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267 - Retour de Flammes

Publié le par JaneDo

 Retour de Flammes
(23 sept 08-mardi)

Thomas m'a laissé un message urgent, il voulait nous voir, tous les 2 chez lui, dès notre retour. Pascal avait reçu le même message. Il voulait me ramener et y aller seul, mais ce n'était pas faisable, on risquait juste de le mettre en colère s'il ne l'était pas déjà. Thomas ne nous avait pas envoyé ce message pour rien. J'avais les joues en feu, mais fallait bien que j'aie le courage d'affronter ce genre de choses. Je pouvais pas laisser Pascal être toujours le seul à blâmer.

Être parti comme ça, était vraiment une big connerie. On avait été vraiment stupide. Pourquoi, je n'y avais pas réfléchi plus tôt? C'était vraiment très, très bête. Évidemment, Thomas ne voulait pas être pris entre nous 3, et il ne voulait voir aucun de nous souffrir. Se tirer comme ça 2 jours, c'était pas possible. Comment voulait-on garder le secret si on faisait des conneries du genre!

Quant Jess a réalisé que Pascal ne rentrait pas, elle est entrée dans une colère noire. Elle a essayé de le joindre, mais il ne répondait pas. Thomas n'était pas furieux, non, il jouait au papa. Il nous grondait et essayait de nous rappeler à l'ordre, comme si on était des gosses. Si ça n'avait pas été sérieux, ç'aurait pu être risible. On restait debout sans oser s'asseoir et le fixait sans oser répliquer non plus. Comme des gamins vraiment!!! Comme Pascal ne répondait pas à son téléphone, elle lui a laissé un message pour qu'il la rappelle dans l'heure, sinon elle s'en allait. Ben, elle est partie.

Thomas se demandait à quoi on avait pensé? Sûrement pas aux conséquences? Jess avait quitté la maison, et Pascal n'avait pas eu de ses nouvelles depuis. Il avait essayé de l'appeler, mais elle n'avait pas répondu. Une petite guerre des nerfs.

Là-dessus, Jess a débarqué chez son frère...

C'était un traquenard? Je ne voulais pas être là, je n'avais pas à être là. Je n'arrivais pas à croire que Thomas nous ait tendu un piège pareil. Mais, Thomas semblait aussi surpris que nous par l'arrivée inopinée de Jess. Il y a des moments comme ça ou on aimerait être invisible... J'avais des pulsations tellement que j'avais la trouille de me retrouver là. J'ai voulu me tirer, mais Jess m'a dit de rester, elle ne voulait pas nous déranger. Elle imaginait sans doute que j'étais en visite chez Thomas et que Pascal se trouvait là par hasard... Jess était au bord des larmes. Ciel, ça m'a fait mal, et je me sentais coupable.

Pascal et Jess se sont dévisagés quelques secondes sans rien dire, puis Jess a commencé à gesticuler et à marmonner des paroles sans suites. Je n'ai pas compris grand chose mais j'ai juste entendu Pascal lui dire "Viens là" avant de la prendre dans ses bras. Je ne sais pas pourquoi ça m'a fait mal... "Viens là"; les mêmes mots qu'il utilisait avec moi.

Pascal l'a serré contre lui. Ses yeux verts exprimaient le regret de lui avoir fait de la peine. Il l'aimait, je le voyais bien. Il l'aimait... Il l'aimait aussi.

Il a tourné les yeux vers moi, et l'expression de son visage... une excuse silencieuse? Mais il l'aimait. J'avais mal au coeur, j'aurais pu vomir sur place. Je voyais sa main caresser ses joues... J'avais envie de partir tout de suite, maintenant, être un "Jumper" pour me retrouver immédiatement dans mon appart, et sûrement pleurer à chaudes larmes. Son regard me demandait aussi de les laisser seuls. Ça aussi c'était blessant, comme sa main qu'il lui passait dans les cheveux. En fait tout était blessant, de les voir ensemble, de le voir si tendre avec elle, de le voir la serrer si tendrement dans ses bras...

A ce moment là, Thomas m'a passé un bras autour de la taille peut-être pour me soutenir, peut-être pour m'éloigner, ou peut-être parce qu'il se doutait que mes jambes ne pourraient me porter... C'était rassurant et je lui en était reconnaissante. Je me suis retournée et je les ai vu s'enlacer. Pascal consolait Jess et ils se sont embrassés. Une grosse brique m'a écrasé le coeur. Oui, tout ça faisait mal, mal jusqu'à l'os.

Je n'ai pas revu Pascal ce soir là. Jess et lui sont rentrés chez eux. Je préférais ne pas imaginer ce qu'ils y faisaient. Je ne trouvais rien à dire. J'étais paralysée et muette, le regard perdu dans le vague. J'avais mal jusqu'à la pointe des cheveux et je n'arrivais même pas à penser. Seul les images des 2, dans les bras l'un de l'autre défilaient dans ma tête.

Thomas m'a apporté un verre. Je n'ai pas osé le regarder. Je n'avais pas envie de voir de la satisfaction ou de la pitié. J'ai avalé le contenu sans réfléchir, puis j'ai toussé. C'était de la vodka. Ça m'a réveillé une petite seconde ou 2, mais j'avais toujours la mâchoire engourdie, et je n'arrivais pas à me bouger. Thomas s'est assis à côté de moi en silence en passant ses bras autour de mes épaules.

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266 - Lundi du Jeûne au Paradis

Publié le par JaneDo

Lundi du Jeûne au Paradis
(22 sept08-lun)

Passé la journée à se larver. On n'avait pas envie de faire grand chose. Et c'était le lundi du jeûne, un congé et fête suisse. Le natel à Pascal vibrait sans arrêt. Il ne répondait pas. Je me posais des questions, mais je n'avais pas envi de les lui poser. Pascal avait décidé de fuir Lausanne pour qu'on puisse passer ces 2 jours ensemble. Je me demandais ce qu'il avait inventé pour être là.

C'est drôle, mais quant je suis avec lui, je ne vois pas le temps passer. Probablement parce que je suis complètement dingue de lui. Pascal est tendre, je dirais même, tendrement tendre. Il est doux, attentif, câlin. Mon coeur enflait de joie.

Je me suis même mise à rêver d'être à la place de Jess. Crrrrrk, non, non, non, quest-ce que je raconte!! Je ne voudrais pas être à sa place, et avoir une pétasse comme moi, en train d'essayer de lui piquer son mec. Mince, je l'aime. Après avoir passé la journée à s'adorer, j'avais aussi réussi à caser mon angoisse prémonitoire dans un coin. Par contre, j'avais d'autres angoisses qui sont venus les remplacer. Et, je n'avais pas envie que ce week-end se termine, mais que le temps s'arrête.

Quant Pascal sortait faire du jogging, je me jetais sur mon ordi. Chaque fois qu'il me laissait 2 secondes, en revenant, il me trouvait devant l'ordi. Ca le faisait sourire, mais il n'a pas cherché à m'espionner. S'il savait que je parlais de lui... hum. Pascal m'a même installé un petit programme qui me permet de laisser mon ordi allumé sans pour autant que qui que ce soit puisse utiliser mon ordi sans mot de passe. C'est drôlement chouette. Pendant que je tripotait mon ordi, lui travaillait sur le canapé. Je ne pouvais pas m'empêcher de le dévorer des yeux. Chacun de ses petits sourires faisait battre mon coeur un peu plus vite et en désordre.

Est-ce que je l'aimerai toujours autant? Probablement pas. Mais j'aimerai pouvoir me rappeler ce que je ressens en ce moment même, le stocker sur ma base de données pour pouvoir le ressortir quant j'en aurais envie ou besoin. Quant il était dans les parages, je ne pouvais pas me concentrer longtemps à autre chose, alors j'allais me rouler en boule sur lui. Je voulais profiter de chaque seconde.

En fin de journée, je l'ai vu regarder ses messages. D'après sa petite grimace, Pascal avait dû recevoir de mauvaises nouvelles. Il ne m'en  a pas parlé et je ne lui ai pas posé de questions. Dans la voiture en rentrant, j'ai appris que Jess avait quitté leur appartement pour s'installer à l'hôtel. Qu'est-ce que je pouvais bien dire à ça.

Et en plus, j'avais honte de m'en réjouir...


 

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265 - Escapade avec Pascal

Publié le par JaneDo

Escapade avec mon petit coeur
(21 sept 08-dim)

Pascal avait un match aujourd'hui. Je savais que Jess serait là-bas, et bien sûr, les autres. C'est fou comme les choses ont changés depuis le week-end à la montagne, depuis que Pascal avait eu la mauvaise idée de tout dire à Thomas. Thomas ne m'envoi plus de petits messages, il ne passe pas son temps à tout me raconter non plus. Et je ne le vois presque plus. Quant, on se voit l'atmosphère est un peu chargé. Je ne pouvais plus juste, me pointer au terrain de sport, parce que Thomas ne m'invitait plus. Si Pascal aimerait que je vienne, ça me mettait mal à l'aise et je n'y allais pas. Il aurait fallu que je m'arrange pour y aller avec une copine, et ça, c'est pas terrible. Parce que si d'aventure Pascal réussirait à se dérober une petite minute, je devrais alors planter ma copine... Pas génial.

Il faut aussi que je réussise à me raisonner, et à me décider aussi... amitié ou autre avec Pascal? Arf... Amitié, oui, mais je n'y arriverais jamais, il me plaisait trop. Mais le reste, ça allait être super dur.

Pascal a appelé pour demander si je faisais quelque chose cet après-midi? Si j'avais envie de filer avec lui pour le reste de la journée? Ca m'a pris une milli-seconde pour dire oui.

Pascal m'a emmené dans une maison au-dessus de Montreux. Je ne lui ai pas demandé à qui, comment, quoi, rien. J'étais contente de le voir c'est tout. Juste heureuse d'être avec lui. Il avait l'air un peu préoccupé. Je sentais qu'il avait envi de me parler de quelque chose, mais il ne disant rien. Il allait falloir qu'on se parle un de ses 4, c'est sûr.

Pascal était un peu mélancolique, ça le rendait encore plus sexy, comme si c'était possible.

Il m'a raconté qu'après le match de basket, Ils étaient en train de manger tous ensemble, et il avait eu envi que je sois là. Qu'il trouvait de plus en plus pénible de devoir se voir au compte goutte. Qu'il savait que ça allait devenir encore pire et plus difficile. Que toutes ces pensées l'avait rendu un peu irritable. Alors il avait tout à coup décidé de fiche le camp. Il étouffait. Thomas lui a demandé s'il allait revenir, ou si...? Oui, il allait me retrouver...

Thomas pensait que ça allait mal finir pour tous les deux. Qu'on allait juste réussir à se faire du mal, et que Pascal allait me faire souffrir. C'est vrai que je ne pouvais pas me retenir de le voir, loin de lui, je périssais.

Après tout, c'était rare de pouvoir passer du temps ensemble comme ça, alors, on a laissé le reste de côté. Et je l'adorais d'avoir eu envi de tout envoyer balader pour passer la journée avec moi. Je trouvais ça vraiment très romantique et très chou-x. Même si, en général le dimanche, n'était pas vraiment le jour où je me sens l'envie de la passer avec quelqu'un. En général, j'aime la passer tranquillement chez moi et seule de préférence.

C'était le plus tendre des dimanches après-midi. Je ne me souviens pas en avoir passé de si chouette. Une dimanche comme je les aime. Se coocooner et encore se coocooner, coller comme des limaces. Et je déteste les limaces, beurk. Faire la sieste, regarder la télé, faire la sieste encore, manger, s'embrasser, marcher dans l'ombre l'un de l'autre. S'amuser à des conneries comme se lancer la nouritture en courant dans toute l'appart. Passer la journée en peignoire de bain. S'aimer tout court.

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264 - Thomas et Lane

Publié le par JaneDo

Thomas & Lane
(20 sept 08 - sam)

Réunion avec Roger et Abilio chez ce crétin de Pierre. Ca a duré 4h. Ce crétin  (Pierre) a passé son temps à faire semblant de ne pas comprendre de quoi on parlait, surtout quant ça l'arrangeait. Quel trou de balle. Quoique, peut-être qu'il lui manquait quelques cellules et la logique nécessaire. Encore un qui a le QI d'un asticot... pffff.

J'étais en train de patauger dans mon bain, quant Marie, ma voisine du rez m'a avertie que cet abruti avait organisé une réunion des copropriétaires chez lui. Elle ne pouvait pas être là, donc la seule au courant, moi, je devais y participer. J'ai dû sauter hors de mon bain pour aller à cette réunion débile un samedi... non mais! Les gens n'ont donc rien d'autre à foutre un samedi soir? Vraiment!

Ensuite, sortir mon bébé et lui donner à manger pendant que je réchauffais mon petit bain dans lequel, j'ai été me replonger gaiement. Je suis raide, fatiguée. Encore 1h au téléphone avec Brig, mon frère, mes soeurs, mes potes... bref... si j'avais le choix, je serais restée à la maison. J'aurai coupé tout ce qui pouvait sonner, et je me serais larvée sur mon canapé.

Mais, j'avais envie de voir Pascal et la seule chance de le voir, c'était dehors, en ville.

Il n'était pas question de passer la soirée ensemble ou de filer à l'anglaise, seulement se croiser. Après avoir frôler la cata, on allait pas remettre ça. Pascal n'était nul part. Apparemment lui et Jess passait la soirée... ailleurs. Arf, petit pique de jalousie... je crois? Ou, tristesse de ne pas savoir ce qu'il faisait? Je n'avais pas la pêche. J'ai traîné d'un endroit à l'autre espérant le voir en vain.

Puis Thomas et sa bande sont arrivé. La soirée allait enfin être un peu plus intéressante. Caroline et sa clique de pétasses étaient avec eux. Ciel, j'ai dû encore manger de la vache enragée. Je pense que Paul devait être aux anges même s'il avait compris qu'il n'avait aucune chance avec Alexis. Lane était là aussi. Caroline était en plein performance de séduction. Toutes les petites postures, des regards de chattes en chaleur, tout y était. Thomas était très présent toute la soirée, à mes petits soins. C'était assez agréable.

Mis à part Pascal, Lane est le meilleur pote à Thomas. D'après ce que j'ai cru comprendre, ce n'était pas tout à fait le cas entre Lane et Pascal.

Longuement discuté avec Lane. Il est plutôt marrant et adore danser. Il aime boire et aussi faire la fête sans restriction. Intéressant. On s'entend plutôt bien. Le courant est passé tout de suite. Faut dire qu'il se lie assez facilement. Tout comme Thomas, il est à l'aise partout et avec tout le monde.

C'était vraiment sympa et je ne regrettais pas d'être sortie finalement. On a beaucoup rit et dansé. Avec Thomas, j'avais l'impression que les choses étaient redevenues comme avant. Même si j'ai passé une bonne soirée... Pascal me manquait.

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263.2 - LANE, The New kid on the block

Publié le par JaneDo

New Kid On The Block; Lane
(19 sept 08-vendr)

Pascal passait encore cette soirée avec Jess. Je ne sais même pas pourquoi je dis ça, parce qu’il passait toutes ses soirées avec Jess. Il y avait juste les soirées passées en dehors des sorties du groupe. Et celle-ci, pour un vendredi soir en était une. Donc, Pascal passait la soirée en tête à tête avec sa chérie.

Jess était passé à son travail faire un scandale. Elle voulait savoir où il avait passé la nuit. Génial. Fallait s’y attendre. Elle était déjà là quant il est arrivé. Ce qui n’a pas manqué, ce sont les petites blagues de ses collègues le reste de la journée. Thomas a essayé d’éviter de se retrouver entre les deux et a essayé de calmer sa sœur. Après la nuit passée, Pascal avait intérêt de se tenir à carreau. Avant de rentrer, quand même, il a fait un crochet chez moi. C'était vraiment adorable, mais c’était aussi pour essayer de me convaincre de le laisser parler à Jess.

Pas vraiment ma journée, j’étais à cran, engourdie d’angoisse. Pascal était un peu surpris, a gentiment essayé de me tirer les vers du nez, mais je ne lui ai pas expliqué. C’était mon problème et mes démons. Et pour clore le cirque... vraiment, c’était pas mon jour... comme j’avais refusé sa proposition, Thomas est passé à la maison et Pascal était encore là. Légèrement embarrassant. Pascal était sur le point de partir, du coup, il n’était plus si pressé. J’avais l’impression d’être un petit pion. Je ne sortais pas ce soir. D'abord, parce qu'après hier soir, Pascal n'allait pas tenté de s'échapper, donc inutile de penser à se voir. Et s'il sortait rejoindre ses potes avec Jess, valait mieux garder nos distances.

Thomas me proposait d'aller au cinéma et ensuite rejoindre ses potes. Ça ne me disait rien, puis je me suis dite que ça donnerait le change pour Jess, alors j'ai fini par accepter. Il a essayé de me prendre la main pendant le film. Un peu gênant. J'ai retiré ma main, même si je ne voulais pas compromettre notre amitié renaissante.

Thomas croyait savoir ce que j'éprouvait pour Pascal. Toutefois, il pensait que cela finirait mal, et je finirais par en souffrir. Il voulait que je sache qu'il serait là, si j'avais besoin de lui. Ça j’ai trouvé chou.

Par contre, j'étais irritée par ses avertissements et ses critiques. Par moment, ce qu'il me disait me tapait sur les nerfs. Peut-être parce qu'il n'avait pas tout à fait tord. L'air de rien, ça m'ébranlait quand même.

La relation avec Pascal n'avait pas d'avenir, et il pensait que je m'en rendrais compte bientôt. Ça m'a un peu vexée. Il trouvait que j'avais l'art de me fourrer dans des relations sans lendemain. Il parlait de Brian et de Pascal; Brian, pas sérieux, Pascal pris. Mouais.

Le temps s'était rafraîchit, l'été touchait à sa fin, mais on a quand même été se balader au bord du lac et prendre un verre au White. Je ne voulais pas aller chez lui. Je devais aller rejoindre mes potes. Je n'allais pas en boîte ou autre, mais juste prendre un verre, avec eux, chez Fred, question de faire acte de présence, puis j'avais décidé de rentrer. Thomas voulait m’accompagner. J'ai essayé de trouver des excuses pour refuser, mais ça n'a pas marché. Thomas a une assez forte volonté et avait l’art de ne pas entendre ce qui ne l’arrangeait pas. Je ne suis pas sûre d’aimer ce côté de sa personnalité.

C'était sympa en fin de compte, mais gênant dans le sens que mes copains avaient l'impression qu'on était ensemble. Thomas a insisté pour qu'on passe vers ses copains un petit moment. Ce qu’on a fait.

Il y avait un nouveau dans la bande; Lane. Pas mal du tout, beaucoup de charme et très sympa. On a beaucoup parlé. Ça a excédé un peu Thomas. Lane vient d’être transféré en Suisse. Il vient aussi de New York, et il a apparemment transpiré sur les mêmes bancs d’écoles et universités que Thomas et Pascal. En fait, ils ont tous pratiquement fait leurs études ensembles. Vraiment sympa ce Lane. Il est ce que j’appelle un “playb” (play-boy; mignon, charmant, dragueur), très à l’aise avec les filles. Un peu comme Pascal pour ça!!!

On a décidé d’aller prendre un verre la semaine prochaine.

Sans ma voiture, je ne pouvais pas prendre la tangente. Thomas m'a raccompagné et j'ai eu toutes les peines du monde à le faire partir sans devenir désagréable.

Enfin seule, je me suis recroquevillée dans mon canapé. Ma tête fusionnait.

Thomas n'avait pas tord pour des tas de choses, mais je ne voulais pas renoncer à Pascal. Pourtant, j'allais finir par me brûler, je le savais bien. J'avais essayé de prendre mes distances, mais vu le succès, j'avais fini par laisser tomber mes bonnes résolutions. Entre ma tête et mon coeur, c'était la guerre.

Et la prémonition et l'angoisse latente qui me tenaillait le ventre ne me quittait pas. J'étais pas au top!

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263.1 - Imbuvable

Publié le par JaneDo

Imbuvable
(19 sept 08-vendr)

Mon dieu, je viens d'être absolument inbuvable avec mon pauvre frangin... ahhhh! Et maintenant, j'en ai mal au bide, ouais, parce que je me sens coupable. Poisse! Mais aussi, pourquoi est-ce mes frères et soeurs viennent toujours me faire chier avant le week-end aussi? Pourquoi viennent-ils me vomir leurs problèmes juste le vendredi soir, hein?

Non, je ne suis pas juste! Ils doivent pouvoir me parler sans que je pète un câble quand même. Bouh... suis nulle.

Ils ne peuvent pas s'arranger pour faire ça en début de semaine? Ils me cassent vraiment les burnes toute cette équipe! Je n'aurai pas dû répondre au téléphone tiens! AGRHRRH... Je veux plus y penser. Après tout, il y a d'autres soeurs à qui mon frère peut aller casser les oreilles. Tiens, non juste une autre, l'autre est partie en vacances sur mon dos, avec le fric que mon beau-frère m'a piqué.

Oh mince, j'ai mangé de la vache enragée aujourd'hui!!! A cause de cette stupide prémonition, et aussi, parce qu'ils sont venus gâchés une journée qui avait si bien commencée. Suis pas en top forme parce que j'angoisse, alors suis hyper super de mauvais poil.

Du coup, ma tête part en vrille; Pascal... 5ans... Ouais, 5ans dans le lit d'une autre! Est-ce que j'aurai la force d'attendre? Est-ce que ça ne va pas aller en empirant? Suis-je assez forte? Pourtant, ce genre de situation ne m'avait jamais posé de problème auparavant. Ouais, peut-être parce que j'en avais rien à cirer du mec. C'était juste un passe temps, et ça me permettait de ne pas avoir à m'investir dans une relation. Est-ce que j'ai envie de m'engager? Non. Non, j'en ai pas envie. Si ça signifie, vivre sous le même toit, partager mon lit tous les soirs avec le même... Non, non. Aoutch, suis vraiment de mauvaise!

Pascal a eu une discussion assez flamboyante avec ses parents qui ont essayé de le rappeler à l'ordre. Bref, le week-end commençait sur les chapeaux de roues... pffff. J'en ai mal à la tête et je me sens vraiment à cran.

Me suis faite harponner par ma voisine du rez, et forcée d'accepter son invitation à dîner. Toute la semaine, elle a essayé de m'inviter à prendre un café, et là... ben voilà. 22h30 retour chez moi, sortir le chien... Et je devrais être en train de me préparer pour sortir, et pas en train de tapoter sur mon ordi, mais voilà. Je devrais aussi m'habituer à l'éteindre avant de sortir, mais voilà... je laisse tourner mon ordi, de même que la TV... hihihi... une habitude sans doute quant j'habitais au rez!

Thomas m'a proposé d'aller prendre un verre chez lui avant de sortir. Il était étrange au téléphone. J'ai refusé. J'avais décidé de ne pas sortir ce soir et me noyer dans mes angoisses!

Mais ma soirée allait être bien différente de ce que j'avais prévu!!!

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262 - Pascal passait la soirée avec Jess

Publié le par JaneDo

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Pascal passait la soirée avec Jess
(18 sept 08 - jeu)

J'étais rongée. Je n'ai réussi à dormir qu'après avoir avalé des somnifères. Aujourd'hui, je suis patraque, mais le nœud dans l'estomac était toujours là. J'avais décidé de tout faire pour oublier ce gros nœud, si ma tête y revenait, je n'avais qu'à  penser à autre chose, changer de sujet quoi; penser à mes prochaines vacances, louer un chalet pour les fêtes, etc... Tout pour ne pas m'angoisser. Et franchement, ça avait l'air de fonctionner. Je me programme moi-même. J'ai l'habitude de faire ça depuis mes 12ans. je suis plutôt rodée!

En baladant Maxou, je me suis mise à repenser à Pascal et Jess. Je suis nulle. Je ne voulais pas penser à ça non plus! Mais quand même, Pascal m'aimait-il vraiment? Pourquoi m'aimerait-il d'ailleurs, je suis une peste!

Pascal passait la soirée avec Jess. Il ne savait pas encore s'ils allaient sortir et rejoindre les potes. De mon côté, je n'étais pas tellement en forme pour aller faire la fête! Je me suis quand même habillée sexy. Pas de Pascal à l'horizon. Il devait être en train de jouer au joli coeur avec sa chérie. Mince, il me manquait. J'avais mis les distances sans raison, et maintenant je n'avais plus qu'à me bouffer les ongles.

C'est vrai que les choses avaient beaucoup changé depuis que Thomas savait pour nous. Thomas ne m'envoyait plus de sms, je n'avais plus d'infos sur ce que faisait Pascal et son groupe, je n'étais plus invitée à toutes leurs petites sorties. Triste.

Finalement, Thomas et sa bande ont fait leur apparition. Ben, pas de frissons, rien. Aoutch! Il semble que je ne ressente ça que quant mes yeux effleurent Pascal. Pascal et Jess n'était pas avec eux. Je ne pouvais franchement pas demander à Thomas où ils étaient ou s'ils allaient venir. 

Et j'avais envie de voir Pascal... Oh oui, j'avais envie de le voir, ciel... Et j'ai fait la bêtise que je m'étais promise de ne jamais faire; le déranger quant il passait la soirée avec elle, Jess. Je m'étais promise de toujours faire en sorte, de ne pas éveiller les soupçons de Jess. Où était passé mon self-control?  J'avais envie de bouffer mon natel une fois le sms envoyé. Je n'aurais pas dû faire ça. J'avais peur qu'il se dise; "Rhooo, qu'est-ce qu'elle me veut encore"...

Plus les minutes s'écoulaient, plus j'avais mal au bide et regrettait de lui avoir envoyé ce message; "Tu me manques, envie te voir". J'avais envie de me couper les mains, écraser mon natel parterre... mais aussi, j'avais peur que Pascal ignore carrément mon message. Il n'allait pas me répondre. Bon dieu, mais qu'est-ce qui m'a pris? C'était stupide.

Il était avec elle, et il n'avait pas besoin que je le dérange! Poisse. D'habitude, il me répondait rapidement, tandis que , 10mn, 15mn, 30mn...  rien, niet. Il aurait au moins pu m'envoyer un simple; "Je peux pas", mais rien. J'étais mortifiée. Le bar allait fermé et c'était le moment de se retrouver en boîte.

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J'avais pas la frite. Il n'était pas venu en boîte. J'étais triste. Pascal avait reçu mon message, mais il était sûrement trop occupé. Il ne s'était pas donné la peine de me répondre. Peut-être qu'il était rentré chez lui et il avait autre chose à faire... pouerk... Veux pas y penser. Suis down!  Puis, petit à petit, la mauvaise fois prenant du service, je me disais qu'il ferait mieux d'avoir une super bonne excuse pour ne pas m'avoir répondu; être passé sous un train, dans le coma dans un hôpital quelconque, avoir perdu la mémoire.. grrrr.

Puis mon natel, que je gardais sous la main, s'est mis à vibrer. Enfin Pascal. J'ai dû me précipiter dehors pour pouvoir lui parler. Il avait bien reçu mon message. Pascal m'a demandé où j'étais. Il passait me prendre, on reviendrait plus tard pour ma voiture. Je me suis lancée dans toute une liste d'excuses, pour avoir osé lui envoyer ce message, mais je l'entendais "sourire" à l'autre bout du fils. Il m'a dit que ce n'était rien, il passait me prendre quand même si j'avais envie de m'excuser, je pourrais le faire plus tard. Trop, trop chou-x.

Comment ne pas l'aimer? Comment ne pas avoir envie de me jeter dans ses bras? Carrément impossible de lui résister!

Miam, il sentait si bon. Son sourire me faisait frissonner de partout, même si je me sentais vaguement coupable. Tout en conduisant, il a pris ma main. Ciel, comment est-ce qu'un geste aussi insignifiant peut devenir aussi doux et sensuel par moment et faire gigoter mon pauvre petit coeur... Ciel, que je l'adore. Il m'a demandé où je voulais aller? J'ai  essayé de me mordre la langue, mais je n'avais pas envie d'être une pote ce soir non plus. Je n'osais pas croire que, moi, j'avais osé lui dire ça. Pascal devait se dire que je ne pensais qu'à ça! Il a juste souri et j'ai pris un coup de fard. Il a embrassé ma main en demandant; "On va chez toi?"

Je n'ai pas eu à répondre...

Comme je l'adore. Je ne sais pas du tout ce qu'il a inventé pour être là, mais ce soir, j'avais besoin de lui. J'étais heureuse de me laisser couler et de fondre dans ses bras. Pascal n'avait pas envi de rentrer, et rien à faire pour l'amener à la raison. J'ai pas trop insisté non plus, après le 1er "Je T'Aime", j'étais cuite. je rêvais de rester collée à lui encore un peu. On savait tous les deux que c'était une bêtise, mais il est resté.

Au matin, il était évident qu'il n'allait pas rentré se changer. Après sa douche, j'ai remarqué une légère tension qu'il essayait de me cacher. Pascal savait bien qu'il aurait des comptes à rendre. Pascal ne voulait pas qu'on passe une semaine à ne pas se voir, il trouvait ça vraiment trop dur. Et moi donc! Il allait aussi être en retard au travail, mais il restait là et ne semblait pas trop pressé. 

Il aurait voulu qu'on parle, mais je crois que la tension qu'il n'éprouvait pas, s'était transféré sur moi. Absolument impossible pour moi de parler maintenant, ça me tendait trop qu'il soit en retard et qu'en plus, qu'il ne soit pas rentrer dormir chez lui. Pascal s'en rendait compte.

Alors, il a dit avant de partir, qu'il fallait qu'on parle sérieusement. Oui, oui, on allait faire ça, mais pas maintenant.

Depuis ma fenêtre, je l'ai regardé sortir sa voiture du garage et partir quant je me suis rendue compte que ma voiture était toujours devant la boîte. De toute façon, je ne pouvais pas aller la chercher en t-shirt. Je suis une horreur, je lui ai fais faire une bêtise. Je me sentais coupable et j'avais peur qu'il le regrette après. Je ne voulais pas qu'il ait à regretter d'avoir passé la nuit avec moi. Mince.

Je me suis recouchée en boule, la tête dans les draps, il y avait encore son odeur et sa chaleur. Tout mon corps vibrait encore en rappel...  Ça y était, je me transformais en chien! Je me suis enroulée dans les draps et je me suis rendormie après lui avoir juste envoyé un petit message; "I love you".

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261 - Prémonitions

Publié le par JaneDo

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Prémonitions
(17 sept 08 - mer)

J'étais angoissée, super angoissée. Je n'avais pas envie de répondre au téléphone, ni à la porte, ni aux messages de Pascal non plus. J'avais une horrible boule à l'estomac, et ça me bouffait. Encore une de ces affreuse prémonition. Je crois que ça va être quelque chose de moche. Ça allait être lourd et difficilement supportable. Et à l'avance, je souffrais déjà.

Encore une mort, un accident grave ou une maladie grave annoncée, ciel, ce que j'aimerai ne pas avoir de prémonitions. Ça me rend malade à chaque fois. Je n'arrive presque pas à respirer, je suis tendue, des frissons et j'angoisse. Je n'arrive plus à encaisser, j'en ai eu mon compte pour cette année. Terrible parce qu'aussi, je fais toute la liste de mes connaissances, et j'essaie de deviner où le glaive allait tomber cette fois. Ça ne va pas être loin, et ça me faisait peur.

Automatiquement, ça me donnait envie de m'éloigner de tout le monde, et de m'enterrer dans mon coin jusqu'à ce que la tornade passe. Comme si ceux que je rencontrais se retrouvait du coup sur la liste des malchanceux. Euhm... ça avait souvent été le cas. Du coup, je me demandais si je ne devrais pas éloigner la foudre, en choisissant moi-même ceux de la liste? Non, je ne pouvais pas faire ça. Et pourtant, si ça tombait mal et trop près, alors je regretterais de ne pas l'avoir fait. AFFF, j'étais super mal et je n'arrivais presque pas à fonctionner. Ohrrr, l'angoisse me bouffe.

J'avais envie de faire l'autruche, planter ma tête dans le sable pendant plusieurs jours.

J'ai été courir pour me fatiguer; rien à faire. Balader le chien avec de la musique à fond dans les oreilles; rien à faire. J'ai essayé de me forcer à dormir; rien à faire non plus... Haffff. Bref, je n'avais envie de voir personne. J'étais au fond du puit!

J'étais trop mal pour que même Pascal me manque...

Mais peut-être que si je pensais à Pascal, ça éviterait de me focaliser sur... Mais je n'étais pas des plus positives. Du coup, je me mettais à imaginer Pascal, chez lui, avec Jess... Pas drôle. Je les imaginais ensemble, à se faire des câlins. J'imaginais Jess dans ses bras. Elle avait la chance de pouvoir poser sa tête sur ses épaules, l'entourer de ses bras, de le voir sourire, d'entendre sa voix... De le voir sortir de la douche... ARF, non, non... Pas penser à Pascal. C'était encore pire.

Une copine est passé en début d'après-midi, Laurence. Elle avait essayé de me joindre toute la matinée et hier aussi. Pas répondu. Elle m'a apporté des confitures qu'elle fabrique elle-même. Suis pas visitable, pas causante, pas envie. C'était pas très cool, la pauvre, elle avait sûrement besoin de parler, mais c'était pas mon jour.

Il fallait quand même que je réponde à Pascal. Il m'avait envoyé des messages, essayé de m'appeler, je ne répondais pas. Je n'aimerai pas qu'il me fasse la même chose. Même s'il n'allait pas bien ou n'avait pas envi de parler, je trouverais normal, qu'il me réponde quand même. Sinon, je me mettrais à baliser. Il était hors de question qu'il se rende compte que quelque chose n'allait pas. Je ne voulais pas qu'il vienne chez moi, on ne sait jamais. Si Jess n'avait pas été là, j'aurai peut-être été me fondre dans ses bras. Mais Jess existait, et elle était là. (Grimace).

Même un bain ne m'a pas fait de bien. Je vais aller planter mon iPod dans les oreilles avec du hard rock, et me couvrir la tête de mon coussin...
Aujourd'hui, je me débranche!

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259/60 - Dîner avec Thomas, Pascal

Publié le par JaneDo

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Dîner avec Thomas
(15 sept 08 - lundi)

Presque toujours la même routine le lundi; faire le tour de ma petite famille. Aujourd'hui, pas envie. J'ai soigneusement évité de répondre au téléphone, surtout si c'était un membre de ma famille, sauf des enfants bien sûr. Eux, c'est différent.

Thomas m'a invitée à manger avec lui à midi. Ma 1ère réaction allait être un refus. Pas parce que je n'avais pas envie de le voir, mais parce qu'aujourd'hui, je voulais être tranquille, récupérer un peu. Juste besoin d'un peu de solitude en fait, et rêver à Pascal. Mais, vu la situation, avec le besoin de reconstruire notre amitié, je pouvais difficilement dire non.

Thomas, comme moi, étions un peu mal à l'aise. Il m'a assuré qu'il avait envi de me voir, mais en même temps, il avait toujours dans la tête les images de Pascal et moi, et ça le gênait un peu. Ducky nous avait photographié ensemble, et ça, après que Pascal lui ait tout dit. Il aurait dû le virer après les aveux de Pascal, mais la curiosité l'avait emporté. Je ne voulais pas tellement parler de ça, pas avec lui.

Thomas avait l'impression qu'on s'était moins vu, et qu'il avait même l'impression qu'on avait arrêté de se voir. S'il cherchait une confirmation ou infirmation, il avait frappé à la mauvaise porte. Mais, je n'avais pas vraiment l'impression qu'il voulait avoir de réponse. Puis, il m'a demandé tout à coup, si je couchais avec Brian aussi? Heuhhh... Puis, tout aussi sec, s'est excusé de m'avoir posé une telle question, et s'en est tiré avec un sourire et une excuse de jalousie mal placée. Si j'avais été dans un dessin animé.. je me serais mise à transpirer et ma mâchoire serait tombée grande ouverte sur la table. Pas bon du tout. Le dîner ne se passait pas bien. J'avais une envie folle de jeter ma serviette sur la table et de partir...

Thomas a changé de sujet, et petit à petit, le terrain n'était plus aussi miné. On a pu avoir une discussion comme avant, légère et badiner en plaisantant. Je crois qu'on était tous 2 un peu à cran. Finalement, ça ne s'était pas trop mal passé.

Pascal ne savait pas que Thomas m'avait invitée à dîner. Ça l'a un peu contrarié. Il ne savait pas non plus pour les photos. Et c'est vrai qu'on se voyait nettement moins. Il se demandait, si par hasard, ce n'était pas pour le punir d'une certaine manière. Le punir d'avoir dit à Thomas qu'on était ensemble. Je crois qu'il avait raison.

On ne se voyait pas ce soir. De l'avoir trop vu ces derniers temps, me donnait juste envie de le voir encore plus. Nul. De toute manière, ça avait toujours été plus prudent de se voir les soirs de sorties. C'était surtout moins visible, plus discret. S'absenter toute une soirée quant Jess était à la maison, pas trop évident.

Mais il me manquait...

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Dîner avec Pascal 
(16 sept 08 - mardi)

Pascal m'a proposé de manger avec lui à midi. Ça ne me plaisait pas trop de l'habituer à une relation amicale, vu que je l'aimais un peu plus qu'en simple ami. Mais c'était l'occasion de se voir aussi, en tout bien, tout honneur!

C'était drôlement chouette de le voir autrement qu'en vêtement de loisirs, mais aussi beaucoup plus stressant, parce que vraiment il était à croquer aussi en costume-cravatte. Tout se passait beaucoup trop bien pour que ça dure. Thomas et un de leur collèque, ont dû venir manger dans le même restaurant... Quelle poisse!!! Ça m'a un peu coupé l'appétit, même si en présence de Pascal, je n'arrivais jamais à manger grand chose. Pourtant, je suis une grande bouffeuse! Bien sûr qu'ils sont venu se joindre à nous... Il aurait difficilement pu en être autrement.

Même si ça nous a un peu contrarié, on n'a rien montré.

C'était pourtant la 1ère fois qu'on se retrouvait les 3 à la même table. On avait dû leur faire de la place, et Pascal m'a attrapé la main sous la table. Il a dû se douter que j'étais nerveuse. Ciel, j'avais envie de lui sauter dessus. Il m'a lancé un petit regard rassurant. God que je l'adorais. Il avait toujours le petit geste, le petit truc qui fait toute la différence... Ce qui fait que je suis amoureuse de lui, Pascal, et pas d'un autre.

Après les 1ères minutes de malaise, de ma part, ça a passé comme une lettre à la poste. C'était même très sympa. Le collègue aussi; sympa. Le seul bémol, est que ça me privait du tête à tête avec Pascal. Mais bon, c'était cool, et nous a fait un peu oublié ce qui nous avait un peu éloigné ces derniers temps. Je suis sûre qu'ils l'ont ressenti comme moi.

Ils m'ont raccompagné tous les 2 à ma voiture.

Le reste de la journée, après avoir passé 2h avec Brig au téléphone, le coeur plus léger, j'ai pu bosser un peu. J'aurai dû, le soir, passer chez ma sœur, question de me prendre la tête avec mon beau-frère, mais pour une fois; pas de squatteurs, j'avais évité ma voisin du rez et tout... J'aspirais à un peu de tranquillité. Alors j'en ai profité.

Enfin une soirée seule, tranquille, à moi...

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258 - Le droit de flancher ?

Publié le par JaneDo

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Le droit de flancher ?
(14 sept 08 - dimanche)

C'était tard, et j'ai un peu flanché, j'avais trop envie de voir Pascal. Je lui ai demandé où ils étaient avec l'intention d'aller le retrouver. Je l'avais vu un moment presque tous les jours; Jeudi, il a du venir me remonter le moral. Vendredi, je l'avais vu chez Thomas... Il risquait de percevoir ma faiblesse, alors je me suis forcée à ne pas le voir hier.

Pascal m'attendait déjà, on était à plus de 50m de l'endroit où il était avec ses amis. J'étais sûre que personne ne pouvait nous trouver là. God, toujours des frissons et le coeur qui part en vrille en le voyant. C'était vraiment plus possible de toujours être dans cet état après tout ce temps. Arrrr. J'adorais l'expression sur son visage jusqu'à son petit sourire tranquille

Je crois qu'on a un truc pour les murets!!! On s'est assis, et je ne savais pas quoi dire. Je sentais son regard, et je devinais qu'il attendait que je dise quelque chose. Mais j'étais "num", rien à dire quoi. J'avais envie de lui donner la main, mais je ne devais pas, envie de me coller à lui, je ne devais pas... ARF, c'était pénible. Quelle tâche avec mon histoire d'amitié. Comment est-ce que j'allais réussir à passer au stade amicale avec un mec qui me plaisait tellement? Pascal me donnait les papillons dans le ventre dès qu'il était dans les parages? J'étais cuitos!

En me passant le bras autour des épaules, Pascal m'a chuchoté à l'oreille (rien que ça me fait frissonner) que je lui manquais beaucoup, en me serrant contre lui. Il me l'avait dit dans ses messages, mais c'était encore mieux de l'entendre.

En souriant, il m'a rassurée de ne pas m'inquiéter, il allait être sage. J'ai souri aussi. Je lui ai dit qu'il me manquait aussi. On a peu parlé, il fallait qu'il parte. Je savais qu'il ne fallait pas qu'il fasse trop long. On s'est fait la bise, j'allais le laisser s'en aller, mais il n'a pas lâché ma main et m'a tirée contre lui. Il n'avait pas envi de jouer au pote là, tout de suite, il voulait une pause et il m'a embrassée. J'étais contente que ça vienne de lui et que je n'ai pas eu à faire le 1er pas. C'était trop bon. Bon de sentir comme il en avait envi, sentir ses bras me serrer si fort. ARF, si je pouvais rester comme ça pendant quelques heures, jours... Il m'a regardé partir avant de filer rejoindre les autres.

J'emportais avec moi son sourire et ses baisers. Je me sentais moins mal. J'avais bien sûr envie d'aller voir comment il était avec les autres, après notre petite rencontre. Mais hé, pas envie de me faire des films en interprétant son attitude et tout. Alors je suis rentrée.

Cela faisait à peine 15mn que j'étais à la maison quant Pascal s'est pointé chez moi... Il m'a demandé si j'acceptais de faire une pause dans notre contrat amical? Qu'il n'avait pas envi d'être un pote ce soir, mais si j'y tenait, alors il ferait avec, mais il n'avait envi d'être ailleurs, ni avec quelqu'un d'autre...

Tout en parlant, il a promener un doigt sur mes lèvres avant d'y déposer le plus doux des petits bisous... AWHHH encoooore... ARF là, je savais que j'étais hyper cuitos! Ses yeux verts encore plus perçants et verts-verts... Comment lui résister? Je n'avais pas envie du pote en lui ce soir non plus. J'avais envie de lui arracher sa chemise, de l'embrasser jusqu'à l'étouffer, de... Mais où sont passés mes bonnes résolutions???

Non, oui... le laisser m'emmener au paradi, au palais des plaisirs, goûter encore à ses lèvres, encore et encore, ses mains qu'il n'utilisait pas que pour écrire, l'entendre murmurer à mes oreilles de sa voix tendre et aussi cassée par moment, manger son sourire, le bouffer tout cru... J'avais le souffle coupé. Impossible d'être raisonnable. Impossible de rester sur ma réserve, de parler... Impossible de lui demander de partir, de ne pas...

Je lui appartenait corps et âme. 

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Publié dans diary, journal

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