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Dim - 27 sept 2020 - Rage contenue

Publié le par JaneDo

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Dim - 27 sept 2020  - Rage contenue

J'étais encore bien trop fâchée pour parler à Pascal. Quant Caro avait refusé que je reste le lundi du Jeûne, Pascal s'était contenté de se taire. Il n'était pas intervenu. Il ne m'avait pas retenue non plus. Hier, il n'a pas osé dire à Caro de se casser?

Wahhh, colère. Et un dimanche de foutu, qu'on aurait pu passer ensemble.

A cause de lui, et de Caro aussi, me voilà dans mon coin à ruminer. Oh mais je suis verte. Furax de chez furax. Même quant on était près de ma voiture, je ne me suis pas énervée, ni haussé le ton.

La colère chez moi, c'est toujours calme. Si je souri en plus, c'est le pire, parce qu'il n'y a pratiquement pas moyen de me faire relâcher la vapeur. L'orage dans ma tête se rassemble. Je suis une tête de nœud, et butée avec ça..

Pascal me connait pourtant, quant je suis calme comme ça, c'est que je suis très énervée. Il aurait dû se débrouiller pour que je ne parte pas. Non, il n'aurait jamais dû me laisser partir.

Il aurait peut-être réussi en se jetant à mes pieds, en me suppliant de toute son âme? Wahhh, ça n'aurait pas marché. Je n'aurai pas fait demi-tour.

Trop fière et bornée. J'avais déjà dépassé le stade de la compréhension. Je crois que je reste calme, parce que sinon, c'est les larmes, la voix qui tremble et tout le toutime. Donc, trop humiliant et ridicule. My God, I'm so fucking blue! Je ne vois vraiment pas comment il arrivera à rattraper le coup.

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Sam - 26 sept 2020 - Orage dans le coeur!

Publié le par JaneDo

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Sam - 26 sept 2020  - Orage dans le coeur!

Wahhh, il pleut... Quant on est ensemble, on trouve ça merveilleux. On reste au lit à écouter la pluie cogner contre les vitres. On avait vraiment pas envi de se lever. Pascal voulait aller faire son jogging, comme tous les matins le week-end. Enfin, disons, que quant je suis là, je constate qu'il sort faire son jogging, qu'il neige ou qu'il pleuve.

Il m'a demandé si je voulais l'accompagner. Hum... non... pas envie d'aller me faire tremper.

Ha! J'étais presque certaine aussi qu'il faisait sûrement une pause chez Caro. Alors, j'ai été un peu surprise qu'il me propose de l'accompagner. Ou, me le proposait-il, parce qu'il savait d'avance que j'allais dire non??? Alors, d'accord.

Même si je ne courais pas avec lui, je pouvais marcher la tête dans la Lune, comme je l'ai eu fait.

Du coin de l’œil, j'ai vu que Caro surveillais par la fenêtre le passage de Pascal. Je crois que c'est pour ça que je suis restée un peu en arrière.

Elle a décidé de l'accompagner elle aussi, même si elle m'avait vue. Elle n'a pas froid aux yeux! Elle a marché un moment avec moi en essayant de faire la conversation.

Je n'avais pas envie de parler... J'avais une dent contre elle...

Puis, je me suis demandée si Pascal m'avait demandé de l'accompagner, parce qu'il espérait que Caro et moi, on se rabiboche. Hum! Pascal faisait les aller-retours, comme il faisait toujours si je viens avec lui. Probablement pour que je ne me sente pas seule. Pas besoin. Ils oublient que je ne m'ennuie jamais...

Après avoir poliment souri à Caro, et lui avoir montré qu'elle me dérangeait, elle est partie rejoindre Pascal.

Elle faisait du surplace, à l'attendre, chaque fois qu'il revenait vers moi. Ça lui permettait de respirer j'imagine. Je voyais bien qu'elle tirait un peu la langue et avait un poing de côté. Constat; manque d'habitude. Je regardais l'eau, les ciel, laissait la pluie couler sur mon visage. J'aime la pluie. J'aime les temps pluvieux.

J'ai pensé à ma petite Dobby qui aimait tellement se secouer juste sous mes jambes... Petite choupette.

Au bout de l'allée, Pascal a fait demi-tour, et cette fois, on rentrait. Je l'ai su sans avoir besoin qu'il me fasse signe. Il n'allait pas aussi loin que d'habitude, parce qu'il avait fait assez d'aller retour pour compenser la distance.

J'ai moi aussi fait demi-tour, pour la maison.

Je suis sûre que Caro espérait pouvoir venir déjeuner avec nous. Elle avait sûrement déjà demandé à Pascal, et il avait dû lui dire de voir ça avec moi. A voir, elle n'oserait pas. Intérieurement, ça me faisait sourire. Par contre, je ne m'attendais pas à ce qu'elle s'impose! Caro savait que je n'oserai rien dire... Elle me connait.

Pour montrer mon désaccord, j'ai suivi Pascal dans la chambre. J'ai voulu prendre ma douche avant lui. Je voulais qu'il sache que je n'avais pas l'intention d'aller manger tant que Caro était là. Donc après la douche, je me suis couchée. Pendant que je prenais ma douche, je savais qu'il avait préparé le déjeuner, avec Caro.

Pascal m'a vue étalée sur le lit quant il est sorti de la douche. A moitié mouillé, il s'est jeté dans le li pour me prendre dans ses bras. J'ai souri, je l'ai embrassé, comme si tout allait bien. Mais, quant il m'a tendu la main et dit; "viens, on va déjeuner", je lui ai demandé si Caro était partie.

Comme il a dit qu'elle nous attendait, je lui ai demandé de m'avertir quant elle sera partie. Et je me suis recouchée.

Il a certainement dû froncer les sourcils sans comprendre. Il m'a demandé si je n'avais pas faim. J'ai dis que j'avais faim, mais que j'irai déjeuner quant elle sera partie. Et clap clap, il a dû comprendre. Il est venu s'asseoir dans le lit et a voulu savoir ce qui se passe. Je lui ai dis qu'il n'y avait rien, mais il a pigé; je voulais qu'elle se casse.

J'avais fermés les yeux, mais je pouvais sentir son hésitation; il ne savait pas quoi faire. Il est parti en direction de la porte, et s'est arrêté devant la porte. Il avait dû regarder dans ma direction. J'imagine qu'il ne savait pas comment dire à Caroline de s'en aller.

Ça m'a fait repenser à ce fameux dimanche soir, qui m'était resté sur l'estomac; il n'était pas intervenu, et nous avait laissé nous débrouiller toutes seules. Là, il était obligé de lui, dire à Caro de partir. J'aurai peut-être dû le faire moi, mais voilà. Je savais que Caro se sentirait blessée que ce soit Pascal qui lui demande de rentrer chez elle.

Jouer l'Autruche me convenait. Qu'il se débrouille. Ça m'avait énervée qu'il n'intervienne pas la dernière fois.

Quelques minutes plus tard, Pascal a ouvert la porte de la chambre et m'a appelée pour aller manger. Pour moi, ça voulait dire qu'elle était partie.

Le rat! Caro était encore là, assise au bar de la cuisine, comme si de rien. Mon sang n'a fait qu'un tour. J'étais toute souriante en sortant de la chambre, mais quant je l'ai vue, mon sourire a fondu.

Il avait osé?! Il m'a prise pour une idiote ou quoi?? Quant le sang me monte à la tête, je ne contrôle plus vraiment mes réactions.

Je suis restée bloquée quelques petites secondes à la porte de la chambre. Ni l'un ni l'autre ne regardait dans ma direction. J'ai donc fait demi-tour, ramassé mes affaires, et j'ai pris la porte en leur souhaitant une bonne journée.

Si Pascal avait le malheur de me laisser aller jusqu'à ma voiture, il pouvait courir de me revoir du week-end.

Pascal m'a rattrapée, pour me redemander ce qui se passait... J'ai retiré mon bras; "Let go". Cette fois, je n'avais pas à faire semblant qu'il n'y avait rien. Fini le sourire niais. J'étais fâchée, et je lui en voulais de n'avoir pas dit à Caro de partir et aussi de l'avoir laissé ramener ses fesses chez lui.

Il faisait semblant qu'il ne comprenait pas ce qui se passait. Moi, je savais qu'une fois dans la voiture, il n'aurait plus rien à faire. Et je savais qu'il savait très bien ce qu'il aurait dû faire. S'il ne l'a pas fait, c'est parce qu'il ne le voulait pas. Alors, inutile que je perde ma salive à lui expliquer, qu'il aurait dû lui dire de partir.

Quant j'ai enfilé ma clé dans la serrure, il a enfin reconnu et avoué qu'il n'était pas aussi idiot; "Tu veux vraiment que je lui demande de partir? On ne peut pas déjeuner tranquillement ensemble". Wahh, il m'énerve là. Non seulement il jouait à l'idiot avant, mais en plus, il m'avait prise pour une conne qui aurait cru qu'il ne savait pas ce qui se passait?

Il restait là, les bras ballants à bafouiller qu'il ne pouvait quand même pas lui dire de partir, et il ne voulait pas que je m'en aille. Et il continuait à dire qu'il ne comprenait pas ce qui se passe.

J'ai enfilé ma clé dans ma serrure, ouvert ma voiture, jeté mes affaires sur le siège passager, et j'ai enclenché mon moteur, enclenché la marche arrière sans le regarder. J'étais énervée à mord. Lui continuait à répéter mon nom, comme s'il ne savait pas qui faire.

T'inquiète... tu vas comprendre... Je suis partie sur les chapeaux de roues. Je l'ai laissé se faire lessiver par la pluie.

J'ai pleuré un peu, mais j'étais surtout énervée. Ce n'était pas du tout ce qu'on avait prévu pour notre journée. Maintenant que j'étais partie, il n'était pas question que je retourne en arrière.

Même s'il la faisait partir maintenant, c'était trop tard. Il aurait dû réagir avant. Il aurait dû faire attention à moi et ce que je voulais.

Le moment qu'il m'avait appelé pour aller déjeuner, il avait fait son choix. A lui d'assumer. Merde, j'étais vraiment super en colère. J'aurai pu lui arracher les yeux. Heu, non peut-être pas les yeux, ils sont trop joli. Lui raser la tête à la place! J'étais plus que contrariée. J'espère qu'ils s'étouffent avec les œufs au bacons.

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Ven - 25 sept 2020 - Anniv & soirée maison

Publié le par JaneDo

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Ven - 25 sept 2020  - Anniv & soirée maison

J'avais un truc en famille, sans compter l'anniversaire de mon neveu. Je ne pouvais pas aller chez Pascal avant 22h, voir 23h. Pour finir, on a convenu pour minuit. Comme ça, on était tous les 2 tranquilles. Pascal est sorti un petit moment pour prendre un verre avec quelques potes. Puis, il est rentré m'attendre.

Donc no stress, j'ai pu profiter de mon temps avec ma famille.

Pascal avait envi qu'on mange ensemble. Il avait préparé à manger. Je n'avais pas très faim, j'avais mangé chez ma frangine en début de soirée. Mais, quant il a mis la table avec tous ces petits bols... A la vue de toute ces couleurs, de l'odeur et tout, j'ai eu faim.

Il avait préparé tout ça, style asiatique: bols de différents légumes; haricots, carottes, céleri, raves, tomates fraiches arrosé de vinaigre balsamique, tomates frites, etc etc. Bol de riz parfumé et la plaque ronde au centre de la table était chaude, prête à accueillir les fines tranches de viandes, poulet, bacons, etc.

Wahh, mes yeux ont eu très faim! Nos 5 sens sont les maîtres à bord; les yeux transmettent au cerveau le message de son plaisir visuel, et c'est seulement après que le reste demande! C'était un délice. Je me sentais comme une baleine après. A sa proposition d'aller prendre un verre en boîte, ma réponse était sans équivoque; niet.

Je n'avais pas envie de sortir. Sortir rejoindre nos potes, voulait dire; devoir le partager, ne pas passer la soirée collée à lui. Alors non, je n'en avais pas envie. Je voulais rester à la maison, squatter le canapé et regarder un film avec lui. Donc, on a préparé des popcorns et on s'est installé l'un sur l'autre dans le canapé.

Son natel était sur la table, face contre le plateau, mais je le voyais s'allumer. A la pause, entre 2 films, je l'ai pris et j'ai regardé. Devant lui. C'était des messages de Caro, de Paul et une miss Café!

En me levant pour aller me faire un café, je lui ai tendu son natel en déposant le mien aussi sur la table. Je lui ai dis que Caro semblait penser qu'on sortait ce soir. Je n'avais pas parlé à Caro depuis dimanche soir. Elle a essayé de me joindre, mais je n'ai pas répondu.

Je ne sais pas encore si je lui montre que je lui en veux, ou si je fais semblant de rien, et lui rende la monnaie!!!

Je n'ai pas demandé qui était Miss Café, parce que je ne voulais pas me mettre martel en tête. On n'a jamais vu le 2ème film prévu. On s'était mis à discuter et ensuite on a déménagé dans la chambre. Le week-end passé, on était aussi resté à la maison, et j'avais adoré tous ces moments précieux passé ensemble.

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Jeu - 24 sept 2020 - Thomas est pris au piège

Publié le par JaneDo

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Jeu - 24 sept 2020  - Thomas est pris au piège

Face à la cheminée, assis parterre, le dos appuyé au canapé, Thomas et moi avons discuté longuement. Pascal était chez lui, mais il ne savait pas que j'étais chez Thomas. En fait, je me croyais la victime de mes doutes, mais pour lui, le pauvre, c'est pire. Il va se retrouver dans la même situation que Pascal, dans pas longtemps.

Je me demande pourquoi certains parents ne pensent pas aux ramifications (the aftermath) de leurs décisions.

Thomas avait toujours soutenu Pascal, même parfois contre sa propre sœur. Maintenant, il ne le comprenait que mieux. Les parents à Pascal ont choisi la personne à qui il doit lier sa vie, son avenir. Et le bonheur dans tout ça? Il se sentait piégé. Il aurait voulu se marier avec Bekky, mais il avait reçu une fin de non recevoir.

Sa femme avait été choisie pour ce qu'elle avait à offrir. Parce qu'elle venait d'une famille fortunée, et que l'alliance des 2 familles seraient bénéfiques aux affaires et leurs places dans la haute société. Les fortunes restent dans les familles fortunées. Ils ne veulent pas de petites gens. Et Thomas n'avait pas eu son mot à dire.

Quant il a été pour la naissance de son neveu, il s'est retrouvé devant le fait accompli. Il avait dû signer des papiers, des contrats, et une date avait été fixée en octobre. Leurs familles s'occupaient de tout organiser. Thomas aurait voulu se marier en Suisse, mais là non plus, il n'avait pas eu son mot à dire.

Bekky n'était pas encore au courant. Thomas se sentait mal à l'aise vis-à-vis d'elle. Pour ne pas avoir à lui avouer ce qui se passe, il se montrait froid, et prenait ses distances. Il espérait qu'elle le quitte d'elle-même. Je trouvais ça un peu lâche. Lui aussi. Dans même pas 1 mois? Comment avait-il pu nous cacher ça??

Thomas ne se voyait pas lui dire; "Va falloir qu'on arrête là, dans un mois, je me marie".

Depuis qu'il était rentré, il avait été imbuvable avec elle. Évitant le plus possible de la voir. Ça le torturait. De plus, dès le début, sa future femme rentrera et s'installera chez lui.

Il en avait la nausée. Il ne la connaissait même pas bien. Ils s'étaient vus peut-être 5 fois, et avaient vaguement parlé du futur. Sans plus. L'idée de se retrouver avec une étrangère insupportable chez lui le terrifiait. Et je le comprenais.

Elle s'appelle Andréa... Pauvre Thomas!

Il n'avait pas pensé que les parents à Pascal lui imposerait quoi que ce soit, puisqu'il n'était pas leur fils biologique. Il ne sont ni même les enfants biologiques du frère de son papa. Thomas n'avait jamais pensé qu'il finirait comme Pascal, coincé dans un mariage à vie avec une parfaite inconnue.

A la limite, il avait cru que, pour Jess, ce n'était que parce que c'était une fille. Qu'ils ne voulaient pas la voir se faire dépouiller par un coureur de dot.

Il avait toujours cru qu'ils ne faisaient pas vraiment attention à ce qu'il faisait de sa vie privée. Il s'était trompé.

Moi qui pensait lui étaler mes problèmes, c'était foutu. Thomas en avait bien assez dans son assiette. Je n'ai même pas eu le temps d'effleurer mes sombres pensées par rapport à Pascal. Pascal l'a buzzé pour l'avertir qu'il allait appeler ses parents en visio, s'ils voulaient leur parler, il lui fallait descendre.

J'ai filé discrètement. Je ne voulais pas que Pascal sache que j'étais là.

J'ai foncé ouvrir mon ordi pour suivre leurs appels. J'étais juste curieuse. Après leur avoir parlé un moment, Thomas est remonté. Déprimé. Pascal a attendu qu'il soit remonté pour faire la morale à ses parents à propos de Thomas. Il ne s'est pas gêné pour leur dire qu'ils allaient lui gâcher la vie, comme ils l'avaient fait pour lui.

Pascal a essayé de leur faire entendre raison. Il voulait qu'ils annulent ce mariage absurde.

Mais c'est tombé dans l'oreille d'un sourd. Son père lui a dit que les papiers étaient fait, ils ne pouvaient pas revenir en arrière. Que c'était pour le bien de Thomas. Qu'il était temps qu'il arrête cette vie de débauche et qu'il se case.

Que c'était leurs devoirs d'assurer son avenir...

Puis, comme Pascal leur avait dit comme c'était l'enfer pour lui, son père est revenu sur le sujet. Il lui a dit qu'il avait de la chance d'avoir une femme compréhensive. Qu'il devrait maintenant faire en sorte de ne pas lui faire honte.

Qu'il espérait le voir prendre ses responsabilités, maintenant qu'il était père.

Son père n'a pas été tendre vis-à-vis de moi. Il lui a même dit que je ne devais pas l'aimer autant qu'il l'imaginait, puisque je n'avais jamais voulu vivre avec lui. Ni même avoir un enfant avec lui. Aïe, ça m'a fait mal ça. C'était faux, je l'aimais plus que tout, apparemment, son père ne pouvait pas comprendre.

son père lui a rappelé mon âge, mes antécédents. Que je n'avais pas le moindre péco, et a même été jusqu'à suggérer que je m'accrochais à lui pour son argent. Que je n'avais pas accepté d'être achetée, parce que j'en voulais plus sans aucun doute. Je voulais tout le pactole.

Mon coeur s'est brisé. Voir Pascal s'effondrer après ce coup de fils, la tête entre les genoux, il a pleuré comme un bébé.

J'ai décidé de débarquer pour le consoler. Je ne pouvais pas le laisser comme ça, anéanti. Je pense qu'il avait besoin de moi. Qu'il avait besoin de se raccroché au fait que je l'adorais, que je l'aimais plus que tout. Je voulais qu'il le sache. Je voulais qu'il sache que son père avait tord.

Dire que quelques minutes plus tôt, je pensais le quitter pour son bien! C'est ce que je voulais dire à Thomas!!!

Pascal avait les yeux rouges, mais il n'a pas voulu que je sache qu'il venait de pleurer. Il a prétendu avoir pris un truc dans l’œil. J'ai fait semblant de le croire, et j'ai soufflé en lui faisant des bisous, en l'appelant mon "bébé".

Je l'ai serré fort dans mes bras, lui ai dis et redis que je l'aimais. Ses magnifiques yeux tous rouges me faisaient mal.

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Mer - 23 sept 2020 - Comme il est beau!

Publié le par JaneDo

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Lun - 21 sept 2020  - Lundi du Jeûne Fédérale

Rien foutu de la journée. Même pas de la peinture. Je ne sais pas pourquoi, mais je suis torturée par l'angoisse.

Je ne sais pas si c'est à cause de la mort du papa de Tchoy, ou... Bref, c'est un sentiment latent qui se cache quelque part au fond de moi. Par contre, j'ai encore perdu du poids. Chiotte.

Pascal n'a même pas tenté de m'appeler... Rat des bois!

J'avais envie de voir Thomas. Discuter avec lui. Il se passe des choses pas nets dans ma tête. Donc, journée farniente, à lire plantée devant la télé. Le livre que j'ai lu m'a donné envie d'écrire à nouveau. Faudrait que je m'y mette. Mais pas aujourd'hui. J'essayais juste de ne pas penser à Pascal.

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Mar - 22 sept 2020  - Nos routes...

Chaque fois que je vais sur Lausanne, je m'énerve. Un plouk décide de faire du n'importe quoi avec nos routes, et je ne vois pas très bien ce qu'on peut faire pour l'arrêter. J'ai eu Pascal en ligne, un peu avant midi. Je n'avais pas grand chose à dire. En fait, je voulais surtout lui demander si je ne lui manquais pas plus que ça. Autant m'abstenir.

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Mer - 23 sept 2020  - Comme il est beau!

Le soir, Pascal voulait m'inviter à manger, en tête à tête. Hum, il a oublié que je ne suis pas dispo avant le jeudi soir?? Je ne pouvais quand même pas refuser. Peut-être que j'aurai dû, pour le faire courir un peu! J'ai failli le rappeler pour lui suggérer qu'on mange chez lui. Mais, au resto, ça va créer l'envie... alors resto soit!

J'étais en avance. Ce qui m'arrive très très rarement. Mais, Pascal était déjà là. Il a toujours cette vieille habitude, que les hommes d'aujourd'hui ont perdus; celui de se lever à l'arrivée de son invitée. Chute libre pour mon pauvre coeur, il est tellement "joli", que j'ai l'impression d'étouffer en le regardant.

Attention de ne pas m'étaler, manquerait plus que ça. Je sentais que les gens; que faisait ce bel homme avec une petite grosse comme moi...

Pascal me souriait, alors je lui ai souri en retour. Un sourire niais, bébête. Arhhh. Ce n'était pas ce que j'avais prévu. J'avais pensé rester stoïque, distante, presque froide, pour le faire ramer un peu.

Mais mes résolutions sont passés à la trappe direct. En gentleman, il a tiré ma chaise. Assise, je maitrisais mieux. Il a voulu me prendre la main, mais je l'ai retirée. Il me semble qu'il oublie bien vite la situation...

Les démonstrations d'affections sont strictement interdites en public.

Surtout maintenant qu'il a un enfant. Ce n'est pas seulement pour lui que je tiens à garder mes distances, ni parce que son père nous l'a rappelé, mais pour moi surtout.

Je ne tenais pas à ce qu'on me voit comme une salope qui boutique avec un homme marié. Une femme avec qui il s'amuse, parce que sa femme n'était pas là. Je ne veux pas qu'on me perçoit comme une pauvre idiote qui croit encore que le mec va quitter femme et enfant pour elle. Même si entre nous c'était clair.

Je commençais à ne plus très bien me situer dans notre couple... Peut-être qu'il se fiche de ma gueule, hein?

Mes yeux le couvaient. Pascal est vraiment trop mignon pour son propre bien. A nous regarder, je crois que cela se voit qu'on est ensemble. Même si je fais tout pour le cacher. Cela se voit à notre manière de se parler, de se pencher vers l'autre, de nous sourire. Et 1 ou 2 fois, j'ai oublié et je l'ai laissé me prendre la main.

Pascal avait essayé de m'appeler lundi, contrairement à ce que j'avais cru. Sur whatsapp. Hum, oui, je n'ai pas été sur le réseau, ça me bouffe ma batterie. J'ai été vérifié. Pas parce que je ne le croyais pas, mais parce qu'il m'avait laissé des messages aussi; il aurait voulu que j'aille les rejoindre.

Il avait assez facilement réussi à persuader Caro, que moi, je l'avais souvent laissée rester, alors que j'aurai très bien pu, comme elle, refuser. De mauvaise grâce, elle a reconnu que c'était vrai. Elle aussi a essayé de me joindre. Boeee, trop tard. J'ai vu qu'ils avaient aussi essayé de m'appeler tout court.

Mais là aussi, j'avais laissé mon natel de côté pour la journée. Je ne l'ai regardé qu'avant de me coucher vers les 3h du matin, et comme un appel et message de Tchoy est arrivé après les leurs, je n'ai vu que celui-là sur mon écran. Et j'avais choisi de ne pas le lire. Sinon, il aurait su que j'avais vu son message.

Pascal aurait voulu me corrompre et m'attirer chez lui. J'ai résisté. Même si au fond, j'en crevais d'envie. Je préférais le laisser partir en le laissant sur sa faim; envi d'être avec moi, envi de moi, envi de me voir encore, lui laissant l'impression que la soirée a passé trop vite.

D'ailleurs, il m'a proposé d'aller encore prendre un verre. Il avait de la peine à me laisser partir. Moi, je préférais qu'il reste sur une bonne impression. Ne pas lui faire de reproche; genre, il aurait dû intervenir dimanche soir, au lieu d'attendre que je sois partie pour réagir.

J'imagine que Caro doit flipper; la prochaine fois qu'elle voudra nous coller, je l'enverrai balader! Et elle a raison... J'attends ce moment avec impatience!!! Pas que je suis méchante... en fait oui, je suis méchante. Clair que j'allais prendre ma revanche.

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Dim - 20 sept 2020 - Dimanche amoureux

Publié le par JaneDo

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Dim - 20 sept 2020  - Dimanche amoureux

On a rien fait de plus aujourd'hui, Pascal et moi sommes restés à la maison. Il faisait moche de toute façon. Il pleut. Un temps qu'on adore.

Petit feu dans la cheminée, sur la table du salon. J'étais aussi collante qu'une sangsue. Les bras autour de lui, je marchais dans ses pas, collée à lui.

Ça l'amusait, Hihi, il me trouvait adorable. Je voulais qu'il sache à quel point il m'avait manqué. Caroline allait me détester, parce que j'avais dans l'idée de lui voler son lundi.

Demain, c'est le Jeûne Fédérale, donc, congé. Je n'avais pas l'intention de rentrer chez moi, mais de lui voler son jour et de rester avec mon homme. Je ne savais pas comment faire passer ça! Le soir, après 22h, Caro s'est pointée pour dormir chez Pascal.

Mais j'étais encore là... Finalement, je l'ai tirée dehors, sous prétexte de fumer, pour lui dire.

Bien évidemment, Caro n'était pas d'accord. J'imagine que Pascal nous écoutait sûrement. Ça l'avait surpris de nous voir sortir par ce temps, et refuser qu'il vienne avec. Je ne pouvais pas montrer mon mauvais caractère. Arh, comment lui faire avaler la pilule sans qu'on en vienne à se disputer?

Caro me disait que, pour une fois qu'elle pouvait passer toute la journée avec Pascal, et pas le voir en vitesse le matin, et en vitesse le soir! Pas question qu'elle me laisse lui prendre son jour.

Grhhh, pas possible de l'amadouer. J'ai alors proposé qu'on passe la nuit et la journée ensemble, tous les 3? Zut, ça n'a pas marché non plus. Impossible de m'incruster!

Pascal nous avait entendu, parce que parfois, le ton était un peu monté. Je crois qu'il a décidé de ne pas intervenir. J'aurai bien voulu pourtant. J'aurai voulu qu'il choisisse de rester avec moi, et qu'il demande à Caro de rentrer.

Ou peut-être qu'il a bien fait? Ou peut-être qu'il voulait aussi être avec elle? Sans moi. C'était une soirée sympa, on a regardé un film en grignotant, puis j'ai... dû rentrer. Égoïste, j'étais un peu verte.

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Sam - 19 sept 2020 - Cartes

Publié le par JaneDo

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Sam - 19 sept 2020  - Cartes

Incroyable, on a passé toute l'après-midi à jouer aux cartes chez Didine. On était tous les 4; la fratrie au complet. Ce n'était pas prévu. C'était l'idée à mon frère, et par hasard, ça jouait pour tout le monde. Roger était là. Il attendait Paméla et Khélia pour aller au Zoo à Servion. Pendant ce temps, nous on pouvait jouer tranquille.

C'était rare de se trouver tous les 4 ensembles, sans que ce soit pour une fête. Comme les anniversaires, les fêtes de Noël et Nouvel An. Avant que mon frère n'aille habiter en France, on se retrouvait tout le temps; pour aller skier, pour des vacances en chalet, etc. C'est vrai qu'on aime être ensemble. Merci maman.

En y pensant, ça ramène des tonnes de souvenirs. C'est vrai qu'on a toujours été proches, qu'on est presque tout le temps ensemble, et avec nos moitiés. Il n'y avait pas grand chose qu'on ne pouvait faire ensemble. On habitait plus ensemble, mais, on était une famille.

Ces liens ont été formés par maman depuis notre tendre enfance. Une famille qui aime être ensemble. Avant le monde entier, ma famille était mon pays, mon paradis. Mes sœurs et frères, sont mes meilleurs amis. Gare à qui oserait s'en prendre à un de nos membres. Gare à ceux qui auraient osé critiquer une de mes sœurs ou mes frères.

Même si Ernest était notre demi-frère, dans notre coeur, il était notre frère à part entière. Notre frère aîné. Il me manque beaucoup.

J'avais déjà toute une équipe, si quelqu'un ne m'aimait pas, j'en avait rien à cirer. Jusqu'à ce que je quitte le nid, j'habitais avec mes amis déjà, je n'avais besoin de personne d'autre. C'est pour ça que j'ai toujours trouvé puant et égocentrique ceux qui faisait de leur pauvre enfant, un enfant unique.

Il manquera toujours quelque chose à cet enfant. A cause de ces stupides parents, cet enfant ne saura jamais ce que c'est d'avoir quelqu'un qui nous connait mieux que personne, avec qui on a grandit. D'avoir autour de soi, des gens qui nous aimera toujours. Ceux qui vous soutiendrons toujours, quoi que vous fassiez.

Quant je pense à ça, je ne peux m'empêcher d'être reconnaissante à mes parents adorés.

Une fois rentrée, le temps de prendre une douche, et de me changer, j'ai filé chez Pascal. Je n'avais pas pensé à lui de toute l'après-midi. Ce n'est qu'en partant de chez ma sœur que j'ai remarqué ses appels. Même si j'étais un petit peu crevée, je me réjouissais de le voir. Quant il était à New-York, il m'avait tellement manqué.

Si ce n'était pas Pascal, je crois que j'aurai trouvé une excuse quelconque, et je serais restée chez moi.

Thomas et ses potes sortaient comme d'habitude. On était samedi après tout. Mais, je n'avais pas envie de trainer dans les bars ou en boîte. Je n'ai aucune peine à convaincre Pascal de passer la soirée à la maison. Pascal n'avait pas osé me le proposer, de peur que je le trouve trop casanier. Et que je m'ennuie.

Moi, m'ennuyer? Jamais! J'adore rester confinée dans ses bras. Le confinement pendant la grosse crise du Covid-19 m'avait plut. J'avais adoré tous les moments qu'on avait passé ensemble. Rester tous les 2, c'était le pied. Bien sûr, cela m'arrive d'avoir une sorte d'angoisse, parce que je me dis que je devrais sortir, être dehors.

Caroline a téléphoné pour savoir quant Pascal passera la chercher pour sortir. Elle a été déçue d'apprendre qu'on restait à la maison. D'après ce qu'ils se disaient au téléphone, j'ai compris qu'elle essayait de s’immiscer chez lui. Pascal ne semblait pas en avoir envie. Moi non plus, mais je n'ai pas eu à le dire.

Wahhh, j'adore. On a passé une soirée adorable. J'aime cet homme et j'aime être avec lui. Il est si tendre, si câlin, je l'aime à la folie. Chaque moment passée ensemble est toujours intense. Ces moments me reboostent, je me sens revivre, remplie de d'espoir dans l'avenir. J'aurai envie que le temps s'arrête.

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Ven - 18 sept 2020 - L'enterrement... 12 frères et sœurs

Publié le par JaneDo

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Ven - 18 sept 2020  -  L'enterrement... 12 frères et sœurs

Tchoy devait m'appeler pour que je passe le prendre. J'ai vu son message trop tard. On était en retard à la cérémonie dans la chapelle. C'était un cercueil ouvert, présentée à la manière Bouddhist. Les moines Bouddhistes ont commencé la cérémonie. C'est la que j'ai réalisé que Tchoy était Bouddhiste.

Mon Dieu, le père à Tchoy était un personnage! Il a travaillé pour le Roi du Laos, le Roi Savang Vatthana, en tant que cuisiner du Palais Royal. Il a cuisiner pour de grands noms, comme le Président Kennedy. Waouh, je savais pas.

A cause de la guerre civile, et des conflits dans la région, son papa, pour protéger et sauver sa famille, a fuit le pays avec femme et enfants. Ils avaient déjà 9 ou 10 enfants.

Tchoy se souvient fuir de nuit. Qu'ils devaient rester silencieux, les soldats patrouillent partout. S'ils se font prendre, ils auraient été fusillé sur place, sans plus de cérémonie. Comment protéger 10 enfants? Leurs faire comprendre qu'il faut à tous prix garder le silence?

Son père portait les 2 plus petits sur sont dos, sa maman aussi. Ils ont traversé des cours d'eau à la nage avec tous leurs enfants. Parfois, ils avaient dû faire plusieurs passages. C'est inimaginable pour des personnes comme nous qui n'avons jamais eu à faire face à des guerres. Je me rappelle les images des atrocités commis par les Khmers Rouges, ces monstres... Ça m'avait marqué.

C'est là qu'on réalise que les enfants Européens sont un peu retardés. Que les personnes des pays du Sud sont beaucoup plus matures mentalement.

On a inventé le Q.I. ici, pour prétendre être plus savant. Mais, le Q.I. ne mesure pas l’instinct, tout ce qui est intelligence naturelle, sociabilité, compréhension des personnes autour de nous. Connaissance de la nature et des gestes qui sauvent. Savoir quant il faut agir ou non.

Tout qui se perd quant on nous fait apprendre par coeur, comme des singes... C'est ça, des singes savants! Mais bon, est-ce qu'on peut vraiment parler d'intelligence ce qu'on nous implante dans la tête? Je ne crois pas. Donc, le QI, mesure ce qu'on a appris! Ou qu'on réussi à nous implanter? Wahh, pas terrible!!!

Ces époques là, comme pour mon papa d'ailleurs, qui lui aussi travaillait pour les Présidents Tubman et Tolbert (fusiller sur la plage derrière le Palais), on ne fait pas de vieux os, si on travaille pour le gouvernement.

En temps de conflits, fallait pas chercher à savoir qui va gagner et prendre ses jambes à son cou.

Tchoy a une sacrément grande famille, même s'ils n'étaient pas tous là. Certains des frères et sœurs de son papa n'avaient pas pu venir. A cause du Covid-19 déjà, et l'âge. Certains frères et sœurs à Tchoy aussi.

Ça ne servait à rien qu'ils viennent pour se taper 10 jours de quarantaine. Au complet, ils sont bien plus de 300 !

Tchoy a 11 frères et sœurs. 6 garçons, 6 filles. Parité parfaite. 3 garçons d'abord, 6 filles, puis 3 garçons pour finir. L'empêche que c'était triste, même s'ils ne le montraient pas. Ils y avaient aussi une ribambelle de ses neveux et nièces. Avec au moins 4 de ses nièces enceintes. Et pleins de petits neveux et nièces. Sacrément belle famille.

J'ai pu remarqué qu'ils étaient plutôt proches. Il n'y a que, me semble-t-il, Tchoy qui fait bande à part. Peut-être parce qu'il est intimidé d'être l'un des petits derniers... Les grands de sa fratrie son très proche.

J'ai remarqué que ses sœurs présentes portaient le vêtement traditionnel du Laos. C'est en voyant cette photo, et la jupe de la Reine, que j'ai réalisé qu'elles portaient la même chose.

Moi qui pensait rentrer après la chapelle, j'ai dû rester pour la réunion dans la grande salle du Mont. Je déteste ces réunions où les gens ont tendance à oublier pourquoi ils sont là. J'ai vu que Tchoy a eu la larme à l’œil parce qu'il a vu son papa dans son cercueil. Théo a dû aussi y aller, sa tante l'a accompagné pour déposer une rose jaune.

Le jaune c'est la couleur du Bouddhisme, je crois. J'avais de la peine pour lui. Il a perdu sa maman il y a 2 ans, là, c'est son papa. Le cordon est coupé, il devient un homme. Enfin, c'est comme ça que je vois les choses. Tant qu'on a nos parents, on est l'enfant, quant nos parents disparaissent, c'est fini, on doit voler de nos propres ailes.

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Jeu - 17 sept 2020 - Anniv Slavika

Publié le par JaneDo

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Jeu - 17 sept 2020  -  Anniv Slavika

Wahh, je savais que j'avais prévu de souhaiter bon anniversaire à quelqu'un?? Ah lumière, Slavika-Chaska, ma femme de ménage. J'ai presque failli oublier. Elle me l'a rappelé mercredi, alors faut pas que j'oublie! Donc, je lui ai envoyé un message chantant à 6h du matin. Voilà, c'est fait.

Ce mois-ci, c'est reparti avec les anniversaires... j'en ai 4; Le 10 Marlon, le 17 Slavika, le 22 Marlène, le 24 Dylan.

Sur les 4, je dois participer à 3!!! Arhhh, je suis déjà crevée à l'idée. Salvika voulait m'inviter à manger chez elle. Hum, pas envie.

La vue de son mari, le malade perpétuel, me couperait l'appétit. Il a l'air dégoûtant. Elle insiste tout le temps pour que je mange chez elle... Comment lui faire piger que je détesterai ça? Beurk. Pas question de manger chez elle.

Je me suis débrouillée pour l'inviter à manger la prochaine fois qu'elle vient pou le ménage. Au lieu de la déposer au métro, on va manger un truc. Ensuite, je la dépose chez elle. Le 26, je dois passer chez elle, et elle voulait aussi que je m'arrête prendre le café. No way. Je mettrai son enveloppe dans la boîte aux lettres.

Je voulais voir Pascal ce soir, mais, ça ne jouait pas pour lui... Toujours un mal de crane d'enfer. Mais, Pascal m'avait tellement manqué. Je ne sais pas si je pourrais le voir demain, à cause de l'enterrement. Je dois au moins être présente pour mon meilleur ami. Je n'ai même pas pensé lui demander ce qu'il avait de si important ce soir.

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Mer - 16 sept 2020 - Le pauvre

Publié le par JaneDo

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Mar - 15 sept 2020  -  Et dire qu'il fait beau et chaud!

Mal de tête. Marteau piqueur. L'enfer. J'ai eu des maux de tête pendant plus de 10ans; de 16 à 26 ans. Ça a disparu d'un coup. Je me rappelle surtout des rares où je n'avais pas mal à la tête, je n'arrivais pas à en profiter, de peur de revoir mon mal de tête revenir en trombe. Avec plus de vigueur. Et j'étais obligée de garder le lit.

Quant ça arrivait, je ne pouvais rien faire. Tout me faisait souffrir, surtout le 1er jours comme maintenant.

Parce que à ces rares occasions, c'était si agréable de ne pas avoir un étau autour de mon crâne, que le fait que ça revienne aussi impromptu, c'était beaucoup plus dur à supporter.

Aujourd'hui, j'étais sonnée. J'avais pourtant pris mes médics pour la tension! Ah, non, j'avais oublié!!! J'avais même peur de m'endormir. Peur de faire une anévrisme, et ne plus me réveiller.

Et dire qu'il fait beau et chaud! Pascal est rentré, alors pourquoi est-ce que je dois me fracasser là maintenant? J'ai aussitôt averti Caro qu'elle pourrait prendre son lundi ce soir. Arhhh, j'étais hors circuit moi.

Peut-être que c'est seulement maintenant que mes vannes lâches. J'avais dû être trop tendue pendant qu'il était à New-York. Dès que je me sens soulagée, et paf... Peut-être parce que je suis comme ces gens qui sont malade dès qu'ils partent enfin en vacances!!! Par le passé, j'avais souvent été malade, dès que je relâchais la pression!

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Mer - 16 sept 2020  -  Le pauvre

Je n'ai pas voulu embêter Tchoy en lui demandant comment ça allait. Ou quant était l'enterrement. Quel mot affreux. Ça me fichait les boules.

Ça me fiche toujours les boules de me dire que tout le monde peut mourir d'une seconde à l'autre. Pas de 2ème chance. Impossible de faire marche arrière, de reculer le temps.

Tchoy m'a envoyé un faire-part, pour dire que c'était vendredi 13h à Montoie. On a convenu qu'il m'appellerait vendredi pour que je passe le chercher chez lui.

Je voudrais ne pas avoir à y aller. Je déteste positivement les enterrements. Mais Tchoy est mon meilleur ami, je ne peux pas ne pas y aller. Si je pouvais faire un doigt d'honneur aux conventions, je n'irai plus à aucun enterrement pour le restant de ma vie. Le seul que je ne pourrais pas éviter, ben, c'est le mien...

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