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200.1

Publié le par JaneDo

Mais comment pourrait-on me croire!

Mon neveux a sauté dans mon lit ce matin pour me réveiller. 9h... ARGH... 9h? Ciel. Mon frère était parti Dieu sait où...donc c'est pour ma pomme... Je me suis levée avec le sourire (comment faire subir à mon petit chou ma rage contre les adultes... impossible). Les enfants me connaissent bien pour ça, toujours de bonne humeur, suis toujours à leur dispo. C'est normal, je les aime! J'ai joué avec lui, avec les billes que j'avais rangé hier soir!!! Donc quant mon frère s'est pointé, on était en train de rire et de faire les fous... Comment pourrait-il imaginer une seule seconde que ça me fait péter un câble qu'il vienne me scouater et me foutre en l'air MON WEEK-END, envahir mon espace... Oh la la, suis chiante!

Enfin il vient de partir chez mon autre soeur... hélas, je n'arrive pas à me calmer et en plus je me sens coupable d'avoir essayé de lui rappeler que je DETESTE qu'on débarque chez moi, que je ne veux pas souffrir qui que ce soit chez moi, que je... ouais, je me sens coupable... ok, je vais me mettre en condition pour être plus sympa tout à l'heure...

Mais mince, il aurait pas pu attendre la semaine pour se disputer avec sa copine? pourquoi le week-end?? I'm super pissed! Et maintenant la porte... (maudite moi)... C'est ma voisine du rez... café? (NON, j'ai pas de café.. .grrrr) Bien sûr, entre seulement... (vraiment maudite) Mais, ils se sont donné le mot ou quoi?

Ouais... ça doit être aussi, mais pour un chouilla seulement, Pascal qui me met dans cet état? J'ai tellement envie de le voir... C'est clair qu'avec mon appartement rempli comme sur une place le 14 juillet.. pas possible de l'inviter ici !

Faut vraiment que je j'aille m'inscrire dans un truc de boxe illico-presto ! Du yoga aussi peut-être?

Une Amie-Kazeo m'a conseillé de répondre à Pascal. Elle a raison, pourquoi me punir sans raison. Merci du conseil ma chérie, j'y vais de ce pas! (Elle se reconnaîtra )

Pascal a répondu illico à mon message, comme s'il surveillait son natel... hihihi... Trop chou, je l'adore. Il m'a demandé s'il on pouvait se voir, s'il pouvait m'appeler. Un petit frisson de joie m'a traversé le corps rien qu'à l'idée d'entendre sa voix chaude. C'était comme faire un petit tour au paradis. Ca m'a vraiment fait super plaisir de l'entendre.

Il s'est excusé encore et encore de ne m'avoir rien dit plus tôt. Un moment donné je me suis entendu dire "Même si... (je n'arrivais pas à prononcer le mot marié!), y a pas de raison pour qu'on ne puisse pas être ami, traîner ensemble"... baahhhhhhh... qu'est-ce que je raconte. Je me serais giflée. J'aurai voulu ravaler les mots, mais trop tard, c'était déjà sorti. Mom m'a toujours dit de retourner ma langue 7x dans ma bouche avant deparler... pourquoi je n'ai pas appliquer son conseil, hein? Je me suis laissée tomber parterre en faisant la grimace (heureusement qu'il ne me voyait pas), tellement je n'aurai pas dû dire ça. Il m'a demandé ce que c'était ce bruit. Je pouvais quand même pas lui dire que suis tombée de mon canapé à cause de la grosse connerie qui venait de sortir de ma bouche... Ami? Non mais, qu'est-ce qui m'a pris!!!! Pascal m'a proposé d'aller faire un tour au bord du lac. J'ai bien sûr accepté de suite. Peut-être un peu trop vite? J'aurai peut-être dû lui dire qu'on se croiserait sûrement ce week-end et ne pas accepter? Bravo... suis en "mode débile" à nouveau, CRRRR.

Mais bon! Je suis faible!

Publié dans diary, journal

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199 - Suis maudite

Publié le par JaneDo

ARFFFFF.. suis maudite ou quoi ???!!!

Moi qui ne rêve que d'une chose, une vie SOLITAIRE, plaisible, rempli de SOLITUDE... Je me débarrasse de 2 scouateurs avec moulto peine, et voilà que mon frère me tombe dessus avec mon petit nours de 6ans.

Autant pour la solitude!!!!! ---- Y a pas à dire... suis maudite!

J'aurai dû me prendre un studio ou un 1 pièce... là je n'aurai plus de problème... GRRRR... je suis ENRAGEE... Allez, respire un bon coup, du calme, faisons contre mauvaise fortune bonne figure... MAIS QUAND MEME POURQUOI OH POURQUOI ne vont-ils pas se scouater chez d'autres avec enfants, POURQUOI ne vont-ils pas se coaguler avec ceux qui ont des gosses, POURQUOI ne vont-ils pas scouater chez quelqu'un qui aime la compagnie! MOI NON! Je n'aime pas la compagnie, j'en ai pas besoin, je n'en veux pas... PFOUFFFFFF. Si ce n'était pas minuit et demi, j'irai faire un jogging pour me défouler... M---- M---- et M--de.

Est-ce que je réagis comme ça à cause de se qui se passe avec Pascal? J'espère que non. Non... Non, je veux juste qu'on respecte ma vie privée, que mes amis et famille respecte mon choix. Leur choix a été de fonder une famille, de vivre les alléas quotidiens de la vie à 2 ou plus. M O I  NON... ARRRRRG.

J'ai beau le leur dire dans tous les tons possible, mais je crois qu'ils ne veulent pas m'entendre. Ca me met en colère. Je me sens comme un volcan sur le point d'exploser. Il est clair que pour eux, qui ne supporte pas d'être seul, ils ne peuvent pas concevoir que quelqu'un puisse aimer être seul.

Je crois aussi qu'ils savent bien que je les foutrais dehors menu-militari si je ne me sentais pas mal et coupable après. OHRRR et je m'en veux, si seulement je ne me sentais pas coupable... Bien fait pour ta G----- ma fille.

Quelques heures et déjà mon appart ressemble à un grenier. Des jouets qui traîne partout, des billes sur le sol, failli me tordre le cou dessus, des habits, des groles, des chaussettes, ciel....

Mon Dieu..... suis pénible, suis mortellement chiante (soupir). Ouais... horriblement chiante!!!!

Mais... WEEK-END DE TRANQUILITE, c'est pas trop demander? Un week-end planifier avec soin; sans chien, sans scouateur, sans petit copain... Pour ça, j'ai fait les courses hier, rangé et fait le ménage dans mon appart... Et PLAFFF, foutu, foutu, foutu.

Suis tellement en colère que je pourrais mordre ...

Publié dans diary, journal

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198

Publié le par JaneDo

L'anniversaire à Daryl, petit chou, aujourd'hui.


Mon frère m'a appelé pour savoir si je voulais descendre chez sa copine, Emmie, pour fêter l'anniversaire de pti chou. Ben bien sûr. Je ne manque jamais les anniversaires de mes petits chouchoux.

En y repensant, j'aurai dû faire le gâteau. Mon frère à commandé un gâteau, aucune idée ce qu'aime mangé les enfants hein!!! C'est quoi ce gâteau? Ils ont été eux aussi des enfants il y a pas si longtemps, non? Par contre, pour les cadeaux alors là, rien à dire.

Je crois que je vais me remettre à faire les gâteaux pour les anniversaires de mes neveux, et mériter mon surnom de tati gâteaux! Tous mes neveux m'appellent Banana... Ouais, drôle non? Du plus grand au plus petit de 6ans.. Tous m'appelle Banana. Surnon donné par un de mes 1er petit copain d'après une pub Janita-Banana. Dingue. Ca m'a collé à la peau depuis.

Mince, j'ai à nouveau une de mes anxiétés, une de ces prémonitions morbide... Pas seulement l'anxiété à propos de Pascal et de ce que je vais faire, mais cet autre anxiété qui me fait mal jusqu'à la racine des cheveux. Suis mal, mais je vais essayer de le ranger dans un tiroir, je peux rien y changer. En fait, c'est ce que j'essaie de me dire pour me rassurer. Je sais que ma tête essaie de diriger ce "..." en dehors de ma sphère proche. Je me suis rendue compte que si je m'y prenais à l'avance et me concentrais assez fort, et laissait un peu ma peur de côté, j'arrivais à dévier ces "..." en dehors de mon entourage immédiat. Par contre, je sais aussi qu'il a quelques bonnes nouvelles qui vont tomber... pour ça je suis contente. Quand même peur. Qui cette fois? J'ai un noeud à l'estomac et ça ne me quitte pas. J'ai même plus faim tellement ça me ronge.

En rentrant ce matin, j'ai trouvé des fleurs laissé par Pascal, derrière ma porte. Petite pointe de culpabilité. Trop chouki.

Brian aussi est adorable. Hier soir, je me suis effondrée dans ses bras. Il ne m'a posé aucune question. Je l'adore pour ça. Il m'a chouchoutée en me faisant à manger. Il a pratiquement fait la conversation à lui tout seul. Quant il a mis un film, je me suis endormie sur ses genoux.

Le petit mot laissé par Pascal disait; "Pense à toi très fort. P"

Vraiment adorable. Je devrais l'appeler au moins. Pourquoi je m'inflige ça déjà? Aucune idée. Je crève d'envie de le voir, alors pourquoi ne pas accepter les choses comme elles sont... Arf... Je ne me rappelle même plus pourquoi je ne réponds pas à ces messages. Pourquoi? Qu'est-ce que j'essaie de lui faire comprendre? Qu'est-ce que j'essaie de lui dire par là?

Ah oui... Je voulais me tester comment se serait si je ne le revoyais plus. Trop trop dur. Je sens que je faibli. Non, non ma fille. Du courage voyons!

Ce matin non plus, Brian ne m'a pas posé de questions. Je crois qu'il s'en doute de toute façon, mais aussi, il se doute que je n'ai pas envie d'en parler. Il me comprend si bien. S'il n'était pas aussi volage... Brian m'a juste tendu un café bien chaud en me tirant vers lui. Je serais bien restée toute la journée comme ça, mais il devait partir au travail. Il m'a proposé de l'accompagné ce soir à un dîner de boulot. J'ai accepté.

Après tout, ce n'est pas comme si je devais voir Pascal...

Publié dans diary, journal

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197 - Mathieu

Publié le par JaneDo

Hoooohhhh mais qu'on me fiche la paix!

Ne voulait rien faire aujourd'hui, j'ai quand même dû courir à droite et à gauche, sans résultat de toutes manières!

Quelqu'un essaie sans arrêt de me joindre sur mon fixe. Je devine qui c'est mais, il peut toujours courir. C'est quoi cette habitude de vouloir me parler sans arrêt ? PFFFF. Sur mon natel, il appelle avec le numéro supprimé (caché), ce que font les emmerd... Ils cachent leur numéro, espérant qu'ils vont réussir à vous joindre pour vous casser les pieds. Les miens sont déjà fatigués, alors basta. Je ne suis pas d'humeur.

 

Pascal me manque à mort. J'essaie d'éviter de penser à lui, mais j'y arrive pas. J'essaie de tenir le coup, un aperçu de ce que se sera si je ne le voyais plus. En tous cas, C'EST MORTEL. J'ai envie de le voir tout le temps. Envie de recevoir ses messages, d'entendre le son de sa voix. Je souffre le martyr. Mais, il n'y a que Thomas qui m'écrit tout le temps et à qui je réponds. C'est de ma faute si Pascal ne m'écrit plus, il me fiche la paix parce qu'il pense que c'est ce que je veux... SNIF. J'aimerai qu'il arrête de me fiche la paix, au contraire, qu'il me harcèle.

 

Mon ex est venu chercher Maxou. Il voulait connaître mes plans des semaines à venir. Pffff. Ca le regarde pas. Je ne le lui l'ai pas dit, au contraire, j'étais sourir et tout, mais va te faire... ça ne te regarde pas. A propos de Maxou, la finalité reste la même, se débarrasser de son chien.

Quant on s'est séparé, je ne l'aurai jamais cru capable de s'occuper de son chien. Je pensais qu'il allait l'abandonner chez sa mère ou dans le 1er refuge venu. Chapeau, il ne l'a pas fait. Ca forçait le respect. Depuis, il est redescendu au rang des nullos.

Le voilà qui essait de se débarrasser de son chien, avec des excuses toutes aussi bidons les uns que les autres. Son chien n'est plus un bébé, il devient vieux, alors pffssst, il essaie de le virer. Comme il est descendu dans mon estime. Pour me faire du chantage, il a même été jusqu'à me dire, que, soit il le fait piquer !!!!! (lamentable idiot). Piquer un chien encore en pleine forme et santé juste pour s'en débarrasser, comme on jette un truc aux ordures!!!! (lamentable, pauvre type quoi). Bien sûr avec l'âge il devient sourd, bien sûr qu'il est moins vaillant... et alors! Ou, dit--il, mettre une annonce pour lui trouver une autre famille (pfff... à 14ans passé... trouver une nouvelle famille.. ouais). Evidemment, je suis ravie d'avoir mon petit nounours, mais j'essaie de ne pas trop le montrer, pas qu'il change d'avis, on ne sait jamais... Il m'avait déjà empêché de voir Maxou jusqu'à présent, alors, je ne voulais pas lui laisser une chance de savoir que je me réjouis d'avoir mon bébé. Quant je pense à ces regards que ces bébés nous lancent, tout plein d'amour et de confiance... Ca me fait mal au coeur pour Max.

Son chien devient vieux, maintenant qu'il a le plus besoin de son maître, maintenant où il aurait fallu qu'il soit à la hauteur, qu'il soit un homme... niet. C'est triste. Pas de problème pour moi, Maxou est mon bébé aussi.Pour moi, il a perdu tout son ora, tout mon respect. Mat est lamentable, pauvre mec va.

Il blablatait sur prendre Maxou une ou 2 fois en août, PFFF... pourquoi faire. Le chien l'adore carrément, c'est son maître, son papa. J'espère que le chien ne se doute pas que son papa veut le tuer si je ne le prenait pas. Les hommes sont des animaux bizzares! Certains bichonnent et aiment plus certains objets, comme leur voiture, plus qu'ils n'aimeront jamais un être humain.

Alors musclette, mon ex, était là debout à me sortir ces petites balivernes, mais derrière mon sourire, je me disais qu'il n'était que concerné par sa petite personne. Il m'a sorti ou 1ou2 fois, qu'il a vécu 14ans avec Maxou, alors maintenant il lui faut aller de l'avant, ou un truc dans le genre... PFFF... ouais, ouais... cause toujours, tu ne m'intéresse pas.

Je m'occuperais de mon petit nounours et ferait tout pour qu'il ait une fin de vie heureuse. Je le chouchouterai tous les jours jusqu'à la fin. Même si mon coeur saigne déjà à la peur de cette fin, ça ne fait rien. Je serais forte jusqu'au bout. Bien sûr, je me souviens avec horreur de la fin de ma fifille (..encore dur d'en parler..).

Je le regardais parler et j'étais heureuse de ne pas être son chien. Heureuse d'être un être humain qui peut dire stop, "asta-la-vista-baby", pas comme un pauvre chien qui ne peut qu'espérer avoir un bon maître. Plus il parlait, plus je me rappelais pourquoi je l'avais quitté, pourquoi je l'appelais musclette et plus il devenait petit. Pourtant, il avait été un petit ami des plus adorable. Très câlin, tendre, prévenant, doux et gentil, pas trop souvent de prises de têtes. Mais maintenant, je me rappelais des raisons principales pour lesquels je ne le supportais plus; bordelique, le fitness, la musculation à outrance, blanc d'oeuf, riz blanc, colant, interdiction de regarder ou parler à un autre mec, jalousie mortelle... et son besoin insatiable que je lui fasse se sentir le seul homme sur terre et le plus beau, et pour ça, j'ai jamais été terrible...

BAHHH, je plaignais sa nouvelle ou future copine!


Mat s'entendait super avec ma famille. Etant très proche de mes neveux et nièces, c'était super d'être avec un type que les enfants semblaient vraiment adorer aussi. Cela facilitait énormément les relations. Malgré nos années de différence, sa famille m'aimait beaucoup et ils sont devenus, comme il se doit, ma seconde famille.

Mathieu, avec 2 des enfants à Didine (ma soeur)
Pam & Alex

Après son départ avec mon bébé, Maxou, j'étais seule, enfin.

Je me suis jetée à corps perdu dans mon travail. Evidemment, Pascal hantait toutes mes pensées, mais je n'avais pas le temps pour ça, et je ne voulais pas en avoir le temps. Mais c'était dur.

Je préparais déjà mon petit week-end tranquille. C'était décidé, je ne sortais pas ce week-end, sinon, je ne pourrais pas m'empêcher d'espérer voir Pascal et le chercher du regard partout où j'irai. Je préférais que ce soit l'inverse.
 
Brian m'a supporté hier soir sans soucis. On a été jouer au booling avec des potes à lui. Pas vraiment ce dont j'avais besoin, mais sa soirée était déjà plannifiée. Il avait bien remarqué que je me rongeais les ongles dans mon coin par moment et a essayé de me distraire. Peine perdue. Mais la compagnie était la bienvenue. Ce soir, j'ai à nouveau filé chez Brian. Il est mon "calinou". Je savais que je l'aurai pour moi toute seule.

Publié dans diary, journal

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196 - Mon ex

Publié le par JaneDo

Anxieuse sans raison, je traîne mon coeur comme un gros boulet. God, ce que j'ai envie de voir Pascal !

Mon ex, Mat devait passer chercher Max. Je n'avais pas spécialement envie de le voir alors je lui ai envoyé un message pour lui demander si je pouvais garder Maxou encore aujourd'hui. On s'est mis d'accord pour demain.

Depuis que je le sais qu'il cherche à abandonner son chien, je n'ai plus de respect pour lui.  Son chien devient vieux, ce n'est plus un jeune chiot, alors comme des millions de sans-coeur, il  l'aurait fait piquer si je n'avais pas accepté de m'en occuper.

Comment peut-on avoir le coeur d'enlever la vie à un être vivant simplement parce qu'on est trop flegme pour s'en occuper!!!! Ca me dépasse. Ou s'il dit ça seulement pour me faire du chantage, c'est nul.

De toute façon, je suis ravie d'avoir mon nounours, je ne lui le montre pas  trop, de peur qu'il essaie à nouveau de me priver de Maxou. Je me demande comment j'ai pu sortir avec un minable pareil. Quel minus.

J'avais envie de passer voir mes frangines et mes neveux... C'est ce que je fais le lundi, parce qu'elles sont en général home, et aussi pour être tranquille le reste de la semaine. Ma petite soeur m'a appelé, alors que j'allais fillé chez elle en premier. Je suis passée chercher ma nièce, Lilice, qui m'avait aussi appelée. Carmin, son nouveau petit ami, était inscrusté dans la place bien sûr, donc on ne pouvait pas vraiment parler. Ce type est un vrai blaireau. Bon, évidemment en l'écrivant, je me dis que s'il tombe sur ce journal... hum... mais quand même c'est un blaireau.

Monsieur pense que les femmes sont inférieurs à l'homme, qu'elles ont besoin d'un homme pour prendre les décisions pour elles.. Pendant que tu y es, pour respirer aussi? Je lui ai gentiment rappelé que l'homme n'est qu'une dégénérescence génétique de la femme, que l'homme à plus d' 1/3 de gêne de moins que les femmes. Que tout être humain sans exception commence sa vie en tant que fille, et ce, pendant les premières 7à8 semaines de leurs existances, que ce n'est que lorsqu'une dégénérescence des gênes se produit que le foetus devient un garçon. De lui rappeler que ce n'est hélas pas une blague, mais bien la réalité et que cela avait été scientifiquement prouver... avait beaucoup déplu à Monsieur. Sorry dude!

Après avoir prit le café chez ma petite soeur, j'étais en route pour chez l'autre soeur. J'ai déposé Kachouka chez son papa. Je voulais que Lilice monte avec elle s'assurer qu'elle arrive sans encombre à bon port. Mais coup de chance, mon beau-frère rentrait aussi, cool. On s'est arrêté au milieu de la route, Kachouka est descendue rejoindre son papa, et j'ai ensuite déposé Lice.

Après mes visites familiales, je suis rentrée en vitesse. Sorti Maxou, lui ai donné à manger.

Marie, ma nouvelle voisine du rez m'a appelé pour discuter. Son fils, Roméo, est venu faire le bébé dans mes bras. Il est toujours très câlin. Peut-être ses souvenirs de bébé. Je l'avais beaucoup porté, chanté pour l'endormir, bordé aussi. Essayé de joindre Tchoy, mon ex-scouateur, pour Marie... Sans succès. Le rat.

Après toutes ces corvées, enfin, retour dans mes pénates. Mise à jour de mon journal, en éviter de donner des détails salaces sur ma nuit avec Pascal. Encore secouée par la nouvelle que Pascal était marié, je décidais d'aller noyer le tout dans un bain.

Mon téléphone n'arrête pas de sonner, mais je n'avais aucune envie de répondre. J'hésitais encore à lire les messages de Pascal. Fallait encore que je pense mes blessures... Non... finalement, j'ai décider de les lire avant de me plonger dans le bain, suivant comment, j'irai vite faire un jogging pour me défouler avant de noyer mon changrin avec des bulles parfumées...

  • J'ai essayé de t'appeler... STP répond moi...
  • Jane, j’imagine que tu n’as pas tellement envi de me parler ou de me voir, alors je ne vais pas d’embêter, mais si tu change d’avis, je suis là...
  • Même si pour toi non, moi ça m'a fait plaisir de te voir aujourd'hui... xoxoxo

Touchée! C'était chou quand même. Son dernier message était après s'être croisé chez Thomas. Horrible, je crevais d'envie de le voir. ARFFF, je vais aller noyer tout ça dans ma baignoire. J'avais besoin de câlins et besoin d'être avec quelqu'un de sûr, quelqu'un avec qui mon coeur ne serait pas en danger...

J'ai filé chez Brian.

Publié dans diary, journal

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194/5 - Embarras du matin (samedi soir-dimanche matin)

Publié le par JaneDo

Embarras du matin !!!

Mince je me suis endormie et pas éclipsée comme je l’avais prévu. Poisse. Et voilà le grand embarras du matin. Il était déjà debout et s'habillait quant j'ai émergé. Il ne souriait plus. "Jane, Il faut vraiment qu'on parle". Ouuuuhhh, comme je détestais ces mots là! D'après son expression, ça ne prévoyait rien d'amusant.

Pour une chose, il était comme moi, il n'était pas question qu'on s'embrasse au saut du lit. Le cinéma a tellement promu ces "baisers matinales", mais ce n'est qu'un mythe. Se rouler des patins sans s'être laver les dents. Beurk. Donc, pas d'élans de tendresses matinales.

Pascal était à nouveau tout sérieux. Ses yeux verts encore plus verts si c'était possible. Sa mâchoire se contractait. Oh la la, je n'avais pas envi qu'il me sorte la fameuse "on aurait pas dû". Mais d'après l'expression de son visage; ça n'allait pas tarder. Je me suis extirpée du lit et j'ai foncé avec la couverture me débarbouiller dans la salle de bain. Je n'avais pas de brosse à dents, alors je me suis lavée les dents avec la bonne vieille méthode, le doigt.

Déjà la 1 ère fois, le matin, je me souviens vaguement qu'il voulait qu'on parle. Mais je n'en avais pas vraiment envie. Cette fois, je voulais savoir... enfin... je crois! Il était appuyé à la fenêtre et me tournait le dos. Mais il m'avait entendu sortir de la salle de bain. Mon château de cartes a volé en éclat quant il s'est mis à parler...

  • Il faut que je te dise quelque chose, et,  je te promets que si je pouvais l'éviter...
    (Glups... me sentait pas très bien du coup)
    Je... Je ne suis pas libre... J'ai... J'ai déjà quelqu'un dans ma vie...
    (Aoutch... la baffe du matin. Alors c’était bien ce que je pensais... lui et la bombe atomique..)
  • Je me suis lançée et demandé; - Sophie?
  • Non, Sophie est sa meilleure amie, c’est tout...
    (Pause)
    Elle va venir me rejoindre ici.
    (Pause gênante, j'ai détourné le regard)
    Je suis désolé, j'aurai dû te le dire plus tôt...
    Et je te promets que je ne te dis pas ça pour t'éloigner ou me débarrasser de toi...
    Tu allais finir par le savoir, et... je ne voulais pas que tu l'apprenne par quelqu'un d'autre...
    Elle s’appelle... Jess. Et elle est la sœur de Thomas...
    Jane... Je... je suis marié...
  • Oh boy!

C'est quoi ça... Oh Boy? C'est tout ce que j'ai trouvé à dire; Oh Boy !!! Marié? La vache, si je m'attendais à ça. Je n'arrivais pas à en croire mes oreilles. Marié, comme dans... m-a-r-i-é!  Et j'avais la tête tellement vide, je n'avais rien trouvé d'autre à dire! Oh boy! Je comprenais mieux ses réserves et ses distances. Il est mignon et chouette, pas étonnant qu'il soit marié, mais... marié!!! Désastre.

Je restais assise là comme une cruche à le regarder. Je n'arrivais pas à penser. De toute façon, dans des situations tangentes, j'avais besoin de prendre du recul et réfléchir. C'était trop chaud pour que je puisse fonctionner. Mes neurones étaient aux abonnés absents. Les seules choses qui me passaient par la tête est "Il est marié, crap, il est marié" comme un disque rayé. Il était donc marié, c'était pour ça qu'il essayait de m'éviter. Pourquoi est-ce qu’il fallait que j’aie autant de poisse. Marié... affff.

Il fallait que je parte... Je n’avais aucune idée quoi dire ou faire. Il fallait juste que je parte. Surtout avant de sortir une autre idiotie comme "Oh Boy!". Et pourtant... je n’en avais aucune envie. J’aurai aimé remonté le temps un peu, et l’empêcher de parler... peut-être si je n’avais pas filé à la salle de bains lui laissant le temps de se préparer à parler... Non, je n’avais vraiment pas envie de partir... et je ne sais pas s’il voulait que je parte ou pas, peut-être qu’il m’avait dit ça pour effectivement que je m’en aille. Je ne pouvais pas lui demander la preuve...

Ca y est... je roulais à nouveau en “mode débile”

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195 - Dimanche en enfer..

Publié le par JaneDo

Un dimanche en enfer...

Pour le coup mon envie de savoir... bofff. Le moral dans les basquettes. Je n'avais envie de voir personne. BK, une bonne copine, a essayé de m'appeler plusieurs fois, je n'ai pas répondu. J'ai sillonné mon appart comme une lionnne en cage. Pas de chance. J'aurai franchement dû deviner ou au moins soupçonné quelque chose du genre... J'aurai vraiment dû m'en douter. Je n'avais même pas envie de regarder la télé mais plutôt envie de dormir pour oublier, mais je n'arrivais pas à fermer l'oeil. Me suis faite un café, même pas soif... J'étais crevée.

J'ai lu les quelques messages de Thomas, sans beaucoup d'entrain. Pas répondu à mes potes F/G qui ont essayé de m'appeler. J'avais vraiment le moral au plus bas. Je n'arrivais pas à secouer l'anxiété qui m'avait gagnée. Le pire était mon envie de le voir quand même. Mais ça, je ne devais pas. J'avais les yeux enflés d'avoir trop pleuré, je ne pouvais vraiment voir personne. Il fallait que je sorte Maxou. Je l'ai sorti avec des lunettes de soleil. La journée ressemblait à mon humeur mi-figue, mi-raisins.

Je suis quand même rarement aussi down. Même quant je l'ai été, je choisissais de ne pas. J'ai toujours cru qu'on avait le choix de se laisser sombrer ou pas. Je me jette alors dans un de mes loisirs préférés, le travail, le sport et hop, j'allais mieux. Rien que de penser à quelque chose qui me faisait plaisir, me remontait illico le moral. Là, je n'arrivais même pas à avoir envie d'avoir envi.

Pascal m'avait envoyé 2 messages. Je n'avais pas le courage de les lire, qu'est-ce qu'il pouvait bien avoir à dire? J'hésitais à les effacer sans les lire. Tant que j'étais indécise, je les laisserai sur mon portable. Je ne les survolais même pas avec curiosité. J'étais vraiment down.

Peut-être parce que c'était dans ma nature, je me laissai gentiment couler en étudiant les étapes de ma descente aux enfers.

J'avais envie de le voir et ça me donnait la nausée. J'essayais de penser à ses défauts... je n'en connaissais pas. J'avais le coeur qui battait trop fort. J'enviais sa femme... Jess. Et je ne l'enviais pas. C'est pas le pied de sortir avec un mec trop mignon, les autres nanas passent leurs temps à essayer de vous le piquer. J'étais dégoûtée. Hélas, maintenant je faisais partie de ces garces. Pouahhh, je me déteste.

Mince, je me sentais mal. Je lui en voulais et non, c'est à moi que j'en voulais. Je m'en voulais d'avoir quand même envie de le voir. Je n'avais pas faim. J'avais mal partout jusqu'à fleur de peau et mal aux cheveux.

C'était de ma faute.

Je l'avais harcelé, poursuivi, traqué... J'aurai vraiment dû y penser, j'aurai dû le savoir. A passer 30ans, il y 80% de chance que les adultes qu'on rencontre soient en couple ou mariés. J'avais aussi envie de vomir. Vomir parce que j'avais envie d'être avec le mec d'une autre, que j'avais malgré tout envie de l'appeler, d'entendre le son de sa voix, mais son coeur appartenait à quelqu'un d'autre.

Ma ligne de téléphone n'arrêtait pas non plus de sonner, quelle barbe. Ca ne pouvait être que ma famille, mais je n'avais envie de parler à personne. J'étais pas trop d'humeur. Il fallait que je me laisse un peu de temps. Ce matin, j'ai dû rouler en mode automatique. Ma voiture connaissait bien la route. Mon cerveau anesthésié aussi...

Je n'avais répondu à aucun des messages de Thomas, qui me disait que je LEUR avait manqué. Je savais bien qu'il voulait dire à lui, mais bon. Ca ne me faisait même pas sourir. J'avais froid. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire... Je ne pouvais pas, même si j'étais assez ouverte, je ne pouvais pas être "sa maîtresse"... quelle poisse. Pas à lui, n'importe quel autre mec, mais pas lui...

Ma tête allait exploser!

Puis fatiguée d'être fatiguée, je décidais de me secouer un peu. J'allais accepter d'aller prendre un verre avec Thomas. Quelque part, je me demandais si ce n'était pas une manière quand même de m'approcher de la bulle de Pascal? De toucher à son environnement? D'être dans son sillage, sans pour autant avoir le courage d'aller plus près?

Bahhh, oooowh stop la défoule mentale...


Un petit verre pour la route!

Thomas tout heureux est passé me prendre à la maison. Normalement, je prends toujours ma voiture. J'aime mon indépendance et surtout avoir la possibilité de décamper dès que la soirée me saoule. Mais là, je n'avais pas le courage de conduire.

  ahhh Thomas ! Quelques uns de ces potes étaient là... Je suis sûre qu'il a fait exprès. Il n'a pas pu s'en empêcher, fallait qu'il parrade. Incroyable. Mais bon. C'était quand même sympa. Il est amusant et très intéressant comme mec. Son seul défaux, c'est son changement de comportement dès que ces copains sont dans le coin. C'était agréable et ça m'a changé les idées.

Il m'a raconté ses études, ses bêtises, un peu sa famille. J'ai TilT-é intérieurement, quant il a parlé de sa soeur... Je n'ai posé aucune question. J'avais peur qu'il remarque un intérêt quelconque, mais j'étais évidemment très curieuse. Par contre, il a parlé de Pascal. Mon coeur flottait dans de l'huile et pesait une tonne et demi.

En mâle qui protège son territoire, il m'a bien fait comprendre que Pascal n'était pas libre, en insistant lourdement. Qu'il avait remarqué mon intérêt. Pascal n'a jamais été un fanfaron, mais Thomas le trouvait plus renfermé que d'habitude.

Une petite décharge électrique me traversait le corps chaque fois que le nom de Pascal était mentionné ARFF. Quant les copains à Thomas sont passés à la table et ont demandés où était Pascal... GLUPS, ou quant ils ont mentionnés le fait qu'il n'était pas sorti les rejoindre hier soir...

Puis Thomas m'a demandé si ça me dirait d'aller prendre un dernier verre chez lui... Chez lui... OUPS, juste au-dessus de l'appart à Pascal???!!!

Dilemme... Oui, j'en avais envie... Même si c'est juste de savoir qu'il est en-dessous, juste d'apercevoir sa silhouette pendant une fraction de secondes... Oui... j'en avais envie... Mais! Mais, je ne voulais pas encore le voir en vrai, je ne voulais pas lui parler, ni avoir à le voir en chair et en os.. L'apercevoir, oui, le voir vraiment... non!

Et en faible chiffe molle, j'ai accepté... Nullasse!


Pascal partait sans doute pour un jogging quant on est arrivé devant chez eux. Il était à torse nu, son t-shirt sur un genoux alors qu'il laçait ses basquettes. Poisse, qu'est-ce qu'il est... mignon. Il a à peine levé les yeux tout en faisant un signe de la tête dans notre direction. Il ne m'a pas vue. J'aurai espérer qu'on s'engouffre rapidement dans les escaliers pour monter chez Thomas mais il s'est arrêté pour bavarder avec Pascal. Mon coeur me faisait des siennes.

A quoi je m'attendais de toute façon? J'espérais le voir, ben, c'était gagné! Fallait que j'arrête de me raconter des histoires. J'avais pris le risque de venir chez eux, alors fallait bien m'attendre à le voir d'une façon ou d'une autre. J'aurais donc dû m'y préparer au lieu de laisser ma tête nager dans le vide. Mes neurones s'amusaient à penser à des trucs débiles, carrément rien à voir, au lieu de rapidement chercher comment réagir. Une vraie tâche. Pascal a finalement levé la tête à notre approche. J'avais envie d'être invisible. J'avais envie de me planquer derrière Thomas aussi, mais, ohfff, j'aurai eu l'air idiote. Je me sentais malade. Pascal a fronçé les sourcils, aucune idée ce qu'il allait dire parce que les mots sont restés coincés au fond de sa gorge. Son regard voilée par une légère expression d'incompréhension m'a cogné de plein fouet. Thomas était content. Ouais, il était.. content.

J'ai remarqué les contractions de la machoîre à Pascal, ce qui lui arrivait quant il était nerveux, ennuyé, en colère ou quant il se retenait  de dire quelque chose. Ses yeux m'ont transperçés une fraction de seconde...

Je suis dingue de ce mec... PFFFF. Je n'avais pas encore lu ces 2 messages, mais ça, il ne le savait pas. J'étais plombée sur place. J'ai dû lui faire la bise... LA BISE... Rien que sa main sur ma taille quant il s'est penché pour me faire cette bise m'a fait flipper. Il a évité de me regarder et je ne connaissais pas l'expression de son visage; colère? rien à foutre? Aucune idée. Je me sentais toute petite déjà que je n'étais pas très grande... Si j'avais osé j'aurai couru en hauts des marches chez Thomas, mais au lieu de ça, je restais debout comme une cruche en regardant Thomas parler. J'étais sourde, je n'entendais pas un mot, probablement la tornade qui s'abattait contre les parois de mon cerveau. Mais je souriais stupidement comme si je savais de quoi il parlait... NUL.

Ensuite, j'ai suivi Thomas chez lui sur mes guiboles en papier. Pascal nous regardait monter les escaliers, les sourcils fronçés et a détourné le regard quant je me suis retournée.

Ce n'était pas une bonne idée de venir prendre un verre chez Thomas!!!

On discutait tranquillement et il me montrait sa collection de DVDs quant Pascal a frappé et est entré. Même si ça me rendait mal à l'aise, j'étais aussi quelque part heureuse. Il n'avait pas été faire son jogging finalement, ce que Thomas n'a pas manqué de remarqué. Pascal a juste lancé un "Plus envi" et demandé s'il pouvait "m'emprunter" une minute. La boule a l'estomac, je l'ai suivi. Thomas la bouche encore ouverte, Pascal m'a prise par le bras et traîner gentiment mais fermement dehors.

Pascal voulait juste savoir ce qui se passait. Thomas nous observait alors, on prenait des mines de "ouais? ha cool... ha ouais!". Je lui ai juste dit que j'avais eu envie de prendre l'air et Thomas m'a appelé à ce moment là et j'ai dit oui. Rien d'autre.

-Est-ce qu'il y a..
-Rien du tout.
-Okay...

Thomas s'était remis de la scène bizzare et venait nous rechercher. Pascal s'est tourné pour ouvrir la porte-fenêtre pour me laisser retourner à l'intérieur en ajoutant;

-Tant mieux.

Tant mieux??? Pourquoi tant mieux? Qu'est-ce que ça pouvait vouloir dire? Bon, fallait que j'arrête d'essayer d'analyser chaque parole, chaque geste, ça me donnait mal à la tête. C'était plus facile à dire qu'à faire.

Pascal a proposé une grillade mais j'ai dit que je voulais rentrer j'avais du monde qui allait passer chez moi dans moins d'1 heure. Les 2 garçons se sont renvoyés la balle un moment pour décider qui allait me ramener. J'aurais dû prendre ma voiture!!!! Finalement Pascal a abandonné la partie quant Thomas lui a rappelé que c'est lui qui m'avait invitée!

En chemin, Thomas a essayé de savoir ce que Pascal me voulait. Il m'a cuisiné avec et sans détours. J'ai dit que c'était un truc à propos d'un de mes potes, et j'ai essayé d'éluder ses questions. J'aurai dû rentrer en taxi. Ma tête me faisait un mal de chien.

En rentrant, j'ai remarqué que Pascal m'avait envoyé encore un message. Je n'allais pas le lire. Assez pour ce soir! Et je n'avais personne qui passait à la maison, j'avais juste eu envie de rentrer pour ne pas me retrouver en sandwich entre les 2 garçons. C'était pas très agréable.

Je crois que si j'ai été chez Thomas c'était juste pour apercevoir Pascal, le visionner, me rincer l'oeil dessus juste un petit instant. Je voulais savoir comment je me sentirais. Une fois que c'était fait, j'ai voulu rentrer.

Comment je me sens?... Pas terrible!

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194 - Le Grand Saut ;)

Publié le par JaneDo

Samedi... Passé la journée à trembler de trac...

Bien sûr, j'imaginais tout ce qui pourrait aller de travers. J'avais une boule à l'estomac et dans la gorge. Insoutenable. Plus le temps passait et me rapprochait de la fin de journée, plus la boule grossissait. J'avais froid et pourtant il faisait une châleur d'enfer.

Je ne pouvais rien avaler, et pourtant va bien falloir que je mange quelque chose, parce qu'avant de sortir, je sais que je prendrais un petit verre, et si j'ai rien dans le ventre, je vais avoir la tête qui tourne. Je ne pouvais quand même pas demander à mon pote de m'accompagner chez Pascal... la honte. Non, il fallait que je conduise, donc, fallait que je mange. Mais, rien à faire, je ne pouvais rien avaler du tout. Je vais sûrement avoir la nausée si je fume une cigarette de plus... Je me suis donc fais un toast et je me suis forcée à le manger sans rien. Dègue.

Toute la journée n'a été qu'une longue et minutieuse préparation. Les cheveux, re-lavés, brushing. Fais mes ongles, pieds et mains. Le plus long à été de choisir les vêtements et les chaussures. Les chaussures qu'on peut enlever très facilement d'un petit coup de pied, pas de lacets, pas de boutons à pression et pas fermées... j'avais pas fait les ongles des pieds pour rien! Et les vêtements... ha la la... c'est le pire... Essayage et encore essayage. Opté pour robe ou jupe. Pas question de mettre un pantalon qui va être compliqué à enlever ou qui risque de casser l'ambiance au cas où ! Et ce soir, pas de slibar GM (grand-mère).

J'ai reçu quelques messages de Thomas, j'y répondais sporadiquement. Puis j'ai réalisé que si je voulais avoir une idée de qui fait quoi de sa bande ce soir, il fallait que j'en profite. Donc il fallait que je lui réponde et tirer le maximum de renseignements.

Thomas et les autres se retrouvaient à leur endroit habituel. Thomas me dit que Pascal n'avait pas trop envi de sortir, mais après que Thomas ait lourdement insisté, Pascal a décidé de les rejoindre un peu plus tard en boîte.

Pascal de son côté m'a dit aussi qu'il n'avait pas envi de sortir, mais il avait fini par accepter de les rejoindre plus tard. Il m'a demandé ce que je faisais ce soir? J'ai dit que je sortirais aussi mais plus tard rejoindre la bande. Je ne savais pas encore où on allait. Il m'a répondu, mdr.. je pense que c'est comme nous, puis finalement on fait toujours les mêmes choses. Puis extraordianaire, il m'a demandé si je voulais aller prendre un verre que les 2 avant d'aller rejoindre nos groupes respectifs?

Hiiiipiii... mais je savais pas quoi répondre. Je pouvais pas lui dire que j'avais passé la journée à me préparer pour lui faire une surprise alors je préférais qu'il reste bien gentiment chez lui pour être surpris! Bon, je pouvais dire oui et lui dire que je passe poser ma voiture chez lui... un peu cavalier et très genre pote... alors non... Si je n'avais pas plannifier autre chose j'aurai sauté sur l'occas et j'aurai dit OUI, oui oui oui. Mince... Finalement, j'ai proposé de lui envoyer un petit message plus tard après être aller manger avec une copine? (pas vrai du tout, juste besoin de temps pour me préparer) Il m'a réppondu "Super... j'attends ton message alors". J'ai quand même demandé jusqu'à quel heure je pouvais lui lançé un message au cas où il sortait? Pascal me dit qu'il attendra mon message, qu'on irait d'abord prendre un verre ensemble, qu'il verrait s'il sort ou non après... Cool.. parfait... J'ai embrassé mon natel de joie. Les choses se passaient très bien.

18h... J'ai pris le temps de m'habiller tranquillement. La boule dans la gorge m'étouffait presque.... Une fois habillée, après plusieurs changements de dernières minutes, j'ai pris le soin de me maquiller un peu. Très légèrement, un maquillage naturel, qui prend encore plus de temps qu'un maquillage soirée. J'avais les mains qui tremblaient et la nausée. Le trac avait envahi tout mon corps, la tête avec.

Vers les 21h30, j'étais pratiquement prête. J'ai sorti le chien en me rongeant les ongles. Presque failli fiche en l'air le vernis que j'avais pris tellement de temps à mettre. Fallait que j'arrête ça! De retour à la maison, il faisait nuit.

Je pensais attendre encore une heure avant de me pointer chez Pascal. Pas trop tard, pour éviter qu'il ne soit sorti ou déjà couché. Pas plus tôt parce que Thomas risquait d'être encore là. Changé d'avis mille fois; j'y vais, j'y vais pas...

ARFFF... J'avais les flopettes et les jambes en cotons.


Planqué ma voiture dans un coin discret près de chez Pascal. Fallait pas que Thomas tombe sur ma voiture même par hasard. Il faisait nuit maintenant mais merci à la lune, elle éclairait assez le chemin qui conduit à la villa où habite les 2 garçons. J'ai jeté un oeil rapide, ouf, Thomas était déjà sorti comme le supposait son message.

Il y avait de la lumière chez Pascal.

J'ai vérifé qu'il n'était pas en train de traîner à l'extérieur, surtout ne pas me faire prendre. Fallait que je sois sûre qu'il était chez lui et seul. Poisse, il n'était pas seul, je voyais une autre silhouette. Je me suis approchée le plus discrètement du monde, la porte était ouverte sur sa terrasse, j'avais le coeur qui battait la chamade dans ma gorge. J'avais des crampes à marcher sur la pointe des pieds. Fallait que je fasse attention que lui et son invité ne soit pas dehors, que ses voisins ne me voient pas et appelle les flics... J'aurai l'air maligne si je me faisais arrêter sous son nez... Ce serait la honte totale.

 
J'ai trouvé un petit coin que j'avais déjà repéré et je venais juste de m'y glisser quant il est sorti s'assoir sur la terrasse avec son visiteur. Ce n'était que Paul. J'étais hyper soulagée... mais combien de temps Paul allait-il traîner là. Ciel, j'étais debout cachée par les arbres dans le coin de sa terrasse quant tout à coup j'ai pensé à son chien... Ciel, si son chien se précipitait vers moi, j'étais fichue... Les tremblements ont recommencés. J'avais les jambes en cotton. Je devais courir et m'enfuir le plus vite possible, mais je ne pouvais pas sans me faire remarquer. Mon dieu son chien va me sentir, je suis cuite...
 
Quoi faire, sortir de ma cachette et marcher directement vers eux... Paul va le raconter à toute la bande, en plus si Pascal me rejette, je vais passer pour la nullasse! Manquait plus que la pluie pour compléter le tableau. Puis je me suis rappelée que c'était le chien de ses parents, qu'il le prenait souvent la semaine mais que le chien était chez ses parents toujours les week-ends parce qu'il sortait.... ouf... je n'entendais pas le chien en tous cas. Mais j'avais quand même peur. Oh la la, il ne pouvait pas me trouver ici, sinon je n'aurai plus qu'à mourir de honte... Comment me suis-je retrouvée coincée dans les buissons!!! J'essayais de ne pas penser aux bestioles qui grouillaient dans ces arbres sinon je me mettrais sûrement à hurler et courir hors de ma cachette. Beurk. Alors je me concentrais sur leur conversation qui justement devenaient intéressante; ils parlaient de Barbie?

Bon,je dois dire que je déteste écouter aux portes. C'est pas joli-joli et il y a bien des choses qu'on préfère ne pas savoir. Et je détesterai qu'on me fasse le même coup.


La soirée du samedi s'annonçait mal...

Paul conseillait de faire attention avec Sophie et... avec moi! Barbie s'appelait donc Sophie ... hum! Paul semblait penser que Barbie ne considérait pas Pascal que comme un simple ami (moi non plus). Pascal a semblé amusé. Cachée dans mes buissons, avec toutes ces bestioles grouillantes, beurk, je regrettais de ne pas avoir mis des pantalons. Je ne pouvais pas bouger des masses, j'étais bien trop près d'eux, alors j'éviter d'y penser.

Pascal pensait qu'il n'y avait aucun risque, qu'elle ne ferait pas un truc pareil à Jess (Jess? Qui c'est ça?)

En parlant de moi, Paul a dit "Cette autre fille". Il m'a désigné comme "cette autre fille" pfff ! Voilà ce qu'on récolte à traîner ses oreilles où il ne faut pas!! Pascal; Jane? (que je laisserai à Jane); Jane! Oui Jane. Selon notre cher ami, je ne pouvais que causer des ennuis, avec Thomas et Jess! (peut-être que Jess était un de leur copain, aucune idée) Que cela risquait de lui causer des problèmes avec Jess et Thomas (Encore ce-cette Jess!), que ça n'en valait pas la peine. Pascal n'a rien dit.

Puis Paul lui a demandé s'il était passé quelque chose avec Barbie. Si mes cheveux ont frisés, ça n'a duré qu'une seconde.

Pascal à surssauté et pouffé;
"Phahh, t'es pas bien ou quoi? Sûrement pas!"

Hhhha! Rassurée (du coup, je l'aime bien Barbie) . Voilà une question que je n'aurai pas besoin de lui poser! Quoique... Paul et Thomas m'avait vue partir le lendemain matin du 1er soir où je m'étais endormie chez Pascal. Notre chaste nuit.

Paul;
"Et avec... Jane"
Pascal a hésité avant de répondre;
"Elle est sympa. Je l'aime bien."

Paul lui a fait remarqué le changement d'attitude de Thomas depuis. Sa manière d'éviter de parler de moi devant Pascal. La curiosité aussi pour savoir si on se voyait. Pascal avait menti à Thomas ne sachant pas qu'il m'avait vue quitter son appart aux aurores! Ils ont continués à discuter des histoires de nanas. Je pensais qu'il n'y avait que les filles pour faire ça... Ben non. Drôlement intéressant. Mais je n'étais pas très à l'aise d'être là à les écouter. La suite allait me mettre encore plus mal à l'aise...

C'était simple, Pascal faisait tout pour m'éviter, pour pas que je me fasse des idées (aoutch... là j'avais envie de m'évanouir). J'avais les larmes aux yeux. Pascal m'évitait. Il ne sortait pas pour ne pas me croiser. Il savait que je me faisais des idées. Donc, il savait que je craquais complètement. Il a dit "Vaut mieux que je l'évite pour l'instant"... Vaut mieux? Et moi qui pensait maîtriser, que cela ne se voyait pas! L'idée d'être cachée dans les buissons pour voir un type qui n'avait pas envi de me voir... Lamentable et le comble du ridicule. J'étais déprimée d'un coup. Pas question de me pointer chez lui, intérieurement il devait rire. Non, je ne pouvais pas me pointer chez lui.

Paul insistait pour que Pascal sorte avec eux. Il semblait prêt à partir, ENFIN. Je priais pour que Pascal n'accepte pas de sortir. C'était un horrible cauchemar que de l'imaginer avec une autre. Je connaissais ses manières, je connaissais le goût de ses baisers, la tendresse de ses gestes. Je jalousais celle qui aurait la chance de passer la soirée dans ses bras. Toute cette préparation toute la journée était pour rien. Pascal m'avait dit dans un de ces messages qu'il n'avait pas l'intention de sortir. Il avait du boulot. Je priais pour qu'il ne change pas d'avis.

J'avais la boule à l'estomac


Quoique...

Je m'étais sentie soulagée par la réaction de Pascal quant Paul lui a demandé s'il s'était passé quelque chose avec Barbie. Mais le devrais-je? Pascal a menti quant Paul lui a demandé s'il s'était passé quelque chose entre "nous"! Il pouvait donc, avoir menti aussi à propos de Barbie. Crap. J'avais la tête à l'enver. En plus, il n'avait pas envi de me revoir. J'étais triste, je me sentais comme un morçeau de plomb au fond d'un verre. Pascal n'avait pas menti, par contre, en disant qu'on avait juste passé la nuit à discuter, il y a 2 semaines, puis on s'était endormi...

Puis enfin Paul est parti... Je transpirais... Mes pieds restaient ancré dans le sol. J'étais devenu une des plantes du jardin, terrifiée à l'idée que quelqu'un m'aperçoit sortant des fourrés. La porte d'entrée de chez Pascal était encore grande ouverte. Je n'osais toujours pas bouger. J'avais une peur bleu.

Il fallait que je sorte de ma cachette... juste un pied... juste faire un pas... Niet. Mes pieds refusaient d'obéir. La boule à l'estomac, je suis restée dans ma cachette un long moment hésitante. Je n'avais pas le courage de bouger. Puis Pascal est sorti sur la terrasse. Je ne l'avais pas remarqué tout de suite. Mon Dieu si j'avais bougé... oh la la, je serais morte sur place. Il buvait je ne sais quoi en regardant le lac. Il était tellement mignon avec sa chemise ouverte sur un short bermuda pleines de poches. Il a passé la main dans ses cheveux courts et il a regardé autour de lui, dans ma direction. J'étais si près, que je n'osais plus respirer et fermé les yeux. J'avais l'impression qu'il aurait pu m'entendre ou me voir. Comme un enfant, j'ai dû penser qu'en fermant les yeux, il ne me verrait pas. S'il me voyait, je suis morte... de honte. Heureusement que je ne m'étais pas habillée en blanc! J'avais des crampes. Puis enfin, il est retourné à l'intérieur et a fermé la porte. Je me suis enfuie...

Pascal n'avait pas envi de me voir, alors j'allais lui éviter ce supplice! J'étais down. J'ai fillé à ma voiture où je pouvais me laisser aller en paix. Après avoir soulagé ma tristesse avec des larmes, j'ai lu les messages en attente. Il y en avait plusieurs de mes potes, de Thomas et Pascal. J'ai hésité à effacer ceux de Pascal sans les lire. Après tout, qu'aurait-il à me dire à part quelques banalités. Thomas me relançait pour le rejoindre, me disant où il se trouvait à chaque instant. C'était chou. Je commençais à l'apprècier de plus en plus... Peut-être la déception?!

Difficile de résister, alors j'ai lu les messages de Pascal. Ce n'était que des banalités. Pourtant, le ton avait légèrement changer dans les derniers messages qu'il a envoyé pendant que je me vidais de ma tristesse, après le départ de Paul. Tiens, tiens! Evidemment, de mon côté, je devais rester égal à moi-même, je n'étais pas censée savoir ce qu'ils s'étaient dit. Difficile.

En gros;

En fait, il a appris que j'allais rejoindre Thomas (par Thomas sans doute). Il disait que c'était tout aussi bien (grrrr). Il crevait d'envi de me voir, mais ce n'était pas très raisonnable. Il n'en avait pas le droit (hein???). Il fallait qu'on parle. Que si on avait pu se voir se soir, il avait quelque chose à me dire. Qu'il était préférable d'éviter de se retrouver chez l'un ou l'autre. Qu'il me suppliait de ne pas débarquer chez lui comme l'autre fois, c'était mieux pas  (glups) Que ce qui s'était passé était une erreur, que c'était de sa faute. Qu'on aurait pas dû. Qu'il expliquera, mais il ne pouvait pas le faire par textos, comme ça...

En lisant ses messages (3x), j'avais de la peine à penser qu'il n'avait pas envi de me voir. Il disait crever d'envi de me voir? et même celle où il parlait d'erreur me faisait penser qu'il tenait quand même un peu à moi... Ou je me faisais des idées!!! J'étais moins triste. Tendue, toujours une boule à l'estomac et dans la gorge mais moins triste.

Aucune idée du temps où je suis restée assise sans bouger à me demander si je devrais l'appeler et qu'on se voit ou non. A mesurer mon envie de le voir, d'aller chez lui même s'il avait insisté pour que je ne le fasse pas. Puis je crois, que la raison a perdu. Irrésonnable, j'ai décidé d'aller sonner chez lui quand même. Je me serais tapée la tête contre les mûrs. J'avais les palpitations, les jambes flajolantes, mais j'avais trop envie de le voir. C'était stupide, je me le suis répétée non-stop jusque devant sa porte. Je n'ai même pas penser vérifier s'il était seul. J'ai marché vite. J'avais peur de changer d'avis à mi-chemin ou de détaller au dernier moment paralysée par la frousse. J'avais le trouillomètre à zéro, mais j'y étais.

J'étais essouflée, terrifiée... Mais tant pis. Je ne pouvais pas passer encore une semaine dans le doute et du rire aux larmes. Non, il fallait que je sache tout court.

Pascal parlait au téléphone quant il a ouvert. Ca lui a coupé la parole quelques secondes, et il a dit: "Je te rappellerai". Le claquement de la fermeture de son natel, puis le silence. Encore une fois, j'avais oublié de préparer ce que j'allais dire... Il a eu une sorte de grimace en chuchotant en anglais, la mâchoire contractée  "que je ne devrais pas être là" suivi d'un soupir. Il me dévisageait. Glups et re-glups, chute vertigineuse de mon courage dans les tongues.

Je n'aurai pas dû venir...

Comme la 1ère fois, on ne parlait pas. Une chose étrange que j'ai remarqué avec Pascal, on avait pas vraiment besoin de parler. On se conprenait. Il devinait ce que je pensais ou ce que je voulais. J'aurai aimé que ce soit pareil de mon côté. Il a encore répété que je ne devrais pas être là en secouant la tête. Et je regrettais d'être là à vrai dire. Si j'avais été un personnage de dessins animés, je serais parti en courant, plus vite que "Bip-Bip".

Et aoutch, les larmes commençaient à monter, il fallait que je m'en aille avant de m'éffondrer. J'avais à peine fait un pas en arrière que Pascal m'a attrapé par le bras. Alors... il n'avait pas vraiment envi que je parte... quelques secondes de joie intense et d'espoir... Il a rapidement vérifié aux alentours en me tirant à l'intérieur. J'étais soulagée... je crois. Lentement, il a passé une main dans mes cheveux courts et souri. Mon coeur était comme un baromètre. Quant il a souri, c'est devenu moins lourd, plus léger. Puis on s'est embrassé.

On s'est embrassé beaucoup.

Je crois que c'est ce que j'adore chez lui, pas de paroles inutiles. Pas de blablas dans lequel on s'enlisent à essayer d'expliquer le pourquoi du comment. Pourquoi j'étais venue quand même? Evident. Ce que je voulais? Evident.

Je nageais une fois de plus sur mon petit nuage de cotons paradisiaques

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193

Publié le par JaneDo

Minuit 15 et suis en train de me perdre dans mon blog...

Je devrais être être prête et partie depuis longtemps... mais le coeur n'y est pas...
Bon cette fois, j'y vais... !

Je sors ni sur Lausanne, ni sur Genève étant donné que la dernière fois, je suis tombée sur Pascal et Thomas. Ce soir, c'est soirée intimiste chez un copain. Question de se retrouver entre amis, prendre quelques verres avant de terminer dans les boîtes où on ne peut vraiment pas parler. Je préfère carrément ces débuts de soirées. C'est beaucoup plus sympa. Une fois qu'on est en boîte, c'est presque chacun pour soit, même si on est tous à la même table.

C'était vraiment chouette comme d'hab. J'ai beaucoup ri. Pascal et Thomas m'ont envoyé un ou 2 messages. J'ai pris le temps de répondre heureusement distraite par la soirée en cours. Donc Pascal n'est sorti que plus tard pour aller rejoindre ses copains et copines. Bah, je n'avais pas envie d'y penser sinon je vais encore finir avec le moral dans les basquettes. Alors je l'ai effacé de ma tête à coup de vodka. Ca a marché. Puis je me suis noyée dans une conversation assez musclé sur le cinéma commercial à l'américaine et le cinéma, dit de genre, français, pour terminer sur le décès de l'acteur HEATH LEDGER. J'ai donc décidé de faire un blog en son honneur. Je l'adorais. Non seulement c'était un acteur comme je les aime, mais en plus il était beau comme j'aime.

De l'avis de Fred, un de mes bons potes, il trouve que le cinéma américain est trop commerciale. Chacun son opinion, comme je lui ai dit; je préfère mille fois regarder un film américain que de m'ennuyer comme un rat mort en regardant un film français. Les comédiens manquent totalement de carisme, ou si c'est le but recherché, le maquilleur n'a quasi pas de boulot, ou le fait mal, ou ils n'en utilisent pas. Si c'est pour voir la gueule de mon voisin, j'ai pas besoin d'aller au cinéma pour ça!!! Et les habilleurs, ils connaissent pas non plus? ou ils s'habillent juste mal? Waouh, je croyais que Paris était la capitale de la mode, il serait temps qu'ils le montrent dans les films!!! Et la musique, quasiment inexitante... Soit ils ne savent pas qu'elle sert à souligner un moment important ou carrément pas de musique... Bref... la discussion était enflammée. Fred reconnaissait qu'il regardait des films français parce qu'il faut bien qu'on s'intéresse à ce qui se fait chez nous, mais souvent il s'ennuyait. Du coup, je lui ai raconté, comment moi aussi voulant soutenir les films suisses, j'ai acheté le film NEUTRE... carrément emmerdant. Musique, connaissent pas, les dialogues sont à sauter par la fenêtre, et à la fin du film, le commandant de la troupe militaire se met à poil pour se suicider!!!!

Franchement, ça c'était tellement ridicule que j'en rit encore. Dommage que c'était censé être poignant !!!

2h30 du matin, je vais rentrer. Une partie du groupe va en boîte. Bien sûr, j'en avais envie, mais non non, je n'irai pas. Thomas m'a proposé de les rejoindre ou me rejoindre, pas Pascal... le rat! J'ai appris par Thomas que Pascal n'est sorti qu'une petite heure. Tant mieux, ça me rassure... quoique... il est peut-être rentré avec.. une autre... arfff... non, mon esprit batifole à nouveau à ras la déprime... Pour remonter la pente, j'ai cassé les oreilles de mon meilleur pote, Tchoy, avec la chanson en boucle d'Anastasia "I'm Out Of Love". Je me suis appliquée à chanter aussi fort que nécessaire pour que ma tête ne puisse plus penser et hélas, je chantais gaiement faux. A voir la tête de mon scouateur préféré, ça devait pas être terrible!

Home sweet home... Rentrée, j'ai essayé de me coucher et dormir... sans succés. J'ai donc entrepris de faire le fameux blog jusqu'à ce que mes yeux commencent à se fermer toutes seules. J'ai encore sorti mon nounours poillu et je me suis couchée. Le sommeil à traîner un peu les pieds mais j'ai fini par sombrer dans un sommeil sans rêves... ouf.

Demain soir, j'ai un plan... Pascal n'a qu'à bien se tenir!

Publié dans diary, journal

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192

Publié le par JaneDo

Voilà... j’suis down!

Plutôt que de m’enfiler des tonnes de chocolats, j’ai plutôt tendance à soit; sillonner les boutiques pour m’acheter des fringues ou changer de coupe de cheveux! L’autre option, c’était la glace, j’en avais plus, heureusement! J'ai été me couper les cheveux! Si les choses continuent encore longtemps comme ça avec Pascal, j'aurai bientôt la boule à zéro... Ce sera pas top !

Le soir, j'ai été faire un tour du côté de chez Pascal. Il n'y avait pas de lumière ni chez Thomas, ni chez Pascal. J’ai vite filé, je ne voulais pas que l’un ou l’autre me croise là, ce serait terrible.  (Ils ne doivent JAMAIS JAMAIS voir ce blog). C’est vrai que c’était tentant de rester dans les parages... mais je crois que je ne voulais pas savoir s’il allait rentrer seul ou pas... Je crois que ça me briserait le cœur.

Finalement, j’ai appelé une de mes meilleures amies. Une, parce que, ma vraie meilleure amie vit en Angleterre, à Cambridge depuis 2 ans déjà. Elle vient souvent en Suisse, mais ce soir, parler au téléphone ne suffira pas!

Chouette, elle était à la maison. Elle adore le vin, moi pas trop, j’y connais strictement rien. Je pourrais boire de la vinasse que je n’y verrais aucune différence. Elle a toujours de la Vodka en stock pour moi, c’est cool. J’en avais pas trop envie ce soir. J'ai de la route à faire pour rentrer, alors je n’ai pris qu’1 verre.

Je la connais depuis... 15 ans! Waouh... C’était la petite amie du frère d’un de mes ex. On s’est tout de suite bien entendue et on est resté amie depuis. On a passé des vacances d’enfer ensemble et fais des choses que je n’oserais jamais raconter...

Evidemment, on se raconte tout et dans les détails. Elle voulait qu’on aille l’espionner. C’est pas trop mon truc. Ça m’arrive d’y penser, mais j’ai jamais eu les tripes pour faire des trucs pareils. La peur de me faire prendre la main dans le sac sans doute!

Il nous ai arrivé un truc atroce une fois, on sortait avec le même mec sans le savoir. Incroyable. On aurait dû s’en douter, qu’ils aient le même prénom n’a même pas fait TILT. Quant on a découvert le pot aux roses, on a comparé nos copies!

J’avais invité ma copine à une soirée “White Night” et je m’étais habillée en bleu, faut le faire! Je n’oublierai jamais le moment fatidique ou elle est venue me présenter le “Nicolas”... A ma gauche, se tenait la petite amie de mon meilleur pote, qui faisait parti des organisateurs de la soirée, Fabiana. Ma cops est arrivée avec Nicolas, j’étais occupée à papoter et je me suis retournée pour dire bonjour au, peut-être, futur mec de ma copine, quant mon sourire s’est figé.

C’était MON Nicolas... Bien évidemment, Nicolas m’a immédiatement reconnue et malgré la présence de Fabiana, il me faisait des signes pour ne pas montrer à Aurore qu’on se connaissait... Alors je lui ai tendu la joue et on s’est fait la bise.

 Dans les WC après, Fabiana m’a demandé pourquoi le mec d’Aurore me faisait des signes. Alors je lui ai raconté le dilemme et en plus, c’est une de mes plus vieilles copines. Je ne pouvais pas ne pas lui dire. Surtout, si je m’étais retrouvée à sa place, j’aurai voulu qu’on me dise, pas me laisser dans le noir!

Quelques minutes après, Nicolas s’est précipité pour me supplier de ne rien dire à Aurore. Je me souviens pas avoir dit quoi que ce soit. J’étais encore sous le choc de la surprise. Mais je me souviens me demander comment il pouvait même imaginer que je n’allais rien dire à ma copine?

Tout de suite après Aurore et moi, sommes sorties prendre l’air, et je lui ai dit... “Tu sais le Nicolas duquel je te parlais sans cesse jusqu’à ce que je me retrouve au lit avec, celui du “je m’exite en te fichant des tapes sur les fesses”, le mec qui espérait s’incruster chez moi?

Ben, c’est CE NICOLAS, le “Monsieur Fessées”...

On a décidé de ne rien dire, de lui laisser croire qu’elle ne savait rien. Elle n’avait pas encore fait le grand saut avec lui, lol, je rigole d’avance. A l’époque, je ne me suis pas posée la question si elle me croyait ou non. Mais elle a su sans aucun doute possible, quant ils en sont enfin venu aux choses sérieuses... et qu’il a voulu mettre en pratique sa “séance de fessées”... que c’était bien “Monsieur Fessées”. Elle me l’a raconté plus tard. On a beaucoup ri . Le mec devait sûrement regarder trop de films pornos et ne savait pas que ce qu’il y voyait était loin, mais alors à des années lumières de ce que les femmes veulent!!! Le pauvre mec.

Bref, Aurore proposait qu’on aille faire les petites espionnes chez Pascal, moi je n’avais pas l’estomac. Elle pense qu’il sort avec Barbie parce qu’il agit bizarrement. Je crois qu’elle a raison. Ça m’a mise encore plus down!

Même ses messages où il me demandait ce que je faisais et me racontait qu’il jouait au basquet avec des copains, dont Thomas, si j’avais envie de passer, n’arrivait pas à me remonter le moral. Thomas m’a proposé d’aller regarder des DVDs chez lui, ça me tentait plus! Mais non, Pascal serait soit là ou à côté, et je serais sur les charbons ardents...

Pas de scéances ciné chez Thomas ce soir.

Publié dans diary, journal

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