Jeudi; Kristen et Terry sont bien parti jeudi. J'étais soulagée de ne pas avoir à les supporter au chalet ce week-end. Pascal est rentré tard et a passé la soirée à l'étagepassé la soirée à l'étage, chez Paul. Pas grand chose à voir. J'ai coupé la transmission. Je me suis couchée tôt, j'étais crevée. Je n'avais pas réussi à bien dormir le soir d'avant, perturbée par les actions de mon petit ami.
Vendredi, j'étais donc chez Pascal avant qu'il ne rentre du boulot. J'avoue que j'ai été voir dans sa chambre, le lit était tout froissée et pas fait. J'ai fait la grimace. Il y avait surement encore les traces de Kristen dedans.
J'avais le cœur un peu lourd...
J'ai aussi été voir dans les 2 autres chambres, et là non plus, les lits n'étaient pas fait. C'était surprenant. Les jours que la femme de ménage ne venait pas, Pascal faisait son lit lui même.
Là, il n'avait même pas changé les draps. Dégoûtant. Caroline est arrivée peu après. En bavardant, j'ai appris que Caro était aussi à l'étage chez Paul. Paul et Pascal ont joués à la guitare un moment.
Ah, j'imagine que Paul s'entraine pour jouer dans le groupe de leur pote Varios. Normal, il doit faire le tours du répertoire du groupe. Beaucoup sont des reprises de chansons bien connus, mélangés avec les chansons du groupe.
Caroline a dormi ensuite chez Pascal. Arh, j'avais tout mélangé. C'est juste, les filles sont partis jeudi avant son retour à la maison. Le lit n'était pas défait parce que à cause de Kristen. Ils avaient dû être pressé ce matin, pour que Pascal n'ouvre pas son lit. C'est la 1ère chose qu'il fait le matin quand il se lève. Et après sa douche, il fait habituellement son lit.
Rien que de voir le chalet apparaître dans les phares de la voiture, je me sentais déjà reposée. J'avais prévu de lire, bien manger et dormir. Mon cœur avait traversé des roller coasters (hauts et des bas) cette semaine, et ce week-end au chalet était la bienvenue.
J'ai tout à coup pensé à ma copine Dania. Je me demandais comment elle allait. J'espère que tout se passe bien chez elle. Je m'inquiète un peu pour elle, mais aussi pour sa maman. Comment allaient-ils s'en sortir avec le décès du papa. Affreux. Je me demande aussi ce que ressentait son papa. Je me demande ce qu'on ressent quand on sait qu'on va mourir, qu'un jour prochain...
Perso, je préfèrerais mourir pendant mon sommeil et pas passer les dernières minutes à souffrir..
Tout de suite capturé par l'ambiance en arrivant. ça m'a fait une sorte de chatouillis dans la poitrine. C'était agréable quand même se retrouver ses amis le temps d'un week-end. J'aime entendre les rires fuser, voir le sourire sur les lèvres. Le brouhaha des conversations et tout me plaît. Je voulais me rappeler de cette scène pour me le rappeler quand je déprime. Je ne voulais jamais oublié ce que je ressentais en ce moment. Et aussi, le bras de Pascal autour de moi.
Je me suis lancée dans tout ce tralala avec enthousiasme. Je crois que j'ai perdu de vue Pascal. Je sais que Natacha s'était précipitée vers lui à notre arrivée et voulait lui parler. Ça l'embêtait de se détacher dès son arrivée, alors il lui a proposé d'attendre un peu.
Je ne sais pas quand ils se sont parlés, parce que dès qu'on a pensé que tout le monde était là, on s'est mis à table. Ce soir, c'était tagliatelles vertes (j'adore) et salades.
On avait commencé par une soupe aux légumes. Miam. Caro avait apporté de la mousse au chocolat fait maison pour le dessert. Elle en avait fait assez pour toute la clique. 2 ou 3 personnes ont préféré la salade de fruit qui faisait partie du menu.
Mercredi; Pascal m'avait menti, Terry et Kristen ne partaient pas le mercredi. Il avait dit ça pour que j'accepte de dîner avec eux. J'aurai dû m'en douter quand on s'est parlé plus tôt dans la journée. J'aurai dû m'en douter, surtout quand il m'a dit qu'il avait un souper après le boulot. quand je lui ai dis que je l'attendrais à la maison, il a dit qu'il ne savait pas quand il rentrerait.
J'ai été saqué de le voir rentrer avec Terry et Kristen. Et Paul. Elles n'étaient pas partie?
J'ai aussitôt voulu l'appeler. Je voulais débarquer chez lui, et je me tapai la tête contre les murs de ne pas l'avoir fait. Mais, j'ai pensé au boulot, et je devais bosser. Demain, je devais aller au boulot et j'avais encore des trucs à finir. Bon, j'aurai pu terminer dans la matinée aussi.
Donc, j'ai voulu l'appeler pour lui dire que j'arrivais, mais il m'a battu de vitesse. Il a voulu savoir comment ça allait, si j'avais avancé avec mon boulot. Grhhh, j'avais envie de parler d'autre chose, mais bon. J'ai dis que c'était bon, j'avais pratiquement fini ce que je devais faire pour jeudi. Alors, Pascal a dit qu'il avait menti, Kristen et Terry étaient encore là. Elles partaient en fait jeudi dans la soirée.
Ils avaient déjà mangé, et voulait savoir si j'avais toujours envie de venir. Je pouvais venir dormir à la maison. J'ai voulu savoir s'il voulait que je vienne. Il m'a dit que c'était comme je voulais. il ne voulait pas me forcer à les supporter, j'avais déjà fait l'effort mardi. J'ai senti qu'il ne voulait pas vraiment que j'y aille. Et d'ailleurs, je voyais bien qu'ils s'étaient installés au salon avec Paul. Michael étaient là aussi.
J'avais le cœur lourd, parce que quand on entend "c'est comme tu veux", ça veut dire en général; ça me dit rien, mais si tu y tiens, vient. Pascal m'a dit qu'il les emmenait à l'aéroport jeudi soir. Qu'en rentrant, il irait sans doute se coucher aussitôt. Il était crevé. Il m'a ensuite demandé d'être chez lui vers les 17h vendredi, pour monter au chalet.
C'était clair, il ne tenait pas à ce que j'aille chez lui ni mercredi, ni jeudi soir. Ou qu'il ne s'attendait pas à me voir. Mais, je pense que c'était une manière simple de me faire comprendre qu'il ne s'attendait pas à me voir avant vendredi soir. En tous cas, c'est ce que j'ai compris.
Je ne vais plus insister. Je ne vais plus essayer de m'incruster, parce que je ne voulais pas me taper la honte de sentir que je n'avais rien à faire là. J'ai bâché. Je les ai regarder de temps à autre passer une bonne soirée à bavarder en fumant, grignoter, plaisanter et se chamailler en riant. Kristen se collait sans arrêt à Pascal, sans aucune considération pour sa copine Terry. Elle faisait ouvertement du rentre dedans à Pascal.
Moi, je devais bosser. Je n'avais pas le temps de rester accrocher à l'écran de mon ordi. Je me demande où était Caro. Je suis étonnée qu'elle ne soit pas venue se joindre à ce petit groupe!!!
Parce que j'aime ce que je fais, j'arrive à décrocher. J'arrive à oublier mon écran, oublier ce qui se passe chez Pascal. Ne plus sentir de poids sur la poitrine. L'angoisse s'envole. J'avais coupé le son et mis de la musique pour travailler. Quand j'ai eu fini, j'ai jeté un œil à mon écran et…
Plouf, j'ai eu le cœur serré et des bouffées d'angoisses. Kristen était dans mon lit, enfin non, dans son lit. Ils se tripotaient.
J'avais une boule dans la gorge et les larmes ont giclé. Insupportable. J'aurai dû être contente de voir que je n'étais pas la seule à souffrir. Terry avait dû être derrière la porte et retournait maintenant vers la chambre d'amis qu'elle occupait sur la pointe des pieds. Elle semblait pleurer avec la main devant la bouche.
Je suis sure qu'ils se doutaient tous les 2 qu'elle savait qu'ils étaient ensemble. C'était vraiment vache de leur part à tous les 2.
Monstrueux, ils la faisaient souffrir, autant que moi. Il avait passé la nuit d'avant avec Terry et ce soir, sans complexe, il se tapait sa copine. Horrible. Son attitude là montrait clairement qu'il n'avait pas de sentiments pour Terry.
Si j'avais l'impression d'avoir le cœur brisé, arraché, j'imagine ce que Terry devait ressentir ce soir sur place. Je n'ai pas pu regarder plus. C'était horrible.
Lundi, Pascal ne m'a pas donné de nouvelles, et il est rentré tard affublé de ses 2 collègues américaines. Apparemment, ils avaient été manger dehors. Ils ont traîné dans le salon un moment avant d'aller se coucher. Arh, l'anxiété s'était installée à nouveau. Je me demande si Kristen savait que Pascal avait passé la nuit avec Terry??? Probablement. Terry avait dû le lui dire.
J'avais décidé de ne rien faire. Je ne vais pas me montrer curieuse. Même s'il me l'avouait, je ne ferais rien. Si je l'apprends, je le lui dirais, mais je ne demanderais rien d'autre. J'ai décidé de me transformer en Autruche, et plongé ma tête dans le sable.
J'étais anxieuse, constamment la boule à l'estomac. Je me sentais triste, paniquée, perdue. J'avais peur que Pascal s'amuse mieux sans moi dans sa vie, et qu'il finisse par préférer être célibataire. Célibataire, parce que sa femme vie au États-Unis. Pas de compte à rendre.
Mardi, enfin un téléphone. Je ne sais pas s'il a senti que je lui en voulais de ne pas me donner de nouvelles, mais il m'a dit que je pouvais aussi appelé. Pas toujours attendre que ce soit lui. Si ça, ce n'était pas un reproche, alors je ne sais pas ce qui l'est. Est-ce que ma manière d'être commence à l'agacer? Ça m'a coupé la chique (la parole). J'ai senti que je ne dise rien l'agaçait.
Aussitôt la boule à l'estomac a grossi, j'avais un poids sur la poitrine. j'étais pressée de raccrocher. La fuite. Je ne voulais pas l'agacer plus. Je crois que j'avais la voix qui tremblait. Pascal m'a demandé si je voulais manger avec eux… AVEC EUX! Ils formaient un tout maintenant? Un tout dont je ne faisais pas partie? Ma 1ère réaction était de refuser. Inutile de m'imposer ça.
Avant que je dise quoi que ce soit, Pascal m'a demandé de ne pas dire non comme d'habitude. Il savait que c'était beaucoup demander, qu'elles n'étaient pas vraiment sympa avec moi, mais il aurait aimé que je vienne. Pas qu'elles pensent qu'il me mettait de côté pour elles. Il m'a demandé si je voulais bien dormir à la maison aussi. Ça lui ferait plaisir que je fasse l'effort de les supporter encore un soir, mercredi, elles s'en vont.
Je suis arrivée chez lui sur le coup des 19h. Waouh, je ne savais pas que c'était une occasion pour s'habiller comme si on sortait? J'avais juste enfilé un jean et un pull foncé. Afff, je me suis sentie comme un cygne noir. Mal fringuée. Pascal aussi était mignon à croquer.
Je ne sais pas comment il fait, mais il m'a fait me sentir à l'aise. Il m'a prise dans ses bras à mon arrivée, et me regardait comme si j'étais la 8ème merveille du monde, avec son sourire craquant. Il a dit que je lui avais manqué. Manqué? Je n'en avais pas eu l'impression.
Comme je m'y attendais, elles m'ont regardée comme si je dérangeais. Et elles ne m'ont pratiquement pas adressé la parole pendant tout le repas. Elles parlaient avec Pascal, et mentionnaient des gens des bureaux à New York, parlaient boulot même. Rien qui puisse m'aider à participer à la conversation. Ok, clairement elles le faisaient exprès. Je faisais semblant d'être à l'aise et écoutait sans piper un mot.
De temps à autre, Pascal me faisait un bisou sur la tempe, ou me serrait contre lui en me souriant. Peut-être qu'il croyait à mon cinéma, et croyait que j'étais à mon aise. Ou peut-être pas, parce qu'il me serrait parfois les doigts sous la table. Parfois, il me faisait un bisou dans la paume.
Finalement, je me demande si tout ça n'était pas un jeu pour qu'elles soient jalouse. Ou pour qu'elles se donnent plus de mal à le draguer. Mais bon, si elles partent demain, et je suis là ce soir, elles ne peuvent plus rien faire. Ça m'a un peu rassurée, mais j'avais toujours la gorge serrée.
Pour venir au restaurant, j'étais assise devant dans la voiture. Derrière, j'avais entendu Terry dire qu'elle se sentait mal à l'arrière. En sortant de la voiture, Kristen avait fait son cirque pour montrer qu'elle n'avait pas été bien. En quittant le restaurant, elle a demandé à Pascal si elle pouvait se mettre à l'avant.
Pascal m'a jeté un coup d’œil en disant qu'il n'y avait pas de problème. Avant même que Pascal démarre, Terry lui a demandé si on me déposait en 1er. Wohhh, j'étais à côté et elle lui parlait comme si je n'étais pas là. Ou que je n'avais pas mon mot à dire. Quelle pouffe ma parole!
Pascal a aussitôt répondu que ce n'était pas nécessaire, je dormais à la maison. Elle a eu l'air surprise, même un peu choquée. Pour autant, elles ne m'adressaient toujours pas la parole. Elle était assise derrière Pascal et avait mis sa main sur son épaule en parlant. J'ai fait comme si je ne voyais rien.
De toute façon, qu'est-ce que je pouvais y faire? Lui demander de ne pas le toucher? C'aurait été ridicule.
Arrivé à la maison, elles ont été se changer et sont revenus au salon dans des tenues que je n'aurai jamais osé porter chez quelqu'un. Sauvée par le gong par l'arrivée de Paul, qui est descendu partager un verre avec nous. Là j'ai pensé qu'on aurait pu l'invité au restaurant aussi. C'aurait été sympa.
Pascal s'était aussi changé. Je l'avais suivi dans la chambre. En chuchotant, je lui ai dis que ça avait été dur au resto. Je m'étais sentie de trop. il l'avait senti et s'est excusé de m'avoir imposé ça. Mais, qu'il était content que je sois là. Qu'il regrettait de les avoir invités à rester chez lui. Pascal était adorable et m'avait serré dans ses bras. Il ne semblait pas se presser de retourner au salon.
Quand il m'a embrassée, j'ai eu peur qu'il veuille aller plus loin, alors qu'elles traînaient au salon. Là, j'aurai pensé qu'il le faisait exprès pour astiquer leurs jalousies. A vrai dire, je me serais sentie mal, et je crois que je l'aurai sans doute repoussé.
Pascal s'était assis dans le fauteuil, probablement pour éviter qu'elles ne fassent quelque chose qui m'aurait gênée. Je me suis faite un café et quand j'ai approché le petit groupe, il m'a fait signe de m'asseoir sur ses genoux. Paul est descendu peu après.
Kristen a demandé à Paul si elle pouvait visite son appart. Elle se mandait si c'était aussi grand que celui de Pascal. Elle savait que c'était anciennement celui de Thomas, qu'elle connaissait par le travail. Terry voulait aussi monter. Alors Paul a proposé de leur offrir un verre chez lui.
Là dessus, j'ai décidé d'aller déjà me coucher. Ha! Pascal sait bien que j'ai des problèmes pour dormir aussi tôt, sauf quand je dors dans ses bras. Il a dû penser que j'en avais assez. J'étais fatiguée de faire des efforts.
J'espérais que du coup, qu'il ne tarderait pas à venir se coucher aussi. J'étais impatiente de me lover dans ses bras.
Pascal est venu se coucher un peu après minuit. Ils étaient restés chez Paul pour ne pas me déranger j'imagine. Pourtant, comme il avait envie de faire l'amour… Un peu bruyant… Là, je pense qu'il a fait exprès…
Gênée, je ne me suis pas levée pour prendre un café avec lui avant qu'il parte au boulot avec Terry et Kristen! Asta la vista, ce soir, elles ne seront plus dans mes pattes.
Mar 14 jan 2025 - Après mon départ dimanche. (2/2)
Terry a voulu savoir si Kristen lui a demandé s'ils avaient couchés ensemble en Allemagne. Parce qu'elle lui avait posé la question. Elle voulait que Pascal sache qu'elle ne lui avait rien dit. Ça ne la regarde pas. Pascal était d'accord, ça ne regarde personne.
Je voulais que tu saches qu'on avait des chambres réservés. C'était prévu que j'en profiterai pour venir passer quelques jours au bureau ici… Un petit mensonge pour… venir chez toi. Tu ne m'en veux pas?
Non. Mais j'aurai préféré le savoir à l'avance… Du coup, j'ai menti à Jane, parce que je croyais… Bref, je ne voulais pas qu'elle soit mal à l'aise avec vous ici… Je me demande…
Ah, alors vous êtes… friends with benefits, ou…?
Pascal l'a regardée sans répondre. Et elle a continué à parler de boulot. Qu'elle avait présenté ça comme ça pour venir passer quelques jours en Suisse. Du moment qu'elle était en Allemagne, autant faire un crochet par la Suisse, et regarder ce que donne les projets qu'ils préparaient chacun de leur côté. Hands on deck quoi. Voir les différences et comprendre la différence des coûts, etc…
Facile, la différence des coûts, plus cher pour un si petit pays, est à mettre sur les différentes langues Européennes. Quand on fait un lancement, après il faut penser à le faire dans les langues principales européennes; français, allemand, espagnol, portugais aussi, 2 langues qui leurs profitent aussi, etc…
Ils ont aussi dévié sur des choses plus intimes, comme le fait qu'elle pensait qu'il ne l'avait pas léchée à cause des poils sur le pubis, alors elle s'était rasée. Pascal a fait la grimace. Ça j'ai vu, parce que j'étais concentrée à le regardé, parce que Terry tournait le dos à la caméra.
Il lui a dit qu'il détestait ça. Il lui a demandé pourquoi elle s'était rasée? Elle a dit que la plupart des hommes préfèrent ça. Il a dit que lui pas. Que ça le dégoûte. Une femme est une femme, et pas une gosse. Que c'était dégueu et que les femmes n'avaient pas à accepter ça. Elles devraient se méfier des hommes qui tombe dans ce genre de travers.
Terry lui a demandé s'il comptait à nouveau s'enfermer dans sa chambre comme la dernière fois. Mais, il n'a pas eu le temps de répondre, Kristen ressortait de l'autre chambre, avec juste une serviette autour. Une serviette qui lui cachait à peine les fesses.
Elle s'est affalée dans le canapé, les jambes légèrement écartée. Bref, elle le provoquait…
Terry s'est tourné vers Pascal pour lui demander s'il pouvait leur laisser 5mn. Elle voulait parler à Kristen. Pascal s'est levé en disant qu'il allait se doucher et se coucher; "Demain matin, faudra être prête à partir d'ici à 7h30, ça ira?". Il est parti dans sa chambre.
Terry a demandé à Kristen ce quoi elle jouait. Pascal les avait gentiment invité chez lui et elle se baladait à poil?
Bref, Terry s'énervait et Kristen souriait calmement en la regardant avec un petit sourire. Puis, elle lui a dit d'arrêter son cirque, le mec lui plaît, c'est pas un crime…
Bref, elles se prenaient la tête sans trop élevé la voix. De l'autre côté, dos à la porte, Pascal les écoutait en souriant. Mouais, j'avais raison, ça lui plaisait que 2 nanas se battent pour ses faveurs. Les entendre se crêper le chignon le faisait sourire! Les mecs… pas un pour rattraper l'autre.
Terry est partie vers la chambre, fâchée. Kristen souriait. Elle a décidé de laisser la tété tourné et ne semblait pas pressée d'aller se faire astiquer par Terry. Peut-être qu'elle attendait qu'elle dorme, ou voulait tenter de s'inviter dans la chambre de Pascal? Ou elle voulait dormir sur le canapé?
J'avais la boule à l'estomac. En sortant de la salle de bains, il a écouté un moment derrière sa porte, n'entendant pas de bruit, il en est sorti, à torse nu en se séchant les cheveux, pour aller à la cuisine. Mais, je crois qu'il voulait juste voir si il y avait toujours quelqu'un ou quoi. Pascal l'a vue allongée sur le canapé quand il est passé, mais à fait semblant de ne pas la voir, se frottant la tête avec son linge.
Il s'est servi un verre de lait, l'a bu, et est retourné dans sa chambre. J'étais consternée, il n'a pas fermé sa porte à clef comme la dernière fois que Terry était là. Le rat. Il est allé dans sa salle de bain. Kristen en a profité pour s'enfiler dans sa chambre. Je crois qu'il s'en doutait, ou c'était ce qu'il espérait.
Son linge toujours autours d'elle, Kristen était appuyé contre la porte et le regardait en se mordant la lèvre inférieure, avec un petit regard coquin quand il est sorti de la salle de bains. Il a marqué un temps d'arrêt, comme s'il ne s'y attendait pas… Pfff, c'était tout le contraire…
Moi qui avait suivi toute la scène, je savais qu'il s'attendait à trouver l'une ou l'autre. C'était d'ailleurs sans doute pour ça qu'il était ressorti de sa chambre pour aller au salon… Pascal a marmonné quelque chose comme "tu cherches des ennuis toi…".
J'ai défrisé. J'avais déjà un souffle au cœur, des palpitations. Il allait se la taper!
Quand Pascal était à la salle de bains pour se doucher, il m'avait appelée pour me demander si je voulais revenir dormir chez lui. Et maintenant, je regrettais d'avoir fait la "grande confiante". Je lui avais demandé s'il avait peur de craquer. Bon, là, je savais pas qu'il avait couché avec Terry.
Si j'avais su, je crois que je serais revenu dormir chez lui. Mais là, je lui ai dis que j'allais lui faire confiance.
S'il m'aimait, comme il le prétendait si souvent, alors il tiendrait, il résisterait. J'avais seulement vu Kristen lui faire des avances sur le canapé. Aussi, s'il avait envie de la baiser, je ne voulais pas être un substitut, faute de mieux, qu'il utilise pour se soulager.
Mais bon, Pascal savait aussi que s'il ne résistait pas, je n'en ferais pas une affaire d’État. Il savait que je ne poserais pas de questions, et qu'il n'avait pas à me dire quoi que ce soit. Je préfère rester dans l'ignorance. En fait, je ne veux pas entendre des trucs pareils sortir de sa bouche, c'est tout.
Bref, là j'avais les vapeurs… Je le regardais le visage à 2cm de celle de l'autre là, qui laissait glisser sa serviette. Il ne pourrait pas résister. Impossible. Et pourtant, il continuait le petit jeu de séduction, comme s'il était à 2 doigts de craquer, puis il s'est baisser pour ramasser sa serviette et la couvrir avec. Quand il se relevait, elle avait passé ses bras autour de ses épaules et cherchait à ce qu'il l'embrasse ou quelque chose.
Alors il a continué à jouer avec elle. Il ne l'a pas embrassée. On aurait dit qu'il attendait qu'elle fasse le 1er pas. Elle s'était collée à lui, et il l'a soulevée pour la jeter sur le lit. Mon cœur a failli s'arrêter net. Elle a rit, d'un rire cristallin, contente d'avoir gagné. Pascal s'est penché sur elle et lui a demandé si elle était sûre que c'était ce qu'elle voulait. Si elle voulait vraiment se mettre Terry à dos.
Terry avait l'oreille collée à la porte et se rongeait les ongles. Elle a posé la main sur la poignée, mais n'a pas osé ouvrir. De toute façon, Pascal avait fermé la porte à clef. Terry, certainement rouge, a été à la cuisine et fait tomber quelque chose. Elle faisait exprès de faire du bruit. Son stratagème a marché.
Pascal s'est relevé et l'a aidée à se mettre debout en lui disant que ce serait mieux qu'elle regagne sa chambre. Elle ne voulait pas sortir de sa chambre comme ça, Terry allait… Pascal a rigolé, elle aurait dû y penser avant de rentrer dans la chambre d'un mec à moitié nue. Il est sorti de la chambre pour voir ce qui se passait dans sa cuisine. Il était toujours à torse nu…
Finalement, Kristen n'a pas eu ce qu'elle voulait. Pascal a aidé Terry à nettoyer. Mais son Thermos pour le café était fichu. Elle a bien choisi. Marrant, elle me ressemble un peu là! Un verre ou une tasse et ils auraient pu se blesser.
Pendant qu'ils bricolaient à la cuisine, en silence, Kristen a filé vers sa chambre, et est ressortie un peu plus habillée qu'avant. Elle a été se pencher par dessus le bar pour les regarder. Ils ont encore traîner un moment au salon, et Pascal a été se coucher. Les filles ont eu une vive discussion à propos de lui. Il le savait bien et ça le faisait sourire. Il a fermé la porte de sa chambre à clef pour dormir.
Mais, il a eu de la peine à trouver le sommeil. Il est resté longtemps à regarder le plafond avec la télé qui tournait en fond. J'imagine qu'il cherchait à se persuader de résister. Mais un homme reste un homme. Pascal avait tout de même embrassé Kristen... ça me rend malade. La tentation devait être trop grande. Les filles avaient regagné chacune leurs chambres.
Quand je l'ai vu se relevé… J'ai compris qu'il ne savait pas résister à la tentation… J'étais un peu déçue. Je me suis demandée laquelle il choisirait. J'étais surprise qu'il se tape Terry après lui avoir dit qu'il détestait le fait qu'elle se soit rasée la chatte… Iak.
J'ai détesté ce que j'ai vu dimanche soir. Dire que Pascal m'avait demandé de partir, j'en reviens pas. Ça me toujours furax. Je me suis sentie rabaissée. Peut-être que je suis parano, mais j'ai eu l'impression que ces 2 nanas ont dû penser qu'elles étaient plus importante que moi…
Je pète un câble… Je pense que de se faire draguer doit le flatter. Les hommes sont tellement simplet.
Quand Pascal m'a raccompagnée à ma voiture, il m'avait dit que je n'avais pas de quoi m'inquiéter. Et après, je le vois en train de se laisser draguer ouvertement. Je le déteste. Chaque fois que Terry tournait le dos, sa copine Kristen faisait des avances à Pascal.
Elle a même osé tirer sa jupe, déjà courte, presque jusqu'à son string, alors que Terry était juste en train de se servir à boire à quelques mètres. Garce. Elle caressait ses jambes avec ses pieds. Dès que Terry a tourné les talons pour aller se doucher, Kristen lui glissé lentement un pied entre les cuisses jusqu'à la garde…
Encore heureux qu'il ait enlevé son pied pour lui demander ce qu'elle faisait. Au lieu de rester allongé sur son canapé, il a dû se remettre droit pour l'empêcher de continuer son cinoche. Ça devait lui plaire de provoquer autant d'attention de l'une et de l'autre.
Kristen lui a dit que c'était entre elle et Terry. Qu'après tout, qu'il ne lui appartenait pas. Puis que Terry n'était pas sa copine, mais seulement une collègue de travail. Et dans la conversation, elle lui a dit que Terry ne lui a pas dit qu'il était chasse gardé… mais elle avait deviné qu'elle s'intéressait à lui.
Pascal lui a rappelé qu'il avait déjà une copine, et qu'elle venait de partir. Elle a rit; "je ne te parle pas de mariage, ni de devenir ta petite amie, avec la distance, ce serait… ". Pascal souriait quand elle lui disait tout ça, au lieu de lui demander d'arrêter. Grhhh, il n'a rien répliqué.
Même quand Terry est revenu, elle a laissé ses jambes trainer sur les cuisses à Pascal, dans une posture plutôt équivoque. Pascal ne faisait rien pour la repousser. Je crois que Terry n'appréciait pas trop. Elle avait aussitôt changé de sujet en lui demandant ce qu'il faisait avec une femme comme moi.
Kristen trouvait qu'on n'allait pas bien ensemble. Et Pascal qui ne lui fermait pas sa sale gueule d'une réplique cinglante. Non, il souriait en secouant la tête.
Terry a dit à Kristen qu'elle pouvait aller se doucher, elle avait fini avec la salle de bains. Mais la miss n'avait pas l'air pressé d'y aller. La réaction passive de Pascal m'agaçait. C'était comme s'il était d'accord avec elle...
On aurait dit qu'il y avait une guerre des nerfs, chacune attendait que l'autre tourne les talons ou aille se coucher en 1er pour rester seule avec Pascal.
Quand Terry s'était décidée à aller se doucher, Terry a demandé à Pascal de quoi ils avaient parlé. Il a juste dit de pas grand chose. Terry a alors demandé s'il ne la trouvait pas un peu trop dévergondée. Et là, il a dit que oui. Qu'elle était plutôt gonflée.
Pascal a fait la remarque que, elle avait l'air plutôt introvertie quand on ne la connaît pas, mais là, ce soir, elle était différente. Terry lui a dit que cela faisait trop longtemps qu'il vivait en Suisse. Et lui a demandé s'il ne se rappelait pas que les femmes étaient plus directes chez eux.
Quand un mec plaît à une femme, elle le lui dit, sans tourner autour du pot. Si elle veut coucher avec, elle sont directe aussi. Il a oublié? Par contre ici en Suisse, elle a l'impression que les femmes étaient toutes coincés. Pas le courage de bouger un cil. Puis j'ai entendu et vu des choses assez déplaisantes…
Une fois chez Pascal dimanche soir, tout le monde est descendu de voiture. Terry a proposé qu'ils commandent un truc, ou fasse à manger chez lui. Pascal était embarrassé. Ce n'était pas du tout ce qu'il m'avait dit. Apparemment, elles s'attendaient à finir la soirée chez lui, pas au resto.
Pascal leur a demandé de l'attendre dans la voiture, et m'a accompagnée à l'intérieur. Hum, je me sentais de trop, mais je peux supporter ce sentiment. Je préfère me sentir de trop que mise au placard. Dans la voiture, j'avais entendu Terry lui demander si elles pouvaient rester chez lui pendant leur séjour.
C'était pour ça que j'avais décidé de m'incruster chez lui ce soir. Je gardais le sourire, me montrait à l'aise, même si c'était tout le contraire. Je le sentais un peu agacé. Je n'étais pas sûre si c'était contre moi ou elles. Si c'était le fait que je veuille rester, il n'a pas osé me dire quelque chose.
Il n'y avait rien de bizarre à ce que je veuille l'attendre chez lui! Après tout, c'est lui qui voulait qu'on arrête de faire semblant de ne pas être ensemble. Il n'avait qu'à assumer. J'avais pensé que Pascal était entré pour m'aider avec mes affaires, mais je me trompais. Il m'a demandé de rentrer.
Il voulait rester à la maison, mais qu'il savait que je ne les appréciais pas. S'il les invitait dedans, ce sera tendu. Donc, il apprécierait si je pouvais rentrer pour une fois. Je sentais que si j'insistais pour rester, ce serait chiant. Puis, je serais mise à l'écart de toute manière. Personne ne me parlera.
J'ai bien senti que je n'étais pas la bienvenue. J'ai fait contre mauvaise fortune, bonne figure. J'ai accepté de rentrer, mais je prendrais un café avec eux. Je lui ai demandé si elles allaient rester chez lui. Pascal a haussé les épaules. Elles n'avaient pas réservé d'hôtel, alors oui.
Puis, ça lui évitait d'avoir à faire des réservations à la dernières minutes, et aussi de devoir ressortir pour les raccompagner quelque part.
J'ai été dans la chambre pour faire semblant de préparer mes affaires. En fait, je n'avais rien à prendre, c'était juste pour donner le change, et me préparer à faire bonne figure au moins jusqu'à ce que je me casse d'ici.
Elles avaient dû remarquer Pascal ramener mon sac, ça allait faire bizarre de le voir ressortir le même sac après m'avoir parlé… Pascal est sorti pour ramener les valises des 2 nénettes...
Quand je suis sortie de la chambre avec mon sac, elles s'étaient déjà installées dans les canapés, très à l'aise. Était-ce un sourire moqueur que j'ai vu passer sur le visage de Terry? Je lui ai souri et j'ai été me faire un café en attendant que Pascal revienne.
Je me sentais mal à l'aise (chez Pascal donc comme chez moi) d'aller m'asseoir dans le canapé vers elles. Je ne savais pas quoi dire. Pascal avait été mettre mon sac dans ma voiture. En revenant, il est venu vers moi et m'a passé le bras autour de la taille. Il a pris une gorgée de mon café et m'a fait un bisou dans le cou.
Il a demandé ce qu'elles voulaient manger, en ramenant les cartes pour commander. Elles voulaient des pâtes. Il a dit que ça ne valait pas la peine de commander pour ça, il pouvait très bien les préparer à la maison. Elles étaient d'accord.
Pascal m'a demandé si je voulais manger avec eux. Pendant une 1/2 seconde, j'ai hésité, me demandant s'il était sérieux. Mais, j'ai compris que ce n'était que pour la forme. Terry a lancé qu'elle espérait qu'elles ne me faisaient pas fuir, en jetant un regard vers Pascal. Pouffe!
J'ai prétendu que non, que j'avais un rendez-vous tôt dans la matinée. Que j'avais pensé dormir là, mais si je faisais ça, je devrais me lever trop tôt, pour rentrer me changer. Alors, c'était préférable que je rentre chez moi. Ma voix a flancher quand j'ai répondu.
Ciel, j'avais failli me mettre à pleurer. J'avais l'impression qu'elles devinaient que Pascal m'avait mise dehors. Tout ça, pour qu'elles puissent être à l'aise. A sa question, j'ai vu que Pascal m'avait jeté un petit regard en coin. D'habitude, j'essaie de ne pas être préoccupée par ce qu'il fait quand je ne suis pas là…
Pour une fois, j'espérais qu'il ne se laisserait pas mener par le bout du nez par ces pouffes.
Arh, je me suis dit que je ne devais pas penser à ça, sinon, j'allais être déçue encore. Je me suis demandée ce que je ferais à sa place? Si j'étais un mec, je ferais quoi? Est-ce que je me laisserai tenter? Surement! Alors, je me suis dis que Pascal pouvait faire ce qu'il voulait.
Je ne suis certainement pas celle qui pouvait lui lancer la 1ère pierre! Ou si je lui lançais la pierre, ce serait seulement pour faire comme la masse! Ça n'empêche pas que j'avais un poids sur la poitrine. Elles étaient jolies et avaient de la classe. Moi, je me sentais un peu minable à côté!
J'ai passé le reste de ma soirée, l’œil braqué sur l'écran de mon ordi, à regarder et écouter ce qui se passait chez lui, en me rongeant les ongles!
Dimanche soir, sur le chemin du retour, on était 4 dans la voiture. Caro a dû rentrer avec Paul. Peut-être que j'avais des questions, mais comme Terry et Kristen étaient dans la voiture, j'ai gardé mes questions pour moi. En fait, je me sentais un peu traumatisée par les évènements.
D'ailleurs, je n'ai presque pas participé à la conversation, ils parlaient de choses que je ne connaissais pas. Terry a raconté à Kristen comme ils s'étaient bien amusés, la dernière fois que Pascal était là-bas. Ils sont sortis en boîte et tout. Et comme elle, Pascal aime danser.
Pascal a serré mes doigts. Il devinait ce que je ressentais d'entendre ça. J'ai retiré ma main.
Avant de quitter le chalet, alors qu'il préparait ses affaires, il m'a demandé s'il pouvait me déposer à la maison, ou si je préférais qu'il me dépose chez lui, pour que je prenne ma voiture pour rentrer. Il m'a dit qu'il allait manger avec Terry et Kristen. Bref, je n'étais pas invitée.
Je comprends maintenant pourquoi ils n'avaient pas voulu aller manger avec toute l'équipe. Souvent, en quittant le chalet, en tous cas quand on était à Gstaad, on s'arrêtait souvent pour manger tous ensemble avant de se séparer. Pascal aurait dû me proposer de l'accompagner.
Je n'avais rien dit quand il m'a parlé de ses projets. Il avait été distant tout le week-end, alors j'étais sans voix. Je ne savais pas quoi penser, ni quoi faire. J'avais choisi d'aller chercher ma voiture chez lui, alors il me déposait et repartait aussitôt.
Presque à destination, j'ai changé d'avis et décidé de l'attendre chez lui. Je le lui ai dis en français. Elles ne parlent pas français. D'habitude, on se parle en anglais. Je ne l'entends parler français, avec son petit accent, seulement au chalet ou quand on est avec des francophones.
Oui, je sais, ça l'a embêté. Il m'a répondu qu'il ne savait pas quand il rentrerait, c'était peut-être mieux que je rentre. Mais j'ai répondu qu'il ne pouvait pas faire si tard, parce qu'il bosse demain. Je me suis dis que du coup, il ne pourrait pas passer la nuit ailleurs.
Pascal saurait que s'il ne rentre pas, il aurait alors de sérieuses explications à me donner…
Après le ski, presque tout le monde est rentré au chalet. Il n'y avait que quelques mecs qui traînaient encore dehors. Il faisait un de ces froids de canards. Malgré mes gants, j'avais eu froid aux mains ce matin. Je ne voulais pas avouer avoir froid, j'ai préféré rentrer.
Pascal est rentré plus tôt du ski, peut-être 1h après moi. Il aurait mieux fait de rester après m'avoir raccompagné. Il est venu me rejoindre à la sieste. J'allais m'endormir quand il est arrivé. J'étais presque dans les bras de Morphée. Son arrivée m'avait réveillée.
Il m'a demandé pourquoi je n'avais rien demandé quand il est arrivé avec Terry et Kristen. J'ai haussé les épaules en me calant dans ses bras. Je voulais la jouer cool et qu'il ressente de la culpabilité de m'avoir si effrontément menti.
Et je crois que c'était le cas. Il devait se sentir coupable.
On a mangé au chalet. J'étais agréablement surprise que Pascal me prenne la main et me mette à côté de lui pour manger. Pour ne pas être déçue, je mettais préparée à devoir m'asseoir à pompe-moi-le-jus.
Ça m'a ramenée le sourire et j'avais le cœur plus léger.
Mais évidemment, ça n'a pas duré. Après le repas, quand on s'est tous un peu dispersé, Pascal s'était rapproché des américaines. Ils avaient l'air de bien s'entendre et bavardaient à tout va. Je me suis donc mise dans mon coin avec Caro et quelques amis pour faire des jeux.
Je m'étais assise de manière à avoir Pascal en ligne de mire. Comme ça, je pouvais discrètement suivre ce qu'il faisait. Quand Paul a posé la question de savoir qui avait envie de sortir prendre un verre dans le Pub du coin, Pascal a fait signe que ça ne lui disait rien.
Alors, j'en ai fait autant. J'ai dis que je préférais rester au chaud dans le chalet. Caro a fait pareil. Quelques instant plus tard, Pascal et Terry sont descendu dans le Jacuzzi. Super! Je ne pouvais pas le suivre et exposer mes bourrelets devant ces nanas.
Enfin, j'avais cru qu'ils étaient descendus pour se larver dans le jacuzzi, mais j'avais tout faux. En fait, ils ont disparus et j'ai su bien plus tard, qu'ils étaient sortis prendre un verre avec Paul et les autres. Ça m'a un peu refroidie. Je suis sûre qu'il avait fait exprès.
Il ne voulait pas de moi. Il voulait être seul avec ses copines. Ne pas m'avoir sur le dos. Ça m'a fait de la peine. Il aurait pu être franc et me dire qu'il sortait boire un verre avec ses collègues. Est-ce que je le gêne à ce point? Je me sentais mal, avec la furieuse envie de pleurer.
Mais j'ai caché tout ça sous un sourire et une fausse gaité. J'ai joué un moment avec les autres. Caro a décidé de sortir avec un autre groupe, surement dans l'espoir de retrouver Pascal et les autres. J'ai préféré me coucher. En fait, c'était pour pleurer dans mon coin.
Je n'ai pas réussi à dormir. Je me demandais ce qu'il faisait. Si je l'ennuyais à ce point. S'il s'amusait mieux avec les autres qu'avec moi. Surement. Après tout, ce qui est nouveau est toujours plus intéressant qu'un vieux truc qu'on connait déjà, et par cœur.
Je pense que... j'étais jalouse.
Mais, je l'ai attendu. Attendu… 1h du matin, Pascal n'était toujours pas venu se coucher...
Qu'est-ce qu'il fabriquait? Peut-être qu'il était revenu et qu'il était au salon? Je n'osais pas y aller. J'aurai trop l'air de le chercher, le surveiller. Et s'il est au salon avec ces nanas, je fais quoi? Je le colle?
J'ai hésité longtemps, puis, j'ai fini par m'endormir toute seule dans la chambre. Pas de Pascal, pas de Caro. Je me demande qu'elle avait réussi à le trouver? Au moins, si c'était le cas, il y avait quelqu'un pour éviter qu'il ne fasse de bêtises… Caro l'aurait eu à l’œil.
Le dimanche matin, à mon réveil, personne. J'ai pensé que je me réveillerais quand il viendrait se coucher. Mais rien. D'après le froissements des draps, il avait dû dormir là. Comment se fait-il que je n'ai même pas senti sa présence? M'avait-il prise dans ses bras?
Si c'était le cas, je me serais réveillée, non? Est-ce que Caro est venue se coucher? Je n'ai rien entendu non plus. Je me suis dépêchée de descendre déjeuner. C'était surtout dans l'espoir que Pascal serait encore là. Mais bien sûr, c'était trop tard, il était déjà sorti.
Bon ben d'accord. Je n'avais plus qu'à préparer mes affaires, pour être prête à partir quand Pascal rentrera… J'avais le cœur lourd, froid à l'épiderme. Je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Comme une prémonition. Pas normal ce qui se passe…
Samedi matin, Pascal est arrivé avec Terry et Kristen. 2 collègues des États-Unis. Apparemment, elles restaient quelques jours en Suisse, avant de retourner à New York. Pascal aurait pu me dire que Terry serait en Suisse la semaine prochaine.
J'avais longuement discuté avec Caro, pendant le trajet et au chalet. D'abord, je voulais repartir pour débarquer chez Pascal. J'étais remontée. Mais, à force, j'ai fini par comprendre que ce n'était pas une bonne idée. J'ai voulu me la jouer cool.
J'ai fini par dire à Caro, qu'après tout, il pouvait bien faire ce qu'il voulait quand je n'étais pas là. Que je n'allais pas en faire une maladie. Ce serait ridicule. Je lui dis qu'il peut faire tout ce qu'il veut, et après, quand il le fait, je lui fais une scène?
Il pouvait bien me mentir, je préférais, parce que je ne suis pas sa confidente, ni sa camarade, je suis sa petite amie. Parler a fait redescendre la pression. Dans ma tête, j'avais déjà pris ma décision; j'allais faire comme de rien. Surtout pas de scène.
Je serais adorable, souriante, câline, question de le faire culpabiliser. Rien de plus déstabilisant que d'arriver, en s'attendant à des scènes, larmes et tout, et de retrouver une petite amie adorable! J'espère ne pas tout à coup éclater et poser des questions.
J'ai bien vu que Pascal était tendu comme une hélice en arrivant. Il ne me regardait pas dans les yeux. Et minimum de contacts tactiles. Ça j'ai moins aimé. D'habitude, il est tout le temps à m'entourer de ses bras, me faire des bisous dans le cou, etc.
Là, rien. On était tous affalé autour de la table à petit déjeuner quand Pascal et ses invitées sont arrivés. Il n'est pas venu s'asseoir à côté de moi. J'ai fait comme si je n'avais rien remarqué. Il est venu me faire un bisou.
Ensuite, il s'est installé avec les filles loin de moi.
Pascal restait distant. Je sentais qu'il s'attendait à me voir piquer une petite crise. J'ai décidé de me joindre aux skieurs aujourd'hui. Donc, j'avais déjà mis ma combinaison. Je pense que Pascal l'avait remarqué, vu que c'est lui qui m'a acheté tout ça.
On a quitté le chalet, skis au pieds. En fait, on était les 4 en Snowboard. En bas, on a pris un œuf pour monter vers des pistes pas trop difficile. Pascal s'occupait de moi, mais aussi de Terry. Kristen semblait à l'aise en Snowboard. D'ailleurs, Pascal est parti avec elle, nous laissant Terry et moi descendre à notre rythme. Ça m'emmerdait d'être avec elle.
On les a regardés descendre comme s'ils étaient nés Snowboard aux pieds. Joli. Terry et moi n'avions pas le style, mais on est descendus tant bien que mal. En fait, elle est pire que moi. J'ai dû l'attendre, l'aider et même lui donner quelques petits conseils.
Drôle, mais elle comme moi n'avions pas envies de vraiment discuter. Pas envie de devenir amis. Je me demande si c'était pour ça que Pascal nous avait laissé ensemble? Qu'on devienne pote? Raté. On est resté strictement "ski". Pascal avait retrouvé un des groupes.
On est remonté ensemble. Apparemment, il s'était détendu, et dans l’œuf, il m'a pris la main. Ça m'a chatouillé le cœur, vu qu'il avait été si distant depuis son arrivée. Surprise en bien. A 13h, j'en avais assez, je voulais rentrer, mais… tout est blanc. Je suis perdue.
Je ne sais pas me diriger quand je suis sur les pistes. Toutes les pistes se ressemblent pour moi. Je n'ai pas osé le dire tout de suite. Mais, je me connais, si je n'arrête pas quand je sens que je devrais, j'allais éclaté et jeter mon Snowboard en faisant une crise.
Tout le groupe était au restaurant, et j'étais gênée de dire devant les autres que j'en avais assez. On était côte à côte, alors je l'ai chuchoté à son oreille. Je lui ai aussi dis que j'étais perdue, je ne savais pas comment rentrer.
Il a voulu commencé à m'expliquer comment rentrer au chalet depuis là devant tout le monde.
J'ai eu les larmes aux yeux. Je savais qu'il pouvait m'expliquer ce qu'il voulait, je n'arriverais pas à rentrer. j'allais devoir rester plantée au resto en attendant qu'ils aient fini. Je l'ai dis. Il me connaissait, et savait très bien que je ne saurais pas retourner au chalet.
Je crois qu'en voyant mes yeux, il a senti mon désarroi. Il a alors décidé de m'accompagner jusqu'au chalet. Après tout, il n'avait même pas besoin d'ôter son Snowboard. Il a averti les autres et Terry et Michael ont voulu venir avec. Ils retrouveront le groupe après.
Comme j'étais contente de sauter au lit et dormir un peu. J'étais vannée. Raide.
Pendant tout le trajet, je me suis retenue de pleurer. J'écoutais le bavardage incessant de Caroline. Je me retenais aussi de lui demander pourquoi elle m'avait menti? Est-ce que c'était Pascal qui le lui a demandé? Pourquoi? Je détestais qu'elle l'ait fait. Trahison.
Alors, sachant que Caro a de la peine à garder les secrets, j'ai essayé de la faire parler. La faire parler, d'abord en me racontant comment c'était en Allemagne. Puis, lui a demandé si elle avait surveillé un peu Pascal. J'ai senti son hésitation. Il s'était passé quelque chose. Quoi?
Son flot incessant s'est tut. Intéressant. Alors, je me suis lancée et je lui ai demandé si elle a partagé la chambre avec Pascal. Elle a dit que non. Elle avait espéré, mais non, ça ne s'était pas passé comme elle l'espérait. Elle l'avait collée au bar alors qu'il discutait avec Terry.
Elle a très bien compris qu'ils voulaient qu'elle dégage. Pour finir, ils l'ont abandonnée, pour monter dans sa chambre à elle. Elle le sait, parce qu'elle les a suivi, même si elle sentait qu'ils étaient excédé par sa présence. Elle était à l'étage en dessous, et n'a pas pu aller plus loin.
Elle m'a avoué avoir très mal dormi, folle de rage que Terry s'impose ainsi. Elle n'a rien pu faire, sans risquer d'agacer Pascal. Le lendemain, pendant le cours, elle a essayé de lui parler pendant le break, mais il s'était déjà installé avec Terry et les 2 autres du bureau de New York.
Puis, elle a carrément oublié qu'elle ne devait pas me dire, que Pascal est rentré par le même avion. Mais il s'est assis vers son nouveau petit groupe. Puis, elle m'a appris que Terry restait quelques jours en Suisse. Elle n'avait pas pu entendre dans quel hôtel elle resterait.
Mais, elle savait que demain, Pascal allait monter avec elle. Je crois que là, elle s'est rendue compte qu'elle avait trop parlé, et qu'elle m'avait révélé que Pascal était rentré, qu'il n'était plus en Allemagne, comme il me l'avait fait croire. Elle m'a demandé de garder ça pour moi.
J'ai accepté. Mais, je lui ai dis que je m'en doutais, et que j'avais pensé repartir et débarquer chez lui. Que j'étais partie avec elle, parce qu'elle avait l'air d'insister. Je lui ai demandé si c'est Pascal qui lui a demandé de m'embarquer au chalet. Elle a avoué que c'était le cas.
On a débattu sur le sujet. Elle pensait que je ne devrais pas y retourner si je ne voulais pas être blessée qu'il m'ait menti. que c'était mieux de faire l'ignorante. Je ne savais pas. Je crois que je me sentais sur le point d'exploser. Alors, blessée? Pourquoi pas. Ça me changera rien.
De ne pas savoir, mais d'imaginer ce qui se passait chez lui me rendait malade… Il m'avait dégagée pour faire ce qu'il voulait… J'étais… Combien de fois avait-il fait ça sans que je m'en rend compte? Ce ne devait pas être la 1ère fois, j'en suis sûre. Qu'est-ce que je dois faire?