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31 Décembre 2017 (6) - La Saint-Sylvestre

Publié le par JaneDo


31 Décembre 2017  (6) - La Saint-Sylvestre

(Dimanche 31 Décembre 2017 - La Saint-Sylvestre)

A 19h, Caro et moi étions prêtes. On a rejoins le Hall où se déroulait la fête. Magnifique! C'était magnifique. La salle était bondée. Difficile de reconnaître ceux qui faisaient partie de notre groupe. On n'avait aucune idée des costumes qu'ils portaient. Je me sentais moins seule en compagnie de Caro. Mais je savais bien qu'au bout d'un moment, on se perdrait dans la foule, mais au moins, on connaissait nos costumes, donc, on se reconnaîtrait. J'espère....

J'ai parcourus la foule à la recherche de Pascal. Pourquoi je n'avais pas pensé lui demandé ce qu'il avait choisi comme costume? Je ne m'attendais pas à autant de monde, et aussi haut en couleur. Mon costume semblait banal du coup. La plupart des gens portaient des costumes comme au Carnaval de Venise. Très chargés, colorés et des coiffes extraordinaires. Bon, je n'avais pas les mêmes moyens qu'eux, alors mon costume me convenait.

Mais quand même, j'avais l'impression d'être presque nue au milieu de tous ces gens.

Puis je l'ai reconnu. Je connais sa silhouette par cœur. Enfin, je crois. Habillé en Officier, époque du Roi Soleil je pense. Mais, je n'étais pas une connaisseuse. Les masques couvraient entièrement presque tous les visages, comme le mien d'ailleurs, donc je n'étais pas sûre à 100%. Il était avec un autre grand comme lui. Je pense que ce devait être Paul.

Je me suis approchée un peu. Je voulais entendre les voix, si c'était possible. Pas réussi, parce qu'ils se sont tus à notre approche. Il m'a fixé, alors j'ai détourné la tête. Je crois que c'est Pascal. Ils ont commencé à servir les plats qui composaient le Buffet. Et j'avais la dalle. On s'est donc approché du buffet. Hum... pour manger, il fallait soulever un peu nos masques, sinon, que dalle à bouffer!!!

J'ai vu mon officier discuter avec des femmes qui semblaient s'intéresser. Ils riaient, et encore une fois, mon regard à croiser celui de l'officier. J'ai détourné la tête. Puis, j'ai repéré Thomas; habillé en Casanova. Rire, ça lui ressemble bien!

Puis, j'ai senti un bras autour de ma taille. Je me suis retournée violemment prête à repousser l'assaut de l'intrus. Non mais pour qui il se prend celui... Ah! L'officier. L'emmerdement avec ces masques, c'est qu'on ne voit pas si quelqu'un souri, etc. L'Officier m'a prise par la main et m'a entraînée derrière lui. A l'écart, sur un des balconnet, Pascal a soulevé son masque et souri. Diantre, j'adore son sourire. Ça me fiche des palpitations.

C'est quant il a soulevé mon masque que j'ai réalisé que je ne l'avais pas fait. Sans demander ma permission, il a pris mon visage entre ses mains et m'a embrassé. Encore une flambée de chaleur et de palpitations. On s'était retrouvé. Génial.

Il m'avait repérée presque aussitôt. Je lui ai dis que moi aussi. On a ri. J'étais contente. Il m'a entrainée sur la piste pour danser, mais c'était surtout un prétexte pour rester collé l'un à l'autre et s'embrasser. On a dansé. La musique a été coupée pour une annonce, mais je n'ai rien entendu, j'étais aux anges, au paradis, la tête complètement à l'envers.

On faisait une trêve ce soir... Enfin, JE faisais une trêve. Je ne voulais pas gâcher la soirée avec mes récriminations.

Puis, il y a eu un mouvement de foule et on a été séparé. Pfff. J'ai vite retrouvé Caro, j'ai cherché Pascal, mais je ne l'ai pas retrouvé tout de suite. Quant je l'ai vu, il était avec une femme, son bras autour de sa taille m'a indiqué qu'il devait certainement s'agir de sa femme. Je voyais qu'il sondait la foule, donc il me cherchait sans doute.

Comme je savais à quoi il ressemblait, j'ai tenté de profiter un peu de mon anonymat et me balader, faire des connaissances avec des masques. Danser avec des inconnus. Bref, m'amuser un peu.

Fatiguée, j'ai été prendre l'air sur un des petits balcon, tout en regardant les gens s'amuser à l'intérieur. J'ai repéré Caro. Thomas, Paul, puis je crois qu'il devait s'agir de Vania et sa copine. Deux femmes habillées de l'époque Victorienne, engoncées dans des corsets; ce devait être assez désagréable à porter.

En retournant à l'intérieur, j'avais vu la direction qu'elles avaient prise, alors j'ai voulu aller rejoindre Vania et sa copine. Vania portait un demi-masque, donc je l'avais reconnu sans hésitation.

Je suis tombée sur Pascal et Olivia, ils s'embrassaient. Ça m'a fait un choc.

Je suis restée tétanisée à les regarder, les yeux écarquillés. Leurs masques sur la tête, ils se donnaient en spectacle? Après m'avoir embrassée? Salaud. Pascal a levé les yeux et m'a vue. Je crois qu'il a dit quelque chose comme ; "Shit!" (merde). Et s'est précipité vers moi. Mais j'avais déjà tourné les talons et j'essayais de me noyer dans la foule. Trouver un coin pour me cacher... et pleurer. Ça m'avait fait un coup au cœur. J'étais à 2 doigts de m'évanouir. 

Pascal a attrapée mon bras, je l'ai jarté. Il a essayé à nouveau, mais je lui ai dis de me lâcher. Il a prononcé mon nom, mais je lui ai tourné le dos pour m'enfuir. Il s'est alors jeté à genoux en s'accrochant à ma robe. Les gens ont commencé à s’écarter pour regarder. Ils ont dus croire que c'était un spectacle ou une demande en mariage.

Entre les dents, je lui ai dis de se relever de suite et de me lâcher. Il voulait qu'on parle. Que ce n'était pas ce que je croyais... Il me semble avoir déjà entendu ce genre de réplique dans un ou deux mauvais film. Je ne voulais pas lui parler, ni même le voir. Je voulais qu'il me fiche la paix. 

La fête était finie pour moi. Je n'avais qu'une envie, c'était de rentrer, ramasser mes affaires et rentrer chez moi. Qu'il aille se faire cuire un œuf. Il venait de me gâcher la soirée. On ne pouvait pas compter sur lui, il n'était pas sérieux. Chaque fois que je pensais lui donner une chance, il réussissait à la bousiller. Triste à mourir, l'estomac retourné en boule, le cœur en miette, j'en avais assez.

Comme il ne me lâcherait pas avant que je lui dise que j'acceptais de lui parler, je l'ai dis. Quant il s'est relevé, les gens se sont mis à applaudir. Les gens!!! Ils n'avaient aucune idée que j'avais le cœur déchiré, que je vivais les dernières minutes les plus atroces de ma vie... ils applaudissaient! Pascal m'a prise par la main et m'a traînée derrière lui. J'étais aveuglée par le chagrin et les larmes, je ne voyais plus rien. Mais j'ai croisé le regard satisfait d'Olivia, et ça m'a blessé.

Pascal m'a emmenée dans la suite qu'il avait réservé. Je suis restée derrière la porte. J'étais au plus bas, je tenais à peine debout, mais je ne voulais pas m'asseoir. Il a jeté son masque en entrant. Il a voulu me prendre les mains, mais je l'ai repoussé violemment. Je lui ai fais signe de ne pas m'approcher. Il a reculé pour s'asseoir sur le canapé qui me faisait face.

On avait même pas allumé la lumière. La chambre était éclairée par les lumières qui provenaient du dehors. C'était largement suffisant, comme ça il ne pouvait pas voir mes larmes qui continuaient à couler. Pour moi, c'était la mort dans l'âme que je devais me rendre compte que c'était la fin, je n'en pouvais plus. Et ça me faisait souffrir.

J'avais de la peine à respirer, un poing au cœur, et j'étais trop triste pour parler. Tous mes efforts étaient concentré dans l'effort de tenir debout. Si j'avais été seule, je me serais laissé tomber.

On aurait pu penser que ses explications auraient ramené un peu de paix, m'aurait fait du bien et calmé les choses... mais pas du tout... c'était même pire. Je n'en croyais pas mes oreilles. J'étais abasourdi. Je me sentais désorienté, pour ne pas verser, je me suis appuyée à la porte.

Pascal a commencé par dire que c'est elle qui l'a embrassé, pas lui. Que de toute façon, ce n'était pas si grave, c'était le Carnaval. Qu'il n'y avait pas de quoi en faire un drame. Que c'était la première fois qu'il me voit réagir aussi brutalement pour quelque chose qui n'en valait pas la peine. Je le regardais sans rien dire. Je crois que la tristesse m'avait anesthésiée, je crois que je n'avais même pas la force de bouger le petit doigt.

Tête basse, parfois entre ses mains, il a continué, après une énorme hésitation...

Il a dit que ce qu'il avait à me dire était pire. Qu'il aurait préféré ne pas avoir à me dire quoi que ce soit, que j'allais le détester. Qu'il avait été stupide, qu'il s'était laissé manipuler. Il avait foiré. Et blabla et blabla. Qu'il avait honte, qu'il ne savait pas s'il aurait dû attendre, mais qu'il a pensé qu'il devrait tout mettre sur la table et laisser tout ça derrière, dans l'année 2017.

Je lui ai coupé la parole pour lui dire d'accoucher. Je ne voyais pas ce qui pouvait être pire que de s'embrasser avec ma pire ennemie.

Pascal voulait que je promette d'avance de lui pardonner. Il voulait qu'à minuit, même si je lui en veux et tout, d'être à ses côtés pour entrer dans la nouvelle année. Il voulait être le premier que j'embrasse. Il savait que Thomas avait l'intention de me demander de sortir avec lui, et que peut-être le moment était mal choisi de tout m'avouer, mais... Il aurait peut-être dû continuer à me mentir, mais, il n'en pouvait plus de se sentir coupable.

Et c'est pour ça qu'il a laissé Olivia l'embrasser; elle le menaçait de me faire des révélations qui...

Le visage enterré entre ses mains, il parlait à voix basse. Mais j'entendais clairement. Chaque phrase me coupait plus profondément qu'un poignard.

Alors il m'a dit que s'il avait demander un break, donc une séparation, c'était pour me cacher sa trahison. On aurait recommencé à zéro, et quoi qu'il ait fait aurait été mis sur le compte du fait qu'on était pas ensemble.

Pascal m'a avoué qu'il sortait avec Olivia longtemps avant de m'avoir demandé un break. Je lui ai dis que c'était inutile de continuer à parler de break, il m'avait larguée. On le savait tous les 2... Non, tous les 3. Ressenti le coup de poignard dans le cœur en prononçant les derniers mots.

Il m'avait évité, trop occupé à voir Olivia. Ces mots me blessaient comme à l'époque, quant j'attendais ses appels qui ne venaient pas. Il n'avait pas osé rompre avec moi, mais avait dis le contraire à Olivia. Elle s'en ait rendu compte et avait voulu qu'il le fasse devant elle, et même là, il avait menti, en me faisant croire qu'elle se faisait des idées. Devant elle, il a avoué n'avoir pas rompu avec moi. Après ça, elle l'avait travaillé au corps pour qu'il me quitte. Alors il l'a fait.

Pascal s'excusait en avouant chaque horreur qu'il a fait, mais ça ne servait à rien... Le mal était fait.

Quant Thomas avait traîné Jess en Angleterre pour qu'il puisse fêter la St-Valentin avec sa Valentine... Il avait emmené Olivia à Paris, où ils ont passé un week-end en amoureux. Il ne se rappelait pas s'il m'avait menti là-dessus, mais à sa femme oui. A moi aussi, je croyais qu'il était chez un copain!

J'étais pliée en 2, je voulais qu'il arrête, j'avais trop mal; Il avait dit à Olivia qu'il ne m'aimait plus, qu'il voulait me quitter, mais avait peur de ma réaction. Je voulais qu'il me laisse, qu'il s'en aille. Je crevais de mal, mon cœur saignait à l'idée qu'il ait pu dire qu'il ne m'aimait plus... QU'IL NE M'AIMAIT PLUS... Trahison.

La douleur me terrassait. Je ne sais pas depuis combien de temps il avait quitté la chambre, ni combien de temps j'avais pleuré. Petit à petit, j'ai séché mes larmes pour éviter d'être trop défigurée. Je devais redescendre et filer au plus vite. La seule chose que je voulais, c'était partir, filer, rentrer chez moi. Je n'avais pas le courage de faire face à qui que ce soit.

Pascal m'avait trahie, gâchée la soirée... et moi qui espérait encore... mais... c'était fini... et pourtant, je l'aimais encore... Je crois que c'est ce qui faisait le plus mal; de l'aimer encore après tout ça.

Je me suis tamponnée les yeux avec de l'eau froide une bonne dizaine de minute. Ils restaient atrocement enflés.

Dans la salle de bal, Thomas m'a happée au passage. Il avait passé la soirée à me chercher. Il avait dû me reconnaître en me voyant avec Pascal. Minuit approchait. J'ai fait semblant, en essayant de prendre une voix réjouie, mais malgré le masque, je n'ai pas pu le tromper. Sans que j'aie le temps de l'en empêché, il a soulevé mon masque et a tout de suite vu que j'avais pleuré... à cause de Pascal.

Ils ont commencé le compte à rebours de minuit, et Thomas m'a gardée dans ses bras. Derrière lui, sans avoir besoin de croiser son regard, Pascal attendait. Dire qu'il pensait que j'allais vouloir l'embrasser à minuit après tout ce qu'il m'a raconté?!

A minuit, c'est Thomas que j'ai embrassé. Thomas qui a réussi à me faire sourire et me donner l'envie de rester. J'ai aussi embrassé Paul, Michael et quelques autres copains qui s'étaient reconnus et retrouvés. Caro, Vania, sa copine et Jess aussi en vrac. Et plus tard, quant il a réussi à m'attraper quant je n'étais pas avec Thomas... Pascal. Je ne voulais pas faire d'histoires, ni qu'il puisse mesurer la profondeur de ma blessure. Blessure non seulement de l'amour trahi, mais de ma fierté aussi.

Il avait l'air triste, ça m'a un peu piqué dans la poitrine, mais je ne voulais pas m'en faire pour lui. Je ne voulais même pas penser à lui. Avant de me laisser partir, il m'a chuchoté à l'oreille qu'il m'attendrait dans la Suite que je connaissais, jusqu'au matin. Il espérait que je viendrais.

Je n'en avais aucune intention... J'avais l'intention de rester avec Thomas. Ne pas penser à lui. Il pouvait y rester toute la nuit s'il le voulait, je m'en fiche. J'espère qu'il attendra. Pour rien.

Dire qu'on va commencer l'année 2018 par un lundi !


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Décembre 2017 (5) - Angoisses... (25 au 31 déc 2017)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (5) - Angoisses... (25 au 31 déc 2017)

(lundi 25 au dimanche 31)

J'avais passé de super fête de Noël en famille. J'avais un peu peur de monter à Gstaad. Pascal avait fait l'impasse sur sa promesse; je lui avais dis, qu'il n'avait le droit de fréquenter personne, même pas Caro. Cela faisait partie de sa punition. Il avait passé dessus, ignorant sa promesse.

Est-ce que j'étais furieuse? Oui. Déçue? Encore oui. Que faire? Lui dire que je savais? Pourquoi? Il baisserait la tête, ou m'inventera une excuse, et si je voulais être avec lui, il comprendra qu'il peut faire ce qu'il veut et qu'il n'y aurait pas de conséquences. Il ne doit pas savoir que je sais.

Même quant Caro s'était plantée en me parlant de ça, j'avais fait comme si je n'avais pas entendu. Parce que ça m'avait donné l'impression de recevoir une flèche empoisonnée en plein cœur.

Je ne savais pas trop ce que je ressentais; si je lui en voulais vraiment beaucoup ou pas!

Le 25, je suis restée tranquillement chez moi. Répondu à aucun appel de qui que ce soit. D'ailleurs, j'avais laissé mon natel près de mon lit. Je n'avais pas envie qu'on me bouscule. Je n'ai envie de voir ni de parler à quiconque.

Mercredi, je me torturais à l'idée de monter à Gstaad.

J'avais peur de regretter d'y être aller et flinguer ma fin d'année en déception. Peur de regretter de ne pouvoir commencer la nouvelle année près de Pascal. Est-ce que ce n'était pas un peu stupide de m'accrocher à lui comme ça? Afff, que ça se passe mal ou bien, il fallait que j'y aille...

Oh Thomas et certainement Pascal ont fait décorer toute la maison pour Nouvel An sur le thème du Carnaval de Venise. Il y avait aussi encore les décorations de Noël. C'était chouette et chaleureux. Pleins de pan de tissus, de paravents, qui coupent ou séparent, donc, ça donnait l'impression d'un énorme labyrinthe partout, ou de petits coins, sauf la partie principale du salon vers la cheminée principale. C'était vraiment cool. Dieu sait ce que ça a dû coûter!

Ça m'avait pris 3 plombs et des poussières pour me décider sur mon costume. Finalement, j'ai opté pour la simplicité. Quoi que... J'avais choisi un long manteau turquoise foncé, avec des paillettes dorées le long de la couture, dessous, une robe droite en brocart de soie turquoise marron.

Je l'avais loué bien entendu, parce qu'à part ce soir, je ne vois vraiment pas où je pourrais porter un tel vêtement. J'avais peur d'avoir froid, c'est pour ça que je portais par-dessus ce manteau avec des motifs plus discrets. Mon masque était du même ton que ma robe. Le but d'un carnaval c'est l'anonymat, se déguiser. Oublier les règles, les contraintes, la morale et le reste.

Mercredi soir, une partie du groupe est sorti en boîte. Une autre partie, dont moi, est resté au chalet. Caro et Pascal sont sorti avec le reste de la troupe. J'étais un peu déçue. J'avais pensé qu'il profiterait de l'occasion pour rester avec moi. 1h plus tard, lui et Caro sont rentrés, mais j'étais déjà dans ma chambre. Caro est passée pour me dire de descendre, Pascal me cherchait. Vexée, je n'ai pas voulu. Pascal est donc venu dans ma chambre. Je lisais.

En fait, dès que Caro est ressortie, je me suis précipitée pour voir la tête que j'avais et m'arranger dans le lit. Je me doutais qu'il viendrait sachant que je ne voulais pas descendre.

Pascal m'a apporté son cadeau de Noël. Hum, j'avoue que je n'avais rien prévu pour lui. J'étais embarrassée. On n'avait pas fêté Noël ensemble, donc je ne m'attendais pas à un cadeau. Il m'a offert un collier. 2 cercles l'un dans l'autre avec 9 diamants incrustés. Une pour chaque année qu'on avait passé ensemble. Est-ce qu'il pensait m'offrir ça devant tout le monde en bas??? Bizarre.

J'ai failli lui dire qu'il aurait dû y en avoir que 8, étant donné l'année qu'on avait été séparé. Mais j'ai fermé ma gueule, souri et lui ai fait un bisou pour le remercier. Un bisou qu'il a voulu prolongé. Je l'ai repoussé parce que je ne voulais pas aller plus loin. Il oubliait un peu vite que tout n'était pas oublié et enterré. Il l'a compris. Ce n'était pas le moment pour en parler, ou il n'en avait pas envi.

Je n'oubliais pas non plus qu'il avait oublié sa promesse de ne pas fréquenter d'autres femmes...

Jeudi, j'ai flemmardé toute la journée, le soir j'étais en forme pour faire la fête jusqu'à tard. Je l'avais vu à part, parfois derrière un des paravent, en train de parlé, disons plutôt chuchoter avec Caro ou la connasse d'Olivia. Oui, elle était là elle aussi, ce qui me mettait les nerfs à vif. Mais je jouais mon rôle à ignorer tout ce qui pouvait me descendre le moral.

Je ne voulais pas montrer mon manque d'assurance. Pascal recherchait mon contact, mais je restais méfiante. J'espère seulement qu'il ne sera pas stupide au point d'embrasser Caro ou Olivia dans un coin et se faire attraper par quelqu'un. C'est pour ça que je gardais mes distances. Je ne voulais pas passer pour la dinde aveugle de service.

Vendredi soir, une fois cuit, Thomas a essayé de m'embrasser. J'ai évité de justesse. Un peu plus, j'aurai perdu ma chance d'avoir le droit de faire des reproches à Pascal.

Depuis notre arrivée au chalet, Jess s'était montrée morose, triste. Difficile à dérider. Pascal était pourtant gentil avec elle, et jouait les maris modèle quant il en avait l'occasion. C'était une mauvaise idée.

Il risquait de lancer de mauvais signaux, et Jess risquait de redevenir la vilaine peste qu'elle était et que je détestais. Et j'avais raison... J'allais me retrouver dans son collimateur!

Vendredi soir, avant de tomber d'avoir trop abusé de Rum coca, elle s'était jointe à Caro, Vania et sa nouvelle copine, et moi. Vania ne l'aime pas beaucoup, alors elle et sa copine se sont vite éloignée quant Jess a commencé à radoter. Très vite, le radotage s'est focalisé sur Pascal. Elle voulait le récupérer. Elle ne savait pas qu'on était à nouveau ensemble. Elle a dit que maintenant qu'il en avait terminé avec l'épisode Olivia, elle avait l'intention de récupérer son mari.

Je ne sais pas si elle se souviendra demain, mais elle m'a pointée du doigt, et m'a dit de ne pas me faire trop d'idée, qu'elle n'avait pas l'intention de me le laisser. Que de toute façon, il m'avait plaquée, alors je ne devais pas m'attendre à ce qu'il retourne en arrière. Les hommes sont bien trop orgueilleux pour ça. Dans son état, je n'ai pas pensé que je devais mettre les choses au clair. Et, je préférais éviter une dispute ou bagarre entre bonnes femmes saouls.

Mais j'ai senti une angoisse me nouer l'estomac. C'était chiant de redevenir des adversaires, des rivales... Pascal se rendant compte de l'état de sa femme, est venu la chercher pour la coucher. Elle était raide. Je lui ai parlé de ce que sa femme avait dit, il m'a dit de ne pas m'inquiéter, qu'elle était seulement saoul. Je crois qu'il ne se rend pas compte...

Et la Olivia... Malgré qu'il avait mis les choses au clair avec elle et qu'ils avaient rompu, elle continuait à lui tourner autour. Ça me rendait malade. Je ne savais pas quoi faire. Elle était là avec sa copine qui me déteste sans raison. Je n'ai jamais rien fait à cette fille, mais elle continue à me lancer des regards méchants et méprisants.

C'est la faute à Pascal, il continue à lui parler, à lui faire des sourires. Il la laisse parfois même enfiler son bras sous le sien ou le toucher, ou lui caresser le dos, ce qui me fait dresser les cheveux sur la tête. Certains doivent surement penser qu'ils sortent encore ensemble.

Elle recommence son jeu à prendre la fuite dès que Jess approche, ou à lui chuchoter des trucs à l'oreille et à rire après comme s'ils avaient partager un secret quelconque. Et Pascal la laisse faire. Je ne peux franchement pas lui dire quelque chose sans passer pour une débile de jalouse. Pourtant, j'étais clairement jalouse.

Je n'avais pas à me plaindre, comme dirait Thomas; bien fait pour moi, je n'avais qu'à le quitter...

Je les ai chopé derrière un des pans de rideaux, un peu trop proche à mon avis. Elle a essayé de l'embrasser, même s'il a détourné la tête de justesse, il n'aurait pas dû se retrouver dans cette situation, comme s'ils étaient en train de se cacher. C'était humiliant pour moi. Ils ne m'ont pas vu.

Et si j'avais pu, je serais restée. Mais j'aurai eu l'air de le suivre si quelqu'un m'avait surpris. J'ai attendu de les voir réapparaître, mais rien. J'ai vu Olivia peut-être 1/2h plus tard, toute seule. Je me demande où Pascal avait passé.

Ces quelques jours au chalet, j'avais passé plus de temps avec Thomas qu'avec Pascal. on aurait presque dit qu'il m'évitait au maximum. Ça ne faisait qu'accroître mon angoisse.

Pourtant, depuis le temps, je devrais en avoir l'habitude. Mais ça me perturbe quand même.

On avait toujours évité d'étaler notre relation devant tout le monde. Peut-être que je me trompe, mais j'avais l'impression qu'on était plus proche.

Le lendemain, Jess avait mal à la tête et elle est restée au chalet, alors que la plupart de l'équipe était sorti se balader dans la station ou sur les pistes. Cette fois, c'était moi qui était d'humeur morose, et je me serais bien passée de sa compagnie. Je n'ai même pas réussi à lire 1 paragraphe.

Oh Jess se souvenait parfaitement de ses paroles du soir précédent. Elle m'a demandé de ne pas me mettre en travers de son chemin. Elle savait aussi que j'avais rompu avec Jérémy. Je me demande comment. Je lui ai demandé pourquoi elle ne disait jamais ce genre de chose aux autres filles, comme Caroline par exemple. Pourquoi moi? Elle n'a pas répondu.

J'ai préféré laisser tomber le sujet. Je ne voulais pas me mettre en confrontation. Après tout, c'était à Pascal de régler les choses avec elle, s'il voulait vraiment être avec moi. Je ne pouvais pas faire grand chose, à part attendre et voir.

Le soir du 31, Thomas avait réservé 3 chambres dans le Palace de Gstaad où avait lieu la fête, pour qu'on puisse se changer directement sur place et descendre, sans que personne ne puisse deviner qui se cachait derrière le masque. Dès que la clé était disponible à la réception, on pouvait monter, ni vu ni connu, se changer. D'autres préféraient se changer à la villa et se rendre à la fête.

Moi et Caro, on avait choisi de se changer au Palace. Pascal avait loué une suite pour 2 jours, et il m'avait refilé la clé. Ce devait être un secret, mais, j'y allais avec Caro. J'ai essayé de lui faire croire que c'était une des chambres louée par Thomas. Je ne sais pas si elle m'a cru.

J'espère que Pascal avait loué cette suite pour moi... pour nous..


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Décembre 2017 (4) - Encore un coup de poignard au cœur

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (4) - Encore un coup de poignard au cœur

(lundi 18 au dimanche 24)

Une fois de plus, je n'avais pu monter à Gstaad du week-end. Verte. Jérémy n'était pas si facile à effacer. Je nageais entre les regrets que ça n'ait pas marché et l'impatience que ce soit de l'histoire ancienne. C'était entièrement de ma faute aussi. Je savais bien pourquoi je faisais ça, c'était seulement pour être à nouveau disponible pour Pascal. Et c'est lamentable.

Pascal semblait assez occupé et n'avait pas le temps de ramper à mes pieds... comme je l'avais espéré!

Vendredi soir, Jérémy était à ma porte une fois de plus, et je ne pouvais pas m'enfuir à Gstaad. Donc bon gré mal gré, j'ai été manger avec lui. Aussi, j'avais appris que Pascal n'allait pas non plus à Gstaad, donc l'anxiété me bouffait de savoir ce qu'il faisait et s'il allait m'appeler. J'espérais qu'il ferait tout pour me voir, mais même pas.

J'ai donc passé un week-end à me triturer le cerveau, à tourner comme une hélice dans les endroits qu'on avait l'habitude de fréquenter, sans succès. Puis, dimanche, fatiguée de mes recherches infructueuses, j'ai fini par appeler Caro, comme de rien, pour avoir de ses nouvelles. J'ai finalement fait un saut chez elle, puisqu'elle n'était pas allée à Gstaad non plus.

Dans la discussion, j'ai appris que Pascal était au Luxembourg. Forcément que je ne l'ai pas trouvé!!! J'étais aussi passablement froissée de me rendre compte que Caro savait presque toujours ce que Pascal faisait, alors que moi non. Bon, c'est vrai, elle lui téléphone sans arrêt, alors que moi, j'attends comme une gourde qu'il m'appelle.

J'ai vu Thomas le mardi soir après son entrainement, et Pascal est rentré ce soir là. Comme il ne m'avait pas appelée, je suis sortie manger avec Thomas. Ce dernier m'a invitée à passer le reste de la soirée devant la télé chez lui.

Bien failli dire oui. Mais, j'ai voulu laisser encore une chance à Pascal. Et je me demande bien pourquoi... Il devrait apprendre que quant le train est passé, il est passé. Sa façon de ne pas être pressé démontrait bien qu'il savait que j'attendrais son bon vouloir.

Et c'est qui la conne qui ne bouge pas une oreille à attendre? Oui, c'est moi!

Je suis rentrée après le souper avec Thomas et j'ai attendu toute la soirée un appel de Pascal, qui n'est pas venu. Grrrh, il devait être pressé de retrouver sa femme, et pas moi! Ok, oui, je me fais du mal toute seule, mais c'est aussi pour me secouer. De l'effet? Non, que dalle. J'étais triste à mourir à mesure que les heures passaient et que Pascal n'apparaissait pas sur mon écran de natel.

J'ai eu envie d'aller tourner autour de chez lui. Je regrettais d'avoir refusé l'invitation de Thomas. Au moins, ça lui aurait fait les pieds. Il aurait réalisé qu'il aurait dû m'appeler. C'était déjà plus de minuit quant j'ai pensé que j'aurai pu aller chez Thomas après coup. Maintenant, c'était trop tard. Dommage.

En plus, si Pascal était déjà couché, il ne me verrait pas arriver après minuit chez Thom, donc ne se rongera pas les sangs. Inutile de dire que je n'ai pas dormi à ruminer le pourquoi du comment que Pascal n'ait pas pensé m'avertir de son voyage, ni même pensé à m'appeler à son retour. J'étais plus triste que furieuse.

Pascal n'a pas pensé à m'appeler avant le jeudi soir... Il tombait super mal, parce que j'étais avec Jérémy. Pourquoi j'ai dis à Jérémy qu'il pouvait m'appeler quant il voulait moi? Parce que là, il commence à exagérer sérieusement. Quand même, ça m'a fait plaisir de le voir. J'avais toujours un petit faible pour lui malgré tout. J'avais été horrible avec lui... Je l'avais utilisé et jeté... Moche.

Jérémy m'avait fait un cadeau pour Noël... et moi, je n'avais même pas pensé à lui offrir quoi que ce soit. S'il était déçu, il n'a rien montré. C'était un sac à main Lorenzo. Il savait que le cuir du sac à main que je prenais partout, commençait à avoir l'air usé. Jérémy a pris quelque chose de semblable, en cuir Camel, genre fourre tout. Comme j'aime. C'est vraiment chou de sa part.

Pour me faire pardonner, j'ai voulu lui offrir notre repas, mais il n'a pas voulu.

Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à aimer quelqu'un d'autre que Pascal? A part son prénom que je n'aime pas, il est parfait. Jérémy était vraiment un amour, cerise sur le gâteau, il est vraiment agréable à regarder, tout comme Pascal. Alors pourquoi est-ce que je suis si idiote à rester scotché sur un seul homme et dans une histoire aussi compliquée.

Afff, je ne peux pas me laisser attendrir par Jérémy... Je ne dois pas, je ne ferais que le décevoir. Ce qu'il attend de la vie, je ne peux pas le lui offrir. Je ne dois pas baisser ma garde.

Vendredi, j'ai rappelé Pascal. Les fêtes sont là, et ce serait difficile de se voir...

Pascal et sa femme Jess, vont passer ce week-end de Noël avec ses parents à Gstaad. Ses parents quitteront le chalet le mercredi dans l'après-midi. Donc, pas de bastringues à la villa ce week-end. Pascal m'a parlé de son voyage au Luxembourg. Je lui ai reproché de n'avoir pas pensé m'avertir.

Pascal a rigolé en me demandant s'il m'avait manqué, si je l'avais cherché partout... Pfff, pas répondu.

Dimanche, c'était le réveillon de Noël, et je le fête en famille.

Ciel, je ne me sens pas d'humeur. J'avais envie de rester chez moi, toute seule si possible. Valério n'est pas là et Kaya est à Loèche-les-bains avec les parents de Sèb. J'ai même été l'accompagner là-bas. En rentrant je nageais de bonheur de pouvoir passer ces quelques jours toute seule dans mon appart vide. Le pied.

Ce serait vraiment trop bien. J'aimerai bien pouvoir sauter cette soirée. Pas envie de bouger.

Je ne pouvais pas y couper pour la soirée de Noël, alors bon gré mal gré, j'ai passé la soirée du dimanche 24 décembre avec ma famille. Surprenant, j'ai passé une bonne soirée comme toujours quant je suis avec ma famille. Beaucoup de rire, de bruit, tout le monde parle en même temps...

Ma sœur est mieux qu'un chef quant il s'agir de la cuisine, et c'est elle qui a fait à manger et moi j'ai fait la bûche. J'ai oublié tous mes problèmes en cette soirée de Noël.

J'avais même oublié jusqu'à l'existence de Pascal, jusqu'à son message peu après minuit pour me souhaiter un Joyeux Noël. Son 2ème message était pour me dire que j'étais obligée de monter mercredi soir pour quelques jours de vacances et fêter le Nouvel An avec lui.

Aussitôt, mon cœur s'est affolé et j'ai commencé à imaginer des choses... comme des tête à tête amoureux au coin du feu dans le beau cadre de la villa à Gstaad, des bisous bisous, des nuits de folies dans ses bras... et je me suis rappelée qu'il y aurait certainement les copains et sa femme... donc, je fabulais.

Et qu'est-ce que je fais de Thomas? Est-ce que je lui dis oui? Ou non? Est-ce que j'attends d'abord de voir comment se déroulera la soirée de Nouvel An? Ou est-ce que je me cherche seulement des excuses pour ne rien faire? Si je veux me venger, je ne m'y prends plutôt mal!

Puis, j'ai appris peu avant d'aller à Gstaad, qu'avant de partir au Luxembourg, Pascal avait passé la nuit chez Caro. Ça m'a fait hyper mal. Il n'avait pas respecté sa promesse. Qu'il ait ou non couché avec elle ne changeait rien. J'étais déçue, non mortellement touchée au fond du cœur.

Il avait fait croire à sa femme qu'il partait ce soir là, et au lieu de ça, il va passer la soirée chez Caro. Et moi alors? N'aurait-il pas pu trouver le moyen de passer cette soirée là avec moi? Magnifique cadeau de Noël pour moi!!!


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Décembre 2017 (3) - Jess va me le reprendre? (11 au 17 déc 2017)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (3) - Jess va me le reprendre?  (11 au 17 déc 2017)

(Lundi 11 au dimanche 17 décembre 2017)

Le dimanche soir, j'ai été poireauter près de chez Pascal. Si je n'avais pas pu le voir du week-end, au moins de loin, sur mon écran d'ordi. Ça me suffira pour l'instant. Si je n'arrive pas à me faire plaquer, j'imagine que je ne le verrai pas non plus le week-end suivant. L'idée me déprimait déjà.

Ils sont arrivés aux environs de 22h30. Pascal était tout bronzé. Il avait dû faire beau.

Ils avaient mangé à Gstaad avant de prendre la route et que Jess s'était endormie dans la voiture sur le chemin du retour. En pansant la porte, Jess s'est dirigée vers la chambre. Pascal l'a rappelée pour lui dire d'aller dans sa chambre à elle.

Ah ha! Donc, ils ne dormaient pas ensemble?

Oh que je l'adore ce petit bonhomme des bois! J'avais pensé qu'ils partageaient la même chambre, je n'avais pas réalisé que Pascal l'avait reléguée dans la chambre d'amis. Cool, ça me faisait plaisir.

Jess a fait mine de bouder. Elle lui a demandé pourquoi il faisait tant de chichis, ils avaient partagé la même chambre tout le week-end, et ça n'avait pas eu l'air de le déranger.

J'ai fait la grimace, qu'est-ce qu'elle voulait dire par là? Je ne le saurais probablement jamais. Je ne lui pose jamais de questions sur ce qui se passe entre lui et sa femme. Et encore moins sur ce qui se passe dans leur chambre à coucher.

Pascal s'est planté dans le fauteuil. Jess a laissé son sac Vuitton devant la chambre à Pascal. Mon sac à moi était un simple sac de sport. Je n'avais pas les moyens de m'offrir un Vuitton moi. 

Jess lui a passé les mains dans les cheveux et il s'est levé en lui demandant d'arrêter ces petits jeux. Elle lui a demandé s'il la punirait si elle continuait et il a secoué la tête. Elle a penché la tête de côté en le regardant se diriger vers la cuisine. Il lui a proposé un verre d'eau qu'elle a refusé. Jess l'a suivi. Le bar les séparait et cela semblait amuser sa femme. Elle lui a demandé s'il avait peur de se laisser aller, et pourtant ils étaient seuls enfin, il pouvait se détendre.

Jess aimerait qu'il l'aime de nouveau, qu'il soit comme avant. Le petit gars qui lui courait après partout, qui la suppliait de faire attention à lui. Pascal a souri tristement et lui a répondu qu'il ne voudrait jamais revivre comme ça. Jess voulait qu'ils se donnent une autre chance, qu'ils étaient heureux, et qu'elle aimerait retrouver le garçon tout amoureux qui était venu en Suisse leur trouver un appartement avant leur mariage.

  • Ne recommence pas avec ça Jess... s'il te plaît... c'est trop tard...

Jess a insisté qu'elle avait aimé sa façon de lui tourner autour, de devenir fou quant il ne pouvait la joindre au téléphone. Pascal lui a dit que c'était peut-être pour ça qu'il n'aimait plus téléphoner. Il n'avait que de mauvais souvenir avec ça. Jess a rigolé; elle, elle aimait quant il était comme ça.

Elle aimait le voir se stresser, l'implorer, la suivre partout... Pascal a ajouté comme un petit chien. Elle lui a dit que c'était comme ça qu'elle aimait ses hommes. Pascal lui a rétorqué qu'elle avait été; froide, distante et méchante, et que vivre dans une relation comme ça ne lui disait rien du tout. Jess lui a demandé pourquoi alors avait-il les larmes aux yeux; c'est qu'il regrettait aussi, au moins un peu.

Pascal lui a dit qu'elle le traitait comme de la merde, qu'elle ne l'aimait pas. Qu'elle croyait juste l'aimer parce qu'elle un peu perdue parce que ça n'avait pas marché avec ce type. Quel type? Ah, celui de New York! D'accord. Mais, elle rencontrera quelqu'un d'autre et tout rentrera dans l'ordre pour un temps. Pascal lui a dit que si elle continuait à traiter les hommes de sa vie de la manière qu'elle le fait, ils vont tous finir par s'enfuir.

Qu'elle devrait peut-être se pencher sérieusement sur ses actions et peut-être changer si elle voulait d'une relation qui dure.

Ahhhh, ça, ça m'a fait plaisir... Pascal lui a dit qu'il avait su ce que c'est d'être aimé quant il m'a rencontré. Je l'avais aimé instantanément et inconditionnellement, et c'était réciproque. Il ne l'aimait plus, il ne voulait et ne pourrait jamais redevenir ce petit con qu'elle avait maltraité et méprisé.

Oh... je crois que je vais lui pardonner... c'est adorable ce qu'il a dit à propos de moi :)

Jess lui a rappelé qu'il m'avait pourtant laissé tomber pour la connasse d'Olivia, qui l'encourage à divorcer. Oh! c'est vrai, il m'avait jetée pour cette garce, non, je ne peux pas lui pardonner si facilement. Je l'ai quand même roté pendant toute une année... Je lui en veux encore. J'avais de la peine à réalisé qu'on s'était séparé si longtemps. Et ça me faisait encore mal.

Pascal a fait la grimace.  Il lui a dit qu'il avait fait une énorme connerie, mais ce n'était pas spécialement pour être avec Olivia, il avait fait une connerie qu'il voulait me cacher, mais apparemment, il allait devoir tout m'avouer. Ah, il voulait me cacher quoi???

Jess lui a dit qu'elle aimait que l'homme qui la veut, soit comme ça. Autrement, elle s'ennuyait. Mais elle voulait qu'il redevienne le Pascal qu'elle connaissait avant leur mariage. Pascal lui a souri tristement en disant que pas une seule fois elle n'avait dit qu'elle l'aimait, mais qu'elle aimait qu'il soit son petit chien.

Pascal lui a rappelé que ça faisait longtemps que c'était fini entre eux, qu'elle était seulement perturbée d'être célibataire. Il espérait qu'elle n'essaie pas encore de se mettre entre lui et moi. Jess a paru surprise. Elle pensait qu'il était encore avec Olivia.

Jess a dit que j'étais sympa, elle comprenait son sentiment, mais, il m'avait tout de même plantée pour une autre, donc il pouvait lui laisser une chance.

D'après ce qu'elle avait vu, on n'était pas ensemble. Pascal lui a encore répété que ça n'arrivera jamais. Elle a voulu savoir depuis quand lui et Olivia... Elle lui a dit (arh, elle ne sait pas garder des secrets!) que je lui avais conseillé de les laisser tranquille, de ne pas chercher à les séparer, le laisser la voir quant il voulait. Que s'il n'y avait rien pour les empêcher de se voir, Pascal se rendrait vite compte s'il s'intéressait vraiment à elle.

Pascal a pouffé; "qu'elle petite peste", il rigolait. Il a avoué à Jess que c'était quant il avait commencé à la voir sous un autre jour. Il s'était rendu compte qu'il n'éprouvait pas grand chose finalement. Il a rigolé, et a dit que j'avais eu raison et que je le connaissais bien. Jess lui a dit que ce n'était pas lui que je connaissais bien, mais les hommes en général. Pascal l'a regardée bizarrement.

Bref, j'en avais assez entendu. Je ne pouvais pas passer toute la nuit ici à les écouter. Je rechignais à partir, mais il était déjà plus de minuit. J'aurai bien voulu être sûr qu'ils ne partagerait pas la même chambre. Mais même s'ils le faisaient, je n'avais pas mon mot à dire, c'était tout de même sa femme. Ils n'avaient pas l'air pressé d'aller se coucher, et moi j'étais out, crevée.

Quand même un peu heureuse... J'aurai voulu savoir ce qui s'était passé à Gstaad durant mon absence, mais bon, ce que j'ai appris n'étais pas mal non plus. Pascal parlait d'un truc qu'il avait voulu me cacher? Je me demande ce que ça pouvait être...

Me suis encore disputée avec Jérémy. Il a voulu s'incruster à mon souper en famille. J'étais vraiment mal à l'aise. Comme il n'avait pas l'air de vouloir me quitter, j'ai dû le faire moi-même. Puisqu'il insistait pour venir avec moi au souper, je lui ai dit que c'était assez, j'en avais assez, que c'était fini. Là, paf, au téléphone. Alors il a voulu qu'on se voit pour discuter. Pfff, j'ai donc été le voir au lieu d'aller à mon souper.

Je lui ai dis que je ne pouvais pas amener un type au souper et le plaquer peu après. Alors comme j'avais l'impression que nous deux ça ne marcherait jamais, j'avais pris ma décision. Intérieurement, j'avais le cœur serré, je déteste carrément être celle qui rompt. Je déteste. Je déteste faire de la peine comme ça, et face à face en plus. De le voir pâlir, ça m'a fait mal. C'était horrible. Je déteste ce rôle.

Jérémy a demandé de nous laisser une chance. Je ne lui en avais laissé aucune...

Il était persuadé que j'allais retourner aux pieds de Pascal à attendre qu'il veuille bien me reprendre. Il m'a dit que les hommes ne font pas ça, ils ont trop honte et ne veulent jamais admettre leurs tords, donc, Pascal ne fera jamais marche arrière.

Je l'ai écouté sans rien dire, prétendu que ce n'était pas pour Pascal, que je préférais seulement être seule, parce que je ne pourrais jamais envisager de vivre avec quelqu'un, je le savais et il méritait mieux. Que je préférais ne pas lui faire perdre son temps.

Avec moi, il n'avait pas d'avenir, et qu'il y avait des tonnes de filles ultra bien qui méritaient la chance de le rencontre, de le connaître. Que j'étais désolée de ne pas pouvoir le rendre heureux. C'était mieux que j'arrête les frais.

Après avoir avalé mes compliments, Jérémy m'a demandé si on pouvait se voir de temps en temps, qu'il était encore très attaché. L'idée de ne plus me revoir le torturait. Alors j'ai dis que oui, je serais toujours contente d'aller prendre un verre ou discuter avec lui. Qu'il pouvait m'appeler quant il le voulait. Que je regrettais...

Ouf, je suis rentrée soulagée. C'était fait. Ça avait été un horrible moment, mais c'était fait...


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Décembre 2017 (2) - Il faut qu'il me quitte... (ven 04 au dim 10)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (2) - Il faut qu'il me quitte... (ven 04 au dim 10)

Épuisée de mon week-end. Jérémy est possessif. Trop possessif. Je commence à avoir l'impression d'étouffer. Je me suis mise à penser à ce que Thomas m'avait dit... proposer... C'est vrai que Pascal souffrirait, parce que je serais sous son nez. Pour me venger, est-ce que je voulais aller si loin?

Ça m'a  repenser à mes longues nuits à pleurer, mes longues attentes alors qu'il était sans soucis avec une autre et ne pensait pas du tout à moi...

Je commençais aussi à flipper en pensant au week-end qui allait arriver, il fallait que je trouve une solution pour me débarrasser de Jérémy, sinon, je peux faire une croix sur Gstaad. Zut, je tenais quand même à lui, même si côté caractère, les prises de têtes risquaient de devenir une constance.

Mardi soir, j'ai été manger avec Thomas. Ça nous arrivait de temps à autre de sortir prendre un verre ensemble ou manger.

Je ne m'attendais pas à ce que Thomas me demande si j'avais pensé à sa proposition.

Bien sûr que j'y avais pensé, mais je lui ai rappelé que je n'avais pas le courage de rompre avec Jérémy. Et qu'il savait maintenant où me trouver le week-end. Si j'acceptais de sortir avec lui, Thomas était prêt à s'occuper de Jérémy. Je ne voulais pas. Ce serait horrible de faire ça à quelqu'un. C'était mon problème et je devais m'en occuper moi-même.

Le lendemain, quant j'ai vu Jérémy, on s'est pris la tête à nouveau. Il avait des projets pour nous pour le week-end, et moi, j'en avais d'autre, toute seule. Pour finir, je suis partie en plein milieu de la dispute pour rentrer chez moi. Il est venu sonner, c'était presque minuit, alors je n'étais pas contente. Je l'ai envoyé bouler.

Arhhh, je me suis sentie coupable. C'était moi qui provoquait cette situation, c'était de ma faute si on se prenait tout le temps la tête. J'étais un horrible monstre. Je faisais tout pour le pousser à bout, et il ne le méritais pas. Pour me faire pardonner, je lui ai fais la surprise de me pointer pour dormir chez lui. Je l'ai fais pour faire taire la culpabilité qui me rongeait.

C'était une erreur, parce que je lui donnais de l'espoir pour rien. Je savais aussi qu'il fallait que j'oublie l'idée d'aller à Gstaad ce week-end. Il risquait d'y aller pour me chercher. J'ai attendu le dernier moment pour demander à Caro de prévenir Thomas et Pascal.

J'ai eu l'impression qu'elle était contente!!! Hum!

Même si j'étais restée à Lausanne, Jérémy n'a pas réussi à me faire sortir avec lui. Je boudais. Et je me sentais aussi coupable d'agir comme ça avec lui. Détestable bonne femme. Au moins, chaque fois qu'il a voulu vérifier que j'étais là, il a pu constater que je n'étais pas à Gstaad. J'ai fait les magasins avec lui samedi après-midi.

J'ai fait la gueule tout le long. Ensuite, j'ai voulu rentrer.

Le soir, je ne voulais pas sortir. Il est venu jusque chez moi. Encore! Je n'ai pas voulu lui ouvrir. On s'est parlé, et il a vu que j'étais sur le balcon. Donc, il savait que j'étais là. Le lendemain matin, il est passé avec des croissants et tout, ça m'a rendue furieuse. J'ai refusé ses croissants et j'ai passé pour la méchante devant ma nièce et mon coloc.

Je l'ai mis lui et ses croissants à la porte. Ma culpabilité me donnait envie de le rappeler, d'aller chez lui... mais je me suis retenue. Je ne pouvais pas l'encourager à me bouffer mon espace. Je lui ai dis que je ne supportais pas son attitude, son intrusion dans ma sphère privée. On s'est pris la tête encore.

Dimanche soir, je l'ai vu tourner autour de chez moi... J'ai ignoré ses tentatives, ses appels et messages. Jérémy devenait fou. Il était en colère et ne comprenait pas mon attitude. Moi non plus.

J'étais désespérée de n'avoir pas passé mon week-end à Gstaad avec les autres. J'imagine qu'ils avaient dû bien s'amuser comme d'hab., alors que moi, je passais mon temps à me disputer avec mon petit ami. J'avais honte de provoquer sans arrêt ces disputes. Il fallait vraiment que je trouve le moyen de me faire plaquer et rapidos.

J'ai même pensé à lui mettre une autre fille dans les pattes, mais qui??? J'ai bien pensé à Caro, mais elle ne serait pas d'accord. J'aurai pu lui refiler Olivia tient! Mais comment faire, on n'était carrément pas amie... Pfff, je me sens dépassée, affreuse, méchante... Quant je pense à Jérémy, ça me serre le cœur... Comment est-ce que je peux être aussi atroce avec lui... Je suis lamentable.

J'étais triste aussi de n'avoir pas vu Pascal depuis une semaine. Je ne l'avais même pas appelé, trop occupée avec Jérémy. Il me bouffe vraiment mon espace. Surement que je réagis de cette manière, parce que j'aimerai faire ce que je veux. Égoïstement.

Et les fêtes de Noël et Nouvel An approchent... Je ne me sens pas trop d'humeur festive... plutôt déprimée en fait!


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Décembre 2017 (1) - Il faut qu'il me quitte... (01 au 03 dec)

Publié le par JaneDo


Décembre 2017  (1) - Il faut qu'il me quitte...    (ven 01 au dim 03)

Jérémy m'a interdit d'aller à Gstaad ce week-end, mais j'ai été quand même. Je ne vais quand même pas le laisser me dicter ce que je dois faire ou pas. Peut-être que j'aurai dû rester chez moi.

Vendredi soir; arrivée à Gstaad vers 19h. Le temps de ranger mes affaires, je suis descendue jouer au Billard avec Jeffrey et Paul. Jess est arrivée plus tard, après que Pascal ait insisté pour qu'elle vienne se distraire avec ses amis. Il lui a promis de rester près d'elle. A mon avis, c'était une mauvaise idée. D'après Thomas, elle était plutôt déprimée et n'avait goût à rien. Hum, ça me rappelle des souvenirs!

Thomas recommence à se comporter avec moi comme avant, ça me fait plaisir. On avait toujours eu une grande complicité. De temps en temps, il me rappelle ce qu'il m'avait dit. Afff, je n'ai pas vraiment voulu y penser. Sa proposition était intéressante, mais j'avais peur de le décevoir encore.

Il est vrai que tout au long du week-end, j'ai pu constater qu'on s'entendait vraiment bien, à l'aise l'un avec l'autre et on s'amusait beaucoup ensemble. On est souvent sur la même longueur d'onde. Mais je n'oublie pas qu'il a un côté "petit chef" qui risque de nous poser des problèmes sur le long terme. Ah, mais oui, ce n'était pas pour du long terme!

Pascal était occupé à surveiller sa femme. C'était comme si je n'étais pas là. Heureusement qu'il y avait Thomas, Caro, Mathias, Paul, sinon je me serais sentie un peu délaissée. Olivia profitait de toutes les occasions pour approcher Pascal, le toucher, lui chuchoter des trucs à l'oreille, ce qui m'énervait royalement.

Pascal me retourne l'estomac; j'aime ses sourires, ses rires, sa manière de marcher... et ses yeux verts... Hhhhah!

Contrairement à Olivia, j'essayais de respecter la présence de sa femme pour ne pas m'afficher avec lui. Peut-être parce que je ne voulais pas qu'elle regrette d'avoir essayé de faire ami-ami. Quant à Caro, elle avait toujours été collée à Pascal, ce n'était pas nouveau, et ça ne semblait pas gêner Jess.

Au Bar, j'ai pu passer un peu de temps avec Pascal. Quant on a été en boîte après, j'ai pu danser avec lui. Il a profiter de la foule qui nous entourait pour m'embrasser. Arhhh, j'avais les jambes en coton. J'aime j'aime ses baisers, sa bouche, ses lèvres. La déprime de sa femme l'inquiétait, alors il préférait l'avoir à l’œil. Il ne voulait pas que je me fasse des films, je n'avais rien à craindre.

Comme Jess partageait la chambre avec Pascal, je savais que ce week-end, je ne passerait pas la nuit avec lui. Snif.

Thomas voulait qu'on passe la nuit ensemble. Le risque de se faire attraper était trop grand. De plus, sa chambre était à côté de celle de Pascal. Dangereux. J'ai donc partager ma chambre avec Caro comme souvent. Je suis tombée comme une masse. J'avais peut-être un peu trop forcé sur la Vodka.

Samedi, ils sont sortis faire du sport; patinage, curling, bowling. Thomas m'a appelée vers 19h30 pour me dire de les rejoindre à L'Apina. Mais, j'avais envie de rester tranquille au chalet. J'ai promis de les rejoindre quant ils auront fini de manger. Ce que j'ai fait.

Accoudée au bar, je rigolais avec Paul et Thomas quant j'ai senti une main me tirer par le bras, en arrière... Jérémy!

Il avait fait presque tous les restaurants, bar, pubs de Gstaad à ma recherche. Il était venu pour me ramener. Arhhh, j'étais furieuse. Il avait reconnu mes potes et avait attendu sagement espérant me voir arriver. Si je n'étais pas venue ce soir, il aurait pensé que j'avais été ailleurs, avec quelqu'un d'autre et lui avait menti que j'allais à Gstaad. Hum!

J'aurai pu refuser de le suivre, mais alors, on se serait pris la tête devant tout le monde. Ç’aurait été la honte totale. Alors je suis rentrée en demandant à Caro de bien vouloir embarquer mes affaires en descendant, si je ne revenais pas. Parce que j'avais l'intention de revenir. Je ne voulais pas retourner au chalet prendre mes affaires, parce que je ne voulais pas qu'il sache où était la Villa.

J'avais ma voiture, alors on se suivait. Je fulminais. Chez lui, on s'est pris la tête. Je détestais qu'il me traite comme si j'étais sa possession. Lui se demandait comment je pouvais imaginer qu'il serait d'accord de passer tous les week-end sans celle avec qui il était sensé sortir. Ça ne pouvait pas durer.

Finalement, je ne suis pas retournée à Gstaad.

Vers les 4h du matin, je suis rentrée toujours furieuse. J'avais l'impression d'être humiliée. Pfff. Dimanche, comme je ne l'appelais pas et ne répondais pas à ses appels ou messages, il est venu frapper chez moi. Il avait dû poireauter une bonne demi heure en bas de l'immeuble que quelqu'un rentre pour monter au 6ème.

L'enfer! Ma nièce Kaya était là avec son petit ami. Pour éviter qu'elle n'assiste à l'horrible spectacle de sa tante qui s'engueule avec un type, qu'elle ne savait même pas être son petit ami. J'ai aussitôt pris quelques affaires et je l'ai suivi chez lui sans faire d'histoires. Je boudais.

Il avait eu le culot d venir chez moi! Une chose que Pascal n'a jamais osé faire quant il savait qu'il y avait quelqu'un. Venir me chercher à Gstaad comme si j'étais une gamine! Ah non, j'étais verte. Je me rendais compte qu'il savait trop de chose, il fallait vraiment que je coupe les ponts.

J'aime avoir le contrôle et pas avoir quelqu'un qui essaie de me contrôler. Son attitude m'avait mise à cran. Je ne supporte pas ça. Quoique... si ça avait été Pascal, est-ce que je n'aurai pas trouvé ça plutôt chouky??? C'est là où ça gaze pas dans ma tête...

De toute façon, je ne pouvais rien faire. Si je partais, il risquait de se pointer chez moi encore. Alors je suis restée avec lui. Je n'étais pas de très bonne compagnie. Une ou deux fois, il a plaisanté sur le fait que je boudais. A mon regard, la 2ème fois, il n'a plus osé. Tant que je resterais avec lui, je serais coincée! Maintenant, j'aurai tout le temps la trouille qu'il me tombe dessus... n'importe où...

Il fallait que je fasse tout pour qu'il ne puisse plus me supporter et me quitte... Pourtant, il est si mignon!


 

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