Dim - 16 Juil 2023 : Prêcher le faux
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Dim - 16 Juil 2023 : Prêcher le faux
Prêcher le faux pour savoir le vrai est une bonne technique. Faut savoir pourquoi on le fait et ce qu'on fait suivant ce que l'on apprend. Il faut toujours se préparer aux réponses. C'est ce que je fais quant je sais rien, ou que je n'ai pas d'autres moyens d'apprendre quelque chose que je veux savoir.
Là par exemple, si j'ai utilisé ça, c'était parce que c'était encore chaud. Je ne voulais pas que dans quelques semaines, il me sorte qu'il ne se rappelle pas, ou qu'il fasse celui qui ne sait pas de quoi je parle. Ça m'énerverait tellement.
Mais bon, c'était une belle journée, il faisait beau, et après avoir passé le vendredi et samedi à me sentir toute seule, si rien ne m'inquiétait, ça aurait peut-être pu compenser ces 2 jours d'abattements. Pascal était présent et m'entourait de petits câlins. Il me prenait par la main, me faisait de petits bisous par-ci par-là.
Bon, une fois de plus, ça vient toujours de lui, je ne fais que rarement le 1er pas. Pascal pourrait me le reprocher. Mais, sachant qu'il m'avait fait faux bon, le week-end passé et celui-ci, je n'étais pas prête d'être celle qui va vers lui. Je me serais sentie idiote. Surtout que, dans des cas comme ça, tout le monde sait sauf toi.
Quelques copains sont passés, comme toujours. Thomas jouait les hôtes, par contre Roxanne était aux abonnés absents. Mon dieu, elle doit vraiment se faire chier ici en Suisse. Elle ne connait personne, et semble pas non plus intéressée à se faire des amis. Ça doit être mortifiant pour elle.
Une fois que tout le monde est parti, et Paul avec, pour aller traîner dans des bars, j'étais tranquille avec Pascal. Et ce que j'ai fait, je ne le recommande pas. Je souriais en l'écoutant parler de la piscine, etc. Puis, j'ai arrêté de sourire, je lui ai coupé la conversation, et je lui ai demandé s'il n'avait pas quelque chose à me dire.
J'ai vu que j'avais touché un point sensible. Son visage s'est fermé, son regard s'est fait fuyant. Il a dit qu'il ne savait pas ce que je voulais dire, à propos de quoi. Ce que les gens ont pu me raconter. Et ça, ça vient du fait qu'il avait dû agir devant du monde. Je voulais pas qu'il se disperse, alors j'ai situé le temps.
Je lui ai dis que ça concerne ce week-end, et peut-être le week-end passé. Il m'a alors dit que je ne devais pas toujours écouté ce qu'on raconte, on essaie de se mettre entre nous, etc... J'ai vu que j'avais vu juste. J'aurai pu peser sur le champignon, mais, une des fois que j'avais fait ce petit jeu, j'étais contente d'être couchée quant mon copain a fini par parler.
Je lui ai dis qu'il y avait un truc qu'il avait à me dire. Il savait ce qu'il avait fait ces 2 derniers week-end. Que je ne voulais pas en parler, ni le mettre mal à l'aise, mais il devait le noter quelque part. Tiens, dans son natel par exemple. Qu'on en parlerai demain, ou dans 1 mois, ou 1 année, on verra bien.
Mais je ne voulais pas qu'il pense s'en tirer avec des "je-ne-sais-pas ou je-ne-me-rappelle-pas". Donc, j'ai insisté qu'il note ça dans son natel. Il m'a regardé bizarre. Il aurait pu dire qu'il n'avait rien à noter, et qu'on pouvait discuter de son week-end sans autre. Mais il ne l'a pas fait, donc j'avais raison, il y avait anguille sous roche.
Pascal jouait l’innocent, disant qu'il se souviendrai de notre conversation. J'ai insisté, je voulais qu'il note, parce que quant on en parlerai, je voudrais tous les détails. Il ne devait rien oublier. Il a fini par sortir son natel, et a commencé à noter des trucs. Il semblait avoir pleins de trucs à noter. C'était long.
J'ai vaqué à mes occupations; me faire un café, me mettre à l'aise, lui préparer un verre de lait. Quant il pose son natel, rouge sous son bronzage, j'ai changé de masque, et repris celui du sourire. J'ai fait comme si rien ne s'était passé, et me suis coulée dans ses bras, toute tendre, le couvrant de bisous. On était sur la balancelle sur la terrasse.
Il n'y avait que nous, donc, je n'avais pas à avoir honte, ni qu'on me prenne pour la stupide du coin, qui nage dans l'ignorance.
Je sentais bien une certaine gêne chez lui. Il a fallu un peu de temps, et il a fini par se lâcher. Maintenant, j'avoue que j'étais titillée. Je savais qu'il y avait un truc, et je n'arrivais pas à deviner quoi. J'avais peur, mais je ne le montrai pas. J'étais redevenu toute gentille, câline, lui faisant pleins de bisous à tout va.
Mais sérieux, j'avais envie de le mordre, de lui arracher les cheveux. Et surtout, de me jeter sur son natel pour lire ses notes...
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