-----------------------------------------------------------------------------------------------------
Sam - 26 sept 2020 - Orage dans le coeur!
Wahhh, il pleut... Quant on est ensemble, on trouve ça merveilleux. On reste au lit à écouter la pluie cogner contre les vitres. On avait vraiment pas envi de se lever. Pascal voulait aller faire son jogging, comme tous les matins le week-end. Enfin, disons, que quant je suis là, je constate qu'il sort faire son jogging, qu'il neige ou qu'il pleuve.
Il m'a demandé si je voulais l'accompagner. Hum... non... pas envie d'aller me faire tremper.
Ha! J'étais presque certaine aussi qu'il faisait sûrement une pause chez Caro. Alors, j'ai été un peu surprise qu'il me propose de l'accompagner. Ou, me le proposait-il, parce qu'il savait d'avance que j'allais dire non??? Alors, d'accord.
Même si je ne courais pas avec lui, je pouvais marcher la tête dans la Lune, comme je l'ai eu fait.
Du coin de l’œil, j'ai vu que Caro surveillais par la fenêtre le passage de Pascal. Je crois que c'est pour ça que je suis restée un peu en arrière.
Elle a décidé de l'accompagner elle aussi, même si elle m'avait vue. Elle n'a pas froid aux yeux! Elle a marché un moment avec moi en essayant de faire la conversation.
Je n'avais pas envie de parler... J'avais une dent contre elle...
Puis, je me suis demandée si Pascal m'avait demandé de l'accompagner, parce qu'il espérait que Caro et moi, on se rabiboche. Hum! Pascal faisait les aller-retours, comme il faisait toujours si je viens avec lui. Probablement pour que je ne me sente pas seule. Pas besoin. Ils oublient que je ne m'ennuie jamais...
Après avoir poliment souri à Caro, et lui avoir montré qu'elle me dérangeait, elle est partie rejoindre Pascal.
Elle faisait du surplace, à l'attendre, chaque fois qu'il revenait vers moi. Ça lui permettait de respirer j'imagine. Je voyais bien qu'elle tirait un peu la langue et avait un poing de côté. Constat; manque d'habitude. Je regardais l'eau, les ciel, laissait la pluie couler sur mon visage. J'aime la pluie. J'aime les temps pluvieux.
J'ai pensé à ma petite Dobby qui aimait tellement se secouer juste sous mes jambes... Petite choupette.
Au bout de l'allée, Pascal a fait demi-tour, et cette fois, on rentrait. Je l'ai su sans avoir besoin qu'il me fasse signe. Il n'allait pas aussi loin que d'habitude, parce qu'il avait fait assez d'aller retour pour compenser la distance.
J'ai moi aussi fait demi-tour, pour la maison.
Je suis sûre que Caro espérait pouvoir venir déjeuner avec nous. Elle avait sûrement déjà demandé à Pascal, et il avait dû lui dire de voir ça avec moi. A voir, elle n'oserait pas. Intérieurement, ça me faisait sourire. Par contre, je ne m'attendais pas à ce qu'elle s'impose! Caro savait que je n'oserai rien dire... Elle me connait.
Pour montrer mon désaccord, j'ai suivi Pascal dans la chambre. J'ai voulu prendre ma douche avant lui. Je voulais qu'il sache que je n'avais pas l'intention d'aller manger tant que Caro était là. Donc après la douche, je me suis couchée. Pendant que je prenais ma douche, je savais qu'il avait préparé le déjeuner, avec Caro.
Pascal m'a vue étalée sur le lit quant il est sorti de la douche. A moitié mouillé, il s'est jeté dans le li pour me prendre dans ses bras. J'ai souri, je l'ai embrassé, comme si tout allait bien. Mais, quant il m'a tendu la main et dit; "viens, on va déjeuner", je lui ai demandé si Caro était partie.
Comme il a dit qu'elle nous attendait, je lui ai demandé de m'avertir quant elle sera partie. Et je me suis recouchée.
Il a certainement dû froncer les sourcils sans comprendre. Il m'a demandé si je n'avais pas faim. J'ai dis que j'avais faim, mais que j'irai déjeuner quant elle sera partie. Et clap clap, il a dû comprendre. Il est venu s'asseoir dans le lit et a voulu savoir ce qui se passe. Je lui ai dis qu'il n'y avait rien, mais il a pigé; je voulais qu'elle se casse.
J'avais fermés les yeux, mais je pouvais sentir son hésitation; il ne savait pas quoi faire. Il est parti en direction de la porte, et s'est arrêté devant la porte. Il avait dû regarder dans ma direction. J'imagine qu'il ne savait pas comment dire à Caroline de s'en aller.
Ça m'a fait repenser à ce fameux dimanche soir, qui m'était resté sur l'estomac; il n'était pas intervenu, et nous avait laissé nous débrouiller toutes seules. Là, il était obligé de lui, dire à Caro de partir. J'aurai peut-être dû le faire moi, mais voilà. Je savais que Caro se sentirait blessée que ce soit Pascal qui lui demande de rentrer chez elle.
Jouer l'Autruche me convenait. Qu'il se débrouille. Ça m'avait énervée qu'il n'intervienne pas la dernière fois.
Quelques minutes plus tard, Pascal a ouvert la porte de la chambre et m'a appelée pour aller manger. Pour moi, ça voulait dire qu'elle était partie.
Le rat! Caro était encore là, assise au bar de la cuisine, comme si de rien. Mon sang n'a fait qu'un tour. J'étais toute souriante en sortant de la chambre, mais quant je l'ai vue, mon sourire a fondu.
Il avait osé?! Il m'a prise pour une idiote ou quoi?? Quant le sang me monte à la tête, je ne contrôle plus vraiment mes réactions.
Je suis restée bloquée quelques petites secondes à la porte de la chambre. Ni l'un ni l'autre ne regardait dans ma direction. J'ai donc fait demi-tour, ramassé mes affaires, et j'ai pris la porte en leur souhaitant une bonne journée.
Si Pascal avait le malheur de me laisser aller jusqu'à ma voiture, il pouvait courir de me revoir du week-end.
Pascal m'a rattrapée, pour me redemander ce qui se passait... J'ai retiré mon bras; "Let go". Cette fois, je n'avais pas à faire semblant qu'il n'y avait rien. Fini le sourire niais. J'étais fâchée, et je lui en voulais de n'avoir pas dit à Caro de partir et aussi de l'avoir laissé ramener ses fesses chez lui.
Il faisait semblant qu'il ne comprenait pas ce qui se passait. Moi, je savais qu'une fois dans la voiture, il n'aurait plus rien à faire. Et je savais qu'il savait très bien ce qu'il aurait dû faire. S'il ne l'a pas fait, c'est parce qu'il ne le voulait pas. Alors, inutile que je perde ma salive à lui expliquer, qu'il aurait dû lui dire de partir.
Quant j'ai enfilé ma clé dans la serrure, il a enfin reconnu et avoué qu'il n'était pas aussi idiot; "Tu veux vraiment que je lui demande de partir? On ne peut pas déjeuner tranquillement ensemble". Wahh, il m'énerve là. Non seulement il jouait à l'idiot avant, mais en plus, il m'avait prise pour une conne qui aurait cru qu'il ne savait pas ce qui se passait?
Il restait là, les bras ballants à bafouiller qu'il ne pouvait quand même pas lui dire de partir, et il ne voulait pas que je m'en aille. Et il continuait à dire qu'il ne comprenait pas ce qui se passe.
J'ai enfilé ma clé dans ma serrure, ouvert ma voiture, jeté mes affaires sur le siège passager, et j'ai enclenché mon moteur, enclenché la marche arrière sans le regarder. J'étais énervée à mord. Lui continuait à répéter mon nom, comme s'il ne savait pas qui faire.
T'inquiète... tu vas comprendre... Je suis partie sur les chapeaux de roues. Je l'ai laissé se faire lessiver par la pluie.
J'ai pleuré un peu, mais j'étais surtout énervée. Ce n'était pas du tout ce qu'on avait prévu pour notre journée. Maintenant que j'étais partie, il n'était pas question que je retourne en arrière.
Même s'il la faisait partir maintenant, c'était trop tard. Il aurait dû réagir avant. Il aurait dû faire attention à moi et ce que je voulais.
Le moment qu'il m'avait appelé pour aller déjeuner, il avait fait son choix. A lui d'assumer. Merde, j'étais vraiment super en colère. J'aurai pu lui arracher les yeux. Heu, non peut-être pas les yeux, ils sont trop joli. Lui raser la tête à la place! J'étais plus que contrariée. J'espère qu'ils s'étouffent avec les œufs au bacons.
----------------------------------------------------------------------------------------------------