Des fois, Pascal me fait mourir de rire. Je n'avais pas trop envie de monter à Loèche. Si j'étais sûre qu'il ne montait pas du week-end, je ne serais pas venu. Je lui ai donné une chance, il avait insisté qu'il viendrait demain. Si par hasard il ne venait pas, je serais libérée, le week-end prochain, je ne viendrais pas m'emmerder à Loèche, alors que Pascal n'est pas là.
Aussi je repensais au fait que j'avais laissé couler la dernière fois qu'il m'avait posé un lapin. Du coup, il avait remis ça encore et encore, comme il allait sans doute le faire ce week-end. C'est de ma faute, je n'aurai pas dû laisser passer ça la dernière fois. J'aurai dû refuser de le voir. Mais, Pascal est arrivé ce soir. Tard, mais il était là. Rien que d'entendre sa voix et voilà que mon cœur danse la Java!
Il m'a dit qu'après le souper chez sa grand-maman, il a appelé un taxi et les a fourré dedans pour monter directement ici. Il n'allait pas faire 150 km pour les ramener et retour pour monter. Depuis Montreux, il n'avait plus que 100km à faire et il était au chalet. Avec la tête qu'il faisait, ça me fait pouffer de rire. On dirait qu'il savait que ce n'était pas cool de faire ça, mais ça lui faisait moins de route.
Jess a dû me bénir de tous les noms d'oiseaux. C'est mignon qu'il soit venu ce soir. A sa place, je serais rentré me reposer chez moi, et j'aurai pris la route demain vers midi, sans me stresser. Mais il était là, avec ses yeux verts étincelants. J'avais envie de lui sauter dans les bras. Mais je me retiens, même si je rigole, je lui ai fais un petit bisou bien sage sur les lèvres.
Il a passé son bras autour de moi et m'a attirée à lui, en me disant qu'il avait promis qu'il serait là ce week-end, alors il est là. Adorable. C'était à peine 23h, la soirée ne faisait que commencer. Il m'a prise la main et traînée vers ses potes qui discutaient au bar. J'ai fais celle qui se laisse traîner, mais en fait, j'étais toute contente et fière. J'étais trop contente.
J'avais envie de passer mes bras autour de lui et poser ma tête sur ses épaules. Si j'étais plus sûre de moi, je lui aurais proposé qu'on se retire dans notre chambre. Et on aurait passé le reste de la soirée à se faire des bisous, au salon ou dans notre chambre. Les autres pouvaient bien faire la fête en bas, ou dans un des bars de la station, et moi, je l'aurai pour moi toute seule.
Mais voilà, j'avais peur qu'il se fasse chier enfermé avec moi. Arh, puisqu'il me serrait contre lui, je me suis contentée de rester collée à lui. Ils ont voulu que Pascal se mette au piano. Ils avaient envie de chanter. Chaque fois que nos regards se croisaient, Pascal voyait que je souriais. Que j'étais contente. Parfois je pouffais de rire à l'imaginer en train de fourrer Jess dans un taxi!
Seul gros bémol, son natel n'arrêtait pas de buzzer! Probablement sa femme. C'était assez énervant… Même si je me sentais grasse, grosse, personnage tristou, mal dans ma carcasse, j'étais contente de passer tout le week-end avec lui. Je me réjouissais de me mettre en boule dans ses bras pour dormir tout à l'heure. Son sourire me fait croire qu'il est content d'être là, qu'il est venu pour moi…
Terrible, mais Jean-Luc est vraiment de mauvais poil ces temps! Peut-être une copine avec qui ça ne va pas vraiment? En général ce genre de mec se tasse comme une larve devant leur compagne, mais ce manque de courage, ils essayent de l'exercer sur des gens qui n'ont rien à voir. Ils essayent d'exorciser leur lâcheté et inconsciemment pense se racheter une paire de boules en étant agressif avec les autres.
La réunion au boulot n'était pas très constructive. Ou est-ce que la boîte a des problèmes? Bah non, ça n'a pas l'air. On est toujours payé à temps, et toujours pleins de projets à venir. Non, je ne pense pas que c'est la boîte, ça doit être personnel. Ou, pas de copine, et il doit en avoir marre d'être tout seul. Je suis assez perplexe de voir le nombre de personne qui ne supporte pas de vivre seul…
On existait avant d'être en couple, et on existera après, pourquoi une telle peur du célibat? On n'a jamais eu besoin d'avoir quelqu'un qui ne sait pas faire grand chose dans les pattes. C'est juste une programmation des femmes, pour leur faire croire qu'être sans homme, c'est grave! C'était une manière pour eux de se place et d'avoir quelqu'un pour s'occuper d'eux. Lamentable.
Quand il y a des choses à faire à la maison, la plupart d'entre nous le font nous-même! Que ce soit changer une lampe, déplacer les meubles, ou on s'arrange pour demander de l'aide. Pour une saucisse, on n'a pas besoin du porc tout entier! Si on regarde vraiment, si qu'on pèse le pour et le compte… Y a pas photo!
Qui a sincèrement besoin d'avoir un mec dans les pattes 7 jour sur 7, 24h sur 24!
Il suffit d'observer et noter le temps où on a passé un bon moment avec notre moitié, avec qui on vit, pour se rendre compte que, ça ne vaut pas la peine d'avoir un mec pour se faire chier, et d'être emmerdée tout le temps! Pour quoi? 5mn de vrai plaisir! Mais aucune bonne femme ne prend cette peine… Les femmes sont bien programmées! 2000ans d'abus ça compte!
Jess m'a harcelée au téléphone aujourd'hui. Elle voulait qu'on se voit. Pascal m'avait dit, il y a longtemps, de toujours le tenir au courant. Et carrément de refuser de la voir s'il n'est pas là. Je n'en avais pas trop envie. Et je devinais qu'elle essayait de semer la zizanie, parce que demain, c'est vendredi. Elle voulait probablement me convaincre de laisser Pascal passer plus du temps avec les enfants le week-end. Donc du coup, avec elle!
Bizarre, mais elle jouait la gentille. Elle a voulu savoir si ça m'embêtait vraiment beaucoup que Pascal passe le week-end avec ses enfants. Pour Jess, après tout, on se voyait beaucoup la semaine. Hum, elle pensait que chaque fois que Pascal passait la nuit ailleurs, c'est qu'il était avec moi. A mon étonnement, j'ai vu une petite flamme s'allumer dans ses yeux… Grace à Jess, j'ai pu savoir toutes les fois où Pascal a découché!
J'ai partagé avec elle que Pascal n'était pas à chaque fois avec moi. Elle m'a demandé pourquoi je supportais ça. Hum, j'aurai pu lui dire la même chose, non? J'ai fait la naïve, et lui ai dis que parfois, il dort chez un pote, même chez Paul. Mais Jess n'était pas dupe. C'était une rencontre très "correcte". On ne s'est pas pris la tête. Si je ne la connaissais pas mieux que ça, j'aurai pensé que Jess était une nana vraiment cool et sympa.
Je ne me suis pas totalement trompée, Jess a parlé de ce week-end, et aurait aimé que Pascal reste avec sa famille. Elle savait que ma réaction de la semaine passée a fait que Pascal est monté à Loèche. Elle y était avec les enfants, et il n'a pas voulu, ou pas osé aller vers eux.
Elle n'a pas osé dire que j'avais pleurnicher quand Pascal m'a dit qu'il restait en bas.
Je ne voulais pas me prononcer pour Pascal, je lui ai dis que si Pascal veut rester, il reste.
Je ne voudrais pas l'empêcher de voir ses gamins s'il le voulait. Ce serait monstrueux de ma part. Et jamais je ne ferais ça. Pour être sûr que je n'allais pas l'empêcher de rester, elle a voulu que je l'appelle devant elle, sur haut-parleur, pour lui dire qu'il peut rester là ce week-end s'il voulait.
Jess a un peu tiquer en voyant comment Pascal me parlait. Son ton était câlin. Il a même plaisanté en disant qu'il allait neiger, c'était tellement rare que je l'appelle en 1er. Là aussi, elle m'a jeté un regard surpris. Donc, je lui ai demandé ce qu'il faisait demain, est-ce qu'il restait là, où s'il montait à Loèche. Il a dit qu'on partirait vers les 17h, il finissait plus tôt.
Jess n'a pas dû apprécier quand Pascal a dit que Jess s'arrangeait toujours pour organiser des trucs le vendredi soir pour l'empêcher de partir. Mais cette fois, elle savait qu'il en avait rien à foutre, il montait avec nous vendredi. Que si elle venait à Loèche, enfants ou pas, il n'avait pas l'intention de la laisser gâcher son week-end. Notre week-end. Jess a fait la grimace.
J'étais gênée, c'était pas correct qu'il ne sache pas que Jess était à côté à l'écouter parler d'elle.
Elle a dû être blessée. Pascal me parlait d'un autre ton, il était doux et adorable. Alors je lui ai dis que Pascal essayait surement de me rassurer. Il avait peur, que je fasse une crise. Ou que je fonde en larmes parce qu'il me laissait choir au dernier moment. Je lui ai dis que si ça m'avait touchée, c'est parce qu'il ne m'a pas avertie à l'avance qu'il ne venait pas, c'est tout. Si j'avais su avant, ça ne m'aurait rien fait. Je m'organise.
J'ai bien fait comprendre à Pascal que ça m'était égal qu'il reste là, je veux juste savoir avant.
Donc, Jess a vu que ce n'était pas moi qui lui demandait de rester. Elle m'a fait promettre de ne rien lui dire avant la fin du week-end. Effectivement, ils devaient aller manger chez la grand-mère demain soir. Donc, elle voulait être sûre que s'il restait finalement, je n'allais pas en faire une maladie. Je lui ai promis que non.
Comme je lui ai dis, je vais me préparer à monter sans lui au cas où. Que je la remerciais de m'avoir avertie. Quelle hypocrite je fais! J'ai voulu savoir s'il savait pour la grand-maman? Jess me dit que oui. Alors je lui ai conseillé de le lui redire, pour lui donner le temps de m'appeler. Alors, Jess l'a appelé.
C'est vrai qu'il était plus froid, mais quand même gentil avec elle au téléphone.
Ce qu'elle ne sait pas, c'est que j'avais assisté à plusieurs visiocalls entre eux, donc je sais qu'il est quand même adorable avec elle. Trop même.
Jess lui a rappelé qu'elle l'avait prévenu déjà lundi. Pascal lui a dit qu'elle pouvait organiser ça n'importe quand, mais elle le faisait exprès le vendredi ou samedi pour flinguer ses week-ends. Il avait le ton cassant. Elle s'est défendue; la semaine il bosse, alors forcément ce genre de choses s'organisent le week-end. La grand-maman va être déçue.
Elle voulait que ce soit lui qui l'appelle pour annuler. Pascal a eu un gros soupir au téléphone. On sentait qu'il était énervé. Il a dit qu'il allait rappeler et a raccroché. Il m'a rappelée aussitôt… Que faire, Jess nous écoutait, alors je suis restée cool.Pascal m'a expliqué la situation. M'a dit avoir oublié ça, et m'a promis de monter samedi…
Évidemment, j'ai dis que je comprends. Que j'étais contente qu'il m'ait avertie aussitôt. Et ok pour samedi. Mais no rush, je ne voulais pas qu'il se précipite pour moi. Même s'il arrivait le samedi dans la soirée, ça ne me gênait pas. On se faisait des bisous bisous au téléphone. Puis Pascal a voulu savoir si on pouvait se voir le soir, vu qu'on ne se voyait peut-être pas vendredi soir.
Moi, ça ne m'arrangeait pas. Alors j'ai refusé en prétextant devoir voir une copine ce soir. J'ai regretté après. Sachant ça, il pourrait à nouveau découché ce soir. Mince. Pascal l'a rappelée aussitôt pour dire qu'il s'était arrangé, mais qu'elle ferait mieux de ne pas refaire ce genre de truc. Qu'elle avait aussi intérêt de ne pas le suivre à la montagne.
Et sans l'écouter, il a raccroché, disant qu'il était occupé et avait une réunion…
Jess a rigolé. Ce devait être de la gêne. Et elle m'a dit qu'il devait être en effet occupé et certainement vexé d'avoir oublié le dîner chez sa grand-mère à Montreux vendredi soir… Je l'ai rassurée en disant que je comprenait. Que je les avais souvent entendu se parler au téléphone, qu'il n'avait jamais été comme ça cru.
Je lui ai dis que déjà, les fois où je les avais entendu se parler, je savais qu'il devait être plus froid que d'habitude, vu qu'il savait que j'étais là. Elle a rigolé. Effectivement, elle avait deviné parfois que j'étais dans les parages, parce qu'il n'était pas comme d'habitude. On s'est séparé en bon terme. Jess avait été tout à fait cordiale.
Dès qu'on s'est quitté, j'ai averti Pascal. Je voulais qu'il sache avant de rentrer chez lui. Il a été vexé que je la rencontre sans lui. J'avais promis de toujours l'avertir si Jess tentait de me voir dans son dos. Et là, j'ai rompu ma promesse. Il a voulu savoir de quoi on avait discuté. Mais je préfère qu'on en parle ce week-end tranquillement, et pas par téléphone.
Wafff, je ne suis pas restée avec Pascal hier soir. J'étais vexée de penser qu'il avait surement alimenter la prise de tête avec sa femme pour rejoindre Natacha. Il aurait pu en faire autant à multiples occasions pour qu'on se retrouve le week-end. Mais non. Il ne sait le faire que pour ces nanas?
J'étais assez mal dans ma peau pour ne pas avoir envie de me retrouver aux plumes avec lui après Natacha. Elle est plus jeune et nettement plus jolie. Et j'étais fâchée avec moi-même parce que je manquais cruellement de confiance en moi. S'il avait été avec Caro, peut-être, mais Natacha, non!
Dire qu'il avait voulu me mentir et me dire qu'ils n'avaient fait que prendre un verre ensemble… Huh! Il me prend pour une idiote par moment!
Ce qui me rend furax en fait, c'est qu'il dépense son argent pour ces bonnes femmes. Un motel ça suffit, pourquoi des hôtels de luxe? Elles ne méritent pas tant d'attention!
En plus, ils ont pris un verre, comme s'ils étaient en couple, avec ce con de Nolan. Donc ce sale con est dans la confidence. Nolan doit me prendre pour une pauvre tâche. Il doit bien se marrer de voir que, Pascal sort avec Natacha en publique. My God ça me déprimait et me mettait en colère.
Natacha n'était pas montée au chalet ce week-end. Comme si elle savait que Pascal n'allait pas monté. Alors comment ils ont fait pour se retrouver dimanche soir, à notre retour de Loèche? C'est qu'ils étaient en contact. Le rendez-vous était déjà prévu avant. Je ne me suis doutée de rien.
J'étais torturée que Pascal soit sorti. A minuit, pas rentré. 2h du matin, pas rentré. Du coup, je n'arrivais pas à dormir non plus. J'ai pensé qu'il était peut-être chez Caro. Vu l'heure, je ne pouvais pas appeler. Et même, appeler serait ridicule. Donc, j'ai été voir. J'ai pensé qu'il avait peut-être parqué sa voiture dans la grande rue, pour qu'on ne sache pas qu'il était chez Caro.
Alors j'ai cherché. Aller-retour, en long et en large. Il n'était pas là. Je ne sais où chercher.
J'avais la chair de poule de ne pas savoir où il était et avec qui. Et il était passé 2h du matin, je ne pouvais appelé personne. J'ai tourné et tourné. J'ai fait le tour des hôtels qu'il avait l'habitude de fréquenter, mais rien. Je flippais. Avec qui pouvait-il bien être, et où? Il fallait que je rentre, le jour commençait à se lever. C'était fichu, je ne l'ai pas trouvé.
Dire qu'il voulait qu'on se voit ce soir. Je n'étais pas d'humeur. La seule chose que je voulais savoir c'est où avait-il passé la nuit. Puis, j'ai pensé qu'il était monté à Loèche pour moi. Et puis, je n'étais pas sensé savoir qu'il n'était pas rentré dormir chez lui. Je devais faire semblant d'aller bien. Pas question que je passe la nuit avec lui. Pas après "je-ne-sais-qui". Humiliant.
On a donc été manger ensemble. On a même pris un dessert, mais j'ai juste picoré. Je n'avais pas d'appétit. Je me retenais de lui poser les questions qui me brulaient la tête. C'était un gros effort de sourire et éviter qu'il s'aperçoive que je l'observais, étudiais tout ce qu'il me disait. J'étudiais aussi ses gestes, sourires, la brillance de ses yeux, ses expressions.
Ça me rendait folle. Avec qui était-il hier soir? Évidemment, il pensait qu'on passerait la nuit à l'hôtel! Est-ce qu'il était aussi avec "elle" à l'hôtel? Comment apprendre avec qui et où? Fouiller les factures de ses cartes de crédits? Comment faire? Impossible avec Jess et les gosses chez lui. Je noterais ça pour vérifier et fouiller quand Jess sera repartie. Je saurais alors où il était, mais pas avec qui.
Ah, j'en pouvais plus. J'ai fini par lui demander ce qu'il a fait hier soir. Je l'ai regardé de manière à ce qu'il sache que je savais quelque chose. Il a longuement hésité. Puis il s'est mis à me raconter qu'il s'était pris la tête avec Jess. Qu'il l'avait avertie que la prochaine fois qu'elle le suivrait à Loèche, il ne faudrait pas compter sur lui pour rentrer avec elle.
Bref, il jouait sur les mots et traînait en long son histoire de "prise de tête". Pascal a terminé en haussant les épaules et disant qu'il ne voulait plus en parler. J'ai continué à le regarder l'air de savoir, et j'ai réitéré ma question; qu'avait-il fait après cette prise de tête. Pascal m'a regardé un moment. Il a dû se dire que je savais qu'il n'avait pas dormi chez lui… Que Jess m'avait peut-être appelée…
En évitant mon regard, il m'a dit qu'il avait retrouvé Natacha pour prendre un verre… Il a hésité, puis il a avoué qu'ils ont dormi au Beau-Rivage. J'ai juste baissé la tête sans rien dire. Je ne voulais pas de nouveau pleurnicher. Il allait finir par s'y habituer et ne plus rien ressentir. Au moins, il me l'a dit. Je ne voulais pas non plus qu'il s'étale là-dessus. Je ne suis pas sa confidente.
J'ai changé de sujet. Et on a parlé des vacances. J'ai parlé des endroits que j'aimerai visiter. Mais, quelque part au fond de moi, je savais que je n'avais pas envie de partir pour l'instant. Je suis plutôt casanière. Je n'aime pas trop me bouger, ni vraiment voyager. Même si j'y pense parfois, je ne vais pas jusqu'à vouloir réserver le 1er billet en partance pour dieu-sait-où.
Quand j'y pense Pascal a peut-être provoqué sa femme Jess pour aller rejoindre Natacha!
Comme ça ne servait à rien d'attendre Pascal, j'ai encouragé Caro à partir sur le champ. Avant Pascal et Jess. On avait prévu de se voir après, une fois les gamins couchés. Mais je savais que je n'aurai pas la patience d'attendre. J'avais envie de rentrer me flanquer en training et me poser devant la télé.
Donc, sur le chemin, je lui ai envoyé un message pour lui dire qu'on pouvait remettre ça à demain. Je ne l'ai pas appelé, parce que j'aurai été sur haut-parleur. Il a dû lire mon message, donc Jess a dû voir. Elle a surement commencé à l'astiquer, croyant que je le harcelais, et que je faisais tout pour l'éloigner d'elle et des enfants. Des fois, elle est sympa avec moi, et des fois, non!
Une fois les enfants au lit, Jess l'a attaqué. Elle pensait que c'était moi qui voulait le voir ce soir, et Pascal lui a assuré que ce n'était pas le cas. Que c'était lui. Pascal lui a redit que, la prochaine fois qu'elle le suivrait en montagne, il ne les ramènera pas. D'ailleurs, si je ne lui avais pas dit que c'était bon, il l'aurait laissé se démerder. Qu'il ne supportait plus ses chantages
La prochaine fois, son petit chantage utilisant les enfants, ne fonctionnera pas. Il n'aura aucun scrupule à lui dire d'aller se faire voir. Si elle veux refaire le même cirque, elle est avertie qu'il ne marchera pas. Même pour les enfants. Jess lui a reproché de les avoir abandonné à cause de moi, c'est pour ça qu'elle est montée à Loèche. Elle savait qu'il voulait être avec ses enfants.
Pascal lui a jeté un regard d'incompréhension. Il lui a dit qu'il était monté samedi, parce qu'il m'avait fait pleuré. C'est elle qui avait organisé le souper chez la grand-maman à la dernière minute. Il se doutait bien que c'était pour l'empêcher d'aller à Loèche. Mais, il avait pensé faire plaisir à sa grand-mère et aux enfants en restant. Mais c'était une fois de trop, et il m'avait fait de la peine.
Ça lui avait brisé le cœur de me faire pleurer. Oh, il a dit que j'étais adorable, alors il n'aimait pas me faire pleurer. Il lui avait demandé de ne pas le suivre comme la dernière fois. Il avait oublié de lui dire que, la prochaine fois, enfants ou pas, il n'était pas question qu'il les ramène. Maintenant c'était fait. Et il n'était pas question qu'il me fasse de la peine à cause d'elle.
Avant, tu m'aimais à la folie. Sans elle, tu ne m'aurais pas plantée comme tu l'as fait samedi…
Avant oui... et tu me traitais comme de la merde.
Il a dit qu'il avait placé son cœur dans des mains de quelqu'un de plus sûres. Quelqu'un qui l'aime et ne le traite pas comme un pauvre type collant. Il en avait assez qu'elle essaie de le culpabiliser et de parler de ça. Elle pouvait s'amuser à organiser des trucs vendredi, c'est son problème. Lui avait déjà des plans. My God, Jess tenait vraiment à ce que ce soit ma faute qu'il ne soit pas rester avec eux!
Jess continuait à m'accuser de chercher à foutre la zizanie entre eux. Elle était persuadée que j'étais derrière lui à le pousser à venir vers moi. Que j'essayais de l'éloigner de ses enfants, d'elle, de ses parents, parce qu'ils ne m'aimaient pas. Pascal avait beau lui dire que je n'avais rien à voir là dedans, Jess ne voulait pas lâcher l'affaire. Alors Pascal a ramassé sa veste et il est sorti…
Certains ont été tenté de tester les pistes aujourd'hui. C'était de la bonne poudreuse, le paradis pour les surfeurs. Mais au surprise, Pascal a préféré rester au chalet avec moi. On l'a passé sous la couette. Je ne sais pas pourquoi, mais en tous cas, ça m'a fait plaisir. Malgré tout, Jess continuait à le harceler au téléphone. Il ne répondait pas.
Je crois même qu'elle a fait appelé le petit Patrick, persuadée que cela allait émouvoir Pascal.
Vers les 15h, elle est carrément venu au chalet avec les enfants. Elle avait décidé de descendre en voiture avec Pascal. Le petit m'a reconnue. Il s'est accroché à moi au grand désarroi de sa mère.
Pascal a essayé de m'en débarrasser, mais il n'y avait rien à faire. Le petit me suivait partout. Pascal lui a pourtant demandé de redescendre comme elle était venue jusqu'à Loèche.
Mais, Jess est un "crampon", impossible qu'elle lâche l'idée de redescendre elle et les enfants avec Pascal. Et devant les enfants, Pascal était emprunté et ne pouvait pas vraiment dire ce qu'il pensait. J'ai essayé de l'attirer à l'écart. Même si Jess est intervenue pour nous empêcher d'être seul, j'ai eu le temps de lui dire qu'il pouvait partir avec eux.
J'étais venue en voiture avec Caro, donc… Alors ils sont partis avant que le gros de la troupe ne revienne. Connaissant Jess, j'aurai dû m'en douter! Mais j'étais contente, ravie, parce qu'il m'avait choisie moi ce week-end. Elle pouvait bien rentrer avec lui, je le verrait plus tard.
Pascal est arrivé dans la matinée à Loèche. C'était une surprise. Est-ce que ça me fait plaisir? Je n'en sais rien. C'était presque 10h et cela faisait un petit 1/4h que j'étais réveillée. Il neigeait dehors et j'hésitais à me lever. Mais comme j'avais aussi faim, forcément la faim allait gagné. La plupart d'entre nous était déjà sorti.
Avec le temps qu'il faisait, je doute que les fondus de skis soient sur les pistes. Il neigeait très fort. Caro était déjà partie déjeuner, alors quand la porte s'est ouverte, j'ai pensé que c'était elle. Mais non, c'était Pascal. Heureusement que je m'étais recoiffée. J'étais près de la fenêtre et je regardais le temps et la neige tomber.
Une bande s'amusait dans une bataille de boules de neige, ça m'a fait sourire.
Quand je me suis retournée, je souriais encore. Mon cœur a failli caler en voyant Pascal. Arh, il fait toujours battre mon cœur, même quand je ne suis pas très contente de le voir, comme en ce moment. Il m'avait laissé tomber hier, il n'avait pas dit qu'il viendrait au chalet quand même.
Si c'était le cas, il aurait dû me le dire. Je me serais sentie moins déçue. Alors que faisait-il ici? Comme si rien ne s'était passé, il est venu me serrer contre lui. Et il a voulu m'embrasser. Je ne m'étais pas encore lavé les dents, alors c'était exclu. Je l'ai repoussé. Pascal s'est assis sur le lit en attendant que je fasse mon tour à la salle de bains.
Je lui ai demandé ce qu'il faisait là? Est-ce que femme et enfants étaient aussi monté avec lui? S'il avait prévu de venir, pourquoi n'avoir rien dit? Bref, je me suis tu quand Caro a débarqué, toute souriante, dans la chambre. Ça m'a un peu contrariée, alors je les ai laissé pour aller déjeuner. Pascal m'a suivi. Je me faisais un café et il est venu se planter devant moi.
Ok, autant en terminer avec ça. Peut-être que ça me faisait plaisir de le voir, mais en même temps, je me sens barbouillé de ressentiments. Je me sentais encore déçue. Je n'arrive pas à passer de la tristesse à la joie. C'est comme s'il y avait encore des restes qui traînaient encore sur mon humeur. Je n'avais vraiment pas envie de lui parler.
Une fois mon café fait, Pascal m'a prise par la main et m'a traînée dans la chambre. Et mon café alors? Il va être froid. Il m'a demandé si je n'étais pas contente de le voir? Si j'aurai préféré qu'il ne vienne pas. Et on a commencé à se prendre la tête. Caro a essayé encore de s'interposer, mais elle a reçu un froid : "laisse nous" de Pascal.
Je lui ai dis d'aller rejoindre sa femme et ses gosses, qui étaient surement dans un hôtel tout près. Je l'avais entendu tout à l'heure parlé à sa femme, et j'avais compris qu'elle était aussi là. Pascal m'a dit qu'elle n'était pas venue avec lui. Il lui avait spécifiquement demandé de ne pas le suivre. Alors, il ne se sentait pas obligé de les voir ce week-end.
Pascal disait être venu pour moi. Uniquement pour moi. Il m'avait fait de la peine, et il n'avait pas pu le supporter. C'est pour ça qu'il est venu. Il s'était approché de la fenêtre, et il a dit qu'il avait bien fait, on allait pouvoir passé le reste de la journée au lit… Enfin, si j'arrivais à retrouver le sourire et lui pardonner de m'avoir fait de la peine.
Comment ne pas lui pardonner, hein? Je lui ai demandé de me laisser un peu de temps. Pas d'attouchements pendant quelques minutes. Enfin, je veux dire, je ne voulais pas qu'il me touche. J'étais réticente à ce qu'il agisse comme s'il ne s'était rien passé. Mais je ne voulais pas non plus que quelqu'un se doute de quelque chose.
On s'est retrouvé dans la chambre après petit déjeuner. Caro a essayé d'engager la conversation à plusieurs reprises, mais je n'avais pas trop envie de parler. On a un peu dormi, puis Caro est venu nous chercher pour aller manger vers 13h. Après le dîner, on est retourné se coucher. On se tenait au chaud, et bavardait...
Oui, ça m'avait fait gros sur le cœur quand il a dit qu'il ne venait pas. C'était presque tous les week-end maintenant. J'ai voulu savoir s'il préférait passer ses week-ends avec Jess, qu'il le dise.
Mais je n'aimais pas qu'il attende le dernier moment avant de m'annoncer qu'il restait chez lui. Ça m'énervait. Mais là, oui, ça m'avait fait de la peine.
Caro est venue aussi faire la sieste peut-être 1 à 2h plus tard. Vu le temps, il n'y avait pas grand chose à faire. La plupart de nos potes traînaient en station, dans un pub ou autre, et elle se sentait seule. On avait bien discuté, alors on l'a accueillie avec le sourire. Avec Caro, c'est simple, il n'y a pas de temps mort. Elle babille tout le temps.
Je crois que je me suis endormie sur Pascal. Le soir, on a traîné au chalet. Il avait beaucoup neigé, on n'avait pas vraiment envie de sortir. Pascal a joué au piano un moment. On a chanté aussi. C'était une très bonne soirée. Peut-être parce que Pascal me prenait souvent la main et me faisait de petits bisous dans le cou. Miam.
Jess le harcelait au téléphone. Je n'ai pas été surprise de la voir débarquer. Pascal l'a raccompagnée en bas de son hôtel, pour revenir aussitôt. Jess n'a pas osé revenir encore. Elle savait que Pascal la ramènerait à son hôtel. Ce serait trop la honte. Tout le monde aurait été témoin de leurs petits problèmes de couple.
Pascal a tellement insisté, que j'ai fini par accepter de le voir pour manger ensemble à midi. Je devinais déjà que c'était pour me dire qu'il ne viendrait pas à Loèche. Sinon, pourquoi insister autant pour qu'on se voit à l'heure du déjeuner? S'il ce n'était pas pour dire qu'il ne venait pas, il pouvait attendre ce soir quand on se voit pour monter!
Dès mon arrivée, je savais que mes craintes étaient exactes. Tout dans sa manière d'être me disait que j'avais vu juste. Il essayait d'éviter mon regard, il parlait trop. Bref, il en faisait trop. J'ai fini par le couper et lui demander de me dire ce qu'il voulait me dire. Ça lui a coupé la chique.
Après moment de silence, et il a balancé qu'il ne venait pas à la montagne.
Il s'embrouillait dans des excuses et explications confuses. Je me mordais la lèvres en fixant mon assiette vide. Une larme a coulé, alors je me suis levée pour partir. Il a voulu me retenir, mais on n'est pas adepte de scène en publique. On déteste ça tous les 2. Comme il me tenait le bras, je me suis rassise. J'ai pris mon natel pour lui envoyer 1 message.
Je lui demandais de ne pas me retenir, ni me suivre, j'avais besoin d'être seule pour le moment.
Et je suis partie sans me retourner, le laissant seul à la table du resto. Il fallait que j'arrive au plus vite à ma voiture avant d'éclater en sanglots. Je comprends pas, je le savais pourtant, alors pourquoi est-ce que je pleure? Cette pensée m'a aussitôt clamée. Je ne pleurais plus. Oui, je savais avant de venir. Les larmes? Ce devait être mon côté dramatique.
En arrivant à ma voiture, mon natel a bipé. C'était Pascal. Il m'avait fait un long message pour s'excuser, qu'il n'avait pu faire autrement. Ça m'a fait sourire. Il ne pouvait pas faire autrement, et c'est encore moi qui passe en dernier! Okay! Ça me faisait quand même mal au cœur. J'avais un nœud dans la poitrine. J'étais vraiment très triste, et il faisait moche.
Caro et moi sommes quand même monté à Loèche. On a bien sûr parlé de Pascal sur le chemin. Elle aussi trouvait qu'il était bizarre depuis que sa femme était là. J'ai compris que Caroline le voyait beaucoup plus souvent que moi. Il avait dormi chez elle quelques fois. Ça m'a tourné l'estomac. Était-ce une petite pique de jalousie? Arh, peut-être bien!
Je recevais des messages de Pascal, mais je crois que je les lisais pour titiller Caro. Je voulais qu'elle soit aussi un peu jalouse. Il paraît que Pascal a trouvé des flyers concernant des écoles dans les alentours. Pascal avait l'impression qu'elle cherchait à s'installer ici.
D'après Caro, il voulait peut-être profiter du week-end pour lui faire entendre raison.
Une fois les enfants couchés, il s'était donc pris la tête avec Jess. Elle ne lui donnait pas de date de retour. Il commençait à ne avoir plein la tête de l'avoir dans les pattes. Il avait l'impression de ne pas pouvoir se reposer chez lui. Les enfants c'est mignons, mais bruyants.
Il préfère les enfants des autres, parce qu'on peut les rendre quand on en a marre.
Après x messages, je lui ai juste répondu que j'avais vu ses messages. Sans rien de plus. Ni que j'allais répondre, ni que ça me faisait plaisir, rien. Pas envie. Je me sentais mal. J'avais la chair de poule, et ce n'était pas à cause du temps, mais mon anxiété. Si finalement Jess reste ici, je le quitte. Je ne l'accepterais pas, parce que c'est de la faute à Pascal.
Pas possible… Comme je n'avais pas pu le voir hier soir, Pascal est sorti et n'est pas rentré de la nuit! Qu'est-ce qu'il aurait fait si j'avais pu le voir? Aaaah, avec moi, on se serait vu 5mn, et il serait rentré bien sûr. Ce soir, il est rentré alors que Jess couchait les enfants. Le temps de prendre une douche et se changer, il est sorti direct après… Pour aller où?
Comme Jess, j'ai attendu de le voir rentrer. Et niet, 2h du matin, mes yeux commençait à fatiguer. Pascal n'était toujours pas rentré. Au boulot, j'avais passé une après-midi de merde. JL était de mauvaise humeur. La réunion s'est très mal passé. Daphné s'est pris la tête avec JL, et comme c'est une collègue, je me devais de la soutenir.
Elle refusait de faire les changements que JL réclamait. En fait, que le client réclamait. Daphné! Qu'elle tête de mule. Elle avait tord, le client est roi, et chose importante, c'est lui qui paie! Elle semble l'avoir oublié. Si elle veut travailler, elle doit faire ce que le client réclame. Mais elle est si têtue. Elle a montré son travail, il est accepte tel quel, ou il prend quelqu'un d'autre.
Et après des messages adorables, et une journée de merde, Pascal ne rentre pas? Mais où traîne-t-il? Avec qui bordel? Est-ce que je vais encore devoir demander aux détectives de le suivre? Je pensais être tranquille depuis que sa femme est là, mais… je me trompais? On dirait qu'il a repris ses mauvaises habitudes. Seulement, il y a sa femme en plus.
Aaaaaah, je suis dégoûtée. Il doit avoir besoin de changer d'air avec la foule à la maison… Ces jeux de question "et si ceci et si cela" l'avait peut-être agacé au point de le faire fuir la maison. Mais alors, il dort où? Je crois que je devrais rester un peu à l'écart, et le laisser revenir à moi...
Et puis non. Je ne suis pas du tout compréhensive. Ça m'agace qu'il sorte le soir. Ça m'embête de ne pas savoir ce qu'il fait, ou il va, ou avec qui? Même si Jess n'était pas là, je n'oserai pas lui faire de scène. Je suis moche, mal dans ma peau, pas drôle, même carrément chiante. Malgré ses messages, Pascal ne fait pas vraiment attention à moi. Je crois qu'il se force à être gentil avec moi...
Pour finir, je ne sais plus où je nage! Est-ce que Pascal tient toujours à moi ou non. S'il est en train de me faire un bébé dans le dos, c'est réussi. En tous cas, il cache bien son jeu. J'essaie d'éviter d'être si curieuse et regarder ce qui se passe entre Jess et Pascal. Par moment, ça me fait juste grimper les murs. Il joue trop bien le père de famille.
Parfois, c'est difficile à dire s'il fait semblant. Par contre, je trouve qu'il avait raison de dire à Jess, qu'il ne faut qu'une autorité pour les enfants. Et, des fois, son fils essaie de contourner l'histoire en venant lui demander un truc, quand sa mère lui avait dit non. Pascal le renvoie au "gouvernement"; "demande à maman".
Même s'il est difficile de dire non à cette petite tête mignonne, le petit repart en boudant. Ils sont trop choux. Aïe, je commence à les appeler: papa et maman. Mais bon, c'est ce qu'ils sont même si j'ai de la peine à reconnaître mon homme dans ce rôle. En plus, il semble si à l'aise. Peut-être qu'il rêve de le jouer tous les jours? Irrrrk.
Ça va pas la tête, je débloque. Jess a toujours été comme ça, elle n'arrête pas avec ses "et si…". Il y en a 1, qui était dure; et si on se noyait, les enfants et moi, et Jane? Tu sauverais qui? Moi? Tes enfants? Jane?
Ça se voyait que ce genre de rhétorique énerve Pascal. Il a soupiré longuement, et lui a demandé d'arrêter. Il s'est levé pour aller fumer dehors.
Jess l'a suivi, et je suis sûre qu'elle a continué avec ses "et si ceci, et si cela". J'aurai bien aimé connaître la réponse, même si je la devine. Il ne pourrait pas faire autrement que, de sauver ses enfants en 1er. Je me vois d'ici en train de boire la tasse! Par moments, Jess exagérait en se moquant de lui, parce qu'on ne vivait pas ensemble.
Elle a même déterré le fait qu'il paie la moitié du loyer de Caroline, et pas le mien. Bref, c'était peut-être pour ça qu'il sortait souvent quand les enfants sont au lit, parce qu'elle se donne à fond. Évidemment, c'est de ma faute, j'aurai dû accepter quand il a voulu m'installer plus près de chez lui, puisque je ne voulais pas emménager.
Heu, je ne crois pas que j'aurai apprécier qu'il débarque quand il veut chez moi, comme il le fait avec Caro. Par contre, ouais, le fait qu'on pourrait se voir plus souvent… peut-être. Quoi que, j'aime avoir le temps de me préparer, et parfois, je ne suis juste pas d'humeur. Pas envie de toujours être en alerte et sur mon 31. Non, ça ne m'irait pas.
C'était déjà beaucoup d'efforts quand on se voyait les lundis et mardi après le week-end. J'avais l'impression de ne pas avoir de temps à moi. De ne pas pouvoir me reposer. Après ça, il ne me restait que le mercredi et un peu du jeudi. C'est vrai, j'étais raide. C'était fatiguant de toujours être à sa disposition. Je cherchais des escapades…
Pascal est rentré, Jess sur les talons. Dans la cuisine, elle l'a entouré de ses bras.
Il ne la pas repoussée. Quand il s'est retourné, elle était toujours collé à lui et quémandait un baiser. Il le lui a donné, mais après, il est ressorti pour m'appeler. Ha? Après avoir embrasser Jess? Il blague? Mais bon, je ne dois pas me laisser influencer par ça.
Il voulait qu'on se voit? Huh? Là? Maintenant? Comme ça, à la der? Ben, heu… c'était pas trop possible. J'étais en training, en train de travailler. Demain, je dois aller à l'agence, il le sait bien. Bon, malgré le fait que je devais vraiment bosser, j'étais contente d'avoir cette excuse. Bon, j'ai déchanté en le voyant se préparer pour sortir… et sortir.
Pace n'était pas là à 3h du mat, donc, il n'est pas rentré de la nuit. Je me demande avec qui était-il?