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249/14 - Trop tard?

Publié le par JaneDo


Samedi, 6 septembre 2014 - 249/14 - Trop tard ?

J’ai appris la mort de ma tante Betty, la femme du frère aîné de mon papa. Afff, il y a 6 mois à peine, lors de l’enterrement de la soeur aîné de mon paps, elle plaisantait en racontant des anecdotes de mon enfance, et la voilà de l’autre côté. Mon papa avait de la peine à contenir ses larmes quant il me l’a annoncé. C’est vrai, c’est triste. Même si elle avait vieilli, elle avait toujours les mêmes expressions et le même visage.

Je la vois encore traversé le village de sa maison à celle de ma grand-mère, de son pas vif et décidé. Un peu voutée, elle avait les cheveux coupés courts, bouclés. Même encore maintenant. Une coiffure des années 50. L’enterrement aura lieu mardi. Elle s’est éteinte vendredi matin. Est-ce qu’une partie de l’angoisse qui me tiraillait ces temps venait de là? C’est possible, mais je n’avais pas pris la peine d’analyser.

Et je pense à mon papa, au fait un jour prochain, il partira lui aussi, et déjà, j’ai le coeur qui chavire sous le poids du chagrin. Je ne veux pas qu’il s’en aille, jamais. Mais je ne veux pas qu’il souffre non plus. Et revoilà l’angoisse, mon fidèle compagnon ces jours-ci.


Vers 11h, encore un peu dans les vapes, j’ai vu que Pascal avait essayé de me joindre ce matin. Hum!!!! Il voulait être sûr de ne pas m’avoir au bout du fils! Depuis quant est-ce que je réponds au téléphone, un samedi à 9h??? Pfff. J’étais un peu furax. Il ne m’avait pas appelée hier pour notre rendez-vous, et il attend le lendemain. Le fumier.

Me voilà donc obligée de le rappeler. Si je ne le faisais pas, il s’en tirera avec une pirouette, genre; "je t’ai appelée, c'est toi qui ne m’as pas rappelé". J’ai pensé que tu avais autre chose, ou que tu ne voulais pas me voir.

Je suis arrivée à notre rendez-vous aux Pirates, avec mes 10 minutes de retard. Pascal m’attendait déjà. Il buvait un verre au bar. J’ai noté qu’il ne m’avait pas proposé de passer chez lui, mais avait choisi un endroit “neutre”; un restaurant. Est-ce que c’était mauvais ou bon signe???

Dieu qu’il était chou. Son sourire et ses yeux pétillants me font battre le coeur. Ciel, je ne dois pas perdre mes moyens. Je dois garder la tête froide, et surtout ne pas penser à ce qu’il a fait dernièrement, ni ce que j’ai vu. Surtout pas. Je voulais juste pouvoir me coller contre lui et me serrer dans ses bras. Zut, voilà que je me ramolli. Re-zut.

Ses yeux me couvaient ou était-ce mon imagination? Il semblait heureux de me voir. Mais là encore, ce n’était peut-être que mon imagination?

  • On avait pas prévu de se voir hier soir? Tu as dû oublié mon numéro??? Qu’as-tu fais de beau?

J’aurai voulu me couper la langue et la jeter dans un hachoir. Qu’elle idiote! Je m’étais pourtant promise de ne rien dire, de ne pas poser de question, ni de faire des remarques comme je venais de le faire. Dans le petit regard que Pascal m’a lancé, je voyais bien qu’il se demandait si on allait passer la soirée à se prendre la tête.

Pour faire oublié ma bévue, j’ai souri et me suis jetée sur la carte, et lui ai demandé ce qu’il avait l’intention de commander. A vrai dire, je n’avais absolument pas faim. Mon estomac était noué, même un grain de riz n’arriverait pas à bon port. J’ai pris un café. Oui, déjà. Cela l’a fait sourire; “Toujours ton petit café en vitesse, même avant de dîner, incroyable.”.

On a changé le sujet de la discussion, je pense que c’était voulu des 2 côtés. On a parlé de tout et de rien. Surtout, rien d’important. Pascal m’a demandé comment j’allais, ce que j’avais fait ces derniers temps (peinture). Si j’étais contente de l’agence avec lequel je travaillais. Il m’a un peu parlé de son boulot, notamment qu’il serait absent quelques jours la semaine prochaine.

Et nullos, je suis revenu sur le sujet d’hier soir. Arrrrh, mais faites moi une lobotomie vite fait. C’est pas vrai, je cherche les emmerde? En tous cas, je suis la championne pour m’infliger des crèves-coeurs. Stupide.

Après un petit coup d’oeil en ma direction, Pascal m’a répondu sans détour, il avait été chez des amis à Elodie.

Voilà donc la raison pour laquelle il ne m’avait pas appelée. Le sang m’ait monté à la tête. J’étais violette. En tous cas, les oreilles. J’ai plongé mon regard dans mon assiette pour ne pas lui montrer la colère dans mes yeux remplis de larmes contenues. J’imagine qu’il l’a deviné, mais a préféré faire comme s’il n’avait rien remarqué.

J’avais envie de lui balancer mon verre à la gueule et de débarrasser mon assiette, les verres et tout ce qu’il y avait sur la table d’un revers de la main, le traiter de salopard et de partir en le plantant là. Mais tout ça n’était que dans ma tête. Je ne fais jamais des choses pareilles.

Je n’avais plus rien à dire, et ma voix aurait tremblé, ce qui aurait été terrible. Envie de pleurer aussi, le coeur dans les pompes, effarée qu’il ait osé me jeter ça à la figure. Pour donner le change, j’ai voulu sourire et lancer une blague. Mais, je n’ai pu que le regarder, les mots se sont évanouis avant de franchir mes lèvres.

Pascal a voulu me prendre la main, mais je les ai prestement retirée pour les coincés entre mes genoux. Pour masquer le tremblement qui me parcourait de la tête aux pieds, mais aussi, parce que je ne voulais pas de son contact et aussi parce que ce geste, je lai vu le faire avec Elodie.

Il a fait une petite grimace et a changé de sujet, pour me demander si j’avais vu “Divergente” et ce que j’en avais pensé. Pfff, je m’en foutais comme de l’an quarante. Non mais. Horrible, mais j’avais attendu ce rendez-vous avec impatience, et maintenant, tout ce que je rêvais de faire, était de rentrer chez moi. Je suis restée muette.

Pascal a proposé qu’on aille chez lui, on serait mieux pour discuter. Il n’avait aucune envie de traîner dans les bars, ni en boîte. J’ai pensé qu’il ne voulait surtout pas qu’on nous voit ensemble, alors il préférait qu’on se cache chez lui. Et je n’avais aucune envie d’aller chez lui, il y avait emmené Elodie. Qui agissait comme si elle était chez elle, d’ailleurs. Non, je n’avais envie de rien. Et ça m’énervait même d’être là, dans ce restaurant avec lui. Je me sentais déplacée, mal. Je voulais rentrer. Mais, je voulais aussi rester avec lui. Passer la soirée avec lui.

C’était mal parti si je voulais qu’il me propose encore de vivre avec lui… J’avais tout foiré!

Chez lui, je me suis sentie comme une étrangère. Il a dû m’inviter à m’asseoir pour que je le fasse. Pascal a bien senti que je n’étais pas à l’aise.

De manière détournée, j’ai essayé de revenir sur le sujet d’habiter ensemble, mais il m’a coupé les pattes illico; “Je suis très bien tout seul. Tu avais raison, c’était une mauvaise idée, ne te fais pas de bile, je n’en parlerais plus.”.

Ok! Après tout, c’était ce que j’avais voulu? Ce que j’avais répété encore et encore, refusant même d’envisager la question, alors pourquoi est-ce que je me sentais si mal???

Je n’ai plus osé aborder la question de tout le reste de la soirée. Et je crois que je n’oserais plus en parler. C’est clair, il préférait vivre sa vie, seul, et n’avait plus l’intention de se compliquer la vie avec une bonne femme dans les pattes. On a discuter un peu de nos perspectives, de nos projets dans un futur proche.

Pascal rêvait de partir quelques jours, prendre des vacances, et moi de passer quelques jours toute seule dans mon coin à lire ou peindre. Clairement, on n’avait pas les mêmes envies!

Après avoir regarder justement “Divergente”, Pascal a proposé qu’on sorte prendre un verre!

Ok j’ai compris, il cherchait à se débarrasser de moi. Comme il ne savait sans doute pas comment me dire de m’en aller, il a choisi de sortir, c’était plus facile après d’aller chacun de notre côté. J’ai donc pris l’initiative de partir. J’avais bien remarqué que son natel était très actif, Elodie sans doute. Ou Caro, si j’avais de la chance!

Même si j’étais dévorée par la curiosité, je n’ai pas voulu rester dans les parages pour voir s’il ressortait, ou si quelqu’un viendrait chez lui. Je crois que je ne voulais pas le savoir. Je préférais garder mes illusions en croyant qu’il irait se coucher sagement après mon départ.

Mince, tout allait mal depuis très longtemps avec Pascal, mais pourquoi? Cela fait longtemps que je me sens malheureuse dans ma relation avec Pascal. Tout va vraiment très mal.


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248/14 - Plus bas que bas

Publié le par JaneDo


Vendredi, 5 septembre 2014 - 248/14 - Plus bas que bas

Pascal avait proposé qu’on se voit ce soir. J‘ai attendu son appel toute la journée. Rien. Ce serait montrer à quel point j’étais désespérée de lui envoyer un message pour lui rappeler sa promesse, non? S’il y avait un seuil plus bas que dépressif, alors je l’avais atteint. Une grosse boule se baladait dans ma poitrine, mal à la tête d’avoir trop pleuré hier soir, et incapable du moindre travail constructif. J’étais mal.

Qu’est-ce qu’il faisait? Allait-il m’appeler? Pensait-il au moins à moi? Ou m’avait-il juste dit ça hier pour que je lui foute la paix? Probablement. Chaque minute qui passait, à observer mon natel silencieux, m’angoissait d’avantage. J’ai vérifié au moins dix fois s’il était bien chargé, allumé et tout. Pascal m’a laissé sans nouvelles.


Des copines sortaient prendre un verre et m’avait proposé de me joindre à elles. J’avais refusé. Pourtant, je savais qu’il ne fallait pas que je reste chez moi, sinon, j’étais bonne pour la camisole de force. Vers 21h, avant de me forcer à sortir un moment, mon iPad dans le sac, j’ai appelé à la ronde pour avoir des nouvelles sur Pascal. Ni Caro, ni Thomas ne savaient ce qu’il faisait et où il était.

Il ne fallait pas que je lui coure après. Il ne fallait pas que j’aille tourner autour de chez lui. Pas que je l’appelle, ni le bombarde de messages. Pascal savait parfaitement où me joindre s’il le voulait. Et apparemment, j’étais la dernière de ses priorités, préoccupations et le reste. Bref, je n’existais plus. Et je n’existais plus pour moi non plus. Pascal? Ou pouvait-il bien être? Que faisait-il donc?

Après une bonne heure à me forcer à sourire, rigoler, j’ai préféré rentrer au grand désespoir de Vania. Elle voyait bien que je n’étais pas en forme, mais je ne voulais pas en parler. Je me serais mise à pleurer, ou au contraire, jouer la fronde en rigolant. Le coeur n’y était pas, je ne m’amusais pas.

Je suis rentrée me terrer chez moi, bouclé mon natel qui ne sonnera plus, plantée devant “The Walking Dead” pour la xème fois, je me suis envoyée un verre de vodka bien tassé, et un somnifère. A moitié dans les vapes, la tête aussi vide qu’une citrouille, j’ai enfin pu trouver le sommeil. Un sommeil lourd et plombé, mais au moins, je dormais. Et quant on dort, on ne sent rien, on ne souffre pas.


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247/14 - Rien voir, rien entendre, rien savoir

Publié le par JaneDo


Jeudi, 4 septembre 2014 - 247/14 - Rien voir, rien entendre, rien savoir...

Parlé avec Akemi-sama pendant plus de 4h… Rire… On est pro là, top prête pour le prochain marathon téléphonique. J’ai une main libre, mais je ne sais pas l’utiliser, Pascal m’a montré x fois comment le connecté à mon téléphone, mais la leçon entre et sort de l’autre oreille. Pfff. D’habitude, je ne supporte pas de rester des heures plantée au téléphone, j’ai l’impression d’avoir un truc urgent à faire et que je ne fous rien.

Mais là, pas d’oreilles qui chauffent ou transpirent, pas vu le temps passé non plus. De vrais pipelettes hihihi. Trop rigolé.. c'était chouette.

Encore une fois, ça me ramène à Pascal, avec qui j’avais l’habitude de passer de longues heures, le soir, à papoter avant d’aller me coucher. Ça, c’était au début qu’on sortait ensemble, et que la présence de sa femme nous empêchait de nous voir aussi souvent qu’on le voulait. C’était toujours moi qui appelait. Je crois que je l’ai mal habitué.

J’ai promis à Akemi-sama de ne pas lui courir après ce soir. Si possible, de me concentrer sur autre chose et de rester tranquillement à la maison. Les premières heures, après un bon bain, pour enlever le poids de la fatigue de mes épaules, je me suis investie dans mon boulot, tout en donnant un coup de pinceau par-ci, par-là sur mes toiles en cours.

Mais à l’approche des 22h, je n’y tenais plus. J’avais du mal à me concentrer, et me demandais sans arrêt ce que Pascal pouvait bien fabriquer. Clairement, hum, je n’oserais pas pénétrer pour l’instant chez lui, c’était chaud la dernière fois. J’avais bien failli me faire prendre.

Avant de faire une connerie monstre, j’ai appelé Caro. Elle devait sûrement savoir ce qui se passait chez son voisin… En effet. D’après ses dires, Pascal n’était pas là, mais Elodie oui. Elle se baladait dans son appart comme si elle était chez elle. Elle lui préparait à manger. Une grosse main velue et froide m’a tordu les boyaux.  Comment? Le savait-il?

Apparemment, elle l’attendait son retour. L’estomac tordu, j’avais chaud. J’étais bouillante, angoissée. Une peur froide m’a terrassée lorsque qu’un pensée a traversé mon esprit; lui avait-il proposé d’habiter chez lui? Non, cela ne se pouvait pas.

Je me suis renseignée pour savoir si Thomas était chez lui. Non. Pourquoi aucune idée. Ou peut-être que si j’allais là-bas lui tordre le cou à la Elodie, je ne voulais pas que Thomas puisse intervenir. Tremblante, incertaine, j’ai essayé d’appeler Pascal, mais il ne répondait pas. J’ai voulu lui envoyer un message, mais que dire en quelques lignes???!

Complètement à la masse, à la limite de la folie furieuse, j’ai foncé chez lui. Je voulais voir de mes propres yeux. Caroline m’attendait. Ensemble, on s’est faufilée dans les buissons près de la maison. Pascal était rentré entretemps, et ils dînaient. Voir Pascal tendre la main par-dessus la table pour prendre sa main m’a révoltée.

Ni une, ni deux, je l’ai appelé. Cette fois, après avoir regardé son natel, il s’est dépêché de sortir pour me répondre. Elodie l’a regardé faire sans intervenir, ni même tenté de lui suivre. Je me suis éloignée de notre point d’observation, pour qu’il ne remarque pas la luminosité de mon natel dans les fourrés.

Sans détour, je lui ai demandé si je pouvais passer le voir, j’avais besoin de lui parler. Pascal chuchotait, ce qui m’a mise les nerfs à fleur de peau. D’habitude, enfin par le passé, il se serait immédiatement débarrasser de la Louise, qui qu’elle soit, pour me consacrer un peu de temps, mais là, il disait ne pas pouvoir ce soir, mais qu’on pouvait se voir demain.

Alors, peut-être qu’Elodie ne s’était pas installée chez lui…

Et demain, c’était vendredi, donc, je pouvais peut-être rester avec lui… Tout de même, j’étais désespérée, furieuse, tremblante et je voulais être à la place d’Elodie. En fait, j’étais furieuse de la voir chez lui, furieuse de la voir se comporter comme si elle était chez elle. Je lui en voulais d'avoir permis à Elodie de foutimasser chez lui.

Mais je ne pouvais rien faire. J’avais beau insister, Pascal n’avait pas envi de me voir ce soir, ça c’était clair. Et je ne pense pas que ça aurait arrangé mes affaires si je me pointais chez lui, malgré son refus. A cours d’air dans les poumons, brulante de fièvre, j’ai dû me rendre à l’évidence que ce soir, je ne le verrais pas.

Encore plus mal, plus déprimée qu’avant de venir jusqu’ici, devant sa porte, j’ai dû me résoudre à rentrer. Parce que passer la soirée à les regarder folâtrer, n’était pas une option; je friserais la folie. Ou… je risquais de débouler chez lui et me couvrir de ridicule.

Caroline a voulu que je reste prendre un café avant de repartir, mais, je savais que les larmes étaient sur le point de débarquer, et je préférais être seule pour me laisser aller et pleurer de tout mon saoul. j’étais plus que déprimée… Parfois, il est préférable de ne rien savoir, de ne rien voir et ne rien entendre!


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246/14 - En pièces détachées!

Publié le par JaneDo


  Mercredi, 03 Septembre 2014   - 246/14 - En pièces détachées!

Tonne de trucs à faire aujourd’hui, mais le coeur n’y est pas. Aucune envie non plus de voir qui que ce soit. Une boule de billard au fond de l’estomac, j’ai tenté de me concentrer à peindre. Pfff, pas top. Je joue les funambules sur une corde tendu au-dessous d’un gouffre de déprime.

Rendez-vous avec Maria pour faire ses albums; j’ai annulé. Dîner avec Magalie; annulé aussi. Soir rendez-vous pour prendre un petit verre avec Steven; annulé aussi. Ouais, c’est pas la grande forme, envie de rien. Parce que Layne m’avait rendue service samedi soir, je ne pouvais en aucune façon annulé avec lui.

J’ai déplacé notre rendez-vous de demain, à ce soir. Parce que demain, je suis presque sûre d’aller courir derrière Pascal. Hum?! C’est peut-être pour ça qu’il avait choisi demain???

Layne avait commandé des pizzas pour ce soir. Je n’avais aucune idée de ce qu’il avait prévu d’autre, genre DVDs, ou un verre avec des amis, ou simplement une soirée tranquille à discuter en buvant un petit cocktail de son cru. Je n’ai pas eu l’occasion de me poser beaucoup de question.

Sans avoir le temps d'échanger deux mots, Layne m’a embarquée dans sa chambre après un baiser sur le pas de la porte. Après un petit marathon physique, on s’est larvé devant la télé. Quant ils sont venus livrer les pizzas, monsieur a été répondre à la porte, à pélosse et à pieds nus. Il ne portait rien d’autre qu’un boxer.

Un que je lui avais offert, avec marqué sur les fesses; “That’s mine”. Faut dire qu’il a une belle paire de fesses. Sourire. Afff, je n’avais aucune envie de rentrer, pour me retrouver toute seule à baliser au sujet de Pascal. J’étais trop bien, au chaud sous les draps, et je préférais nettement l’entendre me raconter ses aventures.

Je me sentais moins déprimée… Peut-être parce que je ne suis pas toute seule! Je suis partie le lendemain matin, alors qu’il partait au boulot, avec l’impression d’avoir été rouée de coups. D’être en pièces détachées quoi! J’avais mal partout. Si je me sens coupable pour hier soir? Même pas! J'ai eu mon compte de la part de Pascal... Il m'avait mise K.O.!


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245/14 - Les fantômes du passé!

Publié le par JaneDo


Lundi, 01 Septembre 2014 - 244/14 - Les fantômes du passé!

Arh, encore une fois, j’ai voulu annulé le dîner en famille. J’étais vannée, et pas trop la frite. Une déprime plongeante attendait à ma porte, il suffisait d’une rien pour que je m’effondre. Je suis toujours étonnée à quel point j’arrive à le cacher. Comme ma frangine insistait, j’ai fini par accepter de passer pour le café.

Mon frère devait passer et on devait appeler le Liberia, pour parler à Richard, notre neveu.

Hhhhah, encore une fois, pour moi, c’était remuer le couteau dans la plaie, et me remémorer que mon frère aîné est décédé. Mon frère et mes soeurs ne se rendent pas compte que je n’ai pas encore accepté la mort de mon frère. Tout ce qui se rapporte au Liberia me rappelle cruellement sa disparition. Je n’aime pas être confrontée à cette évidence, ça me gave.

Ciel, je me sens si fatiguée, si vide, je n’étais pas dans un de mes meilleurs jours…  Je suis rentrée tard, et je me suis jetée sur la peinture. Tout pour chasser les fantômes du passé et la peur d’un lendemain vide sans Pascal. J’aurai sans doute dû aller me coucher.

En rentrant, bien sûr je suis passée par chez Pascal. Surprise, il était chez lui, et tout seul. Pas de nana cachée dans le placard! Il boutiquait tout en regardant la télé.

En quittant Layne dimanche après-midi, j’ai foncé récupérer mon neveu, Marco et sa copine, Karen, à l’aéroport. 1h30 de bouchon! La vache! Au lieu d’être là-bas comme prévu pour le vol de 15h55, je suis arrivée à l'aéroport 1h plus tard, à 16h55. Un accident. Une fois tout ce petit monde chez eux, je suis rentrée chez moi. J’avais besoin de retrouver mon lit, mes affaires, mes bouquins et mes pinceaux.


Mardi, 02 Septembre 2014 - 245/14

Mardi, Tchoy était au boulot, alors je me suis accordée ma journée. Une journée tranquille, rien qu'à moi. Le soir, j'avais rendez-vous chez Aurore. Elle m'invitait à dîner pour me remercier pour mon aide avec une lettre urgente, que je l'ai aidée à préparer lundi.

En fait, j'ai couru toute la journée, journée qui devait être de tout repos; boulot, quelques heures au téléphone avec l'agence pour recadrer le désir du client. Bref, impossible de me concentrer sur quoi que ce soit ces temps-ci!

Tchoy devait me donner sa part de loyer ce soir... Du coup, monsieur ne répond plus à son téléphone, et il n'est pas rentré! Franchement malhonnête. Je suis sûre qu'il est en train de snifer largent de sa part de loyer chez Emilio à Carouge. Quel naze, on ne peut vraiment pas lui faire confiance. C'est la 2ème fois qu'il fait le coup, je crois que j'en ai marre là!


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242/14 - Pas si facile de se séparer!

Publié le par JaneDo


Samedi, 30 août 2014 - 242/14 - Pas si facile de se séparer!

Déroutée, dégoûtée de n’avoir pas même aperçu Pascal hier, je me préparais à ressortir ce soir, dans la même optique; le voir.  J’ai dû prendre la chienne avec moi. Mon énervant coloc et meilleur ami avait son fils à la maison, et je n’avais pas assez confiance pour laisser la petite avec lui. Je l’avais beaucoup promenée et fatiguée, donc je comptais sur ça pour qu’elle se tienne tranquille.

Mais, j’ai eu de la chance. Avec Caroline, je me suis rendue au Time-Out. La plupart de nos copains, dont Thomas était là, et Pascal aussi. Nos regards se sont croisés au moment où je faisais le tour pour saluer tout le monde, sauf lui et le petit groupe qui l’entourait. Après tout, il m’avait bien fait comprendre qu’il voulait m’éviter.

Caroline l’aimait bien Steven parce qu’elle le trouvait courageux d’avoir osé faire des reproches à Pascal devant toute sa petite Cour. Quant Steven nous a proposé un verre au bar, on a accepté avec plaisir. Steven était au courant pour Pascal et s’est montré désolé pour moi, ce qui m’a un peu contrariée.

J’ai senti que Pascal était mal à l’aise de me voir. J’ai donc appelé Layne à la rescousse. Si Pascal avait prévu de m’éviter et de se pavaner avec Elodie, j’allais lui rendre la monnaie de sa pièce, en me pavanant avec Layne. J’avais juste pas prévu de croiser Steven. Justement, Steven qui me proposait d’aller chez lui se taper popcorn et DVDs. Layne était justement au bar en face.

Je ne m’attendais pas non plus à ce que Pascal se déplace pour me dire bonjour. J’avais pensé qu’il m’ignorerait. Donc, quant il s’est planté à côté de moi, salué Steven et fait la bise à Caro, puis à moi, je me suis sentie un peu gênée. Après m’avoir fait la bise, Pascal a fait la grimace; “ça fait bizarre de se faire la bise!”. J’ai acquiescé.

Pascal m’a prise à part pour discuter. Encore aujourd’hui, je me demande pourquoi je l’ai suivi aussi facilement. Je n’aurai pas dû.

Encore une fois, probablement pour lancer la discussion, Pascal m’a dit qu’il trouvait bizarre qu’on se fasse la bise. Et encore une fois, imitant sa grimace de tout à l’heure, j’ai fait oui de la tête. Puis, sans détour, il m’a dit qu’il était sorti parce qu’il espérait me croiser. En voyant la surprise sur mon visage, il m’a dit qu’entre nous, on n’avait pas à se raconter d’histoires et à de faux-semblants.

Oui, il avait dit qu’il préférait m’éviter, mais il m’avouait que ce n’était pas si facile de se séparer, surtout quant on s’aime encore. Je restais muette alors qu’il me disait se surprendre à n’avoir goût à rien. Cela m’a un peu énervée d’entendre ça, alors que je l’avais surpris avec Elodie. Il n’avait pas l’air d’avoir perdu son goût pour les aventures que je sache.

J’étais sur le point de péter un câble, parce que, après toutes ses déclarations plus ou moins  déstabilisantes, Pascal était sur le point de me planter là pour retourner auprès de “sa blonde”. Je voulais lui demander s’il me prenait pour une gourde, quant Layne à fait une entrée assez remarquée.

Tout en saluant ses connaissances, Layne a foncé droit vers moi. Je l’adore, parce que, quant il fait un truc, il le fait drôlement bien! Pascal a un peu perdu de sa superbe. Clairement, il ne s’attendait pas à ça. Clairement, il n’allait pas réussir à me planter toute seule au bar avec des questions pleins la tête.

Layne m’a fait un bisou sur la bouche, puis a salué un Pascal médusé. Layne avait passé son bras autour de moi, comme si je lui appartenais. C’était presque comme s’il signifiait à Pascal qu’il avait été sympa de me distraire, mais maintenant, il pouvait s’en aller. Pascal ne s’est pas fait prié.

Waouh, Layne était tombé à pic. Mieux que ça, ce n’était pas possible. Grâce à lui, Pascal a dû avoir sa soirée gâchée, il ne nous quittait pas des yeux. Bien fait!

On a traîné un moment vers Thomas et des potes à Layne. Avec passion, dans la demi heure qui a suivi, je me suis appliquée à rigoler des blagues des uns et des autres, participé aux discussions, et montré le plus radieux de mes sourires. Puis, main dans la main, Layne et moi avons quitté le bar pour rentrer chez lui.

C’est seulement une fois dehors, que j’ai remarqué la présence de Maria, la fille qui l’accompagnait. Vers la voiture, ils se sont expliqué. Layne lui avait dit qu’il venait porter secours à une copine. Elle s’était sentie un peu ignorée, et maintenant, il ne voulait pas la raccompagner.

Layne ne lui avait pas demandé de le suivre, c’était son choix. Avant de tourner les talons, elle l’a traité de connard, et je me suis sentie coupable. Layne m’a rassurée, il n’avait pas l’intention de finir la soirée avec elle, donc je n’avais pas à me sentir coupable, ni à penser que je lui avais gâcher la soirée, ce n’était pas le cas.

Pendant un long moment, j’ai scruté la rue devant chez Layne. Je m’attendais à voir Pascal se pointer pour me culpabiliser. Mais niet.  Pour le cas où Pascal aurait été se poster chez moi. J’espère qu’il éprouvera le même désespoir que moi devant chez Elodie.

Et au cas où Pascal finirait par revenir par ici, alors que je ne surveillais plus la rue, je me suis appliquée à être très câline avec Layne. Je me collais à lui, m’asseyais sur ses genoux, lui faisait des bisous, alors que les rideaux n’étaient que partiellement tirés. Layne savait que je faisais du cinéma, mais il ne s’en formalisait pas.

Au contraire, Layne profitait de la situation. Si Pascal se pointait, il en aurait pour son grade. J’espère aussi que son coeur se brisera en mille morceaux comme le mien.

Si Pascal avait désiré me voir, il connaissait mon numéro. Mais, je n’ai pas eu d’appels de sa part. Par contre, Caroline m’a appris qu’il avait ramené Elodie chez lui. Ouais, pour un type qui avait soi-disant goût à rien, il était drôlement pressé de ramener l’autre pétasse chez lui.

Furax, je me suis laissée très facilement persuadé par Layne de dormir chez lui. Et tout aussi facilement de passer le dimanche avec lui. Parce que je savais qu’Elodie avait dormi chez Pascal et qu’elle y était encore dimanche matin quant Caro est passée pour aller courir avec Pascal.

Caro est un agent de renseignement hors pair. Je me demande parfois comment elle fait. J’oublie souvent comme elle doit souffrir d’être mise de côté aussi fréquemment, ou de le voir s’amuser avec autant de filles.

Par moment, mon estomac se tordait en repensant aux paroles de Pascal; “… pas si facile de se séparer… j’espérais te croiser…  horrible ce que tu peux me manquer…”. Mais aussitôt après, la fureur me gagnait; Pascal était avec Elodie, donc je ne devais pas lui manquer autant que ça!


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241/14 - Misérable flop!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 29 août 2014 - 241/14 - Misérable flop!

Je suis sortie dans l’unique but de voir Pascal. Je voulais lui dire que je voulais bien tenter l’expérience de vivre “ensemble”. Pour ça, je préférais qu’on déménage dans autre chose, chez lui, il y avait trop de souvenirs” attachés à cet appart. Pascal ne voudra pas quitter sa maison, j’en suis presque sûre. Si je n’arrive pas à le faire changer d’avis, je basterai.

Mais Pascal n’était trouvable nul part. Même Caroline, qui m’accompagnait dans mon périple, ne savait pas où il pouvait se trouver. On s’est séparé pour entamer les recherches, après avoir fait un saut dans tous les bars qu’il avait l’habitude de fréquenter. Rien.

J’étais franchement déçue. J’avais déjà tout imaginé dans ma tête, sélectionné avec soin ce que je portais, passé la journée à me préparer et me reposer… et tout ça pour rien. Je ne voulais pas m’y résoudre.

Je suis allée voir chez lui, alors que Caroline faisant un rapide tour chez ses potes dans le coin. On s’est retrouvée dans le parking du Mövempick, bredouille.

J’avais même regardé dans son garage, donc, je savais qu’il avait pris sa jeep. On avait croisé Maud au Tiger, donc, il n’était pas en sa compagnie. Apparemment, Elodie n’était pas sortie, il y avait de la lumière, donc il ne pouvait pas être avec elle. Je voulais continuer les recherches, impossible pour Caro de me raisonner à laisser tomber. Je voulais le retrouver.

Dire que j’avais passé la journée à rêver de ce soir… et c’était un gros misérable flop! Douloureux aussi! Ou était-il encore!


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240/14 - I m a dummy!

Publié le par JaneDo


Lundi, 25 août 2014 - 237/14

Ma puce a commencé le Gymnaze. C’était son 1er jour. Apparemment, des profs jeunes, chouettes, dynamiques. Cool. Tout va bien. Toujours pas de nouvelles de Pascal. Profil bas de ma part, hum.


Mardi, 26 août 2014 - 238/14

Longues promenades avec la petite chienne labrador chocolat. On s’est tapé la pluie aujourd’hui. Hum, j’avoue que j’ai fauté aujourd’hui, je n’ai pas pu m’empêcher de passer voir ce que faisait Pascal. Il n’était pas chez lui. Thomas, de son côté, avait des copains à la maison. J’ai attendu une petite heure. Niet.


Mercredi, 27 août 2014 - 239/14

Déprimée, je suis passée voir Caroline. Bon, elle n’était pas plus en forme que moi. Etrangement, elle n’avait pas reçu de nouvelles. Et ce n’était pas faute de ne pas l’avoir pas bombarder de messages. Pascal n’avait répondu à aucun de ses messages. Elle était passée chez lui dimanche matin, mais il n’était déjà plus à la maison, ou, n’était pas rentré de la nuit.

Virulente, je me suis plainte que Pascal m’avait fait un méchant chantage; vivre ensemble ou ne plus se voir. Je lui ai dit que j’étais blessée qu’il continue à les fréquenter, elle et Elodie, alors qu’il préférait éviter les endroits où il risquait de me croiser.

C'était injuste, et pour moi, l’évidence était qu’il ne tenait pas à moi. En tous cas, moins qu’à elles toutes.

Caroline a paru amusée, puis elle m’a dit un truc qui m’a remonté le moral une demi seconde; ce n’était pas à elles qu’il avait proposé de partager sa vie, mais à moi. Après, je trouvais l’explication un peu trop light. Pascal connaissait ma réponse avant de me poser la question; donc à mon avis, c’était juste une manière de se débarrasser de moi.


Jeudi, 28 août 2014 - 240/14

J’avais pensé sortir ce soir, puis Caroline m’a appris que Pascal ne sera pas dans les parages. Elle avait enfin eu des nouvelles. Je n’ai pas demandé ce qu’il racontait. Je tenais à me montrer détachée. Hum, je me demande pourquoi, d’habitude, je lui raconte tout. C’est peut-être à cause de mon “éclat d’humeur” hier.

Je me suis plainte comme une vraie potiche, alors qu’elle était triste et n’avait pas reçu de nouvelles non plus. Mais bon, elle au moins, elle a toujours des contacts avec lui. Je me demande si je ne devrais pas laisser ma fierté de côté, et l’appeler comme avant. Non. Impossible que je m’abaisse à ça. Il ne veut plus me voir, alors soit.

Arh, j’ai refusé l’invitation de Steven d’aller se faire une toile. Carrément nulle. J’ai prétexté un dîner en famille, alors que toute la famille est en vacances! Eu la folle envie en fin de soirée de courir espionner Pascal. Si je n’avais pas eu la chienne, j’aurai couru dans tous les coins où il aurait pu se trouver.

Akemi-sama et moi avons discuté des heures au téléphone, et on aurait pu continuer encore des heures. Tellement de choses à se raconter. Trop cool. Je l’adore. Devoir pointer à haute voix certains de mes défauts, ou mes visions, m’ont fait réaliser à quel point je pouvais être puérile. Faut que je change. Etre un peu plus courageuse, et pas regarder seulement le côté négatif des choses, mais être plus positive. Peut-être chercher à mieux connaître celle que je suis devenue au contact de Pascal; l’amoureuse transie, stupide et dépendante!

Demain, je prends mon courage à 2 mains, je bouge mes fesses et je ferais courageusement face à Pascal. Et tant pis s’il me demande des explications sur ma présence chez lui l’autre soir.


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