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316 -- Dîner sous surveillance

Publié le par JaneDo

Dîner sous surveillance
(11 nov 08 - mar)

Le dîner chez les parents de Pascal s'est plus ou moins bien passé.

Thomas était passé me chercher et sur le chemin m'avait assommée de conseils pour éviter que la mère à Pascal ne me bouffe toute crue. Le conseil le plus important était de l'éviter à tout prix. Pendant ses périodes de crises, Jess avait mentionné mon nom à maintes reprises, et sa mère n'était pas du genre à oublier un prénom. Longue habitude qui lui vient des soirées mondaines probablement!

Jess était un peu surprise que je sois venue avec son frère. Elle s'attendait à voir Layne. Elle a tenu à nous montrer, à nous les filles, sa robe de mariée. Quelle horreur, je l'enviais. Sa robe était vraiment magnifique. Une vraie robe de princesse. Je me demande pourquoi elle a tenu à avoir une telle robe après tout ce n'était pas un vrai mariage!! Elle voulait, sans doute, se gausser de son prochain mariage. Arf, je suis pas juste, elle était juste contente, et voulait partager son bonheur, c'est tout.

En fin de compte, c'était pour me prendre à part et s'excuser de m'avoir donné du fils à retordre et pour ses accusations. Je lui ai dit que ce n'était pas grave, que j'en aurai probablement fait autant à sa place. Et, je savais de quoi je parlais!!!

Tout se passait très bien et Thomas était un vrai chevalier servant. Il jouait très bien son rôle.

Autant que possible, j'ai évité Pascal. On a même évité de se regarder. Mais Pascal surveillait de loin ce qui se passait. Il avait peur que ses parents s'en prennent à moi. Quant son père a essayé de me passer sur le grill, Pascal ne l'a pas laissé faire. His father tried to grill me, but Pascal, thank God, came to my rescue. I liked the tone, no yelling nothing, just; "Dad... Back off".

C'était par hasard qu'on s'était finalement retrouvé tous 2 sur la terrasse. Evidemment, pas question de se tenir ou se toucher, ni parler de quoi que ce soit de perso, on aurait pu nous entendre. On est donc resté à bonne distance, très pote-pote. Je ne sais pas si on appelle ça des métaphore, mais il me disait des trucs comme; il était content de cette soirée, ça lui permettait de voir ses amis et de lui changer les idées... Traduction; cette soirée lui permettait de me voir encore et de ne pas trop penser au week-end à venir. C'est drôle, mais depuis le temps qu'on faisait attention et qu'on se voyait en cachette, on était passé maître dans l'art de se parler "en code". La même chose dès que quelqu'un se pointait.

Sa mère avait aussi essayé de me poser des questions sur ma vie, mes parents, etc, mais avant même que j'ouvre la bouche pour bégueller quelque chose, Pascal était là.

Tout s'est finalement bien passé. Ses parents n'ont pas eu beaucoup l'occasion de m'approcher. Thomas était toujours à mes côtés. D'ailleurs, curieux, il m'a demandé comment ça allait avec Layne. Il m'a rappelé qu'ils étaient copains, qu'à part Pascal, c'était son autre meilleur pote. En fait, il ne voulait pas que je prenne de travers qu'il m'ait avertir concernant Layne, que c'était parce qu'il le connaissait bien. Il voulait me rappeler qu'il m'aimait beaucoup et que je pouvais compter sur son épaule!

C'était difficile de me décider à partir, parce que je savais que la prochaine fois que je revoyais Pascal, ce sera pour le voir se mettre la corde au cou. Il sera en train de mettre sa vie entre les mains d'une autre femme.

Pascal nous a raccompagner jusqu'à la voiture. J'avais remarqué son père nous observer depuis le porche. J'ai dû me contenter d'un "hug" mais j'ai souris tout le trajet du retour pour le "Love You" qu'il m'a chuchoté à l'oreille.

Publié dans diary, jane-do, journal

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315 -- Manic Monday

Publié le par JaneDo

Manic Monday
(10 nov 08 - lun)

Toute la journée Pascal m'avait couverte d'attention, d'amour, de tendresses et encore d'amour. C'est un manteau que j'aurai bien aimé porté à vie! Je suis vraiment dingue de ce type, c'est vraiment la folie. Je crois le désespoir nous rendait plus encore plus tendre. Les heures passaient vite et mon anxiété grandissait parce qu'en fin de journée, on allait devoir partir chacun de son côté... et je n'avais pas envie de le voir me quitter.

Sachant que tout le monde était au travail, on a été balader Maxou au bord du lac. Maxou l'adore. Traître de chien, il le prend pour son maître! Peut-être quelque chose avec les voix, sûrement. Ou parce qu'il sait siffler, moi non... En tous cas, Maxou lui obéit plus qu'à moi!!!

Toute la journée le natel à Pascal n'avait pas arrêté de vibrer. Il a fini par rappeler Thomas à contre-coeur. Thomas avait essayé de passer chez lui et s'était rendu compte qu'il n'était pas à la maison. Thomas voulait savoir s'il avait l'intention de faire une saut et manger avec eux plus tard?

Les parents avaient organisés un petit dîner cocktail et invitaient quelques amis à Jess et Pascal. Petite soirée avant le mariage quoi! Pascal a appelé son père pour annuler. Il n'avait pas l'intention de couper notre tête à tête pour aller manger chez ses parents. J'ai cru comprendre qu'en fait c'était une idée à son papa, qui voulait voir de plus près à quoi je ressemblais... hum!

Les amis n'étaient que l'alibi pour que Pascal me fasse aller chez eux et peut-être aussi pour que sa mère ou même Jess, ne se doute de rien!!! Apparemment, l'invitation avait déjà été lancée et il n'y avait pas moyen de s'y soustraire. Pascal était furieux. En fait, j'ai compris ce qui se tramait quant Pascal a dit qu'il allait s'arranger pour que je sois accompagnée par Thomas, et qu'il a dit à son père que Thomas était au courant. Pascal m'a lancé un regard d'excuse.

Mais Pascal a été inflexible, pas question d'aller dîner chez ses parents ce soir.

Son père a essayé de lui faire changer d'avis alors Pascal a répondu que ce serait sans lui, sans nous. Puis il a rappelé Thomas pour s'arranger avec lui. J'ai souris quant Pascal a insisté pour que Thomas n'en parle pas à Layne ou même lui mentionne ce dîner. Il était clair qu'il ne voulait pas de Layne. Il m'a expliqué après qu'il avait pas envi de voir Layne me rouler des pèles devant ses parents. Il pensait que Layne le faisait exprès. Il n'avait pas tord.

Donc, je me doutais que le fameux dîner allait se passer demain soir... Pauvre Pascal... et pauvre moi!

On avait encore des gros mûrs qui bloquaient l'horizon. Quelle poisse. Je n'avais vraiment pas envi d'aller me faire examiner par ses parents.

J'avais la chair de poule en pensant au week-end prochain. Je ne voulais pas du week-end prochain. C'est fou comme notre cerveau peut avoir des compartiments, ou sous-blog. Dans un coin, je savais forcément que les minutes, heures, jours allaient forcément s'enchaîner, mais dans un autre coin, je gardais espoir comme si ça n'allait pas arriver. Berk. J'arrivais difficilement à me projeter à dans une semaine!

En caressant son visage, même si je gardais le sourire, j'avais envie de pleurer. J'essayais d'imprimer sur mes doigts les contours de sa bouche, de son visage, la douceur de sa peau et d'enregistrer la tendresse de son regard. J'avais du chagrin.

Mais il fallait que je sois honnête avec moi-même, je ne pourrais jamais lui offrir une vie de couple. Je n'étais pas taillée pour le mariage. Je n'avais aucun désir de vivre avec quelqu'un, pas envie d'avoir d'enfants et absolument pas envie de me marier... Quoique... Arf... J'étais perdue dans le fouillis de ma tête. Dès que je pourrais, faillait que je fasse de l'ordre.

Pour l'heure, j'avais juste envie qu'on nous fiche la paix et profiter de chaque seconde avec Pascal.

On était un peu moins bavard, plus de temps passait. Je crois qu'on arrivait pas à oublier qu'après ce soir, on ne se verrait pratiquement plus pendant 2 semaines. Pleins de choses peuvent se passer d'ici là, et j'avais un peu peur du "dans 2 semaines"...

Pascal, mon petit amour, a soulagé mon anxiété, il n'avait aucune envie de me laisser partir et pas envi de rentrer. Il était sûr de déprimer à mort et de finir chez moi. Alors, on a décidé de rester ensemble encore cette nuit. On avait toute la soirée et la nuit et pas à se quitter encore ce soir... Ouf, ça m'a redonné un peu de peps.

On a pas fermé l'œil... Le pauvre, il sera naze demain!!!

Publié dans diary, jane-do, journal

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314 -- Mon Coeur Lui Appartient

Publié le par JaneDo

Mon Coeur Lui Appartient
(9 nov 08 - dim)

Ciel... Je ferais mieux de résumer un peu plus, parce que 'ai tendance à écrire trop, m'étaler... Résumer, résumer...

Hahhh, dimanche de rêve... Je l'ai passé collée à lui comme une gigantesque limace. Slurp. Je me suis goinfrée comme une folle, avec des oeufs au bacons, j'adOre ça. Et des saucisses, confiture et tout. Pascal me préparait mes tartines, c'était trop chou, il n'arrêtait pas de sourire. Il n'avait jamais remarqué que je pouvais manger autant...

Hihihi. Ouais, normal, d'habitude, je picorais dans mon assiette parce que sa présence me coupait trop le souffle. Oups, est-ce que je commencais à m'habituer un peu trop à lui? Non... Non, parce que son sourire me faisait toujours chavirer.

On a pas décollé de la chambre. On a pris un long bain ensemble et essayé d'éviter les sujets qui risquaient de nous déprimer. Pourtant, j'avais dans un coin de ma tête une angoisse grandissante de savoir que le week-end prochain, il sera marié... J'évitais de le montrer que ça me fichait le moral dans les basquettes. Je ne voulais pas y penser, ni croire que ça arriverait vraiment.

Je me posais quand même des tonnes de questions; comment est-ce qu'on fera quant Jess et lui vivrons ensemble? Ça allait être l'enfer! Mais je ne voulais pas le lui demander, pas aujourd'hui, PAS aujourd'hui... Le temps passait trop trop vite, aussi vite que l'angoisse de la séparation. Faire semblant de ne pas y penser était surhumain.

Normalement, le soir, il aurait dû aller rejoindre Jess et les autres... Comme il en avait aucune envie, il les a appelé pour annuler. Je ne l'ai pas fait, mais j'aurai dû aussi appeler Layne mais, ça me gênait carrément devant Pascal. J'avais aussi peur que Layne se doute de quelque chose. Je préfèrais le laisser imaginer que j'étais avec ma famille ou avec ma copine.

Plus tard, Pascal a rappelé Thomas pour l'avertir qu'il n'irait pas travailler lundi pour qu'on passe la journée ensemble. Je pense qu'il essayait de compenser pour sa semaine d'absence en Lune de Miel. Il ne me l'a pas dit clairement, juste qu'il serait absent une semaine... Mais, je savais bien que c'était ça.

Layne était invité au mariage, moi non. Bien sûr qu'il m'avait demandé de l'accompagner, mais je n'avais encore rien décidé. Est-ce que j'avais envie d'aller me faire poignardé en plein coeur? Je ne crois pas.

Mais en même temps, je suis comme Juda, je dois voir pour croire! Mouais... Bah, je me donnerais une seconde pour y penser quant je serais de retour entre mes 4 mûrs. Pour l'instant, j'avais envie de m'imprimer de sa présence. On n'allait probablement pas pourvoir se voir pendant tout le reste de la semaine, avant le jour de ma descente aux enfers, alors j'avais intérêt de profiter de chaque seconde. Je savais qu'initialement, le voyage de noces avaient été prévu sur 2 semaines, mais Pascal l'avait écourté pour, soit-disant, des raisons professionnelles.

Dans la soirée, Thomas a voulu m'inviter à prendre un verre, mais j'ai pas répondu tout de suite à son message. Il se demandait comment j'allais. Il se doutait bien que ce mariage devait me bouffer les nerfs et voulait sans doute me soutenir un peu. Mais, c'était quand même le frère à Jess, et le voir me ferait trop y penser.

Ciel, ça me faisait mal au bide de penser que dans une semaine...

Je me demandais si Pascal s'attendait à ce que je réagisse, que je lui demande de ne pas ou s'il espèrait qu'au contraire je ne fasse rien.

J'avais décidé de faire des efforts et d'accepter les tentatives de rapprochement de Jess. En plus, ça me permettrait de toujours être prêt de Pascal quoi qu'il arrive. Oui, j'allais me rapprocher de Jess... Je ferais tout pour.

Plus les heures passaient, plus je le trouvais noyé dans des pensées lointaines... Pensait-il à Jess? Je n'osais pas lui poser la question. Une autre question embarrassante me brûlait les lèvres... Est-ce qu'il coucherait avec elle pendant leur Lune de Miel? Et... depuis son retour de Paris... Est-ce qu'ils avaient? Souvent...? Mais je n'osais pas et n'avait absolument pas le droit de lui poser ces questions là.

Et pour mon plus grand embarras, j'ai commis la gaffe que je n'aurais pas dû commettre...

J'avais la tête sur lui, détendu, Pascal jouait avec mes cheveux. Je l'écoutais me raconter que le seul moment où je rendais les armes et que je lui appartenais entièrement était quant je perdais le contrôle en faisant l'amour. Il me taquinait parce que c'était aussi un des moments où je me laissais aller à lui dire autant que je l'aimais.

  • -Je veux pas que tu te marie...

Arf, ça m'était sorti tout seul et je me suis mordue la lèvre. Trop tard. Pascal sétait raidi, il a suspendu son geste. Glups. Il a essayé de relever mon visage. (Oh honte suprême, un trou vite pour me cacher... arf). Je venais de me montrer faible et je déteste ça.

  • -Je suis désolée, ça m'a échappé, je n'aurais pas dû...
  • -Chuuut, t'excuse pas voyons!Je m'attendais à quelque chose comme ça depuis longtemps. Hé, regarde moi...

Le regarder, je pouvais pas! J'avais trop la honte. Je savais parfaitement qu'il ne pouvait pas ne pas se marier. Mais ça m'avait juste échappé, je ne pouvais pas lui demander un truc pareil, parce que je savais qu'il était coincé. C'était vraiment gênant.

  • -Ce qui me surprenait, c'est que tu avais plutôt l'air de m'encourager, et j'avoue que, par moment, ça m'inquiètait un peu... Je suis surpris que tu n'aies rien dit plus tôt. Si j'avais eu le choix de pouvoir tout annuler, tu te rends compte que c'est un peu tard de me dire une chose pareille maintenant?
  • -Alors tu n'es pas fâché? Tu ne m'en veux pas?
  • -Pfff, pourquoi je t'en voudrais... Je pourrais jamais t'en vouloir d'avoir la chance de partager ce que tu ressens.

Il avait plongé ses beaux yeux verts dans les miens, et ça me troublait. J'avais les oreilles rouges sang, arf. Pascal voulait savoir pourquoi je n'avais pas osé lui dire quelque chose plus tôt, pourquoi j'avais gardé ça pour moi. Ben, je savais que ça ne changerait rien. Mais il estimait que même si ça ne changeait rien, au moins, on pouvait en parler, que je pouvais lui dire ce que je ressentais au lieu de jouer à la fière. Je ne voulais pas qu'il connaisse le foutoir qui se trouvait dans ma tête, c'était déjà assez compliqué, même pour moi. Mais puisqu'il me tendait la perche... je me suis défoulée. Ça m'a fait un bien fou.

Ça avait l'air de l'amuser, et il a partagé avec moi toutes les idées folles qui lui avait aussi traversé l'esprit. Entre tout avouer à Jess, décamper, trouver un arrangement avec Jess pour pouvoir me voir... Ou encore, après le mariage la ré-expédier au States, et ils vivront séparément. Bref, je n'étais pas la seule à être aussi farfelue, apparemment, il n'était pas à la traîne...

Pascal a essayé de me rassurer, mais lui aussi s'inquiètait et avait le moral dans les chaussettes. Ou sinon, il méritait un oscar, parce qu'il jouait vraiment très bien la comédie. Peut-être que j'aurai dû faire un plus gros effort pour ne pas lui casser les pieds à propos de son mariage, je ne sais pas... A force de le mattraquer avec ça, il a fini par craquer. Pascal avait les larmes aux yeux. Pour la 1ère fois, je me rendais compte à quel point ça devait être compliqué et surtout à quel point il souffrait. Il était à cran et espèrait toujours qu'il se passerait quelque chose qui éviterait ce mariage.

Il m'a raconté les prises de becs avec ses parents, difficilement supportable. Sa mère était persuadée que j'étais un petit monstre qui en avait après son argent. Pfff, elle ne voyait peut-être pas à quel point son fils était mignon et bourré de charme. Pascal était tout simplement irrésistible. Qu'à part son argent, il y avait mille et une raison qui m'aurait fait me damner pour lui...

Pascal avait fini par avouer à son père qu'il me voyait. Apparemment, son père l'avait bien pris, mais Pascal ne voulait pas que sa mère soit au courant. Elle lui aurait pris la tête et harcelé jour après jour, jusqu'à ce qu'il se range à son avis. Il connaissait sa mère! Ensuite, elle aurait forgé des plans et tout fait pour m'écarter, allant jusqu'à probablement essayer de me contacter.

On allait peut-être se trouver un appartement, un endroit à nous, un endroit où on pourrait se retrouver tous les 2. Je trouvais que c'était une super idée. Hé oui, on faisait des plans sur la commette! J'ai même proposé de faire les recherches moi. J'avais peur qu'il le dise comme ça, en l'air, et qu'en fin de compte, il ne fasse rien. Mais Pascal voulait s'en occuper.

Je lui ai dit que sa semaine d'absence allait être un vrai calvaire, que je l'imaginerais avec elle et que j'avais peur qu'il n'ait plus tellement envi de me voir après. Il m'a dit qu'il n'y avait aucune chance et que dès son retour, il se précipiterait chez moi. J'étais à moitié rassurée.

C'était fou, mais une chose que j'adore vraiment chez lui, était sa manière de savoir détendre des situations qui auraient pu tourner à la confrontation ou carrément finir en engueulade.

Son regard me rendait belle. Cette manière qu'il avait de me suivre amoureusement des yeux, de me couvrir de bisous et d'attentions, me dire sans arrêt qu'il aimait mes sourires ou encore d'aimer tout ce que je faisais, tout ce que je pouvais porter, me dire encore et encore, à des moments inattendu qu'il m'aimait... Et surtout, de trouver mes horribles défauts amusants et charmants... Arf, je l'adore!

Publié dans diary, jane-do, journal

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313.3 -- Week-End.. Pascal

Publié le par JaneDo

313.3 -- Je l'adore
(8 nov 08 -sam-dim)

Pour que tout paraisse normale, surtout pour ne pas disparaître de la scène les 2 en même temps, on avait convenu que Pascal sortirait avec sa bande. Moi, je n'avais pas l'intention de quitter la luxueuse chambre d'hôtel et j'avais très, très envie de me farcir une bonne tranche de séance TV... hihihi. Alors je lui ai dit de prendre son temps. hum... une bonne petite femme quoi! Ciel, le luxe j'adore! Qui pourrait dire ne pas aimer ça, franchement!?!

Pascal a donc été rejoindre Jess et les autres. A peine parti, il me manquait déjà.

Disons que ma tête est partie en vrille dans des débilités; qu'est-ce qu'il fait? peut-être que ça l'arrange, sachant où je suis, il se sentira plus libre pour jouer au joli coeur avec Jess? Grrr, je l'imaginais même... affreux! Au moins quand j'étais dans les parages, il n'osait pas. Est-ce que la bague était aussi un artifice pour endormir ma méfiance? ARF, je fonctionnais en "mode-débile" à nouveau, CRAP. Du coup, je regrettais de ne pas être sortie aussi... Mais non, on avait pris la bonne décision. Du moment qu'un de nous était dehors, qui pourrait se douter de quoi que ce soit! Personne. Je devais apprendre à lui faire confiance, et surtout éviter de laisser mon imagination faire des siennes, ARF!

En regardant les petits coeurs avec nos noms graver à l'intérieur de ma bague, je me suis sentie rassurée.

Je voulais profiter de mon temps, au lieu de me ronger les sangs. Petit chou, il n'a pas fait long, 2h plus tard, il était de retour. '""Bécassi-ne, c'est ma cousi-ne... pffff""... J'ai failli flinguer notre soirée! Mais heureusement que Pascal me pardonne beaucoup de choses!!! Quant même, je ne voulais pas surpasser Bécassine! Eurkkk!

Je n'ai pas pu m'empêcher de demander à Pascal s'il était aussi tendre et amoureux avec Jess. Ses yeux se sont transformés en "points d'interrogations", il a froncé les sourcils. De toute façon, je connaissais la réponse... Oui! Alors, je ne voulais pas spécialement entendre la réponse. J'ai enchaîné avec une autre question qui me tarabustait depuis la semaine passée, quant il m'avait avoué être blessé que je sorte avec Layne. Il avait lancé un truc que je n'avais pas compris; "qu'il n'avait pas touché Jess depuis qu'on était ensemble?". Glups. Moi qui les imaginait, connaissant Pascal, sans arrêt, en train de faire des galipettes! Ben, je m'étais trompée?

  • -Non, je ne l'avais pas touchée.

J'avais un peu de peine à le croire et je lui ai dit ce que Jess nous avait raconté avec moultes détails, lors de notre unique soirée entres filles, le soir où elle m'avait harponnée chez Thomas. Pascal a dit que c'était faux, et que c'était en partie à cause de cela qu'elle s'était doutée qu'il voyait quelqu'un. Après toutes les excuses qu'il avait pu trouver pour éviter ça. D'abord, il s'était contenté de trouver des excuses, il pensait qu'il le pourrait, mais il n'avait pas pu, ça lui donnait l'impression de me tromper. Je lui ai rappelé que, tromper ce n'est pas seulement couché, mais bien avant ça.

  • -Tu n'avais pas... avais?

C'était la 1ère fois, que je voyais Pascal rougir, mais vraiment rougir. Ça m'a tordu l'estomac. Donc j'avais raison, le terme "avais pas" était utilisé pour une bonne raison... "Avais pas"; comme dans par le passé... C'était horrible, je me suis sentie malade... Donc après, ça avait changé? et... il l'avait touchée?

Pourtant, je ne voulais pas lui montrer que j'étais blessée. Je n'avais vraiment aucune raison de me sentir trompée, ni le droit de lui faire de reproches, ni de lui en vouloir. Mais alors, pourquoi ça faisait si mal? J'ai essayé de me retenir, mais comme les larmes allaient se précipiter incessament sous peu, j'ai baragouiné une excuse pour aller m'enfermer aux toilettes. J'avais la honte parce que je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer et je n'en avais pas le droit. Je me sentais pitoyablement stupide. Je voulais pouvoir bloquer mon cerveau pour ne pas les imaginer. Je connaissais ses soupirs, ses baisers, ses caresses, les différents tons de sa voix, son toucher... Arf, j'avais mortellement mal et jalouse de l'avoir partagé... même s'il lui appartenait plus qu'il ne m'appartiendra jamais.

Pascal frappait doucement à la porte en me demandant d'ouvrir, mais il fallait que j'efface toutes les traces de larmes. Les yeux rougis et bouffis ne me vont pas du tout.

Je suis sortie de là avec un petit sourire d'excuse. Pascal a essayé de me prendre dans ses bras mais j'ai esquivé. Le toucher ferait réapparaître les chutes du Niagara. Embarrassé, on s'est assis chacun à un bout du canapé. Salaud, ces machins sont un peu plus longs que les tailles standard. Il semblait loin. Et si seulement j'arrivais à la fermer, mais non!

  • -Quant?

Pascal a hésité avant de répondre. Je ne voulais pas savoir et je voulais aussi savoir. Go figure!!

  • -A quoi bon parler de ça...
  • Quant?

Je ne le quittais pas des yeux. Je voulais voir sa figure quand il me répondrait, je saurais de suite s'il me mentait. En même temps, je priais pour qu'il mente. Pascal a poussé un gros soupir en baissant la tête.

  • Après avoir compris que tu sortais avec Layne.

Il m'a jeté un petit regard de côté

  • En rentrant de Paris...

Ce soir là, il avait failli éclater, boxer Layne et me tirer de la piste de danse quant il a vu Layne m'embrasser. Il s'était retenu à cause du monde et Jess. Mais il n'avait pas arrêté de le regretter depuis. Il ne savait pas que c'était moi qui ait demandé à Layne de sortir avec moi... Peut-être pas le moment de le lui dire! Ce soir là, il était parti avant Layne et moi, flanqué Jess dans un taxi, puis attendu dans sa voiture. Il nous avait vu partir ensemble et nous avait suivi chez Layne.

Pascal avait attendu des heures, et comme je n'en sortais pas, il avait compris que je... dormais chez Layne. Il disait ne jamais avoir eu aussi mal. Il avais décidé de mettre des distances entre nous parce qu'il ne voulait plus jamais souffrir autant. Puis il était parti à Paris pour le boulot. Il n'avait plus l'intention de se laisser distraire par ses sentiments, mais en recevant mes messages, il n'avait pas pu se retenir de me rappeler. La souffrance qu'il ne voulait plus ressentir l'avait frappé encore une fois de face quand il s'est rendu compte que Layne était juste à côté, en fait, que Layne était chez moi. Tout ça pour me dire, qu'en rentrant de Paris, il pensait que nous 2 c'était fini, alors oui, il avait essayé de recoller les morçeaux avec Jess.  Oui, lui et Jess avaient... Arf, ça faisait trop, trop mal.

Mon coeur venait de se suicider au fond de mes basquettes.

Je lui ai dit que je n'avais pas couché avec Layne ce soir là. J'étais un peu saoûle, mais pas à ce point là. Après ça, j'avais voulu lui parler, et j'ai été l'attendre à son travail, mais je l'ai vu sortir avec Caroline à son bras. Ca m'avait retourné l'estomac. Après ça, j'avais décidé de sortir avec Layne.

  • Je suis désolé... Tellement désolé!

Pascal n'avait pas à être désolé. Même s'il n'avait pas... avec Jess, moi oui avec Layne... Alors il n'avait pas à être désolé, je ne pouvais pas lui en vouloir. D'ailleurs, je ne lui en voulait pas, j'étais juste jalouse. Berk, je déteste ça.

Caroline travaillait dans la même boîte, mais ça, je l'avais appris après coup. Ils sortaient souvent dîner ensemble, mais comme un tas d'autres collègues avec eux. Elle s'incrustait souvent dans son groupe, mais c'était seulement pour dîner!

Bravo! On s'était complètement planté et laissé notre imagination nous jouer des tours. Et voilà maintenant, on s'était enfilé dans des gouffres d'où on arriverait pas à se sortir. On est resté un moment comme ça, dans le silence complet. Maxou avait décidé de nous dérider un peu et nous proposait sa ba-balle. Mais on avait pas le coeur à jouer. On se rendait compte tout à coup de tous les malentendus qui nous avaient pourri la tête. Surtout moi. Tout ça nous avait conduit là, dans cette situation débile. Du coup, ça m'avait juste amenée à compliquer encore plus les choses entre Pascal et moi.

Sa main a cherché la mienne, et franchement, c'était avec soulagement que je l'ai laissé me prendre dans ses bras. Tout était de ma faute. Ce que je pouvais être compliquée quand même, une vrai peste, mais je n'avais pas envie de flinguer notre week-end. Je me foutrais des coups poings plus tard, chez moi, toute seule. Et je pourrais aussi me passer une bonne rasade d'insultes en me traitant de tous les noms d'oiseaux que je pourrais trouver, ça me fera du bien.

Mais pour l'heure, j'avais juste envie de me coller à lui, sentir son odeur, sa chaleur, la force de ses bras autour de moi et de me perdre au fond de l'océan de ses yeux.

Après avoir passé un peu de temps à se consoler mutuellement, à se réchauffer jusqu'à l'os, on s'est lové devant la cheminée qui crépitait doucement. J'adorerais pour toujours le bruit du feu qui crépite. Comme tous les amoureux de la terre, la télé était un prétexte parce qu'on a rien suivi. Mais, ni l'un ni l'autre n'avions envi de dormir. On arrivait pas à se décoller l'un de l'autre, comme si on avait peur que l'autre disparaisse si on se lâchait. Les vilains nuages tous noirs avaient rapidement disparu. On a discuté encore et encore. J'adore entendre sa voix. Si j'avais pu, je me serais pincée pour être sûr que je ne rêvais pas.

A l'aube, on s'est endormi collé-collé, épuisé, mais heureux... en tous cas moi!

Publié dans diary, jane-do, journal

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313.2 -- Week-End.. Pascal

Publié le par JaneDo

Week-End.. Pascal
(8 nov 08 -sam)

Quant je me suis réveillée en fin de journée, je me suis résolue à rappeler Layne. J'avais envie de rester en peignoir et de flâner dans les canapés crèmes du salon devant l'énorme écran plat et de passer la journée devant la télé. En même temps, je n'avais pas envie que Pascal me trouve comme ça! Une vrai flegme quoi!!! C'est un des avantages que j'apprécie de vivre seule, je peux flaner et traîner toute la sainte journée si je le veux, et personne pour me le reprocher silencieusement. Personne ne me voit entre mes 4 mûrs à moi.

J'ai été rejoindre Layne, on a traîné un peu chez lui avant d'aller balader le chien au bord du lac. J'ai été sous le choc quant on été prendre un verre de retrouver, non seulement Thomas, mais Pascal et Jess. Il devait certainement être aussi surpris que moi. Il m'a fallu un moment pour reprendre mes esprits. Jess était assise sur ses genoux, comme s'il n'y avait pas assez de sièges! Nos regards se sont croisés une ou deux fois. Je ne pouvais décripté son expression.

J'aurai mieux fait de me concentrer sur la conversation au lieu de passer mon temps à observer du coin de l'oeil tous ses faits et gestes envers Jess. Par contre, il avait toujours un sourire à damner tous les saints du paradis et de l'enfer, merde, j'étais vraiment folle de lui. Layne ne se gênait pas pour montrer, je pense que c'était surtout destiné à Pascal et peut-être aussi à Jess, son ex, que je lui appartenait. Mais ça ne me dérangeait pas trop. J'aime bien qu'il me passe la main dans les cheveux ou son bras autour de mes épaules.

Personne ne se doutait qu'on avait passé la nuit ensemble et plus de la moitié de la journée, ni que quelques heures plus tôt, il me faisait l'amour. Je réalisais que derrière nos sourires à tous, autant qu'on était autour de cette table, nous avions tous des vies cachées que les autres ne connaissaient pas.

Finalement, on ne connaissait pas grand chose les uns des autres. On ne fiait à que ce qu'on voulait bien dire ou montrer. Qui pouvait deviner l'être chaleureusement et passionnément sensuel qui se cachait derrière le regard vert de cet homme distant, beau comme un Dieu, avec ses sourires mi-figues, mi-raisons, qu'était Pascal. Ciel, et il m'aimait moi... J'avais peine à le croire quant je n'étais pas dans ses bras! Parfois, je me surprenais à m'observer dans la glace me demandant ce qu'il y avait trouvé dans ce visage? Ces yeux? En tous cas, je remerciais ma bonne étoile et mon ange gardien. J'avais vraiment beaucoup de chance de pouvoir être aimée en retour par les hommes que j'aime, non, que j'avais choisi d'aimer... Vraiment toujours eu beaucoup de chance...

Après avoir passé la fin de l'après-midi avec Layne, je l'ai averti que je ne sortais pas ce soir et que je passais la soirée avec ma cops d'Angleterre et certainement une grande partie du dimanche. Qu'ensuite, c'était la famille, etc, et que si j'avais de la chance, je pouvais enfin me reposer une partie de la soirée. Si Dani savait que je l'utilisais comme alibi!!!

Du coin de l'oeil, j'avais vu Pascal presque pouffer de rire en m'entendant expliquer tout ça à Layne. Rire qu'il a couvert en toussant. Grrr, pas rire!

Layne voulait me convaincre de passer un moment chez lui. Mais non, je ne pouvais pas. Passer des bras de l'un à l'autre, c'était au-dessus de mes forces. J'ai réussi à me défiler en trainant dehors, avec lui, jusqu'à ce qu'il me dépose chez moi. Il a voulu monter, mais j'ai prétexté être déjà assez en retard pour aller chercher ma copine, et Layne savait que la ponctualité n'était pas une de mes plus grandes qualité.

J'avais un peu de remords, il avait été vraiment adorable le petit moment qu'on avait passé ensemble. CRAP. Il aurait eu envi qu'on passe la soirée ensemble ou au moins rencontrer ma copine mais il avait été assez compréhensif pour ne pas insister. Si au moins il m'avait énervée ou été désagréable, je me serais sentie moins coupable. Sentiments de culpabilité qui se sont envolés dès que j'ai retrouvé les bras de Pascal.

J'étais pressée de retourner à l'hôtel. Pascal n'était pas encore de retour, mais ce n'était pas grave. J'ai été faire une balade avec Maxou. A mon retour, toujours pas de Pascal, mais je le savais déjà. Il m'avait envoyé un message pour dire qu'il mangeait avec Jess. Grrrr, petite pique de jalousie vite réprimée. Encore un désavantage d'être en couple, c'était qu'automatiquement, on planifie en fonction de l'autre même sans le vouloir.

J'en ai profité pour me commander un petit dîner que je n'avais pas besoin de faire. Ciel, je pourrais m'habituer au luxe très facilement. Si j'avais eu la chance d'être très très riche, la vie à l'hôtel était vraiment la seule façon agréable de vivre. Pas besoin d'engager de domestiques, ni de les former, ni de les avoir dans les pattes 24/7. C'est l'hôtel qui faisait toutes ces sales corvées. Pas besoin de cuisiner, de faire de ménage, de lessive... rien de rien. Le rêve. Et le sumum du blues, pouvoir aller s'installer où on veut, quant on veut. Quelques semaines dans tel pays ou ville, et selon l'humeur, hop, quelques mois ailleurs. Le rêve de chez rêve!!! Ouais, je ne vivrais qu'en hôtel. Oh, en plus, même un qui vous promène votre chien. Pfff... Totalement géniale!

Vu le confort et le petit feu de cheminée, que le garçon d'étage était venu préparer sur mon claquement de doigts, je me suis endormie sur le canapé, et ça, ça ne m'arrive jamais chez moi.

Les petits bisous dans le cou et les petits câlins de Pascal m'ont réveillés. Ce n'était même pas tard. Il avait inventé une excuse bidon, a prétendu n'avoir pas faim. Il s'est contenté de tenir compagnie à Jess pendant qu'elle mangeait et s'était tiré à toute vitesse, impatient de venir me retrouver. Miam, je l'adore.

Ce soir là, pendait qu'on mangeait étalé devant la cheminée, Pascal m'a offert une bague.

J'ai encore le coeur qui bat chaque fois que je regarde cette bague, parce qu'elle me ramène le souvenir de l'éclat de ses yeux, au ton de sa voix et de tout ce qui a suivi. Et ce n'est pas parce que c'est une bague en diamant... A l'intérieur de la bague, il a fait graver nos 2 noms. J'ai trouvé ça vraiment, vraiment adorable.

Comment arriver à se détacher de quelqu'un d'aussi... impossible!

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313.1 -- Week-End.. Pascal

Publié le par JaneDo

Week-End.. Pascal
(8 nov 08 -sam)

Hum, que c'est bon de se réveiller auprès de la personne qu'on aime. Je l'ai regardé dormir, arrrrh, il est si chou-x. J'aurai pu le regarder longtemps, j'aurai pu y passer la journée, mais il a ouvert un oeil. Il a souri de son sourire adorable. Hum, moi, je ne souri jamais en me réveillant, faudra que je prenne exemple, parce que c'est drôlement chouette. J'ai sauté du lit pour vite aller me laver les dents pour revenir me jeter dans ses bras encore chaud (je déteste les baisers-poubelle au matin! Lui aussi, hihihi). D'habitude, je ne supporte pas d'avoir quelqu'un dans la salle de bains en même temps que moi, mais j'étais émerveillée d'être avec lui. Et on s'est lavé les dents en coeur. J'étais dans un état de félicité et ses petits bisoux dentifrises dans la nuque me faisaient frissonner et je riais comme une sotte.

J'essayais de ne pas le fixer, mais je le dévorais des yeux... miam. Qu'est-ce qu'il est bien fichu, arhhh. Je crois que j'aurai bien voulu pouvoir me réveiller tous les matins avec lui... Petit coup d'anxiété... Euhm, non. Et non, je ne voulais pas non plus aimer tant quelqu'un, parce qu'après, on se fait de la bile pour eux. On vit avec une angoisse permanente à l'idée qu'il pourrait leur arriver quelque chose. On pouvait même aller jusqu'à faire un pacte avec le diable et donner sa vie pour eux. Berk... non je ne voulais pas aimer à ce point, mais plus je le regardais et plus je me rendais compte que j'étais peut-être déjà fichue. Ouais, suis vraiment raide dingue de lui, ça me rendait faible.

On a aussi pris la douche ensemble, une longue douche, miam. Je passais mon temps à le dévorer des yeux. Ça aussi, c'est un truc que je déteste... heum... détestait! Je détestais que le mec que je fréquente dérange mon moment avec l'eau et dans la salle de bains. Mais Pascal, c'est pas pareil ;) Il m'a soulevée et emportée comme un fétu de paille pour me jeter sur le lit. On s'est larvé au lit et devant la cheminée tout le reste de la matinée et une grande partie de l'après-midi.

Le déjeuner avait été une petite merveille. Le genre de déjeuner que je ne prends qu'en vacances. Quant je ne suis pas en vacances, je suis bien trop stressée pour me relaxer et prendre de bons déjeuner; des oeufs aux bacons, miam-miam, de super bons petits croissants, de la confiture de toutes les sortes, de petites saucisses... hahhhh, il me fallait plus d'un matin pour me goinfrer de tout ça! Vivement demain matin!!!

A nous 2, on avait eu assez d'appels pour remplir un standard. Jess rappelait à Pascal qu'ils avaient rendez-vous. Elle était passée chez lui dans la matinée, comme elle ne l'avait pas trouvé, elle lui avait laissé messages sur messages. J'ai été m'enfermer dans la salle de bains sous le prétexte de me préparer pour le laisser téléphoner, mais j'avais l'oreille collée à la porte. Je n'entendais pas grand chose. Quant je suis sortie de la salle de bains je l'ai vu sur la terrasse, tête baissée, il avait l'air si abattu, ça m'a serré le coeur. Je suis sortie sur la terrasse l'entourer de mes petits bras pour lui transmettre ma force et tendresse en espérant que cela lui remonte le moral. J'étais en grande partie responsable de la plupart de ses problèmes, mais je ne voulais pas me sentir coupable.

  • -On ne tiendra jamais 5ans...

Il avait dit ça dans un souffle, en chuchotant, comme s'il se parlait à lui-même. Glups. Lui aussi pensait à ça? Il avait poussé un gros soupir. C'est drôle comme on peut facilement oublier ce qui se passe dans la tête des autres! Et qu'est-ce que j'aurai bien pu répondre à ça? Je n'en savais rien. J'étais presque sûr de pouvoir tenir 5ans, mais ce qui me faisait le plus peur, c'est... Est-ce qu'il m'aimera toujours, ou se fatiguera-t-il de moi? Ou, horreur, s'il se mettait à aimer Jess? Ou, encore plus angoissant, si une autre me vole son coeur?

  • -Et si on tient 5ans, on aura peut-être trop pris l'habitude de se voir comme ça... et peut-être que les aléas du quotidien nous détruira? Et quant on pourra enfin vivre ensemble, on se rendra peut-être compte que ce n'était qu'un mirage?

Wohhh, il me faisait peur! Heum, d'abord, je ne voulais pas vivre avec quelqu'un! Mais, ce n'était certainement pas le moment idéal pour le lui rappeler. Mais en plus, il avait raison, vivre ensemble était un "tue-l'amour" dont je me passais très bien. Mes ex, je les aimais beaucoup en "temporaire", mais en fixe, plus tellement. Leurs petites habitudes, leurs manies et tout, finissaient par me porter sur les nerfs. Il fallait avoir une sacré paire de couille pour vivre à 2, pour se marier et avoir des enfants. Fallait sacrifier sa vie pour l'offrir à quelqu'un d'autre ou à sa nouvelle famille. Les mecs, de nos jours, ont plutôt des cacahuètes, et les cacahuètes, je ne les aime que salés et avec un apéritif comme amuse-bouche. Je n'étais pas assez généreuse, ni assez courageuse pour offrir mon coeur en pature à quelqu'un et bien trop lâche pour me donner sans savoir ce que j'aurai en retour.

  • -Alors peut-être qu'on devrait profiter de chaque moment parce qu'on ne sait pas combien de temps ça va durer? Mais, moi, j'ai pas peur (menteu-euuuu-se! j'avais la trouille oui). Je t'aime, alors je veux bien essayer...
  • -Tu ne te rend pas compte que ça va être dur, très très dur et le mot peut difficilement exprimer à quel point. Tu crois vraiment qu'on a une chance d'y arriver? 

Il avait besoin d'être rassuré, je voyais des lignes se creuser sur son front adoré et ça me faisait l'aimer encore plus. On allait souffrir, c'était sûr, enfin... j'allais morfler, mais je ne pouvais pas renoncer à lui.

  • -Je ne peux pas... Je ne veux pas te faire vivre ça, ce serait trop moche...
  • -Ah non hein... écoute moi... ne me redis plus jamais ça, sauf si tu cherche un moyen de rompre sans me faire trop de mal. Ne redis plus jamais ça. Pascal... Je t'aime et je préfère un petit bout de toi que rien du tout. Je suis vraiment sérieuse, ne le redis plus jamais.
  • -Mais...
  • -Non, pas de mais. La prochaine fois que tu dira des trucs pareils, c'est que tu veux me plaquer.
  • -Ecoute moi...

Il a attrapé mes mains que j'agitais en parlant, à l'italienne, comme d'habitude quant j'étais sous pression!!!!

  • -Ecoute... C'est normal que je me pose la question. C'est normal que je ne veuille pas t'entraîner dans une sâle histoire. Jane... hé... C'est déjà dur aujourd'hui... alors essaie d'imaginer... 5ans de pire en pire?

Je ne voulais même pas le regarder, ni l'écouter, mais il a subitement arrêté de parler, et j'ai vu toute l'angoisse du monde traverser son regard. Ca m'a serré le coeur. Puis il a continué à détailler; les rendez-vous manqués, les 5 à 7, les petits rendez-vous en cachette, jamais assez de temps ensemble pour construire quoi que ce soit, l'enfer de ne pouvoir vivre une vie normale de couple rempli de quotidien, mentir, mentir tout le temps, etc etc... Arf... Il pensait que je sacrifiais ma vie.

  • -Je ne veux pas t'entraîner dans mon enfer. Je ne peux pas, non plus, te promettre de ne plus en parler.

Je l'ai fait me promettre de ne plus douter de moi, de ne plus me sortir des trucs pareils parce que ça me faisait peur. J'avais peur qu'il essaie de rompre et que je n'accepterais qu'il me dise ça, que si c'était vraiment ce qu'il voulait faire. Il allait essayer. Je me rendais bien compte que je lui mettais la pression. Que s'il voulait se simplifier la vie, il devait se débarrasser de moi... Afff, et ça, je ne voulais pas l'imaginer. J'étais prête à m'accrocher à lui, comme une huître à son rocher, aussi longtemps et autant que je le pourrais.

  • -Tu vas finir par me déprimer, je me mastique assez dans la tête toute seule. Si ça peut te rassurer, j'y pense aussi assez souvent.

Je ne sais pas si j'aurai dû lui dire ce qui a suivi, mais c'était déjà sorti de ma grande bouche avant que j'aie pu retenir les mots. Je regrettais seulement de souligner ce qu'il devait déjà savoir, et s'il n'y avait pas pensé, alors zut;

  • -C'est moi qui t'ai entraîné en enfer. A cause de moi, tu te retrouve... dans la merde.

Ca l'a fait sourire, il m'a fait taire en me prenant dans ses bras et en me rassurant avec ses baisers. Heureusement... parce que j'avais encore tout un wagon de choses à me reprocher. La chaleur de son corps et de ses caresses m'ont transportés au paradis de l'oubli.

Pascal devait aller retrouver Jess. De mon côté, je me suis larvée au lit. J'avais du sommeil à rattraper. Avant de partir, Pascal avait confié Maxou au garçon d'étage qui l'avait sorti pour moi. Maxou était tout heureux à son retour et dès que Pascal est parti, Maxou est venu dormir sur le lit à mes pieds. Maxou a toujours dormi aux pieds, dans le bas du lit. Térette, ma chienne, elle, quant elle le pouvait, c'est-à-dire, si la place n'était pas occupée par mon ex, elle dormait à mes côtés. Ma petite fifille était un vrai bébé. Bien sûr ses poils posaient un problème, mais j'adorais quand même l'entendre ronfler collée à mon dos. Ca me fait rire d'y penser, parce qu'autant je ne supporte absolument pas les ronfleurs, j'aimais entendre ma puce ronfloter.

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312.2 - Escapade Frivole

Publié le par JaneDo

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Escapade Frivole
(7 nov 08 -ven)

Layne avait essayé de me joindre, je l'ai vite rappelé. On avait décidé d'aller rejoindre nos "soirées". Pascal rentrerait en 1er, et moi, 1 à 2h plus tard, pour venir le rejoindre. Il était sensé aller manger avec sa troupe, et il avait suggéré le Central. De mon côté, j'avais prévu de rejoindre mes potes là-bas plus tôt aussi. Moi qui sort avant les minuit, c'était une 1ère!! Mais, c'était question de bien marquer nos présences. Il n'avait pas envi de manger avec eux mais avec moi plus tard.

Quant je me suis pointée là-bas, j'ai vu Pascal (God, je venais de le quitter il y avait pas 1h, et voilà mon cœur qui fait des siennes dès que je le vois, c'est quand même la folie ça!). Jess était assise sur les genoux à Pascal et avait le bras autour de son cou. Elle lui chuchotait des trucs à l'oreille.

Même si j'ai un peu tressailli, j'ai été vite rassurée parce que dans 3h, c'est moi qui serait dans ses bras. J'ai fait la grande fille, et j'ai passé à leur table leur dire bonjour. Thomas voulait que je m'assois avec eux mais, je devais voir mes potes aussi, et ce n'était pas dans nos plans.

J'avais rendu sa parole à Pascal, parce qu'il s'était rendu compte que c'était une connerie d'avoir parlé de nous à Thomas. Mais, je savais aussi qu'à tout moment, il pouvait dire à Jess aussi pour nous.

Ça me faisait un peu peur, mais j'avais aussi failli le faire, alors j'avais réalisé comme j'avais été injuste de lui imposer de garder le silence. De toute façon, j'avais l'impression que Thomas pensait que je ne voyais plus Pascal depuis que je suis avec Layne. En pensant à Layne, il était arrivé quant j'étais encore en train de papoter à la table de Thomas.

Ensuite, je suis allée rejoindre les quelques potes qui étaient déjà là. Je me demandais comment Pascal allait se débarrasser de Jess!?! Pascal est parti une 1/2h après mon arrivée. Jess est restée avec sa copine, Barbie. Je suis allée les rejoindre seulement après le départ de Pascal, parce que Layne était avec eux. Je me demandais encore comment j'allais faire et ce que j'allais trouver comme excuse pour filer sans que Layne ait envi de me suivre, quant Layne a résolu mon problème. Yipiii. Il pensait aller rejoindre des copains et espérait que cela ne me dérange pas. Je pouvais l'accompagner si je voulais. C'était une sortie entre mecs, alors je ne voulais pas m'imposer. Grande dame, j'ai dit que je préférais rentrer. Il a trouvé ça chouette. Il préférait me savoir chez moi plutôt qu'en boîte avec tous les dragueurs qui y traînaient.

On est parti en même temps. J'ai vu le regard rassurée de Jess, apparemment, ils ne savaient pas qu'on passait la soirée séparément. Layne trouvait génial que je parte en même temps que lui. J'avais vraiment de la veine ce soir. Je devinais que Layne préférait ne pas les mettre au courant pour éviter tous les avertissements que ses connaissances n'ont pas manqués de me donner depuis qu'on était ensemble.

Impatiente, j'étais pressée de fondre dans les bras de Pascal. Affff, je l'adore. On avait tout le week-end, il n'y avait pas d'urgence à se sauter dessus, mais comment résister. Je me suis lovée sur lui. Quant je suis rentrée, il souriait et m'a suivie de ses magnifiques yeux verts enlever ma veste et virer mes chaussures. Je n'avais qu'une envie c'était d'être contre lui. Je ne sais pas ce qu'il regardait à la télé, mais ça n'avait plus l'air de l'intéresser. Quant j'ai senti sa main sur ma peau, je n'avais envie que d'une chose, et c'était plus que d'être juste assise dans ses bras!!! Pascal a calmé mes ardeurs en souriant, et j'aimais tellement l'éclat de ses yeux verts. Il nous avait commandé à dîner, alors fallait peut-être attendre d'avoir mangé.

Je me suis rendue compte que j'avais très faim... faim de lui. Je n'avais pas envie d'attendre. Encore et encore et je n'arrive toujours pas à être rassasiée du contact de son corps, dans lequel j'aurai voulu fondre, ni de ses baisers, ni de sa voix qui se brise sous le coup de l'émotion. J'ai enfoui mon visage contre lui parce que les larmes sont venus à l'improviste accompagné d'une horrible frayeur; 5 ans...

Pascal me serrait contre lui et me caressait les cheveux et j'aimais sentir sa main rassurante sur moi. Il a essayé de me relever le visage mais, je ne voulais pas qu'il me voit faible, ni pleurer. Comme quant un barrage se brise, je n'arrivais plus à contrôler le flot. Je ne voulais pas dire tout haut ce qui me terrifiait, ça les rendra trop réél.

Il avait beau me demander ce que j'avais, je ne voulais pas en parler ce soir. Demain peut-être, mais ce soir, je ne voulais que ses bras, que son amour... si j'aurai pu... son âme aussi! Attendri, il me couvait de tendresses et de câlins. Pascal me disant combien il m'aimait (j'adore l'entendre me le dire, j'en mangerais encore, miam), qu'il n'aimait pas me voir triste, et encore moins pleurer.

Ciel, faudrait que je redonne un coup d'essais au coup des larmes!

Une chose en amène une autre, la tendresse s'est transformée en quelque chose de plus physique. J'aime sa peau, j'aime son odeur, j'aime sa bouche, j'aime ses mains... J'aime tout de lui. J'ai oublié ma peine, oublié tous mes petits soucis pour ne savourer que le bonheur de dormir dans ses bras, et j'aime ses bras! I love him.

*  *  *  *  *  *  *

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312.1 -- Escapade Frivole

Publié le par JaneDo

Escapade Frivole
(7 nov 08 -ven)

Donc pour passer le week-end ensemble, j'avais pensé emprunter l'appart d'une copine. Je pensais proposer à Pascal qu'on fasse comme d'hab. avec nos copains et les sorties, et surtout ne pas disparaître en même temps. Comme ça, on pourra se retrouver après directement à l'appartement et passer la nuit ensemble, comme une partie de la journée, avant de réintégrer nos maisons et entourages.

Et on passera toutes les nuits du week-end ensemble. Je me réjouissais déjà. Trop beau pour être vrai... ce qui me fichait la trouille, c'était que quelque chose cloche et que Pascal annule au dernier moment. Ciel, j'en tremblais...

Je savais que ses parents les avaient invités, lui et Jess, pour le week-end dans leur chalet à Gstaad. Pascal avait décliné l'invitation. Jess leur avait parlé et ses parents lui avaient posés tout un tas de questions. Il n'avait pas voulu m'en parler. Par Thomas, j'ai seulement su qu'ils l'avaient passé à la moulinette. Pascal leur avait dit qu'il serait comme prévu, mais pour le reste qu'il lui fiche la paix.

Je n'ai presque pas réussi à me calmer de la journée et c'était pareil pour Pascal. Il avait aussi peur que quelque chose cloche. Il m'a demandé et redemandé si j'étais sûr, si je n'avais pas changé d'avis, et NON, aucune chance que je change d'avis malgré tout ce qui risquait d'arriver après. Je n'arrivais pas à penser à autre chose de toute façon. Je savais aussi qu'on allait sûrement parler de choses importantes ce week-end, à savoir, après... Je voulais savoir comment ça allait être après? Est-ce qu'il voudra encore de moi? Acceptera-t-il qu'on continue à se voir?

Petit sourire malgré mon stress; ça allait être un week-end marrathon!!!

Il avait voulu savoir si ça me disait de retourner à l'appart au-dessus de Montreux. Je trouvais que c'était trop loin si je voulais continuer comme si de rien par ici. En même temps... là-bas, on était tranquille. J'ai préféré l'option de l'hôtel, plus pratique parce qu'on pouvait rester en ville tout en ayant une escapade.

Pascal voulait passer me prendre après le travail, mais inutile, je préfère toujours prendre ma voiture.

Je l'ai retrouvé au parking du Palace. C'est en plein centre, mais le parking est souterrain. Personne ne pourrait imaginer, sans le savoir, que ma voiture est là. Je pensais qu'il voulait me mettre au courant des détails et en prenant un verre au Tinguely, mais non. Ce fou furieux nous avait réservé une suite au dernier étage du Palace. Il y a pas à dire, mais la vue est tout simplement superbe. Ca m'a rappelé à quel point j'avais la chance de vivre dans un des plus beaux endroit de la planète. En plus, faut le dire, l'argent c'est bien! Un des groom était chargé de balader mon molosse, Maxou, à des heures précises (Pascal savait organiser les choses!), donc je pouvais sans autre laisser Max à l'hôtel. Pascal savait que je n'allais nul part sans mon chien.

Maxou est un chien qui s'habituerait facile au luxe, il a de suite été s'installer sur un des luxueux canapé près de la cheminée. Enfin, ce canapé là, semblait être plutôt un large fauteuil. Le garçon d'étage a été lui chercher une couverture moelleuse qu'il a placé sur le fauteuil choisi par le chien. Dingue.

Les suites, j'aime ça! C'est... y a pas de mots! C'était même plus grand que mon appartement en entier, et pourtant mon appartement fait 120m2. Il y a tout ce dont on peut rêver, le satellite et tout. Je pourrais bien vivre là indéternum! Il n'y a pas besoin de faire le ménage, pas besoin de se faire à manger, même si dans cette suite, il y avait un coin cuisine. Le pieds géant!!!! Je crois que je n'avais plus envie de m'amuser à me trimbaler de mon appart à ici, ni envie de sortir de la suite. Mais hum... j'ai rien dit à Pascal. Je ne me sentais pas non plus habillée pour un endroit aussi parfait. Je me sentais comme une fille que Pascal aurait ramasser dans la rue. CRAP. Lui par contre avait l'air de s'intégrer à l'endroit comme s'il y avait toujours vécu ou qu'il en avait l'habitude. Je me sentais un peu déplacée de mon élément. Je me suis alors mise dans la peau d'une extravageante actrice ou rock star et je me suis tout de suite sentie mieux. Comme si j'étais aussi née avec une cuillière à soupe en or.

Il y avait un feu qui crépitait dans la cheminée... il faisait bon. Je n'avais même pas envie de rentrer me changer, mais il le fallait. Je devais prendre quelques affaires, et mon ordi, et les trucs pour Maxou... J'avais déjà préparé mes affaires de toute façon...

Et la chambre, arf... trop magnifique... Il y avait des pétales de roses sur le lit, des serviettes, des peignoires de bains super doux. Je me demandais où ils peuvaient bien acheter ça! Mais j'y pense, Pascal aussi à des serviettes de bains aussi doux... faudra que je lui pose la question! Dès que le garçon d'étage était sorti, Pascal m'a prise dans ses bras. Je n'avais plus la tête à penser, le contact de ses mains, de ses lèvres et j'étais perdue.

Si je ne devais pas aller chercher mes affaires, je ne crois pas que j'aurai quitté le lit... Pascal n'avait pas trop envi de rentrer même se changer ou chercher ses affaires. On a commencé à fantasmer sur le fait qu'on pourrait rester cacher là pendant les 2 prochains jours, loin du monde entier, à l'abri... A l'abri dans ses bras... miam!

On avait besoin de rien, à part l'un de l'autre.

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311 -- Raide Dingue de Lui

Publié le par JaneDo

Raide Dingue de Lui
(6 nov 08 -jeu)

J'étais un peu perturbée par la discussion que j'avais eu avec Pascal. Il avait l'impression qu'il m'était les pieds dans un piège avec ce mariage. Plus ça approchait, plus il avait l'air déprimé. Il semblait ne pas vouloir de ce mariage (on ne sait jamais, ça ne pourrait être que des choses qu'il dit juste pour me faire plaisir!!!), puis de vouloir que ce soit fait au plus vite, comme une corvée qu'on a meilleur temps de mettre derrière soit vite fait. Et moi de mon côté, je me demandais ce qui m'avait pris de sortir avec quelqu'un???? Et en plus, avec l'ex de Jess!!! Non mais franchement!

Pascal m'a proposé de filer ensemble ce week-end, de disparaître. Je lui ai dit qu'il fallait que je réfléchisse. Evidemment, dans ma tête il y avait un gros gros OUI sans hésitation, mais il fallait que je trouve une excuse, un prétexte... Quoi dire à Layne???!!!

 

Si avant, je m'inquiètais qu'on remarque notre disparition à tous les 2, en même temps, alors là, j'avais multiplié le risque par 2...

Vraiment je ne savais pas à quoi je pensais!!! Je ne pouvais pas passer la soirée avec Pascal sans que ça se sache, et avec Layne qui avait pris l'habitude de débarquer chez moi sans avertir... Ca aussi, c'était un gros problème! On ne pourrait plus passer la nuit ensemble tant que je serais avec quelqu'un... rhhhha quelle poisse! Et ne plus voir Pascal, c'était pas possible, je suis vraiment, mais vraiment trop raide dingue de lui.

Je ne savais vraiment pas ce que j'allais faire!

Avec ma tête qui foisonnait sous des avalanches d'idées farfelues essayant de trouver comment faire pour passer le week-end avec l'homme de mes rêves, j'étais naze. Pascal me manquait de plus en plus. Layne semblait adorable, mais bon, c'était Layne quoi! Il fallait que je règle le problème de ses débarquements, ça c'est sûr. Fallait que je libère un peu d'espace dans ma vie.

Layne voulait aller au cinéma ce soir. Perso, je préfère les DVDs à la maison que le ciné. Il trouvait que c'était nul quant 2 personnes se mettent ensemble, ils ne sortent plus et ne font plus toutes ces petites choses qui ont fait qui les ont fait aimer passer du temps ensemble; comme aller au ciné, aller se faire des petits dîner en tête à tête, des balades, etc. Moi, surprise, glups. Il avait raison en plus. Je ne savais pas qu'il était du genre romanticos! lol. Moi qui avait l'impression que la seule chose qui l'intéressait était la position à l'horizontale et qu'il ne pensait qu'à ça!!! Il fallait que je fasse l'effort de lui faire plaisir même si ça me rasait complètement d'être coincée dans un fauteuil de ciné et de faire les pauses imposées. A la maison, on peut choisir ses pauses et se taper aussi son pop-corn et larvé sur son canapé, mais bon!

On a été se prendre un verre dehors, et j'ai essayé d'afficher mon sourire le plus détendu. Au cinéma, je n'ai rien vu du film, tarabustée par mon angoisse grandissante et par les mains balladeuses de Layne. Malgré tout, ce n'était pas désagréable. Comme de nouveaux petits amoureux, on a passé notre temps à s'embrasser comme si on avait pas d'autres endroits ou le faire. C'était chouette. Evidemment après il avait envi qu'on file direct chez lui, mais j'avais d'autres plans. Et puis, ce n'était pas plus mal de le laisser sur les charbons ardents. Malgré son insistance, j'ai tenu bon et l'ai fait me déposer chez moi, et je suis rentrée seule. J'ai attendu une bonne 1/2h pour être sûre qu'il ne ferait pas de tentative, et j'ai appelé Pascal. C'était un peu dègue de faire ça à Layne, mais à ma place, je ne pense pas qu'il se gênerait, j'avais trop envie de voir Pascal et aussi, le temps nous était compté, dans approx. 15jours, il sera marié... Arf

J'avais envie de voir Pascal... même un petit moment!

Malgré l'heure, il allait faire semblant de partir faire un jogging. Comme Thomas était chez Pascal, il fallait donc qu'il le vire. On avait rendez-vous au bord du lac au bord de sa propriété. J'étais impatiente...

Il était là, assis à m'attendre. Il trouvait que j'étais un peu dingue, mais il n'avait pas refusé. Je frissonnais d'impatience, et de le voir là, avec ses cheveux dans la figure et son petit sourire amusé, arf.. je l'aime. Quant ses bras se sont refermés sur moi, j'étais en extase, au paradis. Il me devine si bien. Il n'aurait peut-être pas dû m'embrasser, parce que je n'avais plus envie de partir. Pascal n'avait pas envi de me laisser partir non plus, alors le petit moment a changé en autre chose...

Jess ne vivait plus chez lui, sans avoir besoin d'en faire tout un plat, Pascal m'a entraînée chez lui et on a fondu l'un dans l'autre. J'ai cru que j'allais étoufer tellement mon coeur battait vite. Tout de lui m'avait manqué... le goût de ses lèvres, ses mains, sa passion, sa tendresse, ses caresses, d'entendre le son de sa voix, ses yeux verts, sa châleur... Tout de lui m'avait manqué. On a fait attention de ne pas faire de bruits avec Thomas à l'étage. On a pas dormi trop occupé à reprendre nos marques et à se redécouvrir. Je l'aime et lui l'ai répété encore et encore. Avant l'aurore, je me suis éclipsée pour le laisser dormir au moins une heure. Pascal ne voulait pas me laisser partir. Je pouvais dormir chez lui et rentrer quant ils seront parti au travail. Mais, je préférais filer. Sur le chemin, en rentrant chez moi, Pascal m'a appelé sur mon portable juste pour me dire qu'il m'aimait. Quel bonheur. Il disait ne pas arriver à dormir... je ne pense pas que j'y arriverais non plus... quoique!

Je suis rentrée avec le coeur tout plein d'étoiles et encore plus gros que l'Empire State Building.

Pascal allait trouver une solution pour notre petit week-end. J'ai pensé que ce n'était pas trop possible de disparaître tout le week-end, tous les 2 en même temps. Non impossible. Jess, même si elle lui ferait une scène et des crises, se mariera quand même avec lui. Moi, euhm... Layne me plaquera... ça, j'en suis sûre, et j'en avais pas trop envie.

Qu'est-ce que je ferais moi, pendant que Pascal sera avec elle, je surferais avec l'envie de sauter par le balcon? Ou, je serais en train de rouler en "mode-débile"? Niet, pas question.

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310 -- Stress-Réunion-Bougies

Publié le par JaneDo

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  Stress-Réunion-Bougies
(5 nov 08 -mer)

Je me suis couchée hyper tard, parce que j'ai raccroché avec Brig à 6h30 du matin.

A 10h, Dani est venue me réveiller comme une vraie petite maman, en ouvrant les stores à moitié. Depuis la cuisine, une agréable odeur de bacons me caressait les narines... Miam... le déjeuner! Elle avait déjà été faire son jogging, promené Maxou, mis la table et tout... Adorable.

A 15h, je devais la déposer vers sa maman. On a déjeuné et tellement bavardé que finalement, on était en retard!!! Je voulais seulement saluer sa mom et repartir, mais j'aime beaucoup sa maman, finalement, quant je suis repartie de la-bas, c'était pratiquement 17h40.

Et tout à coup, j'ai vu que j'avais reçu la confirmation pour la réunion de ce soir... à 17h!!! Ça me faisait vraiment péter un câble! Ma voisine avait prévu de faire une raclette, et ça, c'est pas un truc qu'on réchauffe!!! Alors malgré mon humeur, furibonde, j'ai été à cette stupide réunion, noire de colère GRRRRR.

Poisse, de plus, j'ai dû faire la secrétaire.

 Cauchemardesque en plus, Marie en a profité pour me harponner pour une stupide réunion de bougies demain soir. Ça me gave! Faudra vraiment que je révise mon "manuel des excuses" et du "comment dire non". J'ai l'impression d'avoir oublié les rudiments ces temps. JE VEUX QU'ON ME LAISSE TRANQUILLE! Je ne veux fréquenter que des personnes qui NE vivent PAS dans mon immédiate proximité!

Épuisée avec l'impression d'être un gros fromage, j'avais absolument besoin d'une douche pour me débarrasser de l'odeur.

J'aurai ensuite bien eu envie de pouvoir me couler dans les bras de Pascal, mais Pascal, c'était pas possible. Je me suis décidée à faire une petite vacherie; rendre la politesse à Layne de débarquer à l'improviste chez lui... hihihi.

Je me suis donc mise sur mon 31 et j'ai filé. Sur le chemin, en chantant "So What" de Pink, je me suis demandée si c'était une bonne idée de débarquer comme ça chez Layne!!!

Après tout ce que j'avais entendu sur Layne, et ne serait-ce qu'avec son comportement avec Alexia au chalet, je devrais le surveiller un peu, pour ne pas trop m'attacher et ne pas avoir le cœur brisé. Pour l'attachement, je crois que c'était déjà un peu trop tard, j'avais des petits tressaillements déplaisantes en me remémorant ses sourires ou ses regards à la petite Alexia. J'essayais de ne pas penser à la nuit qu'ils avaient passé ensemble. Flûte, j'étais jalouse. Pourtant, ils n'avaient rien fait que je n'avais pas fait aussi. CRAP.

Je me suis arrêtée près de chez lui pour fumer une cigarette et réfléchir un peu.

C'était drôle tout de même; avant d'être avec lui, je ne ressentais rien à le voir jouer à droite et à gauche avec d'autres filles. Alors pourquoi tout à coup ça me fait quelque chose? Ce n'était pas aussi fort que ce que je ressentais, dans la même situation, quant il s'agissait de Pascal, mais quand même!!! Ces palpitations de flippe me faisait réaliser que je tenais un peu plus à Layne que je ne voulais bien l'admettre.

Berk, y a pas à dire, je déteste carrément être amoureuse!

Quand même prévoyante, et pour lui donner le bon exemple, j'ai fini par l'avertir que j'étais en route pour chez lui. J'ai pris le temps de fumer encore une clope, question de faire passer 15mn avant de me pointer. Petite bombe au fond de la poitrine en pensant que je ne voulais pas, au cas où, tomber sur une nana qui sortirait en vitesse de chez lui.

Assise dans ma voiture, dans le noir, je me tâtais; y va ou y va pas?? Aller l'espionner?? Waouh, je tournais en "mode-débile" à nouveau. Mince. Si je débarquais chez lui, il fera ensuite attention de ne pas se ramener avec une nana chez lui. Si je ne le faisais pas, il fallait que je le surveille jusqu'à le prendre sur le fait.

Et après? Je fais quoi? Une grosse scène? Rien? Je fais semblant de ne rien savoir? Hun hum...  Bah, ce soir, j'avais envie d'être avec lui, alors je préférais éviter les mauvaises surprises.

  • Hah! Je te manquais tant que ça? Ou... seulement physiquement?

GRRR. Il m'énerve dès fois. Du coup, je me disais que j'aurais dû choisir d'aller chez Brian ou même Thomas. Pffff, il allait croire que j'étais dingue de lui... Tout en riant, il m'a prise dans ses bras. Il avait décidé, sans me consulter, que ça devait être physiquement. Ce n'était peut-être pas si faux.

Ouais... je commençais à aimer sa compagnie. Nuuuul.

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