Dimanche, 14 septembre 2014 - 257/14 - Pascal jaloux??? Qui aime bien, châtie bien!
Oui, j’aime me torturer! Atterrée par la constatation, j’ai tout de même résisté à la tentation de descendre et parcourir l’appartement à Pascal. Je me suis plongée corps et âme dans la lecture. A tel point, que je n’ai pas entendu de voitures se garer devant la maison. Les pieds sur la table du salon, en training, la télé en images de fond, j’étais installée comme une reine. J’ai presque honte de réaliser que je passais un super bon moment.
Complètement passionnée par ma lecture, je nageais en plein dans le drame que vivait l’héroïne de mon livre. J’étais immergée dans l’histoire.
Je n’ai pas entendu pénétrer dans le salon, et ce n’est que quant Pascal, qui semblait complètement ahuri s’est assis à côté de moi, que j’ai sursauté.
L’héroïne de l’histoire se faisait harcelée, traquée par un de ces détraqués, plongée comme je l’étais dans l’histoire, j’ai eu l’impression que ce déchet de l’humanité s’était extirpé de mon livre pour atterrir dans le salon de Thomas.
Mon cerveau a mis quelques secondes avant de reconnaître Pascal.
Oui? Et? Il n’allait pas avoir le culot de me demander ce que je faisais là? Si? Ben, il a osé. Il avait croisé Thomas et en rentrant, il a été surpris de voir de la lumière. Puis, encore plus surpris de me trouver sur son canapé. Ben, mon vieux, c’est la vie. Je crois que l’histoire de mon livre me faisait réagir avec un peu d’agressivité, en tous cas mentalement. J’ai ignoré sa question.
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Ben tu vois, ce n’était que moi.
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Pascal? Tout va bien?
Une voix de femme. La voix provenait de l'étage du bas, de chez Pascal. Une fille l’appelait. Ça m’a tordu l’estomac. Le rat. Il avait encore ramené une fille. Je crois que malgré l’envie de pleurer, la moutarde me montait au nez. Alors, je me suis tu et je l’ai fixé. J’attendais qu’il s’en aille. Pourtant j’ai eu l’impression qu’il n’en avais plus tellement envi. Ou peut-être que ce n’était que mon imagination qui me jouait des tours.
Spontanément, j’ai voulu dire non. Un gros NON sans appel. C’était tout de même curieux qu’il me propose de descendre chez lui! Etait-ce pour me faire bouillir de jalousie? Pour me jeter ses conquêtes à la gueule? Curieuse, j’ai accepté. Je voulais voir si c’était encore Elodie. Ou Maud. J’espère que ce n’était pas Maud, je me sentirais super furax. Peut-être aussi que je me faisais des idées, et que ce n’était qu’une copine après tout.
Ce n’était pas Elodie, mais la pouffe chez qui il m’avait plantée derrière la porte… Je me suis sentie un peu humiliée de la retrouver chez lui. Je ne lui ai même pas dit bonsoir. Rien. Pascal a dû se sentir gêné par la situation. Ce qui m’a enragée, c’est qu’il s’est placé à côté d’elle, du coup, c’était comme si j’étais la cinquième roue du char. Je gardais les yeux rivés au fond de ma tasse de café.
Sans gêne, je me suis assise dans le canapé. Après tout, j’étais plus ici chez moi qu’elle. Comment Pascal allait-il se débrouiller pour me renvoyer maintenant? Il devait regretter de m’avoir proposé de descendre, hihihi. Je ne parlais qu’à lui, et ne la regardais même pas. Puis, j’ai réalisé que ce n’était pas sa faute à elle, mais à lui. Alors j’ai changé d’attitude, je me suis montrée sympa.
Haha! Ça allait être encore plus difficile pour lui de me demander de vider les lieux… Tout de même, j’étais estomaquée, je ne pensais pas qu’il se passait quoi que ce soit entre eux!!! J’étais tourmentée par l’envie et la jalousie…
Cela faisait presque une heure que j’étais chez Pascal quant j’ai entendu la voiture à Thomas. J’ai un peu surjoué ma joie de l’entendre arriver, je me suis précipitée à la fenêtre, puis je suis sortie pour l’accueillir. C’était un peu plus de 1h du matin. Au passage, j’avais vu la tête à Pascal. Et PAF, j’espère qu’il en bavait aussi, comme moi tout à l’heure.
Thomas a mis son bras autour de ma taille, et comme Pascal était sorti sur son palier, Thomas lui a fait un signe de la main. Moi, je l’ai ignoré. Comme s’il n’existait plus depuis que Thomas était là. Va te faire… J’étais furax, jalouse, l’estomac complètement tordu, envieuse et toute la suite. Je lui en voulais aussi de me mettre ses pouffes sous le nez.
Thomas s’est écroulé dans le canapé, fatigué, raide. Il a passé son bras autour de moi, pour me rapprocher de lui. Il était content d’être rentré. Il s’est mis à me raconter sa soirée, les heures à discuter de ce qu’ils allaient faire après avoir mangé, etc. Il disait que les mecs sont compliqués. Hahaha, les filles c’est pire!
Pascal est monté frappé à la porte communicante, qu’on n’avait pas fermé lorsque je suis descendue chez lui. Il a passé la tête pour demander si on voulait descendre prendre un verre avec eux. J’aurai bien voulu, mais Thomas lui a dit qu’il était crevé, que ce serait pour une autre fois. La mine déconfite, Pascal est redescendu. Bizarrement, ma présence avait l’air de le déboussoler.
Après son départ, je me suis levée pour fermer la porte. Huh, Pascal était toujours dans les escaliers. On aurait dit qu’il nous espionnait. Que faisait-il de la pouffe en bas??? Nos regards se sont croisés, et j'ai cru y lire du dépit, de la tristesse.
Une demi heure plus tard, j’ai entendu la voiture à Pascal. Lui et sa tarte étaient parti. J’ai pensé que ma présence chez Thomas dérangeait Pascal et qu’il avait décidé d’aller dormir chez elle. Pour ne pas avoir à me supporter. Finalement, Pascal n'était pas aussi triste que je l'imaginais. Je m'étais encore fait des illusions!
Pour me venger, j’ai été super câline avec Thomas, j’ai même initialisé ce qui s’est passé ensuite. Et je ne regrette rien. Au moins, pendant qu’on faisait l’amour, je ne pensais pas à Pascal.
Pascal et moi n’avions pas toujours besoin de parler pour se comprendre, pourtant parfois, j’ai de la peine à le comprendre. Comme ce soir, pourquoi m’avait-il demandé de descendre chez lui? Pourquoi avait-il voulu que Thomas et moi descendions prendre un verre avec cette pouffe et lui? Est-ce que je ne me faisais pas d’illusions en pensant qu’il était perturbé de me voir? Et surtout de me voir chez Thomas?
Je crois que j’avais peur de me tromper en m’imaginant qu’il aurait pu être jaloux… Peut-être aurait-il voulu passer un peu plus de temps avec moi? Peut-être cherchait-il à me faire comprendre quelque chose?
Pour moi, il avait envi que je reste vers lui, il se serait alors débarrassé d’elle? Mais, j’avais peur de me faire des idées et de mal comprendre.
J’ai entendu sa voiture une heure plus tard. Il était donc rentré… J’avais pensé qu’il dormirais chez elle! Mais, ça ne changeait rien au fait qu’il l’ait invité chez lui. Ce n’était pas pour jouer au Monopoly!
Pour une fois le dimanche, ce n’était pas Thomas qui descendait déjeuner avec Pascal, mais le contraire. J’ai évité son regard, concentrée sur mon café. Je les ai laissé au bar de la cuisine pour aller me doucher. Ensuite, je me suis servie un café, fait un bisou à Thomas en lui passant la main dans les cheveux, qui m’a enlacée et embrassée. Puis, je me suis plantée dans le canapé avec mon bouquin.
Je crois que je pouvais sentir les mauvaises ondes provenant de Pascal. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure sur Thomas, qu'il n'avait pas passé la nuit à faire des mots croisés. Hihihi.
Je crois que Pascal bouillonnait. Ce devait être la fureur. Ça transparaissait dans sa voix, même s’il essayait de masquer son humeur. C’était bien fait pour lui. C’est lui qui avait voulu cette situation. Il n’avait qu’à s’en prendre à lui-même.
Dès qu’il a fait mine de partir, j’ai posé mon bouquin pour aller vers Thomas. Je sais que c’était exprès pour l’irriter. D’ailleurs, j’ai senti son regard me transpercer le dos. Je me suis pendue au cou de Thomas.
Pascal a pu apprécier la vue! J’espère qu’il a détesté me voir faire des câlins et risettes à Thomas, comme moi, quant je l’ai surpris avec Elodie. Il a dû nous entendre rire comme des fous… On a regardé “The Best of You’ve Been Framed”. On était mort de rire.
En milieu d’après-midi, je l’ai entendu partir. Pascal Pascal a dû en avoir assez de nous entendre rire et nous amuser. Bien fait bien fait bien fait.
Il était rentré quant je suis partie vers les 20h. J’ai prétendu avoir un truc avec la famille.
C’était tôt, mais c’était pour permettre à Pascal de faire un geste s’il avait quelque chose à me dire, ou s’il voulait me voir. Ce qui était impossible tant que je restais chez Thomas. Et ça m’a fait plaisir de voir son nom apparaître sur l’écran de mon natel à peine 10mn après mon départ.
Mais, je n’ai pas répondu. Il fallait qu’il se donne plus de mal que ça… Trop facile de lui répondre tout de suite, et… humiliant vis-à-vis de Thomas. Cela aurait pu paraître comme si je m’étais servie de Thomas pour me rapprocher de lui!