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266/2015 - Chance

Publié le par JaneDo

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Mercredi - 23 septembre 2015 - 266/2015 - Chance

Je n'arrive pas encore à intégrer le fait que j'habite ici. L'appartement me plaît beaucoup et la vue sensas, mais j'ai encore l'impression d'être en visite chez ma frangine, de ne pas réellement habiter là. Je range par petit bout, les pièces à vivre sont rangé, mais il ne faut pas ouvrir les buffets ou les tiroirs.

Il y avait de petites choses à réparer, comme je suis assez débrouille et bricoleuse, c'était facile. On a des tonnes de trucs à double, j'ai donc relégué certaines choses au box. La vue m'épate encore et toujours.


Je voulais passer chez Pascal pour voir ce qu’il faisait, mais je n’ai pas eu le temps. Et plus tard, c’était trop tard. Ça ne me servait pas à grand chose, fatiguée comme je suis, d’aller regarder une maison endormie. Ou si je vérifie et qu’il n’était pas là, ou pas seul, c’est moi qui ne dormirait pas de la nuit! Alors basta.

Jeudi, je suis restée tranquille. Je me suis remise à la peinture. Hélas, j’ai constaté que je n’avais pas toute ma peinture, il me manque des couleurs. Je ne me souviens pas où je les ai mis; cave? box? Grh. Tant pis, j’avais trop envie de m’évader dans mes mondes pour ne pas me contenter de ce que j’avais. Ça m’a fait un bien fou.

Mon nouveau coloc, est arrivé pour s’installer. Il fait de la Harpe et il est pédé. M’en fiche, mon 1er coloc après Tchoy à l’autre appart était aussi pédé et ça allait super bien. Aucune chance qu’il tente quoi que ce soit, et ça c’est méga rassurant, pour moi, mais aussi parce que ça me rassure de savoir que ma nièce est en sécurité.

Son père va venir ce week-end pour lui apporter ses affaires et notamment son instrument de musique. Il m’a demandé si son père pouvait dormir ici ce week-end. Il m’avait aussi demandé, en visitant la chambre, s’il pouvait jouer la journée quant il n’était pas en cours. Aucun problème.

Pour l’instant, il est discret, propre et c’est génial de l’entendre jouer. Les choses ont l'air de s'arranger côté financier, et c'est tant mieux. Pour le reste, je vais bientôt pouvoir reprendre mes habitudes.

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265/2015 - J'ai peur...

Publié le par JaneDo


Mardi - 22 septembre 2015 - 265/2015 - J'ai peur...

Retour au train train habituel, mais la peur me tenaillait le ventre. Au lieu de me couper l'appétit, ça me foutait la fringale. Comme si je devais remplir le trou béant dans mon estomac... Est-ce que l'amour de Pascal m'échappait?


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264/2015 - Et maintenant...

Publié le par JaneDo


Lundi - 21 septembre 2015 - 264/2015 - Et maintenant...

On a joué aux cartes jusqu'à minuit. Ensuite, j'ai déposé les gamins chez Sèb. J'avais toute la soirée devant moi avec rien à faire, à part me laisser ronger par des pensées destructeurs à propos de Pascal. Chiotte, j'avais envie de le voir. J'étais là à regretter de ne pas avoir répondu à ses appels; "merde Jane, répond bon dieu...", et j'avais fait la sourde oreille.

Désoeuvrée, le coeur en lambeau, je suis partie errer du côté de chez lui, mon ordi posé sur le siège passager, prêt à l'emploi. Il était plutôt tard, mais Pascal était à la maison, mais il n’était pas seul.

Une jeune femme se tenait près de la porte, et elle était belle. Très belle même et avait de la classe. Son type et son style  me rappelait Jess, sa femme. Elle n’était pas maigre, mais pas aussi rondelette que moi. on aurait dit qu’elle était sur le point de sortir. Pascal était près d’elle et la tenait par la main, elle semblait chagrinée.

 

  •  Tu sais, je... Je ne m’attendais pas à tout ça? Dès le début, je savais que tu avais une femme, que vous étiez séparé. J’ai vite compris que tu voyais quelqu’un, que tu avais une copine, mais 2? Sérieusement?
  • C’est un peu compliqué.
  • C’est le moins qu’on puisse dire! Je suis très mal à l’aise, c’est ma cousine, et je ne veux pas me mettre entre vous. Elle m'a dit que vous étiez ensemble, est-ce que c’est vrai? Est-ce qu’il y a quelque chose entre vous? Si c’est le cas, on arrête là tout de suite, je...
  • Non, il n’y a rien avec Manu. On s’aime bien, on a passé beaucoup de temps ensemble, mais rien de plus.
  • Vous n’avez jamais... 

 

Pascal a secoué la tête, et la jeune femme a dit; ouf, si cela avait été le cas, il n’aurait pas été possible qu’il y ait quoi que ce soit de plus entre eux. Arh, les larmes ont jailli dans mes yeux; Pascal s’est approché d’elle et ils se sont enlacés.

  • Manuella m’a peut-être raconté ça, parce que j’ai eu le malheur de lui dire que tu me plaisais et qu’on s’était vu. Je crois que tu devrais mettre les choses au clair avec elle. Je ne veux pas de guerre familiale ou qu’elle vienne à m’accuser d’avoir saboter votre relation.
  • Ne t’inquiète pas, je lui parlerais.
  • Je vais rentrer maintenant. Je préfère rester à distance en attendant que tu aies réglé tes affaires avec tes « copines ». Pascal... j’espère que tu es sérieux, ne te fout pas de ma gueule stp, je crois que je ne le supporterais pas.

Ils se sont encore enlacés et embrassés et elle a filé. J’étais tétanisée, j’avais mal à la croute externe de mon crâne, à l’intérieur, c’était de la bouilli. Je souffrais, j’avais mal comme si j’étais passée sous un train. Choquée, je me demandais comment cette fille en était arrivée à parler à Pascal comme s’ils avaient entamés une relation de longue date. J’étais mortifiée.

Pascal s’était installé dans un des canapés et regardait dans le vide. Il était probablement en proie à la pression et se demandait comment il allait s’en sortir, ou s’y prendre avec... moi? Caro? Ou est-ce que cette femme se faisait des illusions?

Il fallait que je le vois... Il fallait que je sache si j’étais toujours d’actualité ou non. Tout à coup, j’étais en nage, je me demandais s’il avait voulu prendre ses distances avec moi à cause d’ELLE! Il fallait que je le vois, que je lui parle. Pourquoi je n'avais pas pris le temps de lire le carnet de notes que Pascal m'avait donné. Trop stupide.

Heureusement que je n’étais pas habillée comme une souillon. J’ai pris mon courage à deux mains et je me suis pointée. Je ne savais pas si je devais me montrer joyeuse, incertaine, ou triste.

Pascal a ouvert avec le sourire. J’imagine qu’il s’attendait à voir l’autre grognasse. Son expression a changé et il m’a invitée à entrer. J’avais heureusement laissé un message sur sa boîte vocale avant de passer. Il était si occupé par ses pensées à regarder la télé sans la voir, qu’il n’avait pas dû entendre son natel. En fait, j’ai pu constater qu’il l’avait laissé sur silencieux.

Il n’a pas fait de geste m’indiquant qu’il avait l’intention de me prendre dans ses bras, ni même de m’embrasser. Ça m’a serré le coeur. Il s’est immédiatement éloigné sous prétexte de me préparer un verre, que j’ai refusé, alors il a décidé de me faire un café. Tout pour rester à distance. Dire qu’il était comme ça à cause d’une autre fille. Pour ne pas la faire souffrir, elle, à mon détriment.

Je lui en ai voulu. Comment pouvait-il être si distant? Ne venait-on pas de passer plus de 7ans ensemble? C’est vraiment vache.

Faisant semblant de ne pas remarqué son manège, je l’ai suivi à la cuisine et par derrière, je me suis collée à lui et l’ai entouré de mes bras. Je lui disais qu’il m’avait manqué, que c’était un bonheur d’être près de lui, avec lui. J’ai bien sûr remarqué quant il m’a donné mon Mug de café, qu’il avait rougi et que son regard était fuyant.

C’est un Mug qui porte mon nom, que Pascal m’avait offert pour m’encourager à passer plus de temps chez lui. En réalisant que je lui avais laissé un message, il s’est traité d’idiot de n’avoir pas remarqué. Il en a profité pour me dire que ça lui arrivait souvent ces temps, alors je ne devais pas lui en vouloir s’il ne répondait pas rapidement à mes messages. J’ai fais la moue, comme si j’étais amusée mais boudeuse.

Etant donné la situation, je lui ai dis que j’avais fais exprès l’autre jour avec Steven, parce que j’étais blessée qu’il n’ait pas pensé m’appeler, ne serait-ce que pour me demander comment ça avançait, si j’allais bien. J’avais eu l’impression d’être abandonnée. Cela faisait un moment que je n’avais plus eu de ses nouvelles. Je me suis collée dans ses bras.

Je sentais bien que Pascal essayait de garder ses distances...

Pascal m’a demandé si j’avais lu ce qu’il m’avait noté. Je lui ai dis que non, je n’avais pas eu beaucoup de temps. Je lui ai raconté comment cela se passait avec ma nièce, son copain, et la recherche d’un coloc, la remise de l’autre appartement en attendant la fin du bail. Bref, il m’a écouté le regard préoccupé. J’essayais de mon côté d’éviter qu’il aborde des sujets plus complexe; comme notre relation... mourante.

Pour l’éviter carrément, j’ai songé à partir. La peur m’a fait fondre en larmes en plein milieu de mon débordement de bonne humeur. Pascal a été surpris, il m’a aussitôt pris dans ses bras, pour me consoler. Il voulait que je lui parle, que je lui dise ce qui me mettait dans cet état. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas lui raconter que je l’avais vu parler avec « Elle » et que c’est ce souvenir qui m’avait fait craquer et pleurer comme un bébé.

Pascal était gentil et était devenu tout doux. Il faisait tout pour ramener mon sourire perdu. Je restais prostrée, la peur me glaçait le sang. Je crois que Pascal m’aime toujours, parce qu’il m’a fait l’amour. Cette fille devait certainement se faire des idées sur leur relation. Mais bon, faut pas vendre la peau de l’ours comme on dit, alors je suis restée sur mes gardes.

Lundi, j’ai réalisé qu’il avait remis son natel sur silence. Certainement pour me rendre confiante, il a dit que le seul appel qu’il pouvait espérer, c’était le mien. Puisque j’étais là, il n’avait pas besoin de laisser la sonnerie. On est resté tout le lundi confiné chez lui, à se larver. Thomas est descendu déjeuner avec nous le matin et on ne l’a plus revu de la journée.

J’ai dormi chez lui. Personne ne m’attendait à la maison. Je lui ai promis de l’inviter bientôt, j’avais une vue superbe, il fallait qu’il voit ça. Je voulais le lui montrer. Je me demandais seulement comment j'allais faire ça!


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263/2015 - Se faire prendre la main dans le sac

Publié le par JaneDo


Dimanche - 20 septembre 2015 - 263/2015 - Se faire prendre la main dans le sac

Samedi, j’ai eu de la peine à joindre Pascal au téléphone. Quant je l’ai finalement eu au bout du fils, il était pressé. Rendez-vous avec 2 copains en ville. Ok. Moi, ce que j’avais compris, c’est qu’il ne voulait pas me voir. Devinant ma façon de fonctionner, Pascal m’a appelée une fois à son rendez-vous, pour me dire que si c’était ce que je pensais, c’était faux.

On a oublié de se dire si on s’appelait plus tard ou si on se voyait, ce qui fait que ça m’a complètement bloqué et je n’ai pas osé le rappeler. Le soir, je piaffais et tournais autour de mon natel à espérer que Pascal m’appelle. Le temps passait et rien. Je me suis résolue à lui envoyer un message. Ne pas recevoir rapidement de réponse m’a fait péter un câble.

Je suis allée près de chez lui pour voir s’il était là. Evidemment, il ne l’était pas. Alors, j’ai voulu aller à pieds jusqu’à la maison. J’ai longé la plage, passé devant chez Caroline. Caro semblait être chez elle, à moins que ce soit Alexia. J’ai continué mon chemin, et en arrivant à la hauteur de la haie qui sépare les 2 propriétés, un garçon est passé en trottinant avec des bières à la main.

Thomas avait sorti le bateau, et le jeune homme en bermuda, qui était passé devant mon nez est monté sur le bateau. Wow! En tournant la tête en direction du lac, je les ai vu, mes yeux ont tout de suite repéré Pascal assis sur le pont du haut, un verre à la main et riait. D’après ce que je pouvais voir, il n’y avait que des mecs. Pas de nanas.

Glups... j’étais tétanisée... Mon Dieu, si ce gars n’était pas passé, God, quelqu’un m’aurait vu en train de me glisser dans les fourrés... ou me cacher pour approcher de la maison... ou encore, entrer chez lui, moi qui n’avait soit-disant plus de clés! La honte! Je suis restée sur place, tant j’étais sonnée d’avoir failli me faire prendre dans mes investigations...

Quelqu’un a dû me voir debout là, raide comme un « i », Pascal a tourné la tête dans ma direction, il s’est redressé, puis il a crié mon nom. J’ai fait un signe de la main. Pascal s’est précipité vers moi. Je pense que c’était pour la forme, Pascal a insisté pour que je me joigne à eux. J’ai décliné; il n’y avait pas d’autres filles. Il a rigolé et a dit que ça allait sûrement changé avec les arrivées tardives.

Pascal avait laissé son natel à la maison, alors il n’avait pas vu mes messages. Hum, probablement parce qu’il s’était douté que j’allais essayé de l’appeler!!! Comme j’avais dis que j’avais déjà quelque chose et que je ne pouvais pas rester, que j’étais seulement venue aux nouvelles, je ne pouvais pas rester. Hélas, j’avais l’art de me couper l’herbe sous les pieds toute seule :/

J’étais sur le point de partir, désolée de ne pas savoir quoi faire, puis j’ai tenté ma chance; je lui ai demandé si je pouvais revenir plus tard, si je pouvais dormir avec lui. Glups, j’aurai mieux fait de me taire, à sa tête, je connaissais sa réponse. Pour ne pas perdre la face, comme il tardait à trouver quoi me répondre. j’ai prétendu que finalement, je n’étais même pas sûre de pouvoir, et je suis partie presque en courant. Je ne crois pas qu’il ait tenté de me retenir.

En arrivant chez moi, j’ai planté mon natel sur silence. Argh, je suis sûre qu’il ne m’appellerait pas, et même s’il le faisait, je me sentais obligée de refuser s’il avait pitié de moi et me disait de passer. Après tout, j’étais loin d’avoir fini de m’installer, alors autant me replonger dedans. Snif, et dire que c’était un long week-end.

Pascal a bien essayé de me joindre, mais, j'ai regardé mon natel sonner en silence sans réagir. J'avais déjà quelque chose de prévu; je mangeais chez ma frangine; beignets aux pommes et soupe maison. Je devais ramasser Kaya et Sèb au passage. Donc, je ne pouvais de toute façon pas le voir aujourd'hui. Ou disons que je ne voulais pas être son dernier petit coup du soir. Pas aujourd'hui, pas ce soir.


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262/2015 - Grand vide

Publié le par JaneDo


Samedi - 19 septembre 2015 - 262/2015 - Grand vide

Se revoir après une si longue séparation et se prendre la tête, c'est pas top. Pascal était furax, oui mais, moi aussi... J'estimais qu'il n'était pas en droit d'être aussi furibond. Après tout, moi j'avais eu la tête dans les cartons tout ce temps, lui... ben lui, il faisait le joli coeur avec tout ce qui bougeait. De nous deux, j'étais la seule à avoir le droit d'être furieuse.

Ce qui m'énervait le plus je crois, c'est que je n'étais pas aussi énervée que je l'aurai espéré. Et j'étais plutôt contente de le voir aussi vert de rage. S'il ne l'avait pas été, ça aurait voulu dire qu'il s'en fichait, non? Alors il tenait encore à moi malgré tout, voilà pourquoi j'avais perdu la virulence de ma colère. Au contraire, j'avais perdu ma langue et me retrouvais sans rien à dire.

Et je l'adorais d'être encore capable de me faire une scène, alors qu'il aurait eu toutes les raisons de faire profil bas.

Il a voulu s'arrêter au bord du lac, pour qu'on puisse discuter, mais il y avait trop de monde. Il a cherché un endroit calme, a pensé au coin dans les bois où l'on se retrouvait parfois, mais, il a changé d'avis. Il m'a conduite chez lui, sans me demander mon avis. Bon, au moins là, on pouvait parler, se crier dessus ou s'engueuler comme on voulait. Pourtant, on n'était pas du genre à gueuler.

Pascal voulait savoir pourquoi je ne l'avais pas appelé. Je lui ai reproché de ne pas m'avoir appelé non plus. Puis, je lui ai asséné un coup bas, alors qu'on se faisait face et se regardait droit dans les yeux, j'ai voulu savoir s'il avait dormi seul toutes les nuits depuis qu'on ne s'était pas vu. Hum, son regard a vacillé. J'ai sauté sur l'occasion pour dire qu'il était trop occupé pour m'appeler.

Je lui ai dis que je savais qu'il ne voyait plus Caroline, alors je voulais savoir avec qui il avait passé la plupart de ses nuits. Je crois bien avoir utilisé le mot "trompé". Au moins ça a eu le don de le calmer direct. Je ne sais pas pourquoi je le regardais avec colère, parce que je n'étais pas en colère. S'il était mal à l'aise, il ne l'a pas montré, il soutenait mon regard sans répondre.

Puis, Pascal a été dans sa chambre et m'a rapporté un carnet de notes. Il m'a dit que, comme je le lui avais demandé une fois, il avait écrit ce qu'il avait fait. Il m'a dit que je trouverais dans ce carnet tous les détails que je voulais savoir là-dedans. Il m'a demandé si moi aussi je lui avais noté ce que j'avais fais... hum, non! Je ne m'attendais pas à ce qu'il le fasse.

Après, je n'ai pas compris pourquoi, mais il a dit que c'était peut-être préférable qu'on en reste là pour ce soir. Il a voulu me ramener, mais par fierté, j'ai voulu prendre un taxi. Quelle gourde! Pourquoi? On aurait peut-être trouvé le moyen de discuter pendant le trajet, et il se serait calmé, moi aussi. On aurait pu ensuite passer la nuit ensemble? Parfois, je me bafferais!

Le taxi m'a déposée à ma voiture et j'ai foncé à nouveau chez lui. Sur le parking, j'ai sorti mon ordi. J'étais nerveuse parce que j'avais peur qu'il m'ait renvoyée pour voir l'autre fille. J'ai dû mettre mon mot de passe 2 fois, raté ma mise en ligne, tellement mes mains tremblaient. J'ai dû regarder plusieurs fois pour m'assurer que je voyais bien; il s'était couché.

La télé tournait sur un programme sur les planètes, mais Pascal s'était déjà endormi. Comme il était chou. Mais... comment a-t-il pu s'endormir aussi facilement? Moi j'aurai groumer, fulminer à tourner en rond le reste de la nuit!!! Qu'est-ce que j'aurai voulu être avec lui... J'ai hésité à aller sonner, mais, je n'avais pas encore lu son carnet de notes...

C'était mieux que j'y jette un coup d'oeil, et dans la journée, je pouvais toujours aller le voir et parler. Après tout, j'avais toute la journée du samedi devant moi. Bon, j'étais crevée, mais rassurée. Je pouvais rentrer dormir. Pascal ne me trompait pas ce soir. Mais, pourquoi m'avait-il fait comprendre qu'il fallait que je m'en aille? Pourquoi avoir dit qu'il fallait qu'on en reste là?


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261/2015 - Plan de récupération

Publié le par JaneDo


Vendredi - 18 septembre 2015 - 261/2015 - Plan de récupération

Argh, Pascal me manquait, j’avais tellement envie de le voir. Aujourd’hui, j’ai été chez le coiffeur, fait la lessive pour avoir quelque chose à me mettre, j’avais prévu de m’arranger pour le voir au cours de la soirée. D’après ce que j’avais entendu hier soir, alors qu’il jouait avec Thomas, ils allaient à la Bohème ce soir. C’était un long week-end aussi, et j’espérais le passer avec lui.

J’ai eu besoin de l’aide de certains de mes amis. Y compris Caroline. Je me voyais mal passer des heures assise dans ma voiture à attendre de voir si Pascal allait se pointer. Aides involontaires. Je me suis arrangée pour que Steven et ses copains soient à la Bohème. Ensuite, il s’agissait d’arriver, de me faire remarquer par Pascal, sans avoir à aller vers lui.

Une main glacée m’a broyé le coeur quant je l’ai vu arriver avec une fille. Une fille que je ne connaissais même pas. L’estomac tout retourné, j’ai eu envie de pleurer. Elle portait une robe à fleurs à la jupe évasée, courte, des talons rouges, comme les fleurs sur sa jupe, et s’agrippait à son bras très à l’aise. Elle riait et je l’ai détestée d’emblée.

J’ai eu besoin de plusieurs minutes pour retrouver mon calme, Caroline pleurnichait à côté. Cela m’a rendue plus forte et déterminée à garder mon calme. Elle m’avait racontée qu’elle n’avait plus beaucoup de contact avec Pascal.

Elle se doutait bien qu’il faisait tout pour mettre de la distance entre eux. Il ne passait plus chez elle quant il sortait courir le dimanche matin. Ne répondait pas quant elle passait sonner chez lui, et pourtant elle savait qu’il était chez lui. Quant elle réussissait à le joindre au téléphone, il promettait de la rappeler, mais ne le faisait jamais. J’ai fait en sorte qu’elle retrouve le contrôle d’elle-même, sinon, je n’entrais pas avec elle. Elle devait aussi me promettre de ne pas regarder en direction de Pascal. Et ça, je savais que ça allait être impossible. Je l’ai fais jurer sur la tête de sa soeur de ne jamais lui révéler cette soirée.

Steven était au bar avec ses potes, que je connaissais d’ailleurs. Il était juste assez loin de Pascal pour que mon plan marche comme sur des roulettes. Steven a été super. Dès mon arrivée, il a fait ce que j’attendais de lui, sans qu’il le sache. Très charmant, il a tout fait pour que je me sente à l’aise, donnant même l’impression qu’il me draguait.

Je tournais le dos à Pascal et nos potes, mais face au miroir derrière le bar. et des plaques de pub pour différents alcools derrières et placardés un peu partout dans le bar. Je pouvais voir Pascal de différents angles.

Certains de ses copains m’ont tout de suite repérée. Ils ne voulaient pas qu’il me voit, et faisaient tout pour détourner son attention. Pascal a certainement trouvé leurs attitudes bizarres, alors il a commencé à regarder autour de lui et m’a vue avec Steven. Pascal pensait certainement que j’irai le saluer, et gardait ses distances avec la copine avec qui il était arrivé.

Malgré ses efforts, Pascal n’arrivait plus à détourner les yeux. Il continuait à me surveiller. J’ai été exprès saluer un copain que Pascal ne connaissait pas, et que je n’avais pas vu depuis des lustres. Matthias. C’est le petit frère d’un type avec qui j’étais sortie un moment, avant de découvrir qu’il avait l’herpès. J’ai tout de suite mis un terme, heureuse de ne l’avoir jamais embrassé. Iak.

Je suis retournée vers Steven et on a été danser. Pascal était vert. A sa manière de serrer les dents, j’ai compris qu’il était furax. Je pouvais presque voir la fumée sortir de ses oreilles. Il s’était levé et se tenait appuyé au pilonne près de leur table et regardait dans ma direction. La petite demoiselle avec qui il était, le regardait sans comprendre. Bien fait.

Puis j’ai réalisé qu’ils étaient sur le point de partir. Ça m’a un peu sapé le moral, mais j’ai tenu bon. Caroline avait déjà filé pour aller squatter l’air autour de Pascal. Elle savait que si elle allait le rejoindre, elle n’avait pas intérêt à revenir vers moi. Interdiction formelle de revenir pour me dire que Pascal était là.

Pascal avait parlé un moment avec elle, et avait certainement pensé qu’elle viendrait me m’avertir, mais comme elle restait scotché là-bas, Pascal l’a ignorée et s’est mis à me fixer.

Ma belle humeur et mon entrain ont fait le plongeon quant ils sont partis. J’ai aussitôt avalé mon verre de vodka cul sec pour tenter de garder la tête froide et continuer à m’amuser un peu. J’aurai préféré qu’on parte avant Pascal, mais Steven et ses copains trouvaient l’ambiance géniale et ont voulu rester.

Je suis retournée danser avec Steven, je n’avais plus rien à perdre, rien qui me donne envie de rentrer non plus. Et tout à coup, Pascal était là! Il m’a prise par la main et m’a traînée derrière lui, dehors, et jusqu’à sa voiture. J’ai voulu lui demander ce qui se passait, mais à voir sa tête, les mots sont restés bloqués dans ma gorge.

  • Je croyais que tu ne voulais voir personne, que tu appellerais dès que tu aurais bien avancé ou fini ton installation, mais je vois que pour sortir avec Steven, tu as le temps.

Je ne m’attendais certainement pas à ce que Pascal revienne me chercher. Je ne m’attendais à rien. Je n’aurais jamais, jamais pensé qu’il en aurait quelque chose à foutre. Et surtout pas après l’avoir vu arriver avec cette fille. Du coup, ça me coupait la langue. Pascal fulminait. Je ne m’attendais pas à une réaction aussi virulente non plus. Dans des moments comme celui-ci, je ne comprends plus rien.

Je pensais le faire enrager un peu, ou peut-être le rendre un peu jaloux, mais je pensais qu’il m’aurait ignorée pour me rendre la monnaie de ma pièce c’est tout. Je pensais pouvoir prétendre après coup de n’avoir pas remarqué sa présence. J’étais un peu soufflée par sa réaction. Assez impressionnée même.


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260/2015 - Vu de loin...

Publié le par JaneDo


Jeudi - 17 septembre 2015 - 260/2015 - Vu de loin...

Ca fait des lustres que je n’ai pas vu Pascal, alors ce soir, j’ai été traîner du côté de chez lui. J’ai eu de la chance, il était à la maison. Je m’en suis mis plein les yeux, les battements de mon coeur m’ont rappelé que j’étais encore en vie. Et que je l’aimais encore trop. Je n’avais aucune intention de l’appeler, j’attendais qu’il fasse le 1er pas.

Il a discuté au téléphone, et d’après ses sourires, ce devait être une fille. Elle cherchait à le voir, ou à le faire sortir ce soir, mais apparemment, il n’en avait pas envie. Il a joué à la guitare, D’abord tout seul, puis Thomas est rentré, s’est changé et il est descendu jouer avec lui. Ils ont joué longtemps, faisant des arrangements sur des morceaux composés  par Varios.

Après un dernier verre, quelques rires, quelques mots sur des sujets dont je n’avais aucune idée. Ils se sont couchés et je suis rentrée. J’étais un peu surprise de ne pas entendre un mot sur Caroline, sur Manuella, ni même sur moi. M’aurait-il oublié? Malgré tout, j’étais aux anges de l’avoir vu et entendu, même si c’était de loin et à travers un écran de télé.


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259/2015 - Routine

Publié le par JaneDo


Lundi - 14 septembre 2015 - 257/2015

Beignets aux pommes et soupe maison pour le souper de famille ce soir. Mon neveu Marl, n'est plus avec sa chèvre de copine. Ha, on ne l'aimait pas, alors toute la famille est aux anges. Ce soir, l'autre frère n'est pas venu au souper parce qu'il avait des problèmes avec sa grognasse. Je devine de quoi il s'agit, mais il nous expliquera.

Comme je le pensais, elle cherchait à l'éloigner de ses amis, de l'emprisonner à la maison, d'en faire le père de son fils et de se faire épouser. Donc, de lui forcer la corde au cou. Après avoir essayé de le faire plier à sa volonté, elle est partie pensant qu'il va lui courir après. Il ne l'a pas fait. Tant mieux. C'est quoi ces filles qui cherche à emprisonner leurs mecs?

Problème de voiture; j'ai déposé ma voiture au garage. Ils m'ont prêté une voiture, que j'ai dû re-déposer le soir au garage.


Mardi - 15 septembre 2015 - 258/2015

Cartons, cartons, cartons... Un copain de Kaya est venu dormir à la maison. Il est venu surtout pour bosser l'Allemand avec elle. Il est gentil, un peu timide peut-être. Je vois bien qu'il craque un peu pour ma nièce. Mais à le voir, il n'osera jamais tenter quoi que ce soit. S'il attend que la fille se jette sur lui, il attendra longtemps! C'est mal barré pour son avenir amoureux!!!

Ma voiture a passé l'expertise et ma frangine est passée me chercher pour me déposer au garage. J'ai été boire le café chez elle après.


Mercr - 16 septembre 2015 - 259/2015

Kaya est rentrée du Gymnase vers midi, elle ne se sentait pas bien. J'étais dans mes cartons. Après s'être reposé et bosser ses cours, elle est partie dormir chez Sèb. Je suis passée boire le café chez ma frangine. J'étais contente de récupérer ma caisse. Dol voulait me voir, elle semblait au bout du rouleau, alors j'ai été chez elle. J'ai dû inventer des cracs pour pouvoir filer de chez elle à 2h du matin. Evidemment elle avait bu.


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256/2015 - Assez pleuré

Publié le par JaneDo


Dimanche - 13 Septembre 2015 - 256/2015 - Assez pleuré

Comme prévu, ce matin, j’ai été chercher et déposer mon papa et son amie à l’aéroport. J’aurai dû rester avec eux pour prendre un café. Mais, à peine arrivé que leurs compagnons de voyage les appelaient déjà. Je suis repartie aussitôt en le regrettant pendant tout le trajet de retour.

A la maison, je me suis jetée au lit. Hier soir, entre deux larmes, je lisais. C’était la seule chose qui pouvait me faire voyager ailleurs. Comme je ne trouvais pas le sommeil parce que ma tête ne pensait qu’à Pascal dès que je ne lisais pas. Je me suis couchée lessivée à 5h du matin pour me lever 2h après.

Il pleuvait, ce qui me faisait penser à Pascal. On aimait la pluie et on aimait rester au chaud sous la couette. C’était des moments que j’adorais. J’aurais aimé être dans ses bras, collée contre lui à ronronner comme une petite chatte. Mais quelqu’un d’autre dormait dans ses bras, pas moi.

J’avais assez pleuré hier soir, ma tête me faisait un mal de chien, je n’en pouvais plus. Mais au moins, aujourd’hui, je me sentais mieux. J’avais lavé ma tristesse pour un temps. Après avoir dormi un peu, je me suis remise à la lecture.

Je n’avais pas l’intention d’appeler Pascal, je n’avais aucune envie de lui parler, alors j’ai coupé mon natel. S’il m’appelait ou ne m’appelait pas, je n’en saurais rien. Et c’était tant mieux. Le soir, j’ai allumé mon natel une petite minute; Pascal n’avait pas essayé de me joindre. Pfff, tant pis.


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255/2015 - terrassée par le manque

Publié le par JaneDo


Samedi - 12 Septembre 2015 - 255/2015 - terrassée par le manque

Je me sentais blessée par le manque de nouvelles de la part de Pascal, blessée de ne pas lui manquer et de le voir me remplacer aussi facilement. De voir que Pascal ne cherchait même pas à avoir de mes nouvelles. Pascal me manquait tant, je rêvais de l’entendre parler, rire, de regarder les expressions passer sur son visage, voir la fossette sur sa joue se creuser quant il sourit.

Ça me fendait le coeur d’avoir l’impression que Pascal m’avait complètement zappée de sa vie. J’avais le coeur lourd, je traînais difficilement mon chagrin, j’étais au bord des larmes tout le temps. Je pensais à Pascal tout le temps, quoi que je fasse. Faire semblant de sourire me coûtait un effort surhumain. Je souffrais atrocement du manque. Son sourire me manquait, ses bisous... afff.

Quant je me retrouvais enfin seule dans ma chambre, je pouvais me laisser aller et pleurer de tout mon saoul. On était samedi, le soir où tout le monde sort faire la fête, et moi j’étais malheureuse. Personne ne pensait à moi, je me sentais si seule. Personne nul part ne m’aime. Probablement que je ne méritais pas d’être aimée. Où était-il donc? Où et avec qui dormait-il ce soir?


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