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Dim - 28 jan 2024 - Rester visible

Publié le par JaneDo

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Dim - 28 jan 2024 - Rester visible

J'ai réalisé qu'agir à contre courant, déstabilisait Pascal. Ne pas être en colère, ne pas faire la tête, garder le sourire et la tête haute. Genre bécasse de première. C'était toujours ce que faisait Caro, ce qui lui permettait de rester près de Pascal. J'ai décidé d'en faire autant. Et ça a eu eu l'air de marcher. Il croit quand même pas que j'ai oublié qu'il m'a dit que je l'énervais!

C'était dur de ne pas exploser, le repousser Pascal, ou faire la gueule. D'habitude, je me serais tirée du chalet. Ça ne m'avait pas amenée à grand chose jusqu'à maintenant, à part qu'il faisait plus attention. Je lui ai dis d'aller skier, il n'avait pas besoin de rester là pour moi. Et l'air de rien, j'avais besoin de dormir. J'avais passé une grande partie de la nuit à cogiter...

On est descendu pour déjeuner, ses potes étaient encore là. Nolan l'a un peu charrié, mais Paul lui a dit qu'il avait meilleur mine qu'hier. C'est vrai qu'il avait l'air plus calme. Après un rapide déjeuner, ils sont partis skier. Caro l'avait attendu pour partir le groupe. Maligne. Je me suis immédiatement recouchée.

J'étais si crevée que je me suis endormie dès que ma tête à toucher l'oreiller. J'avais mis une alarme pour me lever et me préparer avant le retour des skieurs. Je voulais être au top, le sourire au point et tout.

J'étais encore dans la chambre quant Pascal est monté. Il proposait qu'on sorte manger les 2. Mais c'est pas possible, c'est son chalet, il doit rester. Si les autres mangent là, il doit manger là. J'imagine que c'est dur de remplacer Thomas. Alors on a mangé là.

Nolan l'a tiré de côté pour lui demander ce qu'il faisait. J'ai compris que ça me concernait à son coup d’œil dans ma direction. Ce plouk. Non, mais pour qui il se prend cet abruti? Il a un de ces culots celui-là de chercher à s'immiscer entre Pascal et moi!

Mes illusions se sont envolés après le souper. Pascal était à nouveau distant et discutait avec ses copains dans son coin et moi dans le mien. Pour ne pas trop penser, et ne pas me laisser sombrer dans la déprime, je me suis lancée dans une partie de Trivial Pursuit avec Lisa, Caro et Jason. Grâce à ça, j'ai oublié la présence de Pascal et qu'il m'ignorait à nouveau.

Tout à coup, Pascal était assis sur le bras de mon fauteuil. Ça m'a fait frissonner un peu. J'ai continué à jouer. Quant je me suis levée pour aller me chercher à boire, et il m'a suivie. C'était bizarre, parce qu'on aurait dit qu'il cherchait à discuter. J'ai ramené le verre de Caro. Pascal m'attendait dans le jardin d'hiver. Que faire, parler ou chercher à le faire parler?

J'ai laissé couler. Après tout, ce n'était pas l'endroit idéal pour parler. Je voulais qu'il comprenne que j'étais ouverte à la discussion au cas où. Qu'il pouvait tout me dire. J'ai laissé tomber mon mur. Je crois qu'il l'a senti. Il m'a demandée si j'étais d'accord de manger avec lui un soir de la semaine. Il avait envi de me parler. Je sais qu'il voulais savoir comment j'allais.

Je n'allais pas lui dire que j'étais plus bas que bas, au fond du gouffre, que son attitude ces temps me blessait. Que je savais que Nolan l'encourageait à me traiter comme ça. Que je le ressentais et le remarquais à chaque fois qu'il me voyait. Que ce qui était le pire, qui me décevait, était de savoir qu'un parfait étranger pouvait l'encourager à me faire du mal.

Non. Je lui ai dis que j'étais tendue, qu'il se passait beaucoup de choses, que tout allait de travers, et en plus lui, quant j'aurai tellement besoin de câlins. Mais je faisais avec. Ça me donnerait de la force si j'arrivais à me débrouiller toute seule. Il s'est senti coupable. Je lui ai dis qu'il n'avait pas à se sentir concerné, je me suis toujours démerder toute seule.

Ça a eu pour effet d'empirer son sentiment de culpabilité. Pascal n'a rien dit, mais ça se voyait. Nolan est venu faire chier comme d'hab, et lui a dit qu'ils l'attendaient en bas. Pascal lui a dit qu'il arrivait, mais qu'il ne fallait pas l'attendre. Nolan traînait à la porte, comme s'il ne voulait pas partir sans lui. Pascal a dû lui dire de nous laisser. Je me suis sentie bizarre.

Enfin, il prenait mon parti et envoyait Nolan presque sur les roses. On est resté là un sacré moment à bavarder.

Je pense que c'est sans le vouloir qu'il est arrivé sur le sujet. Penché en avant sur son siège, il semblait torturé. Ça m'a serré le cœur. Mais, c'était moi la victime ici, pas lui. Je ne voulais pas me laisser attendrir aussi facilement. Lui n'avait pas hésité à me briser le cœur. A me garder à distance, alors qu'il souriait de toutes ses dents avec les autres. Alors pas de pitié.

Pascal s'était d'abord levé pour aller fermer la porte à clé. Il ne voulait pas qu'on vienne nous déranger. Il m'a dit qu'il était tout chambouler. Qu'il se demandait s'il devait rentrer aux États-Unis. Se demandait pourquoi il restait ici. Pour ne pas se laisser influencer, et savoir s'il restait en Suisse parce qu'il y avait moi ou parce c'était ce qu'il le voulait.

C'était absurde, mais bizarrement, l'absence de Thomas était difficile à supporter. Il se sentait complètement vide. J'avais eu raison de l'envoyer balader quant il a voulu qu'on habite ensemble, il le savait bien. Mais ça ne voulait pas dire, parce qu'il le savait que ça ne venait pas le hanter. Il était conscient qu'il cherchait peut-être à combler le vide qu'il ressentait.

Il s'était mis à se demander s'il resterait ici si je ne faisais pas partie de l'équation. Pour le savoir, il devait m'écarter, faire comme si je ne faisais par partie de sa vie. S'il le fallait, éviter à tout prix de me voir. Comme j'avais pu le constater, il avait lamentablement échoué. Dès que j'étais dans les parages, il avait de la peine à... Il a souri sans sourire.

  • Et donc, pendant cette pause, tu te tapes d'autres femmes, avec qui tu ris, souris, et passes de bons moments. Elles ont le droit de te voir rigoler, entendre ta voix, avoir ta présence... et moi? Niet? Trop bizarre.
  • Elles ne comptent pas, alors elles n'influenceront pas ma décision.
  • Ha! Donc, si tout à coup, tu décides à partir, on aura passé tout ce temps... séparé? Waouh, souvenirs, souvenirs...


Il a eu un sourire désabusé en tournant son regard vers moi.

  • Tu es là avec moi, et devine, je me dis que je n'ai pas envi de partir... Mais, est-ce que ce serait pareil si tu ne faisais pas partie de ma vie? Forcément que tas présence influence ma décision. Forcément, tu chercherais à me faire rester... Est-ce que je...
  • Certainement pas!


Pascal s'est tourné vers moi les sourcils interrogateurs. Comme il était chou. J'ai failli lui dire que je n'avais jamais essayé de l'influencer. Qu'il n'avait qu'à me citer 1 seule fois où j'avais fais une chose pareille. Mais, je n'ai rien dis de tout ça. J'ai simplement dis la stricte vérité. Je ne le ferais pas, parce que sinon, un jour il pourrait me le reprocher.

Donc, jamais je n'essayerais de le forcer à rester ici pour moi. Jamais. S'il choisissait de partir, ce serait son choix. Rester aussi. Ce n'était pas à moi de le forcer dans une direction ou une autre. Jamais je ne ferais ça. Hum, je savais au plus profond de moi, que bien sûr j'essayerais. Clair que je ne voulais pas qu'il s'en aille, mais ce n'était pas à moi de décider.

Pascal m'a regardé longuement sans rien dire. Je me suis rapprochée pour lui caresser la tête. J'aime passer mes doigts dans ses cheveux. Je l'adore ce mec, comment pourrais-je vouloir le voir partir. Mais, les hommes font souvent trop confiance à ce qui sort de la bouche, sans penser qu'on pouvait dire le contraire de ce qu'on pense réellement.

Mais, c'est sûr que je ne lui demanderais pas de rester. Jamais. Je tâcherais de faire en sorte, mais sans demander, sans le dire. S'il finissait par regretter son choix de rester, il finirait par me le reprocher un jour. Fatalement. Donc, il n'était pas question que je fasse une chose pareille. Les câlins sur la tête, et Pascal a fondu et passé son bras autour de moi.

Il avait été surpris que je ne lui fasse pas la gueule, que je sois toujours aussi adorable. Pourtant, il se rendait compte qu'une fois de plus, le voilà qui recommence à penser qu'il ne pouvait pas partir. Et surtout pas partir sans moi, mais il savait que je refuserais de le suivre. Il savait que j'avais ce côté "peur de l'inconnu", l'idée même me terrifiait.

J'aurai pu lui dire qu'en pensant à ça, je pense tout de suite à ce que j'aurai à supporter d'avoir ses gosses et sa femme dans les pattes. Sans compter les soirs où il passerait ses soirées là-bas, question d'être présent pour ses gosses. Non, ce serait atroce. J'aurai tout le temps peur, serait tout le temps sur les dents... Trop dur. Je ne pouvais pas.

J'ai gardé mes visions apocalyptiques pour moi. Inutile à ce stade d'en parler, ça ne ferait que compliquer les choses. Caro est venu toquer à la porte vitrée. Comme elle insistait, Pascal a fini par aller ouvrir. Ils allaient partir, alors elle était venu nous prévenir. Je l'ai vu me regarder avec insistance. Elle cherchait à deviner ce qui se passait.

Elle avait été étonnée de nous voir dans les bras l'un de l'autre. Une fois dans bar qu'on avait l'habitude de fréquenter, je lui ai raconté en gros les turpitudes dans la tête de Pascal. Elle a secoué la tête. Elle se doutait qu'il se masturbait le cerveau et ne comprenait pas pourquoi il n'en parlait pas, on était concernée après tout!

Je lui ai rappelé qu'il n'était pas le genre bavard, et détestait montrer ses faiblesses. Je ne me doutais pas qu'il réfléchissais sérieusement à rentrer aux States. Ça me perturbait un peu. Caro a dit que, s'il le lui demandait, elle le suivrait. Elle a voulu savoir si j'étais prête à le suivre... J'ai laissé la question en suspens... Je ne pouvais pas répondre à ça! Pas à elle.

En tous cas, si j'avais compris une chose pendant notre discussion, c'est que j'avais eu raison de venir au chalet. Je devais rester dans ses pattes, l'obliger à me voir le plus souvent possible. Je ne devais pas le laisser s'habituer à mon absence! J'avais des tonnes de reproches à lui faire, mais ce n'était pas le bon moment... Je rongerais mon frein en silence.

Je vais faire semblant de garder mes distances, de rester à l'écart, mais je serais souvent dans les parages... J'avais une chance.

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Sam - 27 jan 2024 - Un petit dégel ?

Publié le par JaneDo

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Sam - 27 jan 2024 - Un petit dégel ?

Évidemment, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Une chose pourtant me tarabustait. Pourquoi Pascal m'avait-il installé dans sa chambre, alors que c'est lui qui voulait qu'on garde nos distances? Bah, je ne comprenais plus rien. Il y a définitivement quelque chose qui ne va pas... Il se passe quelque chose, qu'il essaie de me cacher. 

Bon, vu la situation, j'aurai pu partir. Quitter le chalet et rentrer chez moi, sans un mot. J'aurai dû prendre ma voiture, parce qu'après tout, les routes étaient bonnes. Il n'y avait plus de neige en plaine. D'un autre côté, c'était bon signe qu'il m'ait installée dans sa chambre, non? Oui, puis après il me plante toute seule au chalet... Mouais!

J'aurai pu détaller de sa chambre, c'est clair. Mais, m'aurait-il cherchée? Ou aurait-il été soulagé? C'était peut-être pour ça qu'il m'a planté au chalet. Il aurait pu m'attendre, ou venir m'avertir, non? Je me sentais vraiment pas bien. J'avais l'impression que tout le monde se rendait compte de la façon qu'il me traitait.

Ils se demandaient tous sans doute pourquoi j'étais venue. Personne ne semblait s'intéresser à moi, et se foutaient pas mal de ce que je faisais. J'étais de trop. Ou est-ce que je me sens comme ça à cause de l'absence de Thomas. Thomas me faisait toujours me sentir la bienvenue, à ma place. Impossible de m'endormir.

J'aurai pourtant voulu être dans les nuages, si d'aventure Pascal rentrait. Je ne voulais pas qu'il me trouve là, comme une pauvre fille (que je suis), qui attend qu'il arrive. J'ai entendu du bruit en bas, et j'ai regardé l'heure. 1h du matin. Wah, c'est tard et tôt. Que faire? Descendre? Pfff, j'aurai l'air encore plus misérable.

Donc, je suis restée au lit. J'avais fait toute une mise en scène, pour faire croire que j'étais restée là par choix. Un livre entre-ouvert dans la main, une jambe qui dépasse. L'autre bras derrière la tête. Comme si je m'étais endormie alors que je lisais. Bout d'épaule qui dépasse, parfumée et crémée, bref... le cinoche quoi.

Pascal est entré dans la chambre sur la pointe des pieds. Il s'est assis au bord du lit et je pense qu'il m'observait. J'avais peur qu'il remarque que mes yeux clignotaient, alors je me suis tournée. Il a fait le tour du lit. Il m'a fait un petit bisou sur la tempe, remonté les couvertures, et a voulu m'enlever le livre que je tenais.

Je m'y suis accrochée à mon bouquin. J'ai alors fait semblant de me réveiller. Je me frottais les yeux. On s'est regardé quelques secondes sans rien dire. Je me demande pourquoi il avait le regard si triste. Pascal s'est excusé de m'avoir réveillée et a voulu tourné les talons pour s'en aller. J'ai attrapé sa main.

  • Ça va pas? Tu n'as pas l'air dans ton assiette?


Il m'a regardée un moment, puis il s'est rassis sur le lit. Il a esquissé un petit sourire, qui avait l'air aussi triste que ses yeux. Il a dit que ça allait. Et s'est encore excusé de m'avoir réveillée.

  • Tu as l'air... si triste... Il s'est passé quelque chose?
  • Non, non, rien. Ça va, t'inquiète pas.


Si je m'inquiète? Pas du tout. Au contraire, s'il avait passé une mauvaise soirée, j'aurai tendance à m'en réjouir. Il a dit qu'il allait redescendre et voulait savoir si je voulais quelque chose quant il remonte. J'ai dis que je dormirais surement, donc non. A la porte, il s'est retourné pour me demander si je voulais descendre avec lui. J'ai fait non de la tête.

Que dalle. Je ne voulais pas. J'avais déjà la honte vis à vis des autres, je n'allais pas en rajouter en descendant avec lui, pour qu'il me laisse planté dans un coin. Autant garder ma honte pour moi, cachée dans ma tête.

Comme je m'y attendais, Pascal n'est pas remonté tout de suite. Il traînait en bas. Tout un tas de pensées m'ont traversé l'esprit, comme quoi, il avait peut-être été dormir avec Caro pour m'éviter, ou pire, avec une autre que je ne connais pas. Je me sentais misérable. Peut-être que je ferais mieux de rentrer quant il sera sur les pistes.

Évidemment que je voulais être dans le coma quant Pascal remonte, mais impossible d'arrêter les horribles bouts de films qui tournaient dans ma tête. Ha, j'ai éteints, et essayé de dormir coûte que coûte. Impossible. Puis, j'ai entendu des bruits devant la porte. La porte s'est entrebâillée. C'était Pascal qui jetait un œil dedans.

Je pense qu'il voulait voir si je dormais. Il était avec ce crétin de Nolan qui s'est allongé pour voir dans la chambre. Impossible de me rapprocher de la porte pour entendre. Ce devait être plus de 2h du matin maintenant, ou même 3h. Pascal faisait attention de ne pas me réveiller. Mais j'étais tellement soulagée qu'il soit là.

J'étais tellement contente qu'il soit rentré, et qu'il soit là, que je commençais à m'enfoncer dans la ouate. J'ai eu un petit pincement au cœur, parce que quant il s'est couché, il m'a tourné le dos. J'ai failli éclater en sanglots. C'était tellement vache, tellement pas celui que je connaissais. Le sommeil est parti d'un coup. J'étais éveillée.

Puis, après quelques minutes, Pascal a fini par se retourner et me prendre contre lui. Puis, il m'a serré fort. En me faisant un bisou sur la tête. Je sentais son cœur battre. Je crois qu'il avait les yeux ouverts. Je ne sais pas. Puis, je l'ai entendu murmurer tout bas; "Jane, je suis tellement désolé...". Il me serrait fort et j'ai fini par sombrer.

Pourquoi était-il si triste hier soir? Quelqu'un lui a fait du mal? Rien que cette pensée m'a fait mal aussi. Je déteste qu'on lui fasse du mal. Je pense que je l'aime plus qu'il ne m'aime, mais tant pis, je n'aime pas que qui que ce soit lui fasse du mal. Il n'y a que moi qui en ait le droit. C'est rare de le voir si triste...

Je me suis réveillée pendant que Pascal prenait sa douche. C'est drôle, mais il fuyait mon regard. J'ai tout à coup décidé de faire le contraire de ce qu'on pourrait attendre après les évènements d'hier, et de notre dispute au téléphone. Une fois douché et habillé, il s'est assis sur le lit pour débrancher son natel, mettre sa montre, etc.

Je l'ai entouré de mes petits bras potelés, en frottant ma joue contre son dos. J'ai senti qu'il s'était figé quelques secondes. Carrément surpris que je ne fasse pas la gueule, ou commence à lui demander des explications. Rien. J'ai décidé de la jouer à contre sens. Je me suis extirpée du lit pour courir me brosser les dents, et vérifier mon allure.

Bon, bien sûr regarder comment était mes cheveux. Pas que j'aie l'air d'un épouvantail. En revenant, Pascal était debout, près à descendre pour le petit déjeuner et partir skier. Il a demandé s'il devait m'attendre. J'ai haussé les épaules. Je n'y avais pas pensé... J'ai vite ramassé un training pour aller me changer dans la salle de bains.

En sortant de la chambre, j'ai enfilé ma main dans la sienne. J'ai senti de la résistance. Il a voulu me la retirer. Ça ça fait hyper mal quant on s'en rend compte. Donc, il a enlevé sa main pour fouiller dans sa poche. Dès qu'il a eu fini, j'ai repris sa main. C'était comme un coup de poignard de le sentir si froid.

Alors j'ai attaqué. Pas le choix. J'ai dis que je pensais que c'était mieux que je rentre chez moi. Oui, j'avais envie de rentrer.

On était en haut des escaliers. Pascal s'est figé et il m'a demandé pourquoi. Pourquoi est-ce que je voulais rentrer. Hum, il a peut-être soudainement oublié qu'il m'avait planté ici toute seule hier soir? Et il se demande pourquoi je voulais rentrer? Il est sérieux? Bon, j'avais le sourire, comme si je n'avais pas de cervelle. Pascal ne pouvait pas deviner que je n'avais rien oublié.

J'ai voulu faire un pas pour continuer à descendre. Il m'a retournée vers lui et m'a demandé si je voulais qu'il reste là aujourd'hui, et qu'on en discute. Pfff, discuter? Quelle blague. Que non, je ne voulais rien discuter. Rentrer était la meilleure chose à faire si je ne voulais pas repasser une soirée de merde sous les yeux de tous.

Je le regardais avec de grands yeux, comme si je ne comprenais rien. Il a alors dit qu'il restait là, et qu'on passerait la journée ensemble. Ciel? Qu'est-ce qui lui arrive à lui? Il me traite comme si je n'existais pas, puis quant je veux détaller pour lui foutre la paix, il me demande de rester? Clair que je ne comprenais rien!

Nolan a commencé à nous héler, pour savoir ce qu'on foutait là-bas en haut. Pascal a tourné la tête vers eux, puis vers moi, et il m'a dit qu'il restait là. Il m'a entrainé à nouveau vers la chambre, au lieu de descendre. J'ai fait la bécasse, et lui ai demandé ce qui se passait. Il a voulu savoir pourquoi je voulais rentrer tout à coup.

Je n'ai rien répondu. Répondre serait me découvrir, alors autant rester bouche cousu. J'ai souri, et lui ai dis que ce serait mieux. Que je n'étais pas très en forme, c'est pour ça que je n'étais pas sortie hier. Je n'avais pas envie de bains de foule, pas envie de boire, bref, c'était mieux que je rentre chez moi, je ne voulais pas être un poids.

Pascal avait l'air tourmenté. Je ne sais même pas s'il m'avait entendu, il avait l'air ailleurs. Il a redit qu'il restait là. On pouvait aller déjeuner plus tard. Je lui ai dis d'aller skier, qu'il ne devait pas rester là juste pour moi. Avec un sourire, il a dit que j'allais en profiter pour filer en douce. Alors non, il n'irait pas sur les pistes pour skier.

Il faisait plutôt doux pour la saison, alors il m'a proposé de monter avec lui se faire une terrasse, pendant que les autres skieraient. Pas envie. J'avais passé une soirée de merde, et je ne rêvais que d'une chose: retrouver mon canapé et ma télé. Bien sûr, je savais que je le regretterais, mais ce ne serait pas pire que la soirée d'hier.

Comme il avait l'air sérieux, j'ai fini par m'adoucir et lui dire que je ne filerai pas. Promis. Je resterais là, je n'avais pas terminé mon livre, alors il ne fallait pas qu'il s'inquiète pour moi. Il n'arrivait pas à me croire, alors j'ai dû insister. Je me suis même jetée dans ses bras pour voir s'il allait resté comme un poteau ou essayé de me repousser.

Il m'a serré dans ses bras. C'était aussi doux qu'hier soir quant il m'a serré contre lui pour dormir. Enfin, un petit dégel. Jusqu'à maintenant, je sentais qu'il me gardais à l'écart, évitait les contacts. Et si je tentais quoi que ce soit, il s'arrangeait pour m'éloigner avec une pirouette. Là, c'était un vrai câlin. Et... il m'a embrassée...

Là, c'est moi qui l'ait repoussé en lui demandant ce qu'il faisait. Mais oui quoi? Il voulait de l'espace, il est froid, distant, limite désagréable, puis il me serre dans ses bras et me roule un patin? J'en perds mon latin moi là !!! Les choses ont vite dérapé. Je me suis retrouvée plaquée contre le matelas, avec un Pascal chaud comme la braise. Je ne comprends plus rien de rien...

On se parlait pourtant calmement. Puis, il m'a regardée sans rien dire, avant de s'avancer pour prendre mon visage entre ses mains. Il s'est mis à m'embrasser comme s'il me m'avait pas embrassée depuis des siècles. Ses mains ont commencés à déraper. Au début, je ne voulais pas, je me sentais utilisée...

Il avait été si atroce avec moi, et maintenant quoi? S'envoyer en l'air? Comme ça? Ça me picotait, et les larmes ont fini par sortir malgré mes efforts pour les contenir. Il m'a essuyé les yeux, a continué à m'embrasser. Je commençais à fondre, et ça m'énervait d'être si faible, si manipulable. Je devrais lui résister... mais... je suis une faible femme!

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Ven - 26 jan 2024 - Laissée derrière

Publié le par JaneDo

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Ven - 26 jan 2024 - Laissée derrière

Par Caro, Pascal a demandé si je voulais monter avec eux. C'est-à-dire avec Paul et Caro aussi.Alors, je suis montée avec eux. Le voyage était sympa. Caro et moi, assissent à l'arrière, discutions tranquillement, comme lui et Paul à l'avant. J'étais assise derrière le conducteur, donc Pascal, et de temps à autre, nos regards se croisaient dans le rétro.

Comment pensait-il qu'on allait pouvoir discuter si on est en troupe? J'avais pensé qu'on allait pouvoir discuter pendant le trajet. Mais apparemment, ce n'était que dans ma tête. Parce qu'il avait demandé à Caro de m'appeler, j'ai tout de suite sauté à des conclusions idiotes. Flûte... j'aurai bien voulu qu'on parle avant d'être au chalet.

Je crois que c'est humain d'avoir de l'espoir. Comme Pascal avait voulu savoir si j'allais au chalet, j'ai pensé que les choses allaient s'arranger. Que Pascal n'était pas si fâché et que notre prise de tête n'était rien. Même une fois au chalet, Pascal a monté mes affaires... dans sa chambre. Wah, alors oui, j'ai pensé que tout allait bien et j'étais confiante.

Mais, je crois que je dois être un peu idiote, parce que je me suis faites encore une fois des illusions...

Pendant ce début de soirée, on était chacun de son côté. Je me suis lancée dans une partie de Bridge, pour avoir l'air occupée et de m'amuser. J'apprends le Bridge, j'étais concentrée et le cerveau occupé. Après qu'on ait mangé, bu quelques verres, je suis montée me changer pour sortir. Pascal et moi n'avions pas échangé plus de 10 mots.

A mon retour au salon, la plupart était parti. Personne n'avait pensé nécessaire de me sonner ou venir me chercher. J'étais perdue. Ils étaient où? Dans quel bar? Personne ne m'avait rien dit. Je me sentais très bête. J'ai essayé d'appeler Caro, parce qu'elle était surement avec le groupe de Pascal. Pas de réponse. J'osais pas appeler Paul, ni Pascal.

Je me suis fait un café pour ne pas avoir l'air trop idiote. J'ai pensé suivre ceux qui trainaient encore là. Ils ne faisaient pas attention à moi et je ne les connaissais que de vue. Mais j'ai vite compris qu'ils n'avaient pas l'intention de sortir. Je me suis foutue de ma propre gueule. J'ai été abandonnée... Plantée toute seule au chalet... La vache!

Après avoir avalé mon café, et fumé 2 ou 3 clopes, je n'avais pas d'autres choix que de monter me cloîtrer dans la chambre... Il y avait pas à dire, le week-end commençait bien! Ça n'augurait rien de bon! J'espérais encore que Caro verrait mon appel en absence et me rappellerait. Mais je n'ai pas eu cette chance... Ils m'ont tous ignorés.

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Jeu - 25 jan 2024 - On s'est pris la tête (2)

Publié le par JaneDo

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Jeu - 25 jan 2024 - On s'est pris la tête  (2)

Pascal n'était pas chez lui le reste de la soirée. Natacha et lui sont sorti. Il a fini par rentrer un peu après minuit. Après une douche, il a été se coucher. J'ai donc fait pareil. Mais 1/2h plus tard, mon natel a sonné, j'allais juste fondre dans les bras de Morphée. C'était Pascal. Je voyais qu'il ne savait même pas pourquoi il avait appelé.

A moitié endormie, je lui ai demandé pourquoi il m'appelait si tard. Son appel m'a fait sursauté, alors, je voulais savoir ce qui se passait. Il regrettait de m'avoir réveillé. Il n'y avait rien, il voulait juste me parler. J'ai compris qu'il ne savait pas pourquoi il avait appelé. Muet comme une carpe, il ne disait rien.

Pour finir, il n'y avait que moi avec mes questions.

  • Bon... T'as appelé un numéro au hasard... Le dernier numéro qui t'as appelé peut-être ou quoi?


Pourquoi appeler s'il ne parlait pas, s'il n'avait rien à dire? Pour une fois que je réussissais à trouver le sommeil. Je commençais à monter les tours. Encore des bafouillements. C'est bon, j'avais compris il ne savait pas quoi dire maintenant qu'il m'avait au bout du fils. J'imagine qu'il commençait à regretter son geste.

  • Ah! Pour t'excuser peut-être ?
  • Pourquoi je m'excuserais? Je pensais ce que j'ai dis.
  • Ah bon! Alors bonne nuit.


J'ai raccroché. J'avais déjà ouvert mon ordi, et je le voyais regarder son natel comme s'il y avait un petit Piaf qui allait en sortir. Il a voulu rappelé, mais a dû se sentir bête, alors il a balancé son natel. Oups, je crois bien que son natel avait explosé. Comme il s'est énervé. Heureusement que je le voyais, sinon, j'aurai balisé qu'il ne rappelait pas.

Si on avait été face à face, je lui aurais balancé un truc dessus. Donc, il n'avait pas l'intention de s'excuser. Il ne voyait pas ce qu'il avait dit de mal. Quel rat des bois. Zut, que son natel soit foutu, j'avais envie de lui balancer des mots à la gueule, puisque je ne pouvais pas lui balancer mes poings. Et une fille ne doit pas faire ça.

Mince, Pascal est monté chez Paul. Encore une fois, j'allais pouvoir admirer sa déco et ses murs. J'imagine qu'il n'était pas prêt de redescendre. Ma chambre est à l'étage, je suis descendu au salon me faire un café et fumer une clope. Pascal m'avait manqué de respect et j'étais furax. Mais aussi, il me manquait, mais je bouillonnais de l'intérieur.

Je n'ai pas tout de suite entendu mon natel, parce que la bouilloire fait un bruit du tonnerre. Cette fois, c'était Paul qui appelait. Je me suis dépêchée de ramener mon café devant mon ordi. Pascal avait son natel à l'oreille. J'imagine qu'il n'avait pas explosé après tout. D'après le bruit, j'étais sûre que son natel était fichu foutu. Apparemment pas.

J'ai répondu à Paul avec une petite voix. Mais ce n'était pas Paul. J'ai regardé l'écran, c'était bien le natel de Paul qui appelait, mais avec Pascal au bout. Tout de suite, j'ai repris mon rôle de fille triste. Pleurnicheuse. J'ai fais celle qui ravalait ses larmes. En fait, quant je m'énerve, je n'arrive pas à ressentir grand chose d'autre.

Même si les larmes coulent, se sont des larmes de retenues, parce que je pourrais exploser et devenir violente.

  • Allô? Paul?
  • Non, c'est moi...
  • Pourquoi tu m'appelles avec le télép... Je ne veux pas te parler. Je n'ai pas envie de t'entendre non plus. Fiche moi la paix.


Et j'ai raccroché. Je prenais pas grand risque, vu qu'il était rentré tout seul, et vu l'heure, il dormirait et irait travailler demain. Je n'avais pas à avoir peur qu'une greluche débarque encore ce soir. Il avait passé sa soirée avec Natacha. Mais, ils ont pris chacun une autre direction. Et Pascal a ramené son joli cul à la maison. Ouf.

Pascal a tenté encore 2x de me rappeler, mais je n'ai pas répondu. Ça me faisait méchamment plaisir de le voir tourner en rond, baisser les bras et ramener le téléphone de Paul. Cela compensera pour les nombreuses fois où j'ai perdu l'appétit, le sommeil, mon énergie, ma créativité, parce qu'il m'avait laissé dans le flou... ou pire.

J'ai vu qu'il m'avait laissé un message pas très sympa. Il disait qu'il me comprenait, parce que lui non plus n'avait pas envi de me parler en ce moment.

On en est resté là. Je ne savais toujours pas si j'aurai le courage de monter au chalet. Pourtant, je devrais. Je viens de me couper les cheveux, j'ai bonne mine. A croire que la souffrance me va bien. Donc, même si c'est juste de passage, j'allais peut-être faire l'effort et lui montrer ce que ça fait d'être ignoré... Oui, je devrais y aller.

Se disputer? J'ai pensé que c'était bon signe, tant qu'on parlait, même si c'est pour se disputer, c'était que le lien n'était pas rompu. Pas top son message suivant, ça m'a coupé les pattes. Il disait que je n'avais pas à m'inquiéter, il n'avait pas l'intention de me rappeler. Que ça lui ferait des vacances! C'a m'a anéanti. Je ne m'y attendais pas!

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Jeu - 25 jan 2024 - On s'est pris la tête (1)

Publié le par JaneDo

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Jeu - 25 jan 2024 - On s'est pris la tête  (1)

Comme on ne pouvait pas se voir mardi, Pascal avait proposé qu'on se voit le lendemain, donc mercredi, mais niet. Pascal n'avait pas rappelé pour confirmer. Donc rien, on ne s'est pas vu. Je commence à m'exciter là quand même. Comme il a dit qu'il rappellerait pour confirmer, je ne pouvais pas l'appeler moi.

Sinon, j'aurai dû appeler mercredi matin, sous un prétexte quelconque. Mais voilà, nunuche, j'ai attendu et il n'a pas appelé. Il se fout de ma gueule quoi. Et même aujourd'hui, je ne peux pas l'appeler, sans avoir l'air de la pauvre femme désespérée. Donc, je n'appelle pas, mais la moutarde me monte au nez. J'en ai marre.

Peut-être que ce ne serait pas une bonne idée de lui sauter à la gorge, parce que de l'autre côté, comme c'est le début, on sait que tout le monde est gentil au début, se montre sous son meilleur jour, donc je perdrais. On n'attrape pas les abeilles avec du vinaigre hein! Mais comment ne pas être à cran là? Il me laisse carrément dans le noir.

Je crois que j'étais aussi tendue, parce que le week-end approche et je voulais savoir s'il voulait que je monte au chalet ou pas. Je voulais qu'il me le dise, pas me laisser le supposer. J'espérais qu'il aurait de la peine à le dire. Rahhh, mais ça m'emmerdait de devoir l'appeler. Mais, est-ce que j'avais le choix!

Je n'arrive pas à me faire à l'idée que Pascal agisse comme ça. Je ne le reconnaissais pas. Comment peut-il me faire ça?

Pour finir, j'ai craqué. Je lui ai envoyé un message, parce que je n'avais pas le courage de lui le dire de vive voix. Je lui ai mis que j'avais compris qu'il ne voulait pas me voir. Il aurait pu le dire tout simplement. Ou peut-être que quelqu'un d'autre lui met l'idée dans la têt? Quelqu'un qui nous veut du bien j'imagine!

Là dessus, Pascal m'a rappelé droit derrière. Je sais qu'il était au bureau, mais bon. J'ai répondu, mais je lui ai dis qu'il ne fallait pas qu'il se donne ce mal. Quoi? Il m'appelait à cause de mon message?

  • Je viens de voir ton message...
  • Ha! C'est pour ça que tu appelles? Bizarre! Je croyais que tu avais perdu mon numéro! Tu ne devais pas me rappeler hier?
  • J'ai... On se voit ce soir? C'est mieux de se parler en face qu'au téléphone, non?
  • Je ne sais pas quoi répondre. C'est clair que c'est mieux, mais pourquoi n'as tu pas appelé hier?
  • On en parlera ce soir. C'est de ma faute. A vrai dire, je ne me rappelais pas avoir dit que j'appelais, je pensais que c'était toi.
  • Moi? Alors ça! Quelle excuse bidon!
  • On mange ou tu préfères juste boire un verre?
  • Pourquoi? Tu as un rendez-vous de prévu ou quoi?
  • Pas... Pas du tout. C'était juste pour savoir où réserver.
  • Se voir face à face pour parler de quoi?
  • Tout à l'heure d'accord. Dis moi vite, parce que j'ai une réunion là...
  • C'est pour savoir si je préfère que tu me balances tes trucs au téléphone, pas que je me déplace pour rien, ou pour 5mn...
  • Faut que j'y aille là... Ça te va de venir chez moi?
  • Bafff, ben on fera comme ça puisque t'es pressé...
  • Alors à toute... Heu, vers... 19h? 20h? Si je ne suis pas là, entre seulement ok!
  • 20h ça ira. A toute...


Beurk! C'était comme si je parlais à un étranger. Je ne reconnais pas Pascal. Wah, comment peut-on passer de "chaleur" à "froid". Il ne m'aime plus. Je l'entends dans sa voix. Il n'avait pas spécialement envi de me parler non plus. Il avait juste appelé pour pas que je le harcèle au bureau j'imagine. Maintenant, là, j'étais hyper stressée!

Peut-être 10mn plus tard, Caroline m'appelait. Apparemment, Pascal lui avait lui que je venais de lui passer un savon. Elle rigolait. Elle a dit qu'il avait les joues toutes rouges et semblait stressé. Je lui ai dis que Pascal m'avait dit qu'il avait une réunion, d'où son stress. Elle riait; oui, il avait une réunion, mais il n'est jamais stressé.

Elle lui a rit à la figure et voulait que je sache qu'elle lui avait dit qu'il l'avait pas mal volée, que j'aurai peut-être faire ça plus souvent.

J'ai rigolé avec elle, mais le cœur n'y était pas du tout. Le nœud à l'estomac, je ne me réjouissais pas de le voir tout à l'heure. Je n'étais pas dans ma meilleure forme. Et moi, j'étais stressée. Dieu sait ce qui m'attendait. Même si je devinais qu'il allait me plaquer comme une merde. Je devais trouver le moyen de repousser ça.

Je ne voulais pas qu'on se quitte. Pas maintenant du moins. Je n'étais pas prête à entendre des mots cruels qui allaient me briser. J'ai pensé que je devais le rappeler et reporter, quant Pascal a rappelé. Wah, il n'allait quand même pas oser encore annuler? Si? J'ai attaqué d'entrée, sans élevé la voix. Ça m'arrangeait, mais je voulais lui faire porter le chapeau.

  • Attends, laisse moi deviner... Heum, tu as un truc ce soir et tu viens de t'en rappeler en pleine réunion, alors tu me rappelles pour repousser, et que tu me rappellera pour confirmer pour un autre moment... C'est ça?


Pascal n'a pas eu l'air de me trouver drôle, il a juste répondu qu'il ne savait pas s'il devait préparer quelque chose à manger ou pas? Et qu'il pensait être chez lui vers les 19h si jamais. Ha! Peut-être que ma sortie l'a fait changer d'optique. Je suis persuadée qu'il avait rappelé pour annuler. En entendant ce que j'ai dis, il n'avait pas osé.

Je ne sais pas si j'aurai faim ou pas, si j'aurai mangé ou non... Bref, ne te casse pas la tête avec ça...

Puis, je lui ai dis que finalement, autant annuler. Que j'étais sûre qu'il avait appelé pour ça. Moi, je l'avais appelé parce que je voulais l'avertir que j'irai sans doute au chalet. Je ne voulais juste pas qu'il soit surpris de me voir, et qu'il n'aurai pas à m'adresser la parole. Qu'il pouvait très bien continuer à m'ignorer comme il avait fait jusque là.

Pascal ne disait rien, et ça me mettait en pétard. Alors, je lui ai demandé s'il préférait que je n'y aille pas. Qu'il devait simplement me le dire. Mais bon, s'il préférait ne rien dire, alors on fait comme on a dit; il pouvait m'ignorer. Il a fini par utiliser la parole pour dire que je pouvais bien sûr monter, ça nous permettrai de discuter encore.

C'était dit d'un ton tellement détaché, que j'ai su que ça le dérangeait en fait. Mais bon, j'avais son accord!

Je me suis rendue compte qu'il ne me parlait pas du fait que j'avais annuler pour ce soir. Ça me faisait monter les tours. Mais en raccrochant, il m'a dit "Je serais à la maison vers les 19h, alors à toute à l'heure", et il a raccroché. Ça avait dû conforter sa décision. Ce soir, j'allais me prendre une sacrée gifle... Si j'y vais!

J'étais un peu fâchée de mettre laissée emportée. J'aurai pas dû. Ce n'est pas de cette façon que je voudrais qu'il se souvienne de moi. J'avais tout gâché. J'étais mal. J'avais baissé ma garde, ce qui lui a permis de savoir qu'il pouvait continuer à me donner ce traitement, parce que j'allais finir par craquer et le quitter de moi-même. Quelle tâche je fais!

Pascal m'a rappelée après le boulot en rentrant chez lui. J'étais sur haut parleur. Détestable. Alors, je devais mesurer ma voix, parce qu'il l'avait en stéréo dans toute la voiture. J'ai prétendu être à l'agence, pour ne pas lui parler. Je chuchotais même. Et j'ai raccroché. Je préférais qu'il m'appelle une fois chez lui. Entre 4 oreilles.

Il voulait juste savoir s'il devait m'attendre, ou si j'étais sérieuse en disant que c'était mieux d'annuler. Je préférais quand même le lui dire quant il est à la maison. Ah, peut-être qu'il voulait savoir s'il devait faire des courses ou pas? Bah, c'est pas mon affaire. J'avais déjà à gérer la probable rupture qui me pendait au bout du nez.

Ça me laissait un peu plus de temps pour réfléchir à ce que j'allais dire... ou pas... J'étais tendue, l'estomac en vrac...

Plus tard, une fois à la maison, quant Pascal a rappelé. Pascal était avec Natacha. Cette (***) était chez lui. Je l'avais pas vu venir celle là! Elle l'avait entouré de ses bras par derrière, et lui faisait pleins de bisous bisous, alors qu'on était en train de se parler au téléphone. Ça m'a carrément énervée. J'ai prétendu qu'il avait l'air distrait...

  • Écoute... J'ai l'impression de déranger, que tu n'as pas grand chose à dire. On dirait que tu ne sais pas vraiment ce que tu veux... Peut-être que tu devrais aller demander à un de tes conseillers... après tu pourras peut-être me répondre. Et tu voulais vraiment que je vienne chez toi? Est-ce que tu tiens à ce que je vienne?


Au lieu d'un "viens je t'en prie, j'ai envi de te voir", il a sorti un vague "bien sûr". Bien sûr? Rhaah, avec Natacha? Ils avaient dû concocter ce petit rendez-vous, parce qu'il pensait que je ne viendrais pas. Est-ce que je devrais le battre à son jeu? Mince, j'aurai dû y aller, et débarquer pendant cette petite charade et... Les interrompre!

Oui mais, est-ce qu'il l'aurait virée? Ou est-ce moi qu'il aurait jeté sur la chaussée? Ou pas laissé entrer! Il m'aurait virée je crois....

  • Bien sûr? C'est tout ce que t'as à dire; "bien sûr?". Ça veut dire quoi ça? Tu le fais exprès ou quoi? Parle? T'as rien à dire?
  • Tu veux que je dise quoi Jane? Viens ou ne viens pas, c'est comme tu veux... Après tout...
  • Wah! Je vois... Je crois que tu en as pas plus envi que moi. En plus, j’ai pas trop envie de voir ta tête en ce moment! Sinon, dis moi quelque chose qui puisse me donner envie de venir... je sais pas moi...
  • Qu'est-ce que tu veux? Si ça t'embête tant que ça, c'est peut-être mieux d'annuler en effet. Parce que franchement, si c'est pour passer la soirée à se crier dessus, je préfère pas. Et là, tu commences à m'énerver...


J'ai commencé à rigoler. Je riais jaune. Parce que, j'avais compris qu'il préférait passer la soirée avec sa Natacha et pas avec moi! Je n'avais pas grand chose à rajouter, alors je lui ai raccroché au nez, avant qu'il puisse aggraver la situation. Dire qu'il avait osé me parler comme ça, alors que Natacha nous écoutait... J'étais bleu de colère.

Comme il fallait s'y attendre, il n'a pas daigné me rappeler. J'espérais un petit peu je crois. Alors j'ai été déçu qu'il ne tente rien. C'était la 1ère fois que Pascal me parlait comme ça mal... Il a dit que je l'énervais. J'étais choquée. Jamais il n'avait aussi désagréable. Avec quelques mots, il m'avait écrabouillée. J'ai fondu en larmes.

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Mer - 24 jan 2024 - Pascal appelle enfin...

Publié le par JaneDo

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Mer - 24 jan 2024 - Pascal appelle enfin...

Hier soir, Pascal et Nolan sont partis manger chez Emma. Ça m'a brisé le cœur. Il était chez lui quant j'ai appelé, et il m'a dit le contraire. Il ne pouvait pas et ne voulait pas me voir, parce qu'il allait chez cette nana. Apparemment, elle comptait plus que moi. En tous cas plus que me voir. Après toutes ces années, ça fait trop mal.

Il avait pris une douche et s'était fait beau pour aller chez elle. J'avais la boule à l'estomac en me demandant s'il allait rentrer ou rester chez elle. Il y avait une petite chance qu'il rentre, vu que Nolan était de la partie...

Je tremblais littéralement d'angoisse.

J'étais irritable et agressive avec mes colocs, à râler pour tout et n'importe quoi. Je pense que je râlais, parce que je voulais rester seule, les voir trainer autour de moi m'énervait.

Ils sont descendu cuisiner, puis prendre à boire. Tchoy s'est même planté pour regarder ce que je regardais à la télé. J'ai essayé de l'emmerder quant il a voulu changer de programme en lui disant que, j'étais le chef de la télé en bas.

Je lui ai fais comprendre que s'il voulait voir autre chose, il n'avait qu'à aller dans sa chambre. C'est là que je me suis rendue compte de ma méchanceté, au regard qu'il m'a lancé. De mon agressivité. Alors, j'ai temporisé en disant que je blaguais. J'étais à fleur de peau, mais ce n'était pas de leur faute. C'était la faute à Pascal.

C'était de ma faute aussi. Je n'aurai jamais dû lancer à Pascal que j'allais lui foutre la paix. Je me suis faite avoir, alors c'était de ma faute. Mom nous l'a toujours dit et redit; tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler. Je me suis faite eut. J'ai voulu faire la grande et maintenant, je flippe et pas très fière de me laisser couler

Nolan est parti en 1er, Pascal prenait sa voiture. Ha! Il avait l'intention de rester alors? Mais, surprise... Il fait ça très bien!

Pascal a rappelée. J'étais tellement surprise. Je n'étais pas seule au salon, alors j'ai hésité à répondre. Mais, je ne pouvais pas m'en empêcher. Je suis donc montée dans ma chambre pour lui parler. J'avais l'impression que les mûrs et les portes avaient des oreilles. Je ne parlais, d'une petite voix et j'avais l'oreille tendu... Le trac!

Pascal s'est excusé pour avant. Il était chez lui, mais n'était pas seul. Il n'était pas sûr d'avoir bien fait de me rappeler. Je ne disais rien, je savais déjà tout ça. Je me concentrais pour jouer mon rôle. De faire attention à ce que je devais dire, comment je voulais qu'il me perçoive à l'autre bout du fils. J'étais tendue comme une arbalète.

Il a dit qu'il devait sortir, mais ça lui avait fait plaisir que je l'appelle. Il ne savait pas s'il devait le dire non plus, mais voilà. Il était tendu, et je voyais bien qu'il cherchait ses mots. Il était hésitant. J'ai fini par dire que j'avais deviné qu'il était chez lui, et que j'avais compris qu'il ne voulait pas me voir. Et qu'il m'avait fait de la peine.

J'ai même fait celle qui reniflait, que je pleurais peut-être. Vu le ton de ma voix, il avait dû sentir que je devais être triste. Grâce à ça, j'espérais qu'il passe une mauvaise soirée, et que ça le fasse rentrer. Qu'il ne pourrait pas s'envoyer en l'air avec Emma, parce qu'il pensera à moi. Je n'ai pas caché que je regrettais d'avoir appelé.

On a eu de la peine à raccrocher. Mes collocs sont montés, le salon était libre alors je suis redescendue. Et j'ai pu le voir debout vers la sortie, la tête basse appuyée contre la vitre de la baie vitrée. J'ai eu l'impression qu'il était aussi triste et quant il a dit que je lui manquais, que c'était sincère. Mais le soir d'avant il se tapait Nat...

Je dois me rappeler de penser à Natacha pour ne pas faiblir et craquer complètement, et me ridiculiser. Encore fallait-il voir s'il passerait la nuit chez l'autre encore! Je n'avais vraiment pas envie de raccrocher, je ne voulais pas le laisser partir.

Mais à quoi ça sert, ce qui devait arriver arrivera. L'empêcher se serait reculer pour mieux sauter!!!

Quant on a fini par raccrocher, Pascal est resté un moment dans la même position. On aurait dit qu'il était effondré, mais ce devait être une façade. Il réfléchissait surement et se donnait le temps de récupérer. J'étais anéantie de le voir ranger son natel  et passer la porte pour aller rejoindre son nouveau pote chez Emma. Les larmes ont débordés. J'aurai voulu qu'il ne sorte pas.

J'ai passé toute la soirée à regarder chez chez lui. Nerveuse et angoissée, je n'arrivais pas à arrêter les tremblements qui me secouaient de la tête aux pieds. Je devenais dingue. J'allais finir par y laisser ma santé. J'étais terrorisée, complètement à la masse. C'était peut-être fini et je n'arrivais pas à le réaliser... à l'accepter!

J'avais si froid. J'ai enfin pu me détendre en le voyant rentrer peu avant 23h. J'étais soulagée. Il n'est pas resté chez Emma.

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Mar - 23 jan 2024 - Refusé de me voir!

Publié le par JaneDo

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Mar - 23 jan 2024 - Refusé de me voir!

Je me retiens d'appeler Pascal. Ça fait chier de faire le 1er pas, ce devrait être lui. Il n'a pas l'air de penser à moi du tout. Hier soir, monsieur se tapait Natacha devant la cheminée. Cet espace, c'était nous, pour nous. C'était la 1ère fois, je crois, qu'il l'utilisait avec quelqu'un d'autre. A croire qu'il veut m'effacer complètement.

Hier, j'avais décidé de l'appeler aujourd'hui, mais j'avais les boules. La peur qu'il soit froid, qu'il m'envoie balader, ou qu'il trouve une excuse bidon pour me zapper. J'étais tendue comme une arbalète, et j'ai pensé attendre qu'il rentre. A sa tête, je saurai si j'ose ou non l'appeler. Je me préparais mentalement à me faire jeter.

Pascal est rentré peu avant 18h, a été prendre une douche et s'est changé. On aurait dit qu'il allait ressortir. J'avais chaud...

Et voilà que ce connard de Nolan se pointe encore! Non d'un chien, il devrait s'installer là. Il est si souvent chez Pascal que c'est à se demander s'il n'y habite pas. Ah oui, je suis de très mauvaise fois, je ne l'aime pas c'est tout. C'est un trou duc, mielleux, sifflant son venin dans les oreilles de Pascal comme un serpent. Wafff, il m'énerve!

  • Alors? Comme ça, tu m'as fichu à la porte parce que t'attendais Natacha?
  • Comment...
  • Ha ha, je suis revenu te dire un truc, et je l'ai vu entrer, disait Nolan avec un petit sourire malicieux. Ton dernier coup de cœur?
  • Un coup de cœur? Pas du tout. On se connait depuis longtemps. C'est une amitié avec bonus!

Et Pascal rigolait. Mon cœur a pris l'ascenseur pour se loger dans ma gorge. Comment oser l'appeler du coup. Nolan a voulu savoir pourquoi Pascal avait annulé le squash aujourd'hui. Pascal n'en avait juste pas envie, c'était aussi simple que ça. Ha, je comprenais pourquoi il s'était changé, ils allaient manger chez Emma.

  • Tu dois tenir à tout prix. C'est comme ça que tu pourras prendre une décision. Au moins, la petite Natacha te fait tenir le coup...

Pascal a secoué la tête en rigolant. J'aimais sa façon de rire dans sa barde. Il était si mignon que c'était à faire pâlir les étoiles!

  • Réfléchis... Elle ne veux pas que vous viviez ensemble. Tu dois t'habituer à son absence, c'est mieux si tu te décides à retourner vivre aux États-Unis. Sinon, tu va la roter mec! Tant que t'as pas pris de décision, tu dois l'éviter.
  • Ou profiter de la voir aussi souvent que possible au cas où...
  • Qu'est-ce que tu attends de cette histoire de toute façon? Il n'y a rien à attendre. Elle ne t'appelle même pas. Si elle tenait tellement à toi, elle voudrait être tout le temps avec toi. Tu vois, Natacha, tu siffle, elle court. Jane, tu peux toujours siffler, elle ne vient que si ça l'arrange! Tu as vu comme elle tourne vite la page!!!
  • Elle me manque tellement... J'en peux plus.

Ha donc, ce sale con de Nolan parlait de moi! Pascal avait l'air sincère. Hum, me voilà en train encore de lui trouver des excuses! Il est si sincère qu'il se tape une autre femme et prétend que je lui manque? N'importe quoi ! Hier soir, c'est à elle qu'il murmurait à l'oreille, c'était elle à qui il souriait, son corps qu'il caressait.

Je mourais d'envie de l'appeler pour lui dire ce que je pense de lui. Mais, l'image de ses câlins à Natacha m'ont coupé l'appétit. Pourtant, j'aurai voulu lui montrer que Nolan avait tord. Dire à Pascal que je me suis forcée à ne pas l'appeler, mais qu'il aurait aussi pu m'appeler. Que je vois que je ne lui manque pas.

  • Oh! Quant on parle du loup... N'oublie pas...

Folle, je me suis jeté sur mon natel et j'ai appelé Pascal. J'étais un peu en colère. Pendant une demi seconde, j'ai pensé qu'il ne me répondrais peut-être pas. Glups! Heureusement, les paroles de Nolan m'avait donné une bonne secousse. J'ai donc tourné ma rage à l'envers, et je lui ai dis qu'entendre sa voix me faisait du bien.

Pascal semblait déconcerté de m'entendre. Il ne disait rien, c'était perturbant. Ces quelques secondes de silence, m'ont fait douter d'avoir eu raison d'appeler. Ouvertement, Nolan l'observait les bras croisé. J'aurai voulu lui sauter à la gorge, mais j'ai préféré jouer la gentille toute douce. Je lui ai demandé si on pouvait se voir.

Il m'a demandé si je voulais qu'on se voit ce soir, et j'ai dis oui. Nolan gesticulait, faisant non de la tête. Non mais celui-là. J'ai proposé au bord du lac. Déjà, parce que je n'avais pas envie qu'on ait Nolan dans les pattes, et un peu pour retrouver nos très vieilles habitudes; promenade main dans la main au bord du Léman.

Pascal trouvait qu'il faisait un peu trop froid, et m'a proposé de venir chez lui. D'abord, il a proposé de venir chez moi, mais ça, c'était pas possible. Avec mes 2 oiseaux ici, c'était pas faisable. J'étais toute contente. Je me félicitais d'avoir été toute mielleuse, au lieu d'avoir l'air de la mégère frustrée.

Dès qu'on a raccroché, Nolan lui a dit qu'il devait prendre son temps pour réfléchir, et n'y arriverait jamais s'il se laissait avoir par moi. Nolan s'est alors foutu de sa gueule, en lui disant qu'il avait craqué dès que j'ai appelé, c'était nul. A ce rythme, il n'arriverait jamais à obtenir de moi ce qu'il voulait. Je continuerais à lui imposer ma loi et mes choix.

Ta gueule Nolan. De quoi je me mêle! Non mais. Pascal s'est pris la tête entre ses mains. Il disait qu'il ne pouvait pas refuser, vu que j'avais fini par l'appeler. Il en mourait d'envie, mais j'avais fait le 1er pas, c'était pas mal. Nolan lui a dit de réfléchir aux conséquences et qu'il devrait me rappeler pour annuler. Il doit tenir, sinon il n'arrivera à rien.

Ce devait être ses règles, comme lui veut, pas le contraire. Qu'il avait suffit que je le siffle pour qu'il court. C'était de la faiblesse.

Pascal m'a alors rappelée pour me dire qu'il avait oublié, mais il avait déjà quelque chose, et qu'il n'était pas chez lui. Pfff, j'étais sonnée. Il me mentait maintenant! Il suivait les conseils de ce plouk de Nolan qui ne nous connaît même pas. J'aurai voulu insisté, mais ce que je retenais surtout, c'est que Pascal ne voulait pas me voir!

J'étais consternée. C'est qui ce plouk pour qu'il l'écoute? Pourquoi le laissait-il foutre de la merde entre nous? Pascal m'énerve là!

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Lun - 22 jan 2024 - A bout

Publié le par JaneDo

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Lun - 22 jan 2024 - A bout

J'attends toujours un signe de Pascal. Ce voyou m'envoie des roses, ensuite silence total? Ça veut dire quoi ça?! Je n'en peux plus.  Je crois que je perds patience. Il n'a pas le droit d'agir comme ça avec moi. S'il n'appelle pas aujourd'hui, demain, c'est moi qui l'appelle. Ou devrais-je utiliser notre "Time Out" pour passer un moment dans ses bras?

Je me sentais tellement frustrée. Comment pouvait-il même respirer sans penser à moi, surtout avec ce froid dehors? Il n'avait pas envie que je sois près de lui? On aurait pu faire un petit feu dans la cheminée, et se larver devant le feu, dans les bras l'un de l'autre. Il me manquait tant, mais je vois que c'est à sens unique. Et Nolan lui colle toujours au cul.

Ou devrais-je continuer à faire la disparue? Est-ce qu'il a oublié que le temps passe vite, et que du jour au lendemain, on pourrait ne plus être de ce monde? Si j'étais forte, je continuerai à rester dans mon coin. Surtout que ce soir, je l'ai entendu dire à Nolan, qu'il n'en pouvait plus. Il avait beau s'épuiser au sport, il est toujours tendu.

Pascal a eu ses enfants en visiophone. Eurk, quant je dis ses enfants, ça me fait friser.

Je n'arrive pas à m'y faire qu'il ait des enfants. Jess lui a demandé s'il avait pris une décision, et il a répondu que non. J'aimerai bien savoir de quoi il s'agit. Paul a vu que Nolan était là, et il est remonté chez lui.

Pascal l'a suivi pour lui dire de descendre boire un verre.

Pendant que Pascal était à l'étage, j'ai vu Nolan fouiller son natel. Ha! Celui là! Il a aussi été jeter un œil dans sa chambre. Trop bizarre de voir un copain faire ça. Décidément, Nolan m'intrigue. Je le trouve un peu trop collant. Il a aussi fouillé les poches de sa veste.

En partant, Nolan lui a rappelé le squash le lendemain, et qu'ils mangeaient chez Emma...

Après le départ de Nolan, Pascal a passé un appel en montant chez Paul. Il y ait resté presque 40mn. Il n'y avait plus rien à voir, et j'ai failli éteindre. Mais J'ai laissé mon ordi tourner pendant que je me faisais un truc à manger. Quant je suis retournée devant, dans l'idée de l'éteindre, Natacha était chez lui, dans sa chambre, à poser ses affaires.

J'étais choquée. Si je m'attendais à ça!!! Qu'est-ce qu'elle fiche encore là, elle? C'était donc à elle qu'il avait téléphoné? Alors, lui qui n'aime pas appelé, l'a appelée, et toujours pas un mot à la femme avec qui il vient de passer plus de 10ans? Ça doit être une mauvaise blague. Une blague que je n'ai pas encore saisi. Il se fout de ma gueule! Il disait préférer les femmes plus âgées, mûres, c'est pas le cas de Natacha!!! Elle est plus jeune que lui! Alors c'est quoi ça?

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Dim - 21 jan 2024 - Le cœur gelé

Publié le par JaneDo

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Dim - 21 jan 2024 - Le cœur gelé

Comment Pascal pouvait m'ignorer comme ça? Comment pouvait-il ne même pas appeler? Comment pouvait-il me faire souffrir autant? Aaaah oui, quant un homme fait ça, c'est qu'il a une autre femme dans sa tête. Rien ne compte plus qu'elle. Je suis devenu un truc qu'on a flanqué à la poubelle. Hop, loin!

L'estomac noué, toute la journée j'ai attendu le retour de Pascal, espérant qu'à ce moment là, il daignera m'appeler. Mais rien. Ça m'a brisé, mais j'ai attendu encore.

J'espérais toujours. L'espoir a fondu en le voyant rentré peu avant les 23h. Il ne m'avait pas appelé, et maintenant, il allait se coucher comme de rien, sans une pensée pour moi.

Je n'existais pas. Il ne pensait pas à moi. Et d'ailleurs, où trainait-il jusqu'à maintenant? Chez et avec qui? Dévastée, j'ai avalé quelques verres de Vodka et quelques somnifère pour trouver le sommeil. Mais, c'était surtout pour stopper mes larmes et mon cerveau malade de chagrin de vagabonder. Et la neige continuait de tomber.

C'était surtout pour arrêter les films qui flottaient en boucle dans ma tête... J'en voulais à Pascal de me faire autant de mal... Dire qu'il n'a même pas eu la décence de m'appeler, envoyer un message, ou des signaux de fumée... Quelque chose qui indique que j'avais un jour fait partie de sa vie, que j'avais compter...

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Sam - 20 jan 2024 - Sous la neige

Publié le par JaneDo

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Sam - 20 jan 2024 - Sous la neige

Ah, j'aurai souhaité que Pascal m'appelle. J'aurai au moins pu croire qu'il pensait à moi. Beaucoup aime la neige, moi non, Ça me rend triste. Je trouve beaux les arbres tous blancs, parce que la neige a pris possession de tout le paysage, mais il fait spécialement froid. Je reste enfermée au chaud, à me demander ce que fait Pascal.

Je sais bien que je devrais arrêter ça, je n'ai pas à savoir ce qu'il fait tout le temps, parce qu'à force, ça rend dingue.

Je vais trouver la force de ne pas y penser, de ne pas me poser de questions, de m'occuper de mes affaires. Je dois trouver la force, même si plus facile à dire que faire. Pas encore trouver la prise pour couper mes pensées.

Quand même, s'il tenait à moi, il aurait dû penser à appeler, même si c'est juste pour dire; "chien, ça va?". Mais rien, pas de news. Et la neige continue de tomber.

J'ai eu Caro au téléphone, ça la rend folle de ne pas être au chalet, tout comme moi. Elle aurait voulu que je passe chez elle, mais je ne vais pas prendre des risques pour rien. Je lui ai proposé de venir, mais elle non plus n'ose pas prendre la route avec ce temps. Bon, je l'aurai parié.

J'ai flanché en fin de journée, j'ai envoyé un message à Pascal pour lui dire que je l'aime et qu'il me manque... 2h après, il m'a répondu que je lui manquais aussi... mais pas de "I Love You". J'aurai peut-être pas dû faire ça, mais je n'ai pas pu me retenir. Clair que de ne pas lire qu'il m'aime m'a fait regretter de me montrer faible.

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