sa chambre d’hôtel. Je l’ai entendu passer par la réception. Apparemment, il était parti de son côté, juste pour pouvoir me parler au téléphone. Je lui ai demandé de me décrire sa chambre. Je voulais pouvoir l’imaginer dans la chambre. Il la partageait avec Thomas. D’ailleurs, en arrivant à son tour, et apprenant que Pascal était en ligne avec moi, il lui a arraché le téléphone pour me faire un coucou et un bisou virtuel. Pascal est sorti sur le balcon et m’expliquait la vue. J’entendais le bruit de la circulation.

J’étais drôlement contente qu’il partage sa suite avec Thomas. Au moins, Elodie ne dormait pas avec lui. Ouf.

Pascal semblait un peu triste, ou sinon, il jouait bien la comédie. Il a voulu savoir ce que j’avais fait vendredi soir, et aussi ce samedi soir. Après avoir tourné autour le pot, il a voulu savoir si j’avais vu Steven, et quant. J’ai cru déceler une pointe de jalousie, mais je n’en étais pas sûre. Je lui ai dis que j’avais un truc, sans préciser quoi. Mais, je n’avais rien de rien. Je n’avais rien prévu.

Pascal a dû aller se changer, alors on a dû raccrocher. Puis, 20 minutes après, il me rappelait pour me demander encore une fois ce que j’avais ce soir. Je suis restée évasive. Il a insisté. Je trouvais ça bizarre. Peut-être qu’il pensait que je tentais de lui cacher un rendez-vous avec Steven? Pascal a voulu savoir si je rentrais tard, si je dormais chez moi, etc. Hum! C’était curieux!!!

Comme apparemment, je ne donnais pas des réponses qui lui convenait, il a voulu encore savoir si je répondrais s’il me rappelait plus tard, ou même en plein milieu de la nuit. Alors, j’ai arrêté de le torturer.

  • Ça t’embête tant que ça que je sorte? Alors que toi tu t’amuses à Milan avec… Elodie? T’es drôle! Ecoute, je ne sortirais pas ce soir, ok? Voilà. Je resterais sagement chez moi, et je te répondrais à n’importe quelle heure, ça te va?
  • Tu n’aime pas trop les surprises, alors… Je rentre. Je voulais juste… Enfin, je pensais débarquer chez toi, mais… tu ne vas pas apprécier, j’ai raison?
  • Non, je n’aurai pas apprécié! Mais, t’es fou ou quoi? Tu n’as pas à rentrer à cause de moi?
  • C’est une bonne raison non? Alors, puisque ce n’est plus une surprise, tu veux qu’on se voit où? Chez moi?
  • Chez toi? T’es malade? Et si ta femme n’est pas partie en fin de compte! Tu va te faire chier tout seul sur la route? Non, sérieusement, tu n’as pas à faire ça. Reste, amuse toi, et on se verra à ton retour si tu veux?
  • Non. c’est décidé, je rentre. J’ai envi de te voir. Enfin… si tu le veux aussi?
  • Bien sûr que je le veux aussi! Mais, ça ne me dit rien de te savoir sur les routes… Je serais trop inquiète. Sérieusement, reste. Ça me fait plaisir rien que l’idée que tu étais prêt à te taper je ne sais combien de kilomètres juste pour me voir. Mais franchement, si ta femme ne rentre que lundi soir, alors on se verra dimanche soir à ton retour. Alors, pas de conneries ok.

Pascal est resté silencieux un long moment. J’avais senti qu’il faisait son sac, mais après mon insistance pour qu'il reste, j’imagine qu'il avait dû stopper ses préparatifs et s'asseoir sur son lit. Thomas lui a demandé ce qu’il foutait. J’entendais ses soupirs. Pascal ne savait plus quoi faire; rester ou rentrer!

  • Tu n’as pas envie de me voir en fait, c’est ça?
  • Oh Pascal, pas du tout. Si tu savais… J’en meure d’envie, mais je ne veux pas que tu te précipite comme ça. C’est trop tard, et puis, tu rentres demain, avec les autres, donc ça ira, d’ac? Je ne veux pas te savoir sur les routes tout seul. S’il t’arrive quelque chose, ça me fera trop mal. Je t’aime d’avoir voulu courir ici pour moi. Je ne sors pas ce soir, je vais lire tranquillement, et demain, je serais en pleine forme à ton retour d’accord?

Pascal voulait rester à l’hôtel et qu’on papote au téléphone. Je trouvais ça idiot. Je crois que c’était pour me rassurer ou me prouver qu’il était sage. Thomas l’astiquait pour qu’il se préparer, que tout le monde attendait sur lui. Il m’a rappelée vers minuit, il pensait rentrer à l’hôtel et qu’on se parle encore.

C’était fou! Pascal ne m’appelle pas souvent, mais une fois en ligne, il ne veut jamais raccrocher! j’ai dû prétendre que j’allais me coucher, et lui dire de s’amuser un peu. Il était à Milan que Diable et avec ses potes! C’est vrai que j’étais rassurée. Même s’il passait le reste de la soirée avec Elodie, ça me faisait beaucoup moins baliser.

Ça me touchait vraiment beaucoup que Pascal ait été prêt à faire des miliers de kilomètres juste pour être avec moi. C'aurait été de la folie, mais c'est fou comme ça fait plaisir. C'est le geste qui compte. C'était fou qu'il fasse ça pour moi! Rien que pour y avoir pensé, d'avoir voulu le faire, je l'aime.

Dimanche, j’ai passé l’après-midi à jouer aux cartes chez Carmine. Carmine a préparé des pizzas dans son four. Il était tout fier. Il pouvait boutiquer pendant qu’Ella, Lilice, ma soeur et moi jouions. C’était chouette de revoir Ella, parce que depuis qu’elle ne sort plus avec Marco, on ne l’avait pas beaucoup vue. C’était pour elle que j’étais là, sinon, j’aurai annulé.


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