Hier, Pascal pensait que je passerais la soirée avec lui. Mais, quand il m'a appelée le matin, je lui avais dis que je ne pouvais pas. Alors, il a voulu m'inviter à manger ce soir. Après manger, on a été se balader, main dans la main, au bord du lac. Je me sentais si heureuse. Je n'aurais jamais imaginer que j'allais déchanter et me sentir ridicule de m'être montrée si joyeuse.
Ben, je pensais que Pascal rentrerait chez lui après notre petit rendez-vous. J'avais tord. Pascal est rentré un peu avant minuit, son natel collé à l'oreille. Une fois qu'il a raccroché, il s'est douché, puis il s'est couché. Il a composé un numéro, j'ai pensé que c'était pour m'appeler. J'ai donc fixé mon natel remplie d'espoir. Hélas, ce n'était pas moi, il a appelé sa chérie Caro.
J'étais malade de jalousie. Bon, un peu moins quand je l'ai entendu lui dire qu'elle ne pouvait pas venir, qu'il était cassé et déjà couché. Ils ont "chouchoutés" au téléphone un moment. Oui bien sûr, ils se verront le lendemain au boulot. C'est dingue qu'il l'ait appelé elle et pas moi… En plus, c'est Pascal qui l'a appelée, pas l'inverse. Alors, je me suis mise à m'inquiéter. Je me sens un peu perdue.
Dimanche soir, après l'avoir collé comme de la glu, j'ai voulu partir et Pascal m'a demandé où je pensais aller comme ça.
Je lui avais dis que je passais en vitesse, que j'avais juste envie d'un gros câlin. Passer en vitesse, ça veut dire que je rentrais après. Pascal n'a pas voulu me laisser rentrer Je pouvais bien rester un petit plus que j'avais prévu, il semblait heureux de me voir.
Dès que Pascal s'est endormi, j'ai filé en douce. Je voulais laisser une bonne impression.
D'avoir passé un moment avec l'homme de mes rêves, j'avais la pêche aujourd'hui. J'ai chanté en bossant, le sourire aux lèvres. Pascal avait vraiment eu l'air d'apprécier mon passage. On aurait presque dit que je lui avais manqué à la façon qu'il a eu d'insister pour que je reste. Comme j'étais partie avant qu'il ne se réveille, ça l'a poussé à m'appeler ce matin. J'avais la banane.
Afff, il m'avait vachement manqué. J'étais aux anges d'avoir l'impression de compter pour Pascal.
Comment manquer à quelqu'un qui semble s'amuser bien plus que quand vous n'êtes pas dans ses pattes! Il n'est presque jamais chez lui. A moi, il me manque… Je pensais qu'ils auraient du monde dans le jardin cette après-midi, mais non. Il faisait beau, et ils ont dû aller ailleurs. Il est rentré encore plus bronzé, avec Caro et Paul. Une fois qu'ils sont parti, il a pris une douche avant de se jeter dans son canapé.
J'avais envie d'aller me jeter dans ses bras. J'avais envie d'être avec lui. J'hésitais à continuer à garder mes distances. J'avais trop envie d'être là-bas. La télé tournait, Pascal ne regardait pas, mais bidulait sur son natel. Ça a sonné, il s'est allumé une clope, s'est levé pour aller sur la terrasse. Arh, peut-être que je n'ai pas assez de force de caractère, mais j'avais trop envie de le voir pour résister.
J'ai vite été me préparer avant de sauter dans ma voiture et prendre la route pour aller chez lui. Je l'appellerai en chemin. Ça m'avait pris environs 1h pour me préparer, j'étais encouragée par le fait qu'il était encore seul Je me réjouissais de passer le voir. Je lui dirais que j'étais dans le coin. J'avais oublié de mettre Bluetooth dans la voiture. Mince, Pascal était toujours au téléphone.
Je chantonnais toute contente, quand je l'ai vu traverser son appartement pour aller vers la porte d'entrée.
Oh! A la limite, j'aurai été moins surprise de le voir revenir dedans avec Caro, vu qu'elle était côté lac. Mais l'entrée, c'était inattendu. C'était qui? J'ai failli finir dans le décor. C'était encore Natacha! Il avait déjà dû passer la journée en sa compagnie, qu'est-ce qu'elle faisait là aussi tard? Je me suis arrêtée sur le bas côté pour écouter. Ha, il ne s'était pas vu de la journée.
Les larmes ont giclés dans mes yeux. J'avais déjà fait la moitié du chemin. Mon coeur battait la chamade. Je ne pouvais pas me mesurer à Natacha. Si j'appelle, il va me blouser, parce qu'il préférera être avec elle. Je n'avais pas envie d'appeler, ça allait me faire mal de l'entendre chercher à m'éviter. Peut-être qu'il ne répondra même pas en voyant que c'était moi… Arh, je l'ai appelé.
Je me préparais à avoir mal de le voir m'ignorer pour rester avec elle. 1ère sonnerie, mon cœur tombait, 2ème sonnerie, je l'ai vu quitté ses lèvres pour regarder son natel, mon cœur a loupé son beat. De l'autre main, il a pris son visage et l'a embrassée encore. C'était bon, inutile de rêver, il n'allait pas l'abandonnée pour ma gueule. Il lui a fait signe de garder le silencieuse, que c'était moi en ligne… mon cœur s'est arrêté…
Il… Pascal m'a répondu… Il a répondu… Oh, fallait que j'arrête de me faire des illusions, il allait me brosser. D'entendre sa voix, mon cœur s'est emballé. Sa voix suave, douce m'a encouragée à éclaircir ma voix pour lui répondre. J'espère qu'il ne mentait pas en disant qu'il était content de m'entendre. Je lui ai dis que je rentrais, mais que j'étais près de chez lui, est-ce que je pouvais passer…
Heureusement que j'étais arrêtée, parce que je crois que j'aurai oublié que j'étais sur la route. Pascal a paru contentet m'a aussitôt dit que je pouvais, qu'il m'attendait alors. Je crois que j'ai perdu ma voix, parce que quand j'ai appelé, j'étais au bord des larmes, persuadée de me faire moucher. Après avoir raccroché, je suis restée une petite minute la bouche ouverte, étonnée au possible.
Natacha n'était pas contente et s'accrochait. Elle disait qu'elle était là avant moi, donc, il aurait dû me dire que je ne pouvais pas venir. Mais Pascal lui a dit qu'elle savait bien qu'il ne pouvait pas faire ça, que j'étais sa copine. Je suis arrivée peut-être 30mn plus tard, je tremblais. Je me sentais un peu gênée qu'il ait jeté Natacha pour moi. J'espérais être à la hauteur, et qu'il ne le regrette pas.
J'ai donc sauter dans ses bras, les jambes autour de lui, en jouant la petite chatte. Ça l'a fait sourire. Je l'ai embrassé. Pascal avait l'air amusé de me voir si contente de le voir. Il m'a entraîné sur le canapé. On a bavardé un moment tout en se faisant des câlins. Il m'a demandé ce que j'avais fait. Comment s'était passé mon week-end. Il m'a raconté un peu le sien; le basket, piscine, etc.
Il était adorable, m'a entourée de beaucoup de tendresses. J'avais pas prévu de dormir chez lui…
Apparemment, Pascal avait dû sortir tard. Il s'est levé vers midi et est sorti aussitôt courir. Il semble que Paul l'a accompagné. Je ne sais pas comment les gens font pour courir et parler en même temps, moi, ça m'achève. Caro est arrivée peu après eux avec pains et croissants. Elle avait dû les voir passer devant chez elle. Elle était rayonnante. Paul est monté se doucher et se changer.
Caro est passée derrière le bar pour disposer le déjeuner sur le bar. Pascal a dit qu'il avait envie d’œufs brouillés. Il était resté à discuter avec Mistinguette et a été se doucher à son tour dès que Paul est réapparu. Caro jouait les hôtes et a préparé un café pour Paul. Elle était parfaitement à l'aise chez Pascal... Il a demandé en revenant prendre place au bar, si Caro avait eu de mes nouvelles.
J'avais remarqué qu'il n'y avait pas grand chose dans le groupe. Caro aussi, et elle a demandé à Pascal ce qu'il faisait ce soir. Pascal a regardé en direction de Paul et a répondu qu'il avait déjà quelque chose. J'ai compris; il ne voulait pas que Caro lui trace après. Elle a tout de suite compris, et en a fait la remarque. J'en suis pas sûre, mais je crois qu'elle boudait.
Pascal l'a prise par le menton pour rapprocher son visage du sien. Il lui a promis de passer chez elle en rentrant, si elle était là. Caroline a aussitôt retrouver son sourire.
Ils avaient aussi un truc cet après-midi. D'après ce que j'ai compris, ils jouaient au basket. Je constate que Pascal ne m'appelle pas une fois de plus. Trop énervée pour l'appeler encore une fois. Pour finir, j'ai l'air de le harceler. J'attendrais.
Caro avait envie d'aller les regarder jouer, mais Pascal n'a pas commenté, donc pas répondu. Il a éludé la question. Son sac de sport l'attendait près de la porte. Bras dessus dessous, ils sont sortis en même temps. D'après ce que j'ai cru entendre, Paul attendait déjà devant la maison. Je suis presque sûre que les garçons ne prenaient qu'une voiture. Celle à Paul ou Pascal? Je ne sais pas.
Depuis la voiture, Pascal m'a appelée. J'hésitais à répondre, parce que je savais que je serais sur haut parleur et que Paul entendrait tout, toute notre conversation. Mais bon, je devais continuer à jouer le jeu. Il m'a demandé ce que je faisais. Pas eu le temps d'y penser, alors j'ai dis que je bossais. Il trouvait bizarre, il aurait pensé que le lot de travail diminuait avec les vacances et tout.
J'ai prétendu qu'on est moins à bosser sur les projets vu que la moitié de l'équipe est en vacances.
Pourquoi? Impossible... Je te manque?
J'ai ri… Je savais que ce n'était pas le cas, alors je n'ai pas attendu de réponse.
Pascal a rit, il m'a demandé s'il me manquait, sans répondre à ma question. Je l'avais vu se débarrasser de Caro, je n'allais pas lui laisser l'occasion d'en faire autant avec moi. Alors, il m'a demandé ce que je faisais. J'ai prétendu que j'étais un peu stress, j'avais un anniversaire et que j'étais déjà en retard. Je n'arrivais pas à poser mes crayons et pinceaux. Il m'a alors raconté qu'ils jouaient au basket cet après-midi.
Je l'ai écouté, rigolé par moment. Bref, je donnais le change. Il m'a demandé ce que je faisais ce soir, si je voulais venir dormir chez lui. J'ai dis que je serais surement trop crevée, que demain, je voulais bosser encore un peu, alors je préférais pas. Si je change d'avis, je l'appellerai. Je n'allais pas l'appeler, je savais qu'il ne me répondrais pas. C'était juste du blabla de me proposer d'aller chez lui.
Je lui ai sorti les blablas d'usages; que je l'adore, qu'il me manquait un peu et j'ai ri avant de raccrocher. Ça me faisait souffrir. Pascal me manquait Pascal me manquait bien sûr, et j'avais envie de le voir, de passer le week-end dans son sillon. Mais, pas en lui forçant la main. Je voudrais qu'il en ait envie aussi. Je me sens mal. En tous cas, il ne peut se plaindre, je lui fous la paix...
J'ai essayé de joindre Pascal ce matin. Sa secrétaire a dit qu'il était en réunion. J'ai pensé l'appelé alors dans l'après-midi, mais elle m'a dit qu'il n'était pas là. Finalement, je lui ai envoyé un message. J'ai pensé avec raison, qu'il n'avait pas prévu de me voir. Sinon, il m'aurait laissé un message… quelque chose. Il m'aurait fait signe! Tous les téléphones du coin sont en panne???
Pour ne pas être déçue de l'entendre chercher une excuse bidon, j'ai préféré prendre les devant…
Quand j'ai appelé ce matin, c'est avec l'intention de demander à Pascal ce qu'il avait prévu pour ce soir. J'ai réalisé qu'après sa réunion, il aurait pu m'appeler s'il en avait eu envie. Il ne l'a pas fait. Je m'en suis rendue compte au moment où je l'ai appelé dans l'après-midi. J'avais pigé.
Dans mon message, je lui disais que j'avais un truc ce soir. Qu'après, je pensais retourner voir à l'hôpital pourquoi j'avais toujours mal dans la poitrine. Que j'étais désolée. Dans ma tête, j'avais un petit plan, que j'allais mettre en pratique quand j'irai mieux. Et avant de le mettre en pratique, je dois me montrer sous mon meilleur jour, je vais être la plus adorable, pour que la surprise soit totale.
J'ai prévu de prendre un détective, de le faire suivre, et de me pointer dans le même restaurant que lui avec un mec. Je ne savais pas encore à qui demander. Je n'avais pas envie non plus de tout raconter à mon partenaire d'un soir, mais voilà… C'était mon plan. Un plan pour déstabiliser Pascal, pour le récupérer. Surtout pour attiser sa jalousie. S'il ne réagit pas, alors ce sera fichue.
Je ne voulais pas être là à attendre, alors qu'il m'évite. Ni 'avoir l'air d'être perdue sans lui, ou qu'il pense que je dois surement être en train de pleurer dans mon coin.
Je ne veux pas le supplier de le voir, comme une pauvre tarte. Je veux qu'il ait envie de me voir, pas qu'il cherche à se débarrasser de moi. Ni de sentir qu'il se force à être gentil en espérant me fausser compagnie durant le week-end.
En me retirant de l'équation, je peux continuer à garder l'illusion que Pascal avait envie de me voir. Que c'était moi qui ne voulait pas le voir ce week-end. J'espérais qu'il tente de me joindre, que ce soit moi qui cherche des excuses pour le garder à distance. Je voudrais garder un minimum de fierté. Mais, j'avais mal, parce que je sens que Pascal n'avait pas envie de me voir ces temps.
Wah, quand les chats sont loin les souris dansent hein? Pascal vivait la good life. Tous les soirs dehors, rentrer avec des minettes 1x sur 2! Et bien! Moi qui pensait qu'il se sentirait au moins un peu coupable de ne pas s'occuper de moi, alors que je ne vais pas bien et que je sors de l'hôpital.
Et non, apparemment, il s'en fiche pas mal. Tout ce qui comptait pour lui, c'était de savoir que je n'allais pas flinguer ses petites parties de jambes en l'air. Je le.. haïr. Jizzz, il va finir par me transformer en bonne femme bis-polaire! Un moment je l'aime, la minute d'après je le déteste :(
Hier soir, après s'être moqué de mes efforts pour éviter le conflit, Pascal a attendu une bonne heure avant de m'appeler. Je n'ai pas répondu, parce que j'étais en larmes, occupée à m'apitoyer sur mon lamentable sort. En plus, je ne savais pas comment réagir. Il se moquait de ce que je faisais pour garder une bonne entente, éviter les disputes ou les scènes.
Il ne savait pas apprécier ce que j'endurais pour lui laisser plus de liberté. Je trouvais que je lui en donnais déjà un max, et ce n'était pas suffisant? Peut-être qu'il était temps que je tire ma révérence concernant notre histoire pour garder la tête haute et toute ma dignité. Rien que d'y penser me donner envie de me jeter au lac. Je n'arrive pas à l'envisager.
Ne plus faire partie de sa vie était la pire des tortures.
L'imaginer en train de se pavaner avec une autre, heureux dans les bras d'une autre me faisait mal jusqu'à la racine des cheveux. Je ne peux pas. Pourtant… Est-ce que c'est mieux d'attendre qu'il me pousse dehors, me jette comme un vieux chiffon? Non, non, non, ça fera encore mille fois plus mal encore.
Je n'ai pas répondu à son appel. J'ai attendu, puis je lui ai envoyé un message pour m'excuser d'avoir raté son appel. Que je bossais chez des collègues de boulot. Que je venais de voir son message, sorry. Pas de "chou", pas de "je t'aime", pas de "tu me manques". Peut-être que le "tu me manques"??? Bah, pas envie. Je ne voulais pas qu'il me manque. Je préfère l'ignorer.
Ca m'a fait du bien, c'est qu'il essaie d'appeler droit après avoir reçu mon message. Je n'ai pas répondu. Ça m'a plut d'avoir l'impression qu'il était surpris que je ne réponde pas. Puis, la peur sans doute, qu'il se console vite fait dans les bras d'une autre, j'ai rappelé 10mn après.
Hey… J'ai cru que tu ne voulais pas me parler!
Ha? Et pourquoi ça?
Je sais pas… Tu vas bien? Ça va mieux?
J'ai changé de sujet. A la fin, je n'ai pas pu empêcher une petite remarque qui voulait tout dire;
On a pas mal de boulot avec tous ceux qui sont en vacances… Comment je vais? Je ne pense pas que ça t'intéresse vraiment, alors parlons d'autre chose.
Ça lui a coupé la chique. Il n'a pas su quoi dire, ni comment poursuivre la conversation, alors j'ai abrégé son malaise, en disant que je devais retourner bosser encore un peu. Et j'ai vite raccroché. Je l'avais envoyé balader en quelque sorte sur un ton nonchalant. Aucune amertume, pas fâchée non plus. J'énonçais juste un fait et ça la coupé dans son cinoche à 2 balles.
Je l'avais touché. Il s'est assis la tête entre les mains, puis s'est levé pour faire les 100 pas, avant de se décider de me rappeler. J'ai pensé "bien fait pour ta gueule". Il n'avait qu'à rappeler dieu-sait-qui et plaisanter sur mon absence. Ou sur le fait que je n'étais pas aussi idiote qu'il avait l'air de penser. J'étais vraiment énervée en me rappelant la conversation de Pascal au téléphone à propos de moi.
J'ai regarder mon natel sonner. Puis, j'ai décidé de répondre. Je ne voulais pas lui donner le plaisir de penser que j'étais blessée parce qu'il m'avait ignoré ce week-end. Je lui ai chuchoté au téléphone, que je ne pouvais pas lui parler, j'étais en plein boulot. Il a paru surpris;
Mais… c'est bientôt minuit!
Justement…
Il a voulu savoir si je passais chez lui après, mais j'ai raccroché au lieu de répondre. Loin d'être en train de bosser, j'étais confortablement installé dans mon canapé à regarder la télé. Je ne voulais même pas voir ce qu'il faisait, j'étais trop énervée. C'était déjà assez difficile de ne pas en faire tout un fromage. Je ne voulais pas avoir pitié ou penser que j'étais trop dure. Je ne voulais pas penser à lui ce soir. Penser à lui me donnait envie de le voir, de courir me jeter dans ses bras...
Pascal n'a pas appelé aujourd'hui non plus. Ce n'était pas à moi de l'appeler une fois de plus. Je dois en déduire que je ne lui manque pas. Que Pascal n'a aucune envie de me voir non plus. J'avais le cœur serré. J'avais attendu toute la sainte journée en vain. Ça me brisait le cœur. Comment pouvait-il être si cruel alors que je sortais à peine de l'hôpital. Il aurait pu au moins faire semblant de s'inquiéter un peu? J'avais tellement besoin de câlins en ce moment.
Une femme l'a prévenu qu'elle pensait passer, et il a dit que ce n'était pas une bonne idée, que ce soir, j'étais sensée passer la soirée che lui. Il n'avait pas l'air d'en avoir envie...
Un peu amusé, Pace a commenté le fait d'être rentré après 20h, que je n'étais pas là. Il pensait que j'allais probablement revenir en faisant semblant de ne pas savoir quand il était arrivé à la maison. Semblant? Il crache sur mes efforts?
Donc, Pascal savait? Est-ce qu'il se moquait de moi avec une autre femme? Il me voyait donc comme une pauvre idiote? Il me ridiculise? Au lieu d'apprécier que je ne fasse pas de scène?
Sa remarque m'a fait l'effet d'une flèche en plein cœur. Il savait donc que j'avais fais des efforts pour ne rien dire concernant son absence ce week-end. Et il s'en moque? Est-ce que c'était un sujet de plaisanterie avec la personne avec qui il avait passé le week-end? Peut-être même aussi aujourd'hui après le boulot? Ça me faisait mal qu'il pense comme ça. Mal qu'il sache ce que j'endure et qu'il s'en fiche totalement. Pire, il en rigole presque... Donc, il voyait clair dans mon jeu...
Je n'ai pas attendu que Pascal m'appelle aujourd'hui. A 3h du matin, il n'était pas encore rentré. Après, j'ai dû m'endormir. Évidemment, il ne m'a pas appelé, soit parce qu'il est rentré après que je me sois endormie. Ou le matin pour se changer. Je ne l'imagine pas être allé au boulot habillé en jean comme hier soir. Je me sentais frustrée qu'il n'ait pas appelé ce matin à la 1ère heure.
Pascal était assez à l'aise de m'entendre à l'autre bout du fils. Je peux comprendre, à sa place je serais aussi mal à l'aise. C'était juste pour demander si on se voyait se soir ou pas. Même s'il aurait préféré ne pas me voir de si tôt, il n'a pas eu d'autre choix que de faire semblant qu'il l'espérait aussi. S'il l'avait vraiment voulu, il m'aurait contactée en 1er. On a convenu pour 19h.
Je ne savais pas encore si j'allais dormir chez lui, ou si ça m'énerverait trop fort de garder la bouche fermée et ce que je ressentais après un pareil week-end, scellé au fond de ma tête quelque part.. C'était décidé, je ne dirais rien, ni ne ferais de remarques. Je ferai comme si tout était normal. Que c'était normal de ne pas voir son petit ami de tout un week-end sans explications. Je vais faire l'Autruche.
C'était un pari risqué et difficile à tenir, mais je l'ai fait. Pascal a passé la soirée mal à l'aise. Je sais qu'il m'observait du coin de l’œil, sur ses gardes. Il s'attendait à ce que je lui pose des questions, ou que j'explose à un moment ou un autre. Mais j'étais été au taquet avec ma résolution. Donc, il était tendu toute la soirée, en même temps, il se sentait obligé d'être hyper gentil pour essayer de se racheter.
J'avais trop envie de lui crever les yeux pour dormir chez lui. Et si je restais là, il allait m'entendre pleurer durant la nuit, ou j'allais finir par péter un câble s'il essaie de me toucher. J'ai prétendu que j'avais un truc pour le boulot demain matin. Une réunion imprévu. J'avais déjà bafouillé que j'avais bossé tout le week-end pour rattraper mon retard. Pace a cru cette fable qui le dédouanait.
Je ne voulais faire aucune remarque, mais il a dû comprendre que c'était ce que j'avais dû penser. Quand même, de lui même, il aurait dû inventer et vomir une excuse. Cela aurait été de plus normal. Mais non. Il était juste sur la brèche, tendu et s'attendait à ce que je lui demande des explications. D'ailleurs, je me demande bien ce qu'il a fait, mais tout ce que je sais, c'est qu'il n'a pas cherché à me voir. J'avais envie de pleurer toutes les larmes de mon corps...
J'étais debout, les yeux encore rouges d'avoir tant pleuré. J'avais juste eu le temps de me cacher dans la chambre, parce que Pascal n'est pas rentré seul. On aurait dit qu'il avait ramené du monde pour que je ne lui fasse pas de scène. Bien vu. Je me suis donc couchée et j'ai fait semblant de dormir quand il est entré dans la chambre pour vérifier que j'étais là. J'attendrais que ses invités s'en aille pour me lever et enfin passer un moment avec Pascal.
Wah, je pouvais attendre longtemps! Dimanche, forcément qu'ils allaient squatter là, sans compte le ceux qui allaient venir dans la journée. J'ai pris la résolution de rester encore au lit, de dormir un peu, et d'aller les rejoindre plus tard… en espérant que mes yeux dégonflent. Je n'ai pas entendu Pascal entrer dans la chambre la seconde fois, ni se doucher, ni se changer. Rien. Quand je me suis réveillée, il n'était plus là.
Il n'y avait non plus personne dans le jardin, ni chez Paul. Hun! Apparemment, il était rentré juste se changer, et ils sont repartis. J'ai pensé qu'il me laisserait un mot, mais rien. Pourtant, j'ai cherché. J'ai même regardé sur mon natel. Pascal ne m'a pas laissé de messages non plus. Par contre, j'ai vu dans le groupe qu'ils se retrouvaient chez Stéphane pour une journée piscine.
Ça m'a serré le cœur. J'avais passé le week-end chez lui, mais seule ! Waouh, il n'en a rien à foutre de ce que je ressens et me traite comme un meuble de son appart. Il se fiche pas mal que je sois là ou pas. Pourquoi rester? Pour passer 2h avec lui lundi soir? On ne s'était presque pas vu du week-end! Triste, j'ai ramassé mes affaires en laissant un message pour l'avertir. Je suis partie sans faire d'histoires. Est-ce que Pascal pensera à m'appeler, ou me laisser un message?