J’ai dû dormir comme une huître accrochée à son rocher.
J’étais toute serrée contre lui, et ciel, je n’avais pas envie d’être ailleurs que blottie dans ses bras. Je ne bouge pas la nuit. Je m’endors dans une position et je me réveille dans la même. Lui aussi. apparemment, c’est très agréable. Toujours détesté les combattants nocturnes; tout ça pour avoir un bout du duvet, coussin, place... totalement épuisant.
A l’aube, je l’ai senti se lever doucement pour ne pas me réveiller, mais je ne dormais pas complètement. J’ai continué à faire semblant (pourvu oh Dieu du Ciel qu’il ne lise jamais ça...) parce que les réveils sont toujours un calvaire pour moi.
Je ne suis pas du matin. Il me faut quelques heures avant que les pièces de mon cerveau se mettent en place. Avant cette mise en place, je suis stoïquement silencieuse. Je commence à renaître après une bonne douche et un grand café. Si on me bouscule, je reste silencieuse, si on pousse encore... grognon. Il était inutile qu’il découvre celui-ci de mes défaux déjà!!!
J’ai aussi continuer à faire semblant de dormir parce que je l’ai senti me carresser doucement les cheveux et comme un petit chat, j'adore ça. J’imagine qu’il devait sûrement s’en vouloir d’être là alors je ne voulais pas non plus en rajouter. Et son petit bisous avant de se lever, MIAM, et je me suis dit que vraiment, je l’adorais trop trop.
Je l’ai écouté se rhabiller silencieusement et quitter ma chambre. J’ai ouvert les yeux, mais je n’ai pas bougé au cas où il revenait dans la chambre. Puis... la porte de mon appart, moins d’une minute après j’ai entendu la porte de l’immeuble se refermer derrière lui. Alors j’ai sauté du lit pour aller discrètement l’épier par la fenêtre, juste pour le regarder monter dans sa voiture...
Hum... je ne me lassais jamais de le regarder, même de loin... Qu’est-ce qu’on peut être bêbête quant on est amoureuse!
Il était bien trop tôt pour se lever, et je n’en avais aucune envie. J’ai été me blottir à nouveau dans mon lit bien au chaud pour revivre dans ma tête tous les moments merveilleux de la nuit et rêver de lui. Je souriais toute seule comme une idiote. Et j’ai dû me rendormir. Le bip-bip de mon natel m’a réveillé. Harhhh pourquoi je ne l’avais pas mis sur silence... mais j’ai retrouvé tout de suite le sourire. Il était presque midi. C’était un petit message de Pascal “Kiss”. Court mais drôlement efficace. Je me répète, si je dis encore que je l’adore? Alors je vais essayé de ne pas trop le répéter, mais de petites attentions comme celle-là me fait toute chose au petit coeur qui se met à s’affoler... soupir!
Le pauvre, il devait être crevé. D’après ce que j’avais compris hier soir, il avait une sorte de compétition de natation, water-polo je crois. Thomas aussi faisait partie du groupe.

J’ai commencé à me torturer l’esprit pour trouver quoi répondre au message de Pascal. Enfer et damnation ! Je ne voulais pas faire trop "pote", pas faire trop "rien à fiche", ni trop "colante", ni trop "pamoison"... . Désespérée, je regardais mon fichu natel sans trouver. A-R-F-F. Puis ma stupide tête s’est remise en “mode débile”; Pascal n’avait pas pris trop de risque avec son message! Est-ce que j’allais le voir ce week-end? Est-ce qu’il allait me fuir à nouveau? Je ne pouvais quand même pas,moi, lui demander ce qu’il faisait ce week-end? Je ne pouvais pas non plus me lancer à lui dire qu’il me manquait déjà même si c’était vrai!
J’aurai voulu être plus spontanée et oser... mais on se refait pas!
Je séchais toujours, le temps passait dangereusement. Bahhh... Puis oh lumière... Il pouvait imaginer que je dormais encore, non? Super ça me laissait le temps de réfléchir. Puis raide d'avoir trop essayé, j'ai opté pour "Panier de bisous". Nul. Très nul. Mais hélas, je ne pouvais pas faire mieux.
J'ai passé l'après-midi avec une de mes copines en la bassinant avec du Pascal par-ci, Pascal Amstutz par-là! Je suis sûre qu'ils devaient avoir les oreilles qui sifflaient... Ma copine aussi m'a parlé de son Thierry. Bref, les 2 hommes de notre vie étaient au menu. Avant, pendant et après notre jogging et même quant on grignotait question de manger autre chose que notre sujet favori.
Thomas m'a appelée dans l'après-midi pour demander si je sortais le soir... Je savais pas encore... j'espérais que... mais bon!!!! Bien sûr, tous les habituels ont commencés aussi à téléphoner. Et enfin, Pascal...
Et là, je suis obligée de dire que je L'ADOOOOORE. Il m'a dit qu'il avait hésité parce qu'en fait, il avait juste envi de m'entendre et pas du tout envi de jouer au SMS. Ouuuuhhhh smack miam. Moi aussi, mais je me suis retenue de le dire, hum! Puis il m'a demandé si je sortais ou non? Je n'en avait aucune idée ce qui était vrai. Et il a dit qu'il avait envi de me voir, même si on pouvait pas vraiment appelé ça se voir vu qu'il y aurait tous nos potes... Mais d'être dans la même pièce.. J'ai trouvé ça trop trop chou-x. Moi aussi je crevais d'envie de le voir. Un peu peur aussi des retrouvailles. Je voulais voir comment ça allait se passer. Tant pis si je pouvais pas lui sauter au cou et le couvrir de bisous, ni me coller à lui comme un bout de scotch, mais au moins... il serait tout prêt et je pouvais le couver des yeux... Donc je le voyais encore ce soir... trop chouette!
Trop bêbête, mais bêbêtement bon!
On s'est retrouvé finalement samedi soir
J'ai eu bien peur que mes potes ne veuillent pas aller au Mad. Je me serais fanée au cours de la soirée si on n'y avait pas été, ça c'est sûr. Mais, enfin, on s'est décidé pour le Mad. Hi hi hi... j'avais quand même insisté, un peu, beaucoup, lourdement. Mes potes m'ont un peu chariés en voyant le groupe à Thomas et Pascal.
Tout de suite en entrant, j'ai reconnu la silhouette à Pascal. Apuyé à un des pillonne près du bar, Pascal nous tournait à moitié le dos. Son dos.. ha-eummmm, que j'aime sa carure athlétique et solide. De petites vagues de plaisir me parcourait tout entier. Hahhh, IL ETAIT LA. J'avais le coeur qui sautillait dans tous les sens à l'intérieur de ma poitrine. J'avais des frissons partout. Je ne voyais que lui. J'avais envie d'aller direct vers lui, qu'il me prenne dans ses bras. Je n'avais même pas besoin de parler de toute la soirée, juste rester collée à lui. BEURK, je devenais une de ces nana "sticky"!!! POISSE! Je me suis faite violence et j'ai quand même salué tout le monde normalement. Lui, je l'ai gardé en dernier...
Pascal avait son petit sourire malicieux, ses yeux pétillaient quant il m'a passé le bras autour de la taille pour me faire la bise. Si j'avais été un poisson, j'aurai frétillé de plaisir, Hi Hi Hi. Il m'a serrée légèrement plus fort que d'habitude. MIAM, j'ai adoré. C'est seulement quant il m'a dit que ça lui faisait plaisir de me voir et demandé comment j'allais que j'ai remarqué la présence de Barbie. Mince, elle était là elle aussi! Mon sourire a disparu une fraction de seconde, puis je l'ai zappée. Fallait que je fasse attention de ne pas trop le dévorer des yeux... sinon Thomas ne serait pas le seul à le remarquer. Mince, fallait que je fasse gaffe.
J'avais encore la main posé sur son épaule, vu le bruit, il me parlait près de l'oreille... Que c'était bon de le toucher...quant Thomas est arrivé par derrière et m'a attrapée pour aller s'escrimer sur la piste. Il est assez rare qu'un mec sache danser, ben, Thomas et Pascal sont pas mal du tout. Ca c'est un des truc qui me séduit chez un homme. Quant ils savent pas danser, pour moi qui adore ça, c'est terrible. Je ne pourrais pas vivre sans musique.
Pascal me suivait des yeux (hi hi, c'est bon ça). Quant nos regards se croisaient, il me souriait ou me faisait un clin d'oeil. Je lui rendais ses sourires, c'était pas dur, c'était accroché à mon visage. Normal, j'étais presque au paradis. Pour y être vraiment, il aurait fallu qu'il n'y ait plus que Pascal à l'horizon.
Thomas ne me quittait pas d'une semelle, il restait près de moi comme une hombre. A la table où on s'était tous coagulé, j'avais Pascal d'un côté et Thomas de l'autre. Et Pascal, avait l'incontournable Barbie à côté de lui. De temps à autre, je croisais le froncement de ses sourcils. Elle me surveilllait de près, ses pattes toujours quelque part sur Pascal. Si on était un peu moins civilisé, on aurait réglé la chose direct sur place. Je lui aurais arraché les bras comme ça, elle ne pourrait plus le toucher... mais on était civilisé!
Un moment donné, Pascal m'a pris la main, discrètement sous la table. Ca n'a duré qu'une 1/2 minute, mais mon coeur a gonflé comme un ballon d'eau, rempli d'amour. Oui, je crois que ce doit être ça l'amour. J'étais en extase. On évitait soigneusement de se parler, mais d'être près de lui, me rendait folle de joie.
Je suis sortie prendre l'air. Besoin de m'isoler un peu comme d'habitude. Mais évidemment, je l'avais dit de manière à ce que Pascal l'entende. Pourtant, je n'en avais pas l'impression étant donné qu'il était lançé dans une grande discussion avec Mathias, un de ces copain.Trop de bonheur à la fois, j'avais besoin de reprendre mon souffle en fait. Puis dehors, tout à coup, je l'ai senti me prendre la main. Pascal m'a entraîné un peu plus loin, dans un coin, pour pouvoir enfin se toucher et s'embrasser. J'ai promené mes mains sur son visage, sa bouche, dans ses cheveux... j'aime son odeur.
Puis on a entendu les appels de Thomas. ARFFF...lui alors!!! Pascal avec une petite grimace amusé, m'a dit d'y aller, mon autre soupirant (quel mot bizarre) m'appelait. Un dernier baiser et je me suis arrachée à contre coeur pour aller au devant de Thomas. Ce ne serait pas une bonne idée qu'il nous surprenne ensemble.
Le reste de la soirée, je l'ai passé sur un nuage.
De temps à autre, on pouvait enfin se parler seul à seul. Il me glissait quelques douceurs à l'oreille. On aurait voulu filer à l'anglaise. Disparaître, en espérant que personne ne remarquerait notre absence. Impossible. Thomas s'en serait rendu compte tout de suite. Même si Pascal m'avait déjà dit, vendredi soir, qu'il aimait bien mes cheveux courts, ça m'a rassurée qu'il me le dise encore.
Plus tard dans la soirée, près des vestiaires, j'ai surpris une conversation entre Pascal et Barbie. Ca m'a rendu ma boule à l'estomac. Barbie avait la très forte impression que je lui tournait autour. Elle lui a carrément demandé s'il se passait quelque chose. Qu'elle allait le dire à Jess. Les filles sont plus fines pour ça, elles sentent tout de suite ce genre de chose. Va falloir faire gaffe,c'était quand même la meilleure amie à sa Jess. Puis elle a balançé, que je m'amusais avec les 2; Thomas et Pascal. Pascal l'écoutait sans rien dire. Quant elle est partie, il s'est passé les mains sur la figure. Sa machoîre se contractait, il serrait les dents. Sûrement un peu de culpabilité. Il semblait mal. Je ne pense pas que c'était le bon moment pour aller vers lui. Alors discrètement, je me suis éclipsée. Je déteste Barbie.
A la fin de soirée, Barbie qui le collait, était à côté de lui quant on s'est dit "au revoir", mais j'ai adoré sa manière de me prendre la main tout en me faisant la bise. Pascal les raccompagnait, Barbie et Thomas. Je les enviais un peu quand même. Quelle tristesse. J'espèrais... j'aurai voulu... Mais bon, faut pas abuser des bonnes choses.
Au moins, je l'ai vu un petit moment. En partant, Pascal m'a lancé un petit sourire désolé. Et il était parti.
On avait convenu, quelques uns d'entre nous de se retrouver, le lendemain, dimanche, dans l'après-midi, chez eux. Une partie de Basquet et une petite grillade.
J'étais impatiente d'y être. J'allais pouvoir le voir encore.